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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-11T06:45:04+02:00</dc:date>
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   <title>•Off 2026• "93" Quand la philosophie hugolienne inspire et revit de façon fulgurante</title>
   <pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   20 octobre 2093. Lanténac a débarqué en Bretagne. Robespierre somme Cimourdain et Gauvin de le retrouver afin d'écraser les derniers Républicains en rébellion. Mais Cimourdain et Gauvain ont été liés(es) par un amour passé et, désormais, leur vision du monde les oppose ! Entre guerre civile, surveillance orwellienne et chaos, la France est face à son destin et doit trancher. La Révolution n'est pas morte, mais va-t-elle sauver le monde ou laisser sur ses pas des traces indélébiles ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96910513-67547128.jpg?v=1781018390" alt="•Off 2026• "93" Quand la philosophie hugolienne inspire et revit de façon fulgurante" title="•Off 2026• "93" Quand la philosophie hugolienne inspire et revit de façon fulgurante" />
     </div>
     <div>
      Écrit au lendemain de la Commune, &quot;93&quot; est le dernier roman de Victor Hugo qui se déroule pendant la Terreur révolutionnaire et les guerres de Vendée. Longtemps porté en lui avant d'être publié, c'est un testament politique qui dépeint la terrible année 1793, et qui révèle un entrelacement du bien et du mal de façon très nette autour de la question de la Révolution française et, surtout, de sa légitimité.       <br />
              <br />
       Quelle est-elle au juste cette Révolution ? Que s'est-il passé pour que la France en soit arrivée là ? Par qui et par quel geste, quel jour et à quel endroit s'est passée &quot;La&quot; chose première pour que se rejouent encore les gestes de la douleur ?       <br />
              <br />
       Autant de questions que ce roman monumental de Victor Hugo soulève et qui, de toute évidence, a largement inspiré la Compagnie les Fouillons créée en 2022 par Sylvain Bastonero. Une compagnie qui <span style="font-style:italic">&quot;creuse le réel pour en faire surgir des histoires engagées et profondément humaines&quot;</span>. L'humain. Encore et toujours. Cette entité majeure qui manipule à tout jamais les ficelles du monde, moteur du devenir historique, animal politique façonnant la cité ou encore artisan du devenir collectif.       <br />
              <br />
       Et c'est bien ce dont il s'agit, ici, dans cette création 2026 de la Compagnie les Fouillons adaptée et mise en scène par Sylvain Bastonero. La place accordée aux rouages et autres méandres humains, pour le moins tumultueux, y est grandement convoquée. On ne voit que lui, à bien y regarder, quand bien même, on fermerait un œil. Bien que fermer un œil ou s'assoupir durant cette adaptation est impossible, tant les six comédiens et comédiennes incarnent leur personnage de façon remarquablement incarnée et investie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96910513-67547138.jpg?v=1781018436" alt="•Off 2026• "93" Quand la philosophie hugolienne inspire et revit de façon fulgurante" title="•Off 2026• "93" Quand la philosophie hugolienne inspire et revit de façon fulgurante" />
     </div>
     <div>
      Amoureux de Victor Hugo et de la Révolution, Sylvain Bastonero a choisi une structure circulaire pour cette adaptation : le spectacle commençant par une scène presque finale et le reste de la pièce s'ensuivant et visant à en expliquer les causes.       <br />
              <br />
       Généralement, ceci fonctionne plutôt bien au théâtre. Ici, d'autant plus, parce que cette scène est d'une force et d'une intensité explosives qui réveille le spectateur le plus accablé par la chaleur ambiante, ou autres causes diverses. D'emblée, le public est happé par le propos préliminaire ainsi que par toute la pièce, la distribution des trois comédiennes et des trois comédiens fonctionnant remarquablement bien.       <br />
              <br />
       Orianne Dumeny, incarnant distinctement les personnages de Michelle et Robespierre, aborde ses deux personnages avec grande justesse et professionnalisme. Charlotte Orsini, dans ceux de Marat et Gauvin également. Son interprétation de Marat est particulièrement troublante. Alexis Tran est un Cimourdain d'une crédibilité sans failles, tout comme Thaïs Laurent dans celui de Gauvin. Samuel Hucault n'est pas en reste dans son interprétation de Lanténac et Clément Pronost, endossant plusieurs rôles, apporte au jeu de ses partenaires une crédibilité fluide et efficace.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Sylvain Bastonero, avant-gardiste et immersive, secondé par Julie Rouxel à la direction artistique, est taillée au cordeau et ne laisse rien au hasard. Elle est efficace, captivante, oppressante, anxiogène. Les lumières sombres d'Ylan Thanos conjuguées aux élégants costumes rouges ou noirs imaginés par Lucie Melin et Lylou Jacquetet soulignent aussi l'efficacité du dispositif.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96910513-67547139.jpg?v=1781018458" alt="•Off 2026• "93" Quand la philosophie hugolienne inspire et revit de façon fulgurante" title="•Off 2026• "93" Quand la philosophie hugolienne inspire et revit de façon fulgurante" />
     </div>
     <div>
      À certains moments de la pièce, la proximité immersive des comédiens vers le public renforce le propos de la pièce et immerge doublement le spectateur qui perçoit encore davantage l'adaptation de Sylvain Bastonero : <span style="font-style:italic">&quot;La Révolution n'est pas morte. Elle a juste changé de visage et réclame toujours du sang&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Entre fracture de notre société française, affrontement idéologique, désordre international, guerre en Ukraine, Liban fracassé, un Poutine autocrate et néo-impérialiste, le Soudan et sa crise humanitaire ou encore le Congo, &quot;93&quot;, par la Compagnie les Fouillons, est hurlante d'actualité.       <br />
              <br />
