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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"Les Géants de la montagne" : à la lisière de la réalité et de l'imaginaire, du représentable et de l'indicible</title>
   <pubDate>Fri, 11 Sep 2015 09:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est une villa perdue dans la montagne dans laquelle de pauvres gens et fragiles… guignards… poissards… quasi-spectres… peuvent voir se réaliser toutes leurs imaginations maladives grâce à la magie, qui règne en ces lieux, dirigée par Cotrone qui sait faire des étincelles et autres coups de théâtre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8251179-12901344.jpg?v=1441955128" alt=""Les Géants de la montagne" : à la lisière de la réalité et de l'imaginaire, du représentable et de l'indicible" title=""Les Géants de la montagne" : à la lisière de la réalité et de l'imaginaire, du représentable et de l'indicible" />
     </div>
     <div>
      Attentif, il accompagne ce petit monde en les protégeant des regards. Arrive une troupe de théâtre ruinée, sans public, désespérée, qui <span style="font-style:italic">souffre</span> de l'impossibilité de représenter vraiment une histoire tragique et vraie.       <br />
              <br />
       Leur choix de répertoire est compliqué puisque la pièce qu'ils veulent représenter, qui traite de la substitution d'enfants entre un roi et un paysan, est largement autobiographique et prête le flanc à la moquerie. La comédienne principale et le jeune auteur poète décédé ont été unis dans un amour idéal.       <br />
              <br />
       Face à ce projet insensé, Cotrone leur offre <span style="font-style:italic">l'asile</span>. Et avec l'aide du maître des lieux et ses talents, il est décidé de présenter l'œuvre aux autochtones, aux &quot;géants de la montagne&quot;…       <br />
              <br />
       La pièce de Luigi Pirandello n'est pas achevée, elle reste en suspens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8251179-12901354.jpg?v=1441955220" alt=""Les Géants de la montagne" : à la lisière de la réalité et de l'imaginaire, du représentable et de l'indicible" title=""Les Géants de la montagne" : à la lisière de la réalité et de l'imaginaire, du représentable et de l'indicible" />
     </div>
     <div>
      Avec ses trois actes, elle développe une intrigue qui joue à l'envi avec les interrogations propre à la théâtralité du monde et de l'Art. Théâtre dans le théâtre, tout se passe un peu comme si la troupe entrant dans la cour du palais d'Hamlet y rencontrait Prospéro, Alcandre et Shakespeare.       <br />
              <br />
       La pièce se place sur la frontière de l'illusion et de la folie, entre la farce et la tragédie, à la lisière de la réalité et de l'imaginaire, du représentable et de l'indicible. De glissements en glissements, elle met en abyme l'art théâtral lui-même, vu comme un temple de l'illusion et de la désillusion. Les géants de la montagne est marqué par un lourd soupçon de désenchantement et de &quot;unhappy end&quot;.       <br />
              <br />
       La proposition scénique de Stéphane Braunschweig occulte le lointain. Le centre de la scène est occupé par une massive encombrante boîte, cage, chambre fermée au regard. Et du spectateur et des acteurs. C'est une boîte noire au sein de laquelle se métamorphosent les songes des uns et des autres. De squelettes d'avatars en figures projetées et dont on ne connaît que les effets.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8251179-12901369.jpg?v=1441955431" alt=""Les Géants de la montagne" : à la lisière de la réalité et de l'imaginaire, du représentable et de l'indicible" title=""Les Géants de la montagne" : à la lisière de la réalité et de l'imaginaire, du représentable et de l'indicible" />
     </div>
     <div>
      Les comédiens du coup se retrouvent placés à son pourtour, sur une avant-scène indifférenciée, un entre-deux qui est une zone de flottement entre les différentes réalités de la représentation, ni tout à fait réelles ni tout à fait transfigurées.       <br />
              <br />
