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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-12T20:39:09+02:00</dc:date>
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   <title>Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur</title>
   <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 09:54:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Lysistrata signifie littéralement "celle qui licencie l'armée". Ici, plus que d'armée, il sera question de guerres, de ces guerres qui semblent perpétuelles puisqu'elles se succèdent à bas bruits ou avec éclat depuis des dizaines d'années, depuis toujours en fait, comme si, tels des monstres antiques et abyssaux, elles s'engendraient elles-mêmes, s'accouchant l'une de l'autre, dans un délire de sang et de cris, s'agonisant et se régénérant avec la régularité de la toute-puissance, de l'inéluctable.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95623460-66815058.jpg?v=1774515818" alt="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" title="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" />
     </div>
     <div>
      Les déesses elles-mêmes sont fatiguées de ces bruits, de ces massacres. Dans un esprit farce et cabaret, Brigitte Seth et Roser Montlló Guberna (également à la mise en scène et à la chorégraphie) interprètent deux déesses, Minestrone, déesse de la germination, et Mascarpone, déesse de la transformation. Elles seront un lien conducteur entre scène et public tout au long de ce spectacle qui mêle théâtre, danse et musique et passe alternativement du drame à l'esprit de cabaret. Car si, sur terre, les humains s'étripent avec une belle ténacité, dans le monde des divinités oubliées, on sort en plumes et en paillettes malgré l'effroi que les terriens provoquent avec leurs guerres.       <br />
               <br />
       Un savant dosage pour faire donner un contrepoids au texte de MarDi (Marie Dilasser) qui racle fort, donne du chien aux répliques, s'emploie à dresser des réquisitoires implacables contre ces guerres et surtout cette virilité, ce patriarcat toxique qui s'insinue dans toutes les têtes, tous les ventres, que l'on retrouve à vanter la compétition, la rivalité, la violence et qui vomit et chie dans tous les humains ont ces désirs guerriers dévastateurs. Parties dialoguées, parties monologuées, parties chorégraphiées sont les éléments du langage déployé ici pour questionner les raisons de ces conflits incessants. Les raisons, notamment, de cette appétence des humains pour ces massacres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95623460-66815060.jpg?v=1774515845" alt="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" title="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" />
     </div>
     <div>
      Un texte parfois violent comme un cri, parfois plus sardonique, ironisant sur ces couples va-t-en-guerre, et les places distribuées aux femmes par les hommes, femmes au foyer soumises et glaciales. Un texte qui fait également parler un pur viriliste et leur manière grotesque de penser avec leur sexe, comme si la bite était un sceptre détenteur de tous les pouvoirs.       <br />
              <br />
       Chorégraphies, parties textuelles et musiques se tissent et se répondent. Toutes les trois possèdent une harmonie de forme et de sens. Quelque chose de chaotique, de répétitif, de boucles sans cesse répétées entraînent les corps des danseurs/acteurs. Des élans brisés, des échappatoires rattrapées, comme si les humains étaient sans cesse écartelés entre deux pôles, deux envies, deux fuites impossibles, deux désirs en conflit. Le texte est, lui aussi, très répétitif, il liste les choses, les gens, revient toujours au terme initial. Comme si avancer pour se sortir de ce cercle infernal de la guerre était recommencer ce cercle infernal.       <br />
              <br />
       Le système d'alternance entre interventions des personnages sur une scène vide seulement occupée de tas de vêtements vides, eux aussi, comme vidés de leurs corps, et les passages chorégraphiés devient lui-même un peu répétitif, même si le côté naïf de cette colère que l'on sent frémir tout au long du spectacle touche par sa sincérité, sa crudité et l'absence de leçon qu'il parvient à conserver.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au TGP- CDN, Saint-Denis (93), le 18 février 2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Qui a peur de Lysistrata ?"</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95623460-66815062.jpg?v=1774515804" alt="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" title="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" />
