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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-10-14T15:25:04+02:00</dc:date>
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   <title>•Avignon Off 2017• "Le chien, la nuit et le couteau", déconcertant et absolument remarquable !</title>
   <pubDate>Thu, 13 Jul 2017 09:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sheila Louinet</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2017]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Plongée hallucinante dans les méandres d’une conscience en lutte avec son inconscient. Louis Arène (ancien pensionnaire de la Comédie-Française) signe, avec sa compagnie le Munstrum Théâtre, une mise en scène exigeante, tenue par une direction d’acteurs taillée au couteau.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15666939-20845700.jpg?v=1499930356" alt="•Avignon Off 2017• "Le chien, la nuit et le couteau", déconcertant et absolument remarquable !" title="•Avignon Off 2017• "Le chien, la nuit et le couteau", déconcertant et absolument remarquable !" />
     </div>
     <div>
      On connaissait Louis Arène sur les planches du Français, mais un peu moins en tant que metteur en scène, scénographe, plasticien et codirecteur de la compagnie le Munstrum Théâtre. Compagnie qui se distingue par sa capacité à plonger à l’intérieur des corps pour aller y chercher les monstres qui y habitent. Et dans ce dédale parfois grotesque et toujours poussé à outrance, &quot;Le chien, la nuit et le couteau&quot;, du dramaturge allemand Marius Von Mayenburg, nous transporte dans un univers déformé et distordu. Si le spectateur, comme le protagoniste, tente de s’accrocher (un peu désespérément) à des repères rassurants, il est vite obligé de lâcher prise et d’accepter cette plongée dans un univers où les frontières spatio-temporelles les plus élémentaires volent en éclat.       <br />
              <br />
       Dispositif scénique bi-frontal, il traverse les spectateurs de part en part, configurant déjà le rapport inévitable à l’autre. Sur cette scène longiligne, posée comme un long couloir, se joue la vie d’un personnage obligé de choisir entre des espaces menaçants ou se jeter dans l’inconnu de steppes pleines de loups. Ce protagoniste, à l’identité qui s’efface (François Praud superbe dans le rôle de &quot;M&quot;), vit comme une descente dans un long cauchemar qui n’en finit pas et dont on n’arrive plus à sortir, nous obligeant aussi à regarder le miroir déformant de ses angoisses, renvoyant inévitablement aux nôtres et comprenant alors le malaise de certain(e)s spectateurs(trices) à la sortie…       <br />
              <br />
       Mais entre deux giclées d’hémoglobine, réutilisant les techniques d’un théâtre gore et rappelant un peu celui du Grand guignol, le spectateur est balancé entre le rire et la perversité décharnée de deux prédateurs en mal de chair. Sentiment d’étrangeté parfois désincarné par ces deux autres personnages aux multiples facettes et aussi habillés de masques. Lionel Lingelser, (codirecteur de la Cie) et Sophie Botte au jeu et au phrasé impeccables, portent leurs rôles magistralement.       <br />
              <br />
       Dans ce délire cauchemardesque poussé jusqu’au &quot;boutisme&quot;, survit à cet état morbide une urgence à vivre que réussit à nous insuffler avec brio Louis Arène.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le chien, la nuit et le couteau"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15666939-20845718.jpg?v=1499930418" alt="•Avignon Off 2017• "Le chien, la nuit et le couteau", déconcertant et absolument remarquable !" title="•Avignon Off 2017• "Le chien, la nuit et le couteau", déconcertant et absolument remarquable !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Marius Von Mayenburg.        <br />
       Traduction : Hélène Mauler et René Zahnd.        <br />
       Mise en scène : Louis Arène.        <br />
       Conception : Lionel Lingelser et Louis Arene.        <br />
       Avec : François Praud, Lionel Lingelser, Sophie Botte.        <br />
       Dramaturgie : Kevin Keiss.        <br />
       Lumière : François Menou.         <br />
       Son : Jean Thévenin.       <br />
       Costumes : Karelle Durand (assistée de Camille Loos et Julien Antuori).        <br />
       Masques : Louis Arène.        <br />
       Scénographie : Louis Arène et Amélie Kiritzé-Topor.         <br />
