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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-14T00:36:54+02:00</dc:date>
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   <title>"Les Mauvais Bergers" Une brillante manière de revisiter un long fleuve intranquille</title>
   <pubDate>Mon, 29 Sep 2025 18:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une grève ouvrière est lancée par Jean Roule, leader anarchiste, et Madeleine Thirieux, dont la mère vient de mourir d'épuisement au travail. Tous deux décident de s'insurger contre les inégalités sociales, le patronat, la pression économique, alors qu'une brume épaisse se faufile entre les maisons, celle des fumées de l'usine qui monte au rythme des cris incessants du métal battu. Sous cette brume, ouvriers et ouvrières, grévistes, mais aussi patrons et bourgeois vont affronter leur propre justice. La tendresse d'un amour naissant survivra-t-elle au pouvoir oppresseur ? Les tentatives de conciliation du fils du patron, Robert Hargand, apporteront-elles une solution ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91411805-64260894.jpg?v=1759165500" alt=""Les Mauvais Bergers" Une brillante manière de revisiter un long fleuve intranquille" title=""Les Mauvais Bergers" Une brillante manière de revisiter un long fleuve intranquille" />
     </div>
     <div>
      Saluons avant toute chose ces initiatives créatrices de compagnies ou de metteurs en scène comme Olivier Charruau et la présente Compagnie Scène Écarlate qui permettent au public de (re)découvrir certaines œuvres anciennes remises au goût du jour, surtout lorsque ces dernières sont aussi remarquablement magnifiées… Cela n'est pas monnaie courante, cela dit, sauf pour certaines œuvres qui reviennent régulièrement au sommet de l'affiche, mais dont on cherche souvent à connaître les vraies raisons de ces récurrences. &quot;Les Mauvais Bergers&quot; n'en font pas partie et ceci est sans doute regrettable. Mais la Cie Scène Écarlate l'a fait, et ce, de la plus belle manière !       <br />
              <br />
       Le pari est gagné avec cette adaptation particulièrement réussie de la tragédie prolétarienne d'Octave Mirbeau mise en scène par Olivier Charruau. Il s'agit d'un texte très engagé abordant les motifs de la grève, de l'exploitation industrielle, la souffrance ouvrière, les maladresses des dirigeants et la responsabilité collective. Ceci n'a-t-il pas curieusement &quot;un air du temps&quot; aux lendemains des 10 et 18 septembre 2025 ou encore d'une certaine grève des gilets jaunes plus lointaine ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91411805-64260895.jpg?v=1759165559" alt=""Les Mauvais Bergers" Une brillante manière de revisiter un long fleuve intranquille" title=""Les Mauvais Bergers" Une brillante manière de revisiter un long fleuve intranquille" />
     </div>
     <div>
      Sur le petit plateau du Théâtre Montmartre-Galabru, ce mardi 23 septembre, une comédienne attend patiemment que les derniers spectateurs s'installent… chuchotant aux oreilles d'un partenaire. On retourne en coulisses, on réapparaît, comme si quelque chose se tramait, comme si une urgence latente tapie quelque part ne demandait qu'à surgir ! Ou un grand malheur. Puis une voix, douce, presque inaudible par moments, se fait entendre, trop peut-être. Est-ce un signe ? C'est celle de Madeleine, une jeune femme couturière, sans aucune histoire, interprétée sobrement, mais efficacement, par Sandrine Carlosse, personnage très fatigué et inquiété de l'état de sa mère agonisante.       <br />
              <br />
       Puis le tout s'enchaîne avec élégance et grande fluidité, sans que nous voyions le temps passer, agrémenté de chants harmonieusement interprétés par la plupart des comédiennes et comédiens. Le chant n'a-t-il pas toujours une place essentielle dans les manifs ? Saluons, à ce titre, la première interprétation de Mô, chanteuse, auteure, compositrice, qui donne le ton d'un bien joli spectacle, tout en épure et brillance notoires, ainsi que celle de la fin du spectacle, intense et juste capitale que nous vous laisserons découvrir.       <br />
              <br />