       La scène avec la paysanne Michelle Fleichard et son nourrisson apeuré, personnages du peuple soumis à la guerre civile et à la Révolution, est bouleversante et vertigineuse, entre barbarie et soupçon d'humanité.       <br />
              <br />
       Entre conflit moral, compassion humaine, autoritarisme et surveillance exacerbée, &quot;93&quot; de Sylvain Bastonero est un vibrant hommage au &quot;Quatrevingt-treize&quot; de Victor Hugo qui, n'en déplaise à certains, ne se retournera pas dans sa tombe. Bien au contraire.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"93"</b></div>
     <div>
      D'après le roman "Quatrevingt-treize" de Victor Hugo (1874).       <br />
       Adaptation et mise en scène : Sylvain Bastonero.       <br />
       Avec : Thaïs Laurent, Charlotte Orsini, Alexis Tran, Samuel Hucault, Orianne Dumeny et Clément Pronost.       <br />
       Scénographie : Julie Rouxel.       <br />
       Costumes : Lucie Melain et Lylou Jacquet.       <br />
       Création lumière : Ylan Tanos.       <br />
       Chorégraphies : Orianne Dumeny.       <br />
       Musique : Alexis Tran.       <br />
       Création vidéos : Anhvi Defaux.       <br />
       Par la Compagnie des Fouillons.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 avril au 20 juin 2026.</span>       <br />
       Jeudi au samedi à 21 h 30.       <br />
       À la Folie Théâtre, 6, rue de la Folie Méricourt, Paris 11ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 43 55 14 80.       <br />
       <a class="link" href="https://alafolietheatre.placeminute.com/event/classique/93,45292.html" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://folietheatre.com" target="_blank">>> folietheatre.com</a>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 17 h 55. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre de l'Adresse, 2, avenue de la Trillade, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 65 81 17 85.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.festik.net/theatre-de-l-adresse/product/93" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatredeladresse.com/" target="_blank">>> theatredeladresse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96910513-67547128.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-93-Quand-la-philosophie-hugolienne-inspire-et-revit-de-facon-fulgurante_a4579.html</link>
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   <title>"Lumières, lumières, lumières" Une adaptation habile et délicate du beau roman de Virginia Woolf "Vers le phare", entre présent et passé, mémoire et songe…</title>
   <pubDate>Tue, 09 Jun 2026 06:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Fauvel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Lumières, lumières, lumières" s'attache à deux personnages du roman de Virginia Woolf, Madame Ramsay et Lily Briscoe, deux femmes que tout oppose : l'une, solaire et épanouie, mariée et mère de huit enfants ; l'autre, un brin amère, artiste peintre rebelle aux normes du mariage et de la maternité. Dans un beau mouvement de va-et-vient, la pièce joue sur deux époques, et nous plonge, avec nostalgie et ravissement, au cœur de la conscience de Lily.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96898124-67538817.jpg?v=1780942757" alt=""Lumières, lumières, lumières" Une adaptation habile et délicate du beau roman de Virginia Woolf "Vers le phare", entre présent et passé, mémoire et songe…" title=""Lumières, lumières, lumières" Une adaptation habile et délicate du beau roman de Virginia Woolf "Vers le phare", entre présent et passé, mémoire et songe…" />
     </div>
     <div>
      &quot;To the Lighthouse&quot;, paru en 1927 et traduit en français, selon les éditions, sous le titre &quot;La Promenade au phare&quot;, &quot;Vers le phare&quot;, &quot;Voyage au phare&quot; ou encore &quot;Au phare&quot;, est le cinquième roman de Virginia Woolf (1882-1941). Comptant parmi les livres majeurs de la femme de lettres, il s'avère aussi l'un des plus autobiographiques.       <br />
               <br />
       De quoi s'agit-il ? Au début du siècle dernier, un couple de Londoniens séjourne avec ses huit enfants et quelques invités dans une maison au bord de la mer. Tous sont sous le charme de la délicieuse Madame Ramsay. Celle-ci exerce sur sa famille et ses amis un irrésistible pouvoir de séduction. Les journées sur cette île écossaise sont alors rythmées par le projet, sans cesse reporté pour cause de mauvais temps, d'une promenade au phare. Dix années passent. La Grande Guerre a fait ses ravages, semant mort et désolation au sein de la petite tribu. Madame Ramsay n'est plus. De retour dans la résidence estivale désertée et en ruine, les survivants finiront par réaliser cette promenade au phare tant convoitée jadis par le petit James, et Lily Briscoe, par achever son tableau, sans cesse recommencé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96898124-67538819.jpg?v=1780942798" alt=""Lumières, lumières, lumières" Une adaptation habile et délicate du beau roman de Virginia Woolf "Vers le phare", entre présent et passé, mémoire et songe…" title=""Lumières, lumières, lumières" Une adaptation habile et délicate du beau roman de Virginia Woolf "Vers le phare", entre présent et passé, mémoire et songe…" />
     </div>
     <div>
      Se déployant des cintres jusqu'au sol, un majestueux rideau en chenille ondulé et mordoré habille la petite scène du Studio-Théâtre de la Comédie-Française, nous plongeant dans un espace et une temporalité indéfinis, et bientôt mouvants. Au sol, un piano noir brisé dont seule la queue, plantée dans le sol, subsiste. Deux tabourets renversés. Paraît Lily Briscoe.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;C'est fini. Tout est fini. Il n'y a plus rien. Tout est vide ici&quot;,</span> constate-t-elle, dépitée. Alors que Lily se remémore les jours heureux de ce lointain été, ses pensées ne cessent d'aller vers Madame Ramsay, présence solaire et fantomatique. Passé et présent s'entremêlent dans le récit de Lily Briscoe. Nous suivons sa pensée en mouvement, ce flux de conscience (&quot;stream of consciousness&quot;), si caractéristique de l'écriture de Virginia Woolf. Rattachée au courant moderniste, dont elle fut l'une des pionnières et figures majeures, avec James Joyce et Marcel Proust, la technique narrative de l'écrivaine consiste à décrire le flux persistant des pensées et sensations des personnages. Le récit ne vient pas de l'extérieur, mais de l'intérieur. Pas d'action, ni de dialogues chez elle, ou très peu.       <br />
