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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"Marthe"… Où il est question de la dépersonnalisation du sujet au nom de l’Art</title>
   <pubDate>Tue, 30 May 2017 06:08:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C’était à Besançon. Par la porte sur cour, presque une trappe. Les marches de l’escalier sont raides, la fraîcheur subite surprend : une odeur de salpêtre, peut-être.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14088752-20169659.jpg?v=1496090685" alt=""Marthe"… Où il est question de la dépersonnalisation du sujet au nom de l’Art" title=""Marthe"… Où il est question de la dépersonnalisation du sujet au nom de l’Art" />
     </div>
     <div>
      Dans le noir profond de la cave, comme en un ciel de nuit, une lune qui diffuserait, en un léger voile, une lueur blafarde. Une silhouette noire distincte, une ombre à la voix précise, que le spectateur scrute et écoute. Au haut lointain comme une étoile du berger, éminemment proche.       <br />
              <br />
       Dans la profondeur d’une vraie cave, pour un nombre très réduit de spectateurs, Guillaume Dujardin met en scène &quot;Marthe&quot;, la compagne du peintre Pierre Bonnard. Il explore les liens mystérieux, perceptibles par la seule œuvre, qui unissent le peintre et son modèle dans un même rite de l’Art, dans une même passion de la représentation qui les possède, puis les dévore totalement.       <br />
              <br />
       C’est, dans une explosion de couleurs, Marthe (Marie Champain) qui appelle à son souvenir les tableaux volés à son intimité. Qui revit, projette les joies et les colères et les dépits de sa vie.       <br />
              <br />
       C’est le modèle représenté à jamais dans l’éclatante jeunesse du premier jour, du premier regard que le peintre a eu d’elle. À jamais ébloui. Bonnard reproduira cet instant sa vie durant en dépit de toutes les vicissitudes. Dans la répétition des mêmes thèmes d’une jeunesse permanente. Qui a pour centre Marthe et son intimité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14088752-20169667.jpg?v=1496090722" alt=""Marthe"… Où il est question de la dépersonnalisation du sujet au nom de l’Art" title=""Marthe"… Où il est question de la dépersonnalisation du sujet au nom de l’Art" />
     </div>
     <div>
      C’est dans la traversée du temps, la succession des représentations où l‘on discerne sous la gaîté des couleurs, par les interprétations de la comédienne, les traces du vieillissement d’un modèle qui se sent épié, jamais regardé, le tarissement des sentiments que la surface de la toile dilate, que la juxtaposition des nuances conjure jusqu’à la toute fin. Lorsque tout se dilue et se noie dans les couleurs.       <br />
              <br />
       Dans la vraie vie, Marthe de Méligny vieillissait, était malade, perdait sa beauté. Elle avait épousé son peintre et révélé à l’occasion son mensonge. Marthe était un nom imaginé. Marthe était redevenue Maria. Maria Boursin. Marthe. Un rêve associé à un drame. Celui du suicide de Renée Montchaty, la jeune maîtresse du peintre.       <br />
              <br />
       Marthe est dans l’œuvre un objet à jamais en recomposition. Un souvenir de plus en plus imaginaire. Un rêve de peinture par lequel le peintre a dévoré son modèle, épuisé son souvenir, bu ses joies et ses amertumes. La peinture a tout recouvert.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14088752-20169669.jpg?v=1496090766" alt=""Marthe"… Où il est question de la dépersonnalisation du sujet au nom de l’Art" title=""Marthe"… Où il est question de la dépersonnalisation du sujet au nom de l’Art" />
     </div>
     <div>
      Pour le spectateur qui écoute le texte, pour le regardeur qui voit les tableaux, c’est un étrange sentiment qui sourd. Derrière la gaîté des couleurs qui se fragmentent, comme en un vitrail apparaît comme un sentiment de perte de repère. Dans cette cave, dans l’intimité du spectacle s’opère comme un exorcisme de la mort et du mensonge. La traversée des apparences.       <br />
