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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-12T22:52:39+02:00</dc:date>
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   <title>"Billy mais pas Elliot" Au balcon d'un seul en scène où la gestuelle et la parole tissent un dialogue dans lequel le doute et la détermination se font écho</title>
   <pubDate>Mon, 27 Apr 2026 20:47:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une création de Hugo Collin, mise en scène par Veig Bassili, un personnage, mi-réel et mi-construit, raconte ses jeunes années dans une école où l'exigence et la performance sont de sévères piliers. Dans une ambivalence entre chute et réussite, peur et obstination, se dessine une figure narrative portée par le sixième art.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96283178-67157241.jpg?v=1777315930" alt=""Billy mais pas Elliot" Au balcon d'un seul en scène où la gestuelle et la parole tissent un dialogue dans lequel le doute et la détermination se font écho" title=""Billy mais pas Elliot" Au balcon d'un seul en scène où la gestuelle et la parole tissent un dialogue dans lequel le doute et la détermination se font écho" />
     </div>
     <div>
      C'est un seul en scène où le théâtre se lie à la danse comme compagnons l'un de l'autre. Cela débute par un mot qui n'est pas geste, car il est avant tout corps. En maillot de bain, notre protagoniste (Hugo Collin) se place sur le plateau. Et raconte, tout au long du spectacle, son rêve, son travail, son entrée dans une école de danse, et son échec transformé en succès.       <br />
              <br />
       Le plateau est nu, où le théâtre débute dès que la porte s'ouvre. Le corps et le regard habitent l'espace, puis suivent la voix, le mot, le récit et la gestuelle. Celle-ci est autant contenue par la parole qu'ample dans les mouvements. Les gestiques sont suffisamment élaborées pour créer différents personnages, basculant par intermittence entre des professeurs, un élève et un narrateur.       <br />
              <br />
       Se joue un bout d'autobiographie avant les rides du temps d'une existence ballotée par les âges. Le spectacle se déroule sur trois plans artistiques qui sont la danse, l'imitation et le théâtre, au travers respectivement de figures de danse classique, de protagonistes imités et d'un personnage dont le comédien a le sang et la chair déclinés symboliquement dans les âges de l'enfance et de la maturité. Mais Hugo Collin ne joue pas à l'enfant. Il l'est sans se départir d'une voix d'adulte qui le fait exister, en lui donnant le relief du recul.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96283178-67157243.jpg?v=1777315979" alt=""Billy mais pas Elliot" Au balcon d'un seul en scène où la gestuelle et la parole tissent un dialogue dans lequel le doute et la détermination se font écho" title=""Billy mais pas Elliot" Au balcon d'un seul en scène où la gestuelle et la parole tissent un dialogue dans lequel le doute et la détermination se font écho" />
     </div>
     <div>
      Peut-être est-ce lui un peu, beaucoup ou en totalité ? Peu importe, à vrai dire. Il incarne avant tout un élève de 9 ans en formation dans une école de danse face à ses professeurs. Cet enfant peut être un autre, à la fois différent, mais identique dans cette situation. Cet établissement peut être un autre dans un autre lieu, mais face à des adultes de la même sévérité, ou un peu plus ou un peu moins, mais pouvant être abîmant. C'est un récit dans lequel le non-dit s'exprime par le regard et les imitations, et où le dit de l'enfant est tu, mais exprimé par son conteur. Elle focalise sur ce que le personnage montre et raconte, car scéniquement, le vécu est dans ce non-dit quand le ressenti est dans le dit. Libre au spectateur d'appréhender par lui-même les écorchures que le protagoniste aurait pu avoir.       <br />
              <br />
       Hugo Collin, auteur de ce seul en scène, en a élaboré aussi la chorégraphie dans une mise en scène, simple et efficace, de Veig Bassili qui laisse découvrir un espace nu permettant de donner du volume autant au corps qu'à la voix et mettre ainsi en exergue une solitude, celle d'un enfant face à une pression et des exigences éducatives et artistiques.       <br />