       La situation est scéniquement inconfortable. Le dispositif montre l'impossibilité d'une mise en abyme et l'impossibilité de la représentation, il est fidèle en cela à la lettre de l'œuvre.       <br />
              <br />
       Ce faisant, Stéphane Braunschweig ôte toute capacité à sa machine théâtrale de créer le contrepoint du merveilleux. Ce qui est dommage puisque le pouvoir d'enchantement est attribué à Cotrone dès le départ de la pièce et la charge de ce rôle demeure la pièce durant.       <br />
              <br />
       Le spectateur est ainsi privé d'une partie de son plaisir et les comédiens de la puissance de leurs effets.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Géants de la montagne"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8251179-12901386.jpg?v=1441955509" alt=""Les Géants de la montagne" : à la lisière de la réalité et de l'imaginaire, du représentable et de l'indicible" title=""Les Géants de la montagne" : à la lisière de la réalité et de l'imaginaire, du représentable et de l'indicible" />
     </div>
     <div>
      Texte : Luigi Pirandello.       <br />
       Traduction de l'italien : Stéphane Braunschweig.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Stéphane Braunschweig.       <br />
       Avec : John Arnold, Elsa Bouchain, Cécile Coustillac, Daria Deflorian, Claude Duparfait, Julien Geffroy, Laurent Lévy, Thierry Paret, Romain Pierre, Pierric Plathier, Dominique Reymond, Marie Schmitt, Jean‑Baptiste Verquin, Jean‑Philippe Vidal.       <br />
       Collaboration artistique : Anne-Françoise Benhamou.       <br />
       Collaboration à la scénographie : Alexandre de Dardel.       <br />
       Costumes : Thibault Vancraenenbroeck.       <br />
       Lumières : Marion Hewlett.       <br />
       Son : Xavier Jacquot.       <br />
       Vidéo-animation : Christian Volckman.       <br />
       Maquillage et coiffures : Karine Guillem.       <br />
       Assistanat à la mise en scène : Amélie Énon.       <br />
       Durée : 1 h 45 environ.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8251179-12901400.jpg?v=1441955581" alt=""Les Géants de la montagne" : à la lisière de la réalité et de l'imaginaire, du représentable et de l'indicible" title=""Les Géants de la montagne" : à la lisière de la réalité et de l'imaginaire, du représentable et de l'indicible" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 2 septembre au 16 octobre 2015.</span>       <br />
       Relâche du 18 au 28 septembre inclus.       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 30, le mardi à 19 h 30 et le dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre La Colline, Grande Salle, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="http://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8251179-12901344.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Geants-de-la-montagne-a-la-lisiere-de-la-realite-et-de-l-imaginaire-du-representable-et-de-l-indicible_a1431.html</link>
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   <title>"Danemark, la tragédie d'Hamlet"... Tout en malice faussement objective, une pièce étonnamment actuelle</title>
   <pubDate>Thu, 13 Nov 2014 10:16:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La Jacquerie reprend le voyage des comédiens et c'est très bien. La troupe (le collectif) revisite Hamlet à sa manière. Qui donne sa primauté au jeu théâtral. La proposition de Joan Bellviure, "Danemark la tragédie d'Hamlet", simplifie la forme, n'entre pas dans l'intimité des méandres de la situation… Les scènes sont réordonnancées, le langage retravaillé, les épisodes conservés.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7169887-10996036.jpg?v=1415870628" alt=""Danemark, la tragédie d'Hamlet"... Tout en malice faussement objective, une pièce étonnamment actuelle" title=""Danemark, la tragédie d'Hamlet"... Tout en malice faussement objective, une pièce étonnamment actuelle" />
     </div>
     <div>
      Plus linéaire que l'original, cette forme donne la primauté au mouvement sur le plateau. Le temps est accéléré. Il contraint les personnages à exprimer leur vérité sans finasser. Il y a pour eux une urgence à se dire avant que le récit ne soit scellé par la victoire de Fortinbras et que l'extinction de la famille des Hamlet soit avérée. Comme si la mémoire de leur vie était livrée au tribunal, d'un commentateur qui dicterait à leur place le sens de l'histoire.       <br />
