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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-10T03:52:51+02:00</dc:date>
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   <title>•Off 2026• "Le lave-vaisselle" Scènes de la vie conjugale…</title>
   <pubDate>Wed, 09 Sep 2026 16:27:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Objet inanimé avez-vous donc une âme… qui dit de nous ce que nous ignorons d'elle ? Scandée par le bruit d'un lave-vaisselle (miniature) qui fait des siennes, la drolatique tragi-comédie du couple formé par Frédéric et Flor va épouser les mouvements d'humeur de l'appareil de type électroménager trônant entre eux, et recyclant à l'envi les heurs et malheurs de leur relation battant de… l'hélice. Immergé au cœur de leurs (d)ébats à couteaux tirés, le spectateur – à qui "ça" parle – en prend plein les mirettes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97973281-68210654.jpg?v=1788964427" alt="•Off 2026• "Le lave-vaisselle" Scènes de la vie conjugale…" title="•Off 2026• "Le lave-vaisselle" Scènes de la vie conjugale…" />
     </div>
     <div>
      Parfois, il suffit d'un presque rien, de deux couteaux tête bêche ou malencontreusement dirigés vers le bas, pour que la mécanique du LV au-dessus de tous soupçons se mette à bégayer grave, entraînant dans son sillage un flot de ressentiments accumulés… L'homme, fort de son expertise masculiniste reposant sciemment sur des chiffres alignés, n'aura alors de cesse de reprocher à sa compagne son manque de soin, pour ne pas dire la maltraitance caractérisée dont elle fait preuve à l'égard de cet ustensile ménager pourtant sensé leur faire gagner un temps précieux. La femme, habitée par d'autres fantasmes que ceux convoqués par le bras d'un LV fût-il coopératif, lui renvoie d'un revers bien ajusté l'affirmation d'une identité féminine refusant de continuer à porter dans ses entrailles tous les problèmes du monde depuis sa création.       <br />
              <br />
       La brèche étant ouverte, le &quot;dialogue&quot; suivra les méandres des frustrations fossilisées pour déverser leur trop-plein. Ainsi, lui se plaindra-t-il de la &quot;dysphasie syntaxique&quot; de sa moitié, trouble langagier vécu au début de leur relation comme charmant, puis, les années passant, comme insupportable. Elle dénoncera, elle, &quot;l'erreur numérologique&quot; de leur ménage mis à mal par l'approche comptable de celui dont le toc chiffré avait pu l'amuser dans le passé. Et du même geste, ô combien théâtral, l'un et l'autre se couvriront la tête d'un drap… comme &quot;Les Amants&quot; du peintre surréaliste René Magritte, sans aller pour autant jusqu'à échanger un baiser.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97973281-68210658.jpg?v=1788964453" alt="•Off 2026• "Le lave-vaisselle" Scènes de la vie conjugale…" title="•Off 2026• "Le lave-vaisselle" Scènes de la vie conjugale…" />
     </div>
     <div>
      Reprenant leurs esprits après ce premier round fort animé, il délivrera sur un mode &quot;clinique&quot; le bon usage de A à Z d'un LV ; tandis qu'elle interprétera l'attachement obsessionnel aux objets de celui qui n'a plus d'yeux que pour son appendice ménager. À coups de citations savantes – <span style="font-style:italic">&quot;Devenir, c'est accepter quelque chose de soi et le tordre&quot;</span>, Gilles Deleuze – et de ressentis épidermiques – <span style="font-style:italic">&quot;Ça fait longtemps que je ne te parle plus de désir&quot;</span> – la joute battra son plein… pour dire le vide qui les sépare. Horrible pour lui le sentiment de ne pas prendre soin du capital matériel à léguer à leurs enfants. Horrible le ronronnement du LV le soir, pour elle qui a tant besoin de flotter toute seule entre deux cycles de lavage…       <br />
              <br />
       Et puis, comme le gros d'une vague déferlante qui s'épuisant se retire, découvrant des plages anciennes mises à nu, le désir fou de tout reprendre depuis le début. Réinventer le rêve d'un paradis perdu. Avec ses attributs, sa parure de mariée, ses errements… et sa crise paroxystique annonçant l'heure venue d'une potentielle délivrance. Dans un délire visuel où les lumières stroboscopiques créeront un tableau digne de &quot;La Création du monde&quot; du peintre romantique russe Ivan Aïvazovski, les cartes du jeu amoureux pourraient être rebattues…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97973281-68210666.jpg?v=1788964901" alt="•Off 2026• "Le lave-vaisselle" Scènes de la vie conjugale…" title="•Off 2026• "Le lave-vaisselle" Scènes de la vie conjugale…" />
     </div>
     <div>
      Avec un humour digne des pataphysiciens et animés par une énergie &quot;explosive&quot;, les deux acteurs embarqués eux-mêmes dans le même trip, donnent à voir et à entendre une version truculente des vicissitudes de la relation amoureuse brinquebalée par les soubresauts du temps qui passe. Convoquant les ressorts de la parodie tragi-comique, sous l'œil amusé de leur LV – et du nôtre, complice… –, ils réussissent la prouesse de nous faire rire de situations dont l'inquiétante étrangeté n'est pas sans nous concerner, nous embarquant avec eux dans l'inénarrable traversée chaotique des amours au long cours.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le dimanche 19 juillet 2026 au Théâtre Transversal, Festival Off 2026 d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le lave-vaisselle (de quel espoir fou avons-nous besoin ?)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97973281-68210667.jpg?v=1788964929" alt="•Off 2026• "Le lave-vaisselle" Scènes de la vie conjugale…" title="•Off 2026• "Le lave-vaisselle" Scènes de la vie conjugale…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Flor Lurienne et Frédéric de Goldfiem (publié à L'avant-Scène Théâtre).       <br />