       Durée : 1 h 50.        <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2017•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 26 juillet 2017.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h 20 (relâches les 12 et 19 juillet).        <br />
       Théâtre La Manufacture, La Patinoire,       <br />
       2 a, rue des écoles, Avignon.        <br />
       Réservations : 04 32 76 24 51.        <br />
       <a class="link" href="http://www.lamanufacture.org/programmation" target="_blank">&gt;&gt; lamanufacture.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/15666939-20845700.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2017-Le-chien-la-nuit-et-le-couteau--deconcertant-et-absolument-remarquable-_a1867.html</link>
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   <title>L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres</title>
   <pubDate>Fri, 31 Aug 2012 19:33:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gérard Biard</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Coin de l’œil]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le chaos en travaux du Forum des Halles est l’endroit idéal pour goûter aux merveilles venimeuses que nous propose cette année l’Étrange Festival. Une sélection de pépites qui nous emmènent explorer les recoins les plus sombres du monde contemporain. Plongez dans les entrailles de l’enfer sur terre…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4683450-6994899.jpg?v=1346450625" alt="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" title="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" />
     </div>
     <div>
      Depuis dix-huit ans, l’Étrange Festival est une manifestation incontournable. Non seulement parce qu’il offre un très large panorama - plus de quatre-vingts longs métrages et une cinquantaine de courts - de ce qui se produit à travers le monde dans le domaine du fantastique, de l’horreur et de l’extrême, mais aussi parce qu’il démontre que le cinéma de genre, du fait qu’il peut pratiquement tout se permettre en termes d’imagination et de création, est, paradoxalement, le plus à même de saisir et de restituer les angoisses bien réelles des spectateurs. Comme on peut le constater dans cette édition 2012, les terreurs contemporaines sont bien éloignées des cauchemars traditionnels, et prennent leur racine dans la vie sociale, politique et économique. Petit panorama, bien sur non exhaustif, en guise d’échauffement pour le marathon d’images qui vous attend.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Redd Inc.</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4683450-6994901.jpg?v=1346450625" alt="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" title="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" />
     </div>
     <div>
      À l’heure où le spectre le plus effrayant est celui du chômage et où les employés brisés par des techniques de &quot;management&quot; inhumaines se suicident en rafale au bureau, il était inévitable que le cinéma d’horreur investisse le monde du travail et transforme un petit chef d’une grande multinationale en tueur en série, enchaînant ses victimes devant leur ordinateur, avant de leur distribuer des tâches abrutissantes qu’ils se doivent d’exécuter sous peine de licenciement on ne peut plus définitif.       <br />
              <br />
       Horaires draconiens, cadences infernales, pauses-pipi chronométrées, harcèlement permanent… Le psychopathe qui sévit dans <span style="font-style:italic">Redd Inc.</span>, très parodique série B australienne de Daniel Krige, utilise toutes les techniques managériales modernes. À quelques détails près, mis en images explicites par le vétéran du maquillage gore Tom Savini, on se croirait vraiment chez France Telecom ou à la Poste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un jour de chance</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4683450-6994914.jpg?v=1346450626" alt="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" title="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" />
     </div>
     <div>