       La scène du Montmartre-Galabru n'est pas bien grande et nous nous interrogions sur la manière dont une telle tragédie en cinq actes allait bien pouvoir y être transposée. Mais c'était sans compter sur le savoir-faire et le talent de cette compagnie.       <br />
              <br />
       Avec &quot;Les Mauvais Bergers&quot;, c'est pari gagné et nos interrogations légitimes, quant à l'adaptation de cette pièce complexe d'Octave Mirbeau, ont été vite balayées. Certes, ce ne sont pas Sarah Bernhardt ni Sacha Guitry qui arpentent le plateau du Montmartre-Galabru et nous ne sommes pas au Théâtre de la Renaissance, en 1897. C'est autre chose, à n'en point douter, et c'est très bien ainsi, d'autant qu'il est très nettement mis en avant, dans cette émouvante adaptation, que le bon berger anarchiste Octave Mirbeau fustige savamment les mauvais bergers, et ce, grâce au jeu sincère de l'ensemble des six comédiens et comédiennes dont on sent la fougue dramaturgique bien incarnée, et grâce aussi à une scénographie taillée au cordeau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91411805-64260926.jpg?v=1759165593" alt=""Les Mauvais Bergers" Une brillante manière de revisiter un long fleuve intranquille" title=""Les Mauvais Bergers" Une brillante manière de revisiter un long fleuve intranquille" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Nos propositions sont raisonnables et justes. À vous de voir si vous préférez la guerre…&quot;</span> Cela résonne à nos oreilles contemporaines, encore une fois, et la mise en scène aux changements de décors à vue, efficaces et remarquablement orchestrés, y participent largement. L'ambiance très physique de la souffrance ouvrière, présente dans la tragédie de Mirbeau, est particulièrement bien mise en avant, tant dans les intentions des artistes que dans la scénographie sobre, mais efficace.       <br />
              <br />
       Saluons cette présence particulièrement physique et virevoltante du jeu centré et déployé d'Arthur Liné interprétant Jean Roule, cet ouvrier militant et activiste se sentant le devoir de libérer les ouvriers de leurs misérables conditions. Avec cette adaptation, nous ne savons pas dans quelle époque nous sommes et, là aussi, c'est très bien comme ça !       <br />
              <br />
       En cette rentrée sociale rocambolesque et mouvementée qui est la nôtre, &quot;Les Mauvais Bergers&quot;, adaptée par Olivier Charruau, et la force de l'acte théâtral nous permettent de saluer aussi des initiatives citoyennes comme celle des &quot;Gueux&quot; d'Alexandre Jardin autour des ZFE qui revendique à juste titre bien plus d'initiatives démocratiques et populaires, de référendum, et de réappropriations citoyennes visant une nécessaire réhabilitation de la souveraineté populaire. Utopie ? Jean Roule l'a payé de sa vie ! Ne le payons pas des nôtres !       <br />
              <br />
       Les &quot;Gueux&quot; d'Alexandre Jardin, l'écrivain anarchiste Octave Mirbeau via Jean et Madeleine, Olivier Charruau et Scène Écarlate, le Théâtre Montmarte-Galabru l'ont fait aussi. Gageons que nous devrions toutes et tous en faire de même.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Mauvais Bergers"</b></div>
     <div>
      Texte : Octave Mirbeau.       <br />
       Mise en scène : Olivier Charruau.       <br />
       Avec : Sandrine Carlosse, Olivier Charruau, Nicolas Lefebvre, Arthur Liné, Mô et Gil Seravel.       <br />
       Compagnie Scène Écarlate.       <br />
       Tout public à partir de 12 ans       <br />
       Durée : 85 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 septembre au 18 novembre 2025.</span>       <br />
       Mardi à 19 h 30. Relâche le mardi 7 octobre.       <br />
       Théâtre Montmartre-Galabru, 4, rue de l'Armée d'Orient Paris 18e.       <br />
       Téléphone : 01 42 23 15 85.       <br />
       <a class="link" href="https://www.billetreduc.com/spectacle/les-mauvais-bergers-382793" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatregalabru.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatregalabru.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91411805-64260894.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Mauvais-Bergers-Une-brillante-maniere-de-revisiter-un-long-fleuve-intranquille_a4365.html</link>
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   <title>D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"</title>