              <br />
       Pour tenter de rendre compte de la complexité du réel, l'écrivaine brise la linéarité du récit et s'applique à suivre le cours continu des images et souvenirs des personnages. De ce monologue intérieur de Lily surgit, telle une épiphanie, la majestueuse Madame Ramsay, silhouette délicate et élancée, élégante dans sa belle robe blanche début de siècle, comme échappée d'un tableau de Sorolla ou d'une pièce de Tchekhov… Lointaine et proche. Lointaine dans le souvenir, et proche lorsque les deux femmes revivent les scènes de cet été d'autrefois.       <br />
              <br />
       À l'instar d'un autre roman de Virginia Woolf, &quot;Mrs Dalloway&quot;, &quot;To the Lighthouse&quot; aurait pu s'intituler &quot;Mrs Ramsay&quot; tant celle-ci s'en révèle la figure centrale. Mère aimante, épouse docile selon les diktats de son époque, Madame Ramsay manifeste une nature plus complexe qu'il n'y paraît. Si elle s'oppose à la jeune Lily sur la question de l'indépendance féminine, déclarant que les femmes sont incapables de peindre et d'écrire, et ne peuvent s'épanouir que dans la maternité, elle ne cesse de répéter, tel un leitmotiv : <span style="font-style:italic">&quot;Dieu merci, personne ne peut savoir exactement ce que je pense&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Elle se moque gentiment de son mari écrivain, entièrement absorbé par son ouvrage sur &quot;la nature de la réalité&quot; et vivant exclusivement dans les livres. <span style="font-style:italic">&quot;Il pense et ne voit pas&quot;</span>. Elle ne confronte pas directement cet homme que l'on devine, comme tant d'autres, égoïste et autoritaire, mais le contourne habilement puisque son rôle à elle, en parfaite épouse victorienne, consiste à <span style="font-style:italic">&quot;complimenter, mentir, acquiescer&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96898124-67538992.jpg?v=1780944037" alt=""Lumières, lumières, lumières" Une adaptation habile et délicate du beau roman de Virginia Woolf "Vers le phare", entre présent et passé, mémoire et songe…" title=""Lumières, lumières, lumières" Une adaptation habile et délicate du beau roman de Virginia Woolf "Vers le phare", entre présent et passé, mémoire et songe…" />
     </div>
     <div>
      Même si Virginia Woolf a tenté de brouiller les pistes en situant l'action de &quot;To the Lighthouse&quot; en Écosse, sur l'île de Skye, la maison du couple Ramsay ressemble à s'y méprendre à Talland House, la maison de vacances de son enfance. Située en bord de mer, à St Ives, en Cornouailles, Talland House fut le paradis perdu de l'écrivaine où la famille Stevens séjourna chaque été, de 1881 jusqu'au décès de la mère en 1895. Le couple Ramsay présente également de fortes ressemblances avec le couple Stephen, parent lui aussi de huit enfants.       <br />
              <br />
       &quot;Lumières, lumières, lumières&quot; garde le découpage originel en trois parties du roman de Virginia Woolf dont les titres, uniques repères spatio-temporels, sont subrepticement projetés en vidéo : &quot;La fenêtre&quot;, &quot;Le repas&quot;, &quot;Le phare&quot;. La vidéo, avec des projections fragmentées et fugaces de Madame Ramsay, vient, par ailleurs, superposer le souvenir à la réalité, le passé au présent, comme si le temps ne faisait qu'un et que la mort n'existait pas.  <span style="font-style:italic">&quot;Moi-même, je ne sais dans quel temps je me trouve&quot;</span>, déclare à un moment Madame Ramsay.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96898124-67538993.jpg?v=1780944075" alt=""Lumières, lumières, lumières" Une adaptation habile et délicate du beau roman de Virginia Woolf "Vers le phare", entre présent et passé, mémoire et songe…" title=""Lumières, lumières, lumières" Une adaptation habile et délicate du beau roman de Virginia Woolf "Vers le phare", entre présent et passé, mémoire et songe…" />
     </div>
     <div>
      En s'attachant à ces deux personnages féminins que tout oppose en apparence, la pièce dépeint habilement la condition féminine de l'époque, et annonce déjà l'essai féministe à venir de son auteure : &quot;Une chambre à soi&quot; (1929).       <br />
              <br />
       De la scénographie au jeu des comédiennes (merveilleuse Florence Viala !), en passant par la mise en scène et les belles lumières de Nicolas Descôteaux, tout concourt à faire de ce spectacle un grand bonheur de théâtre.       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Lumières, lumières, lumières"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96898124-67539002.jpg?v=1780944102" alt=""Lumières, lumières, lumières" Une adaptation habile et délicate du beau roman de Virginia Woolf "Vers le phare", entre présent et passé, mémoire et songe…" title=""Lumières, lumières, lumières" Une adaptation habile et délicate du beau roman de Virginia Woolf "Vers le phare", entre présent et passé, mémoire et songe…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Evelyne de la Chenelière, librement inspiré de &quot;Vers le phare&quot; de Virginia Woolf.        <br />
       Mise en scène : Florent Siaud.       <br />
       Assistante mise en scène : Natalie van Parys.       <br />
       Avec : Florence Viala et Aymeline Alix.       <br />
       Scénographie : Romain Fabre.       <br />
       Costumes : Jean-Daniel Vuillermoz.       <br />
       Lumières : Nicolas Descôteaux.       <br />
       Vidéo : Éric Maniengui.       <br />
       Conception sonore : Vincent Legault.       <br />
       Son : Maxime Gamache.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 mai au 28 juin 2026.</span>       <br />
       Du mercredi au dimanche à 18 h 30.        <br />
       Studio-Théâtre de la Comédie-Française, Galerie du Carrousel du Louvre, place de la Pyramide inversée, 99, rue de Rivoli, Paris 1er.       <br />