              <br />
       La conception dramaturgique de la pièce est simple et efficace. Le comédien se combine à chaque instant à son personnage, comme si la fable était l'épouse de la réalité, en nous faisant vivre des instants qui se découpent dans une continuité temporelle où les années se mêlent aux minutes, et les remontrances à des imitations les projetant dans un espace-temps où le vécu se mêle à un imaginaire pour les désarmer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96283178-67157257.jpg?v=1777316068" alt=""Billy mais pas Elliot" Au balcon d'un seul en scène où la gestuelle et la parole tissent un dialogue dans lequel le doute et la détermination se font écho" title=""Billy mais pas Elliot" Au balcon d'un seul en scène où la gestuelle et la parole tissent un dialogue dans lequel le doute et la détermination se font écho" />
     </div>
     <div>
      Le présent s'arrête pour glisser malicieusement dans un passé et un futur antérieur, pour ensuite y revenir. La mise en scène traite du temps qui passe tout en faisant abstraction des années qui s'écoulent. Elle fait vivre scéniquement l'Ici et le Maintenant dans un périmètre de jeu où l'espace ne laisse aucune prise à une échelle temporelle.       <br />
              <br />
       La voix est bien placée ainsi que le corps, axes de jeu de Hugo Collin qui joue d'équilibre avec de beaux mouvements. Ancien élève de l'école de danse de l'Opéra de Paris, il exécute des figures dansées, en rupture du verbe, qui rythment son récit. Exercices de répétition chorégraphiques, ces gestuelles participent à un sentiment de solitude du personnage où se mêlent l'effort et le plaisir, la contrainte et l'épanouissement. Accompagnées de paroles, elles sont exécutées avec une facilité presque expéditive, comme celle d'une répétition trop contrainte qui remonte à la surface de l'enfant-adulte, tout en étant en tension.       <br />
              <br />
       Au-delà de la qualité de l'interprétation qui manie aussi bien la voix que le verbe, le mot que le geste, c'est aussi une plongée intime dans un bout d'existence qui peut se retrouver dans d'autres vies et dans d'autres établissements où ce qui est exigence peut aller parfois un peu trop rapidement, et dangereusement, à la dureté des mots quand elle n'est pas accompagnée aussi par le geste. L'actualité dernièrement nous en a montré de multiples exemples.       <br />
              <br />
       Le spectacle reste dans une approche où les souvenirs ne font pas écho à des souffrances subies, mais à une sévérité, une exigence qui ne sont pas insultées par le personnage. La création reste dans un périmètre dans lequel la performance et l'excellence dans l'enseignement sont interpellées et mises aussi en question dans une belle composition artistique.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Billy mais pas Elliot"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96283178-67157270.jpg?v=1777316104" alt=""Billy mais pas Elliot" Au balcon d'un seul en scène où la gestuelle et la parole tissent un dialogue dans lequel le doute et la détermination se font écho" title=""Billy mais pas Elliot" Au balcon d'un seul en scène où la gestuelle et la parole tissent un dialogue dans lequel le doute et la détermination se font écho" />
     </div>
     <div>
      Texte : Hugo Collin.       <br />
       Mise en scène : Veig Bassili.       <br />
       Assistant mise en scène : Victor Jacon.       <br />
       Avec : Hugo Collin.       <br />
       Création lumières : Aron Olah et Marc Droumaguet       <br />
       Musique : Tigre Productions.       <br />
       Compagnie des Belle(S) Gueules.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 avril au 5 juin 2026.</span>       <br />
       Vendredi à 21 h.       <br />
       Théâtre La Flèche, 77, rue de Charonne, Paris 11ᵉ.       <br />
       Tél. :  01 40 09 70 40.       <br />