      Le travail est également au cœur de la nouvelle tragi-comédie d’Alex de la Iglesia, <span style="font-style:italic">Un jour de chance</span>, où un ex-publicitaire flambeur devenu chômeur se retrouve, après une chute dans un théâtre antique en travaux, cloué au sol par une tige de métal qui lui pénètre dans le crâne. Passant sans transition du statut d’anonyme invisible à celui d’attraction nationale, il y voit l’occasion inespérée de tirer profit de sa situation pourtant peu enviable. Dans ce petit chef d’œuvre acide qui renvoie aux meilleurs films à sketches italiens des années soixante-dix, les démons ne sont plus tapis dans l’ombre, mais nous dévorent en pleine lumière, avec notre assentiment : médias cannibales, voyeurisme, cynisme, com’ érigée en mode de pensée…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Citadel</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4683450-6994927.jpg?v=1346450626" alt="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" title="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" />
     </div>
     <div>
      Autre lieu fantasmatique des temps modernes, la cité et ses tours à l’abandon social fournissent aux scénaristes un décor anxiogène à souhait et un réservoir à créatures diverses. Celles qui hantent la banlieue irlandaise sordide dépeinte dans <span style="font-style:italic">Citadel</span> ont la forme de gnomes encapuchonnés dont on n’aperçoit que les silhouettes. Après avoir agressé et contaminé d’une infection inconnue la jeune femme enceinte du héros, les teignes s’entêtent à persécuter le malheureux père célibataire, devenu entretemps gravement agoraphobe. Installant une ambiance au-delà du déprimant, Ciaran Foy signe une œuvre placée sous le signe de la désolation, à proscrire formellement en cas de coup de cafard, même léger, sous peine d’être saisi d’une envie irrépressible de se pendre avec le tuyau du gaz en sautant du balcon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tower Block</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4683450-6995094.jpg?v=1346450626" alt="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" title="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" />
     </div>
     <div>
      En revanche, le monstre qui éradique un à un les derniers habitants de la tour qui constitue le décor unique du britannique <span style="font-style:italic">Tower Block</span> n’a, lui, rien de surnaturel. Sorte de justicier aberrant qui entreprend de dégommer au fusil à lunette des banlieusards terrifiés et lâches - le film s’ouvre sur le lynchage, par deux zonards cagoulés, d’un jeune homme qui cherche en vain refuge dans l’un ou l’autre des appartements, dont les occupants appliquent la règle d’or : ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire -, il sort tout droit d’une réalité bien tangible. Sec comme les coups de feu qui ponctuent l’hécatombe, sans esbroufe ni fioritures, peuplé de personnages loin d’être tous sympathiques, le film de James Nunn et Ronnie Thompson cueille au foie à la manière des meilleurs thrillers d’angoisse et transforme une tour promise à la démolition en piège à rats affolés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Swastika et turban</b></div>
     <div>
      Et puis, politiquement, il y a les valeurs sûres. Dans <span style="font-style:italic">Iron Sky</span>, improbable coproduction austro-germano-finlandaise signée Timo Vuorensola, une armée de nazis, sournoisement planquée depuis des décennies derrière la face cachée de la Lune, attaque une mission d’astronautes américains et prend la direction de la Terre, pour réinstaurer l’inévitable Reich de mille ans. Dans <span style="font-style:italic">Ozombie</span>, comédie d’horreur américaine de John Lude, c’est Ben Laden qui revient d’entre les morts pour de nouveau menacer le monde à la tête d’une armée de kamikazes morts-vivants…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La Secunda muerte</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4683450-6995129.jpg?v=1346450627" alt="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" title="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" />
     </div>
     <div>
      Mais les grandes figures de l’islam intégristes ne sont pas les seuls fous de dieu à être mis à contribution pour nous flanquer la trouille, comme en témoigne l’envoutant thriller fantastique argentin <span style="font-style:italic">La Secunda Muerte</span> (la deuxième mort). Ici, c’est sous l’apparence de la Sainte vierge qu’un fantôme vengeur décime un à un tous les membres d’une même famille dans un trou de la pampa, tandis que la chef de la police locale, athée farouche, essaye de résoudre l’énigme avec l’aide d’un gamin plus ou moins devin victime d’un père abusif. Les monstres, dans le film de Santiago Fernandez Calvete, ce sont les gardiens des valeurs d’une société sud-américaine qui semble incapable de se dépêtrer d’un passé lourd de secrets : le clergé, la famille, la police…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Insensibles</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4683450-6995172.jpg?v=1346450627" alt="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" title="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" />
