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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>•Off 2025• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme</title>
   <pubDate>Thu, 12 Jun 2025 09:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Charles, confiné volontaire depuis bien avant la pandémie, profite de l'incursion du public dans sa grotte pour s'improviser conteur. Il commence alors à retracer son tumultueux parcours de vie qui l'a poussé à fuir les autres et à se fuir lui-même, dans une vaine tentative pour échapper à la violence de la société.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89230434-63126670.jpg?v=1689090208" alt="•Off 2025• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" title="•Off 2025• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" />
     </div>
     <div>
      Mais entre désespoirs et lueurs d'optimisme, c'est surtout l'espèce humaine que l'ermite tente de dépeindre : celle qui est cruelle, celle qui est perdue, celle qui est belle, celle qui pourrait se retrouver. Celle qui serait peut-être bien de laisser derrière la frénésie du monde pour aller élever des chèvres en Corrèze.       <br />
              <br />
       Dimitri Lepage est un auteur et comédien de 29 ans originaire de la province de Liège et est issu de la troisième promotion du Cours Florent Bruxelles. Très intéressé par le monde de l'image, du cinéma et par le travail de la voix, il joue dans de nombreux courts-métrages et aussi dans une série, &quot;Moloch&quot; (2020), diffusée sur Arte.       <br />
              <br />
       Mais c'est surtout sa passion pour l'écriture qui lui réclame beaucoup d'énergie et à laquelle il consacre beaucoup de son temps en tant que comédien, mais surtout auteur, scénariste, relecteur, conseil et aide à la dramaturgie. En 2021, il fonde avec deux autres auteurs et comédiens l'Asbl &quot;Les Chevals de Troie&quot;. C'est en 2022 que son premier spectacle, à la fois en tant qu'auteur et comédien seul en scène, voit le jour : &quot;Des Chèvres en Corrèze&quot;.       <br />
              <br />
       Et en Corrèze, nous y sommes dans ce spectacle ! Projetés dès les premiers instants dans une grotte verdoyante, c'est une immense confession intimiste qui nous est ensuite livrée. Certes, pas de divan ni de cabinet de psy mais, sur le plateau, un fauteuil d'époque sur lequel de la mousse a poussé, symbole d'une civilisation déplacée ou totalement obsolète. Quelques bûches et troncs d'arbres aussi et de nombreux cadavres de bouteilles d'alcool… Ça fait désordre dans cette nature, non ? Mais où sont les chèvres ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89230434-63126671.jpg?v=1689090267" alt="•Off 2025• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" title="•Off 2025• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" />
     </div>
     <div>
      Puis une voix surgit dont on ne sait où, grave et posée, qui emporte très vite le public, jusqu'au moment où le comédien apparaît, l'embarquant comme par magie dans un bien joli flot d'images fortes et évocatrices : <span style="font-style:italic">&quot;Puisque nous sommes tous ensemble, puisque vous êtes avec moi, je vais vous raconter une histoire. Mais pour ça, on doit essayer de se faire confiance. On va se promettre que personne ne va casser la gueule à personne ni dire des conneries (…) . Comme ça, si tout le monde promet, on pourra se sentir un peu plus en sécurité ! L'impression d'être en sécurité. Mais on se fiche de savoir si c'est vrai ou pas, on se fiche du fait qu'une promesse n'engage jamais personne réellement. De toute manière, il paraît qu'aujourd'hui, c'est aussi important que la vérité. L'impression que les gens ont !&quot;</span> (extrait de la pièce).       <br />
              <br />
       Au fil des mots et du jeu magistralement maîtrisés par le comédien, les chèvres n'apparaissent pourtant toujours pas, mais c'est une brebis égarée que nous découvrons qui témoigne de son grand désarroi généré par un monde qui va mal : crises financières, attentats, confinements, pandémies, inondations, incendies, guerres. Sans compter la culture qui ne va pas bien mieux. <span style="font-style:italic">&quot;Même si tu choisis de manger bio, les nappes phréatiques sont, de toute façon, saturées de glyphosate&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Dimitri Lepage interprète à merveille cet homme en souffrance qui fait entrer à grandes enjambées le spectateur dans son univers intérieur et, comme une sorte de miroir, nous retrouvons dans sa logorrhée virevoltante, non dénuée d'un certain humour, un peu de nous-mêmes à plusieurs reprises. Dans sa grotte, il hurle à pleins poumons et à pleine gorge ce que beaucoup d'entre nous ressentent, mais c'est pourtant à un moment de grande poésie théâtrale que nous assistons !       <br />
              <br />
       C'est sans doute là l'immense magie du théâtre et de ses pouvoirs, surtout quand ce dernier est éprouvé et transmis avec autant de force émotionnelle. Charles s'essouffle face aux dégâts de la société et reste finalement ce petit garçon solitaire qui soulève une grosse pierre sous laquelle il découvre des tas d'insectes grouillants qui le répugnent. Le petit garçon est devenu un homme, mais il est resté fragile, très fragile.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89230434-63126672.jpg?v=1720340343" alt="•Off 2025• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" title="•Off 2025• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" />
     </div>
     <div>
      Le conte triste et hautement philosophique que Charles (Dimitri) nous raconte ici, c'est le nôtre, empreint d'une grande humanité et d'un humanisme à la fois inquiétant et optimiste. Paradoxe s'il en est, mais n'est-ce pas là le propre de l'Homme ! Coincé dans des crises d'angoisse qui passent aux yeux des autres pour de la paresse, Charles est la désespérance incarnée et, semblable à un Rabelais, il nous livre sa vision bien sombre de l'humanité et indirectement de la modernité qui n'a pas tenu ses promesses en tant qu'émancipation sociale. Certes, il y a eu les progrès infinis de la science et de la technique.       <br />
