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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-10T19:30:30+01:00</dc:date>
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   <title>"Le Pas Grand Chose" Un regard de côté pour illuminer le monde</title>
   <pubDate>Sat, 21 Dec 2019 07:08:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Subvertir la pensée commune par des postures intellectuelles radicales, propres à faire passer ce pseudo conférencier circassien pour un autiste Asperger des plus performants, semble le crédo existentiel de cet artiste hors normes. Par le biais de son regard décalé, il recrée sous nos yeux un monde fabuleux, enchantant notre imaginaire et stimulant nos neurones assoupis.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40961185-34572559.jpg?v=1576870512" alt=""Le Pas Grand Chose" Un regard de côté pour illuminer le monde" title=""Le Pas Grand Chose" Un regard de côté pour illuminer le monde" />
     </div>
     <div>
      Johann Le Guillerm, dès son apparition sur le plateau, poussant une improbable carriole-bureau à tiroirs, en impose. Son costume, sa cravate, sa tresse impeccable, sa voix monocorde… tout en lui dégage une inquiétante étrangeté mâtinée d'une sérénité au-dessus de tout soupçon. Comme si cet homme d'un autre temps, d'une autre époque, avait accumulé dans les plis de son être un savoir qui nous faisait défaut, nous les prisonniers de la caverne platonicienne condamnés à ne voir en toutes choses que le pâle reflet de nos vies formatées.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Est-ce que quelqu'un dans la salle pourrait m'indiquer le chemin qui n'irait pas à Rome ?&quot;…</span> Dès sa première adresse au public, le ton est donné : si quelqu'un d'aventure, fort de ses nouveaux savoirs, s'était égaré là, conforté dans l'idée que la terre est ronde (suprême révélation datant d'à peine cinq cents ans) et que l'homme n'est pas maître en sa demeure (Freud, et la découverte de l'inconscient au début des années 1900), il pourrait illico &quot;battre en retraite&quot;. Copernic, Galilée, Freud n'ont fait qu'ouvrir la voie… à nous de la poursuivre.       <br />
              <br />
       &quot;La science de l'idiot&quot; chevillée au corps, Johann Le Guillerm va faire exploser littéralement le prêt-à-penser confortant des idées manufacturées, fussent-elles actualisées, dupliquées à l'envi par la nécessité d'une reproduction sociale garante de l'ordre décliné par le savoir officiel. Penser autrement le monde, c'est ce qu'il fut amené à faire, d'abord à son corps défendant. Diagnostiqué enfant dys+++ (dyslexique, dysorthographique, etc.), il fut conduit à la rébellion de l'esprit en dessinant d'autres épures. Réflexe de survie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40961185-34572576.jpg?v=1576870963" alt=""Le Pas Grand Chose" Un regard de côté pour illuminer le monde" title=""Le Pas Grand Chose" Un regard de côté pour illuminer le monde" />
     </div>
     <div>
      Avec la qualité de l'obsessionnel avide de comprendre le vivant et l'inanimé en multipliant les angles d'observation, faisant fi de l'unicité de vue (on ne voit jamais qu'à 180 degrés, ce qui est derrière, ce sont les points aveugles), il va nous livrer, projeté en direct sur grand écran, ses minuscules expériences scientifiques échappant au &quot;bon sens&quot;. Et ce, avec toujours le recul nécessaire qui l'amène à dire avec humour que démêler le monde - pour mieux démêler son propre sac de nœuds - ne l'a pas rendu plus limpide. Mythe de Sisyphe.       <br />
              <br />
       Faire le point sur les points… C'est en regardant les points - et penché sur son bureau, il s'exécute - qu'il fit la rencontre des Patati et Patata. Le rapport graphique des amas, le chantier des graphes, le rien et le pas quelque chose (chiffres 0 et 1), le chantier de l'irréductible, l'anamorphose &quot;éclairante&quot; du monde courbe vers le monde droit… Mais aussi des chantiers plus pratiques où sont observés, manipulés, non plus des ronds et des nombres naturels mais des produits offerts par la nature.       <br />
              <br />