     </div>
     <div>
      Les fantômes du passé - ceux de la guerre civile espagnole et de la dictature franquiste - constituent aussi l’essence d’<span style="font-style:italic">Insensibles</span>. Ils prennent ici la forme d’enfants inexplicablement insensibles à la douleur, enfermés dans un asile-prison pour y être étudiés, mais que les événements transformeront en instrument de terreur politique dont les répercussions se font ressentir encore aujourd’hui. Avec toute la subtilité qui caractérise la nouvelle vague du cinéma fantastique espagnol, Juan Carlos Medina nous entraîne dans un perturbant voyage fait d’allers-retours entre le passé et le présent  - en l’occurrence celui d’un neurochirurgien à la recherche de ses parents biologiques pour les besoins d’une greffe dont sa vie dépend -, dans une Espagne sombre et mélancolique bien loin des clichés touristiques aguichants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>The Thompsons</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4683450-6995219.jpg?v=1346450627" alt="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" title="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" />
     </div>
     <div>
      Bien sûr, les monstres classiques peuvent rester à l’affiche - on ne les déloge pas si facilement -, mais le plus souvent dans des relectures décalées. La famille de vampires américains qui, dans <span style="font-style:italic">The Thompsons</span>, des biens nommés Butcher Brothers (de leur vrai nom Mittchell Altieri et Phil Flores), replonge aux sources dans un très traditionnel village d’Angleterre, sont des suceurs de sang pervertis - dans tous les sens du terme puisque, hormis une belle paire de canines proéminentes, ils ne répondent à aucun &quot;code&quot; du vampirisme : ils se baladent en plein soleil, se foutent de l’ail et des crucifix et, blessés par balle, peuvent même mourir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Grabbers</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4683450-6995293.jpg?v=1346450628" alt="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" title="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" />
     </div>
     <div>
      Même chose pour les extraterrestres aux allures de poulpes échappés de Tchernobyl qui, dans le réjouissant <span style="font-style:italic">Grabbers</span> de Jon Wright, viennent troubler la quiétude imbibée d’une petite île au large de l’Irlande : comme ils sont allergiques à l’alcool, ils fournissent un système de défense tout trouvé à des habitants qui, barricadés dans le pub local, joignent l’utile - survivre - à l’agréable - prendre une cuite carabinée…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Carte blanche à Jan Kounen</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4683450-6995304.jpg?v=1346450628" alt="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" title="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" />
     </div>
     <div>
      L’Étrange festival ne perd pas non plus ses bonnes habitudes de manifestation propice aux débordements artistiques avec une carte blanche au grand déjanté qu’est Jan Kounen (le court <span style="font-style:italic">Vibroboy, Dobermann</span>, sans oublier le trip hallucinogène <span style="font-style:italic">Blueberry : l’expérience secrète</span>). Les films qu’il a choisi de présenter et projeter sont d’ailleurs représentatifs de sa personnalité pour le moins excessive : <span style="font-style:italic">Les 3 supermen turcs aux Jeux olympiques</span>, démarquage moustachu des Santo y Blue Demon mexicains - déjà passablement nanardesques - ; <span style="font-style:italic">Blood Freaks</span>, navet seventies d’anthologie, arborant un ravissant homme à tête de poulet dégénéré ; <span style="font-style:italic">Mort sur le grill</span>, la folie cartoonesque de Sam Raimi ; <span style="font-style:italic">Koyaanisqatsi</span>, de l’ex-moine Godfrey Reggio, inventeur - et seul utilisateur - du &quot;cinéma non-verbal&quot;…       <br />