              <br />
       Mais l'homme ? Charles, encore une fois, est celui qui hurle qu'il serait bon de restaurer l'Homme dans sa dignité, de repenser l'action et surtout ses représentations intrinsèques et de respecter un tant soit peu les aspirations spirituelles de chacun et chacune.       <br />
              <br />
       Ici, à Avignon, Dimitri Lepage est à sa manière le &quot;Alain Bauer&quot; belge, mais lui, il écrit librement et magnifiquement sur des choses sérieuses et transmet avec brio, tel un conteur des temps modernes, les tourments d'un monde qui vacille.       <br />
              <br />
       C'est un conteur un peu griot, un peu aède qui, de toute évidence,  n'a pas traversé qu'un long fleuve tranquille malgré son jeune âge. Tant mieux, pourrait-on dire, parce qu'il a puisé dans ce dernier la substantifique moelle pour un très très grand moment de théâtre.       <br />
              <br />
       Puisse ce comédien hors pair trouver sous le soleil accablant d'Avignon quelques lueurs d'espoir et admettre quand même que l'humanisme est bien au-delà de toutes les autres valeurs. Dans sa grotte, il cherche désespérément le dernier endroit où ce dernier est encore vivant et derrière une vision bien pessimiste en chante pourtant le los.       <br />
              <br />
       Foi en l'humanisme ! Foi dans le théâtre et ses pouvoirs démesurés ! Il y a tout ça dans ce spectacle remarquable à plusieurs niveaux. Devant l'Episcène où il se produit tous les jours, &quot;Dimitri Charles&quot; (ou peut-être Charles Dimitri), mais, après tout, on s'en fiche, nous confie que son texte est deux fois plus long, mais que pour le plus grand festival de théâtre du monde, il a fallu faire des choix…       <br />
              <br />
       Certes, choisir, c'est renoncer ! Nous aurions pourtant tellement aimé en entendre davantage et nous glisser encore un peu plus longtemps dans sa grotte et y rester longtemps, longtemps…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Des chèvres en Corrèze"</b></div>
     <div>
      Seul en scène entre conte et théâtre.       <br />
       Texte : Dimitri Lepage.       <br />
       Mise en scène : Jérôme Jacob-Paquay.       <br />
       Avec : Dimitri Lepage.       <br />
       Décor et costumes : Anne-Frédérique Bailly       <br />
       Par la Compagnie Les Chevals de Troie.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Lundi 14 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h 15.       <br />
       Théâtre Episcène, 5, rue Ninon Vallin, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 01 90 54.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('info@episcene.be')" >info@episcene.be</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.episcene.be/" target="_blank">>> episcene.be</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Caverne" Des fresques rupestres, miroirs paléolithiques et originels de nos histoires relationnelles contemporaines</title>
   <pubDate>Thu, 24 Oct 2024 12:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Dominique Debeauvais</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Questionner les liens pouvant exister entre le besoin de se raconter ou dessiner des histoires dans des grottes obscures au paléolithique (Lascaux, Chauvet, etc.) et celui de le faire aujourd'hui dans les boîtes noires que sont les théâtres… À partir de cette interrogation, le Collectif OS'O nous narre, avec "Caverne", des récits familiaux ou professionnels mettant en scène des personnages étant tous liés par un rapport direct avec l'étude de la préhistoire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83735231-59887774.jpg?v=1729854155" alt=""Caverne" Des fresques rupestres, miroirs paléolithiques et originels de nos histoires relationnelles contemporaines" title=""Caverne" Des fresques rupestres, miroirs paléolithiques et originels de nos histoires relationnelles contemporaines" />
     </div>
     <div>
      Au début est le noir total. Puis commence la visite de la grotte de Lascaux, en Dordogne, menée par Éliette, parée de son accent du sud-ouest et de sa lampe torche capricieuse. Conférencière dans l'âme, elle entraîne le public dans la caverne de Lascaux durant près d'un quart d'heure, donnant de multiples explications, mais ne pouvant s'empêcher de lancer des piques à des spectateurs non-initiés.       <br />
              <br />
       Cette découverte instructive est conçue comme le fil rouge du récit imaginé par le Collectif OS'O qui s'est inspiré de l'émotion que peut susciter les visites de Lascaux et Chauvet et de la sensation de proximité que l'on peut éprouver malgré les dizaines de milliers d’années qui nous séparent du Paléolithique. Ressenti alors comme un théâtre mystérieux, riche en êtres et en mondes disparus, en découvrant les images pariétales, pleines encore de vivacité par les mouvements représentés, il est possible d'inventer et/ou de concevoir les histoires anciennes qui furent racontées dans ces cavernes noires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83735231-59887775.jpg?v=1729854245" alt=""Caverne" Des fresques rupestres, miroirs paléolithiques et originels de nos histoires relationnelles contemporaines" title=""Caverne" Des fresques rupestres, miroirs paléolithiques et originels de nos histoires relationnelles contemporaines" />
     </div>
     <div>
      Ce &quot;roman&quot; préhistorique devient ainsi le prétexte pour conter trois récits contemporains qui s'articuleront autour de trois dessins pariétaux : &quot;La licorne&quot;, &quot;La scène du puits&quot; et &quot;Les bisons adossés&quot;. Ces narrations de la vie contemporaine ont en commun l'obsession pour la préhistoire des personnages modernes convoqués. L'exploration de la &quot;grotte&quot; devient alors un théâtre vivant où sont abordés des sujets sociaux et familiaux (père et fille, frère et sœur), professionnels (artiste et son commanditaire) sous forme de scènettes de la vie quotidienne.       <br />