     </div>
     <div>
      Texte : MarDi (Marie Dilasser).       <br />
       Mise en scène et chorégraphie : Brigitte Seth et Roser Montlló Guberna.       <br />
       Assistantes à la mise en scène : Gwennina Cloarec et Aliénor Suet.       <br />
       Avec : Jim Couturier, Ariane Derain, Antoine Ferron, Francisco Gil, Lisa Martinez, Maud Meunissier, Roser Montlló Guberna, Alice Rahimi, Brigitte Seth.       <br />
       Collaboration artistique Emmanuelle Bischoff.       <br />
       Scénographie : Roser Montlló Guberna, Brigitte Seth.       <br />
       Musique et vidéo : Hugues Laniesse.       <br />
       Lumière : Guillaume Tesson.       <br />
       Costumes : Sylvette Dequest.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>En tournée au Printemps 2027 à Château-Rouge à Annemasse et en tournée nationale (en construction).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95623460-66815058.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Baroque-et-burlesque-Qui-a-peur-de-Lysistrata-reprend-le-personnage-d-Aristophane-pour-epingler-les-guerres-d-aujourd_a4513.html</link>
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   <title>"The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !</title>
   <pubDate>Fri, 08 Mar 2024 15:57:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Paroles &amp; Musique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comédie musicale des années soixante-dix, devenue culte grâce à son adaptation cinématographique, "The Rocky Horror Show" nous plonge dans le monde des séries B d'épouvante par le biais de l'humour avec ses monstres d'horreur et une approche de la sexualité débridée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78799880-57157811.jpg?v=1709911765" alt=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" title=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" />
     </div>
     <div>
      Le rideau se lève sur un grand espace luisant baigné de lumières où se détachent une voiture et un château en fond de scène. L'histoire débute avec Janet Weiss (Haley Flaherty) et Brad Majors (Richard Meek), tous les deux étudiants, qui roulent dans une forêt. Après une crevaison, ils sonnent à la porte de ce château, tout en ignorant qu'il est hanté, afin d'avoir de l'aide.       <br />
              <br />
       &quot;The Rocky Horror Show&quot; est une célèbre comédie musicale, créée par Richard O'Brien en 1973, et rendant hommage aux séries B d'épouvante. Son adaptation cinématographique en 1975 est devenue culte au fil du temps. Même encore aujourd'hui, près de 40 ans après sa première projection, elle est programmée dans des salles de cinéma à travers le monde.       <br />
              <br />
       C'est un spectacle rayonnant d'énergie avec, pour chacun des interprètes, un jeu très physique et ample. Seuls Janet et Brad sont dans un rapport au corps et à l'autre mesurés, même si leur gestuelle reste très marquée autant au tronc, aux membres supérieurs qu'au visage. Les émotions sont aussi bien jouées que mimées avec des expressions ressemblant à des émoticônes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78799880-57157813.jpg?v=1709911831" alt=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" title=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" />
     </div>
     <div>
      Les voix sont utilisées autant pour leur puissance sonore dans les scènes de jeu que pour leur lyrisme dans les chants. Celles-ci sont aigües, parfois graves, souvent caricaturées ajoutant ainsi un timbre étrange d'épouvante au spectacle.       <br />
              <br />
       Le corps est, lui aussi, mis à forte contribution. Il est pour chaque protagoniste, à l'exception de Janet et Brad, un marqueur de présence afin de délimiter un espace d'expressivité où s'engage toute leur puissance physique et vocale. Tout est affaire de rapport de force. Pour nos deux étudiants, cette expressivité est plus statique. Ils sont très théâtraux dans leurs expressions faciales, avec un tonus bien moindre que pour leurs partenaires, dans les coups de menton. Ils incarnent en effet l'amour avec son côté tendre, naïf, poussé aux extrêmes, comme deux grands enfants qui, avec leurs yeux égarés, ne se rendent pas compte où ils sont tombés, assurant le comique de situation.       <br />
