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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>Un "songe d'une nuit d'été" où apparaissent les oripeaux du théâtre, comme rêves et désirs</title>
   <pubDate>Thu, 18 May 2017 09:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans "Le Songe d’une nuit d’été" de William Shakespeare, une troupe de comédiens amateurs a l'idée saugrenue et maladroite de présenter une histoire d'amants malheureux (celle de Pyrame et Thisbé) à l'occasion de mariages de jeunes gens de la noblesse. Saugrenue et maladroite car ces mariages sont vraiment malheureux, forcés qu'ils sont par des pères d'autorité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13582631-19975225.jpg?v=1495094911" alt="Un "songe d'une nuit d'été" où apparaissent les oripeaux du théâtre, comme rêves et désirs" title="Un "songe d'une nuit d'été" où apparaissent les oripeaux du théâtre, comme rêves et désirs" />
     </div>
     <div>
      Mais les projets des uns et des autres sont malmenés par les forces de la nuit, les forces du rêve, qui œuvrent dans la forêt enchantée où tout le monde se réfugie. Les uns pour fuir, les autres pour répéter. La lune étant déclinante, quasi à son dernier quartier, ces forces conduites par le roi Obéron et sa femme Titania sont elles-mêmes un peu détraquées. Puck, fidèle serviteur, cumule les maladresses, mélanges les philtres et les magies. La reine en aime un âne. Les amoureux se fuient avec ardeur.       <br />
              <br />
       Mais au lendemain, tout est bien qui finit bien. Les mariages retrouvent le sens des accordailles naturelles. La nouvelle lune peut monter.       <br />
              <br />
       En montrant la matérialité, la trivialité du monde, en montrant la difficulté du spectacle, la pièce est une comédie qui lance un appel constant à la magnanimité du public. Les personnages évoluent sur une ligne où tout effet peut s'autodétruire. Retour systématique de certains jeux de trucs, réitération d'excuses langagières, le merveilleux, si il doit apparaître, apparaît en dépit de lui-même.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13582631-19975394.jpg?v=1495094946" alt="Un "songe d'une nuit d'été" où apparaissent les oripeaux du théâtre, comme rêves et désirs" title="Un "songe d'une nuit d'été" où apparaissent les oripeaux du théâtre, comme rêves et désirs" />
     </div>
     <div>
      Fidèle en ce sens à la littéralité de l'œuvre, Guy Pierre Couleau traite la pièce de Shakespeare, dans une forme de farce maîtrisée : sans relâchement, ni histrionisme. &quot;À la rigolade&quot; (au sens de Dario Fo). Et les comédiens évitent les pièges de la complaisance. Dans une grande maîtrise, ils font prestation de théâtre populaire jouant avec la matérialité et l'illusion.       <br />
              <br />
       À cet égard, le travail des lumières doit être souligné. Les rais de lumières, rais de lune, découpent dans l'espace de véritables pendrillons de grains de lumières et de poussières mêlés. Des cercles de feux follets <span style="font-style:italic">&quot;chenillent&quot;</span> au sol. Le songe de cette nuit d'été fait apparaître les oripeaux du théâtre comme un songe et un désir.       <br />
              <br />
       Le public ne s'y trompe pas qui rit à gorge déployée à <span style="font-style:italic">&quot;l'hénaurmité&quot;</span> et à la finesse de la proposition. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Songe d’une nuit d’été"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13582631-19975413.jpg?v=1495094978" alt="Un "songe d'une nuit d'été" où apparaissent les oripeaux du théâtre, comme rêves et désirs" title="Un "songe d'une nuit d'été" où apparaissent les oripeaux du théâtre, comme rêves et désirs" />
     </div>
     <div>
      Traduction: Françoise Morvan et André Markowicz (Editions Les Solitaires Intempestifs).       <br />
       Mise en scène : Guy Pierre Couleau.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Carolina Pecheny.       <br />
       Avec : Sébastien Amblard, Clément Bertonneau, Pierre-Alain Chapuis, François Kergourlay, Marlène Le Goff, Anne Le Guernec, José Mantilla Camacho, Adrien Michaux, Ruby Minard, Martin Nikonoff, Carolina Pecheny, Achille Sauloup, Romaric Seguin, Rainer Sievert, Jessica Vedel, Clémentine Verdier.       <br />
       Scénographie : Elissa Bier.       <br />
       Costumes : Laurianne Scimemi, assistée de Blandine Gustin.       <br />
       Lumières : Laurent Schneegans.       <br />
       Musiques originales : Philippe Miller.       <br />
       Masques et maquillage : Kuno Schlegelmilch, assisté de Camille Penager.       <br />
       Régie générale : Alexandra Guigui.       <br />
       Images vidéo : André Muller.       <br />
       Durée : 3 h, entracte inclus.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13582631-19975557.jpg?v=1495095395" alt="Un "songe d'une nuit d'été" où apparaissent les oripeaux du théâtre, comme rêves et désirs" title="Un "songe d'une nuit d'été" où apparaissent les oripeaux du théâtre, comme rêves et désirs" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 15 au 23 mai 2017.</span>       <br />
       Lundi, mardi, vendredi à 20 h, jeudi à 19 h, samedi à 18 h et dimanche à 16 h.       <br />
       TQI CDN, Manufacture des Œillets/La Fabrique, Ivry-sur-Seine (94), 01 43 90 11 11.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-quartiers-ivry.com/fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-quartiers-ivry.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/13582631-19975225.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-songe-d-une-nuit-d-ete-ou-apparaissent-les-oripeaux-du-theatre-comme-reves-et-desirs_a1807.html</link>
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   <title>Avignon Off 2015 Don Juan d'Ödön von Horváth : Une pétrification de l'être avant sa dissolution</title>