       Téléphone : 01 44 58 98 54.       <br />
       <a class="link" href="https://reserver.comedie-francaise.fr/event/68cc15517cd9fe2ef3204c64" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.comedie-francaise.fr/" target="_blank">&gt;&gt; comedie-francaise.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96898124-67538817.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Lumieres-lumieres-lumieres-Une-adaptation-habile-et-delicate-du-beau-roman-de-Virginia-Woolf-Vers-le-phare--entre_a4578.html</link>
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   <title>"Pas avec l'amour" Des jeux (cruels) de l'amour romantique à leur point d'incandescence tragique, mise en pièces du sentiment amoureux</title>
   <pubDate>Mon, 08 Jun 2026 06:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Quand l'auteur de "La Confession d'un enfant du siècle", sous l'emprise de la rage causée par sa rupture avec George Sand, écrit en 1834 "On ne badine pas avec l'amour", il laisse déborder le trop-plein de ressentiments qui l'assaillent… Quand près de deux cents ans plus tard, Laura Bazalgette adapte le texte en opérant délibérément une césure dans le titre initial amputé de l'idée de badinage, on franchit un pas de plus vers le tragique de "l'amor". En effet, son entête claque comme une injonction dont l'urgence est criante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96867600-67522122.jpg?v=1780743266" alt=""Pas avec l'amour" Des jeux (cruels) de l'amour romantique à leur point d'incandescence tragique, mise en pièces du sentiment amoureux" title=""Pas avec l'amour" Des jeux (cruels) de l'amour romantique à leur point d'incandescence tragique, mise en pièces du sentiment amoureux" />
     </div>
     <div>
      En confiant à Nicolas Meusnier le soin d'interpréter le drame resserré autour des trois figures de Camille, Perdican et Rosette, elle s'adjoint la contribution d'un acteur au potentiel expressif mimétique à haute valeur communicative. Le mot performance, souvent galvaudé, retrouve en effet là toute sa force, tant la capacité de l'acteur à endosser – dans le même temps – les rôles des trois personnages tragiques en passant instantanément de l'un à l'autre pour lui donner la réplique, relève d'un art consommé… Une maitrise liée à la sincérité à fleur de peau de celui qui s'est d'abord essayé à l'art dramatique en projetant sur scène les éléments puisés dans sa propre histoire. De même ici, il ne trichera pas avec les affres du sentiment amoureux pour mieux délivrer le tragique qui le sous-tend.       <br />
              <br />
       Paradoxe que de prétendre réinterpréter &quot;avec sincérité&quot; une pièce initiale où le badinage était annoncé en exergue ? Aucunement, car parmi les trois protagonistes du drame en cours, si l'une est au-dessus de tous soupçons en ce qui concerne la sincérité liée à ses origines modestes la privant de toutes fioritures, les deux autres, bien éduqués et maîtrisant les codes du langage desquels ils jouent avec virtuosité, éprouvent au fond d'eux-mêmes le besoin irrépressible de se dévoiler ouvertement à l'objet de leurs vœux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96867600-67522123.jpg?v=1780743277" alt=""Pas avec l'amour" Des jeux (cruels) de l'amour romantique à leur point d'incandescence tragique, mise en pièces du sentiment amoureux" title=""Pas avec l'amour" Des jeux (cruels) de l'amour romantique à leur point d'incandescence tragique, mise en pièces du sentiment amoureux" />
     </div>
     <div>
      Souligner à cette occasion combien l'interprétation des personnages de Camille (jeune fille de bonne famille formatée par une éducation religieuse ultra-conservatrice lui interdisant de reconnaître ses penchants pour son séduisant cousin) et de Perdican (jeune bachelier brillant prêt à utiliser son intelligence jusqu'à la rouerie pour obtenir le consentement de sa belle cousine), met en lumière non seulement les tourments amoureux qui les déchirent l'un et l'autre, mais aussi leur appartenance à la classe sociale dont ils ont intégré les codes. Ainsi, jouant des pouvoirs de la langue, leurs jeux cruels iront jusqu'à utiliser les sentiments de Rosette, paysanne &quot;sans éducation&quot; et instrumentalisée jusqu'à en perdre la vie. Dans les plis du discours et les inflexions de la voix, démonstration est faite que l'amour n'est pas qu'affaire de sentiments individuels, il est marqué au sceau des classes sociales faisant de l'élan des sens un en-jeu politique.       <br />
              <br />
       Fidèle au &quot;théâtre pauvre&quot; de Grotowski – élisant le corps de l'acteur comme point focal excluant costume, décor, lumière et musique – le comédien, pénétré par ses rôles, va se donner corps et âme pour faire entendre les problématiques des personnages. Une simple table et deux chaises figureront les espaces et les places occupées tour à tour par chacun…       <br />
              <br />
       &quot;Acte I, scène 2&quot;… Livre en main, l'acteur délivre tout d'abord une lecture des plus neutres du texte de Musset présentant le père fier d'annoncer le mariage qu'il a décidé entre sa nièce Camille et son fils Perdican. Une lecture &quot;à plat&quot;, à peine si des variations infimes viennent nous sortir de la torpeur qui pointe en ce début d'après-midi caniculaire… Et très vite, le livre abandonné, le corps s'enflammera et les tirades s'enchaineront jusqu'à la chute, comme autant de salves crépitantes.       <br />
              <br />
       &quot;Acte II, scène 5&quot;… &quot;La&quot; scène où les visages paysages de l'amour éternel épuré (évoqué par la prude Camille prise dans les rets du couvent dont elle sort tout juste) et de l'amour humain porté à son incandescence (incarné par Perdican, prototype du fougueux héros romantique) vont se faire face dans le décor – suggéré par les mots du comédien abandonnant un instant &quot;ses&quot; personnages – de la fontaine logée dans les bois où leur tendre amitié de jeunesse s'est épanouie.       <br />
              <br />