              <br />
       Ce que le metteur en scène, dans un mouvement de plus en plus silencieux, traduit magnifiquement.       <br />
              <br />
       Dans ce spectacle Marthe traverse le miroir qui la sépare de son double. Le personnage entre dans un diorama, se moule dans les tableaux, devient tableau lui-même jusqu’à l’ambiguïté ultime. Piégé, comme figé cruellement dans un miroir sans tain.       <br />
              <br />
       Dans Marthe, il est question de l’éblouissement, de l’aveuglement, de la disparition de l’Autre. Plongé qu’il est dans l’oubli de son être. Il est question de la dépersonnalisation du sujet au nom de l’Art. Au nom d’un rêve de beauté infini auquel le théâtre apporte la douceur d’une continuité. C’est un bonheur de comédienne. Et de spectateur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Marthe"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14088752-20169675.jpg?v=1496090799" alt=""Marthe"… Où il est question de la dépersonnalisation du sujet au nom de l’Art" title=""Marthe"… Où il est question de la dépersonnalisation du sujet au nom de l’Art" />
     </div>
     <div>
      D’après Pierre Bonnard et Marthe de Meligny.       <br />
       Texte : José Drevon.       <br />
       Mise en scène : Guillaume Dujardin.       <br />
       Avec : Marie Champain.       <br />
       Compagnie Mala Noche.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 juin au 12 juin 2017.</span>       <br />
       <span style="font-style:italic">A été joué du 19 au 24 mai 2017.</span>       <br />
       À 20 h.       <br />
       Festival de Caves.       <br />
       Les spectacles sont joués dans des caves et sous-sols. Les lieux sont tenus secrets jusqu’au soir de la présentation. Compte tenu de l’étroitesse des caves, le nombre de spectateurs est limité à 19. Pour ces deux raisons, il est indispensable de réserver au 03 63 35 71 04 ou en activant votre compte sur le site du festival <a class="link" href="http://www.festivaldecaves.fr/" target="_blank">&gt;&gt; festivaldecaves.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/14088752-20169659.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Marthe-Ou-il-est-question-de-la-depersonnalisation-du-sujet-au-nom-de-l-Art_a1816.html</link>
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   <title>Festival de Caves, inventivité et audace pour des spectacles ô combien singuliers et étonnants</title>
   <pubDate>Thu, 27 Apr 2017 14:21:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Venue de Besançon, une rumeur court, discrète et persistante, se répandant dans quatre-vingt-douze communes. Le chuchotis est joyeux. Le festival de Caves (né en 2005) connaît sa nouvelle saison avec trente-huit spectacles hors-normes. Il ne faudra pas rater l'occasion.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/12714521-19636258.jpg?v=1493277873" alt="Festival de Caves, inventivité et audace pour des spectacles ô combien singuliers et étonnants" title="Festival de Caves, inventivité et audace pour des spectacles ô combien singuliers et étonnants" />
     </div>
     <div>
      Le répertoire est riche, contemporain. Écrit et joué par des compagnons de route de l'initiateur Guillaume Dujardin, les pièces proposées sont adaptées aux lieux et recèlent toutes leur part d'originalité et de création. En symbiose avec les acteurs principaux que sont les caves elles-mêmes. Dans leur configuration et leur singularité, elles dictent la dramaturgie, la scénographie et le jeu ; et renvoient le spectateur au rôle qui devrait être toujours le sien. Savoir frissonner devant le mystère.       <br />
              <br />
       C'est une expérience troublante que de descendre à la cave. La fraicheur, une forme d'obscurité, un cheminement quelquefois difficultueux. Descendre en ces lieux reculés et profonds de la maison où s'exhale l'oubli dans un temps lent et obscur. Dans un monde assourdi d'ombres en refuge. Un tel y accompagne joyeux le vieillissement de son vin, tel autre redécouvre le jouet d'une enfance évanouie, celui-ci découvre l'humeur amère du temps. La cave est un lieu en repos des peurs primitives. Grotte abri ou antre. En puissance de retrouvailles.       <br />