       <a class="link" href="https://lafleche.placeminute.com/event/seul-en-scene/billy-mais-pas-elliot,47941.html?_locale=fr" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatrelafleche.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelafleche.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96283178-67157241.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Billy-mais-pas-Elliot-Au-balcon-d-un-seul-en-scene-ou-la-gestuelle-et-la-parole-tissent-un-dialogue-dans-lequel-le_a4540.html</link>
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   <title>"On stage" D'une fixité statuaire mouvante !</title>
   <pubDate>Thu, 06 Nov 2025 15:19:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans sa dernière création, Maria Hassabi décline une performance autour de ce qui fait figure humaine et objet inanimé. Dans cet espace artistique où les frontières entre l'une et l'autre s'entrecroisent, elle déploie une gestuelle millimétrique où seuls son visage, son tronc et ses membres inférieurs deviennent les témoins expressifs d'une seule et unique posture scénique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92356385-64785157.jpg?v=1762438972" alt=""On stage" D'une fixité statuaire mouvante !" title=""On stage" D'une fixité statuaire mouvante !" />
     </div>
     <div>
      Dans l'obscurité et le bruit des vagues se noie une forme indistincte. Une lointaine silhouette blanche apparaît, un peu ondulante, qui se découpe plus nettement pour laisser voir, au fil des secondes qui s'égrènent, une apparence humaine se rapprochant.       <br />
              <br />
       En habit de jean délavé blanc et bleu, apparaît Maria Hassabi. La danseuse, née à Chypre et partageant sa vie entre Athènes et New-York, utilise la lenteur comme temporalité expressive dans laquelle ses gestiques, presque immobiles, laissent voir un portrait à la fois statuaire et plus vivant que jamais.       <br />
              <br />
       Il n'y a pas de décor. L'espace est vide. Elle s'expose telle une sculpture mouvante via des mouvements quasi millimétriques, sans pour autant décliner des attitudes égocentriques. L'artiste est en position de défi, le regard quasiment hautain, les membres inférieurs bien cambrés au sol. Elle est là, comme une apparition, sans faire quoique ce soit de manifeste. Elle est face au public dans un équilibre continu entre fluidité et tension, force et finesse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92356385-64785171.jpg?v=1762438995" alt=""On stage" D'une fixité statuaire mouvante !" title=""On stage" D'une fixité statuaire mouvante !" />
     </div>
     <div>
      Dans une presque fixité, elle existe dans ce qu'elle est, sans apparat et sans gestuelle expressive. Elle bouge tout doucement, la tête et le tronc penchés, un peu de biais. Celui-ci est un peu décalé sur le côté, l'épaule gauche un peu plus en hauteur que celle de droite. Les pieds glissent au sol. Tout est fait en subtilité.       <br />
              <br />
       La chorégraphie est sans gestuelle marquée. Nulle trace d'une poésie de formes et d'espaces animés. La performance se résume à sa personne, juste animée de mouvements qui la différencient d'un objet, dans une échelle temporelle d'une granularité semblant être celle de fractions de secondes étirées dans un espace à la fois clos, dans l'ombre, et étendu, dans la lumière.       <br />
              <br />
       Dans ces gestiques où force et grâce cohabitent, le corps, venu de l'obscurité, acte sa présence dans la lumière. La fixité occulte le mouvement, la danseuse se tenant immobile pendant plusieurs secondes avant chaque léger décalage du tronc ou des jambes. Maria Hassabi fixe l'attention des spectateurs habilement, sans qu'elle dégage une réelle expressivité corporelle. Elle établit avec eux une relation soutenue par son regard et sa posture.       <br />
              <br />
       Qui regarde-t-elle ? Personne, ou peut-être tout le monde, la direction de ses yeux pointant en hauteur côté cour. Le public ne peut observer qu'elle, rien d'autre sur scène existant. Elle est femme-objet bien que sujet de ce qu'elle dégage, et elle transforme, par l'intensité de son regard et de sa gestuelle, l'assistance en objet. Seul son visage témoigne de ce qu'elle exprime, libre aux spectateurs de projeter ce qu'ils veulent.       <br />