       &quot;Dix pages plus loin, Acte III&quot;... La mécanique éperdue de l'amour en souffrance va produire ses fruits, épousant les déclarations de Camille, amoureuse prenant le voile, et de Perdican, amoureux fou de celle qui le délaisse pour &quot;les mensonges de l'amour divin&quot;. À un mensonge céleste, répondra un autre terrestre, celui de Perdican mettant en œuvre une stratégie diabolique pour arriver à ses fins. Mensonge mortel dont l'innocente et fraîche Rosette – dont la voix fluette trouera le brouhaha – sera la victime expiatoire… après que les tourments et revirements des deux amoureux ne nous eurent littéralement éclaboussés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96867600-67522652.jpg?v=1780745168" alt=""Pas avec l'amour" Des jeux (cruels) de l'amour romantique à leur point d'incandescence tragique, mise en pièces du sentiment amoureux" title=""Pas avec l'amour" Des jeux (cruels) de l'amour romantique à leur point d'incandescence tragique, mise en pièces du sentiment amoureux" />
     </div>
     <div>
      Cette forme théâtrale destinée à venir à la rencontre de son public – dans les classes des collèges et lycées ; ici des élèves de première littéraire avec Musset au programme du bac de français – modeste dans son format et ambitieuse dans ses intentions, touche sa cible. La preuve de son impact étant à trouver du côté de la qualité exceptionnelle d'écoute manifestée par les lycéennes et lycéens, scotchés… Le secret de cette réussite ? Un texte à valeur littéraire éprouvée, adapté de manière exigeante en cristallisant l'enjeu dramatique du sentiment amoureux autour des jeunes protagonistes, et un acteur &quot;habité&quot;, passant d'un rôle à l'autre avec une virtuosité et un engagement tels que les états d'âme des personnages deviennent nôtres. Un théâtre de tréteaux… sans tréteaux, mais pénétré de son esprit.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 26 mai 2026, au lycée du Mirail à Bordeaux (33), pour la dernière représentation de la saison 2025-2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Pas avec l'amour"</b></div>
     <div>
      D'après &quot;On ne badine pas avec l'amour&quot; d'Alfred de Musset.       <br />
       Conception : Laura Bazalgette.       <br />
       Mise en scène : Laura Bazalgette.       <br />
       Avec : Nicolas Meusnier.       <br />
       Production déléguée tnba - Théâtre national Bordeaux Aquitaine.       <br />
       Spectacle conçu pour les collèges et lycées, pour tous dès 14 ans.       <br />
       Créé le 13 octobre 2025 au tnba.       <br />
       Durée : 50 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96867600-67522122.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Pas-avec-l-amour-Des-jeux-cruels-de-l-amour-romantique-a-leur-point-d-incandescence-tragique-mise-en-pieces-du_a4577.html</link>
  </item>

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   <title>"Bopkyta, le voyage à l'Est" Un spectacle indispensable à la mémoire humaine, pour traverser la barbarie du XXe siècle</title>
   <pubDate>Fri, 05 Jun 2026 11:08:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Rainer Sievert a mis cinq ans de gestation avant de mettre au monde ce nouveau spectacle. C'est le temps qu'il a fallu pour regrouper toutes les documentations recueillies auprès de documentaristes, d'historiens, ou trouvées dans de vieux cartons de lettres et de photos remisées dans un grenier et collecter des souvenirs d'anciens. Le temps aussi pour repousser les zones d'ombres, pour tenter de leur donner un peu de lumière. Ce récit, devenu pièce à part entière, naît de l'histoire familiale de son créateur, Rainer Sievert.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96855559-67514063.jpg?v=1780650712" alt=""Bopkyta, le voyage à l'Est" Un spectacle indispensable à la mémoire humaine, pour traverser la barbarie du XXe siècle" title=""Bopkyta, le voyage à l'Est" Un spectacle indispensable à la mémoire humaine, pour traverser la barbarie du XXe siècle" />
     </div>
     <div>
      L'objet de ces recherches est une mythologie familiale, comme il en existe à peu près dans toutes les familles : il s'agit des huit ans que ce grand-père, Wilhelm, passa dans les goulags staliniens à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Sur le pourquoi, le comment et les conditions de cette incarcération, Wilhelm ne s'épanche jamais jusqu'à sa mort dans les années soixante-dix. Un mystère que son petit-fils, comédien chevronné (Ariane Mnouchkine, Guy Pierre Couleau…), va découvrir et en faire la trame de ce spectacle qui, sous une apparente simplicité, est en fait un théâtre hors norme.       <br />
              <br />
       C'est un drame dont il s'agit, mais le comédien-auteur réussit à garder l'ironie vitale, cruelle et salutaire, et la distance nécessaire pour offrir à notre imaginaire la narration de la vie de ce grand-père, une vie totalement bouleversée et corrompue par la violence de la grande Histoire incarnée par Adolf Hitler et Joseph Staline. Extirpé de la ferme qui l'avait vu naître par la conscription de l'armée allemande en 1942, transformé en maillon de la chaîne meurtrière de l'organisation fasciste, puis capturé par l'armée rouge, condamné pour crime de guerre à 25 ans, envoyé au goulag, il reparaît dans la ferme familiale en 1953. Ses trois enfants ont bien changé, lui aussi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96855559-67514067.jpg?v=1780650734" alt=""Bopkyta, le voyage à l'Est" Un spectacle indispensable à la mémoire humaine, pour traverser la barbarie du XXe siècle" title=""Bopkyta, le voyage à l'Est" Un spectacle indispensable à la mémoire humaine, pour traverser la barbarie du XXe siècle" />
     </div>
     <div>
      L'art de Rainer Sievert et la magistrale intelligence de son texte font que le récit ne tente à aucun moment de s'éloigner de la dimension humaine. Et pourtant, tous les éléments historiques qui accompagnent le destin captivant de Wilhelm sont non seulement évoqués, mais entrent totalement dans la dramaturgie du récit. Les avancées de l'armée hitlérienne sur le front de l'Est sont soigneusement représentées sur de larges projections, ainsi que la position à l'extrême Nord-Est de la Russie des Goulags les plus implacables du régime stalinien. Mais toujours, la présence &quot;minusculement&quot; humaine de Wilhelm sur les cartes d'état-major géantes demeure le centre énigmatique du récit.       <br />