              <br />
       Dans cette part d'obscurité de la maison se joue la cinématique des hommes en œuvre depuis toujours, depuis qu'à Lascaux ont été agitées des torches et découvertes les ombres mouvantes et les traces de passages antérieurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/12714521-19639927.jpg?v=1493294457" alt="Festival de Caves, inventivité et audace pour des spectacles ô combien singuliers et étonnants" title="Festival de Caves, inventivité et audace pour des spectacles ô combien singuliers et étonnants" />
     </div>
     <div>
      Pour reprendre les mots de Gaston Bachelard dans &quot;La poétique de l'espace&quot; : &quot;Descendre à la cave, c'est rêver, c'est se perdre dans les lointains couloirs d'une étymologie incertaine, c'est chercher dans les mots des trésors introuvables. Monter et descendre dans les mots même, c'est la vie du poète&quot;. Le monde du théâtre.       <br />
              <br />
       Et il faut remercier Guillaume Dujardin de rendre sensible dans l'intimité d'un public (par nécessité fortement restreint), ces lieux de Transmutation de la Valeur que sont la cave et la représentation théâtrale.       <br />
              <br />
       C'est pourquoi la revue du spectacle aime le Festival de Caves.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Le Programme est joint. Il faut réserver tôt car s'invitant en d'authentiques caves ouvertes exclusivement pour lui, le festival offre un nombre de places restreintes.       <br />
              <br />
       Et si par accident un spectateur est empêché, il a la délicatesse de prévenir de son absence.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Festival de Caves</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/12714521-19640057.jpg?v=1493294756" alt="Festival de Caves, inventivité et audace pour des spectacles ô combien singuliers et étonnants" title="Festival de Caves, inventivité et audace pour des spectacles ô combien singuliers et étonnants" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 28 avril au 24 juin 2017.</span>       <br />
       Théâtre souterrain.       <br />
       38 spectacles, 92 communes.       <br />
       <b>Réservations</b>       <br />
       • par téléphone au 03 63 35 71 04,       <br />
       de 10 h à 19 h tous les jours,        <br />
       pas de réservation sur la messagerie.       <br />
       • au bureau du Festival,       <br />
       ouvert de 10 h à 18 h,        <br />
       Chapelle du Scènacle,       <br />
       6 rue de la vieille monnaie, Besançon.       <br />
       <a class="link" href="http://www.festivaldecaves.fr/" target="_blank">&gt;&gt; festivaldecaves.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/12714521-19636258.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-de-Caves-inventivite-et-audace-pour-des-spectacles-o-combien-singuliers-et-etonnants_a1789.html</link>
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   <title>Festival de Caves… De l'ombre à la lumière, la puissance onirique du spectacle</title>
   <pubDate>Mon, 25 Apr 2016 12:44:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Combien de fois avait-il auparavant hanté les bastions, galeries de mines et de contre mines des forteresses de Besançon, mais aussi les caves de simples maisons franc-comtoises ? Combien de fois en a-t-il ressenti la puissance onirique ? A-t-il frissonné dans ces lieux fermés, ouverts sur les ténèbres, que la moindre lueur anime d'ombres ? On ne sait.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9363610-14983710.jpg?v=1461485307" alt="Festival de Caves… De l'ombre à la lumière, la puissance onirique du spectacle" title="Festival de Caves… De l'ombre à la lumière, la puissance onirique du spectacle" />
     </div>
     <div>