       Mise en scène : Flor Lurienne et Frédéric de Goldfiem.       <br />
       Avec : Flor Lurienne et Frédéric de Goldfiem.       <br />
       Scénographie, conception et réalisation : Doriann Delaive, Frédéric de Goldfiem, Basile Pelletier, Flor Lurienne.       <br />
       Construction : Yves Sery.       <br />
       Costumes : Basile Pelletier.       <br />
       Son et musique : Doriann Delaive.       <br />
       Compagnie Presque Une île.       <br />
       Durée : 1 h 10       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <b>A été représenté du 4 au 25 juillet 2026.</b>       <br />
       Tous les jours à 17 h 45. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre Transversal, Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97973281-68210654.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Le-lave-vaisselle-Scenes-de-la-vie-conjugale_a4653.html</link>
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   <title>"L'École des femmes" Une vision intemporelle et contemporaine du patriarcat dans laquelle la langue de Molière n'a jamais semblé aussi jolie</title>
   <pubDate>Wed, 09 Sep 2026 12:34:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Fauvel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans cette représentation contemporaine de "L'École des femmes" voulue par Frédérique Lazarini, la douce Agnès évolue sous caméras de surveillance, privée de toute intimité. Éduquée dans l'ignorance et isolée du monde par son tuteur, l'ingénue devra attendre le pouvoir libérateur de l'amour pour ébranler l'ordre patriarcal et s'extraire de sa cage. Si Molière fut féministe avant l'heure, le combat s'avère toujours d'actualité…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97970838-68208536.jpg?v=1788950780" alt=""L'École des femmes" Une vision intemporelle et contemporaine du patriarcat dans laquelle la langue de Molière n'a jamais semblé aussi jolie" title=""L'École des femmes" Une vision intemporelle et contemporaine du patriarcat dans laquelle la langue de Molière n'a jamais semblé aussi jolie" />
     </div>
     <div>
      Lors de sa création en 1662, le scandale mêlé au succès de &quot;L'École des femmes&quot; fut tel qu'il donna naissance à une &quot;querelle&quot; à laquelle Molière se fit un plaisir de répondre l'année suivante par une autre comédie intitulée &quot;La Critique de l'École des femmes&quot;. Mais de quoi parle exactement la pièce pour avoir fait autant de bruit ? Arnolphe, un bourgeois de 42 ans, aimerait jouir du bonheur conjugal sans passer par la case cocufiage. Pour ce faire, il a pris sous son aile une enfant qu'il a fait élever dans un couvent et, aujourd'hui adolescente, tient enfermée à l'abri du monde.       <br />
              <br />
       Afin de s'assurer qu'elle devienne une épouse totalement soumise et dépendante, il a bien pris soin qu'elle ne reçoive aucune éducation véritable, reste totalement idiote et innocente. Mais son plan se voit contrecarré par l'arrivée d'un beau jeune homme du nom d'Horace, fils de son ami Oronte, qui s'éprend de la belle. Et réciproquement. S'ensuit une série de quiproquos et de manipulations où Arnolphe tente désespérément de garder la jeune fille pour lui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97970838-68208537.jpg?v=1788950816" alt=""L'École des femmes" Une vision intemporelle et contemporaine du patriarcat dans laquelle la langue de Molière n'a jamais semblé aussi jolie" title=""L'École des femmes" Une vision intemporelle et contemporaine du patriarcat dans laquelle la langue de Molière n'a jamais semblé aussi jolie" />
     </div>
     <div>
      C'est par la porte de la salle côté jardin qu'Arnolphe fait une entrée tonitruante, son ami Chrysalde sur les talons. Loin du vieux barbon libidineux vu dans de nombreuses productions, Arnolphe (Cédric Colas) s'avère ici un sémillant quinquagénaire, bien de sa personne, élégamment vêtu d'un costume cravate. Ce parti pris de mise en scène, très intéressant, rend le loup d'autant plus dangereux qu'il n'a rien de repoussant, bien au contraire.       <br />
              <br />
       La scène d'introduction entre les deux amis se joue en bord de plateau, décor caché, devant un rideau de scène d'un délicat rose pâle, symbole de pureté et d'innocence. Ce dialogue enflammé n'est pas sans rappeler une autre scène d'introduction d'une pièce plus tardive de Molière, &quot;Le Misanthrope&quot; (1666), où l'ami (Philinte) tente de faire entendre raison au protagoniste (Alceste).       <br />
              <br />