              <br />
       Tout est caricatural. On n'en attendait pas moins puisque chaque protagoniste n'est en rien une image fidèle du quidam de la rue. Ce qui est intéressant à voir est, pour Brad et Janet, un rapport homme-femme des plus datés, l'époque de création s'y prêtant ; et une vision de l'amour très romantique, même si Janet se défait de son béguin pour Brad en tombant amoureuse de Rocky (Ben Westhead).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78799880-57157846.jpg?v=1709911863" alt=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" title=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" />
     </div>
     <div>
      La comédie musicale nous plonge dans une Amérique des plus blanches, oubliant ses origines, avec Brad, sympathique, propre sur lui, bien coiffé et bien habillé et qui essaie d'incarner une virilité qui le dépasse quand le monstre d'épouvante, Franck N'Furter (Stephen Webb), l'habite de son côté fortement en y ajoutant une sexualité débridée et en revendiquant une transsexualité assumée. Le sexe est appréhendé dans un aspect comique, tous les éléments et caractères étant vus au travers de ce filtre.       <br />
              <br />
       Soit monstre lugubre, soit transsexuel, soit amoureux transi de romantisme, nos personnages n'ont rien de commun et se découpent en quatre champs psychologiques qui recouvrent respectivement une libido insatiable incarnée par Franck N'Furter, la résignation avec Janet et Brad de bout en bout des situations jusqu'à évoluer dans le giron de nos monstres en s'intégrant à eux, le surmoi avec le Dr Scott (Joe Allen) dans son aspect moral et professoral, et le narcissisme avec Rocky. Création laborantine, celui-ci représente la beauté et les muscles, sans la force et le courage dont il ne montre aucun attribut. L'intelligence ne s'est pas arrêtée non plus chez notre personnage, victime d'une course au narcissisme dans ses travers.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78799880-57157849.jpg?v=1709911892" alt=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" title=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" />
     </div>
     <div>
      Grand soin est apporté aux chants, à la mise en scène, aux décors, mais la danse reste l'enfant pauvre du spectacle. Les chorégraphies s'enchaînent au gré des scènes, laissant la vedette aux chansons, avec toutefois un jeu de claquettes effectué par Columbia (Darcy Finden) qui permet une rupture de jeu intéressante. La création n'a pas pris une ride et le comique est une planche de salut où les excès des années soixante-dix sont mis en lumière.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"The Rocky Horror Show"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78799880-57157960.jpg?v=1709912615" alt=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" title=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" />
     </div>
     <div>
      En version originale anglaise surtitré en français.       <br />
       Auteur et compositeur : Richard O'Brien.       <br />
       Metteur en scène : Christopher Luscombe.       <br />
       Avec : Haley Flaherty, Stephen Webb, Richard Meek, Darcy Finden, Kristian Lavercombe, Suzie McAdam, Ben Westhead, Fionán O'Carroll, Stefania Du Toit, Ryan Carter Wilson, Tyla Dee Nurden, Alex Morgan, Joe Allen, Reece Budin, Beth Woodcook.       <br />
       Directeur : Christopher Luscombe.       <br />
       Directeur d'orchestre : Andy Barnwell.       <br />
       Scénographe : Hugh Durrant.       <br />
       Concepteur lumières : Nick Richings.       <br />
       Concepteur sonore : Gareth Owen.       <br />
       Concepteur sonore adjoint : Russell Godwin.       <br />
       Costumes : Sue Blane.       <br />
       Chorégraphe : Nathan M Wright.       <br />
       Arrangements musicaux : Richard Hartley.       <br />
       Superviseur musicaux : Greg Arrowsmith.       <br />
       Directeur musical : Charlie Ingles.       <br />