              <br />
       Ce théâtre qui fait confiance au jeu est haletant. Dans le déroulé du spectacle, les comédiens portent avec énergie des personnages qui combattent pour leur image et la postérité. Sans qu'il soit question de citation historique psychologique, etc. etc., le spectateur ressent la présence d'un narrateur invisible… et menaçant. Il est face au désarroi des protagonistes et des femmes de pouvoir plongés affolés dans une situation qui dégénère et qu'ils ne peuvent ni maîtriser ni réguler.       <br />
              <br />
        Il y a quelque chose de pourri dans ce royaume peuplé de médiocres auquel la musique apporte, par sa propre force de dramatisation, une ambiance destructrice qui met en valeur les duos.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7169887-10996037.jpg?v=1415870700" alt=""Danemark, la tragédie d'Hamlet"... Tout en malice faussement objective, une pièce étonnamment actuelle" title=""Danemark, la tragédie d'Hamlet"... Tout en malice faussement objective, une pièce étonnamment actuelle" />
     </div>
     <div>
      Hamlet et Ophélie nés dans un monde sans futur opposent à la bêtise des adultes et leur indifférence une rage de vivre qui les épuise sans qu'il y paraisse. Hamlet fermé à tout s'oppose à tous les coups qui lui sont (ou qu'il lui paraissent) lui être portés. Tourbillonne, monotone, incertain de sa vérité. Complot. Délire. Folie. On ne saura jamais. Ophélie pleine de vie dans sa révolte décline jusqu'à tenir son rôle de victime expiatoire consentante et sublime. Punks tous deux d'une certaine manière.       <br />
              <br />
       Et pourtant la mère reine Gertrude séductrice, duplice, élégante montre étonnamment les signes d'une mère aimante à son fils résistant et pantelant.       <br />
              <br />
       Pleine de malice faussement objective, &quot;Danemark, la tragédie d'Hamlet&quot; est une pièce étonnamment actuelle. Elle se présente comme un récit filmique, un documentaire fiction qui montrerait tout des faits réels ou supposés et ne résoudrait aucune énigme. C'est le génie du métier de bateleur, du story telling. Le début de la réflexion pour le spectateur qui applaudit. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Danemark, la tragédie d'Hamlet"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7169887-10996039.jpg?v=1415870730" alt=""Danemark, la tragédie d'Hamlet"... Tout en malice faussement objective, une pièce étonnamment actuelle" title=""Danemark, la tragédie d'Hamlet"... Tout en malice faussement objective, une pièce étonnamment actuelle" />
     </div>
     <div>
      Adaptation de &quot;La tragique histoire d’Hamlet, prince de Danemark&quot; de William Shakespeare.       <br />
       Traduction: Pascal Collin.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Joan Bellviure.       <br />
       Collaboration artistique : Georges Roiron, Véronic Joly, Pascal Le Guennec.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Nicolas Gaspar.       <br />
       Scénographie, costumes : Mathilde Meignan.       <br />
       Musiques : Gilles Sivilotto.        <br />
       Lumières : Pierre Gauvrit.       <br />
       Avec : Laurent Cogez, Paul Delbreil, Olivier Descargues, Noémie Fourdan, Véronic Joly, Pascal Le Guennec, Stéphane Miquel.       <br />
       Durée : 2 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 17 novembre 2014.</span>       <br />
       Jeudi et vendredi à 20 h 30, samedi et lundi à 19 h et dimanche à 16 h .       <br />
       Théâtre Romain Rolland, Scène Églantine, Villejuif (94), 01 49 58 17 01.       <br />
       <a class="link" href="http://trr.fr/" target="_blank">&gt;&gt; trr.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       13 mars 2015 : Centre Culturel Aragon Triolet, Orly (94).       <br />
       27 et 28 mars 2015 : Théâtre Gérard Philippe, Champigny-sur-Marne (94).       <br />
       31 mars 2015 : L’Onde, Vélizy-Villacoublay (78).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7169887-10996036.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Danemark-la-tragedie-d-Hamlet-Tout-en-malice-faussement-objective-une-piece-etonnamment-actuelle_a1234.html</link>