              <br />
       Tout d'abord, pour &quot;La licorne&quot;, nous faisons connaissance avec un préhistorien un peu dépassé qui se démène à la fois pour préparer sa conférence et pour sortir son adolescente de fille de la &quot;caverne&quot; qu’est devenue sa chambre. &quot;La scène du puits&quot; est, quant à elle, le théâtre du challenge – celui qui ne se présente qu'une fois dans une vie –  auquel doit répondre une copiste et, bien sûr, le réussir : réaliser une reproduction de la fameuse scène du puits, dessin mythique de la grotte de Lascaux. Un défi qui connaît une difficulté imprévue : passer outre des experts bavards, donneurs de conseils, plus perturbateurs que constructifs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83735231-59887836.jpg?v=1729854277" alt=""Caverne" Des fresques rupestres, miroirs paléolithiques et originels de nos histoires relationnelles contemporaines" title=""Caverne" Des fresques rupestres, miroirs paléolithiques et originels de nos histoires relationnelles contemporaines" />
     </div>
     <div>
      Enfin, la séquence des &quot;bisons adossés&quot; met en scène une dispute entre un frère et une sœur que tout oppose. Elle, s'estimant spéléologue amatrice, à l'inverse de son frère, archéologue reconnu, à la notoriété avérée, tous deux se retrouvent coincés dans une grotte inconnue, se chicanent, puis finissent par se réconcilier autour de la découverte d’une gravure préhistorique.       <br />
              <br />
       À noter l'un des personnages, Martin, ayant l'allure d'un homme venu tout droit du Paléolithique Supérieur, mais parlant de manière contemporaine (pouvant faire penser à &quot;Silex and the City&quot;, la bande dessinée créée par Jul). Celui-ci joue avec les idées préconçues sur la préhistoire, égratigne les clichés, intervenant en cassant le déroulement de la pièce à plusieurs reprises. Il fait les liaisons entre les séquences, allant jusqu'à signaler la fin d'un sketch, apportant du coup un certain rythme au texte.       <br />
              <br />
       Si cela nous a semblé manquer d'un fil conducteur, avec cette impression que rien n'est vraiment défini, force est de reconnaître que l'onirisme qui émerge, petit à petit, de la pièce donne au spectacle une dimension originale, créant ce lien particulier entre les origines de l'humanité, sa manière de vouloir laisser une trace et celle d'aujourd'hui perpétrant ce désir de récit, de narration, faisant de l'Homo Sapiens un Homo Narrans. Enfin, une distribution réussie, avec une interprétation juste et talentueuse de chaque comédienne et comédien, permet d'accrocher son attention aux thématiques abordées.       <br />
       <b>◙ Dominique Debeauvais</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Caverne"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83735231-59908894.jpg?v=1730045872" alt=""Caverne" Des fresques rupestres, miroirs paléolithiques et originels de nos histoires relationnelles contemporaines" title=""Caverne" Des fresques rupestres, miroirs paléolithiques et originels de nos histoires relationnelles contemporaines" />
     </div>
     <div>
      Un spectacle conçu par le Collectif OS’O.       <br />
       Dramaturgie et écriture : Olivia Barron, Vincent Toujas et Tom Linton.       <br />
       Assistante mise en scène (en juin 2024) : Marie Tison.       <br />
       Avec : Elsa Bosc, Roxane Brumachon, Bess Davies, Mathieu Ehrhard, Baptiste Girard, Shanee Krön et Tom Linton.       <br />
       Scénographie : Hélène Jourdan.       <br />
       Assistante scénographie et costumes (en septembre 2024) : Salomé Vandendriessche.       <br />
       Lumières : Jérémie Papin.       <br />
       Costumes : Aude Desigaux.       <br />
       Création sonore et musique : Martin Hennart.       <br />
       Maquillages : Carole Anquetil.       <br />
       Régie générale et son : Benoit Lepage.       <br />
       Régie lumière : Véronique Bridier.       <br />
       Sculpture et décoration : Charlotte Wallet, Marie Maresca et Lisa Porteix.       <br />
       Construction lit : Loïc Ferrié et Benoit Lepage.       <br />
       Production : Coralie Harnois et Fabienne Signat.       <br />
       Production déléguée : Collectif OS’O.       <br />
       Spectacle conseillé à partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 2 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83735231-59908902.jpg?v=1730045912" alt=""Caverne" Des fresques rupestres, miroirs paléolithiques et originels de nos histoires relationnelles contemporaines" title=""Caverne" Des fresques rupestres, miroirs paléolithiques et originels de nos histoires relationnelles contemporaines" />
     </div>
     <div>
      A été créé les 2 et 3 octobre 2024 à La Passerelle - Scène Nationale de Saint-Brieuc (22).       <br />
       <a class="link" href="https://www.lapasserelle.info/" target="_blank">&gt;&gt; lapasserelle.info</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       8 au 11 octobre 2024 : Le F.A.B., Blanquefort (33).        <br />
       <span class="fluo_jaune">16 et 17 octobre 2024 :</span> Théâtre de l’Union à Limoges (87).        <br />
       <span class="fluo_jaune">22 novembre 2024 :</span> Centre Simone Signoret, Canéjan (33).       <br />
       3 et 4 février 2025 : L'Odyssée, Périgueux (24).        <br />
       6 février 2025 : Centre Culturel, Sarlat (24).       <br />
       11 février 2025 : Théâtre Ducourneau, Agen (47).       <br />
       13 février 2025 : Théâtre Le Liburnia, Libourne (33).       <br />
       18 février 2025 : Champ de Foire, Saint-André-de-Cubzac (33).       <br />
       21 février 2025 : M270, Floirac (33).       <br />
