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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-16T00:14:49+02:00</dc:date>
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   <title>•Off 2021• Le cabaret des absents Pousser grand les portes d'un théâtre, lieu de tous les possibles…</title>
   <pubDate>Sun, 11 Jul 2021 19:06:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2021]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   François Cervantes, connu pour la passion qu'il voue aux vies minuscules, n'a de cesse d'explorer le monde océanique des vivants ordinaires. Après son poignant "Prison possession" et son non moins engagé "Le rouge éternel des coquelicots", il poursuit sa recherche du temps contemporain en l'orientant vers les exclus des lieux culturels. Ces existences grises que l'on ne remarque pas. Ou alors si peu. Ou alors si on en fait cas, c'est pour les moquer, voire les stigmatiser.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57638596-42671822.jpg?v=1626024428" alt="•Off 2021• Le cabaret des absents Pousser grand les portes d'un théâtre, lieu de tous les possibles…" title="•Off 2021• Le cabaret des absents Pousser grand les portes d'un théâtre, lieu de tous les possibles…" />
     </div>
     <div>
      Si, dans ses précédentes créations, l'auteur-metteur en scène partait de la réalité stricto sensu de la prison du Pontet et de celle des quartiers nord de Marseille pour la transfigurer en la donnant à voir poétiquement, là, c'est la réalité déjà romanesque du destin improbable du théâtre du Gymnase qui va offrir à la ligne dramatique son point d'ancrage. Dans sa soif de rendre visibles les gens de rien, de leur ouvrir grand les portes qu'ils n'osent eux-mêmes franchir - assignés qu'ils sont à une place sans autre horizon d'attente que leur quotidien - il convoque délibérément les ressources de la fiction pour libérer les possibles, coincés en eux.       <br />
              <br />
       Adoptant une position frontale, les porte-voix des sans voix, six acteurs en quête d'autres humains, racontent à la troisième personne des bribes d'existences. Leurs paroles, douces et mélodieuses, délivrent une galerie de portraits se mettant à exister dans notre imaginaire… Ce pilote de port qui ce soir dormira à Corfou. Cet homme qui attend son ami d'enfance, un danseur à plumes, lequel, aux effluves du café traditionnel - sa madeleine à lui - se retrouvera soudain à sept ans chez sa grand-mère. Ou encore, hors du temps présent, cet enfant qui attend son père, il lui a promis de l'emmener au théâtre le père, sauf que, l'enfant ne le sait pas encore, mais dès le lendemain il doit rentrer en Kabylie, sans lui…       <br />
              <br />
       Ces esquisses humaines après avoir été évoquées prennent corps. On retrouvera le danseur à plumes en chair et en os dans un numéro chorégraphié époustouflant. Une  créature toute de noir vêtue, démesurément grande, chantera, elle, en playback une chanson d'amour à tue-tête. Et toutes ces apparitions fabuleuses de se retrouver dans le lieu magique qu'est le théâtre pour l'animer de leurs rêves les plus fous. Le paradoxe - seulement apparent -, c'est que ce lieu libérateur de joie créatrice existe lui réellement…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57638596-42671840.jpg?v=1626024594" alt="•Off 2021• Le cabaret des absents Pousser grand les portes d'un théâtre, lieu de tous les possibles…" title="•Off 2021• Le cabaret des absents Pousser grand les portes d'un théâtre, lieu de tous les possibles…" />
     </div>
     <div>
      C'est l'histoire véridique du Théâtre du Gymnase à Marseille, sauvé dans les années quatre-vingt de sa destruction par un vieux milliardaire américain ayant été conçu grâce à l'existence de ces murs. Théâtre devenu depuis lieu d'accueil et de convivialité, &quot;le cabaret des absents&quot;. Comme quoi, les frontières entre réel et rêve sont fragiles, perméables, pour peu que l'on s'autorise à les subvertir.       <br />
              <br />
       Ainsi, du destin de l'enfant Tagada qui, pour avoir dégoté dans les malles du  grenier dudit théâtre une robe de soirée échancrée, se voit s'en revêtir  pour se livrer, outrageusement maquillé, à un numéro d'une sensualité à fleur de peau. Réalité et rêverie confondues sur la scène des représentations, on est pris dans un tourbillon &quot;merveilleux&quot; nous émancipant - comme les personnages - de la pesanteur terrestre. Même de sublimes clowns feront leur apparition, comme une effraction, ô combien salutaire, dans le monde des convenances figées.       <br />
