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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"Cette note qui commence au fond de ma gorge" Un cri d'amour comme on boxe, des mots qui portent des coups, blessent et mordent pour que l'histoire cesse de se terminer</title>
   <pubDate>Tue, 22 Oct 2024 19:56:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Oui, l'histoire d'amour, la belle histoire d'amour de Bahia et d'Aref vient de finir, du moins elle se finit. Aref s'en va. C'est comme ça. Il s'en va. Et ça déchire Bahia. Et ça la révolte. Elle ne veut pas que cet amour s'arrête, elle ne veut pas qu'Aref parte, alors elle va se battre avec tout ce qu'elle possède pour que l'amour continue, pour que cette fin ne cesse pas, pour qu'elle ne cesse peut-être jamais.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83674360-59856805.jpg?v=1729621218" alt=""Cette note qui commence au fond de ma gorge" Un cri d'amour comme on boxe, des mots qui portent des coups, blessent et mordent pour que l'histoire cesse de se terminer" title=""Cette note qui commence au fond de ma gorge" Un cri d'amour comme on boxe, des mots qui portent des coups, blessent et mordent pour que l'histoire cesse de se terminer" />
     </div>
     <div>
      Parce qu'il lui est tombé dessus sans qu'elle s'y attende, cet amour, cet Aref, cet inconnu qui apparaît soudain devant ses yeux venant de son lointain pays, l'Afghanistan, un jour ordinaire comme un autre, et c'est bien malgré elle que ce sentiment fort, viscéral, dictateur lui creuse le ventre et l'âme fait le vide de tout ce qui n'est pas cet inconnu, cet Aref, cet amour qui arrive, qui ne parle presque pas un mot de français et qui la possède corps et âme avant même qu'un mot soit échangé.       <br />
              <br />
       Bahia, la petite Française de grande banlieue, se révèle belle guerrière dans cette adversité qu'elle ne peut accepter. Et ce sont ses mots, les mots que l'auteur Fabrice Melquiot lui offre à lancer, qui vont être la musique et les grondements, et surtout ses armes pour tenter l'impossible, tenter d'encore avoir une chance que cet amour dure. Avec ses mots qui caressent, tempêtent, menacent, frappent, mais ne pleurent jamais, ne gémissent jamais, elle va boxer cet homme par tous les moyens pour qu'il cède, pour qu'il s'ouvre. Et c'est une ode au texte, au sens et aux mots auxquels on assiste dans cette joute violente et sans paix.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83674360-59856806.jpg?v=1729621243" alt=""Cette note qui commence au fond de ma gorge" Un cri d'amour comme on boxe, des mots qui portent des coups, blessent et mordent pour que l'histoire cesse de se terminer" title=""Cette note qui commence au fond de ma gorge" Un cri d'amour comme on boxe, des mots qui portent des coups, blessent et mordent pour que l'histoire cesse de se terminer" />
     </div>
     <div>
      Mais Aref est un géant lunaire, un musicien blessé par les désordres du monde, jeté hors de son pays par les talibans, devenu un inconnu, un étranger en quête de son existence ici. C'est la raison pour laquelle il part. Rejoindre dans une autre ville, des Afghans, des musiciens, des repères, c'est pour ce futur qu'il quitte Bahia.       <br />
              <br />
       Fabrice Melquiot s'est inspiré de la personnalité et de la vie d'Esmatullah Alizadah qui interprète le personnage d'Aref. Musicien, chanteur, joueur de dambura et d'harmonium, Esmatullah Alizadah était cet interprète de chants traditionnels, ce musicien né dans une famille de musiciens, avant que les talibans ne terrorisent son peuple. Ce ne sont pas avec les mots que son personnage réplique à celui interprété par Angèle Garnier, mais avec sa musique, avec ses chants, ces chants qui semblent tous évoquer avec nostalgie un monde perdu.       <br />
              <br />