       31 mars et 1er avril 2025 : Théâtre du Champ au Roy, Guingamp (22).       <br />
       3 et 4 avril ou 24 et 25 septembre 2025 : Méta, Poitiers (86).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Caverne-Des-fresques-rupestres-miroirs-paleolithiques-et-originels-de-nos-histoires-relationnelles-contemporaines_a4068.html</link>
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   <title>•Off 2024• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme</title>
   <pubDate>Sun, 07 Jul 2024 09:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Charles, confiné volontaire depuis bien avant la pandémie, profite de l'incursion du public dans sa grotte pour s'improviser conteur. Il commence alors à retracer son tumultueux parcours de vie qui l'a poussé à fuir les autres et à se fuir lui-même, dans une vaine tentative pour échapper à la violence de la société.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      Mais entre désespoirs et lueurs d'optimisme, c'est surtout l'espèce humaine que l'ermite tente de dépeindre : celle qui est cruelle, celle qui est perdue, celle qui est belle, celle qui pourrait se retrouver. Celle qui serait peut-être bien de laisser derrière la frénésie du monde pour aller élever des chèvres en Corrèze.       <br />
              <br />
       Dimitri Lepage est un auteur et comédien de 29 ans originaire de la province de Liège et est issu de la troisième promotion du Cours Florent Bruxelles. Très intéressé par le monde de l'image, du cinéma et par le travail de la voix, il joue dans de nombreux courts-métrages et aussi dans une série, &quot;Moloch&quot; (2020), diffusée sur Arte.       <br />
              <br />
       Mais c'est surtout sa passion pour l'écriture qui lui réclame beaucoup d'énergie et à laquelle il consacre beaucoup de son temps en tant que comédien, mais surtout auteur, scénariste, relecteur, conseil et aide à la dramaturgie. En 2021, il fonde avec deux autres auteurs et comédiens l'Asbl &quot;Les Chevals de Troie&quot;. C'est en 2022 que son premier spectacle, à la fois en tant qu'auteur et comédien seul en scène, voit le jour : &quot;Des Chèvres en Corrèze&quot;.       <br />
              <br />
       Et en Corrèze, nous y sommes dans ce spectacle ! Projetés dès les premiers instants dans une grotte verdoyante, c'est une immense confession intimiste qui nous est ensuite livrée. Certes, pas de divan ni de cabinet de psy mais, sur le plateau, un fauteuil d'époque sur lequel de la mousse a poussé, symbole d'une civilisation déplacée ou totalement obsolète. Quelques bûches et troncs d'arbres aussi et de nombreux cadavres de bouteilles d'alcool… Ça fait désordre dans cette nature, non ? Mais où sont les chèvres ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81409424-58642019.jpg?v=1689090267" alt="•Off 2024• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" title="•Off 2024• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" />
     </div>
     <div>
      Puis une voix surgit dont on ne sait où, grave et posée, qui emporte très vite le public, jusqu'au moment où le comédien apparaît, l'embarquant comme par magie dans un bien joli flot d'images fortes et évocatrices : <span style="font-style:italic">&quot;Puisque nous sommes tous ensemble, puisque vous êtes avec moi, je vais vous raconter une histoire. Mais pour ça, on doit essayer de se faire confiance. On va se promettre que personne ne va casser la gueule à personne ni dire des conneries (…) . Comme ça, si tout le monde promet, on pourra se sentir un peu plus en sécurité ! L'impression d'être en sécurité. Mais on se fiche de savoir si c'est vrai ou pas, on se fiche du fait qu'une promesse n'engage jamais personne réellement. De toute manière, il paraît qu'aujourd'hui, c'est aussi important que la vérité. L'impression que les gens ont !&quot;</span> (extrait de la pièce).       <br />
              <br />
       Au fil des mots et du jeu magistralement maîtrisés par le comédien, les chèvres n'apparaissent pourtant toujours pas, mais c'est une brebis égarée que nous découvrons qui témoigne de son grand désarroi généré par un monde qui va mal : crises financières, attentats, confinements, pandémies, inondations, incendies, guerres. Sans compter la culture qui ne va pas bien mieux. <span style="font-style:italic">&quot;Même si tu choisis de manger bio, les nappes phréatiques sont, de toute façon, saturées de glyphosate&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Dimitri Lepage interprète à merveille cet homme en souffrance qui fait entrer à grandes enjambées le spectateur dans son univers intérieur et, comme une sorte de miroir, nous retrouvons dans sa logorrhée virevoltante, non dénuée d'un certain humour, un peu de nous-mêmes à plusieurs reprises. Dans sa grotte, il hurle à pleins poumons et à pleine gorge ce que beaucoup d'entre nous ressentent, mais c'est pourtant à un moment de grande poésie théâtrale que nous assistons !       <br />
              <br />
       C'est sans doute là l'immense magie du théâtre et de ses pouvoirs, surtout quand ce dernier est éprouvé et transmis avec autant de force émotionnelle. Charles s'essouffle face aux dégâts de la société et reste finalement ce petit garçon solitaire qui soulève une grosse pierre sous laquelle il découvre des tas d'insectes grouillants qui le répugnent. Le petit garçon est devenu un homme, mais il est resté fragile, très fragile.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81409424-58642020.jpg?v=1720340343" alt="•Off 2024• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" title="•Off 2024• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" />
     </div>
     <div>