       Aux <span style="font-style:italic">&quot;Qu'est-ce donc ? Qu'avez-vous ?/Laissez-moi, je vous prie&quot;</span> se substituent <span style="font-style:italic">&quot;Vous venez, dites-vous, pour lui donner la main ?/Oui, je veux terminer la chose dans demain&quot;.</span> Lors de ce discours, Arnolphe expose son plan de mariage à son ami Chrysalde (Guillaume Veyre) qui tente de l'en dissuader. Mais le bon sens ne semble avoir aucune prise sur Arnolphe qui se montre encore plus fou que calculateur et se révèle véritablement épris d'Agnès, tel Humbert Humbert avec Lolita dans le roman de Nabokov. <span style="font-style:italic">&quot;Un air doux et posé, parmi d'autres enfants,/M'inspira de l'amour pour elle dès quatre ans (…)&quot;</span>, confie-t-il, nous laissant entrevoir la profondeur du mal.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97970838-68208538.jpg?v=1772610380" alt=""L'École des femmes" Une vision intemporelle et contemporaine du patriarcat dans laquelle la langue de Molière n'a jamais semblé aussi jolie" title=""L'École des femmes" Une vision intemporelle et contemporaine du patriarcat dans laquelle la langue de Molière n'a jamais semblé aussi jolie" />
     </div>
     <div>
      Dès la scène suivante, le rideau tiré, un décor des plus glaçants se dévoile progressivement à nous : à jardin, un immense écran de télésurveillance qui suit Agnès (Sara Montpetit) dans ses moindres mouvements ; à cour, une jolie cage de verre, avec lit à couette rose et machine à coudre trônant au centre de la pièce, chambre à coucher de la jeune prisonnière. Car Agnès n'est rien d'autre que la prisonnière d'Arnolphe, et le maître de maison, tel le Humbert Humbert de Nabokov ou Le Narrateur avec Albertine chez Proust, est un jaloux compulsif dont le mal relève de l'ordre de la psychiatrie.       <br />
              <br />
       Cette vision mise en avant par Frédérique Lazarini est fort intéressante. La comédie, même si elle comporte des passages très drôles, relève dès lors pleinement de la tragédie. Tragédie d'un homme épris d'une enfant, tragédie de l'innocente vivant cette surveillance continue comme une normalité. Il faudra à la docile Agnès découvrir l'amour d'Horace pour ouvrir les yeux.       <br />
              <br />
       La scène de la promenade, lorsque Arnolphe retrouve Agnès après quelques jours d'absence et tous deux se promènent, échangeant les nouvelles, en se tenant gentiment par la main, est d'ailleurs emblématique de la situation. Ce joli moment est d'autant plus troublant qu'il est d'une grande poésie. Il s'en faudrait de peu pour que le tuteur et sa pupille ne passent pour un couple d'amoureux… La coulée verte, un gazon et quelques arbres méticuleusement ordonnés, imaginée par le scénographe François Cabant contribue à la magie de cet instant où la langue de Molière touche au sublime.       <br />
              <br />
       L'interprétation remarquable de Cédric Colas et de Sara Montpetit porte haut et fort le parti pris de la metteuse en scène. Tous deux sont d'une justesse et d'une finesse de jeu éblouissantes. La scène de la promenade est un moment d'anthologie qui peut nous faire oublier un temps celle d'Isabelle Adjani et de Bernard Blier. L'émotion est au rendez-vous. Guillaume Veyre campe un Chrysalde fort convaincant. Se positionnant en contrepoint moral d'Arnolphe, il souligne brillamment la folie de celui-ci.       <br />
              <br />
       Par ailleurs, si le parti pris dramaturgique de la metteuse en scène s'avère totalement pertinent dans son principe, en élargissant le propos à notre époque actuelle, il aurait gagné néanmoins à être un peu moins appuyé et moins excessif quant à l'usage de la vidéo. Cette utilisation à tout-va ne laisse plus vraiment de place à l'imaginaire du spectateur.       <br />
              <br />
       Ce bémol mis à part, ce spectacle comporte de véritables moments de grâce et c'est un véritable plaisir d'entendre la langue de Molière aussi magnifiquement dite. À voir !       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'École des femmes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97970838-68208539.jpg?v=1788950846" alt=""L'École des femmes" Une vision intemporelle et contemporaine du patriarcat dans laquelle la langue de Molière n'a jamais semblé aussi jolie" title=""L'École des femmes" Une vision intemporelle et contemporaine du patriarcat dans laquelle la langue de Molière n'a jamais semblé aussi jolie" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.        <br />
       Mise en scène : Frédérique Lazarini.       <br />
       Avec : Cédric Colas, Sara Montpetit, Hugo Givort, Alain Cerrer, Guillaume Veyre, Emmanuelle Galabru.       <br />
       Scénographie : François Cabanat.       <br />
       Musique et son : François Peyrony.       <br />
       Lumière : François Cabanat.       <br />
       Costumes : Dominique Bourde et Isabelle Pasquier.       <br />
       Vidéo : Hugo Givort.       <br />
       Tout public à partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 35.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 septembre au 24 octobre 2026.</span>       <br />
       Mardi à 20 h, mercredi à 17 h, jeudi à 19 h, vendredi à 20 h 30, samedi à 17 h et 20 h 30, dimanche 15 h.       <br />
       Relâches exceptionnelles : 1ᵉʳ, 2, 3, 6, 14, 15 et 16 octobre 2026.       <br />
       Horaire exceptionnel le samedi 24 octobre à 15 h.        <br />
       Théâtre Artistic Athévains, 45 bis, rue Richard Lenoir, Paris 11ᵉ.       <br />
       Réservation : 01 43 56 38 32.       <br />
       <a class="link" href="https://artistictheatre.com/lecole-des-femmes/#billetterieecole" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://artistictheatre.com/" target="_blank">>> artistictheatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97970838-68208536.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Ecole-des-femmes-Une-vision-intemporelle-et-contemporaine-du-patriarcat-dans-laquelle-la-langue-de-Moliere-n-a-jamais_a4652.html</link>