       Et parmi eux, la banane - comme dans l'art contemporain où le prix récemment affiché de 120 000 dollars d'une banane ordinaire scotchée sur l'un des murs du musée de Miami a flambé littéralement… en attisant l'appétit d'un autre performer - occupe une place de choix. Muni d'un régime, il en extrait trois qu'il soumet à un examen minutieux. L'une d'entre elles - démonstration à l'appui - &quot;sait faire un peu quelque chose&quot; (14 oscillations sur elle-même !) lorsqu'il l'effleure, les autres pas. Il est vrai que la banane partage 50 % de ses gènes avec l'homme, et vice-versa. Mais comme toute banane a une fin en soi, fût-elle plus douée que les autres, l'artiste la mange devant nous pour prouver… qu'elle n'était point truquée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40961185-34572585.jpg?v=1576871004" alt=""Le Pas Grand Chose" Un regard de côté pour illuminer le monde" title=""Le Pas Grand Chose" Un regard de côté pour illuminer le monde" />
     </div>
     <div>
      Suivront d'autres expérimentations, comme le chantier de la clémentine épluchée (prouvant que ce que je vois me cache ce que je ne vois pas), celui des pâtes serpentines douées de mouvements, ou encore celui du végétal se déplaçant comme par magie, autant de découvertes montrant que le chercheur est idiot… s'il ne cherche pas.       <br />
              <br />
       Quant à la chute inénarrable qui vaut son pesant de poésie incongrue, elle le verra partir, juché sur sa carriole-bureau dotée de sa dernière invention, la demi-roue (la roue ayant été inventée bien avant celle du zéro, et la vérité demeurant depuis une demi-vérité toujours à explorer). Génial, truculent, scientifiquement incontestable, le chef-d'œuvre du maître des chimères réalistes se réalise devant nos yeux, prenant corps au travers du sien. Tout est vrai, rien n'est truqué, le réel révélé nous transcende en nous extrayant de notre carapace de préjugés.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Étonnant non ?&quot;</span> aurait pu ajouter - en écho à cette stupéfiante performance du &quot;praticien de l'espace des points de vue&quot; - Pierre Desproges dans &quot;La Minute nécessaire de monsieur Cyclopède&quot;, faisant, tout comme l'iconoclaste circassien, voler en éclats la non-pensée du conformisme établi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Pas Grand Chose, tentative pataphysique ludique"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40961185-34572592.jpg?v=1576871045" alt=""Le Pas Grand Chose" Un regard de côté pour illuminer le monde" title=""Le Pas Grand Chose" Un regard de côté pour illuminer le monde" />
     </div>
     <div>
      Conception, mise en scène et interprétation : Johann Le Guillerm.       <br />
       Régie lumière : Flora Hecquet.       <br />
       Régie Vidéo : David Dubost.       <br />
       Création lumière : Anne Dutoya.       <br />
       Création sonore : Alexandre Piques.       <br />
       Vidéo graphiste : Christophe Rannou.       <br />
       Costume : Anaïs Abel.       <br />
       Fabrication et construction : Silvain Ohl, Alexandra Boucan.       <br />
       Production : Cirque ici - Johann Le Guillerm.       <br />
       <a class="link" href="http://www.johannleguillerm.com/" target="_blank">&gt;&gt; johannleguillerm.com</a>       <br />
              <br />
       <b>A été représenté les 10 et 11 novembre 2019 au Carré-Colonnes - scène conventionnée d'intérêt national art et création, Blanquefort (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       30 et 31 janvier 2020 : CDNO - Centre dramatique national, Orléans (45).       <br />
       12 et le 13 mars 2020 : Les Quinconces L'Espal - scène nationale, Mans (72).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/40961185-34572559.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Un non-conte de fée russe ou de l'impossibilité de modifier l'ordre des choses</title>
   <pubDate>Mon, 04 Nov 2013 12:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Idiot" qui est présenté sur scène par Laurence Andreini est un condensé du roman de Fédor Dostoïevski dont le héros, le prince Mychkine, est affecté par un syndrome étrange. Il ne sait pas mentir et décrypte les destins des personnes qui croisent sa vie. Il dit ce qu’il voit. C’est apparemment une figure lumineuse qui ne semble connaitre de l’amour que sa dimension oblative.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6013584-8966973.jpg?v=1383478665" alt="Un non-conte de fée russe ou de l'impossibilité de modifier l'ordre des choses" title="Un non-conte de fée russe ou de l'impossibilité de modifier l'ordre des choses" />
     </div>
     <div>