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   <title>Un congrès pour célébrer le 450e anniversaire de la naissance de Shakespeare</title>
   <pubDate>Fri, 18 Apr 2014 19:22:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[À l'affiche]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   William Shakespeare naît le 21 avril 1564 à Stratford-upon-Avon, Miguel de Cervantès a dix-sept ans et François Rabelais est mort depuis onze ans... L'Europe est pleine de turbulences. L’Angleterre se remet des guerres des Tudors. Shakespeare vit et crée dans son Théâtre du Globe situé dans le quartier des docks de Londres alors que la guerre civile et religieuse sévit en France.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6545000-9871531.jpg?v=1397843121" alt="Un congrès pour célébrer le 450e anniversaire de la naissance de Shakespeare" title="Un congrès pour célébrer le 450e anniversaire de la naissance de Shakespeare" />
     </div>
     <div>
      Il a trois ans quand naît la commedia dell'arte. Il écrit &quot;Roméo et Juliette&quot; quand, de ce côté-ci de la Manche, Henri IV est sacré roi. Il meurt quand Richelieu, grand protecteur du théâtre et homme d’autorité, entre au cabinet du Roi.       <br />
              <br />
       Shakespeare, poète et dramaturge, trouve dans l’écriture théâtrale comme une tentative d’orchestration d’un monde atteint de vertige et de soubresauts, assailli de querelles, hanté par les rêves qui déchirent les familles et violentent les âmes.       <br />
              <br />
       Dramaturge et poète, son théâtre est un paroxysme qui dit et montre en effets de miroirs, tout en haut comme tout en bas, ce que ne disent pas les histoires officielles. Il nourrit d’énigmes les générations de jeunes gens qui succèdent aux grands drames des peuples.       <br />
              <br />
       Il n’est connu en France véritablement qu'au XVIIIe siècle et que de quelques lettrés dont Voltaire. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Son théâtre présenté sur une scène parisienne à la porte Saint-Martin, et joué par une troupe anglaise, est hué en 1822 (Waterloo est trop proche dans les mémoires). Revenant à la charge cinq ans plus tard, la troupe joue en alternance &quot;Hamlet&quot; et &quot;Roméo et Juliette&quot; : ce qui provoque un choc. Le 11 septembre 1827 exactement, Berlioz tombe amoureux fou de Harriet Smithson qui joue Ophélie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6545000-9871544.jpg?v=1397843211" alt="Un congrès pour célébrer le 450e anniversaire de la naissance de Shakespeare" title="Un congrès pour célébrer le 450e anniversaire de la naissance de Shakespeare" />
     </div>
     <div>
      Porté par le bouche à oreilles, tous les jeunes de France, les Romantiques (à la suite de la Révolution et de l’Empire), Hugo, Dumas en tête <span style="font-style:italic">(1)</span> célèbrent et adulent William Shakespeare le grand ancêtre, le géant. Il devient novateur. Il est comme un oncle provocateur et entier qui, dans un monde qui se rétrécit, par son éloignement dans le temps et la multiplicité de son œuvre et de ses sujets, autorise les provocations et les outrances de ses successeurs. Contre hagiographe en quelque sorte, William Shakespeare est un spectateur acteur démiurge, un spectre qui depuis hante les esprits et les âges.       <br />
              <br />
       Figée apparemment en France dans un texte fait pour la lecture par François Marie Victor Hugo <span style="font-style:italic">(2)</span>, l’œuvre shakespearienne n’a pas fini de faire des remous à travers le continent. Elle est sans cesse retraduite pour la voix et le corps du comédien sur scène.       <br />
              <br />
       Et si les écrivains paraissent moins inspirés à la fin du vingtième siècle par Shakespeare qu’ils ne le furent au dix-neuvième, la déferlante continue. À y regarder de plus près, nombre de films et séries télé hollywoodiennes ou estampillées BBC doivent tout à une <span style="font-style:italic">&quot;shakespearian manner&quot;</span> dans la conduite du récit.       <br />