      Ce que l'on sait, c'est que Guillaume Dujardin, homme de théâtre (c'était en 2005), est descendu à la cave d'un ami pour y jouer du théâtre. Depuis Guillaume Dujardin a créé un festival de théâtre singulier, léger, fragile et magnifique qui joue du mystère et de la rareté. Et dont la demande ne fait que croître au point de couvrir la France.       <br />
              <br />
       Les spectacles sont adaptés à la configuration des lieux et se dévoilent à la dernière minute. Une fois franchie une porte. Une fois descendus des escaliers. Les spectateurs sont peu nombreux, (la jauge est contrainte) mais tous partagent (happy few) le frisson de la poétique des lieux et du récit.       <br />
              <br />
       En partageant l'intimité si resserrée des murs, leurs imaginations et leurs résonances, en étant si proche des comédiens et leurs récits, le spectateur se découvre en effet riche d'émotion. C'est que, depuis la caverne, toute cave selon l'humeur du sol et des murs et des vies lentes qui les hantent, l'humeur du temps, l'humeur de l'entrant, toute cave est un lieu d'abri ou de crainte, un lieu de surprises de peurs et de rires. Un lieu qui engendre des fantasmagories, joyeuses ou effroyables, qui font se rejoindre la terre et le cosmos. Un lieu cérémoniel. Un lieu d'aventures en tout cas. Un lieu de légendes et de rumeurs à naître bien éloignées de celles ordonnancées qui règnent à la surface de la ville ou dans les élévations des maisons.       <br />
              <br />
       Un lieu de théâtre qui trouve son répertoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9363610-14983938.jpg?v=1461559343" alt="Festival de Caves… De l'ombre à la lumière, la puissance onirique du spectacle" title="Festival de Caves… De l'ombre à la lumière, la puissance onirique du spectacle" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 30 avril au 30 juin 2016.</span>       <br />
       <b>11e Festival de Caves.</b>       <br />
       Théâtre souterrain, 32 spectacles, 80 communes.       <br />
              <br />
       Réservations et renseignements : 03 63 35 71 04.       <br />
       Sur le site <a class="link" href="http://www.festivaldecaves.fr" target="_blank">&gt;&gt; festivaldecaves.fr</a>       <br />
       À Besançon, au Bureau du Festival       <br />
       de 13 h 30 à 19 h, Chapelle du Scènacle, 6 rue de la Vieille Monnaie.       <br />
              <br />
       <b>Demandez le programme !</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.festivaldecaves.fr/calendrier/" target="_blank">&gt;&gt; Calendrier de la onzième édition</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/9363610-14983710.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-de-Caves-De-l-ombre-a-la-lumiere-la-puissance-onirique-du-spectacle_a1584.html</link>
  </item>

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   <title>Une approche rigoureuse et palpitante des "Caprices" de Francisco de Goya</title>
   <pubDate>Fri, 06 Jun 2014 12:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'homme qui est enfermé dans les ténèbres dort et rêve. C’est Francisco Goya y Lucientes, peintre de cour, amoureux de l’inconstante duchesse d'Albe. Il est assailli d’ombres et de fantômes, de sorcières et de grimaces, épuisé par le travail et le tourment de la surdité, il n’est pas fou et, dans ses éclairs de raison, voit clair en l'homme. Ses noirceurs et ses lumières.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6702102-10243585.jpg?v=1402050803" alt="Une approche rigoureuse et palpitante des "Caprices" de Francisco de Goya" title="Une approche rigoureuse et palpitante des "Caprices" de Francisco de Goya" />
     </div>
     <div>
      Guillaume Dujardin avec les moyens du théâtre propose une approche des &quot;Caprices&quot; de Francisco de Goya : cette suite de gravures dans lesquelles le peintre refuse les règles de l'art et de la bienséance, fait œuvre volontaire du désordre. De hargne et de révolte, de peurs et de grâces. Goya donne à voir les dessous du monde.  Le <span style="font-style:italic">&quot;ferme témoignage de la vérité&quot;</span> qu’il propose est au sens strict fantastique… et de toute beauté.       <br />
              <br />