              <br />
       On notera également deux nuits à ne manquer sous aucun prétexte. D’abord une &quot;Nuit Zombie&quot; où l’on pourra admirer, outre le déjà cité <span style="font-style:italic">Ozombie</span>, un <span style="font-style:italic">Zombie Ass</span> japonais dont le titre fait saliver d’avance, et une &quot;Nuit New British Generation&quot;, consacrée à la nouvelle vague anglaise enragée.       <br />
              <br />
       Et, pour faire couler tout ça, on s’adonnera aux plaisirs multi-sensoriels du programme de la section &quot;L’Étrange musique&quot; où l’on reverra par exemple ce chef-d’œuvre glaçant qu’est le <span style="font-style:italic">Dead of Night</span> de Bob Clark - <span style="font-style:italic">Le Mort-vivant</span> chez nous -, au son post-grunge du groupe 7 Weeks.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 6 au 16 septembre 2012.</span>       <br />
       L’Étrange festival - 18e édition.       <br />
       Forum des images, Forum des Halles, Paris 1er.       <br />
       Programmation complète, horaires et soirées spéciales sur <a class="link" href="http://www.etrangefestival.com" target="_blank">www.etrangefestival.com </a>        <br />
       Renseignements et réservations au 01 44 76 63 00.        <br />
       Vente en ligne des billets sur <a class="link" href="http://www.forumdesimages.fr" target="_blank">www.forumdesimages.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4683450-6994899.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Etrange-Festival-Les-tout-nouveaux-monstres_a709.html</link>
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   <title>L’Étrange festival : l’écran rouge de nos nuits blanches</title>
   <pubDate>Sun, 28 Aug 2011 16:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gérard Biard</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Coin de l’œil]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Depuis dix-sept ans, l’Étrange festival déroule pendant dix jours son tapis rouge parisien pour accueillir les perversions et bizarreries les plus variées, en provenance des quatre coins de la planète cinéma. Du 2 au 11 septembre, au milieu des gravats du Forum des Halles en travaux, près de soixante-dix longs métrages, une cinquantaine de courts et des invités prestigieux en rafale : Jean-Pierre Mocky, Rutger Hauer, Liliana Cavani, Julien Temple… Sélection subjective de quelques projections à ne pas rater.     <div><b>Soirées "L’Étrange musique"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3226225-4617297.jpg?v=1314545936" alt="L’Étrange festival : l’écran rouge de nos nuits blanches" title="L’Étrange festival : l’écran rouge de nos nuits blanches" />
     </div>
     <div>
      La partition musicale, élément indispensable de l’image en mouvement depuis l’invention du cinéma muet, passe souvent inaperçue à bien des spectateurs. Ce ne sera pas le cas lors des deux soirées qui lui sont tout particulièrement consacrées.       <br />
              <br />
       Le 6 septembre, impossible d’échapper à Marc Caro, qui vient jouer en <span style="font-style:italic">live</span> la nouvelle composition sonore de son mythique <span style="font-style:italic">Bunker de la dernière rafale</span>, coréalisé en 1981 avec son complice d’alors Jean-Pierre Jeunet, pas plus qu’au groupe underground californien Tuxedomoon, qui s’attaque lui aux images très &quot;Gay kitsch seventies&quot; du <span style="font-style:italic">Pink Narcissus</span> de James Bidgood.        <br />
              <br />
       Même punition le 7 septembre où le furieusement allumé Boyd Rice - il est entre autres révérend de &quot;l’Église de Satan&quot;… — entreprend de dynamiter nos oreilles, en même temps que le cultissime et surréaliste <span style="font-style:italic">Dementia Daughter of Horrors</span>, réalisé à l’aide d’on ne sait quelles substances hallucinogènes par John Parker en 1955. Les acouphènes et les éléphants roses en cuir clouté sont compris dans le prix du billet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>The Theatre Bizarre</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3226225-4617333.jpg?v=1314545548" alt="L’Étrange festival : l’écran rouge de nos nuits blanches" title="L’Étrange festival : l’écran rouge de nos nuits blanches" />
     </div>
     <div>