      Le conte triste et hautement philosophique que Charles (Dimitri) nous raconte ici, c'est le nôtre, empreint d'une grande humanité et d'un humanisme à la fois inquiétant et optimiste. Paradoxe s'il en est, mais n'est-ce pas là le propre de l'Homme ! Coincé dans des crises d'angoisse qui passent aux yeux des autres pour de la paresse, Charles est la désespérance incarnée et, semblable à un Rabelais, il nous livre sa vision bien sombre de l'humanité et indirectement de la modernité qui n'a pas tenu ses promesses en tant qu'émancipation sociale. Certes, il y a eu les progrès infinis de la science et de la technique.       <br />
              <br />
       Mais l'homme ? Charles, encore une fois, est celui qui hurle qu'il serait bon de restaurer l'Homme dans sa dignité, de repenser l'action et surtout ses représentations intrinsèques et de respecter un tant soit peu les aspirations spirituelles de chacun et chacune.       <br />
              <br />
       Ici, à Avignon, Dimitri Lepage est à sa manière le &quot;Alain Bauer&quot; belge, mais lui, il écrit librement et magnifiquement sur des choses sérieuses et transmet avec brio, tel un conteur des temps modernes, les tourments d'un monde qui vacille.       <br />
              <br />
       C'est un conteur un peu griot, un peu aède qui, de toute évidence,  n'a pas traversé qu'un long fleuve tranquille malgré son jeune âge. Tant mieux, pourrait-on dire, parce qu'il a puisé dans ce dernier la substantifique moelle pour un très très grand moment de théâtre.       <br />
              <br />
       Puisse ce comédien hors pair trouver sous le soleil accablant d'Avignon quelques lueurs d'espoir et admettre quand même que l'humanisme est bien au-delà de toutes les autres valeurs. Dans sa grotte, il cherche désespérément le dernier endroit où ce dernier est encore vivant et derrière une vision bien pessimiste en chante pourtant le los.       <br />
              <br />
       Foi en l'humanisme ! Foi dans le théâtre et ses pouvoirs démesurés ! Il y a tout ça dans ce spectacle remarquable à plusieurs niveaux. Devant l'Episcène où il se produit tous les jours, &quot;Dimitri Charles&quot; (ou peut-être Charles Dimitri), mais, après tout, on s'en fiche, nous confie que son texte est deux fois plus long, mais que pour le plus grand festival de théâtre du monde, il a fallu faire des choix…       <br />
              <br />
       Certes, choisir, c'est renoncer ! Nous aurions pourtant tellement aimé en entendre davantage et nous glisser encore un peu plus longtemps dans sa grotte et y rester longtemps, longtemps…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Des chèvres en Corrèze"</b></div>
     <div>
      Seul en scène entre conte et théâtre.       <br />
       Texte : Dimitri Lepage.       <br />
       Mise en scène : Jérôme Jacob-Paquay.       <br />
       Avec : Dimitri Lepage.       <br />
       Décor et costumes : Anne-Frédérique Bailly       <br />
       Par la Compagnie Les Chevals de Troie.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 juin au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 30. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre Episcène, 5, rue Ninon Vallin, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 01 90 54.       <br />
       <a class="link" href="https://www.episcene.be/" target="_blank">&gt;&gt; episcene.be</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81409424-58642020.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Des-chevres-en-Correze-Un-seul-en-scene-belge-epoustouflant-entre-desespoir-et-optimisme_a3990.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-73995081</guid>
   <title>•Off 2023• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme</title>
   <pubDate>Tue, 11 Jul 2023 17:20:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2023]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Charles, confiné volontaire depuis bien avant la pandémie, profite de l'incursion du public dans sa grotte pour s'improviser conteur. Il commence alors à retracer son tumultueux parcours de vie qui l'a poussé à fuir les autres et à se fuir lui-même, dans une vaine tentative pour échapper à la violence de la société.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73995081-51465752.jpg?v=1689090208" alt="•Off 2023• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" title="•Off 2023• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" />
     </div>
     <div>
      Mais entre désespoirs et lueurs d'optimisme, c'est surtout l'espèce humaine que l'ermite tente de dépeindre : celle qui est cruelle, celle qui est perdue, celle qui est belle, celle qui pourrait se retrouver. Celle qui serait peut-être bien de laisser derrière la frénésie du monde pour aller élever des chèvres en Corrèze.       <br />
              <br />
       Dimitri Lepage est un auteur et comédien de 29 ans originaire de la province de Liège et est issu de la troisième promotion du Cours Florent Bruxelles. Très intéressé par le monde de l'image, du cinéma et par le travail de la voix, il joue dans de nombreux courts-métrages et aussi dans une série, &quot;Moloch&quot; (2020), diffusée sur Arte.       <br />
              <br />
       Mais c'est surtout sa passion pour l'écriture qui lui réclame beaucoup d'énergie et à laquelle il consacre beaucoup de son temps en tant que comédien, mais surtout auteur, scénariste, relecteur, conseil et aide à la dramaturgie. En 2021, il fonde avec deux autres auteurs et comédiens l'Asbl &quot;Les Chevals de Troie&quot;. C'est en 2022 que son premier spectacle, à la fois en tant qu'auteur et comédien seul en scène, voit le jour : &quot;Des Chèvres en Corrèze&quot;.       <br />
              <br />
       Et en Corrèze, nous y sommes dans ce spectacle ! Projetés dès les premiers instants dans une grotte verdoyante, c'est une immense confession intimiste qui nous est ensuite livrée. Certes, pas de divan ni de cabinet de psy mais, sur le plateau, un fauteuil d'époque sur lequel de la mousse a poussé, symbole d'une civilisation déplacée ou totalement obsolète. Quelques bûches et troncs d'arbres aussi et de nombreux cadavres de bouteilles d'alcool… Ça fait désordre dans cette nature, non ? Mais où sont les chèvres ?