       Concepteur adjoint de costumes : Christopher Porter.       <br />
       Superviseur, perruques et maquillage : Darren Ware.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78799880-57157966.jpg?v=1709912667" alt=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" title=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" />
     </div>
     <div>
      Responsable de production : Simon Gooding &amp; Matt Jones For Gjpm       <br />
       Directeur général : Jeffrey Brady       <br />
       Chorégraphe associé et directeur résident : Andrew Ahern.       <br />
       Durée : 2 h avec entracte.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 27 février au 21 avril 2024.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h 30, samedi à 16 h et 20 h 30, dimanche à 16 h.       <br />
       Lido 2, Paris 8e, 01 53 33 45 50.       <br />
       <a class="link" href="https://lido2paris.com/fr/" target="_blank">&gt;&gt; lido2paris.com/fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78799880-57157813.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Les Consolantes" Quand le théâtre convoque avec justesse et émotions la mémoire collective</title>
   <pubDate>Tue, 06 Feb 2024 08:31:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est une fiction qui permet de raconter une multitude de parcours individuels, inspirés par des dizaines de personnes réelles, et ce, autour des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis. Collectées par l'IHTP (Institut d'Histoire du Temps Présent du CNRS) qui lançait une enquête sur l'événement et sa mémoire, ces confessions intimes, récoltées six ans après les attentats, sont centrées sur des expériences traumatiques intimes toutes particulières ancrées dans la conscience collective. Ce sont aussi des inspirations à partir du procès qui s'est déroulé en 2021 et 2022.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78209009-56783566.jpg?v=1707206153" alt=""Les Consolantes" Quand le théâtre convoque avec justesse et émotions la mémoire collective" title=""Les Consolantes" Quand le théâtre convoque avec justesse et émotions la mémoire collective" />
     </div>
     <div>
      À bien y regarder, ce nouveau spectacle de Pauline Susini interroge en grande partie la place de l'artiste dans la mémoire du monde et la manière dont il est possible de &quot;fictionner&quot; le réel.       <br />
       Quoi de plus légitime à ce que l'Art, et le Théâtre en particulier, convoque l'humain et la violence que ce dernier génère ?       <br />
              <br />
       Pléthore d'œuvres pourrait en être les témoins et illustrer la chose. Ce n'est pas chose simple que de s'y coller et certains arts y parviennent probablement mieux que d'autres, comme la peinture, par exemple.       <br />
              <br />
       Mais, au théâtre, c'est souvent scabreux et bien des choses ont déjà été dites. Nous pensons notamment à des metteurs en scène comme Jan Fabre ou Rodrigo Garcia et à leurs spectacles qui ont pu choquer et effrayer à certains moments le célèbre Festival d'Avignon.       <br />
              <br />
       C'est très indirectement et finement que &quot;Les Consolantes&quot; évoque la violence des attentats de Paris, car le choix de Pauline Susini s'est axé bien davantage sur les suites post-traumatiques que cette dernière a pu engendrer dans les corps et les âmes des victimes, directes ou indirectes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78209009-56783571.jpg?v=1707206180" alt=""Les Consolantes" Quand le théâtre convoque avec justesse et émotions la mémoire collective" title=""Les Consolantes" Quand le théâtre convoque avec justesse et émotions la mémoire collective" />
     </div>
     <div>