   <pubDate>Tue, 15 Oct 2024 15:43:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Lefty !" nous plonge directement dans les années trente. Les suites de la crise de 1929 sont là. Roosevelt vient d'être élu, il annonce le New Deal qui va relancer l'économie américaine mise à terre. En attendant, beaucoup de secteurs d'activité souffrent et plus particulièrement les classes sociales basses : ouvriers, dockers, chauffeurs, tout le prolétariat subit les effets de cette récession gigantesque.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83512781-59774888.jpg?v=1729001730" alt="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" title="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" />
     </div>
     <div>
      Après Minneapolis, Détroit, Memphis, les grandes villes américaines sont secouées par des grèves des corporations ouvrières. À New-York, ce sont les chauffeurs de taxis qui peinent à gagner de quoi vivre. C'est dans ce contexte de grogne sociale que la pièce débute. Sur scène, une réunion syndicale se met en place. On y attend deux intervenants, on est prêt à décider de la grève, de relever la tête.       <br />
              <br />
       Ébullition des cœurs et des langues. Les échanges fusent sur scène. Chacun des personnages porte avec lui sa souffrance, ses fins de mois agonisantes, son ventre vide et sa colère. C'est ainsi que l'adaptation de la pièce originale, inspirée par des faits réels, &quot;Waiting for Lefty&quot;, faite par Natascha Rudolf, nous plonge directement au cœur du conflit social d'il y a un siècle, de l'autre côté de l'Atlantique. Habits de l'époque, phrasé de l'époque, on parle dollars et cents, Bronx et surtout syndicat, car toutes les grosses corporations américaines obligent l'adhésion de tous leurs membres. On connaît leurs puissances.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83512781-59774938.jpg?v=1729001765" alt="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" title="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" />
     </div>
     <div>
      C'est une révolte dans la résistance qui se joue. Une révolte qui s'affranchit de la direction du syndicat, menée par un leader nommé Lefty. Révolte contre la précarité du métier et révolte contre la direction du syndicat qui ne veut pas d'une grève. Pour illustrer cette misère, le texte de Natascha Rudolf alterne les épisodes de débats enflammés et de témoignages de cette misère sociale qui dévaste les familles populaires jusqu'à pousser leurs enfants dans la malnutrition, la maladie, jusqu'à les jeter à la rue faute de pouvoir régler leurs loyers. Pendant ce temps, on attend Lefty pour qu'il s'oppose au patron du syndicat corrompu.       <br />
              <br />
       Mais la belle idée de ce spectacle vient de sa mise en perspective temporelle, avec la volonté de mettre en jeu tous les révoltés de notre histoire. D'un côté, Prométhée, qui a trop aimé les humains, se rebelle contre Zeus en lui volant le feu qu'il offre à l'humanité, quitte à subir sa vengeance infernale. D'un autre côté, soudain, l'irruption du présent dans cette réunion syndicale d'hier donnant le frisson autant aux personnages du plateau qu'aux spectateurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83512781-59774941.jpg?v=1729001897" alt="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" title="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" />
     </div>
     <div>
      Le dialogue alors s'élargit considérablement et les mains et les espoirs se tendent par-delà les générations entre les luttes contre la pauvreté et les combats pour le partage des valeurs créées.       <br />
              <br />
       Natascha Rudolf fait ainsi intervenir, au fil des représentations, des personnalités réelles qu'elle nomme des témoins de la société civile. Trois personnalités entrent ainsi dans chaque spectacle, porteuses de leurs luttes particulières et de leurs personnalités propres, jouant alors leurs propres rôles, et l'on assiste comme au télescopage de la fiction avec le réel. Et cela fonctionne à merveille.       <br />
              <br />