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73995081-51465768.jpg?v=1689090267" alt="•Off 2023• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" title="•Off 2023• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" />
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      Puis une voix surgit dont on ne sait où, grave et posée, qui emporte très vite le public, jusqu'au moment où le comédien apparaît, l'embarquant comme par magie dans un bien joli flot d'images fortes et évocatrices : <span style="font-style:italic">&quot;Puisque nous sommes tous ensemble, puisque vous êtes avec moi, je vais vous raconter une histoire. Mais pour ça, on doit essayer de se faire confiance. On va se promettre que personne ne va casser la gueule à personne ni dire des conneries (…) . Comme ça, si tout le monde promet, on pourra se sentir un peu plus en sécurité ! L'impression d'être en sécurité. Mais on se fiche de savoir si c'est vrai ou pas, on se fiche du fait qu'une promesse n'engage jamais personne réellement. De toute manière, il paraît qu'aujourd'hui, c'est aussi important que la vérité. L'impression que les gens ont !&quot;</span> (extrait de la pièce).       <br />
              <br />
       Au fil des mots et du jeu magistralement maîtrisés par le comédien, les chèvres n'apparaissent pourtant toujours pas, mais c'est une brebis égarée que nous découvrons qui témoigne de son grand désarroi généré par un monde qui va mal : crises financières, attentats, confinements, pandémies, inondations, incendies, guerres. Sans compter la culture qui ne va pas bien mieux. <span style="font-style:italic">&quot;Même si tu choisis de manger bio, les nappes phréatiques sont, de toute façon, saturées de glyphosate&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Dimitri Lepage interprète à merveille cet homme en souffrance qui fait entrer à grandes enjambées le spectateur dans son univers intérieur et, comme une sorte de miroir, nous retrouvons dans sa logorrhée virevoltante, non dénuée d'un certain humour, un peu de nous-mêmes à plusieurs reprises. Dans sa grotte, il hurle à pleins poumons et à pleine gorge ce que beaucoup d'entre nous ressentent, mais c'est pourtant à un moment de grande poésie théâtrale que nous assistons !       <br />
              <br />
       C'est sans doute là l'immense magie du théâtre et de ses pouvoirs, surtout quand ce dernier est éprouvé et transmis avec autant de force émotionnelle. Charles s'essouffle face aux dégâts de la société et reste finalement ce petit garçon solitaire qui soulève une grosse pierre sous laquelle il découvre des tas d'insectes grouillants qui le répugnent. Le petit garçon est devenu un homme, mais il est resté fragile, très fragile.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73995081-51465775.jpg?v=1689090297" alt="•Off 2023• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" title="•Off 2023• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" />
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      Le conte triste et hautement philosophique que Charles (Dimitri) nous raconte ici, c'est le nôtre, empreint d'une grande humanité et d'un humanisme à la fois inquiétant et optimiste. Paradoxe s'il en est, mais n'est-ce pas là le propre de l'Homme ! Coincé dans des crises d'angoisse qui passent aux yeux des autres pour de la paresse, Charles est la désespérance incarnée et, semblable à un Rabelais, il nous livre sa vision bien sombre de l'humanité et indirectement de la modernité qui n'a pas tenu ses promesses en tant qu'émancipation sociale. Certes, il y a eu les progrès infinis de la science et de la technique.       <br />
              <br />
       Mais l'homme ? Charles, encore une fois, est celui qui hurle qu'il serait bon de restaurer l'Homme dans sa dignité, de repenser l'action et surtout ses représentations intrinsèques et de respecter un tant soit peu les aspirations spirituelles de chacun et chacune.       <br />
              <br />
       Ici, à Avignon, Dimitri Lepage est à sa manière le &quot;Alain Bauer&quot; belge, mais lui, il écrit librement et magnifiquement sur des choses sérieuses et transmet avec brio, tel un conteur des temps modernes, les tourments d'un monde qui vacille.       <br />
              <br />
       C'est un conteur un peu griot, un peu aède qui, de toute évidence,  n'a pas traversé qu'un long fleuve tranquille malgré son jeune âge. Tant mieux, pourrait-on dire, parce qu'il a puisé dans ce dernier la substantifique moelle pour un très très grand moment de théâtre.       <br />
              <br />
       Puisse ce comédien hors pair trouver sous le soleil accablant d'Avignon quelques lueurs d'espoir et admettre quand même que l'humanisme est bien au-delà de toutes les autres valeurs. Dans sa grotte, il cherche désespérément le dernier endroit où ce dernier est encore vivant et derrière une vision bien pessimiste en chante pourtant le los.       <br />
              <br />