   <pubDate>Tue, 30 Jun 2015 08:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est en soldat vaincu, un 11 novembre 1918, qu'Ödön von Horváth choisit de faire apparaître son Don Juan. Amnésique, malade, tourmenté, encore plongé dans l'ahurissement et la blessure de son effroi.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7965507-12385674.jpg?v=1435649620" alt="Avignon Off 2015 Don Juan d'Ödön von Horváth : Une pétrification de l'être avant sa dissolution" title="Avignon Off 2015 Don Juan d'Ödön von Horváth : Une pétrification de l'être avant sa dissolution" />
     </div>
     <div>
      L'auteur laisse dériver le personnage dans un après-guerre* rempli de veuves et d'orphelines. Lui fait prendre les différentes postures d'un revenant improbable, porté par la rumeur de son passé, l'enfonce dans un silence de neige et un oubli lourd d'avenir. De 1918 à 1935. Fin de cavale.       <br />
              <br />
       Dans une alternance de saynètes brèves, l'œuvre en trois actes circule avec souplesse entre sarcasme et ironie. C'est une comédie noire, un drame drolatique peuplé de trente-cinq personnages féminins bien réels qui vivent de rêves et de fantômes. La pièce est retorse pour la mise en scène.       <br />
              <br />
       Le choix de Guy Pierre Couleau qui met en scène est radical, d'une grande simplicité. Pour cette traversée de l'Allemagne de plus en plus cauchemardesque, le spectacle avance par un choix appuyé et discret de théâtralité. Au lointain, des rideaux de scènes. En velours rouge choisi pour sa chaleur, puis en lamé or pour sa vitalité d'artifice, enfin totalement blanc pour le retour des fantômes.       <br />
              <br />
       Sur scène, devant ces rideaux, les comédiens évoluent par des changements à vue.       <br />
              <br />
       Autant d'occasions, de tremplins pour lancer les dynamiques, les fondre et les enchaîner. Les rôles féminins sont tenus par deux comédiennes seulement : l'une blonde (Carolina Pecheny), l'autre brune (Jessica Vedel), l'une à cheveux longs, l'autre à cheveux courts. C'est un coup de maître. Toutes deux de concert dévorent la scène dans la conquête de Don Juan.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7965507-12389916.jpg?v=1435671772" alt="Avignon Off 2015 Don Juan d'Ödön von Horváth : Une pétrification de l'être avant sa dissolution" title="Avignon Off 2015 Don Juan d'Ödön von Horváth : Une pétrification de l'être avant sa dissolution" />
     </div>
     <div>
      Il faut voir avec quelle voracité, quelle &quot;gouleyance&quot;, ces deux- là endossent tous les rôles. Et avec quel dynamisme. Comment elles composent des duos qui deviennent des duels, révélant l'éternel féminin dans sa diversité et ses métamorphoses. La maman et la putain. Les deux amantes. La grand-mère et sa petite fille. La marâtre et l'orpheline. Dans le rire et les larmes, la joie et la peine. La chaleur et le froid. De fusions en effusions, l'amour et la vengeance.       <br />
              <br />
       Pour le comédien, qui interprète le rôle-titre, c'est un défi. Il lui faut être, en situation, un personnage qui, dans ses faiblesses et son caractère, se montre victime consentante du mythe donjuanesque et de ses archétypes. À la fois apparaissant et apparu. Apparu et disparaissant. Et même dans l'absence, être toujours une présence sous le regard. Assurément Nils Ohlund est ce Don Juan qui s'efface. Ce Don Juan qui, revenant de guerre, atteint un stade de pétrification de l'être avant sa dissolution.       <br />
              <br />
       Les comédiens de Guy Pierre Couleau font ainsi les gammes d'une tragédie commune et rendent sensibles, de manière bien lisible, les tourments supportés dans la reconstruction d'une apparence, les désirs de prestances assaillies de doutes, les ombres en quête d'une ombre complice. Dans ce spectacle, il est question d'une rumeur qui cesse de courir, d'un monde perdu, d'un passé révolu, du passage de la légende qui fait rêver au mythe qui glace. Sans retour.       <br />
              <br />
        Du rêve inabouti d'une main tendue et tenue.       <br />
              <br />
       &quot;La cidarem la mano, la… ma, no&quot;.       <br />
              <br />
       Le spectateur est captivé.       <br />
              <br />
       <b>Note :</b>       <br />
       <span style="font-style:italic">* La pièce est écrite à Vienne en 1935. Le personnage est bien trop réel, il est honni pour cela par les nazis. En 1933, Horváth est interdit. Il choisit de s'exiler en France à la suite de l'anschluss.       <br />
              <br />
       Vu en avant-première à Colmar.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Don Juan revient de la guerre"</b></div>
     <div>
      Texte : Ödön von Horváth.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Guy Pierre Couleau.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Bruno Journée.       <br />
       Avec : Nils Öhlund Carolina Pecheny Jessica Vedel.       <br />
       Création lumière : Laurent Schneegans.       <br />
       Traduction : Hélène Mauler et René Zahnd. L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte représenté.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Avignon Off Du 4 au 26 juillet 2015.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h, relâches les 7, 14 et 21.       <br />
       Théâtre des Halles, Chapiteau, rue du Roi René, Avignon, 04 32 76 24 51.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredeshalles.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredeshalles.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée 2015-2016</b>       <br />
       1er au 4 décembre 2015 : TAPS Scala, Strasbourg (67).       <br />
       11 au 23 décembre 2015 (relâche le 17) : Théâtre de l'Atalante, Paris 18e.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7965507-12385674.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2015-Don-Juan-d-Odon-von-Horváth-Une-petrification-de-l-etre-avant-sa-dissolution_a1382.html</link>
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