       Au conflit des chauffeurs de taxis des années trente s'ajoute celui des chauffeurs Uber avec le surgissement de celui qui créa, il y a peu, le premier syndicat des chauffeurs de VTC, puis celui des personnels hospitaliers et ainsi de suite. Jusqu'à ce que se dévoile cette chaîne de solidarité depuis Prométhée jusqu'à nos jours entre ceux qui réussissent, à leurs propres périls, à fendre plus juste la société et le travail.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83512781-59774944.jpg?v=1729001794" alt="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" title="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" />
     </div>
     <div>
      Un spectacle militant, intelligent, qui rend hommage aux combats sociaux et apporte un souffle énergique et sensible à tous ceux qui ont envie que la société se bonifie et rende justice à tous.       <br />
              <br />
       Pourtant, jusqu'au bout il faudra attendre Lefty, comme plus tard d'autres va-nu-pieds attendront longtemps Godot. Ce qui n'empêche pas de vivre.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       <b>A été représenté au Théâtre Berthelot, Montreuil, les vendredi 4 et samedi 5 octobre 2024.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Lefty !"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83512781-59775002.jpg?v=1729002107" alt="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" title="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" />
     </div>
     <div>
      Traduction, enquête, écriture : Natascha Rudolf.       <br />
       Mise en scène : Natascha Rudolf.       <br />
       Collaboration artistique : Laurent Cibien.       <br />
       Avec (7 à 8 comédiennes et coédiens en alternance) : Axel Belin, Daniel Blanchard, Benjamin Candotti-Besson, Laurent Cibien, Benoit Hamelin, Diana Hardes, Jean-François Perrier, Natascha Rudolf et Camille Thomas        <br />
       Témoins de la société civile (3 à 5 en alternance) : Marina Alexandre-Audaire, Brahim Ben Ali, Thomas Gille, Myriam Hormi, Malika Janjar, Rachid Laddi, Malo Leyrat, Maryse Salou.       <br />
       Scénographie : Michel Jacquelin.       <br />
       Lumière et son : Léandre Garcia Lamolla et Mikaël Kandelman.       <br />
       Par la Cie Ligne 9 Théâtre.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       4 et 5 décembre 2024 :Théâtre des Îlets - CDN, Montluçon (03).       <br />
       11 au 15 décembre 2024 : MC93 - Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, Bobigny (93).       <br />
       30 et 31 janvier 2025 : Centre Culturel Robert Desnos - Scène Nationale de l'Essonne, Ris-Orangis (91).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/83512781-59774888.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/D-un-siecle-a-l-autre-d-une-greve-a-l-autre-comme-un-eternel-recommencement-de-la-lutte-des-plus-faibles-contre-les_a4061.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>● Avignon Off 2016 ● "Victoire"</title>
   <pubDate>Thu, 07 Jul 2016 06:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Annonce</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[À l'affiche]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   De la joyeuse France de l'Entre-deux-guerres aux bancs de la Sorbonne en 68, les vies multiples de Victoire témoignent d'une France patriarcale et corsetée qui peine à l'égalité. Sylvie Gravagna écrit une saga drôle, subversive et documentée qui envoie valser les gaines aux orties.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9806993-15844461.jpg?v=1467839878" alt="● Avignon Off 2016 ● "Victoire"" title="● Avignon Off 2016 ● "Victoire"" />
     </div>
     <div>
      Dans la &quot;joyeuse&quot; France de l'entre-deux-guerres, patriarcale, coloniale et sexiste, les aventures très ordinaires de Victoire-la-Fille-du-Soldat-inconnu ! Du bénitier de l'église aux manifestations des suffragettes et de l'exposition coloniale aux grèves de 36, Victoire Bayart se meut dans un spectacle fantaisiste comme une comédie musicale, mais solidement ancré dans la réalité historique et sociale de l'époque.       <br />
              <br />
       La fable s'articule autour des chansons, de telle sorte qu'on pourrait les croire écrites sur mesure alors qu'elles sont empruntées au répertoire des années évoquées.       <br />
              <br />
