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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>"Bourlinguer"... Jean-Quentin Châtelain, debout, immobile, transmute un éternel retour douloureux en poésie pure</title>
   <pubDate>Mon, 11 May 2015 06:43:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'homme est debout comme fonte en fusion. Jean-Quentin Châtelain, les pieds plantés en terre, la tête dans les étoiles, contemple Naples, cette baie de carte de postale avec son volcan immobile et son pin maritime qui veille sur le tombeau de Virgile*...     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7772723-12040275.jpg?v=1431255214" alt=""Bourlinguer"... Jean-Quentin Châtelain, debout, immobile, transmute un éternel retour douloureux en poésie pure" title=""Bourlinguer"... Jean-Quentin Châtelain, debout, immobile, transmute un éternel retour douloureux en poésie pure" />
     </div>
     <div>
      Il est Blaise Cendrars qui raconte le début de son histoire, celle de sa petite enfance d'où tout commence, d'où tout part. Où il revient à vingt ans, blessé, pour avoir fait la contrebande de perles. Cachées dans une canne flexible décorée de roses gravées. Une épine d'Ispahan. Une épine aussi dans le souvenir.       <br />
              <br />
       Car l'auteur est hanté par ce paysage. Naples fut bucolique alors qu'il ne le savait pas. Alors qu'un coup de feu d'un chasseur anonyme tua sous ses yeux Élena. Et que l'amour comme un brutal arrachement fut coupé à sa racine. Alors que lui était apportée, trop tard, la preuve de la naissance de l'amour partagé.        <br />
              <br />
       Épreuve d'une vie qui souffle l'impossible retour à un âge d'or. Du paysage qui accompagna Élena, l'auteur en connaît trop les dessous et les puanteurs. Ce retour à Naples est le point de cristallisation d'une crise qui ne pourra se résoudre qu'en une pérégrination ultérieure. Bourlinguer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Jean-Quentin Châtelain, immobile, semble ne se mouvoir que par le travail des mots. Le comédien se nourrit des mots. Incorpore ce qui grouille et résiste à son être. Jusqu'à l'émerveillement. Comme, au pied du Vésuve, le tracé d'une charrue fait jaillir les terres fertiles du <span style="font-style:italic">Vomara</span>. en évacuant des puanteurs de soufre. Comme une pointe d'épine de rose d'Ispahan, rose du poète, fait disparaître la douleur en perçant les bubons du passé.       <br />
              <br />
       Dans un fascinant phénomène d'amplification, comme une puissance tellurique, Jean Quentin Châtelain est debout et avec les moyens de la littérature et de la scène transmute un éternel retour douloureux en poésie pure.       <br />
              <br />
       Il est une sculpture de Rodin prête à accompagner celle de Virgile.       <br />
              <br />
       Le spectateur reste saisi. Avant d'applaudir à tout rompre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Virgile : Immense auteur latin qui écrivit sous Auguste, les &quot;Bucoliques&quot;, les &quot;Géorgiques&quot; et &quot;l'Énéide&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Bourlinguer"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7772723-12040290.jpg?v=1431255610" alt=""Bourlinguer"... Jean-Quentin Châtelain, debout, immobile, transmute un éternel retour douloureux en poésie pure" title=""Bourlinguer"... Jean-Quentin Châtelain, debout, immobile, transmute un éternel retour douloureux en poésie pure" />
     </div>
     <div>
      Texte : Blaise Cendrars.       <br />
       Adaptation &amp; mise en scène : Darius Peyamiras.       <br />
       Scénographie : Gilles Lambert.       <br />
       Jeu : Jean-Quentin Châtelain.       <br />
       Lumière : Jonas Bühler.       <br />
       Son : Michel Zürcher.       <br />
       Compagnie Argos* Théâtre.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du mercredi 6 mai au 31 mai 2015.</span>       <br />
       Mercredi, jeudi, vendredi et samedi à 20 h et dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre du Grand Parquet, Paris 18e, 01 40 05 01 50.       <br />
       <a class="link" href="http://www.legrandparquet.net/" target="_blank">&gt;&gt; legrandparquet.net</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7772723-12040275.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Les utopistes anonymes font briller, comme un lapidaire, le fait des pierres fines et rares</title>