      Le théâtre parisien du Grand Guignol, qui anima les soirées de la rue Chaptal de 1897 à 1963, a souvent été source d’inspiration ou d’hommage pour le cinéma, à commencer chez Herschell Gordon Lewis, le pape et inventeur du film gore.        <br />
              <br />
       La référence est ici directe, puisque c’est un théâtre de pantins en effet très bizarre qui sert de &quot;liant&quot; aux segments de ce film à sketches franco-américain. Et si la première histoire, <span style="font-style:italic">La mère des crapauds</span>, réalisé par un jadis plus inspiré Richard Stanley (<span style="font-style:italic">Hardware</span>), où un jeune couple d’américains en vacances en France tombe sur un exemplaire du mythique Necronomicon - au passage, on se demande bien comment le grimoire imaginé par H.P. Lovecraft a atterri dans nos contrées et en quoi il passionne ces touristes au point de se perdre en forêt pour le consulter… -, renvoie plus à l’univers du cinéma d’horreur italien des années 70/80, le reste du métrage évoque bien le Grand Guignol, période Max Maurey et André de Lorde.        <br />
              <br />
       Qu’il s’agisse du couple en rupture de <span style="font-style:italic">I Love You</span>, de Buddy Giovinazzo, de celui guère plus soudé du délirant <span style="font-style:italic">Wet Dreams</span> de Tom Savini, ou encore de la tueuse en série qui sévit dans <span style="font-style:italic">Vision Stains</span> de Karim Hussain - sans doute le segment le plus surprenant du lot -, il est beaucoup question de folie et de sérieux dérèglements psychologiques, humour noir et effets sanglants gratinés à l’appui. Quant au &quot;Monsieur Loyal&quot; de l’ensemble, il est incarné par un Udo Kier dont le regard halluciné n’aurait pas dépareillé sur la scène du regretté théâtre de l’horreur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Revenge : A Love Story</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3226225-4617406.jpg?v=1314546278" alt="L’Étrange festival : l’écran rouge de nos nuits blanches" title="L’Étrange festival : l’écran rouge de nos nuits blanches" />
     </div>
     <div>
      Le titre du film de Ching-Po Wong ne trompe pas sur la marchandise : il s’agit bien d’une histoire d’amour et de vengeance. Celle de deux exclus du miracle chinois, un vendeur de rue que tous surnomment &quot;petit bâtard&quot; et une retardée mentale, confrontés à une bande de flics sans scrupules. Après avoir vécu le pire entre leurs mains, &quot;petit bâtard&quot; leur réserve un retour de manivelle à la hauteur du cauchemar subi. Jouant en permanence sur les contraires - émotion/dégoût, poésie/sordide, élégance de la réalisation/violence des situations -, Ching-Po Wong compose un film aussi poignant que percutant, qui, tout en louchant ostensiblement du côté de la concurrence sud-coréenne, ressuscite les grandes heures du cinéma-choc de Hong Kong.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Nuit Suhi Typhoon</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3226225-4617409.jpg?v=1314547313" alt="L’Étrange festival : l’écran rouge de nos nuits blanches" title="L’Étrange festival : l’écran rouge de nos nuits blanches" />
     </div>
     <div>
      Sushi Typhoon n’est pas le nom du dernier fast-food pour branchés japonisants, mais celui du label créé récemment par la vénérable Nikkatsu, l’une des plus vieilles major nippones - elle a été fondée en 1912. But de la manœuvre : développer les scénarii les plus imaginatifs et permettre à des réalisateurs sans complexes de les porter à l’écran, le tout pour le prix d’une planche de sushis, justement.       <br />
              <br />
       Résultat, des films gravement atteints, comme on peut le constater par exemple avec <span style="font-style:italic">Dead Ball</span> - un jeune champion de base-ball à l’allure de héros de manga doit affronter, dans une prison dirigée par une admiratrice du IIIe Reich, une équipe de joueuses psychopathes - ou, mieux encore, avec <span style="font-style:italic">Hell Driver</span>, qui nous transporte dans un japon partagé entre zombies extraterrestres et survivants plus ou moins mutants. C’est trash, gore, sans tabou, volontiers cartoonesque, au-delà de l’excessif, et très certainement destiné à aider les jeunes japonais à supporter les tonnes de carcans sociaux qui pèsent sur leurs épaules.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>The Woman</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3226225-4617458.jpg?v=1314548234" alt="L’Étrange festival : l’écran rouge de nos nuits blanches" title="L’Étrange festival : l’écran rouge de nos nuits blanches" />