       Du Salon des arts ménagers aux plateaux de l'ORTF en passant par le cabinet d'un gynécologue dépressif : une histoire pleine de rebondissements attendus !       <br />
              <br />
       Où l'on retrouve Victoire Bayart intégrant la rédaction de <span style="font-style:italic">l'Ève Moderne</span>, journal féminin dirigé par l'impétueuse Colette Ménard qui aide les femmes à rester de&quot;vraies&quot; femmes…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Victoire"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9806993-15844495.jpg?v=1467839907" alt="● Avignon Off 2016 ● "Victoire"" title="● Avignon Off 2016 ● "Victoire"" />
     </div>
     <div>
      <b>Époque 1 : &quot;La fille du soldat inconnu&quot;.       <br />
       Époque 2 : &quot;Une vraie femme!&quot;</b>       <br />
       Tout public à partir de 14 ans.       <br />
       Texte : Sylvie Gravagna.       <br />
       Avec : Sylvie Gravagna.       <br />
       Compagnie Un Pas de Côté.        <br />
       Durée : 1 h 10 (époque 1).       <br />
       Durée : 1 h 30 (époque 2).       <br />
              <br />
       <b>● Avignon Off 2016 ●</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 juillet 2016.</span>       <br />
       Cinéma Utopia République,        <br />
       5, rue Figuière.        <br />
       Tous les jours à 11 h 30 (ép. 1, jours impairs et ép. 2, jours pairs).       <br />
       Tél. : 07 62 03 91 44.       <br />
              <br />
       <b>Diffusion :</b>       <br />
       Actions Scènes Contemporaines       <br />
       Anne-Charlotte Lesquibe, 06 59 10 17 63.       <br />
       Carla Puidebat, 06 43 81 51 97.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/9806993-15844461.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/●-Avignon-Off-2016-●-Victoire_a1647.html</link>
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   <title>Le théâtre est matrice</title>
   <pubDate>Wed, 23 Jul 2014 09:35:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le théâtre est matrice des activités du spectacle. Il est important que soit pris en compte, dans la crise actuelle, le fonctionnement de la totalité de la filière, d'enclencher pour l'ensemble de l'économie du spectacle un cycle vertueux de création, production, diffusion.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6840881-10453947.jpg?v=1406103337" alt="Le théâtre est matrice" title="Le théâtre est matrice" />
     </div>
     <div>
      À son échelle, la ville d'Avignon souhaite un flux régulier de revenus supplémentaires et lutter contre l'image de belle endormie avec ses commerces eux aussi intermittents et ses commerçants opportunistes. Elle peut augmenter les effets de son festival international et son salon du théâtre vivant et apporter des bienfaits à l'économie locale.       <br />
              <br />
       En accrochant son image de &quot;cité du théâtre&quot; tout autant que de celle &quot;des papes&quot;, elle peut se montrer pionnière dans la recherche de solutions nouvelles, attacher à son bénéfice toute la filière du spectacle vivant, en déroulant dans l'année toute une programmation d'événements axés sur les arts vivants à forte retombées économiques.       <br />
              <br />
       La métropole pourrait enclencher un cercle économique vertueux en échelonnant tout au long de l'année une série d'événements en relation avec son image de capitale mondiale du théâtre. Avec, par exemple, un salon de mars des techniques du spectacle qui réunirait les plus grands industriels des régies sons, lumière, sièges, etc…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6840881-10453948.jpg?v=1406103433" alt="Le théâtre est matrice" title="Le théâtre est matrice" />
     </div>
     <div>
      Ses salles permanentes seraient comme autant de <span style="font-style:italic">showrooms</span> équipée de la dernière technologie et verraient, autour de ces équipements high-tech, s'organiser des sessions de formations professionnelles de printemps et d'automne pour les techniciens du spectacle et, de manière dérivée, pour les professions du spectacle adjacentes que sont les muséographes, architectes, urbanistes édiles, etc.       <br />
              <br />
       À la suite des présentations de juillet du OFF et du festival national, la ville pourrait organiser un festival des Avignonnais sur la base de spectacles sélectionnés par les spectateurs.       <br />