       La mise en théâtre mérite toute l’attention du spectateur.       <br />
              <br />
       Le texte de José Drevon dans un langage contemporain suit fidèlement les annotations en marge des estampes et donne à comprendre cet échappement de la raison, ce parcours d’énigmes, ce délire que donne à voir la suite des gravures. La scénographie minimaliste met en lumière le corps d’un acteur tout en tensions plongé dans l’étonnement de ses ombres et pénombres. Personnage prisonnier des images, pas encore libéré par la fulgurance du dessin. Le spectateur suit les chemins de traverses qui conduisent de la Manière à l'Art, du peintre de cour à l'Artiste. Rigoureux et palpitant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le spectacle est immergé dans la pénombre d’une cave. Il prend toute sa mesure. La cave en acteur invisible apporte, en supplément d’âme, toute la dimension qui lui est propre. Elle est bien ce lieu organique de la maison qui tient lieu de l’ensommeillement des choses. Ce lieu de l’oubli, ce lieu d’attente avant la remontée à la lumière. Les caprices y sont bonifiés.       <br />
              <br />
       Cette proposition dramatique est une authentique œuvre d’expérimentation. Celle d’un passage entre les arts. C'est en outre une très bonne illustration de ce que peut être le Festival des caves que Guillaume Dujardin initie depuis neuf ans en Franche-Comté et qui arrive à Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le Festival de caves à Paris</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6702102-10243588.jpg?v=1402050920" alt="Une approche rigoureuse et palpitante des "Caprices" de Francisco de Goya" title="Une approche rigoureuse et palpitante des "Caprices" de Francisco de Goya" />
     </div>
     <div>
      &quot;Caprices&quot;       <br />
       Texte : José Drevon, d'après la série &quot;Los Caprichos&quot; du peintre espagnol Francisco de Goya.       <br />
       Mise en scène : Guillaume Dujardin.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Élodie Guibert.       <br />
       Avec : Maxime Kerzanet.       <br />
       Scénographie : Marion Golmard.       <br />
       Constructeur du décor : Patrick Poyard.       <br />
       Costumes : Sigolène Petey.       <br />
       Lumières : Christophe Forey, assisté de Marlis Senoner.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 24 juin 2014.</span>       <br />
       Lundi, mardi, mercredi et vendredi à 20 h 30, jeudi et samedi à 19 h.       <br />
       Théâtre de l’Atalante, Paris 18e, 01 46 06 11 90.       <br />
              <br />
       et :       <br />
       <span class="fluo_jaune">6, 7 et 8 juin 2014 à 20 h.</span>       <br />
       &quot;Black House&quot;, librement inspiré des &quot;Figures&quot; de Rosa Luxembourg, des Pussy Riots, de la RAF, des textes d'Alfred Döblin, mise en scène Anne Montfort.       <br />
       &quot;Ce quelque chose qui est là&quot; d'après &quot;La nuit tombée&quot; d'Antoine Choplin, mise en scène Chantal Morel.       <br />
              <br />
        <span class="fluo_jaune">13 et 14 juin 2014 à 20 h</span>       <br />
       &quot;Vénus et Adonis&quot; d'après le poème de Shakespeare, mise en scène Charly Marty.       <br />
       &quot;La douzième bataille d'Insonzo&quot; d'Howard Barker, mise en scène Guillaume Dujardin.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">15 juin à 20 h.</span>       <br />
       &quot;À gorge dénouée&quot;, un spectacle Hors d'ici à travers l’œuvre de Ghérasim Luca, mise en scène Jean-Michel Potiron.       <br />
       &quot;Les écrits de M. Girardot de Nozeroy&quot;, une proposition de Christian Pageault, mise en scène Antoine de la Roche.       <br />
       &quot;Bien couverts par temps chaud&quot; de Viktor Slavkine, mise en espace Agathe Alexis.       <br />
              <br />
       Numéro de réservation pour le public : 03 81 61 79 53.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-approche-rigoureuse-et-palpitante-des-Caprices-de-Francisco-de-Goya_a1121.html</link>
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