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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-19T11:59:48+02:00</dc:date>
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   <title>•Off 2024• "Velouté" Une adaptation de la pièce de Victor Haïm dans laquelle la nature humaine ne ressort pas grandie</title>
   <pubDate>Thu, 27 Jun 2024 10:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Tandis que Jonathan cherche désespérément un emploi, un DRH aux manières très engageantes, lui laisse espérer le poste de manière fort peu conventionnelle. Son dossier est bon. Mais pour que l'affaire soit conclue, le candidat doit se soumettre à un test déconcertant au cours duquel il fait la connaissance de Chloé, la femme de ce recruteur machiavélique, aussi romanesque que névrosée. Jusqu'où Jonathan est-il prêt à aller pour décrocher ce job de chauffeur-garde du corps auprès d'un PDG victime d'un attentat qui l'a rendu sourd ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81228483-58543197.jpg?v=1719479131" alt="•Off 2024• "Velouté" Une adaptation de la pièce de Victor Haïm dans laquelle la nature humaine ne ressort pas grandie" title="•Off 2024• "Velouté" Une adaptation de la pièce de Victor Haïm dans laquelle la nature humaine ne ressort pas grandie" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme…&quot;</span> Cette célèbre citation apocryphe d'Antoine Lavoisier serait-elle une &quot;fake news&quot; à en juger par le contenu de &quot;Velouté&quot;, pièce de Victor Haïm, comparé à certains pans de notre société actuelle ?       <br />
              <br />
       Écrite pourtant il y a 24 ans, le propos de cette pièce est malheureusement toujours d'actualité et risque de le rester encore longtemps : détenir le pouvoir, où qu'il puisse se situer, est souvent source d'humiliation, d'asservissement, de manipulation, de dignité mise au placard, voire de harcèlement pour celui ou celle qui ne le possède pas.       <br />
              <br />
       Rien de plus, s'il en est, dans ce texte cinglant, qu'une peinture de la nature humaine, bien souvent inquiétante et opportuniste, dès lors qu'elle poursuit ses propres intérêts ! C'est un regard sans concession, froid et lucide sur l'âme humaine que l'auteur porte dans cette pièce créée cette année pour le Off d'Avignon.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Je suis à mon affaire quand je parle des êtres humains et de leur condition de mouches engluées dans du miel. Ce que subissent les êtres humains ordinaires &quot;engagés&quot; m'a toujours touché de près, notamment leurs humiliations quotidiennes&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81228483-58543198.jpg?v=1719479172" alt="•Off 2024• "Velouté" Une adaptation de la pièce de Victor Haïm dans laquelle la nature humaine ne ressort pas grandie" title="•Off 2024• "Velouté" Une adaptation de la pièce de Victor Haïm dans laquelle la nature humaine ne ressort pas grandie" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène fine et déjantée de Silvie Laguna magnifie les propos de Victor Haïm, présent le soir de notre venue au Théâtre Darius Milhaud à Paris, le lundi 17 juin, et dont il dira, sur scène, à la fin du spectacle, qu'il s'agit de la meilleure adaptation qu'il ait vue. Il est vrai que c'est à un véritable bijou créatif auquel nous avons assisté, porté par un jeu grandement maîtrisé de Florian Blache et Aurélien Oosterlinck, les deux comédiens, et de Shirley Coquaire, la comédienne.       <br />
              <br />
       Florian Blache, dans le rôle du DRH &quot;amateur pervers&quot; de mouches qu'il poursuit inlassablement avec sa tapette rouge, est d'une justesse saisissante. Sa rencontre avec Victor Haïm en 2023 lui donnera l'envie de produire aussi la pièce et d'endosser le rôle du recruteur qu'il interprète tout simplement brillamment. Bien lui en a pris, car, derrière le côté affable du personnage au début du spectacle, il a su s'imprégner avec brio des errances machiavéliques du personnage et mettre en exergue sa soudaine transformation, sans excès, mais tout en subtilité !       <br />
              <br />
       Puissiez-vous ne jamais rencontrer sur votre chemin professionnel un tel individu !       <br />