  </item>

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   <title>•Off 2026• "Nocturne sexuel", un cabaret flamboyant à l'image de l'œuvre éponyme qui l'inspire</title>
   <pubDate>Tue, 08 Sep 2026 11:04:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Appréhender la vie comme un poème surréaliste, tel était le mantra de l'écrivain Vítězslav Nezva qui, en 1931, dans le droit fil du mouvement Dada prenant délibérément le contrepied des folies atroces de la Première Guerre mondiale, publia ce conte érotique à valeur de récit initiatique. S'inspirer en 2026, aux heures intranquilles des montées des extrêmes droites décomplexées, du poème éponyme de cet avant-gardiste tchèque pour composer un cabaret où musiques ouvertes sur le monde, chants emblématiques, jeux d'acteurs en liesse (régisseur compris) et adresses ludiques au public se disputent joyeusement l'avant-scène, ne peut être totalement innocent…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97958670-68198772.jpg?v=1788858758" alt="•Off 2026• "Nocturne sexuel", un cabaret flamboyant à l'image de l'œuvre éponyme qui l'inspire" title="•Off 2026• "Nocturne sexuel", un cabaret flamboyant à l'image de l'œuvre éponyme qui l'inspire" />
     </div>
     <div>
      Ce music-hall &quot;endiablé&quot;, tramé par les compositions originales de musiques tous azimuts – jazz, musique électro, trip hop – de Bruno Grégoire, trônant tout de blanc vêtu derrière son piano, haut de forme et lunettes à large monture, et pimenté par les chansons interprétées en duo par Olivier Pauls et Cécile Petit à l'unisson, entraîne le public (d'emblée conquis…) dans un tourbillon effréné. Sans jamais faiblir en intensité, s'enchaineront dans des chorégraphies habilement orchestrées des numéros au pouvoir &quot;enchanteur&quot;.       <br />
              <br />
       Ainsi la reprise savamment ingénue des &quot;Nuits d'une demoiselle&quot;, composée par Colette Renard, dont les paroles savoureusement hard firent scandale en 1963, qui ouvrent ce cabaret créateur d'émotions débridées. Paroles aussitôt commentées, et non sans gourmandise, par l'inénarrable pianiste s'extasiant sur ce que le verbe &quot;baiser&quot; – ponctuant les périphrases ô combien coquines évoquant les plaisirs nocturnes de la demoiselle – contient de délicieusement subversif, un &quot;diamant&quot; d'autant plus étincelant que son usage est proscrit par la bienséance bourgeoise. D'ailleurs le régisseur lumière ne s'y trompe pas, lui qui en écho s'en empare pour le répéter à l'envi jusqu'à plus soif.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97958670-68198781.jpg?v=1788858785" alt="•Off 2026• "Nocturne sexuel", un cabaret flamboyant à l'image de l'œuvre éponyme qui l'inspire" title="•Off 2026• "Nocturne sexuel", un cabaret flamboyant à l'image de l'œuvre éponyme qui l'inspire" />
     </div>
     <div>
      D'autres chansons (toutes parlant très librement de l'amour) accompagneront l'itinéraire de découvertes amoureuses de ce tout jeune homme des années trente (l'anti-héros du poème tchèque) en prise avec les premiers émois d'un corps adolescent traversé par le désir charnel… et convoité – dans le genre notre époque n'a rien inventé – par les attentes lubriques d'un curé, d'un catéchiste ou d'un logeur en &quot;mâle&quot; de sexe. Jamais graveleuses, mais libres d'expressions drolatiques, ces confessions résonnent comme un manifeste à mettre entre les mains innocentes pour parfaire l'éducation sexuelle des jeunes gens de tous les temps.       <br />
               <br />
       Ainsi de la narration de &quot;sa première fois&quot; dans une maison close en sous-sol et du souvenir inscrit dans sa chair de son accueillante hôtesse chargée de l'initier aux plaisirs de l'amour physique… Disait-on de cette demoiselle qu'elle était syphilitique ? Pour l'innocent jeune homme, cela voulait tout simplement signifier qu'&quot;elle chantait bien&quot;. Plus inquiétant pour lui était cet espace irréductiblement clos renvoyant au &quot;Corbeau&quot; d'Edgar Poe – dont la musique de l'adaptation filmique sera interprétée – mais qui, l'acte accompli, se métamorphosa en chambre de reine illuminant ses jours et ses nuits… Rêve érotique si intense qu'il déborde jusque dans la salle de spectacle, l'actrice venant se pelotonner dans les bras d'un spectateur transi… de bonheur.       <br />
              <br />
       D'autres chansons encore comme &quot;Bilbao Song&quot;, rythmant la comédie de Bertolt Brecht (1927) sur une musique de Kurt Weill, fera revivre le regard d'une femme, passionnément amoureuse, révoltée par les amours bafouées. En filigrane se dessine une critique amère de la société de l'entre-deux guerres gangrénée par le fléau guerrier, un chant dont les accents mélancoliques résonnent comme un hommage à la militante révolutionnaire Rosa Luxemburg assassinée par les paramilitaires d'extrême droite dans le Berlin de 1919. Ou encore, &quot;Lili Marleen&quot;, chanson d'amour interprétée en son temps par Marlene Dietrich, dont les paroles subversives de résistance transcendent les clivages haineux. Un récital qui distille l'allégresse, mais aussi la mélancolie, parfois dramatique, de ce qu'aimer veut dire.       <br />
              <br />