              <br />
       C’est cette onde de choc que le Théâtre de l'Odéon va suivre en accueillant la journée d'ouverture - le 21 avril - du colloque anniversaire &quot;Shakespeare 450&quot; qui durera une semaine, du 21 au 27 avril. Parallèlement, l'Odéon-Théâtre de l'Europe propose une série d'événements intitulée &quot;Shakespeare dans l'atelier romanesque&quot; (dans le cadre des &quot;Dix-huit de l'Odéon&quot;) les 29, 30 avril et 6 mai 2014.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) C’est sa version qui sera jouée à la Comédie Française jusqu’en 1924.       <br />
       (2) Jusqu’à ce que Jean-Michel Déprats s’en empare pour la Pléiade.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Shakespeare 450"</b></div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 21 au 27 avril 2014.</span>       <br />
       <a class="link" href="http://www.shakespeareanniversary.org/shake450/fr/" target="_blank">&gt;&gt; Informations complètes</a>       <br />
              <br />
       <b>Les Dix-huit heures de l'Odéon : &quot;Shakespeare dans l'atelier romanesque&quot;.</b>       <br />
       29 avril 2014 : &quot;Le doute et les ombres&quot;.       <br />
       30 avril 2014 : &quot;Du grotesque au sublime&quot;.       <br />
       6 mai 2014 : &quot;Les passions funestes, crime et vengeance&quot;.       <br />
       Entrée libre sur réservation au 01 44 85 40 40.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-odeon.eu/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-odeon.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6545000-9871531.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-congres-pour-celebrer-le-450e-anniversaire-de-la-naissance-de-Shakespeare_a1101.html</link>
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   <title>"Hamlet" en version musicale et en italien envoûte la scène de l'Espace Cardin</title>
   <pubDate>Wed, 19 Feb 2014 12:37:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Philippe Delhumeau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Daniele Martini, un artiste dont la garde-robe porte sur cintres l'expérience et la reconnaissance de son talent décliné au pluriel. La composition musicale, un univers, le sien, qu'il lui convient de partager avec un public avide de découvrir des spectacles haut en couleur et empreints d'une émotion sans cesse renouvelée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6341401-9563948.jpg?v=1392811059" alt=""Hamlet" en version musicale et en italien envoûte la scène de l'Espace Cardin" title=""Hamlet" en version musicale et en italien envoûte la scène de l'Espace Cardin" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Essere o non essere</span>, traduction italienne de la célèbre tirade de &quot;Hamlet&quot;, <span style="font-style:italic">To be or not to be</span>, Laurent Ban, investi du rôle-titre, porte l'éloquence en bouche, en ouverture de la tragédie de Shakespeare mise en scène par Daniele Martini.       <br />
              <br />
       Pierre Cardin mène l'art et les affaires de fil en aiguille. Sensible au projet de Daniele Martini, la création de &quot;Hamlet&quot; en une version musicale a pu voir le jour sur la scène de l'Espace Pierre Cardin pour quelques représentations et ce, pour le plus grand bonheur des Parisiens... C'est une première mondiale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6341401-9563949.jpg?v=1392811191" alt=""Hamlet" en version musicale et en italien envoûte la scène de l'Espace Cardin" title=""Hamlet" en version musicale et en italien envoûte la scène de l'Espace Cardin" />
     </div>
     <div>
      La scénographie, un écran couvrant la superficie de l'arrière-plan identique à un tableau animé projette des effets visuels de couleurs évolutives avec les trente morceaux de l'histoire jouée par sept comédiens. Lesquels vivent la comédie musicale en s'imprégnant de la pureté artistique de Daniele Martini. À l'écriture de Shakespeare, est insufflée une énergie partagée par un collectif mis en situation de conflits sur la lie de l'amour. Le drame, un lyrisme i(al dente]i chanté avec les intonations italiennes, lesquelles enveloppent les répliques d'une esthétique vocale approchant la perfection. Les personnages manifestent une synergie commune prompte à soulever des émotions naissantes jusqu'à les emporter dans une autre dimension, celle de l'émerveillement.       <br />