      Le prince, éternel enfant, porteur des espoirs des femmes, s’attache à la plus belle des figures, Nastassia, et ne sait nouer de liens. Il a la satisfaction amère de voir se réaliser ses prédictions les plus noires sur l’impossibilité de l’amour.       <br />
              <br />
       Le récit théâtral proposé ne retient du roman que les rencontres et les séparations des principaux personnages, gomme les péripéties, réduit le récit à une succession de faits divers et de mauvaises rencontres. Trépidant et fébrile, comme en un accéléré, il multiplie et éclaire les différents points de vue des personnages où chacun est pris dans le rets de ses rêves et contraint par la réalité des préjugés sociaux. Les passions russes qui s’expriment sont violentes, passionnelles et vénales. À la manière d’un roman feuilleton, les caractères sont révélés par les aspects extérieurs des personnages. Elles sont ainsi simples à lire. La distribution reflétant un véritable traité de physiognomonie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6013584-8966974.jpg?v=1383478666" alt="Un non-conte de fée russe ou de l'impossibilité de modifier l'ordre des choses" title="Un non-conte de fée russe ou de l'impossibilité de modifier l'ordre des choses" />
     </div>
     <div>
      C’est pour le spectateur un plaisir de suivre les différents couples qui se constituent avec le prince, le désir d’amour qui ne trouve pas son point de fusion dans ses retards, ses écarts, ses rendez-vous manqués, ses déchirures ; et de vivre, dans la vivacité, la variation des points de vue, leur découplement. De manière étonnante, par le fil du récit et du jeu, chacun prend son poids respectif de caricature, d’enfance et de mythe.       <br />
              <br />
       Au bout du conte, cet &quot;Idiot-là&quot;, le prince Mychkine à la bonté platonique ravageuse, est présenté de manière appuyée comme un révélateur de la fatalité. Il est le mauvais œil par qui meurt la jeune femme qui l’aime probablement vraiment. Le spectateur dans cette manière de théâtre tourbillonnant feuillette aussi les pages d’un journal intime : celui d’une jeune femme qui se perd parce qu’elle aime celui qui ne sait l’aimer.       <br />
              <br />
       Cette fable sonne terrible comme une dénonciation. Celle d’une bonté imposture qui se révèle incapable de trouver la solution de courage et de liberté. Dans cette Russie-là, le conte de fée est impossible tout comme il est impossible de modifier l’ordre des choses. Marie-Madeleine en est absente.       <br />
              <br />
       De la belle ouvrage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Idiot"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6013584-8966975.jpg?v=1383478666" alt="Un non-conte de fée russe ou de l'impossibilité de modifier l'ordre des choses" title="Un non-conte de fée russe ou de l'impossibilité de modifier l'ordre des choses" />
     </div>
     <div>
      D'après le roman de Fédor Dostoïevski.       <br />
       Nouvelle Traduction de Sergueï Vladimirov.       <br />
       Partition pour 6 acteurs écrite par Laurence Andreini, Pauline Thimonnier, Sergueï Vladimirov.       <br />
       Mise en scène : Laurence Andreini, assistée de Laury André.       <br />
       Avec : Valentine Alaqui, Eric Bergeonneau, Clémentine Bernard, Romain Cottard, Philippe Maymat et Bertrand Poncet.       <br />
       Scénographie et Costumes : Charlotte Villermet.       <br />
       Collaboration artistique : Gabrielle Piwnik.       <br />
       Création Lumière : Maurice Fouilhé.       <br />
       Création Son : Michaël Schaller.       <br />
       Chant : Sacha Mars.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 15 octobre au 24 novembre 2013.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h 15, dimanche à 17 h (relâches du 28 octobre au 4 novembre).       <br />
       Théâtre du Belleville, Paris 11e, 01 48 06 72 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredebelleville.com/index.php" target="_blank">&gt;&gt; theatredebelleville.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée 2014 :</b>       <br />
       20 janvier 2014 à 20 h 30 : Gallia Théâtre, Saintes (17).       <br />
       23 janvier 2014 à 20 h 30 : Palais des Congrès, Royan (17).       <br />
       27 janvier à 19 h et 28 janvier 2014 à 14 h : Théâtre de l’Université, La Rochelle (17).       <br />
       À suivre...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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