       &quot;Nocturne sexuel&quot;, ces mémoires d'un puceau version cabaret déjanté des années trente, au-delà de ses qualités artistiques réjouissantes, résonne comme un hymne puissant rendu à la force du désir amoureux faisant la nique aux forces obscures de celles et ceux qui instrumentent &quot;à mort&quot; – jusqu'à aujourd'hui – la haine de l'Autre pour arriver au pouvoir. Un manifeste gorgé de vie et de joie rappelant avec bonheur la force subversive de Tristan Tzara glissant au creux de l'oreille de ses concitoyens ensommeillés le mot frivole de &quot;Dada&quot;, emblème d'un art de la rébellion tournant en dérision la morale bourgeoise des années brunes. Viva la vida !       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le mardi 21 juillet 2026 à L'Optimist Théâtre, Festival OFF 2026 d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Nocturne sexuel"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97958670-68198793.jpg?v=1788858810" alt="•Off 2026• "Nocturne sexuel", un cabaret flamboyant à l'image de l'œuvre éponyme qui l'inspire" title="•Off 2026• "Nocturne sexuel", un cabaret flamboyant à l'image de l'œuvre éponyme qui l'inspire" />
     </div>
     <div>
      Music-hall surréaliste d'après le poème éponyme de Vítězslav Nezval (1931).       <br />
       Traduction française : Helena Staub (Éditions Clémence Hiver en 1992, nouvelle édition en 2022).       <br />
       Adaptation : Olivier Pauls.       <br />
       Mise en scène : Olivier Pauls.       <br />
       Distribution : Olivier Pauls, Cécile Petit, Bruno Grégoire.       <br />
       Musique originale : Bruno Grégoire.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Quelques chansons du spectacle :</b>       <br />
       &quot;Les Nuits d'une demoiselle&quot;, Guy Breton/Raymond Legrand (1963).       <br />
       &quot;I'm a Stranger Here Myself&quot;, Ogden Nash/Kurt Weill (1943).       <br />
       &quot;Moi je m'ennuie&quot;, Voldemar Rosenberg (1933).       <br />
       &quot;La nuit s'efface&quot; (création originale), Bruno Grégoire (2025).       <br />
       &quot;Bilbao Song&quot;, Bertolt Brecht/Kurt Weill (1929).       <br />
       &quot;Let's Misbehave&quot;, Cole Porter (1927).       <br />
       &quot;Alabama Song&quot;, Bertolt Brecht/Kurt Weill (1927).       <br />
       &quot;Les Yeux noirs&quot;, Florian Hermann/Sergueï Gerdel (1879).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97958670-68198800.jpg?v=1788858838" alt="•Off 2026• "Nocturne sexuel", un cabaret flamboyant à l'image de l'œuvre éponyme qui l'inspire" title="•Off 2026• "Nocturne sexuel", un cabaret flamboyant à l'image de l'œuvre éponyme qui l'inspire" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <b>A été représenté du 4 au 25 juillet 2026.</b>       <br />
       Tous les jours à 22 h 35. Relâche le jeudi.       <br />
       Théâtre Optimist Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97958670-68198772.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Nocturne-sexuel--un-cabaret-flamboyant-a-l-image-de-l-oeuvre-eponyme-qui-l-inspire_a4651.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Quand deux comédiens conjuguent leurs talents pour livrer une version jubilatoire de "Bouvard et Pécuchet"… qui confine au sublime !</title>
   <pubDate>Mon, 07 Sep 2026 07:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Fauvel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Flaubert consacra les huit dernières années de sa vie à la rédaction de cette œuvre improbable, devenue l'objet d'une écrasante recherche, exigeant de lui la lecture de plus de 1 500 livres ! Mais comment venir à bout d'une telle œuvre ? Et comment l'adapter à la scène ? Un pari fou, relevé aujourd'hui avec brio par Jean-Paul Farré, Marc Chouppart et Géraud Bénech qui en signe la mise en scène.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97929489-68180599.jpg?v=1764841438" alt="Quand deux comédiens conjuguent leurs talents pour livrer une version jubilatoire de "Bouvard et Pécuchet"… qui confine au sublime !" title="Quand deux comédiens conjuguent leurs talents pour livrer une version jubilatoire de "Bouvard et Pécuchet"… qui confine au sublime !" />
     </div>
     <div>
      Deux hommes, déboulant chacun d'un côté de la salle, entrent d'un pas énergique sur le plateau et s'arrêtent, face au public. Leurs tenues les inscrivent d'emblée dans une autre époque : élégants costumes sombres avec vestes à queue de pie et gilets, montres à gousset, cravates, chapeaux, guêtres… Tels, au cirque, le &quot;clown blanc&quot; et &quot;l'Auguste&quot;, les deux font la paire, se complétant à merveille : le chapeau claque est un gaillard de haute taille (Marc Chouppart), le chapeau melon, un petit à la silhouette plus arrondie (Jean-Paul Farré). Les deux compères s'apprêtent à nous raconter l'histoire de &quot;Bouvard et Pécuchet&quot;.       <br />
              <br />
       Habile mise en abyme du théâtre dans le théâtre. Le roman ayant connu d'innombrables versions, ils n'arrivent pas à se rappeler le titre exact et additionnent les supputations, se reprenant l'un l'autre : &quot;Dubolard et Bécuchet&quot;, &quot;Bolard et Manichet&quot;, &quot;Polar et Manuchet&quot;… Le ton est donné. Celui de la farce.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Comme il faisait une chaleur de 33 degrés, le boulevard Bourdon se trouvait absolument désert…&quot;</span>, commence l'un. Alors qu'ils ne s'entendent pas non plus sur la température qu'il faisait le jour de leur rencontre, les comédiens se glissent peu à peu dans la peau des personnages flaubertiens. L'histoire va pouvoir commencer. Projection d'un carton sur le mur du fond, un joli intertitre comme on en faisait au temps du cinéma muet, annonçant &quot;Au début du début&quot;.       <br />