              <br />
       Le parallélisme entre les folies des deux dictateurs, Hitler et Staline, mais également entre l'histoire de cet aïeul et la narration de la quête de ce petit-fils dans les archives du monde (celles de France, d'Allemagne et de Russie, recherches plus difficiles avec le nouveau dictateur Poutine), actualisent complètement ce spectacle. La beauté du geste vient du fait que l'auteur ne cherche jamais à porter un jugement. Ce sont les questions que ce texte émet qui importent. La danse qu'effectue Rainer Sievert accompagné de Manuel Langevin sur ces dix années de folie meurtrière paraît presque surnaturelle, presque magique et libératrice, mais reste une menace possible pour notre avenir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96855559-67514091.jpg?v=1780650757" alt=""Bopkyta, le voyage à l'Est" Un spectacle indispensable à la mémoire humaine, pour traverser la barbarie du XXe siècle" title=""Bopkyta, le voyage à l'Est" Un spectacle indispensable à la mémoire humaine, pour traverser la barbarie du XXe siècle" />
     </div>
     <div>
      Rainer Sievert n'est pas seul sur scène. Manuel Langevin, au milieu de ses multiples instruments, est une présence essentielle, car la musique qu'il sécrète tout au long du spectacle est d'une rare exigence. Sans jamais venir s'imposer au récit, laissant une place vitale au texte, sa partition totalement éclectique, d'instruments et de sonorités, s'intègre à l'histoire et la porte parfois vers l'émotion. Avec, en plus, ce qui peut nous sembler inaudible, mais qui participe au spectacle comme le silence : <span style="font-style:italic">&quot;… je travaille sur la création d'un silence, d'un faux silence, d'un silence qui n'en soit pas un. Une texture ouverte, un bruit blanc...&quot;</span>, dit Manuel Langevin.       <br />
              <br />
       Dans un dispositif scénique qui dispose de différents espaces capables d'incarner différents lieux, Rainer Sievert évolue en prise directe avec le public. Point de filtres apparents. Mais une jolie maîtrise de la narration qui jongle avec nos émotions comme avec la temporalité du récit, passant du tragique le plus net à l'ironie qui sauve et au danger toujours possible aujourd'hui. Ainsi demande-t-il soudain au public : Est-ce que votre sac est prêt ?       <br />
               <br />
       Un tout petit grain d'angoisse qui se tapit au fond des cœurs, un grain que le grand-père Wilhelm n'a pas reçu, qui l'aurait averti que son tranquille avenir serait du jour au lendemain totalement explosé et que lui-même ne serait plus lui-même quelques années plus tard par la magie des pouvoirs auxquels nous sommes soumis dès la naissance.       <br />
               <br />
       La mise en scène de Lionel Parlier renforce le parti-pris du texte. Elle permet de faire circuler le comédien dans les différents espaces de la scénographie et des projections vidéos. Avec des changements de rythmes et d'adresses régulières, elle impulse la vitalité nécessaire au récit. Elle fait le lien harmonieux entre la musique, la lumière et le texte, et comme dans chacune de ces spécialités, ne s'impose jamais, mais porte sans trêve l'histoire.       <br />
               <br />
       La magie de ce spectacle est qu'il est capable de créer un sentiment de fraternité avec l'humain que l'on devine écrasé par l'Histoire, malgré peut-être, sans doute, de façon certaine les atrocités auxquelles celui-ci a participé. Ainsi, le cœur reste roi ici, et la crainte de l'abominable toujours présente.       <br />
              <br />
       Et, comme d'injuste, j'ai oublié de parler de l'interprétation de Rainer Sievert. C'est presque normal puisque son corps, sa voix, son regard intense sont intégralement et exclusivement dévoués au récit, à l'imaginaire qu'il propulse dans l'espace autour de lui. Un talent riche qui fait oublier l'individu, auquel pourtant il faut bien rendre hommage puisque pendant plus de deux heures, il parvient à donner images et émotions, et sens et questionnements, et connaissance et humanité.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Bopkyta, le voyage à l'Est"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96855559-67514120.jpg?v=1780650776" alt=""Bopkyta, le voyage à l'Est" Un spectacle indispensable à la mémoire humaine, pour traverser la barbarie du XXe siècle" title=""Bopkyta, le voyage à l'Est" Un spectacle indispensable à la mémoire humaine, pour traverser la barbarie du XXe siècle" />
     </div>
     <div>
      Texte : Rainer Sievert.       <br />
       Collaboration texte : Valérie Moinet.       <br />
       Mise en scène : Lionel Parlier.       <br />
       Avec : Rainer Sievert et Manuel Langevin (musique, multi-instrumentiste).       <br />
       Dramaturgie : Marc Wels.       <br />
       Scénographie, lumière, images : Wilfried Schick.       <br />
       Traitement des images : Philippe Cybille.       <br />
       Musique Manuel Langevin       <br />
       Musicien : Joris Sievert.       <br />
       Création son : Étienne Martinez.       <br />
       Création costume : Delphine Capossela.       <br />
       Compagnie Free Entrance.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée estimée du spectacle : 2 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 mai au 14 juin 2026.</span>       <br />
       Mercredi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre du Soleil, Cartoucherie de Vincennes, route du Champs de Manœuvre, Paris 12e.       <br />
       Réservation : 07 59 26 80 97.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatreonline.com/Spectacle/Bopkyta-le-voyage-a-l-Est/96718" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-du-soleil.fr/fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-du-soleil.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96855559-67514063.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Bopkyta-le-voyage-a-l-Est-Un-spectacle-indispensable-a-la-memoire-humaine-pour-traverser-la-barbarie-du-XXe-siecle_a4576.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Festival Raffut, première édition... Entre concerts littéraires, performances musicales, sieste poétique, une partition innovante pour le slam et le rap</title>
