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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>Au revoir Madame le Doyen </title>
   <pubDate>Tue, 25 Jun 2013 09:49:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Hier, une immense comédienne nous a quittés. Dominique Constanza, sociétaire brillante de la Comédie-Française, n’avait que 65 ans et allait fêter ses quarante ans de carrière au Français.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5640897-8413491.jpg?v=1372147241" alt="Au revoir Madame le Doyen " title="Au revoir Madame le Doyen " />
     </div>
     <div>
      Vous avez pu la voir encore récemment sur la scène de la Comédie-Française (où elle était entrée en 1973 et y était devenue sociétaire en 1977) dans son interprétation de la baronne dans la pièce &quot;Un Fil à la patte&quot;, mis en scène par Jérôme Deschamps, pour lequel elle a reçu un Molière en 2011. C’est avec Jean-Laurent Cochet et Antoine Vitez qu’elle avait débutés sa carrière.        <br />
              <br />
       On avait beaucoup ri dans son interprétation de Frosine lors de &quot;L’Avare&quot; monté par Catherine Hiegel, avant son départ de la Comédie-Française. Elle savait jouer à la perfection les servantes mutines, comme elle pouvait nous emmener vers des rôles plus graves. On pense par exemple à sa très belle interprétation d’Eléna dans &quot;Oncle Vania&quot;.       <br />
              <br />
       Murielle Mayette, administratrice du Français, a écrit un texte très touchant dans lequel elle rend hommage à cette femme &quot;fragile&quot;, aussi &quot;drôle&quot; que &quot;bouleversante&quot;.        <br />
       <b>Le voici : </b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Dominique Constanza, le doyen de la troupe, nous a quittés ce matin. La nouvelle est si terrible, si brutale, si injuste qu'elle étouffe nos larmes. Dominique était une actrice unique, inclassable. À dix-huit ans déjà elle était sur les planches y jouant chaque soir une part de sa vie car ce métier l'a sauvée de son enfance autant qu'il la lui a prise !       <br />
       Elle fut ma partenaire souvent et j'ai eu la chance de jouer à ses côtés : &quot;Turcaret&quot;, &quot;Les Grelots du fou&quot; ou &quot;Les Bonnes&quot; de Jean Genet. Autant de registres différents qu'elle incarnait avec grâce après avoir été la jeune première sublime de la troupe, la belle Sylvia de Marivaux, en robe blanche, ou la Youlia des &quot;Estivants&quot;.       <br />
       Passant avec virtuosité de la comédie à la tragédie ou au drame, elle nous laisse l'image d'une actrice immense. Jean-Luc Boutté, Jean-Paul Roussillon, Jacques Lassalle, Antoine Vitez, Claude Régy la mirent en scène avec bonheur. Plus récemment avec Catherine Hiegel et Jérôme Deschamps, elle renouait avec ses prix de comédie obtenus au Conservatoire. J'ai eu le plaisir de la mettre en scène dans &quot;Chat en poche&quot; profitant de ses talents comiques qui lui donnaient des airs de feu follet. Elle habitait le plateau de façon toujours inattendue et ses réponses d'actrice, fulgurantes et géniales, prenaient des airs d'enfant...       <br />
       Dominique était un ange et ses grands yeux d'oiseaux lui donnait un regard doux et aimant sur le monde. Elle avait une pureté d'âme que les brutalités de la vie heurtaient trop souvent. Elle semblait marcher sur terre en l'effleurant et cela lui donnait une présence époustouflante, peuplée de silences en perdition. Elle a offert sans retenue tout son cœur à son métier d'actrice.       <br />
       Hervé Van der Meulen, son mari fut à ses côtés toujours avec une fidélité absolue et généreuse. Je pense à lui et à Guillaume, le fils de Dominique. La troupe et l'ensemble des personnels de la Comédie-Française se joignent à moi pour leur témoigner toute notre affection.       <br />
       Hier encore elle jouait la baronne dans &quot;Un Fil à la patte&quot; et réjouissait des salles entières. Elle nous manque et marquera l'histoire de la maison comme une grande actrice inoubliable, comme un doyen généreux et si sensible. Surtout elle nous manque comme amie.&quot;</span>       <br />