      Projet ambitieux, s'il en est, qui aurait pu tomber dans certains travers, mais il n'en est rien ! De toute évidence, parce que le processus de création élaboré par la metteuse en scène, à la tête de sa compagnie &quot;Les Vingtièmes Rugissants&quot; depuis 2008, relève d'un travail hautement sensible et inédit autour de la mémoire collective.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Le corpus documentaire à partir duquel j'ai travaillé se compose d'entretiens intimes. Ce ne sont pas des sources comme les autres : elles relatent une expérience traumatique individuelle ancrée dans la mémoire collective (…). En tant qu'artiste, je ne peux pas m'en emparer sans en prendre soin, sans réfléchir précisément à la manière dont je vais construire une fiction. La forme théâtrale peut contribuer au travail de digestion collective&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Le pari est largement gagné. Au Théâtre 13- Bibliothèque, en ce jour de reprise, après la représentation de création à &quot;La Garance&quot; de Cavaillon, le 11 janvier dernier, et à l'Étoile du Nord du 24 au 26 janvier, une interrogation nous a subitement submergée : comment l'horreur collective pourra-t-elle être évoquée sur un plateau finalement pas si grand que cela ? Comment toutes les &quot;dimensions&quot; du Bataclan, du Stade de France pourront-elles être représentées ? Ou encore, toutes les victimes comptabilisées seront-elles honorées à leur juste souvenir ? Le tout, en ce lieu si clos…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78209009-56783575.jpg?v=1707206204" alt=""Les Consolantes" Quand le théâtre convoque avec justesse et émotions la mémoire collective" title=""Les Consolantes" Quand le théâtre convoque avec justesse et émotions la mémoire collective" />
     </div>
     <div>
      Mais elle est parvenue à condenser l'essentiel de la chose, Pauline Susini, grâce au théâtre et à tout ce qui le constitue, en peignant une mosaïque concise et lumineuse d'anecdotes concrètes, profondément humaines.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Dans un monde utopique, il n'y aurait pas de limites, mais, là, il faut s'en fixer une, mais même cette limite, je ne la connais pas !&quot;,</span> dit un des comédiens. A contrario, le spectacle de Pauline Susini apparaît quelque part comme &quot;sans limites&quot;, tant l'ensemble, magistralement interprété par les quatre comédiens et comédiennes qui endossent tour à tour trente rôles distincts, est d'une extrême justesse et d'une grande transparence.       <br />
              <br />
       Des allusions à des figures mythologiques viennent à certains moments se glisser intelligemment sur la scène transformée en chantier et couverte de bâches blanches, telles Orphée, Charon ou encore Perséphone, comme pour suggérer, peut-être, que rien n'est encore rebâti, que tout reste à faire, que la fatalité restera éternellement la fatalité ou, encore, que ce chantier, précisément en chantier, transpire le vivant avant tout !       <br />
              <br />
       Les quatre comédiens et comédiennes, Sébastien Desjours, Noémie Develay-Ressiguier, Sol Espèche, Nicolas Giret-Famin incarnent tour à tour la trentaine de victimes de ces attentats avec justesse, sans pathos ni lyrisme ostentatoire. L'écueil était pourtant à portée de mains…       <br />
       Le spectacle est magnifié par la création sonore de Loïc Leroux et les lumières de César Godefroy qui, toutes deux conjuguées, ne se contentent pas de structurer l'espace, mais apportent au spectacle une dimension émotionnelle très sensible.       <br />
              <br />
       Dans la seconde partie du spectacle, il est fait mention aux nombreux tracas administratifs par lesquels, inévitablement, les victimes de l'horreur doivent passer. Une bulle de parenthèses particulière par rapport au reste du spectacle et qui aurait pu revêtir des aspects dissonants. Mais il n'en est rien : ces évocations renforcent la dimension horrifique de la tragédie vécue par les victimes. L'écueil était pourtant à portée de mains.       <br />
              <br />
       La pièce &quot;Les Consolantes&quot; de Pauline Susini était un projet ambitieux, mais la magie de son savoir-faire, rodé auprès de Joël Pommerat sur &quot;La Réunification des deux Corées&quot; ou encore de Justine Heynemann sur &quot;La Discrète amoureuse&quot;, entre autres, a su opérer bien joliment, grâce aussi à la scénographie pensée brillamment par Camille Duchemin.       <br />
              <br />
       Se consoler par le théâtre ! N'est-ce pas une bonne résolution en ce début d'année 2024 où grogne encore et encore, malheureusement, la violence et la haine !        <br />