       Foi en l'humanisme ! Foi dans le théâtre et ses pouvoirs démesurés ! Il y a tout ça dans ce spectacle remarquable à plusieurs niveaux. Devant l'Episcène où il se produit tous les jours, &quot;Dimitri Charles&quot; (ou peut-être Charles Dimitri), mais, après tout, on s'en fiche, nous confie que son texte est deux fois plus long, mais que pour le plus grand festival de théâtre du monde, il a fallu faire des choix…       <br />
              <br />
       Certes, choisir, c'est renoncer ! Nous aurions pourtant tellement aimé en entendre davantage et nous glisser encore un peu plus longtemps dans sa grotte et y rester longtemps, longtemps…
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     <div><b>"Des chèvres en Corrèze"</b></div>
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      Seul en scène entre conte et théâtre.       <br />
       Texte : Dimitri Lepage.       <br />
       Mise en scène : Jérôme Jacob-Paquay.       <br />
       Avec : Dimitri Lepage.       <br />
       Décor et costumes : Anne-Frédérique Bailly       <br />
       Par la Compagnie Les Chevals de Troie.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
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       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 29 Juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 10h. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre Episcène, 5, rue Ninon Vallin, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 01 90 54.       <br />
       <a class="link" href="https://www.episcene.be/festival/festival-off/" target="_blank">&gt;&gt; episcene.be</a>
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     <br style="clear:both;"/>
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   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/73995081-51465752.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Des-chevres-en-Correze-Un-seul-en-scene-belge-epoustouflant-entre-desespoir-et-optimisme_a3662.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Die Odyssee (L'Odyssée)" Schauspielhaus de Vienne… La grotte comme lieu d'expérimentation d'un "théâtre sans spectateurs"</title>
   <pubDate>Mon, 18 Jul 2022 15:24:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Vinda Miguna</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jakob Engel et Jan Philipp Stange envisagent l'histoire non racontée dans l'épopée et conçoivent leur propre "Odyssée" avec la traduction anglaise d'Emily Wilson (2017) en filigrane. La grotte, lieu mythique par excellence, est confrontée à la banalité prétendue du jeu scénique en guise d'expérimentation d'un "théâtre sans spectateurs".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66127312-47043524.jpg?v=1658152014" alt=""Die Odyssee (L'Odyssée)" Schauspielhaus de Vienne… La grotte comme lieu d'expérimentation d'un "théâtre sans spectateurs"" title=""Die Odyssee (L'Odyssée)" Schauspielhaus de Vienne… La grotte comme lieu d'expérimentation d'un "théâtre sans spectateurs"" />
     </div>
     <div>
      Jakob Engel et Jan Philipp Stange ont consulté l'Association régionale de spéléologie de Vienne et de la Basse-Autriche et Michael Nagl, cinématographe spécialisé dans la recherche des grottes pour les décors de &quot;L'Odyssée&quot;. Le réalisme de la scène transformée en une grotte, avec un éclairage réaliste et tamisé d'Oliver Mathias Kratochwill et Christoph Pichler, évoque la sensation d'une descente aux enfers en entrant dans la salle de spectacle souterraine de la Schauspielhaus de Vienne. Judith Altmeyer, habillée en cafard géant, entre en scène en rampant, ses gémissements se brisent en échos. Les effets sonores de Benjamin Bauer, qui captent bien la profondeur sonore des échos et des gouttes d'eau dans une grotte, renforcent la disposition scénique adaptée pour une épopée…       <br />
              <br />
       Mais c'est trompeur! Le topos de la grotte comme lieu mythique est brisé lorsque le cafard interpelle les spectateurs… avec <span style="font-style:italic">&quot;Voyez-vous, j'ai une grosse pression ce soir. Je ressens tous vos yeux sur moi&quot;</span>, pour introduire une réflexion sur la nature du théâtre fait pour plaire aux spectateurs qui jugent lorsqu'ils ne sont pas contents. <span style="font-style:italic">&quot;C'est toujours vous qui me jugez. Vous me dites que le spectateur est moyen, mauvais… Mais envisagez-vous, si moi aussi, je suis mécontente puisque j'ai des spectateurs moyens !&quot;</span> Les lignes qui suivent couvrent des choses quotidiennes de son parcours professionnel, jusqu'aux détails aléatoires sans finalité qui ne font qu'humaniser le &quot;monstre&quot; de la grotte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66127312-47043598.jpg?v=1658152094" alt=""Die Odyssee (L'Odyssée)" Schauspielhaus de Vienne… La grotte comme lieu d'expérimentation d'un "théâtre sans spectateurs"" title=""Die Odyssee (L'Odyssée)" Schauspielhaus de Vienne… La grotte comme lieu d'expérimentation d'un "théâtre sans spectateurs"" />
     </div>
     <div>