       Murielle Mayette, Administratrice générale, 24 juin 2013.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Magnifier l’apprentissage de l’art d'être courtisan</title>
   <pubDate>Thu, 02 Feb 2012 16:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il était une fois un bourgeois qui voulait atteindre la grâce d’un gentilhomme de cour et se retrouve puni de ses propres lubies en devenant l’objet d’une bastonnade rituelle. Il est fait sujet du Grand Turc… et se retrouve soliste d’un ballet de cour. Intronisation du personnage. Et hou du balai le bonhomme gesticule en rythme : ce qui fait rire et ravit.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3762323-5597448.jpg?v=1328198435" alt="Magnifier l’apprentissage de l’art d'être courtisan" title="Magnifier l’apprentissage de l’art d'être courtisan" />
     </div>
     <div>
      &quot;Le bourgeois gentilhomme&quot;, comédie ballet de Molière et Lully (ancêtre des opérettes et autres comédies musicales), est un chef-d'œuvre de farce. Le saltimbanque qui joue en miroir des danseurs est l’homme de toutes les situations. Danse, musique, escrime, philosophie, management domestique et bal masqué. Le bourgeois est tourneboulé mais il s’intègre au spectacle du commanditaire : le roi est expert en danse et anoblit qui il veut. C’est dans un exercice d’évitement et d’acceptation simultané de la &quot;tête de turc&quot; qu’est magnifié l’apprentissage de l’art du courtisan.       <br />
              <br />
       Jean-Baptiste Poquelin, de lignée bourgeoise, alias Molière, en est un maître et, dans chacun de ces rôles, il y a un Scapin (Scapare) virtuose qui s’échappe et récupère le rire à son avantage.       <br />
              <br />
       La proposition de Catherine Hiegel (accompagnée du CADO, centre national d’Orléans, et de l’Ensemble Baroque La Rêveuse) renvoie à une vision historique épurée du &quot;bourgeois gentilhomme&quot;. Elle est réjouissante. Elle profite des études de ces dernières décennies sur la période baroque*: c’est, pour le spectateur, enfin la fin de la pompe et de l’ennui, et le retour à des danses au rythme marqué et véloce. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3762323-5597581.jpg?v=1328204601" alt="Magnifier l’apprentissage de l’art d'être courtisan" title="Magnifier l’apprentissage de l’art d'être courtisan" />
     </div>
     <div>
      Les costumes stylisés aux couleurs chaudes accrochent la lumière. Les décors sont peints, la machinerie est simple et visible. Tout renvoie à un imaginaire du théâtre. Beau tout simplement sans excès. C’est le retour aux bosquets et salles de verdure par lesquels le spectateur entre dans un monde enchanté : celui où les plates bandes de fleurs deviennent broderies. Fête à Versailles. Les comédiens virent et voltent.       <br />
              <br />
       Ainsi traitée, la pièce de Molière apparait dans la vérité de sa structure : elle est celle d’une farce qui trouve ses comparses et ses complices au fur et à mesure de son déroulement. Elle formée d’une succession de genres, courts morceaux qui s’articulent et s’enchaînent prestement par la précision du texte et s’enroulent pour produire un feu d’artifice final. Musique, danse, théâtre comique fusionnent magnifiquement. C’est une montée au bal masqué qui apporte le vrai sourire. Le spectateur n’est pas hostile. Bien au contraire. Celui-ci prend aise et s’offre au rire. Celui-ci est freiné.       <br />
              <br />
       Le bourgeois de cette version porté par François Morel est ahuri,comme pétrifié, entrant dans le jeu comme en retard de l’action. Cette interprétation tenue avec beaucoup de finesse se comprend comme une volonté de s’écarter des interprétations historiques de bourgeois qui accusent les traits du ridicule de caste ou bien sont trop ouvertement à la pantalonnade. Elle est justifiée.       <br />