       Consolons-nous ! Vivons !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Consolantes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78209009-56783578.jpg?v=1707206227" alt=""Les Consolantes" Quand le théâtre convoque avec justesse et émotions la mémoire collective" title=""Les Consolantes" Quand le théâtre convoque avec justesse et émotions la mémoire collective" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Pauline Susini/Compagnie Les Vingtièmes Rugissants.       <br />
       Collaboratrice artistique : Florence Albaret.       <br />
       Avec : Noémie Develay-Ressiguier, Sébastien Desjours, Sol Espèche, Nicolas Giret-Famin.       <br />
       Scénographie : Camille Duchemin.       <br />
       Chorégraphie : Jeanne Alechinsky.       <br />
       Lumières : César Godefroy.       <br />
       Son : Loïc Leroux.       <br />
       Costumes : Clara Hubert.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 30 janvier au 9 février 2024.</span>       <br />
       Du lundi au vendredi à 20 h, samedi à 18 h.        <br />
       Théâtre 13/Bibliothèque, Paris 13e, 01 45 88 62 22.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre13.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre13.com</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Ce spectacle contient des séquences de flash lumineux et des effets stroboscopiques qui peuvent affecter certains spectateurs ou spectatrices.</span>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 29 février au 2 mars 2024 : Anis Gras, Arcueil (94).       <br />
       16 mars 2024 : L'Ecam, Kremlin-Bicêtre (94).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78209009-56783566.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Consolantes-Quand-le-theatre-convoque-avec-justesse-et-emotions-la-memoire-collective_a3812.html</link>
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   <title>•Off 2023• "De tant d'horreurs mon cœur devint immense" Une intense amitié entre deux résistantes… comme un rempart aux atrocités des camps nazis</title>
   <pubDate>Thu, 06 Jul 2023 20:03:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2023]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Récit en forme de parcours, celui de deux femmes – deux résistantes – devenues amies pour toute une vie… Du témoignage de Gisèle Giraudeau et de la rencontre de l'auteure Isabelle Lauriou avec celle-ci naîtra une adaptation bouleversante que cette dernière a portée au théâtre. "De tant d'horreurs mon cœur devint immense" est aujourd'hui une pièce qui nous rappelle que, dans l'horreur, l'amitié et la solidarité, plus que tout, ont permis à beaucoup, à ces deux femmes en particulier, de survivre au pire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73914447-51414287.jpg?v=1688668238" alt="•Off 2023• "De tant d'horreurs mon cœur devint immense" Une intense amitié entre deux résistantes… comme un rempart aux atrocités des camps nazis" title="•Off 2023• "De tant d'horreurs mon cœur devint immense" Une intense amitié entre deux résistantes… comme un rempart aux atrocités des camps nazis" />
     </div>
     <div>
      L'accordéon comme une mise en ambiance, presque hésitant, d'où s'échappent quelques notes de &quot;Fleur de Paris&quot; suivi du &quot;Chant des partisans&quot;. Tout au long du récit, Amandine Thiriet laissera son instrument soupirer régulièrement des fragments de ces deux chansons, deux chants patriotiques, le premier exprimant la joie de la liberté retrouvée après quatre années d'Occupation, le second étant l'hymne de la Résistance française durant l'occupation par l'Allemagne nazie.       <br />
              <br />
       Après ce court préambule, arrive Marcelle, encore jeune femme lorsque se mettent en place le Front Populaire et la guerre d'Espagne, deux événements qui forgeront sa conscience politique et qui rendront naturelle son entrée dans la Résistance dès les premières années de l'occupation allemande. Puis c'est avec Gisèle, devenue résistante en 43, que nous faisons connaissance. Se racontant toutes deux, s'interpellant sur leurs souvenirs, parfois avec une pudeur lourde de sens, mais toujours avec beaucoup d'émotions, nous découvrons le début de leurs souffrances.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73914447-51414301.jpg?v=1688668292" alt="•Off 2023• "De tant d'horreurs mon cœur devint immense" Une intense amitié entre deux résistantes… comme un rempart aux atrocités des camps nazis" title="•Off 2023• "De tant d'horreurs mon cœur devint immense" Une intense amitié entre deux résistantes… comme un rempart aux atrocités des camps nazis" />