       Il va sans dire que, coaché depuis 2019 par l'exigeante comédienne-metteuse en scène Silvie Laguna, il ne pouvait en être autrement pour Florian Blache… Comédienne égérie du comédien, metteur en scène et auteur Pierre Notte, auprès duquel elle travaille depuis de nombreuses années, Silvie Laguna a su extraire du texte, avec grande intelligence et grande inventivité, la substantifique moelle de ce dernier.       <br />
              <br />
       Et si le cactus présent sur scène dès l'ouverture du spectacle était finalement le quatrième &quot;personnage&quot; de cette comédie cinglante ? L'idée est ingénieuse ! Qui s'y frotte, s'y pique ! Mais à quoi exactement faut-il éviter de se frotter ? Là est toute la question, à bien y regarder, car ce cactus, par un jeu mi-ombre, mi-lumière, grandit tout au long du spectacle, ses racines débordent et viennent, telles des lianes, s'entrelacer, on ne sait où, dans l'intention probable d'étrangler tel ou telle, voire de s'insinuer jusqu'à nous…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81228483-58543199.jpg?v=1719479206" alt="•Off 2024• "Velouté" Une adaptation de la pièce de Victor Haïm dans laquelle la nature humaine ne ressort pas grandie" title="•Off 2024• "Velouté" Une adaptation de la pièce de Victor Haïm dans laquelle la nature humaine ne ressort pas grandie" />
     </div>
     <div>
      Dans la scénographie, le choix de la couleur rouge fortement présente, appuyée par la gestuelle de Rhéda Benteifour pour les deux comédiens et la comédienne, ainsi que les musiques de Catherine Lara, ne sont pas sans rappeler le domaine d'une arène dans laquelle la &quot;mise à mort&quot; va se jouer sans concession. Mais qui est le toréador, au juste ? Qui est le taureau ?       <br />
              <br />
       Dans le rôle de Jonathan, le candidat au poste de chauffeur, tout de noir vêtu tel un taureau, Aurélien Oosterlinck, est éblouissant. Dans son jeu d'acteur, tout est parfaitement maîtrisé et, pour peu que la pratique théâtrale ne nous soit pas inconnue, ce dernier laisse sans voix : diction sans failles malgré le débit verbal frôlant la logorrhée à de nombreuses reprises, gestuelle et mimiques de haut vol et incarnation déroutante. Ses yeux bleus écarquillés sur ce qui lui arrive sont troublants de vérité et nous interpellent à chaque seconde, à chaque mot, à chaque moment.       <br />
              <br />
       Quant à Shirley Coquaire dans le rôle de Chloé, l'épouse fantasque, mal-aimée et sous psychotropes, on ne pouvait imaginer meilleure comédienne. Rien de simple au théâtre dans la représentation de la colère, notamment, ou de la folie, encore moins des deux, ensemble. Pourtant, la comédienne y parvient sans démesure aucune, nage subtilement dans le rouge de sa robe et sous sa perruque orange, et dévoile un sein sans frein aucun. Ces choix délibérés auraient pu revêtir des allures factices et superflues. Il n'en est rien, loin de là !       <br />
              <br />
       Courez vite dans l'arène de l'Atypik Théâtre savourer le velouté fumant de Victor Haïm pour y découvrir toute la saveur. Quant à nous, nous lirons à coup sûr d'autres pièces de Victor Haïm afin de vérifier notamment si l'auteur réserve aux femmes le même sort que celui de Chloé…       <br />
              <br />
       Gageons, malgré tout, que les femmes, il les aime. Ce ne sont certainement pas ses deux filles, l'actrice Mathilda May et la danseuse-comédienne Judith Réval qui diront le contraire…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Velouté"</b></div>
     <div>
      Texte : Victor Haïm (Éditions Avant-scène).       <br />
       Mise en scène et direction artistique : Silvie Laguna       <br />
       Avec : Florian Blache, Shirley Coquaire et Aurélien Oosterlinck.       <br />
       Musique : Catherine Lara.       <br />
       Gestuel : Redha.       <br />
       Création sonore : Xavier Robin.       <br />
       Scénographie : Agathe Mondani.       <br />
       Accessoires : Clotilde Denayer.       <br />
       Costumes : Dimitri Henri.       <br />
       Visuels : Théo Martin.       <br />
       Régie : Damien Dufour.       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 40. Relâche le mardi.       <br />
       Atypik Théâtre, Salle 1, 95, rue de la Bonnetterie, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 86 34 27 27.       <br />
       <a class="link" href="https://www.atypik-theatre.fr/" target="_blank">&gt;&gt; atypik-theatre.fr</a>       <br />
              <br />
              <br />