   <pubDate>Mon, 20 Apr 2015 09:04:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Un rideau, trois caisses en bois. Une table. Une humble ampoule éclairée. Cela pourrait être un lieu de nulle part. Une utopie. Un lieu où, d'un commun et tacite accord, un musicien, une comédienne, un poète, réunis en un cercle des anonymes, parlent d'Utopies.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7698157-11907778.jpg?v=1429514904" alt="Les utopistes anonymes font briller, comme un lapidaire, le fait des pierres fines et rares" title="Les utopistes anonymes font briller, comme un lapidaire, le fait des pierres fines et rares" />
     </div>
     <div>
      Dans le cercle des utopistes anonymes ourdi par Jean-Louis Hourdin, ce lieu de nulle part voit se réaliser la proposition d'un hasard d'art.       <br />
              <br />
       Avec la maladresse de tout bon cercle des anonymes, dans la naïveté et la bonne volonté de ses trois membres, le cercle devient un lieu de lieux communs et de pensées avortées, de pensées profondes qui s'enlacent comme autant de perles. De ces idées, de ces désirs de futurs et d'émancipation toujours déçus qui n'en finissent pas de hanter les rêves de l'Occident depuis Thomas More et dont le public présent est invité à constater la viduité. Les propositions rationalistes ou hédonistes de grands auteurs ou d'inconnus de comptoirs sont conduites au néant.       <br />
              <br />
       Eugène (Durif) dans le rôle d'Eugène Durif est en posture du médiateur, attentif, faussement niais et gentil. L'homme est rond. Son spectacle est apparemment amorphe. L'homme sobrement moqueur s'appuie sur le rebond de la parole qui s'impose à des silences pesants en limite d'une possible gêne. Il se comporte en sumo de la littérature, en sumo érudit. Les trois comparses distillent, instillent de concert de la beauté dans les aphorismes, les banalités, les absurdités qu'ils polissent, font briller, comme un lapidaire, le fait des pierres fines et rares.       <br />
              <br />
       Sans en avoir l'air, le cercle des utopistes anonymes reprend à son compte, subtilement et discrètement, les points de vue d'Aristophane et de Rabelais, anime un processus de mise en humour, de mise en bonne humeur préalable à tout bon moment de théâtre. Il prend le parti d'en rire avec le public en tout amour de la vie.       <br />
              <br />
       À déguster.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le cercle des utopistes anonymes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7698157-11907806.jpg?v=1429514956" alt="Les utopistes anonymes font briller, comme un lapidaire, le fait des pierres fines et rares" title="Les utopistes anonymes font briller, comme un lapidaire, le fait des pierres fines et rares" />
     </div>
     <div>
      Par la Compagnie l'Envers du décor.       <br />
       Texte : Eugène Durif.       <br />
       Mise en scène : Jean-Louis Hourdin.       <br />
       Avec : Stéphanie Marc, Pierre-Jules Billon et Eugène Durif.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 avril au 3 mai 2015.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi et samedi à 20 h et dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre du Grand Parquet, Paris 18e, 01 40 05 01 50.       <br />
       <a class="link" href="http://www.legrandparquet.net/" target="_blank">&gt;&gt; legrandparquet.net/</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-utopistes-anonymes-font-briller-comme-un-lapidaire-le-fait-des-pierres-fines-et-rares_a1327.html</link>
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   <title>"Zigmund Follies" de Philippe Genty, un carnaval de la conscience des plus désopilants</title>
   <pubDate>Mon, 16 Mar 2015 17:24:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'aventure dure depuis trente-deux ans et reste éblouissante. Dans "Zigmund Follies", Philippe Genty réécrit la loi des avatars à la force du babil et de la main. Son passage à Paris est un événement. "Zigmund Follies" ? C'est l'histoire d'un conteur qui travaille tellement du chapeau qu'il se rend compte que sa main gauche lui fait sa poche, et que pour remettre de l'ordre seul l'inspecteur Félix Nial, suspicieux et plein d'allant, peut lui venir en aide.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7575433-11693509.jpg?v=1426534745" alt=""Zigmund Follies" de Philippe Genty, un carnaval de la conscience des plus désopilants" title=""Zigmund Follies" de Philippe Genty, un carnaval de la conscience des plus désopilants" />
     </div>
     <div>
      Enfin, si l'on veut. Dans une traversée désopilante de l'autre côté du miroir, le conteur, sous l'influence maligne de ce personnage et les chausse-trapes du langage, est pris dans les rets de sa propre histoire qui devient un labyrinthe où tout prend forme et s'interprète au pied de la lettre, ce qui ne manque pas d'R. Une intonation de la voix, une posture de l'index et de l'auriculaire suffisent pour installer un caractère plus surement qu'un traité savant : celui de la créature débordant son créateur.       <br />