              <br />
       La cohérence de la mise en scène s'harmonise avec l'épanouissement musical, une composition de Daniele Martini synonyme de liberté et de passion. Les sentiments les plus extrêmes, la colère et la tendresse, la raison et la folie, se font front à s'affronter dans une dualité de vie et de mort. La couleur rouge du raisin et du sang se confondent en une mutualisation de trahisons et de faiblesses. La musique emporte le dénouement de la tragédie dans les profondeurs de la sphère émotionnelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Hamlet"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6341401-9563968.jpg?v=1392811334" alt=""Hamlet" en version musicale et en italien envoûte la scène de l'Espace Cardin" title=""Hamlet" en version musicale et en italien envoûte la scène de l'Espace Cardin" />
     </div>
     <div>
      D'après William Shakespeare.       <br />
       Mise en scène, musiques et textes : Daniele Martini.       <br />
       Avec : Laurent Ban (Hamlet), Giuseppe Cartella (Claudius), Heron Borelli (Horatio), Ilaria de Angelis (Ophélie), Valentina Spreca (La Reine Gertrude), Luca Marconi (Laërte), Daniele Martini (Polonius), Fabrizio Voghera (La voix du spectre).        <br />
       Costumes : Pierre Cardin.       <br />
       Arrangements et orchestration : Giancarlo Di Maria       <br />
       Production artistique : Massimo Varini pour Kymotto Music.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 au 23 février 2014.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20  h, dimanche à 15 h.       <br />
       Espace Pierre Cardin, Paris 8e, 01 42 64 49 40. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6341401-9563948.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Hamlet-en-version-musicale-et-en-italien-envoute-la-scene-de-l-Espace-Cardin_a1068.html</link>
  </item>

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   <title>Hamlet au Français : Une proposition à l'ironie prometteuse... mais sur la pente boulevardière !</title>
   <pubDate>Mon, 28 Oct 2013 20:25:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les circonstances exactes de l’extinction de la famille de Danemark, rapportées par William Shakespeare dans la pièce "Hamlet", restent en partie une énigme. En effet, l’histoire de la fin des Hamlet, l’enchainement des meurtres et la prise du pouvoir par Fortinbras, n’est connue que par le seul récit d’Horatio présenté comme ami du prince Hamlet et témoin unique de la continuité des événements.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5994673-8936861.jpg?v=1382903164" alt="Hamlet au Français : Une proposition à l'ironie prometteuse... mais sur la pente boulevardière !" title="Hamlet au Français : Une proposition à l'ironie prometteuse... mais sur la pente boulevardière !" />
     </div>
     <div>
      La pièce de Shakespeare est pour le spectateur un récit rétrospectif avec ses béances, un collage de souvenirs avec ses impasses. Une reconstitution. Une affirmation de théâtre. Un théâtre dans le théâtre. Une mise en abyme.       <br />
              <br />
       En confiant les rôles du spectre du chef des comédiens et de Fortinbras au même acteur (Éric Ruf), Dan Jemmett en amplifie les effets accréditant tout autant l’existence de complots et de contre-complots au sein du récit que d’une farce assumée. Dans ce choix de jeu, Horatio regarde Hamlet (Denis Podalydès), ne le lâche pas des yeux. Son expression ne libère aucune émotion et pourtant il apparait que, de son point de vue, Hamlet, plus qu’à régner, a vocation à penser comédien.       <br />
              <br />