       Le verbe fort et rythmé que Fabrice Melquiot a produit, dans une langue moderne, avec ses expressions du langage de la vie, de la rue, de la cour d'école qu'il projette dans des alexandrins et des décasyllabes tout au long du spectacle, est un souffle à la fois de réalisme, de poésie et d'humour qui emporte toute la pièce. C'est la joute de ces mots portés par le jeu énergique et sensible d'Angèle Garnier avec les chants et la musique intenses et authentiques d'Esmatullah Alizadah qui donne forme et fond à ce spectacle. Le challenge est réussi. Beauté du langage, beauté des sons s'emmêlent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83674360-59856811.jpg?v=1729621266" alt=""Cette note qui commence au fond de ma gorge" Un cri d'amour comme on boxe, des mots qui portent des coups, blessent et mordent pour que l'histoire cesse de se terminer" title=""Cette note qui commence au fond de ma gorge" Un cri d'amour comme on boxe, des mots qui portent des coups, blessent et mordent pour que l'histoire cesse de se terminer" />
     </div>
     <div>
      Fabrice Melquiot, dans cette création qu'il a lui-même mise en scène dans un dispositif qui favorise la proximité du public avec les interprètes, a réussi la belle prouesse de donner à entendre la forme d'or de la versification, l'alexandrin, ciselé avec la matière du langage d'aujourd'hui. Angèle Garnier, qui défend presque l'intégralité du texte, possède une fluidité d'élocution qui fait parfois pétiller les expressions lorsqu'une forme élaborée se combine à une forme plus triviale, plus issue du langage de la vie courante. Son personnage, Bahia, apparaît ainsi nimbé d'une troublante fragilité, tout en possédant une redoutable volonté.       <br />
              <br />
       Ce spectacle est né d'une demande de Sandrine Mini, directrice de la scène nationale de Sète, le Théâtre Molière, auprès de Fabrice Melquiot, auteur associé, dans le but d'offrir à Esmatullah Alizadah un tremplin professionnel pour privilégier sa venue en France. Le résultat est largement à la hauteur du projet, destiné au départ à un jeune public, il touche dorénavant tous les publics, au cœur, aux sens et à l'esprit.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Cette note qui commence au fond de ma gorge"</b></div>
     <div>
      Texte : Fabrice Melquiot.       <br />
       Mise en scène : Fabrice Melquiot.       <br />
       Avec : Esmatullah Alizadah et Angèle Garnier.       <br />
       Scénographie : Raymond Sarti.       <br />
       Régie générale : Marie Favier.       <br />
       Construction accessoires : Cécile Chauvin, Isaure Lecœur.       <br />
       À partir de 11 ans.       <br />
       Durée : 45 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 15 au 26 octobre 2024.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 14 h 30 et 19 h, samedi à 19 h.       <br />
       Théâtre de la Concorde, Paris 8ᵉ, 01 71 27 97 17.       <br />
       <a class="link" href="https://theatredelaconcorde.paris/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaconcorde.paris</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 8 novembre 2024 :</span> Théâtre de Sartrouville et des Yvelines - CDN, Sartrouville (78).       <br />
       Du 19 au 21 novembre 2024 : Théâtre de Lorient - CDN, Lorient (56).       <br />
       Du 11 au 14 février 2025 : Théâtre Molière - Scène nationale Archipel de Thau, Sète (34).       <br />
       13 et 14 mai 2025 (dates à confirmer) : Le Meta - CDN, Poitiers (86).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Les Fantaisies oubliées du Second Empire</title>
   <pubDate>Thu, 11 Apr 2019 10:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jérôme Granjon et son complice Emmanuel Pélaprat, de l'Ensemble Double Expression, ont remis en lumière, sur claviers historiques, le duo piano harmonium cher aux salons du XIXe siècle. Dans leur CD "Fantaisies du Second Empire", ils ont enregistré à côté de pièces de César Franck et Camille Saint-Saëns une charmante sonate oubliée d'Alfred Lefébure-Wely.     <div>