       Et les personnages rejouent leur rencontre, alternant dialogues et narration.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97929489-68180600.jpg?v=1764841475" alt="Quand deux comédiens conjuguent leurs talents pour livrer une version jubilatoire de "Bouvard et Pécuchet"… qui confine au sublime !" title="Quand deux comédiens conjuguent leurs talents pour livrer une version jubilatoire de "Bouvard et Pécuchet"… qui confine au sublime !" />
     </div>
     <div>
      Mais de quoi s'agit-il exactement ? Rappelons l'intrigue en quelques mots : Paris, 1840. Deux petits employés, copistes de leur état, se rencontrent par hasard. Dès les premiers instants, la bonne entente s'avère évidente. Tous deux proches de la cinquantaine, l'un veuf (Bouvard), l'autre célibataire – et même puceau – (Pécuchet), ils se découvrent des points communs et deviennent amis. Un héritage providentiel reçu par Bouvard leur permet de réaliser leur rêve : se retirer à la campagne afin de se consacrer entièrement au savoir. Les deux compères s'installent alors à Chavignolles, en Normandie, et s'escriment à mettre en pratique leurs nouvelles connaissances.       <br />
              <br />
       Dans leur frénésie d'apprendre, ces néophytes pleins d'enthousiasme dévorent ouvrages de vulgarisation sur ouvrages de vulgarisation, et tentent de les appliquer avec un insuccès constant. Loin de se décourager, ils enchaînent les fiascos ainsi que leurs champs d'expérimentation. Toutes les disciplines y passent : agriculture, anatomie, médecine, planétologie, géologie, archéologie, littérature, art, politique, amour, philosophie, religion, éducation… La liste semble sans fin. D'ailleurs, Flaubert mourut subitement alors qu'il entreprenait le chapitre dix sur l'échec éducatif de Bouvard et Pécuchet, laissant son roman inachevé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97929489-68180601.jpg?v=1764841499" alt="Quand deux comédiens conjuguent leurs talents pour livrer une version jubilatoire de "Bouvard et Pécuchet"… qui confine au sublime !" title="Quand deux comédiens conjuguent leurs talents pour livrer une version jubilatoire de "Bouvard et Pécuchet"… qui confine au sublime !" />
     </div>
     <div>
      Tout comme les jolis intertitres ponctuant l'avancée du récit, des extraits de la correspondance de Flaubert nous parviennent de temps à autre en voix off – dits, il va sans dire, par un comédien ; en l'occurrence, Stanislas de la Tousche – au sujet de l'énorme entreprise littéraire à laquelle il s'est attelé. Ainsi l'auteur confie-t-il à sa nièce Caroline de Commanville :        <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Je suis effrayé de ce que j'ai à faire pour Bouvard et Pécuchet. Je lis des catalogues de livres que j'annote. Mes deux bonshommes m'épouvantent ! Sais-tu à combien se montent les volumes qu'il m'a fallu absorber ?       <br />
       - À plus de 1500. Mon dossier de notes a huit pouces de hauteur.        <br />
       - Je ne suis pas au bout de mes courses, ni de mes tracas.       <br />
       - Enfin, à la grâce de Dieu ! (…)&quot;</span>       <br />
              <br />
       Tout comme Flaubert ne semblait pas pouvoir venir à bout de son œuvre, les deux comédiens interprétés par Chouppart et Farré se demandent à leur tour comment se sortir de ce projet pharaonique alors que le spectacle est supposé durer 1 h 15. Et c'est là que la mise en abyme confine au sublime ! Nous n'en dirons pas davantage.       <br />
              <br />
       Si Flaubert a voulu fustiger la vanité et la bêtise de son temps, avouons que les deux érudits imaginaires nous sont bien sympathiques, et touchants dans leur naïveté et leur enthousiasme inébranlable. S'ils vont de ratages en recommencements, ils étalent une réjouissante bêtise. Jean-Paul Farré et Marc Chouppart sont tous deux irrésistibles. La dimension burlesque bien connue de Farré fait ici merveille. À la dimension clownesque des personnages viennent s'ajouter de savoureux dialogues et la virtuosité de la prose flaubertienne.       <br />
              <br />
       Saluons également la remarquable mise en scène de Géraud Bénech qui a su, sur une scène grande comme un mouchoir de poche, démultiplier les possibilités scéniques. Un spectacle en tous points plaisant, à ne rater sous aucun prétexte !       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Bouvard et Pécuchet"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97929489-68180602.jpg?v=1764841518" alt="Quand deux comédiens conjuguent leurs talents pour livrer une version jubilatoire de "Bouvard et Pécuchet"… qui confine au sublime !" title="Quand deux comédiens conjuguent leurs talents pour livrer une version jubilatoire de "Bouvard et Pécuchet"… qui confine au sublime !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Gustave Flaubert.       <br />
       Adaptation : Marc Chouppart et Géraud Bénech.       <br />
       Mise en scène : Géraud Bénech.       <br />
       Avec la complicité de Cathy Castelbon.       <br />
       Avec : Jean-Paul Farré et Marc Chouppart.       <br />
       Création lumière et son : Géraud Bénech.       <br />
       Lumières : Dorian Mjahed-Lucas.       <br />
       Voix : Stanislas de la Tousche.        <br />