              <br />
       Ces destinées humaines, semblant (ou pas) sortir d'un rêve éveillé - échos vivants du monde fabuleux d'Amélie Poulain - auxquelles nous nous attachons au-delà de toute raison, ont quelque chose à voir avec nos destinées… Afin de nous affranchir des assignations étroites nous contenant dans des rôles prescrits, nous sommes joyeusement invités à franchir le pas de tous les seuils que nous nous interdisons. Ces vies minuscules à résonance tragi-comique, doubles des êtres de papier en littérature, nous ont ce soir montré la voie en poussant grand les portes du théâtre leur permettant de naître à eux-mêmes.       <br />
              <br />
       <b>Vu au Théâtre Le 11, Salle 1, le mercredi 7 juillet 2021 à 22 h 30 (première).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le cabaret des absents"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57638596-42671847.jpg?v=1626024727" alt="•Off 2021• Le cabaret des absents Pousser grand les portes d'un théâtre, lieu de tous les possibles…" title="•Off 2021• Le cabaret des absents Pousser grand les portes d'un théâtre, lieu de tous les possibles…" />
     </div>
     <div>
      Création 2021.       <br />
       Texte et mise en scène : François Cervantes.       <br />
       Avec : Théo Chédeville, Louise Chevillotte, Emmanuel Dariès, Catherine Germain, Sipan Mouradian, Sélim Zahrani.       <br />
       Création son et régie générale : Xavier Brousse.       <br />
       Création lumière : Christian Pinaud.       <br />
       Régie lumière : Bertrand Mazoyer.       <br />
       Création costumes, masques et perruques : Virginie Breger.       <br />
       Construction : Cyril Moulinié.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2021•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 juillet 2021.</span>       <br />
       Tous les jours à 22 h 30, relâche les 12, 19 et 26 juillet.       <br />
       Théâtre Le 11, 11, boulevard Raspail, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 84 51 20 10.       <br />
       <a class="link" href="https://www.11avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; 11avignon.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée 2021/2022</b>       <br />
       23 au 30 septembre 2021 : Théâtre du Gymnase, Marseille (13).       <br />
       5 et 6 octobre 2021 : Le Domaine d'O, Montpellier (34).       <br />
       12 octobre 2021 : Le Cratère - Scène nationale, Alès (30).       <br />
       15 et 16 octobre 2021 : Le Liberté - Scène nationale, Toulon (83).       <br />
       13 janvier au 4 février 2022 : Friche La Belle de Mai, Marseille (13).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/57638596-42671822.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2021-Le-cabaret-des-absents-Pousser-grand-les-portes-d-un-theatre-lieu-de-tous-les-possibles_a3000.html</link>
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   <title>● Avignon Off 2021 ● Label illusion Par le collectif Label Brut</title>
   <pubDate>Tue, 15 Jun 2021 20:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Annonce</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[À l'affiche]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "L'utopie est une vague de renouvellement nécessaire qui porte en elle sa propre mort" Solenn Jarniou. Label illusion est un laboratoire de l'espoir. Comme le pain, l'espoir fait vivre… et pourrait même être le tremplin d'une révolution.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57118777-42376796.jpg?v=1623783038" alt="● Avignon Off 2021 ● Label illusion Par le collectif Label Brut" title="● Avignon Off 2021 ● Label illusion Par le collectif Label Brut" />
     </div>
     <div>
      Avec des objets et des mots, le collectif Label Brut expose comment les utopies se manifestent dans un monde désenchanté depuis la fin des années soixante jusqu'à aujourd'hui.       <br />
              <br />
       Sur les pas du pop art, Label Brut recycle et manipule les produits de la grande distribution et les objets de consommation de masse… pour créer des espaces disponibles à l'imagination.       <br />