       Victor Haïm, du haut de ses 89 ans, jouera dans &quot;Un lézard chez la psy&quot;, sa propre pièce, au Théâtre du Cabestan à 14 h 20, aux côtés de Sandrine Chauveau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…</title>
   <pubDate>Fri, 21 Jul 2023 11:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2023]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Une vie", c'est le titre donné au XIXe siècle par Maupassant à son premier roman où il dépeint le parcours malheureux d'une jeune provinciale, choyée par ses parents, barons, et qui, suite à un mariage désastreux avec un rustre notoire, allait connaître les désillusions d'une existence sans horizon d'attente. Alexander Zeldin, en faisant matière théâtrale de la vie de sa propre mère, raconte un itinéraire inverse : celui d'une jeune fille de la classe ouvrière australienne qui s'extraira de son milieu d'origine et de son alliance toxique avec un homme inconstant, pour aller vivre ailleurs une autre vie… la sienne.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74176174-51603100.jpg?v=1689934491" alt="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" title="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" />
     </div>
     <div>
      Le jeune homme de la toute fin, auquel la protagoniste âgée s'adressera pour lui signifier que le temps des adieux approche, a à voir assurément avec le metteur en jeu de ce récit de vie… Avec la sensibilité humaine dont il fait preuve (cf. &quot;Love&quot; et son centre d'hébergement pour personnes soumises à la grande précarité), Alexander Zeldin va s'employer à saisir, au travers des fragments d'une existence rejouée dans une suite de tableaux vivants, l'essence même d'une vie dont, comme par effraction, on suivra l'évolution. L'amour qui se fait et se défait sera le fil rouge de cette épopée au pays de l'ordinaire d'Alice, protagoniste du drame et écho de sa propre mère.       <br />
              <br />
       Une dame âgée parcourt à petits pas l'avant-scène tout en regardant la salle avec curiosité, se fraie un passage en écartant le lourd rideau de velours rouge, et pénètre sur une autre scène, celle où l'attend… elle-même, version jeune. Une jeune fille dans l'unique robe qui lui appartient apparaitra au micro. Elle est avec ses deux amies collégiennes (un peu vachardes à son égard : n'est-elle pas un peu prétentieuse de penser pouvoir avoir accès à la fac, elle qui occupe souvent la dernière place ?) très excitée et un peu nerveuse…       <br />
              <br />
       Et pour cause… Le gala des cadets et officiers va démarrer dans quelques minutes, l'occasion rêvée pour ces jeunes filles (l'une a enfilé <span style="font-style:italic">&quot;une robe facile à détacher, ça gagnera du temps&quot;</span>, en prévision de ses études en Europe…) de rencontrer &quot;l'homme&quot;, elles dont la sexualité est si surveillée qu'au dortoir, la nuit, l'une s'est vu se faire attacher les mains. Sexualité réprimée des années soixante où la morale puritaine pèse comme une chape de plomb.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74176174-51603105.jpg?v=1689934517" alt="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" title="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" />
     </div>
     <div>
      Autre changement de lieu. Le deuxième tableau introduit dans un intérieur de milieu modeste, celui où ses parents attentionnés attendent, en cette fin d'année d'études, le retour au bercail de leur fille. Celle-ci, un peu gênée (ses géniteurs ne se sont-ils pas sacrifiés pour lui payer des études ?) leur avouera qu'elle a échoué à son examen terminal, qu'elle les remboursera. Et, comme dans tous les milieux modestes de l'époque, la mère docile noue silencieusement son tablier avant de s'affairer à la vaisselle, tandis que le père aux velléités artistiques contrariées, citant Polonius dans Shakespeare, tente de la réconforter pour la suite de ses études. <span style="font-style:italic">&quot;Reste fidèle à toi-même&quot;</span>, lui dira-t-il.       <br />
              <br />