       Durée : 1 h 15.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 27 août au 31 octobre 2026.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h.       <br />
       Théâtre de Poche Montparnasse, 75, boulevard du Montparnasse, Paris 6ᵉ.       <br />
       Réservation : 01 45 44 50 21.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0424/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0424&amp;EventId=374&amp;request=QcE+w0WHSuBTF1VfBRtBznd8NWWi14M/GGts1xp6FCjw5zkNlEAtP9MxtgXdGefbTDEVIwbUhX9x0phMUhB+cg==" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredepoche-montparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredepoche-montparnasse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97929489-68180599.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Quand-deux-comediens-conjuguent-leurs-talents-pour-livrer-une-version-jubilatoire-de-Bouvard-et-Pecuchet-qui-confine-au_a4650.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-97921490</guid>
   <title>•Off 2026• "Un pur chef-d'œuvre" Un hommage au théâtre… avant qu'il ne soit trop tard !</title>
   <pubDate>Fri, 04 Sep 2026 15:58:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   J'entends déjà les protestations… Quoi ! Parler d'une pièce de théâtre qui aurait été générée par l'IA ! Les autrices et auteurs sont en péril, luttons ! Mais cette œuvre, mise en scène de manière inventive et talentueuse par Alain Sachs, est-elle réellement le fruit du jus de cerveau et des délires algorithmiques d’une intelligence artificielle… Pas sûr ! Ne serait-ce pas plutôt une intelligente et ludique façon d'exprimer son amour pour cet art vivant qu'est le théâtre, celui d'hier comme celui d'aujourd'hui, et aux artistes qui, depuis toujours, en sont le feu sacré qui l'alimente ? Rendez-vous à la dernière scène !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97921490-68176385.jpg?v=1788531638" alt="•Off 2026• "Un pur chef-d'œuvre" Un hommage au théâtre… avant qu'il ne soit trop tard !" title="•Off 2026• "Un pur chef-d'œuvre" Un hommage au théâtre… avant qu'il ne soit trop tard !" />
     </div>
     <div>
      À l'entrée du public, un homme est présent seul sur une chaise, une tablette entre les mains, s'interrogeant, tout en portant ses questions à l'adresse des spectatrices et spectateurs s'installant… Ce qui va suivre est-il réellement conçu par l'IA ? Cette dernière peut-elle, a-t-elle créé la première œuvre théâtrale ? En est-elle capable dans son actuel état d'avancement ? Puis, tapant sur sa tablette, il lance : <span style="font-style:italic">&quot;Imaginons les choix à effectuer pour donner quelques pistes à celle-ci… Choix de différents paramètres… Entracte ou pas, définition des personnages, des décors, choix des situations, du thème, du nombre de coups de théâtre (il y en aura six), du mode farce, comédie ou tragédie, etc.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Au fil d'un jeu de piste qui se met en place, souvent labyrinthique, s'installent en arrivées successives trois étranges personnages, des archétypes de la société (Gustave l'artiste-peintre, Huguette la prof d'anglais, Gilbert l'éleveur bovin) et Fleur, une influenceuse, nièce du MC*. Et, enfin, le &quot;Maître de Cérémonie&quot; en fauteuil et son inquiétant sbire. Les trois citoyens sont des &quot;tirés au sort&quot; à qui est annoncé immédiatement la teneur du deal : enfermement de trois jours (les portes sont condamnées), sachant que chacun est payé une forte somme (10 000 par tête). Le huis clos est en place. La mission ? Il s'agit de sortir des ténèbres dans lesquelles le monde se trouve, il s'agit de trouver des solutions pour refaire le monde.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97921490-68176689.jpg?v=1788534464" alt="•Off 2026• "Un pur chef-d'œuvre" Un hommage au théâtre… avant qu'il ne soit trop tard !" title="•Off 2026• "Un pur chef-d'œuvre" Un hommage au théâtre… avant qu'il ne soit trop tard !" />
     </div>
     <div>
      Refaire le monde ? Pourquoi pas ? Chacun va se prêter au jeu et les propositions fusent. Augmentation du SMIC, cantine à 1 euro et circuits courts, offrir deux heures par semaine pour donner de l'espoir, diminuer l'âge de départ à la retraite, etc. La nièce, Fleur, est là pour enregistrer/filmer (à destination des réseaux sociaux) les hypothèses issues de ce brainstorming improvisé. Afin de donner déjà du &quot;peps&quot; à ce déroulement original, quelques intermèdes viennent s'immiscer, les propos changent… Et pourquoi pas une explication sur la fabrication en huit étapes des pinceaux, suivi d'un sujet sur les grues portuaires… Bug dans la narration créé par l'IA semble-t-il ? Ou bien séquence &quot;délire&quot;. La force de ce spectacle est aussi dans ces enchaînements farfelus… et terriblement malins.       <br />
              <br />
       Autre point fort admirablement orchestré par le metteur en scène, les coups de théâtre, au nombre de cinq… ou de six qui sait ? L'art du coup de théâtre est ici pleinement assumé et participe à la rythmique particulière de la pièce qui passe de tirades et d'échanges dramatiques à la comédie déjantée, voire la farce aux effets parfois incongrus, mais aux accents toujours espiègles. Le premier consistera en un amusant rembobinage pour appliquer à ce qui a déjà été joué une version en vers. L'auteur (IA ou pas) ose tout et la séquence dans laquelle le MC* annonce aux protagonistes qu'ils et elles n'existent pas est hilarante. Tous ne sont que des personnages de théâtre... en quête d'auteur ? Sort de ce corps Pirandello !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97921490-68176920.jpg?v=1788534592" alt="•Off 2026• "Un pur chef-d'œuvre" Un hommage au théâtre… avant qu'il ne soit trop tard !" title="•Off 2026• "Un pur chef-d'œuvre" Un hommage au théâtre… avant qu'il ne soit trop tard !" />