              <br />
       Label illusion réunit pour la première fois les trois codirecteurs du collectif Label Brut, Laurent Fraunié, Harry Holtzman et Babette Masson au plateau, accompagnés de Solenn Jarniou à l'écriture textuelle.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle programmé dans le cadre de l'opération régionale Les Pays de la Loire en Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57118777-42376800.jpg?v=1623783117" alt="● Avignon Off 2021 ● Label illusion Par le collectif Label Brut" title="● Avignon Off 2021 ● Label illusion Par le collectif Label Brut" />
     </div>
     <div>
      Théâtre d'objets comestibles.       <br />
       Conception, écriture d'images, jeu : collectif Label Brut (Laurent Fraunié, Harry Holtzman, Babette Masson).       <br />
       Écriture textuelle : Solenn Jarniou.       <br />
       Regard extérieur, direction d'acteur : Jonathan Heckel.       <br />
       Création lumières : Sylvain Séchet.       <br />
       Son, recherche musicale : collectif Label Brut, Xavier Trouble.       <br />
       Régie : Mona Guillerot.       <br />
       Crédits visuels, photos : Didier Moreau, Sylvain Séchet, Xavier Trouble.       <br />
       Par le collectif Label Brut.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
       Tout public à partir de 15 ans.       <br />
              <br />
       <b>● Avignon Off 2021 ●</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 28 Juillet 2021.</span>       <br />
       Tous les jours à 17 h 30, relâche le lundi.       <br />
       Le Nouveau Grenier, 9, rue Notre-Dame des 7 douleurs, Avignon.        <br />
       Réservations : 04 28 70 05 10.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.labelbrut.fr/" target="_blank">&gt;&gt; labelbrut.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe src="https://player.vimeo.com/video/379999808" width="640" height="360" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
<p><a href="https://vimeo.com/379999808">Label illusion - Teaser - Collectif Label Brut</a> from <a href="https://vimeo.com/labelbrut">LABEL BRUT</a> on <a href="https://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/57118777-42376796.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/●-Avignon-Off-2021-●-Label-illusion-Par-le-collectif-Label-Brut_a2963.html</link>
  </item>

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   <title>"L'enfant cachée dans l'encrier"… Une forme d'enfance perpétuelle… et le drame de la vie sous-jacent</title>
   <pubDate>Wed, 31 May 2017 08:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Pitchouns]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Joël Jouanneau est un familier de Thomas Bernhard, de Samuel Beckett et de William Shakespeare. Il écrit patiemment et méthodiquement un répertoire pour la jeunesse. De fables, de contes mêlant gravité et cocasserie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14150824-20192043.jpg?v=1496211724" alt=""L'enfant cachée dans l'encrier"… Une forme d'enfance perpétuelle… et le drame de la vie sous-jacent" title=""L'enfant cachée dans l'encrier"… Une forme d'enfance perpétuelle… et le drame de la vie sous-jacent" />
     </div>
     <div>
      Le récit de &quot;L'enfant cachée dans l'encrier&quot; (qu'il met en scène) décrit les vacances de l'enfant qu'il était dans le château du père. Du fond d'un grenier réapparaissent les traces de l'enfance, le cahier intime, qui laissent au moment de leur redécouverte transparaître l'empreinte sur l'homme devenu adulte.       <br />
              <br />
       Dans &quot;L'enfant cachée dans l'encrier&quot;, il y a la sœur perdue dans l'encrier, le père grand amiral, les récits d'aventures et de marins, les récits de métamorphose. Il est question de la solitude qui gagne, de l'ennui qui se diffuse et ne doit pas nuire (pas <span style="font-style:italic">ennuire</span>). Qui trouve sa diversion (son divertissement) dans l'imaginaire et l'écriture.       <br />
              <br />