       Quelques années plus tard… Un dîner réunit trois couples, dont elle et celui qui, entre temps, est devenu son mari. Dans les conversations, il sera question d'une femme poussée du haut de la falaise après avoir été découpée en morceaux, de la mer agitée de Saïgon et d'un sauvetage héroïque, d'un flamenco fiévreux dansé corps à corps… avant que les corps, désinhibés, ne parlent à leur tour… le mari sautant sur une autre femme devant les yeux de la sienne. Les invités partis, le même lui déclarera qu'il est prêt ce soir – il part le lendemain – à lui faire l'enfant qu'elle réclame. Et devant le refus d'Alice – <span style="font-style:italic">&quot;Tu ne peux pas m'imposer ça&quot;</span> – il lui répondra calmement, tout en se dirigeant vers la chambre, <span style="font-style:italic">&quot;S'il te plaît, ce ne sera pas long&quot;…</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74176174-51603109.jpg?v=1689934544" alt="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" title="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" />
     </div>
     <div>
      Le prochain rideau se lève sur le retour de mission du mari. Éclatera une scène violente de rupture où Alice, après avoir été traitée de salope et humiliée – <span style="font-style:italic">&quot;T'es trop bête pour retourner à l'université&quot;</span> – trouvera en elle la force de chasser l'odieux. Elle en éprouvera un grand soulagement – <span style="font-style:italic">&quot;ça fait du bien d'arrêter de baiser avec un meurtrier&quot;</span> – un sentiment d'intense libération la gagnera. Mais à peine libérée des liens qui l'assujettissaient, elle tombera amoureuse d'un professeur de poésie… et tombera dans les pattes d'un amoureux de peintures… collectionneur de femmes, qui sans la moindre considération abusera d'elle.       <br />
              <br />
       Autre tableau, celui de la mère d'Alice s'invitant pour lui offrir, à l'occasion de son anniversaire, un pauvre chapeau démodé. Ne pouvant supporter le retour dans son existence de celle qu'elle rend responsable de ses affres présentes, elle rejettera violemment celle dont elle a dû porter la robe de mariée sortie de la naphtaline, mariage qui n'était pas le sien, mais celui voulu par sa génitrice soucieuse de donner à sa fille un mari…       <br />
              <br />
       Les temps décidément changent, une des amies présente à cet anniversaire, bouteille de whisky en main, énoncera haut et fort le nouveau credo féministe : <span style="font-style:italic">&quot;Ne laisse pas un mec et ses frasques te définir&quot;</span>. Suivra alors une scène réparatrice. Le bellâtre, sûr de lui, faisant sa réapparition en terrain conquis, aura droit à un magistral camouflet. Lui rendant au centuple la monnaie de sa pièce, elle lui fera subir &quot;une débandade&quot; mémorable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74176174-51603112.jpg?v=1689934611" alt="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" title="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" />
     </div>
     <div>
      C'est alors qu'Alice jeune, parlant avec l'autre Alice, lui demandera : <span style="font-style:italic">&quot;– C'est comme ça que tu as quitté l'Australie ? – Oui, après ça je suis partie en Europe pour étudier&quot;</span>. Florence et ses fabuleux musées, Paris et le Pierrot de Watteau au Louvre, et enfin Londres où elle s'établira et se réalisera pleinement. Le dernier tableau verra la vieille dame face à nous, heureuse, contemplant à distance sa nouvelle vie à Londres, une vie riche d'une nouvelle rencontre…       <br />
              <br />
       Entre levers de rideaux et changements à vue de décors, les fragments de l'existence d'une femme ordinaire, cristallisant en elle le combat à jamais inaccompli pour la libération féminine, viennent s'inviter dans notre présent. Par le truchement de la mise en abyme d'un passé actualisé par la présence de la vieille dame contemplant son existence se rejouer devant elle, Alexander Zeldin et ses alliés nous font don, ici et maintenant, d'un merveilleux moment de théâtre, sensible et passionnant.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mercredi 19 juillet 2023 à La Fabrica à Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"The Confessions"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74176174-51603113.jpg?v=1689934645" alt="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" title="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en anglais surtitré en français.       <br />
       Texte et mise en scène : Alexander Zeldin.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Joanna Pidcock.       <br />
       Avec : Joe Bannister, Amelda Brown, Jerry Killick, Lilit Lesser, Brian Lipson, Eryn Jean Norvill, Pamela Rabe, Gabrielle Scawthorn, Yasser Zadeh.       <br />
