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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-16T03:38:58+02:00</dc:date>
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   <title>"Zoo Story" Dans un océan d'inhumanités, retrouver le vivre ensemble</title>
   <pubDate>Fri, 15 Sep 2023 11:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Central Park, à l'heure de la pause déjeuner. Un homme seul profite de sa quotidienne séquence de répit, sur un banc, symbole de ce minuscule territoire devenu son havre de paix. Dans ce moment voulu comme une trêve face à la folie du monde et aux contraintes de la société laborieuse, un homme surgit sans raison apparente, venant briser la solitude du travailleur au repos. Entrant dans la narration d'un pseudo-récit, il va bouleverser l'ordre des choses, inverser les pouvoirs et détruire les convictions, pour le simple jeu – absurde ? – de la mise en exergue de nos inhumanités et de nos dérives solitaires.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75233399-52638975.jpg?v=1694771037" alt=""Zoo Story" Dans un océan d'inhumanités, retrouver le vivre ensemble" title=""Zoo Story" Dans un océan d'inhumanités, retrouver le vivre ensemble" />
     </div>
     <div>
      Lui, Peter (Sylvain Katan), est le stéréotype du bourgeois, cadre dans une maison d'édition, &quot;détenteur&quot; patriarcal d'une femme, deux enfants, deux chats, deux perruches, le tout dans un appartement vraisemblablement luxueux d'un quartier chic et &quot;bobo&quot; de New York. L'autre, Jerry (Pierre Val), à l'opposé, est plutôt du côté de la pauvreté, celle pas trop grave, genre bohème, mais banale qui fait habiter dans une chambre de bonne, supporter les inconvénients de la promiscuité et rechercher ces petits riens, ces rares moments de défoulement ou d'impertinence qui donnent d'éphémères et fugaces instants de bonheur.       <br />
              <br />
       Les profils psychologiques des deux personnages sont subtilement élaborés, puis finement étudiés, analysés, au fil de la narration, avec une inversion, un basculement &quot;dominant - dominé&quot;, s'inscrivant en douceur dans le déroulement de la pièce. La confrontation, involontaire au début, Peter se laissant tout d'abord porter par le récit de Jerry, devient plus prégnante, incisive, ce dernier portant ses propos plus sur des questionnements existentiels sur la vie, sur les injonctions à la normalité de la société et la réalité pitoyable – selon lui – de l'existence de Peter… cela sous prétexte d'une prise de pouvoir de son espace vital de repos qu'est le banc que celui-ci utilise pour sa pause déjeuner.       <br />
              <br />
       La rencontre fortuite entre ces deux humains est en réalité un faux-semblant, tout comme la prétendue histoire du zoo qui ne viendra jamais, Edward Albee (1928-2016) proposant ici une réflexion sur les dérives de la société humaine qui, au fil des décennies, a construit toujours plus de barrières entre elle et le vivant, créant le terreau des détresses ordinaires et des grandes solitudes. Ce constat fait dans les années cinquante par l'auteur américain de &quot;Qui a peur de Virginia Woolf ?&quot; se révèle plus que jamais d'actualité avec l'évolution actuelle de notre monde dans lequel l'individualisme a pris le pas sur le collectif.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75233399-52638983.jpg?v=1694771070" alt=""Zoo Story" Dans un océan d'inhumanités, retrouver le vivre ensemble" title=""Zoo Story" Dans un océan d'inhumanités, retrouver le vivre ensemble" />
     </div>
     <div>
      Plus qu'un théâtre de l'absurde, il s'agit ici d'un théâtre à la recherche de nos humanités perdues, de nos relations détruites, dans une société se confortant dans la rupture grandissante des échanges humains, de nos rapports à la vie sociale. Ainsi, le choix de cette pièce par Pierre Val (également à la traduction et à la mise en scène) est plus que judicieux, le propos d'Albee n'étant pas démenti par le cauchemar vers lequel nous courons, bernés par les nouvelles technologies et la prolifération d’écrans qui, en réalité, nous isolent davantage des autres chaque jour.       <br />
              <br />
       Pour porter ce texte à la structure dramatique dense et rythmée, il fallait le couple Sylvain Katan et Pierre Val, complices depuis plus de vingt ans et ayant acquis une capacité à capter, écouter, tels des musiciens, chaque respiration, chaque mouvement, chaque niveau d'intensité dans les attitudes de l'autre, et à en comprendre la signification pour en donner la juste réplique. Tous deux interprètent cette partition avec exactitude, usant de toutes les possibilités qu'offre l'écriture d'Albee, sa musicalité, sa forme narrative frontale.       <br />