              <br />
       Enfin, en appui de la rentrée universitaire et du festival des hivernales, les travaux des résidents de la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon pourraient faire l'objet de présentation à un public élargi.       <br />
              <br />
       L'activité économique avec ses retombées financières étant recentrée autour de l'activité du théâtre perçue comme prestigieuse, la population serait réconciliée avec l'événement national qu'est le Festival d'Avignon. Ce qui serait fierté, signe de confiance en soi et affirmation de soi (soft power).       <br />
              <br />
       Chiche
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6840881-10453947.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-theatre-est-matrice_a1173.html</link>
  </item>

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   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-6821313</guid>
   <title>Le théâtre est d'utilité publique</title>
   <pubDate>Thu, 17 Jul 2014 18:56:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le théâtre est d'utilité publique. Le député Victor Hugo l'explique si bien dans son intervention lors de la discussion du budget rectificatif le 10 novembre 1848 dans la question relative aux encouragements aux lettres et aux arts*. Tout homme politique, tout dirigeant ne peut que lire et relire le compte rendu des débats. Il n'est point nécessaire de le modifier. Le plaidoyer est plus que jamais d'actualité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6821313-10422897.jpg?v=1405672318" alt="Le théâtre est d'utilité publique" title="Le théâtre est d'utilité publique" />
     </div>
     <div>
      Depuis André Malraux, Jacques Duhamel et Jack Lang, le ministère de la culture a trouvé sa place au sein de l'État et de la société française. Un service public national du théâtre maille l'ensemble du territoire national. L'économie du tourisme et de l'audiovisuel repose sur les compétences de techniciens et d'artistes au savoir-faire pointu et qui n'ont jamais été si nombreux ainsi que peuvent le constater les spectateurs français et étrangers.       <br />
              <br />
       Il est étonnant que cette activité qui est source d'enrichissement collectif soit perçue comme étant celle d'assistés, d'oisifs.        <br />
              <br />
       La ville d'Avignon, elle-même en grande difficulté financière et sociale et qui se cherche une activité économique, bénéficie pourtant du plus formidable événement du spectacle vivant qui soit. Et pourtant l'incompréhension entre la population et l'événement est totale.       <br />
              <br />
       Il est triste 166 ans après le magnifique discours de Victor Hugo, qu'en dépit de la continuité et la permanence du besoin social satisfait par le théâtre et dans une mesure plus large par la société du spectacle, que l'activité de création-production des techniciens et acteurs de spectacle vivant (le théâtre) soit encore précaire (à l'instar il est vrai des autres producteurs de matières premières ou de matière grise ?). Et ce du seul fait que cette activité soit par définition intermittente.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6821313-10422898.jpg?v=1405674164" alt="Le théâtre est d'utilité publique" title="Le théâtre est d'utilité publique" />
     </div>
     <div>
      Ne peut-on résoudre le hiatus et de cette contradiction faire richesse ? Il suffirait pourtant de penser différemment, de regarder différemment. De changer de lunettes, de changer par exemple le plan comptable et de penser investissement là où ne sont vus, à court terme, que des coûts ? La Revue du Spectacle qui soutient toute la diversité du spectacle contemporain en rêve.       <br />
              <br />
       Disons-le tout net, Avignon Off n'est pas un festival. C'est un salon professionnel. Dût le spectateur en frémir.       <br />
              <br />
       Avec une concentration de plus de 1 300 spectacles cette année, Avignon Off est le plus important lieu de présentation de l'état de l'art du théâtre, dans toute l'étendue et la diversité de ses élans de création, en France et probablement dans le monde. Avignon Off est le lieu privilégié de rencontres et d'échanges pour un public du temps présent qui a toute liberté de choix. C'est une manifestation culturelle majeure. Elle est en appui du festival d'Avignon initié par l'État.       <br />