              <br />
       Cela étant, le personnage de Jourdain étant un amplificateur de jeu et un point de retournement des situations, cette position de retrait prend le risque d’une raideur et d’une pose dans le jeu qui entre en contradiction avec la pièce elle-même.       <br />
              <br />
       Il appartient à François Morel de trouver au fil des jours la fluence, l’énergie, les effets de syncope par lesquels le comédien et ses avatars - Jourdain, Poquelin, Molière, chef de troupe et comédien - entrent en relation de complicités ; entrainent la troupe qui n’attend que cela et déferlent sur le public.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Le spectateur à la recherche de la perfection de l’esthétique baroque, qui précéda Louis XIV, peut aller à l’Opéra Comique suivre le travail de Benjamin Lazar sur la fable musicale &quot;Egisto furioso&quot; de Francesco Cavalli (du 1er au 9 février).</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le bourgeois gentilhomme"</b></div>
     <div>
      Comédie-ballet de Molière et Jean-Baptiste Lully.       <br />
       Mise en scène : Catherine Hiegel.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Natacha Garange.       <br />
       Chorégraphie : Cécile Bon.       <br />
       Avec : François Morel, Alain Pralon (Sociétaire honoraire de la Comédie-Française), Marie-Armelle Deguy, Olivier Bioret, Anicet Castel, Stephen Collardelle, Joss Costalat, Eugénie Lefebvre, David Migeot, Emmanuel Noblet, Romain Panassie, Camille Pelicier, Gilian Petrovski, Géraldine Roguez, Frédéric Verschoore, Héloïse Wagner et l'Ensemble Baroque La Rêveuse.       <br />
       Décors : Goury.       <br />
       Lumières : Dominique Borrini.       <br />
       Costumes : Patrice Cauchetier.       <br />
       Direction musicale : Benjamin Perrot.       <br />
       Coiffures et maquillages : Véronique Soulier-Nguyen.       <br />
       Travail vocal : Vincent Leterme.       <br />
       Durée : 3 h, entracte inclus.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Spectacle du 12 janvier au 27 mai 2012.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h, samedi à 20 h 30 et dimanche à 15h.       <br />
       Théâtre de la Porte Saint-Martin, Paris 10e, 01 42 08 00 32.       <br />
       <a class="link" href="http://www.portestmartin.com/" target="_blank">&gt;&gt; portestmartin.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Le plus beau lendemain ne nous rend pas la veille"</title>
   <pubDate>Tue, 21 Jun 2011 17:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "De beaux lendemains", récit poignant de l’auteur américain Russell Banks porté à la scène si particulière des Bouffes du Nord. L’œuvre avait déjà été adaptée au cinéma par Atom Egoyan. On se souvient peut-être de son énorme succès à Cannes en 1997. Emmanuel Meirieu reprend (pour la deuxième saison consécutive) cette adaptation, mais la distribution est en grande partie changée. On s’accroche aux lèvres des comédiens qui distillent leurs larmes dans l’âme des spectateurs… touchés !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3072507-4382081.jpg?v=1308721576" alt=""Le plus beau lendemain ne nous rend pas la veille"" title=""Le plus beau lendemain ne nous rend pas la veille"" />
     </div>
     <div>
      Peut-on véritablement mesurer la difficulté de jouer un texte, comme ça, devant un micro, face spectateur, dans un espace totalement nu ? Plus le jeu et la scénographie misent sur la simplicité plus la difficulté est monstre et plus encore les comédiens doivent être monstrueux… de talent. L’espace qu’offre Les Bouffes du Nord est certainement pour beaucoup dans la réussite de ce spectacle, comme si ses murs hauts et désolés habillaient et remplissaient déjà la solitude des personnages. Ce lieu est une de nos belles cathédrales du théâtre dont on respire aujourd’hui toute la nostalgie de son passé flamboyant. Il fallait d’abord lui rendre hommage…       <br />
              <br />