       Traduction en français pour le surtitrage : Valentine Haussoulier.       <br />
       Scénographie et costumes : Marg Horwell.       <br />
       Chorégraphie et mouvement : Imogen Knight.       <br />
       Lumière : Paule Constable.       <br />
       Collaboration à la création lumière : Ben Dodds.       <br />
       Musique : Yannis Philippakis.       <br />
       Son : Josh Anio Grigg.       <br />
       Travail de la voix : Cathleen McCarron.       <br />
       Soutien dramaturgique : Sasha Milavic Davies.       <br />
       Régie lumière : Henry Marlow.       <br />
       Direction son : Neil McNally.       <br />
       Régie son : Hope Brennan.       <br />
       Machinerie : Kevan Healey.       <br />
       Direction habillage : Josie Thomas.       <br />
       Habillage : Caroline Hannam.       <br />
       Durée : 2 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 au 19 et du 21 au 23 juillet 2023.</span>       <br />
       Représenté à 16 h chaque soir.       <br />
       La Fabrica, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14 tous les jours de 10 h à 19 h.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       Du 29 septembre au 14 octobre 2023 : Odéon - Théâtre de l'Europe (Paris, France).       <br />
       Du 19 octobre au 4 novembre 2023 : National Theatre of Great Britain, Londres (Royaume-Uni).       <br />
       Du 8 au 12 novembre 2023 : Comédie de Genève, Genève (Suisse).       <br />
       Du 15 au 18 novembre 2023 : Théâtre, Liège (Belgique).       <br />
       Du 22 au 24 novembre 2023 : La Comédie de Clermont-Ferrand - Scène nationale, Clermont-Ferrand (France).       <br />
       5 et 6 avril 2024 : Centro Cultural de Belém, Lisbonne (Portugal).       <br />
       Du 10 au 12 avril 2024 : Teatros del Canal, Madrid (Espagne).       <br />
       Avril 2024 : La Schaubühne am Lehniner Platz, Berlin (Allemagne).       <br />
       Du 3 au 5 mai 2024 : Théâtres de la Ville, Luxembourg.       <br />
       Du 9 au 11 mai 2024 : Piccolo Teatro di Milano - Teatro d'Europa, Milan (Italie)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>•Off 2023• "Cette petite musique que personne n'entend"… qui détonne au cœur de ce festival d'Avignon, qu'il faut écouter sans se poser de questions</title>
   <pubDate>Wed, 19 Jul 2023 06:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2023]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Lorsque j'ai reçu l'invitation à assister au seul(e) en scène de Clarisse Fontaine, en oubliant la jolie rime, je suis restée un moment, fixée à mon écran. JoeyStarr met en scène ? Voilà ma première réaction. Puis, mes yeux ont commencé à dévisager le dossier de presse. L'autrice, Clarisse, traite notamment dans son spectacle de faits personnels liés directement aux violences qu'elle a subies. L'amour, la joie, le mariage, etc. Non ! Pas vraiment "etc." Parce que dans ce "etc.", il y a toujours cette image qui plane du bonheur, de l'épanouissement, de la maison, des amis, des enfants… Là, pas vraiment.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74124691-51551278.jpg?v=1689715719" alt="•Off 2023• "Cette petite musique que personne n'entend"… qui détonne au cœur de ce festival d'Avignon, qu'il faut écouter sans se poser de questions" title="•Off 2023• "Cette petite musique que personne n'entend"… qui détonne au cœur de ce festival d'Avignon, qu'il faut écouter sans se poser de questions" />
     </div>
     <div>
      Je n'oublie pas JoeyStarr, il reviendra un petit peu plus tard.       <br />
       Aimer. À en perdre la raison. Laquelle ? La sienne ? Celui qui ose, qui tient tête, qui défie, qui blesse et frappe ? C'est bien de cela que parle Clarisse Fontaine. Des sujets de ce genre déferlent depuis plusieurs années et pourtant cette violence dans un couple n'est pas une &quot;modernité&quot; comme une application virtuelle qu'on aime installer. Les coups, l'humiliation, la manipulation, jusqu'au sauvetage pour vivre enfin sereinement, pleinement, sans compromis, sans trahison. Se guérir. Fuir. Écrire. Et envoyer ce manuscrit à quelqu'un.        <br />
              <br />