              <br />
       &quot;Zoo Story&quot; est une proposition bienvenue en ce début de rentrée théâtrale qui, finalement, au travers de ce récit à la dualité antagonique, nous rappelle qu'il est encore temps et possible de vivre ensemble !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Zoo Story"</b></div>
     <div>
      Texte : Edward Albee.       <br />
       Traduction : Pierre Val.       <br />
       Mise en scène : Pierre Val.       <br />
       Avec : Sylvain Katan et Pierre Val.       <br />
       Lumières : François Loiseau.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
       Production Théâtre de Poche-Montparnasse.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">À partir du 1er septembre 2023.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre de Poche Montparnasse, Paris 6e, 01 45 44 50 21.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredepoche-montparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredepoche-montparnasse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Bananas (and kings)" Histoire d'une entreprise capable de mettre à genoux un pays, voire un continent</title>
   <pubDate>Tue, 15 Sep 2020 07:24:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Bananas (and kings)" raconte, avec verve et force, plus d'un siècle de l'expansion de la plus grande entreprise bananière mondiale. De 1899 à nos jours, cette société née un peu par aventure a réussi à infester la quasi-totalité des gouvernements d'Amérique centrale, devenant par sa puissance économique et son influence un pouvoir occulte capable de soudoyer n'importe quel dirigeant de ces jeunes nations. Une traversée du siècle et de l'inhumanité économique qui fait froid dans le dos.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/49808274-38627423.jpg?v=1600109547" alt=""Bananas (and kings)" Histoire d'une entreprise capable de mettre à genoux un pays, voire un continent" title=""Bananas (and kings)" Histoire d'une entreprise capable de mettre à genoux un pays, voire un continent" />
     </div>
     <div>
      C'est le deuxième volet d'une série commencée par le précédent spectacle de Julie Timmerman . Le premier opus, &quot;Un démocrate&quot;, racontait la vie méconnue d'Edward Bernays, inventeur du concept de &quot;Public Relation&quot; et développeur de la manipulation des masses (précurseur de ce que plus tard, on appellera : La Propagande). Titre ironique pour un manipulateur d'opinion sans scrupules.        <br />
              <br />
       Dans &quot;Bananas&quot;, Julie Timmerman met cette fois en scène un des clients de cet Edward Bernays : la United Fruit Company devenue dans les années quatre-vingt la Chiquita Brands International, compagnie américaine dont l'un des sièges sociaux se situe dans une petite ville suisse. Pourquoi s'intéresser à cette société bananière ? Peut-être parce que l'un de ses surnoms est &quot;La Pieuvre&quot; ? Peut-être parce que sa puissance a été telle qu'elle a pu aller jusqu'à organiser en 1954 la chute d'un gouvernement socialiste au Guatemala, gouvernement qui allait contre les intérêts de la firme.       <br />
              <br />
       Pourtant, cet épisode n'est qu'un parmi d'autres racontés dans ce spectacle qui a l'intelligence de s'intéresser aux faits historiques qu'au travers de personnages réels et leurs histoires personnelles. &quot;Bananas&quot; donne la parole aussi bien aux dirigeants cyniques de la firme qu'aux dirigeants politiques des pays d'Amérique centrale, qu'aux victimes de ces puissants : les Indiens, les employés, les paysans expropriés de force, menacés, étranglés par la pieuvre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/49808274-38627511.jpg?v=1600109640" alt=""Bananas (and kings)" Histoire d'une entreprise capable de mettre à genoux un pays, voire un continent" title=""Bananas (and kings)" Histoire d'une entreprise capable de mettre à genoux un pays, voire un continent" />
     </div>
     <div>
      Julie Timmerman a mis en scène son propre texte sous la forme, nous dit-elle, d'Opéra bouffe brechtien. Un dispositif scénique simple et efficace, fait principalement d'un rideau de plastique noir, coupe le plateau en deux espaces et permet des changements rapides et des projections. Car l'histoire est longue, les protagonistes nombreux, les épisodes par dizaines : c'est sur un rythme haletant que les quatre interprètes jouent. Un accessoire, un vêtement, un maquillage ou un jeu de lumière suffit à les faire passer d'un personnage à l'autre. Ils endossent à eux quatre, avec une belle maestria, des dizaines de rôles.       <br />