       L'incertitude syntaxique taraude tout le texte. Toute action est exprimée par l'infinitif du verbe. L'intention y est ainsi dans sa toute puissance. D'une certaine façon portée avec aussi puissance et finesse par le comédien Dominique Richard, tous les temps de la représentation se trouvent contaminés par cet infinitif omniprésent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14150824-20192052.jpg?v=1496211819" alt=""L'enfant cachée dans l'encrier"… Une forme d'enfance perpétuelle… et le drame de la vie sous-jacent" title=""L'enfant cachée dans l'encrier"… Une forme d'enfance perpétuelle… et le drame de la vie sous-jacent" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle conduit ainsi un mode qui participe du passé, vit un présent indéfini et dénote une manière de doute lié à l'absence, comme à la présence. Posant ainsi une forme d'enfance perpétuelle et le drame de la vie sous-jacent.       <br />
              <br />
       La mise en scène, rigoureuse, exploite de manière minimaliste les codes du théâtre. Plancher comme un radeau, objets épars, ancre tombant des cintres se balançant. Le comédien, liseur, conteur, fabulateur, acteur remplit l'espace et le temps d'imaginaire. Le public applaudit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'enfant cachée dans l'encrier"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14150824-20192054.jpg?v=1496211850" alt=""L'enfant cachée dans l'encrier"… Une forme d'enfance perpétuelle… et le drame de la vie sous-jacent" title=""L'enfant cachée dans l'encrier"… Une forme d'enfance perpétuelle… et le drame de la vie sous-jacent" />
     </div>
     <div>
      Texte : Joël Jouanneau.       <br />
       Mise en scène : Joël Jouanneau.       <br />
       Avec : Dominique Richard.       <br />
       Scénographie &amp; costumes : Vincent Debats.       <br />
       Lumières : Thomas Cottereau.       <br />
       Son : Samuel Favart.       <br />
       Collectif Râ, Théâtre en chemin.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 mai au 2 juin 2017.</span>       <br />
       Lundi à 14 h 30 et 19 h 30, mardi à 10 h et 15 h 15, mercredi à 15 h, jeudi à 10 h et 14 h 30, vendredi à 15 h 15 et 19 h 30.       <br />
       Théâtre des Abbesses, Paris 18e, 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaville-paris.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/14150824-20192043.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/L-enfant-cachee-dans-l-encrier-Une-forme-d-enfance-perpetuelle-et-le-drame-de-la-vie-sous-jacent_a1817.html</link>
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   <title>Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin</title>
   <pubDate>Fri, 16 Dec 2016 12:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une forme de récidive, car coutumier du fait, la Cie Le Grenier de Babouchka représente un classique en Alexandrin, le bien nommé "Cid", au Théâtre le Ranelagh dans une mise en scène de Jean-Philippe Daguerre et dans une manière de troupe devenue rare dans le privé avec une dizaine de comédiens et deux musiciens sur scène. Et, chose plaisante, la réussite est au rendez-vous.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10794352-17826563.jpg?v=1481887887" alt="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" title="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" />
     </div>
     <div>
      Depuis quelques années, Jean-Philippe Daguerre et sa compagnie décortiquent avec talent et enthousiasme, mais sans brusquerie aucune, les grands classiques (en alexandrin ou pas) du répertoire français. Les récents succès de &quot;Cyrano de Bergerac&quot; (toujours à l'affiche du même Ranelagh) et du &quot;Bourgeois gentilhomme&quot; (au Théâtre Michel, lieu de résidence de la compagnie) ont mis en évidence cette capacité particulière qu'ils ont à donner à ces pièces une cure de jouvence sans en dénaturer le texte et son écriture codifiée, et sans en déplacer l'intrigue dans des temps plus contemporains.       <br />
              <br />
       Dans le cas où vos souvenirs estudiantins vous feraient défaut, en voici brièvement l'intrigue. Chimène et Rodrigue s'aiment d'un amour fougueux aux accents sévillans. Mais quelques circonstances taquines, du genre &quot;empêcheuses de tourner en rond&quot;, vont quelque peu diviser leurs familles respectives. Fort heureusement, s'agissant d'une tragi-comédie et l'happy end ayant déjà été inventé, nos amoureux pourront au final de l'acte V convolé en justes noces.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10794352-17826568.jpg?v=1481887912" alt="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" title="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" />