   <pubDate>Thu, 04 Jun 2026 12:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Fin avril, la Machinerie (Scène conventionnée d'intérêt national - Art et Création, Écriture urbaine et contemporaine) de Vénissieux organisait son premier Raffut. Ce temps fort novateur fut notamment marqué par le duo (créé pour l'occasion) constitué de la slameuse Lisette Lombé et le rappeur Marc Nammour pour une performance intitulée "Ce que le ventre dit". En préambule, une cinquantaine de spectatrices et spectateurs, installés(es) dans des transats et équipés(es) de casques, étaient invités(es) à vivre une expérience d’écoute immersive de "Poésie couchée #1" imaginée par le chanteur et comédien Xavier Machault, ici accompagné par la clarinettiste Hélène Duret.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96843419-67504919.jpg?v=1780571076" alt="Festival Raffut, première édition... Entre concerts littéraires, performances musicales, sieste poétique, une partition innovante pour le slam et le rap" title="Festival Raffut, première édition... Entre concerts littéraires, performances musicales, sieste poétique, une partition innovante pour le slam et le rap" />
     </div>
     <div>
      Tout d'abord, qu'est-ce que La Machinerie ? Dirigée depuis septembre 2024 par Duniému Bourobou, la Scène nationale de Vénissieux associe, dans un projet commun, deux lieux : le Théâtre de Vénissieux et la salle de concert &quot;Bizarre!&quot;. L'assemblage singulier de ces équipements offre différents espaces (de la scène de théâtre au studio d'enregistrement en passant par trois salles de répétition et un studio de danse) où les écritures urbaines et contemporaines et les cultures hip-hop occupent une place centrale. En matière de représentations, sont mises à disposition une salle de spectacle de 500 places assises (au Théâtre) et une salle de concert de 390 places debout (à Bizarre!).       <br />
              <br />
       À travers la diversité de ses actions, La Machinerie présente une nouvelle façon de découvrir et de rencontrer les univers artistiques des musiques et des expressions chorégraphiques actuelles. À travers des ateliers, des stages, des visites, des débats, des pratiques partagées – et des spectacles ou performances, bien sûr –, la population de Vénissieux et de toute l'agglomération lyonnaise peut assister, entrer dans la création et/ou y participer par les différentes portes de la pratique. Autre point fort, deux programmes d'accompagnement des artistes sont proposés : Plan B et Draft. Le premier est dédié aux artistes rap et musiques urbaines afin de soutenir le développement de leurs projets. Le second est à destination des compagnies de danse hip-hop émergentes pour les accompagner dans la concrétisation de leurs créations chorégraphiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96843419-67507656.jpg?v=1780584550" alt="Festival Raffut, première édition... Entre concerts littéraires, performances musicales, sieste poétique, une partition innovante pour le slam et le rap" title="Festival Raffut, première édition... Entre concerts littéraires, performances musicales, sieste poétique, une partition innovante pour le slam et le rap" />
     </div>
     <div>
      La Machinerie aspire donc à être une maison dans laquelle chacun se sent chez soi, un lieu où toute la diversité des voix peut se dire et se faire entendre ; et où spectateurs, habitants et artistes s’inventent un récit commun. Et Raffut dans tout ça ? Une nouvelle manière d'affirmer sa singularité en prouvant que peut imaginer un espace, un point de rassemblement où coexistent, s'expriment toutes les formes de poésies, du slam au rap, du concert poétique à la performance, des paroles scandées à celles murmurées, de l'expression littéraire à celle plus engagée, plus militante… C'est ainsi qu'est née la première édition du festival Raffut. Trois jours, à la croisée du théâtre, de la musique et de la parole, pour amplifier les voix des poètes d'aujourd'hui, faire résonner les mots aux rythmes de la musique.       <br />
              <br />
       Entre le 23 et le 25 avril dernier, le public a vu passer sur scène Adama Diop, Diatty Diallo, Lisette Lombé, Marc Nammour, Hartigan, Xavier Machault, Laura Tirandaz, Collectif Les Palpitantes, etc. Notre présence le premier jour du festival nous a permis de découvrir une performance poétique, &quot;Poésie couchée #1&quot;, et un concert littéraire, &quot;Ce que le ventre dit&quot;.       <br />
              <br />
       Allongés(es) sur des transats disposés en cercle ovale, casque sur les oreilles, cinquante spectatrices et spectateurs s'apprêtent à vivre une expérience d'écoute immersive, entre concert et lecture habitée. Aux commandes, le chanteur et comédien Xavier Machault. Pour ce premier opus de <b>&quot;Poésie couchée sur Musique en Transat&quot;</b>, celui-ci a invité la clarinettiste Hélène Duret à explorer une forme musicale et poétique singulière. (À noter qu'un numéro 2 sera créé en juillet).       <br />
              <br />
       Entre voix profonde tonique et improvisation musicale voyageuse, tous deux dopées par des effets sonores &quot;envoûtants&quot; – d'où l'utilité des casques, en plus de leur propriété à générer un univers sonore &quot;fermé&quot; –, leur dialogue invite à écouter autrement les textes choisis par Xavier Machault dont le thème est &quot;poèmes de chevet&quot;, représentant les influences majeures de son écriture et de sa façon de regarder le monde. Immergé ainsi dans un univers onirique, nous nous laissons emporter par les murmures, par la charge poétique des écrits de Christophe Tarkos, Laura Vazquez, Gaston Miron, Cécile Coulon, Louise Labé, Charles Pennequin, Jacques Prévert, Grisélidis Réal ou encore Pierre Barouh. Une forme réussie de sieste tout en vers, proses et notes sauvages. Repos et enrichissement intellectuel garantis !