              <br />
       Depuis 2000, le travail chorégraphique de Maria Hassabi se construit dans une thématique où la relation entre objet, image et personnalité humaine se situe dans un pré carré ténu, à la frontière de l'animé et de l'inanimé, de l'objet et du sujet, du fixe et du mouvant.       <br />
              <br />
       Les lumières jouent sur des clairs-obscurs dans lesquels la chorégraphe-danseuse apparaît comme détachée d'un espace sans fond. Sans qu'il soit réellement présent, le silence devient compagnon et habille la solitude de l'artiste, qui est seule comme coupée de tout lien. Sa personne est à l'intersection de l'objet, de l'image et de l'être vivant qui se meut pour s'échapper du &quot;mime statue&quot; afin de faire toujours partie d'un monde, celui de l'animé.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"On stage"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92356385-64785181.jpg?v=1762439018" alt=""On stage" D'une fixité statuaire mouvante !" title=""On stage" D'une fixité statuaire mouvante !" />
     </div>
     <div>
      Performance : Maria Hassabi.       <br />
       Création sonore : Stavros Gasparatos, Maria Hassabi.       <br />
       Création lumière : Aliki Danezi Knutsen.       <br />
       Costumes : Victoria Bartlett, Maria Hassabi.       <br />
       Assistants : Elena Antoniou, Maribeth Nartatez.       <br />
       Production : Vassia Magoula.       <br />
       Management et distribution : Rui Silveira, Something Great.       <br />
       Régisseur général : Hugues Girard.       <br />
       Production : Maria Hassabi en collaboration avec Something Great.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 22 au 24 octobre 2025.</b>       <br />
       Chaillot - Théâtre national de la Danse, 1, place du Trocadéro, Paris 16e.       <br />
       <a class="link" href="https://theatre-chaillot.fr/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-chaillot.fr</a>       <br />
       Avec le Festival d'Automne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/92356385-64785157.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/On-stage-D-une-fixite-statuaire-mouvante-_a4398.html</link>
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   <title>"3 works for 12"… Robotique et poétique</title>
   <pubDate>Thu, 20 Jan 2022 16:39:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alban Richard, autour des musiques de Louis Andriessen, Brian Eno et David Tudor, fait trois propositions chorégraphiques dans lesquels l'humain devient machine, l'organique, robotique. La liberté gestuelle se marie avec des automatismes faisant de cette création un visage à la Janus.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61759051-44939649.jpg?v=1642694862" alt=""3 works for 12"… Robotique et poétique" title=""3 works for 12"… Robotique et poétique" />
     </div>
     <div>
      C'est d'abord une musique entraînante, entêtante, celle de &quot;Hoketus&quot; de Louis Andriessen (1939-2021). Ressemblant à un flux de percussions, elle exprime cet écoulement incessant des pérégrinations scéniques effectuées par les danseurs qui sont comme des automates avec des mouvements mécaniques presque d'horlogerie, les bras se levant, se courbant, retombant au niveau du coude pour redémarrer de manière très synchronisée. Tous sont sur les mêmes lignes, celles-ci se brisant de façon géométrique, se décalant à des niveaux différents, toujours droites, les interprètes, en trio, s'avançant ou reculant pour se rejoindre ensuite. Le titre du spectacle porte bien son nom même si parfois, dans les autres tableaux, les douze danseurs sont seuls dans leurs déplacements.       <br />
              <br />