              <br />
       Comme dans &quot;Alice au pays des merveilles&quot;, au rythme d'un music-hall digne des &quot;Ziegfeld Follies&quot;, un jeu de mots, une image impromptue imposent une frénésie de représentation, libèrent les forces fantasques, les besoins de gags qui agitent le cœur de l'homme. Nial enquête, saute de noyaux d'histoires en noyaux d'histoires, réinterprète, réorganise, réoriente, réarrange dans une logique implacable et continue. <span style="font-style:italic">Va ! La nave va ! The show must go on.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7575433-11693543.jpg?v=1426534814" alt=""Zigmund Follies" de Philippe Genty, un carnaval de la conscience des plus désopilants" title=""Zigmund Follies" de Philippe Genty, un carnaval de la conscience des plus désopilants" />
     </div>
     <div>
      Et le spectateur en reste ébahi, rempli de joie de voir comment il se fait tirer par le bout du nez, comment la parole dominante du narrateur s'impose au conteur &quot;qui n'en peut mais&quot;*. &quot;Zigmund Follies&quot;, dans une forme spectaculaire miniature, est une ode au génie de l'homme à transformer son monde. Celui des rêves.       <br />
              <br />
       Le théâtre de Philippe Genty, plus que de marionnette, est un théâtre de doigts, un théâtre de mains… de maître qui défie les lois de la métamorphose. Virtuose de la métaphore et de la métonymie, de la métaphore métonymique et de la métonymie métaphorique, il renvoie les burlesques du gag et le divan de la psychanalyse au rang d'accessoire.       <br />
              <br />
       Il y a là un carnaval de la conscience des plus désopilants.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Formule peu usitée signifiant : &quot;qui ne peut rien&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Zigmund Follies"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7575433-11693554.jpg?v=1426534843" alt=""Zigmund Follies" de Philippe Genty, un carnaval de la conscience des plus désopilants" title=""Zigmund Follies" de Philippe Genty, un carnaval de la conscience des plus désopilants" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Philippe Genty, assisté de Mary Underwood.       <br />
       Avec : Eric de Sarria et Philippe Richard.       <br />
       Cie Philippe Genty.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 30 mars au 5 avril 2015.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Le Grand Parquet, Paris 18e, 01 40 05 01 50.       <br />
       <a class="link" href="http://www.legrandparquet.net/" target="_blank">&gt;&gt; legrandparquet.net</a>       <br />
              <br />
       Jeudi 9 avril 2015 : Cosne-sur-Loire (58).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Témoignages prolétaires à l'usage des générations futures</title>
   <pubDate>Fri, 09 May 2014 16:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Délocalisations, plans sociaux, licenciements, mises à la retraite anticipées, propagande sur les vertus du sacro-saint tertiaire sont les mauvaises plaisanteries économiques que nous sert au quotidien l'actualité... Et on en finit par oublier qu'il existe encore une classe ouvrière. Bon, d'accord, l'espèce est en voie de disparition !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6609475-9969874.jpg?v=1399646151" alt="Témoignages prolétaires à l'usage des générations futures" title="Témoignages prolétaires à l'usage des générations futures" />
     </div>
     <div>
      En bon ethnologue et cueilleur d'histoires, Nicolas Bonneau a effectué un collectage dans des usines de différents secteurs - métallurgie, pétrochimie, automobile, laiterie, tuilerie, etc. -, dans la région Poitou-Charentes, auprès d'ouvriers actifs ou retraités, syndiqués ou pas, des deux sexes.       <br />
              <br />
       L'objectif est clairement, pour lui, d'en faire un spectacle, un récit immersif sur le monde ouvrier, sur son histoire (construite avec les briques des grands mouvements syndicaux et le ciment des  désormais fragiles acquis sociaux) mais aussi son présent et, peut-être, son avenir. Ainsi naît &quot;Sortie d'usine&quot;. Tout en donnant, en homme de théâtre, la distance et la mise en jeu nécessaires pour rendre représentable les situations ordinaires de ce quotidien ouvrier, Nicolas Bonneau délivre aussi ici une parole construite sur le socle riche et dense du vécu, de son vécu, de ce qu'il est... Un fils d'ouvrier qui, par ce récit, se veut aussi le transmetteur d'une mémoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6609475-9969875.jpg?v=1399646194" alt="Témoignages prolétaires à l'usage des générations futures" title="Témoignages prolétaires à l'usage des générations futures" />