              <br />
       Alors que ce dernier, sur capitaux publics, explore les voies de la création et de la recherche d'un théâtre de la Nation du temps présent et propose des spectacles qui forment l'ossature des programmations des institutions nationales, Avignon OFF est un plateau de spectacles présentés, à leur initiative, par des compagnies.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6821313-10429060.jpg?v=1405676913" alt="Le théâtre est d'utilité publique" title="Le théâtre est d'utilité publique" />
     </div>
     <div>
      Et dans la société du spectacle dominée par les compagnies de productions majeures que sont les sociétés de productions audiovisuelles, les agences de publicité ou les créateurs d'images 3D et de jeux &quot;virtuelles&quot;, les compagnies de spectacle vivant, de théâtre - qu'elles fonctionnent sur crédits publics, privés ou sur fonds propres - apportent, pour leur création artistique détachée de toute démarche marketing, leur capital et en assument le risque au sens économique. C'est ainsi une manifestation commerciale de toute première importance reposant essentiellement sur l'offre et la demande. C'est au sens strict un marché régulé par une association, Avignon OFF, sans volonté de direction (artistique).       <br />
              <br />
       Y sont présentés à la critique et au public les spectacles qui, s'ils font battage, bouche à oreilles et buzz, seront achetés par des institutions publiques ou des organismes privés de diffusion artistique. Ils constitueront les programmations des territoires au plus proches de la population. Pour ceux qui sont le plus dans l'air du temps, l'espérance de vie peut être de plusieurs années. Les compagnies sont des capital-risqueurs et s'agissant d'activité de l'art des &quot;capital-risque-cœurs&quot;.       <br />
              <br />
       Au plan culturel, c'est-à-dire dans l'univers des signes qui fondent toute compréhension mutuelle au sein d'une société donnée, le spectateur immergé dans Avignon OFF mesure combien ces compagnies analogues à des jeunes pousses ont la capacité, pour ce qui concerne leur environnement, à régénérer les types et les caractères, de renouveler les récits et des désirs qui font sens. À l'antipode des marqueteurs et marchandiseurs qui ne s'adressent qu'au consommateur par la puissance de la fascination de leur médiation, en exploitant et usant les archétypes. Elles appartiennent, elles, à un cycle simple de développement production.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le théâtre apparait à rebours comme le lieu nécessaire d'élaboration des signes et des codes qui unifient toute société dans son désir de vivre et non de consommer. C'est un centre de recherche et développement, un point de levier d'investissement collectif de l'animation de la cité. Ce que démontre, entre autres, en permanence l'association &quot;Le clown médecin&quot; qui est présente cette année à Avignon Off. Et que dire de tous ces artistes qui entrainent (coaching) les personnes appelées à se présenter face à un public ou un auditoire ? Le théâtre est à l'évidence un service d'utilité publique.       <br />
              <br />
       Et Avignon Off dans la multiplicité de son offre est une manifestation culturelle aux dimensions artistique et économique fortement mêlées. Conjuguant la tradition théâtrale et la modernité la plus pointue, elle est au spectacle vivant ce que le salon du livre est à Francfort ou à Paris.       <br />
              <br />
       Il est important de comprendre que les compagnies sont novatrices. Elles appartiennent à un cycle de novation création. Le théâtre est matrice des activités de l'industrie du spectacle.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Rappelé par Olivier Py sur France Inter.</span>       <br />
       Les discours de Victor Hugo sont publiés aux Éditions 10 18.       <br />
       <b>(À suivre)</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-theatre-est-d-utilite-publique_a1168.html</link>
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