     </div>
     <div>
      Nouveau film de Lucky McKee (<span style="font-style:italic">May</span> et l’épisode <span style="font-style:italic">Sick Girl</span> de la série <span style="font-style:italic">Masters of Horrors</span>) après les mésaventures de <span style="font-style:italic">The Woods</span> - remonté par la production) - et de <span style="font-style:italic">Red</span> - viré en plein tournage et remplacé par le norvégien Trygve Allister Diesen -, <span style="font-style:italic">The Woman</span> nous plonge sans ménagement dans l’univers très américain de Jack Ketchum, l’écrivain le plus dérangeant du moment, mais aussi, l’un ne va pas sans l’autre, le plus controversé.       <br />
              <br />
       Il faut dire que Ketchum n’a pas son pareil pour faire fondre à l’acide le masque anodin de l’Amérique moyenne propre sur elle et bien pensante, pour révéler ce qu’elle peut cacher de plus révoltant. Ici, le père, figure centrale de la famille <span style="font-style:italic">middle-class</span> et membre honorable de la communauté. En réalité, un salopard pervers, qui frappe sa femme soumise, engrosse sa fille et éduque son fils à suivre ces saines traditions. Quand il ramène d’une partie de chasse en forêt une &quot;femme sauvage&quot; dans le but de l’éduquer aux bonnes mœurs, le massacre peut commencer…       <br />
              <br />
       Présenté en avant-première au très propret également festival de Sundance, <span style="font-style:italic">The Woman</span> a fait fuir quelques spectateurs outrés au milieu de la projection. Rien d’étonnant. Lucky McKee n’est pas un réalisateur confortable et son étroite collaboration avec Jack Ketchum — ils ont écrit le scénario ensemble —  ne pouvait qu’occasionner des éclaboussures pas forcément ragoûtantes. En revanche, accuser ce film, comme cela fut fait, d’offrir une image dégradante de la femme, c’est être à côté de la plaque. Ou, plus précisément, accuser le miroir du reflet qu’il nous renvoie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une soirée avec Rutger Hauer</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3226225-4617496.jpg?v=1314549262" alt="L’Étrange festival : l’écran rouge de nos nuits blanches" title="L’Étrange festival : l’écran rouge de nos nuits blanches" />
     </div>
     <div>
      Le 10 septembre, l’acteur fétiche de Paul Verhoeven présente en personne deux chefs d’œuvres. <span style="font-style:italic">La Chair et le sang</span> (1985), d’abord, première réalisation américaine du &quot;hollandais violent&quot;. Cette furie post-médiévale - nous sommes à la charnière entre le Moyen-âge et la Renaissance, entre les ténèbres et la lumière, entre l’obscurantisme religieux et la connaissance scientifique -, dans laquelle le mercenaire Rutger Hauer s’entiche de la très troublante et manipulatrice Jennifer Jason Leigh, détourne avec brio tous les clichés du film de chevalerie, pour construire un échafaudage d’ambiguïté qui pervertit les notions classiques du bien et du mal.        <br />
              <br />
       Rutger Hauer retrouvera Jennifer Jason Leigh en 1987 dans <span style="font-style:italic">Hitcher</span>, de Robert Harmon, mais pour lui faire passer un très sale quart d’heure, cette fois. Auto-stoppeur un brin psychopathe, il chasse le conducteur solitaire et imprudent sur les routes désertiques américaines. Road-movie éprouvant, <span style="font-style:italic">Hitcher</span> demeure à ce jour la seule réalisation vraiment convaincante de Robert Harmon, qui enchaînera ensuite les téléfilms anodins. Raison de plus pour ne pas s’en priver.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 2 au 11 septembre 2011.</span>       <br />
       L’Étrange festival.       <br />
       Forum des images, Forum des Halles, Paris 1er.       <br />
       Programmation complète, horaires et soirées spéciales sur <a class="link" href="http://www.etrangefestival.com" target="_blank">www.etrangefestival.com </a>        <br />
       Renseignements et réservations au 01 44 76 63 00.        <br />
       Vente en ligne des billets sur <a class="link" href="http://www.forumdesimages.fr" target="_blank">www.forumdesimages.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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