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96843419-67507713.jpg?v=1780584610" alt="Festival Raffut, première édition... Entre concerts littéraires, performances musicales, sieste poétique, une partition innovante pour le slam et le rap" title="Festival Raffut, première édition... Entre concerts littéraires, performances musicales, sieste poétique, une partition innovante pour le slam et le rap" />
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      <span style="font-style:italic">&quot;Le ventre sait mieux que la tête, il ne triche pas, ne ment pas. Il crie famine, se tord face aux injustices, accueille les papillons (…)&quot;</span>       <br />
       Pas de meilleur extrait du spectacle que celui-ci pour définir <b>&quot;Ce que le ventre dit&quot;</b>, la création de Lisette Lombé et Marc Nammour. Elle est slameuse, a la double nationalité belge et congolaise, et elle est une artiste pluridisciplinaire très active en Belgique. Militante féministe et &quot;afroféministe&quot;, elle est cofondatrice de L-SLAM, un collectif de poétesses, multiculturel et intergénérationnel. Sa vocation reste l'émancipation des femmes partout dans le monde.       <br />
              <br />
       Marc Nammour est rappeur, franco-libanais, membre du groupe La Canaille. Reconnu pour ses performances alliant hip-hop underground et chanson à texte, il occupe une place singulière dans le rap français. Son dernier projet, &quot;Projet crachés&quot; (janvier 2026), a été réalisé avec le chanteur Loïc Antoine. Par ailleurs, grand amateur des textes d’Aimé Césaire, performeur reconnu, il dresse, en usant d'une écriture ciselée et remarquablement séquencée, le portrait d’une société malade et épingle férocement l’injustice et la bêtise. Son association avec Lisette Lombé est, tout au long du spectacle, d'une insolente évidence.       <br />
              <br />
       Tous les deux se sont rencontrés il y a un an. De cette rencontre est né un duo inédit où leurs langues se mêlent pour raconter féminisme, masculinité, virilité, amitié, famille, exil, lutte et résistance : <span style="font-style:italic">&quot;Ma langue, c'est langue de feu contre langue de bois&quot;</span>. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Lisette et Marc en ont dans le ventre. Qu'elle slame ou qu'il rappe, les mots jaillissent de leurs tripes pour claquer haut et fort. Dans cette création à deux, il et elle racontent, tour à tour ou ensemble, leur histoire, leurs colères, leurs deuils, leurs questionnements, leurs renoncements, leurs espérances aussi. La qualité de l'écriture est bluffante, la langue est belle, poétique, généreuse et enflammée, parfois brûlante suivant les sujets abordés.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Danse ma fille, danse… et tourne le démon en dérision.&quot;</span>       <br />
       Leurs textes évoquent sans détours les relations toxiques, le masculinisme renaissant, la quête de l'émancipation des femmes toujours à venir, le couple, l’amitié, la sexualité, l’égalité, le racisme, le métissage, le transfert de classe, l'esclavage, l’exil, l’ignorance, l’indignation, la résistance, la quête de sens, la soif de vivre, la joie. Jouée en live (Jérôme Boivin aux claviers et machines), la musique électronique de Marc Nammour alterne rythmiques précises et samples triturés, donnant encore plus de corps à leurs deux voix. Ensemble, Lisette et Marc délivrent un féminisme affirmé : <span style="font-style:italic">&quot;J'étais comme les autres, marquée au fer rouge de la domination&quot; ; &quot;Encore un keuf sur qui sa meuf n'a pas pu compter. Comme les autres&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Et pour finir cette étonnante performance, à ne surtout pas louper au Théâtre des Doms à Avignon, Marc Nammour scande une version enflammée, explosive et enthousiaste, du slogan &quot;Siamo tutti Antifasciti&quot;… reprise d'une seule voix et avec énergie par la salle… comme un hymne !       <br />
       &quot;Ce que le ventre dit&quot; est une barre d'énergie pure, une ode vive et tonique, pleine d’espoir en des temps qui en manquent, une fusion artistique et un feu musical à mettre dans toutes les oreilles.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Fesival Raffut 1ʳᵉ édition</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96843419-67508182.jpg?v=1780592189" alt="Festival Raffut, première édition... Entre concerts littéraires, performances musicales, sieste poétique, une partition innovante pour le slam et le rap" title="Festival Raffut, première édition... Entre concerts littéraires, performances musicales, sieste poétique, une partition innovante pour le slam et le rap" />
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      <b>A eu lieu du 23 au 25 avril 2026.</b>       <br />
       La Machinerie à Vénissieux (69)       <br />
       Théâtre, Maison du Peuple, 8, boulevard Laurent Gérin.       <br />
       Bizarre!, 9, rue Louis Jouvet (accès concerts) et 68, boulevard Joliot Curie (accès jour).       <br />
       Téléphone : 04 72 90 86 68.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lamachinerie-venissieux.fr/" target="_blank">>> lamachinerie-venissieux.fr</a>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Poésie couchée #2"</strong></span>       <br />
       Idée originale et voix : Xavier Machault.       <br />
       Musique sur scène : Mélanie Loisel (contrebassiste) (pour les dates ci-dessous).       <br />
       Création et régie son : Johan Caballé.       <br />
       Création et régie lumière : Manue Joubier.       <br />
       Dramaturgie et conseil artistique : Émilie Le Roux.       <br />
       Compagnie Le Grille Pain.       <br />
       À partir de 11 ans.       <br />
       Durée : 45 minutes.       <br />
       <a class="link" href="https://legrillepain.org/spectacles/poesie-couchee/" target="_blank">>> legrillepain.org</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">4 juillet 2026 :</span> Château de Caramagne, Chambéry (73).       <br />
       5 juillet 2026 : Jazz à Vienne (complet), Vienne (38).       <br />
              <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Ce que le ventre dit"</strong></span>       <br />
       Musique et Poésie urbaine.       <br />
       Texte et voix : Lisette Lombé.       <br />
       Musique, texte et voix : Marc Nammour.       <br />
       Claviers et machines : Jérôme Boivin.       <br />
       Régie son : Olivier Bergeret.       <br />
       Création lumière : Grégoire Pineau.       <br />
       Production déléguée : La Canaille-Emmanuelle Sagnier.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 60 minutes.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 22 h 15. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre des Doms, 1 bis, rue des Escaliers Sainte-Anne, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 14 07 99.       <br />
       La billetterie pour les spectacles du Off 2026 ouvrira le 15 juin à 12 h.       <br />
       <a class="link" href="https://billetteriedoms-festivaloff.mapado.com/" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lesdoms.eu/spectacle/ce-que-le-ventre-dit/" target="_blank">>> lesdoms.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96843419-67504919.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Raffut-premiere-edition-Entre-concerts-litteraires-performances-musicales-sieste-poetique-une-partition_a4575.html</link>
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