       Pour le deuxième tableau, c'est l'ouverture vers la scène, mais prise dans son intégralité. Les mouvements s'enchaînent, là aussi tous géométriques. Les artistes se croisent, de biais, en diagonale ou tout droit. Constamment par groupes de trois personnes, mais jamais en se regardant. Quasiment machinalement, ils se déplacent en ligne droite, courbes et ellipses sont oubliées. Même très synchronisés en trio, ils sont seuls, ne se touchent pas, ne s'évitent pas en ne se rencontrant jamais. Paradoxalement, ce côté un peu inhumain, ne s'offusque pas de liberté, car celle-ci est très présente. Du moins, elle accompagne les trajets des différents protagonistes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61759051-44939785.jpg?v=1642694919" alt=""3 works for 12"… Robotique et poétique" title=""3 works for 12"… Robotique et poétique" />
     </div>
     <div>
      Aussi, les corps peuvent se laisser aller pour certains, quitte à se tasser pour fléchir vers le sol tout en restant debout pour d'autres. Cet équilibre, flottant, ces regards parfois perdus quand, pour d'autres, ils s'expriment avec rondeur, énergie, gourmandise vis-à-vis de l'espace et des gestuelles, campe une vue d'ensemble où les déplacements corrélés à celles-ci, aussi diverses qu'elles soient, donnent un sentiment de composition, comme un ballet de corps. Même si rien ne semble ordonné, à dessein, même si les gestes ne rentrent pas dans une même grille, l'harmonie est de mise dans les trajets, faisant de ceux-ci, une belle mosaïque ordonnée.       <br />
              <br />
       Les artistes font ensuite de grands mouvements amples, les bras s'étendant vers le haut, les jambes accompagnant les déplacements, ceux-ci très bien agencés et vont dans toutes les directions. Cet agencement donne une autonomie de trajet à chacun avec harmonie, cohérence. Personne n'est avec l'autre, mais tous sont ensemble.       <br />
              <br />
       Puis un danseur amène une planche de mixage en milieu de scène qui émet une musique de variétés un peu rétro. L'atmosphère est presque de boîte de nuit. Les chorégraphies, quasiment robotiques, s'enchaînent, les membres inférieurs et supérieurs des protagonistes se pliant ou s'étendant mécaniquement. Ils se lassent, se tassent, mais sans s'effondrer, les corps s'assoupissant parfois tout en prenant un rythme autonome. Chacun est dans son trip.       <br />
              <br />
       Là aussi, nul contact, ils ne se regardent pas. Cela avance de partout. Ils se croisent, se recroisent, les bras se jetant pour certains vers l'avant, de petits cerceaux sont aussi figurés par ceux-ci en faisant un tour sur eux-mêmes pour certains. Chacun a sa propre danse, aucune ne se ressemble. Mais elles se combinent, s'entrecroisent. Un moment, six interprètes font des gestuelles élégantes et plus en rondeur, avec des courbes et une certaine grâce, les membres supérieurs se lançant à l'horizontale pour finir légèrement en virgules.       <br />
              <br />
       Pour entrecouper chacun de ces moments, les artistes se changent côté cour au vu du public. Là, ils redeviennent humains. Ils font une pause, boivent de l'eau, chacun de leur côté, mais tous ensemble pour repartir ensuite. Comme si l'autre n'existait pas. Ou avait sa propre partition tout en respectant celle du voisin. C'est un mélange de différents styles de danses qui viennent se greffer les unes aux autres de façon discrète pour une cohabitation artistique des plus réussies.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"3 works for 12"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61759051-44939797.jpg?v=1642694957" alt=""3 works for 12"… Robotique et poétique" title=""3 works for 12"… Robotique et poétique" />
     </div>
     <div>
      Conception, chorégraphie et lumière : Alban Richard.       <br />
       Assistants chorégraphiques : Max Fossati, Daphné Mauger.       <br />
       Avec : Anthony Barreri, Constance Diard, Elsa Dumontel, Mélanie Giffard, Célia Gondol, Romual Kabore, Alice Lada, Zoé Lecorgne, Jérémy Martinez, Adrien Martins, Clémentine Maubon, Sakiko Oishi.       <br />
       Musique :       <br />
       &quot;Hoketus&quot; (1976) de Louis Andriessen, interprété par Icebreaker, en direct du Queen Elisabeth Hall au South Bank Centre de Londres le 5 décembre 1991.       <br />