     </div>
     <div>
      La force indéniable de &quot;Sortie d'usine&quot; est sa narration à double tranchant : d'un côté, la lame aiguisée, affective d'une mémoire de la vie prolétarienne avec ses joies (les congès payés, Jaurès, Blum, 1936, etc.), ses luttes (Chausson, Lip, Michelin, Lejaby) ; et, de l'autre, la lame acérée de la lucidité ouvrière avec ses drames (catastrophe minière de Marcinelle ou de Liévin,  de l'usine chimique AZF... pour exemple) et ses désillusions (Tréfimétaux, PSA, Moulinex, Continental, etc).       <br />
              <br />
       Lucidité prolétarienne remarquablement bien illustrée par l'exemple relevé par Nicolas Bonneau de l'usine pétrochimique leader mondial sur trois marchés complémentaires : pesticides, engrais et médicaments... les pesticides permettant d'appauvrir la terre, les engrais servant à la régénérer et les médicaments soignant les maladies causées par les deux premiers !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6609475-9969958.jpg?v=1399647585" alt="Témoignages prolétaires à l'usage des générations futures" title="Témoignages prolétaires à l'usage des générations futures" />
     </div>
     <div>
      Nicolas Bonneau, dans une mise en scène structurée principalement par les ruptures de tons et la sectorisation cinématographique de l'espace, saisit les non-dits et raconte, au-delà des anecdotes mille fois ressassées, les vies ouvrières au jour le jour. Au fil des différents personnages interprétés, avec un charisme étonnant, une présence scénique et gestuelle - qui a la densité d'un Caubère -, il donne, à ceux qui parfois deviennent de simples ombres dans notre société, une vitalité, une réelle consistance et imprime aux dialogues un rythme, une dynamique basés sur des notes de suspense ou d'humour.       <br />
              <br />
       Canevas construit sur une réalité sociale et économique, &quot;Sortie d'usine&quot; met sous le feu des projecteurs, le temps d'un spectacle, loin des clichés habituels, avec beaucoup de justesse, de bienveillance, d'émotions et d'humour, mais sans angélisme, des hommes et des femmes qui le sont souvent que lors des conflits, appartenant à une classe sociale qui pendant longtemps eut la fierté d'être le soubassement économique de notre société. Nicolas Bonneau leur rend ici hommage et en fait un devoir de transmission pour les générations futures.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Sortie d'usine"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6609475-9970070.jpg?v=1399648200" alt="Témoignages prolétaires à l'usage des générations futures" title="Témoignages prolétaires à l'usage des générations futures" />
     </div>
     <div>
      <b>Récits du monde ouvrier.</b>       <br />
       Texte : Nicolas Bonneau.       <br />
       Mise en scène et collaboration à l'écriture : Anne Marcel.       <br />
       Scénographie : Valérie Jousseaume.       <br />
       Lumières : David Mastretta.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 24 avril au 18 mai 2014.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi et samedi à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Relâche exceptionnelle le samedi 17 mai.       <br />
       Le Grand Parquet, Paris 18e, 01 40 05 01 50.       <br />
       <a class="link" href="http://www.legrandparquet.net/le-grand-parquet-saison.html" target="_blank">&gt;&gt; legrandparquet.net</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>Conteur singulier et iconoclaste, Roland Shön sonne le retour à l'imaginaire</title>
   <pubDate>Wed, 12 Dec 2012 11:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans ses deux spectacles, "Circulaires du service des instruments de mesure" et "Gyromances", Roland Shön met en œuvre le personnage de l’érudit conférencier, transmetteur de savoirs liés à l’œuvre de Volter Notzing, mythique explorateur créé en 1992 par Roland Shön lui-même…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5014774-7487757.jpg?v=1355307407" alt="Conteur singulier et iconoclaste, Roland Shön sonne le retour à l'imaginaire" title="Conteur singulier et iconoclaste, Roland Shön sonne le retour à l'imaginaire" />
     </div>
     <div>
      Le comédien auteur, à l’appui de sa démonstration, comme preuves d’un monde et d’une mythologie, avec les moyens d’une conférence clandestine ou officielle, lit des textes persuasifs, montre des bandes et des cartons dessinées.       <br />