      Les monologues du cafard sont intercalés épisodiquement du chant velouté et ritualiste de Jacob Bussmann dont les paroles sont tirées des extraits choisis de la traduction anglaise de &quot;L'Odyssée&quot; d'Emily Wilson (2017), et par les scènes de l'exploration de la grotte par trois chercheurs (Simon Bauer, Sebastian Schindegger, Til Schindler). Comme les monologues, l'exploration se décompose vite en une série d'actions banales et de conversations inaudibles. Le contraste entre la gravité de l'ensemble scénique et le chant racontant Ulysse, les Cyclopes et la tristesse de Pénélope, d'une part, et, de l'autre, le cafard et les explorateurs qui font leurs propres affaires créent une impression de gonflement temporel qui pose un défi aux spectateurs pour rester intéressés.       <br />
              <br />
       Plusieurs partent, prouvant, selon l'observation du cafard au début, qu'il existe une règle implicite selon laquelle le théâtre est censé plaire au public (d'une autre perspective, cela fait même partie de l'expérimentation). Au fur et à mesure, ceux qui arrivent à dompter l'ennui parviennent à apprécier le spectacle comme étant en soi et pour soi dans le gonflement temporel qui incite une méditation collective.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66127312-47043606.jpg?v=1658152128" alt=""Die Odyssee (L'Odyssée)" Schauspielhaus de Vienne… La grotte comme lieu d'expérimentation d'un "théâtre sans spectateurs"" title=""Die Odyssee (L'Odyssée)" Schauspielhaus de Vienne… La grotte comme lieu d'expérimentation d'un "théâtre sans spectateurs"" />
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      Seule la fin ressemble à quelque chose d'une représentation conventionnelle : après une nuit d'ivresse, un petit tremblement de terre fait tomber quelques rochers dans la grotte qui tuent deux des trois chercheurs. Le dernier qui reste rencontre enfin le cafard, prend la main que lui offre la créature et ils partent tous deux dans les ténèbres. Cet acte réconciliateur signale qu'il est enfin temps de réfléchir sur le sous-titre du spectacle <span style="font-style:italic">&quot;À quoi ressemblerait le monde après la pandémie ?&quot;.</span> La fin suggère-t-elle que l'on devrait accepter la nouvelle réalité? Or, la réponse n'existe pas, puisque la pandémie n'est enfin qu'une partie de l'odyssée de la société vers un futur inconnu et indéterminé… qu'on devrait tout de même embrasser dans un acte de réconciliation.        <br />
              <br />
       <b>Vu le 8 juillet 2022 au Schauspielhaus Wien (Porzellangasse 19, Vienne, 9e district).</b>
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     <div><b>"Die Odyssee (L'Odyssée)"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66127312-47043610.jpg?v=1658152166" alt=""Die Odyssee (L'Odyssée)" Schauspielhaus de Vienne… La grotte comme lieu d'expérimentation d'un "théâtre sans spectateurs"" title=""Die Odyssee (L'Odyssée)" Schauspielhaus de Vienne… La grotte comme lieu d'expérimentation d'un "théâtre sans spectateurs"" />
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      Concept : Jakob Engel et Jan Philipp Stange.       <br />
       Texte : Judith Altmeyer, Jakob Engel et Jan Philipp Stange.       <br />
       Mise en scène : Jakob Engel et Jan Philipp Stange.       <br />
       Assistantes à la mise en scène : Johanna Mitulla et Anna Rumpler.       <br />
       Avec : Judith Altmeyer, Simon Bauer, Jacob Bussmann, Sebastian Schindegger, Til Schindler.       <br />
       Décors et costumes : Jakob Engel et Jan Philipp Stange.       <br />
       Musique : Jacob Bussmann.       <br />
       Technicien du son : Benjamin Bauer.       <br />
       Éclairage : Oliver Mathias Kratochwill et Christoph Pichler.       <br />
       Dramaturgie : Lucie Ortmann.        <br />
       Assistante pour l'équipement : Camilla Dina Smolders.       <br />
              <br />
       Spectacle en allemand.       <br />
       Il a été répresenté du 30 juin au 8 juillet 2022.       <br />
       Schauspielhaus Wien, Porzellangasse 19, Vienne, 9e district.       <br />
       Tél. : +43 1 317 01 01 18, du mardi au vendredi, de 16h à 18h.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.schauspielhaus.at/die_odyssee" target="_blank">&gt;&gt; schauspielhaus.at</a>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66127312-47043928.jpg?v=1658153183" alt=""Die Odyssee (L'Odyssée)" Schauspielhaus de Vienne… La grotte comme lieu d'expérimentation d'un "théâtre sans spectateurs"" title=""Die Odyssee (L'Odyssée)" Schauspielhaus de Vienne… La grotte comme lieu d'expérimentation d'un "théâtre sans spectateurs"" />
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     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/66127312-47043524.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Die-Odyssee-L-Odyssee-Schauspielhaus-de-Vienne-La-grotte-comme-lieu-d-experimentation-d-un-theatre-sans-spectateurs_a3354.html</link>
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