     </div>
     <div>
      Gisèle est arrêtée, interrogée, torturée, puis c'est au tour de Marcelle. Elles sont toutes les deux arrêtées en 44 pour faits de résistance et enfermées dans la prison de Nantes. Enfermées ensemble des heures dans un placard d'un bureau de la Gestapo, elles vont s'apprivoiser, puis elles décident d'unir leurs forces, de se soutenir, de se parler, de rire à chaque fois que cela est possible, pour garder l’espoir, pour, consciemment ou inconsciemment, forger les bases de leur survie. De leur enfermement à la déportation jusqu’à la libération, elles se soutiendront, se protégeront, face à l'horreur absolue, à l'indicible vision des tas/amoncellements de cadavres morts ou agonisants.       <br />
              <br />
       Tout cela pourrait paraître insupportable, mais le théâtre est là pour dire, pour exprimer ce qui n'est pas exprimable. Ici joue tout d'abord le talent d'auteure d'Isabelle Lauriou. Elle s'est approprié les échanges qu'elle a eus avec la résistante Gisèle Giraudeau comme si c'était un cadeau. Elle en a fait une adaptation théâtrale certes bouleversante, mais en en maîtrisant parfaitement la palette émotionnelle, alternant ainsi les séquences douloureuses et les instants plus joyeux… car il y en avait parfois dans les camps de concentration.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73914447-51414305.jpg?v=1688668323" alt="•Off 2023• "De tant d'horreurs mon cœur devint immense" Une intense amitié entre deux résistantes… comme un rempart aux atrocités des camps nazis" title="•Off 2023• "De tant d'horreurs mon cœur devint immense" Une intense amitié entre deux résistantes… comme un rempart aux atrocités des camps nazis" />
     </div>
     <div>
      S'appuyant sur une mise en scène rythmée, aux enchaînements fluides, avec une scénographie simple, mais efficace, les comédiennes, Marie-Hélène Aubert, Gaëlle Malpaux et Amandine Thiriet, peuvent jouer une partition émotionnelle riche, modulant sans effort, harmonieusement, les tonalités et les couleurs des émotions propres à chaque situation. Dans les moments intenses comme dans ceux plus légers, les trois interprètes nous offrent un verbe juste, portant le texte avec intensité, profondeur, mais avec le talent rare de pouvoir le faire entendre à tous. Et, là, se fait jour la nécessité de l'hommage et de la mémoire, possible par la transmission de l'Histoire et d'un rappel de l'existence de ces horreurs passées que l'on ne voudrait plus voir réapparaître…       <br />
              <br />
       &quot;De tant d'horreurs mon cœur devint immense&quot; est véritablement un spectacle tout public, dont les adolescents/lycéens ne doivent surtout pas se priver… et les autres vont sans dire !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"De tant d'horreurs mon cœur devint immense"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73914447-51414308.jpg?v=1688668347" alt="•Off 2023• "De tant d'horreurs mon cœur devint immense" Une intense amitié entre deux résistantes… comme un rempart aux atrocités des camps nazis" title="•Off 2023• "De tant d'horreurs mon cœur devint immense" Une intense amitié entre deux résistantes… comme un rempart aux atrocités des camps nazis" />
     </div>
     <div>
      D'après le témoignage de Gisèle Fraud-Giraudeau.       <br />
       Texte : Isabelle Lauriou.       <br />
       Mise en scène : Isabelle Lauriou.       <br />
       Avec : Marie-Hélène Aubert, Gaëlle Malpaux et Amandine Thiriet.       <br />
       Régie : Guillaume Rouchet.       <br />
       Par la Compagnie du Saut de l'Ange.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 Juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h 55. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre Atelier Florentin, 28, rue Guillaume Puy, Avignon.        <br />
       Rééservations : 04 84 51 07 00.       <br />
       <a class="link" href="http://atelierflorentin.com/" target="_blank">&gt;&gt; atelierflorentin.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/73914447-51414287.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-De-tant-d-horreurs-mon-coeur-devint-immense-Une-intense-amitie-entre-deux-resistantes-comme-un-rempart-aux_a3650.html</link>