              <br />
       Roland Shön fait partie de ces bricoleurs de génie qui (avec la complicité de musiciens, de constructeurs et de vidéastes), dans la simplicité affichée des dispositifs matériels et textuels, envoie le spectateur dans un domaine délicieux du spectacle : celui du désir de conte partagé, celui de l’admiration de l’ingéniosité bricolée. Là où le vrai-faux est plus que vrai. Surréel. Où le public capté entre en imaginaire par les manies des colporteurs avec leurs bobines, boîtes, casiers, machines de presque rien, leurs récits qui déjantent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5014774-7487760.jpg?v=1355307408" alt="Conteur singulier et iconoclaste, Roland Shön sonne le retour à l'imaginaire" title="Conteur singulier et iconoclaste, Roland Shön sonne le retour à l'imaginaire" />
     </div>
     <div>
      La forme quasi parfaite des expositions itinérantes et le jeu qui s’appuie sur les silences, des obscurités, entretiennent une ambiguïté qui exploite l’incident, les hésitations d’un conférencier malhabile et extrêmement modeste. Est ainsi révélé au public, piqué au vif, à lui en donner le tournis, ce qui le fonde en tant que public : à savoir son vouloir croire, son vouloir <span style="font-style:italic">à prendre.</span>       <br />
              <br />
       Le spectacle est déroutant, insolite, singulier, saugrenu. Le soupçon de canular affleure sans jamais percer la surface de la conscience. C’est ce doute qui rend captif l’auditoire qui n’a d’autre échappatoire que de suivre les respirations du récit et de s’échapper dans les images qui lui sont présentées.       <br />
              <br />
       Dans ces instants d’humour à froid, Roland Shön sonne le moment du retour à l’imaginaire. Celui par lequel les hommes depuis la nuit des temps se racontent le déroulé de leur Histoire. C’est avec des actes de conteurs aussi simplement élaborés, dans une manière de concrétion du temps et de rideau de parade, de bandeaux dessinés ou d’objets en boîtes, que le ressort de l’épopée se tend à qui veut la saisir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Circulaires du service des instruments de mesure"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5014774-7487775.jpg?v=1355307408" alt="Conteur singulier et iconoclaste, Roland Shön sonne le retour à l'imaginaire" title="Conteur singulier et iconoclaste, Roland Shön sonne le retour à l'imaginaire" />
     </div>
     <div>
      Texte, interprétation, peinture, objets, vidéos : Roland Shön.       <br />
       Avec la complicité de Jacques Bourgaux et François Small.       <br />
       Bande son et musique : Jean-Jacques Martial.       <br />
       Construction : Ludovic Billy.       <br />
       Lumières : Claude Couffin.       <br />
       Création de Shön et Théâtrenciel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Gyromances"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5014774-7487787.jpg?v=1355307409" alt="Conteur singulier et iconoclaste, Roland Shön sonne le retour à l'imaginaire" title="Conteur singulier et iconoclaste, Roland Shön sonne le retour à l'imaginaire" />
     </div>
     <div>
      Texte, interprétation, peinture, objets : Roland Shön.       <br />
       Musique : Jean-Jacques Martial.       <br />
       Interprétation en direct : Jean-Jacques Martial (guitares et samplers) et Roland Shön (bugle).       <br />
       Mise en jeu avec la complicité de Jean-Paul Viot.       <br />
       Construction : Ludovic Billy.       <br />
       Lumières : Éric Guilbaud.       <br />
       Remerciements à la Logomotive Théâtre.       <br />
       Création de Shön et Théâtrenciel.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 novembre au 23 décembre 2012.</span>       <br />
       &quot;Circulaires...&quot; &gt;&gt; Jeudi, vendredi et samedi à 18 h 45, dimanche à 14 h 45.       <br />
       &quot;Gyromances&quot; &gt;&gt; Jeudi, vendredi et samedi à 21 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Le Grand Parquet, Paris 18e, 01 40 05 01 50.       <br />
       <a class="link" href="http://www.legrandparquet.net/le-grand-parquet-saison.html" target="_blank">&gt;&gt; legrandparquet.net</a>       <br />
       En partenariat avec Le Théâtre de la Marionnette à Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5014774-7487830.jpg?v=1355307448" alt="Conteur singulier et iconoclaste, Roland Shön sonne le retour à l'imaginaire" title="Conteur singulier et iconoclaste, Roland Shön sonne le retour à l'imaginaire" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5014774-7487757.jpg</photo:imgsrc>
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