     </div>
     <div>
      Ainsi se succèdent de folles séquences, plus ou moins dramatiques, ou carrément humoristiques. Après une étrange présentation des comédiennes et comédiens, des sujets sérieux et malheureusement très actuels sont aussi subtilement abordés. Sur l'extrême droite, sur les coupes budgétaires dans la culture, sur les difficultés inhérentes à l'intermittence. Et comble de l'inimaginable – ou d'une grande lucidité –, Fleur explique la toxicité de l'IA, son impact écologique, se révélant très militante. L'Intelligence artificielle aurait-elle une capacité inavouée à l'autocritique ?        <br />
              <br />
       Autre délicieux coup de théâtre, celui emmenant nos personnages dans l'univers &quot;Matrix&quot;… Le MC leur déclarant qu'ils et elles ne sont que des algorithmes, de simples lignes de codes construisant en permanence leur univers et leurs vies virtuelles… Ou, nouvelle affirmation, tous sont des robots, car on n'a plus les moyens de se payer de vrais artistes !       <br />
              <br />
       De la mise en scène, parfaitement séquencée, en totale maîtrise de l'occupation de l'espace scénique, nous offrant, visuellement, de beaux ensembles picturaux colorés, à l'inventivité du texte, incontestablement inventif, sondant quasiment tous les recoins, références et tiroirs de la conception théâtrale, &quot;Un pur chef-d'œuvre&quot; en est un.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97921490-68176932.jpg?v=1788534655" alt="•Off 2026• "Un pur chef-d'œuvre" Un hommage au théâtre… avant qu'il ne soit trop tard !" title="•Off 2026• "Un pur chef-d'œuvre" Un hommage au théâtre… avant qu'il ne soit trop tard !" />
     </div>
     <div>
      C'est du grand art qui nous rappelle – et qui démontre consciencieusement – toute la puissance possible de la narration, de la force de l'imaginaire du drame comme de la comédie, de son aptitude à nous transporter, à nous questionner, à nous transcender, hors du réel et du quotidien, vers des dimensions dans lesquelles l'intelligence s'interroge, réfléchie et évalue ce qui nous constitue, nos rêves, nos espérances comme notre &quot;devenir&quot;. Car le théâtre, c'est aussi ça depuis la nuit des temps.       <br />
              <br />
       Ici, l'art de l'écriture et celui de la conception théâtrale sont bien réels et font montre d'une profonde maîtrise de l'art de la comédie, de la farce et des rebondissements, des effets de tiroirs, presque sans fin, mais aussi d'une prodigieuse connaissance des textes classiques, et des références et des jalons qui se sont inscrits au fil des siècles.       <br />
              <br />
       Mais alors, qui est donc celui qui a voulu, qui a élaboré, créé ce spectacle ? Au-delà de la question &quot;IA ou pas IA ?&quot; se pose celle de ce qu'est le théâtre, de ce qu'il est devenu, de son rôle aujourd'hui et de son importance dans les problèmes de notre monde actuel. Si la pièce a été écrite par Alain Sachs, alors oui, l'artiste aux multiples Molière n'a pas perdu une once de son  immense talent. Si la pièce a été écrite par… l'IA… Bah !        <br />
       Rendez-vous à la dernière scène... &quot;Vous et nous, pour toujours demeurons !&quot;       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* MC : Maître de Cérémonie, of course !</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Un pur chef-d'œuvre… IA ou pas IA ?"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97921490-68177844.jpg?v=1788541925" alt="•Off 2026• "Un pur chef-d'œuvre" Un hommage au théâtre… avant qu'il ne soit trop tard !" title="•Off 2026• "Un pur chef-d'œuvre" Un hommage au théâtre… avant qu'il ne soit trop tard !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alain Sachs.        <br />
       Mise en scène : Alain Sachs.       <br />
       Avec : Alain Sachs, Isabelle Tanakil, Jacques Fontanel, Léa Py, Émilien Fabrizio, Stéphane Titeca.       <br />
       Collaboration artistique : Corinne Jahier.       <br />
       Musique : Thomas Bouétel.       <br />
       BA productions.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <b>A été représenté du 4 au 25 juillet 2026.</b>       <br />
       Tous les jours à 16 h 45. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre 3S, Avignon.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 22 septembre 2026 au 2 janvier 2027.</span>       <br />
       Mardi à 19 h et samedi à 17 h.       <br />
       Théâtre de Passy, 95, rue de Passy, Paris 16ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 82 28 56 40.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0709/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0709&EventId=127" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatredepassy.fr/" target="_blank">>> theatredepassy.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97921490-68176385.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Un-pur-chef-d-oeuvre-Un-hommage-au-theatre-avant-qu-il-ne-soit-trop-tard-_a4649.html</link>
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