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   <title>"Cendres sur les mains" Dommages de guerre, entre parabole et réalité</title>
   <pubDate>Tue, 24 Aug 2021 08:40:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Inspirée par un fait divers glaçant, la pièce de Laurent Gaudé plonge le spectateur dans l'univers contemporain mais intemporel des guerres, des massacres, des hécatombes, des effroyables charniers que le vent de l'actualité nous souffle régulièrement aux oreilles. Mais grâce à une écriture trempée dans l'absurde et la poésie, le spectacle reste loin, très loin de tout esprit documentaire, jonglant habilement entre dérision et mythe.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/58483278-43120051.jpg?v=1629788845" alt=""Cendres sur les mains" Dommages de guerre, entre parabole et réalité" title=""Cendres sur les mains" Dommages de guerre, entre parabole et réalité" />
     </div>
     <div>
      Ce sera par le biais des regards candides et simplistes de deux fossoyeurs que l'on pénètre dans cette histoire. De quelle guerre s'agit-il ? Nous ne le saurons pas. Toutes se ressemblent. Toutes véhiculent les mêmes drames, les mêmes amoncèlements de victimes innocentes. La guerre est décrite comme un mal qui se propage de ville en ville, tueuse comme la peste. Les deux fossoyeurs ont l'épuisante tâche d'incinérer tous ces morts. Laurent Gaudé en fait deux des maillons les plus insignifiants des rouages des conflits sanglants, abrutis par les cadences, malades des fumées qui se dégagent des crémations et du coup, porteurs de revendications syndicales urgentes.       <br />
              <br />
       Mais un incident vient perturber leur quotidien : une femme se relève de l'amas des cadavres. Est-elle vivante ? Est-elle une apparition ? Cette femme, rescapée de l'horreur, sera une voix à part : celle qui va se pencher sur ces morts telle une allégorie. Elle fait le lien humain avec les rites funéraires que les civilisations ont pour leurs défunts. Elle est, au bout du compte, la représentation spirituelle de la civilisation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/58483278-43120056.jpg?v=1629788892" alt=""Cendres sur les mains" Dommages de guerre, entre parabole et réalité" title=""Cendres sur les mains" Dommages de guerre, entre parabole et réalité" />
     </div>
     <div>
      Arnaud Carbonnier et Olivier Hamel créent deux fossoyeurs aux caractères forts, tranchés, attirant la sympathie par leurs côtés francs, sans filtre. Deux compères embarqués dans la même galère, petits frères des fossoyeurs d'Hamlet. Deux clowns perdus dans un océan de cadavres. Des interprétations au cordeau pour ces deux comédiens qui parviennent à rendre le comique de leurs rôles sans tomber dans la bouffonnerie : juste dosage qui les rend à la fois drôles et inquiétants.       <br />
              <br />
       Le contrepoint du personnage féminin interprété par Prisca Lona s'étiole un peu face à la belle vitalité de ces deux hommes qui jouent une partition dont la poésie naît de l'absurde. Mais le message passe sans lourdeur. Un message qui fait oublier la banalité promue dans les médias de tels événements.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Cendres sur les mains"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/58483278-43120065.jpg?v=1629788938" alt=""Cendres sur les mains" Dommages de guerre, entre parabole et réalité" title=""Cendres sur les mains" Dommages de guerre, entre parabole et réalité" />
     </div>
     <div>
      Texte : Laurent Gaudé        <br />
       Mise en scène : Alexandre Tchobanoff.       <br />
       Assistante mise en scène : Prisca Lona.       <br />
       Avec : Arnaud Carbonnier, Prisca Lona, Olivier Hamel.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 septembre au 28 novembre 2021.</span>       <br />
       Lundi à 21 h, mardi à 19 h et dimanche à 17 h.       <br />
       Studio Hébertot, Paris 17e, 01 42 93 13 04.       <br />
       <a class="link" href="https://studiohebertot.com/" target="_blank">&gt;&gt; studiohebertot.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/58483278-43120051.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Cendres-sur-les-mains-Dommages-de-guerre-entre-parabole-et-realite_a3047.html</link>
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