              <br />
       Tout en restant dans du théâtre documentaire (avec une écriture précise du texte qui nous emmène avec clarté tout au long du dédale de l'histoire), la mise en scène de Julie Timmerman donne la distance de la théâtralité à la représentation. Parfois avec des effets un peu trop poussés qui risquent de faire glisser certains personnages dans la caricature (je pense aux personnages de militaires sud-américains et surtout aux maquillages bouffons des dirigeants de la &quot;company&quot; qui affadissent à mon sens la dangerosité de ces gens-là). C'est le seul reproche que je peux faire à ce spectacle tonique, sensible et instructif.       <br />
              <br />
       Instructif aussi pour comprendre que le pouvoir de l'argent et de la puissance économique peut balayer les droits des citoyens, les libertés, les vies. Alors que le nombre de multimilliardaire ne fait que croître, &quot;Bananas&quot; agit comme un signal d'alarme, une sonnette certes, un grelot dans l'immensité bruyante des médias, mais qu'il est bon d'agiter pour réveiller la vision consciente du monde qui nous entoure et des dangers qui le menacent.       <br />
              <br />
       À noter aussi, avec bonheur, qu'une foultitude de personnages masculins sont magnifiquement interprétés par les deux comédiennes : Julie Timmerman et Anne Cressent. Ce qui prouve bien que comédien ou comédienne, seuls le rôle et l'interprétation comptent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Bananas (and kings)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/49808274-38627520.jpg?v=1600109686" alt=""Bananas (and kings)" Histoire d'une entreprise capable de mettre à genoux un pays, voire un continent" title=""Bananas (and kings)" Histoire d'une entreprise capable de mettre à genoux un pays, voire un continent" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Julie Timmerman.       <br />
       Dramaturgie : Pauline Thimonnier.       <br />
       Collaboration artistique : Benjamin Laurent.       <br />
       Avec : Anne Cressent, Mathieu Desfemmes, Jean-Baptiste Verquin, Julie Timmerman.       <br />
       Scénographie : Charlotte Villermet.       <br />
       Construction : Jean-Paul Dewyn.       <br />
       Lumières : Philippe Sazerat       <br />
       Costumes : Dominique Rocher.       <br />
       Musique : Benjamin Lauren.       <br />
       Son : Michel Hea.       <br />
       Vidéo : Jean-Baptiste Pigneur.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
       Production Idiomécanic Théâtre.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 septembre au 1er novembre 2020.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 21 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de la Reine Blanche, Paris 18e, 01 40 05 06 96.       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée 2020/2021</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/49808274-38627562.jpg?v=1600110021" alt=""Bananas (and kings)" Histoire d'une entreprise capable de mettre à genoux un pays, voire un continent" title=""Bananas (and kings)" Histoire d'une entreprise capable de mettre à genoux un pays, voire un continent" />
     </div>
     <div>
      3 et 4 novembre 2020 : Théâtre André Malraux (sous réserve pour le 4), Rueil-Malmaison (92).       <br />
       13 novembre 2020 : Dans le cadre des Théâtrales Charles Dullin, Centre culturel Aragon-Triolet, Orly (94).       <br />
       20 novembre 2020 : Dans le cadre des Théâtrales Charles Dullin, Grange dîmière, Fresnes (94).       <br />
       11 décembre 2020 : Dans le cadre des Théâtrales Charles Dullin, Espace culturel André Malraux, Kremlin-Bicêtre (94).       <br />
       5 février 2021 : Théâtre des 2 Rives - Charenton-le-Pont (94).       <br />
       11 février 2021 : Théâtre de Cambrai (59).       <br />
       5 mars 2021 : L'Entre-Deux/Scène de Lésigny, Lésigny (77).       <br />
       19 mars 2021 : Espace culturel Boris Vian, Les Ulis (91).       <br />
       13 avril 2021 : Espace culturel Baschet, Saint-Michel-sur-Orge (91).       <br />
       20 avril 2021 : Théâtre Gérard Philipe, Orléans-La Source (45).       <br />
       27 mai 2021 : Théâtre du Bordeau, Saint-Genis-Pouilly (42).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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