      Un duo rare au disque comme au concert ? Le duo piano harmonium mérite pourtant d'être remis au goût du jour. À l'écoute, les deux voix dialoguent ou se fondent parfaitement avec leurs vives couleurs poétiques et leur palette des plus expressive. Le pianiste Jérôme Granjon sur un Erard de 1902 et Emmanuel Pélaprat sur un harmonium Mustel (de 1898) le démontrent brillamment dans un enregistrement récent. Une pépite qui ressuscite l'atmosphère des salons du Second Empire.       <br />
              <br />
       Les musiciens nous offrent ainsi une Sonate du très oublié Alfred Lefébure-Wely (pour son premier enregistrement au disque). Une partition retrouvée en 2012 parmi des centaines perdues d'un auteur très prolifique. Compositeur et improvisateur fêté en son temps et organiste à l'Eglise de la Madeleine puis à Saint-Sulpice, il contribua à l'histoire du développement de l'harmonium, appelé aussi &quot;orgue expressif&quot;.       <br />
              <br />
       Petit frère de l'orgue, muni de soufflets actionnés par deux pédales, cet instrument maniable, basé non sur le tuyau mais sur l'anche libre (des lamelles de métal mises en vibration par une pulsion d'air), se tailla vite un vrai succès au concert comme dans les salons grâce à son développement par quelques facteurs ingénieux tel Debain - qui dès 1842 lui octroie plusieurs jeux. De la même famille donc que l'accordéon, sa sonorité évoque irrésistiblement une nouvelle ère, celle de la chanson du XIXe et du premier XXe siècle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La sonate opus 61 composée par Lefébure-Wely (&quot;Allegro, andante et finale) vers 1850 se veut néanmoins avant tout un bel exemple de musique de salon ou de concert nécessitant une réelle virtuosité - ici dans l'héritage de Frédéric Chopin. Lefébure-Wely n'avait-il d'ailleurs pas tenu l'orgue à l'enterrement de ce dernier le 30 octobre 1849 à la Madeleine ?       <br />
              <br />
       Le dialogue piano harmonium se fait ensuite particulièrement subtil et bouleversant pour le Prélude, Fugue et Variation (opus 18) de César Franck - qui livra sa propre transcription du troisième morceau des fameuses &quot;Six Pièces d'orgue&quot;. Lefébure-Wely le connaissait bien et avait inauguré avec lui le nouvel orgue Cavaillé-Coll de Sainte-Clotilde en 1859 ; tous deux ouvrant la grande école française.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Pas en reste, Camille Saint-Saëns se saisit aussi de ce duo éloquent pour composer à vingt-trois ans &quot;Six Duos&quot; en 1858, l'année où il prend possession de l'orgue de la Madeleine à la suite de Lefébure-Wely - à qui il dédicace ces &quot;Duos&quot;. Jérôme Granjon et Emmanuel Pélaprat en livrent au disque la première version sur instruments historiques et c'est une belle redécouverte.       <br />
              <br />
       Si Emmanuel Pélaprat est, entre autres fonctions, titulaire du Grand Orgue Eugène Puget de l'Eglise Notre-Dame du Taur à Toulouse, Jérôme Granjon poursuit une carrière internationale de pédagogue, de chambriste (comme membre co-fondateur du Trio Hoboken) et de concertiste. En mai 2019, son dernier enregistrement (sur instrument moderne) dédié à Schumann sortira chez Anima Records. On pourra également l'entendre les 8 et 9 juin 2019 au Festival &quot;Musiques d'un siècle&quot; à Dieulefit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32586465-30338194.jpg?v=1554973518" alt="Les Fantaisies oubliées du Second Empire" title="Les Fantaisies oubliées du Second Empire" />
     </div>
     <div>
      <b>● &quot;Fantaisies du Second Empire&quot; (2018).</b>       <br />
       &quot;Lefébure-Wely, Franck, Saint-Saëns&quot;.       <br />
       Duos Harmonium et Piano.       <br />
       Emmanuel Pélaprat (harmonium), Jérôme Granjon (piano).       <br />
       Label : Éditions Hortus.       <br />
       Sortie : octobre 2018.       <br />
       Durée totale : 62'15&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Fantaisies-oubliees-du-Second-Empire_a2381.html</link>
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