       La scénographie et la mise en lumière de Seymour Laval épousent de manière troublante la charge émotionnelle de chaque témoignage. Le large et profond plateau donne une impression de silence, d’exil et de cloître. Peut-être est-ce dû à ce sol neigeux sur lequel s’inscrit en filigrane quelques traces irrégulières d’un lac gelé ? Le brouillard – il semble froid et humide – plane au dessus de nos têtes et nous enserre très fort. L’effet est troublant. À tel point que les spectateurs en oublient la température estivale et se mettent à enfiler leur veste pendant le spectacle...        <br />
              <br />
       Un hors lieu où le temps s’est arrêté au milieu d’un désert de glace et où les larmes se sont pétrifiées dans leur course folle. Quatre personnages viennent, seuls, chacun leur tour, témoigner de l’accident d’un car scolaire qui s’est versé dans un lac gelé. Aucun rescapé, sauf la conductrice, Dolores Driscoll (Catherine Hiegel) et une élève, Nicole Brunell (Judith Chemla), qui s’en est tirée de justesse ; elle est à présent en fauteuil roulant. Les deux autres témoins ne se trouvaient pas dans l’autocar. L’un a vu, ce qui est peut-être pire, ses enfants mourir sous ses yeux : comme tous les matins, Billy Ansel (Carlo Brandt), suivait le bus qui devait conduire ses deux petits à l’école. L’autre, Mitchell Stephens (Rejep Mitrovitsa), est un avocat dont la spécialité est de voler au secours de gens meurtris par le deuil. Peut-être une façon de se racheter de ce qu’il n’a pas su faire avec sa fille toxico et condamnée à mourir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3072507-4382136.jpg?v=1308721579" alt=""Le plus beau lendemain ne nous rend pas la veille"" title=""Le plus beau lendemain ne nous rend pas la veille"" />
     </div>
     <div>
      Autrement dit, (il faut s’y attendre) aller voir ce spectacle, c’est se prendre une bonne gifle d’émotion. Mais on ne tombe pas pour autant dans le mélo larmoyant et redondant. Ni &quot;poids des mots&quot;, ni &quot;choc des photos&quot;, ni récit spectaculaire… aucun pathos affiché de manière facile et ostentatoire ne vient entacher la mise en scène. Juste des mots simples et la voix grave d’un pianiste (Stéphane Balmino) qui égrène discrètement ses notes dans le fond d’une scène, dissimulé par un rideau de brouillard. L’effet est poignant, il s’inscrit en profondeur dans la mémoire du spectateur. Et si les larmes montent et si la poitrine se gonfle, la &quot;faute&quot; en est résolument à ce quintet époustouflant.        <br />
              <br />
       Catherine Hiégel, d’abord, qui ouvre et ferme cette série de témoignages. Nous n’avions pas eu l’occasion de voir Nicole Garcia dans ce même rôle l’année dernière. Nous pourrions presque dire : peu importe ! Tant le tour réaliste qu’elle a su donner au personnage (humanité et simplicité de mise) est troublant. Sa voix large et profonde de comédienne du Français s’estompe pour laisser place à la conductrice Dolores Driscoll : elle qui a passé des décennies à conduire son bus nommé &quot;godasse&quot; n’aurait changé de métier pour rien au monde. Quelques notes, quelques mots suffisent à nous entraîner dans son sillage… Le reste n’est que l’admiration d’un critique qui salue bien bas cette grande comédienne. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3072507-4382178.jpg?v=1308721580" alt=""Le plus beau lendemain ne nous rend pas la veille"" title=""Le plus beau lendemain ne nous rend pas la veille"" />
     </div>
     <div>
      Évidemment, Carlo Brandt n’est pas en reste pour jouer ce père, à la parole saoule de douleur et de désespoir. Le rythme nerveux et décousu qu’il donne à son récit plonge un peu plus le spectateur dans l’effroi. L’enfer est bien pour ceux qui restent et qui sont obligés de survivre à cette tragédie. À l’inverse, on s’attend à ce que l’avocat (une entrée en scène à contre jour), soit (précisément !) à contre courant des autres récits : le sien moins douloureux parce que moins concerné. Au contraire, son témoignage est peut-être encore plus chargé que les autres. Il se transforme en confidence et nous empoigne à revers. Le personnage qu’incarne Rejep Mitrovitsa porte sa douleur comme un fardeau et trouve un peu de consolation à faire payer la société.        <br />