       &quot;Fullness Of Wind - Variation on Canon in D Major&quot; (1975) de Johann Pachelbel - Brian Eno, interprété par The Cockpit Ensemble, enregistré à Trident Studios le 12 septembre 1975.       <br />
       &quot;Pulsers&quot; (1976) de David Tudor. Sortie sur vinyle en 1984, enregistré au Airshaft Studio à New York.       <br />
       Lumière : Jérôme Houlès.       <br />
       Son : Vanessa Court.       <br />
       Régie son : Denis Dupuis.       <br />
       Costumes : Fanny Brouste.       <br />
       Réalisation costumes : Yolène Guais.       <br />
       Conseillère en analyse fonctionnelle du corps dans le mouvement dansé : Nathalie Schulmann.       <br />
       Régie plateau : Olivier Ingouf.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
       Production déléguée : Centre Chorégraphique National (CCN) de Caen.       <br />
              <br />
       Le spectacle a eu lieu au Théâtre national de Chaillot du 12 au 15 janvier 2022.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       28 janvier 2022 : Théâtre Le Rive Gauche (en coréalisation avec l'Opéra de Rouen Normandie), Saint-Étienne-du-Rouvray (76).       <br />
       10 mai 2022 : Le ZEF Festival Propagations (en coréalisation avec le GMEM - Centre national de création musicale de Marseille), Marseille (13).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/61759051-44939649.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/3-works-for-12-Robotique-et-poetique_a3151.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Botéro en Orient"… tout en rondeur !</title>
   <pubDate>Thu, 28 Feb 2019 10:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est un voyage où le physique et l'esthétisme ont une place prépondérante et dans laquelle les rondeurs sont revendiquées et montrées. Autour d'une création picturale qui l'a guidé, Taoufiq Izeddiou place l'identité au centre de sa création.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31169516-29485566.jpg?v=1551348144" alt=""Botéro en Orient"… tout en rondeur !" title=""Botéro en Orient"… tout en rondeur !" />
     </div>
     <div>
      Le titre du spectacle est dû au fait que Taoufiq Izeddiou a été inspiré par l'œuvre autour d'Abou Ghraïb (Irak) de Fernando Botero, peintre et sculpteur colombien, où l'artiste s'était insurgé. Il avait en effet dessiné de superbes planches où la torture, l'humiliation et la violence s'étalaient. Les personnages des œuvres de Botero sont toujours des êtres ronds et épais. C'est dans ce rapport aux volumes que le chorégraphe a bâti son spectacle.       <br />
              <br />
       À l'entame de la représentation, le silence habille le plateau puis des ombres se détachent d'une demi-obscurité. Les déplacements sont séparés, la gestuelle des trois danseurs est propre à chacun, ceux-ci perchés sur un bloc de bois. La scénographie est déplacée tout au long du spectacle, les blocs changeant de lieu, bousculés et balancés sur scène. C'est une œuvre de construction et de reconstruction où les chorégraphies se suivent dans des thématiques où l'identité de chaque interprète est posée par rapport à son corps, rond, &quot;volumétrique&quot; selon les propos de Taoufiq Izeddiou.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31169516-29485725.jpg?v=1551348687" alt=""Botéro en Orient"… tout en rondeur !" title=""Botéro en Orient"… tout en rondeur !" />
     </div>
     <div>
      Un moment, les trois interprètes sur leur podium de bois ont une gestualité très énergique pour un premier danseur, tournant comme des roues avec ses membres supérieurs. Ou planant avec un tronc en équilibre et des bras qui forment un équilibre avec celui-ci pour un autre.       <br />
              <br />
       Puis ce sont des solos à tour de rôle qui sont exécutés avec des paroles jetées presque en sourdine. Les mouvements des membres inférieurs et supérieurs sont appuyés et lancés vers l'extérieur comme pour créer un univers plus étendu. Ils viennent &quot;casser&quot; le rythme des premières chorégraphies qui restaient cantonnées à un lieu limité et s'ouvrent à une gestique beaucoup plus élaborée, dans laquelle la continuité de celle-ci est dans un espace-temps restreint, car toujours à une même place, sans déplacement mais avec une richesse de l'expression des corps étendus.       <br />