     </div>
     <div>
      L'affaire pourrait sembler banale et d'une dramaturgie somme toute traditionnelle. Mais c'est là qu'intervient tout le talent de Jean-Philippe Daguerre et la concrétisation de son amour pour les vers en Alexandrin. Avec la ferveur ludique du compétiteur face à l'adversité, il fait de l'exercice un jeu et communique à ses comédiens la passion de cette musicalité si particulière de la versification.       <br />
              <br />
       La fougue est là, le verbe fuse et le phrasé est virtuose, enlevé et rythmé. Dans une diction flirtant avec l'excellence, même dans l'élocution chaotique du roi, à la tentative burlesque réussie, les tirades et dialogues en vers sont une réelle et douce friandise pour l'oreille. Douceurs associées, les mélodies hispanisantes de Petr Ruzicka accompagnent, dans leurs émotions les plus intimes comme dans leurs plus extravagants ou colériques discours et assauts, les protagonistes. Celles-ci sont exécutées sur scène par le compositeur lui-même au violon et Antonio Matias à la guitare.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10794352-17826574.jpg?v=1481887968" alt="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" title="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" />
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      Tout cela est complété, pour la gourmandise de l’œil, par de magnifiques échanges à l'épée chorégraphiés (par Christophe Mie, ex-membre de l'équipe de France) comme des envolées lyriques, des ballets langoureux à l'érotisme suggérée… espérée par nos deux héros. Tout prend à ce moment précis une dimension aérienne, légère et gracile, en opposition aux duels à la violence sportive mais tout aussi bien composés, dans une aisance inattendue et spectaculaire.       <br />
              <br />
       L'art de donner un souffle nouveau à un classique est de ceux difficiles qui exigent une aptitude particulière à la relecture imaginative, tout en étant doté d'une volonté de compréhension du texte, respectueuse mais impertinente, et de la faculté à la créativité un brin insolente.  C'est ce vent frais et revigorant qu'insuffle Jean-Philippe Daguerre en mettant en scène &quot;Le Cid&quot;. Au final, un cocktail jouissif et lumineux composé de joyeuse folie associée à une vivacité pleine de fraîcheur, initié par une distribution de très grande qualité offrant leur impétuosité dans un bonheur théâtral communicatif. Prescription conseillée à l'adolescence, à consommer sans modération !
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     <div><b>"Le Cid"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10794352-17826577.jpg?v=1481888004" alt="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" title="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" />
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      Texte : Pierre Corneille.       <br />
       Mise en scène : Jean-Philippe Daguerre.       <br />
       Assistant mise en scène : Nicolas Le Guyader.       <br />
       Avec : Manon Gilbert, Kamel Isker ou Thibault Pinson, Charlotte Matzneff ou Flore Vannier-Moreau, Alexandre Bonstein ou Didier Lafaye, Stéphane Dauch, Edouard Rouland ou Johann Dionnet, Christophe Mie, Sophie Raynaud, Yves Roux, Mona Thanaël ou Maïlis Jeunesse.       <br />
       Musiciens : Petr Ruzicka et Antonio Matias.       <br />
       Musique original : Petr Ruzicka.       <br />
       Combats : Christophe Mie.       <br />
       Costumes : Virginie Houdinière.       <br />
       Décors : Frank Viscardi.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
       Cie Le Grenier de Babouchka.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 15 janvier 2017.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 45, samedi à 15 h et dimanche à 17 h.       <br />
       Supplémentaire le lundi 9 janvier à 2 0h. Relâche : 24 et 25 décembre, 1er janvier.       <br />
       Théâtre le Ranelagh, Paris 16e,  01 42 88 64 44.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-ranelagh.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-ranelagh.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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