              <br />
       Une frayeur, cependant, à l’arrivée de Judith Chemla en chaise roulante. Elle seule est restée dans la distribution d’origine. On se demande pourquoi cette recherche constante de réalisme. Et puis voilà, voilà qu’elle se met à parler. Elle raconte du bout des lèvres… Avec son air de fille un peu maigre et fragile (un peu façon Charlotte Gainsbourg jeune), elle est arrivée à concentrer tout son jeu dans sa seule voix, un chant de douleur a capella, un bel opéra, superbe et déchirant.        <br />
              <br />
       Le théâtre est devenu une cathédrale, une sorte de confessionnal même, un chorus bouleversant et pudique où chaque personnage vient se mesurer au regard du public… comme certains se mesurent au regard de Dieu. Mais le grand paradoxe, ici, c’est que Dieu n’existe pas. Peut-on alors encore parler de tragédie ? Oui. Celle de l’homme moderne en tout cas, dont la parole s'évide et résonne dans une cathédrale vide, vide de sens. Meirieu, quant à lui, en restitue l'essence... dramatique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"De beaux lendemains"</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      https://www.larevueduspectacle.fr/video/<object classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=10,0,0,0" id="playerArte" allowScriptAccess="always" width="450" height="303" ><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="quality" value="high"><param name="movie" value="http://videos.arte.tv/videoplayer.swf?mode=prod&autoPlay=true&localizedPathUrl=http%3A%2F%2Fvideos%2Earte%2Etv%2Fcae%2Fstatic%2Fflash%2Fplayer%2F&lang=fr&videorefFileUrl=http%3A%2F%2Fvideos%2Earte%2Etv%2Ffr%2Fdo%5Fdelegate%2Fvideos%2Ftheatre%5Frussel%5Fbanks%5Fde%5Fbeaux%5Flendemains%5F%2D3975554%2Cview%2CasPlayerXml%2Exml&configFileUrl=http%3A%2F%2Fvideos%2Earte%2Etv%2Fcae%2Fstatic%2Fflash%2Fplayer%2Fconfig%2Exml&videoId=3975554&admin=false&embed=true&autoPlay=false"><embed src="http://videos.arte.tv/videoplayer.swf?mode=prod&autoPlay=true&localizedPathUrl=http%3A%2F%2Fvideos%2Earte%2Etv%2Fcae%2Fstatic%2Fflash%2Fplayer%2F&lang=fr&videorefFileUrl=http%3A%2F%2Fvideos%2Earte%2Etv%2Ffr%2Fdo%5Fdelegate%2Fvideos%2Ftheatre%5Frussel%5Fbanks%5Fde%5Fbeaux%5Flendemains%5F%2D3975554%2Cview%2CasPlayerXml%2Exml&configFileUrl=http%3A%2F%2Fvideos%2Earte%2Etv%2Fcae%2Fstatic%2Fflash%2Fplayer%2Fconfig%2Exml&videoId=3975554&admin=false&embed=true&autoPlay=false" width="450" height="303" allowFullScreen="true" name="playerArte" quality="high" allowScriptAccess="always" pluginspage="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" type="application/x-shockwave-flash"></embed></object>     </div>
     <div>
      Texte : Rusell Banks.       <br />
       Traduction : Christine Lebœuf.       <br />
       Mise en scène, production et adaptation du roman : Emmanuel Meirieu.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Loïc Varraut.       <br />
       Avec : Carlo Brandt, Judith Chemla, Catherine Hiegel, Redjep Mitrovitsa.        <br />
       Au piano : Stéphane Balmino.       <br />
       Musique : Raphael Chambouvet.       <br />
       Décor et lumière : Seymour Laval.       <br />
       Son : François Vatin.       <br />
       Conseiller artistique : Géraldine Mercier.       <br />
       Avec la participation de : Thibaut Bonnot-Roux.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 26 juin 2011.</span>       <br />
       Théâtre des Bouffes du Nord.       <br />
       Réservations : 01 46 07 34 50.       <br />
       <a class="link" href="http://www.bouffesdunord.com" target="_blank">www.bouffesdunord.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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