       Ce &quot;quelqu'un&quot; est un homme connu, reconnu, doué, plutôt bien calé sur les faits de société. Cet homme est une star et pas seulement parce qu'il porte des lunettes de soleil en interview, car, de cela, on peut toujours l'excuser, du moins à Avignon où brille de mille feux ce &quot;cagnard&quot; ! Cet homme, c'est JoeyStarr. Il le sait, sans doute, qu'il est attendu au tournant de questions tous azimuts… évidemment !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74124691-51551281.jpg?v=1689715747" alt="•Off 2023• "Cette petite musique que personne n'entend"… qui détonne au cœur de ce festival d'Avignon, qu'il faut écouter sans se poser de questions" title="•Off 2023• "Cette petite musique que personne n'entend"… qui détonne au cœur de ce festival d'Avignon, qu'il faut écouter sans se poser de questions" />
     </div>
     <div>
      Ce n'est pas un saint, Joey. Le gendre idéal que des mamans rêvent de voir arriver dans la famille. Quoique ! Il a un &quot;dossier&quot; comme on dit ! Un bon gros dossier, notamment lié aux violences, verbales et conjugales. Je l'ai lu moi aussi, il y a déjà quelques années.       <br />
              <br />
       Mais, ce spectacle m'a questionnée. Moi qui écris et qui ai raconté il y a peu l'histoire d'un homme malmené par un père agressif, violent et dénué de toute affection envers son fils aîné et qui peu à peu se sauve afin de ne jamais lui ressembler.       <br />
              <br />
       Voir JoeyStarr mettre en scène, comme il a su parfaitement mettre en espace ses shows avec NTM, ne semble pas si incroyable. Et surtout, voir Joey Starr mettre en scène une comédienne qui parle de violences faites aux femmes, à cette femme belle comme un cœur, tendre comme une fleur, paraît presque un cadeau qu'il s'est attribué.       <br />
              <br />
       Un jour, quelqu'un m'a dit, un homme gentil dehors et infecte dedans, ceci : <span style="font-style:italic">&quot;une fois, c'est une erreur, deux, c'est une habitude&quot;</span>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74124691-51551307.jpg?v=1689715773" alt="•Off 2023• "Cette petite musique que personne n'entend"… qui détonne au cœur de ce festival d'Avignon, qu'il faut écouter sans se poser de questions" title="•Off 2023• "Cette petite musique que personne n'entend"… qui détonne au cœur de ce festival d'Avignon, qu'il faut écouter sans se poser de questions" />
     </div>
     <div>
      Peut-être a-t-il changé ses habitudes et tente désormais de véhiculer une image de gendre plus idéal. Derrière la scène, ce pari est réussi. La mise en scène est sobre, la musique déchire, mais elle ne fait pas mal. Mâle…       <br />
              <br />
       C'est beau, esthétique et terriblement émouvant. &quot;Cette petite musique que personne n'entend&quot; est un très joli titre, un seul en scène magnifique et une prise de conscience symbolique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Cette petite musique que personne n'entend"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74124691-51551309.jpg?v=1689715806" alt="•Off 2023• "Cette petite musique que personne n'entend"… qui détonne au cœur de ce festival d'Avignon, qu'il faut écouter sans se poser de questions" title="•Off 2023• "Cette petite musique que personne n'entend"… qui détonne au cœur de ce festival d'Avignon, qu'il faut écouter sans se poser de questions" />
     </div>
     <div>
      Texte : Clarisse Fontaine.       <br />
       Mise en scène : JoeyStarr.       <br />
       Avec : Clarisse Fontaine.       <br />
       Sonorisation : Cutkiller.       <br />
       Scénographie et lumières : Camille Duchemin.       <br />
       Collaboration lumières : Erwan Leleu.       <br />
       Direction d'actrice : Laurent Ziveri.       <br />
       Vidéos : Clarisse Fontaine.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 26 juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 22 h. Relâche le jeudi.       <br />
       Théâtre du Balcon, 38, rue Guillaume Puy, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 85 00 80.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredubalcon.org/" target="_blank">&gt;&gt; theatredubalcon.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74124691-51551312.jpg?v=1689715848" alt="•Off 2023• "Cette petite musique que personne n'entend"… qui détonne au cœur de ce festival d'Avignon, qu'il faut écouter sans se poser de questions" title="•Off 2023• "Cette petite musique que personne n'entend"… qui détonne au cœur de ce festival d'Avignon, qu'il faut écouter sans se poser de questions" />
     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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