       Porté par Denis Podalydès, Hamlet, solitaire, est, de temps en temps, assis sur un banc. À la jonction des mondes entre scène et avant-scène, entre personnages de la pièce et public. Il réfléchit, regarde. Il entre dans le jeu ou plutôt fait irruption, mesure son effet et monte à la rampe, s’entremet auprès du public. Le prince Hamlet tâtonne entre les réalités mouvantes de cette cour dont il tient une partie des ficelles mais pas toutes. Ses volte-face qui déplacent le front des amis ou ennemis déroutent et inquiètent. Lecteur de Søren Kierkegaard, il recherche les clefs de l’action dans la posture de l’acteur, interroge les pouvoirs de la théâtralité, prend du retard par rapport à l’action nécessaire et brouille son image. Se voulant masqué, il avance à découvert. La vengeance toujours à retardement est éventée et Hamlet succombe dans l’hécatombe qu’il a déclenchée. Le jeune Fortinbras, en véritable homme d’action, prend le pouvoir tout uniment après le massacre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5994673-8936862.jpg?v=1382903164" alt="Hamlet au Français : Une proposition à l'ironie prometteuse... mais sur la pente boulevardière !" title="Hamlet au Français : Une proposition à l'ironie prometteuse... mais sur la pente boulevardière !" />
     </div>
     <div>
      Denis Podalydès est de manière très intime cet Hamlet-là qui débat des liens entre l’agir et l’image ; et incarne magnifiquement un paradoxe du comédien. Comment &quot;être ou n’être pas&quot; dans un monde où tout semble écrit et ne peut être réinventé. Un Hamlet qui ne tranche pas entre farce et hallucination. Cette interprétation apporte une solide charpente à la mise en scène.       <br />
              <br />
       Dan Jemmett transpose la pièce dans l’Angleterre des années soixante-dix et conduit l’action dans le club house d’une société d’escrime centenaire. Ce sont des  années de bouleversement qui voient une tradition d’extravagants, toujours rassemblés autour des pratiques communes des jeux de fléchettes, de paris, de la bière et du whisky, se compléter de travestis glam rock. Chapeaux melon et cheveux longs. Ces portraits d’anglais excentriques et vulgaires comme nature qui ont suçoté la pièce de Shakespeare depuis la petite enfance sont drôles. La transposition est cohérente tant est forte la mythologie de cette Angleterre-là porteuse de punkitude.       <br />
              <br />
       La proposition est méthodiquement ironique, elle ne demande qu’à s’exprimer branque et absurde. Assagie par le jeu classique français et marquée par une traduction moderniste d’Yves Bonnefoy déjà vieillissante, elle reste pourtant un simple collage qui parasite le propos plutôt que l’asseoir, prenant même une dimension potentiellement et dangereusement boulevardière. Au risque de masquer le magnifique travail d’ensemble.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Tragédie d'Hamlet" </b></div>
     <div>
      Texte : William Shakespeare.       <br />
       Mise en scène : Dan Jemmett.       <br />
       Texte français : Yves Bonnefoy.	       <br />
       Mise en scène : Dan Jemmett       <br />
       Collaboratrice artistique et Dramaturgie : Mériam Korichi.       <br />
       Scénographie : Dick Bird.       <br />
       Avec : Éric Ruf (Le Spectre, Premier Comédien, Fortinbras), Alain Lenglet (Horatio), Denis Podalydès (Hamlet), Clotilde de Bayser (Gertrude), Jérôme Pouly (Laërte), Laurent Natrella (Bernardo, Valtemand, 2e Comédien, le Marin, 1er fossoyeur, Le Prêtre, L’Ambassadeur d’Angleterre), Hervé Pierre (Claudius), Gilles David (Polonius), Jennifer Decker (Ophélie), Elliot Jenicot (Rozencrantz et Guildenstern), Benjamin Lavernhe (Marcellus, Reynaldo, 3e Comédien, Un Capitaine, Un Messager, Osrik, 2e fossoyeur).       <br />
       Costumes : Sylvie Martin Hyszka.       <br />
       Lumières : Arnaud Jung.       <br />
       Maître d’armes : Jérôme Westholm.       <br />
       Création Coiffures : Cécile Gentilin.       <br />
       Création Maquillages : Laura Ozier.       <br />
       Durée : 3 h 10 avec entracte.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 octobre 2013 au 12 janvier 2014.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 14 h.       <br />
       Comédie Française, Salle Richelieu, Paris 1er, 0825 10 1680 (0.15 € TTC/mn).       <br />
       <a class="link" href="http://www.comedie-francaise.fr/" target="_blank">&gt;&gt; comedie-francaise.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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