              <br />
       Les danseurs se déshabillent, se rhabillent, se déguisent. L'apparat vestimentaire est comme un travestissement derrière lequel ils disparaissent. Ce qui fait leur vérité est leur mobilité corporelle, leur rapport à l'espace. Différentes séquences le montrent soit en mettant l'interprète face à lui-même, à sa propre gestique, à son propre corps qu'il &quot;expose&quot; en le mettant à nu, soit avec les autres partenaires où chacun garde son individualité. Les chorégraphies sont en effet du ressort de l'identité de chacun.       <br />
              <br />
       Les bras s'élancent du bas vers le haut sans qu'une coordination précise soit affichée à dessein même si la maîtrise est là. Ce qui ressort est cette poétique des corps qui se délaisse de ses téguments et qui montre son allure esthétique soit sur une planche de bois, soit sur toute la scène. La totalité de l'espace est investie autour de la marche. La gestuelle n'a qu'un rapport limité à celle-ci avec un corps qui utilise très peu de déplacements dansés.       <br />
              <br />
       Le thème de cette création est l'opulence dans sa chair. Taoufiq Izeddiou en déplace les contours en le limitant à un lieu réduit, prêt à le décharger de sa scénographie quand les interprètes jettent leur podium par terre. On se cache, on se déshabille, c'est un perpétuel mouvement vers le caché/découvert poussant les limites de l'intime vers l'extime.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Botéro en Orient"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31169516-29485736.jpg?v=1551348730" alt=""Botéro en Orient"… tout en rondeur !" title=""Botéro en Orient"… tout en rondeur !" />
     </div>
     <div>
      Conception et chorégraphie : Taoufiq Izeddiou.       <br />
       Avec : Essiane Kaisha, Karine Girard, Marouane Mezouar, Taoufiq Izeddiou.       <br />
       Chant (enregistrée) : Fatima Ezzahra Nadifi.       <br />
       Documentation dramaturgique : Nedjma H. Benchelabi.       <br />
       Créateur costumes : Noureddine Amir.       <br />
       Créateurs son : Saïd Ait El Moumen, Taoufiq Izeddiou.       <br />
       Créatrice lumière : Léa Schneidermann.       <br />
       Production : Anania-Danses/Taoufiq Izeddiou.       <br />
       Durée : 1 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31169516-29485747.jpg?v=1551348768" alt=""Botéro en Orient"… tout en rondeur !" title=""Botéro en Orient"… tout en rondeur !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Mars 2019 :</span> Festival Internationale de Danse Contemporaine de Marrakech (Maroc).       <br />
       <span class="fluo_jaune">12 avril 2019 :</span> Festival les transversales, Théâtre Jean Vilar le à Vitry-sur-Seine (94).       <br />
       <span class="fluo_jaune">24 au 28 avril 2019 :</span> C'est Central - Théâtre de La Louvière, La Louvière - Hainaut (Belgique).       <br />
       3-4 juillet 2019 : Festival de Marseille (13).       <br />
       Saison 2019-2020 (en cours) : HAU Hebbel am Ufer Berlin - Centre international de spectacles, Berlin (Allemagne).       <br />
       Saison 2019-2020 (en cours) : Théâtre national de Bruxelles (Belgique).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/31169516-29485566.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Botero-en-Orient-tout-en-rondeur _a2350.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Face à terre"… Black is black</title>
   <pubDate>Mon, 26 Nov 2018 05:08:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le danseur et chorégraphe Bouziane Bouteldja et la danseuse et créatrice Ana Pi font une incursion dans le royaume de Thanatos. Au travers d'un spectacle où le chant tient les premières loges, la mort est présentée dans le ressenti et l'expérience personnelle des interprètes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28130111-27930383.jpg?v=1543171290" alt=""Face à terre"… Black is black" title=""Face à terre"… Black is black" />
     </div>
     <div>
      C'est l'histoire de deux rencontres, celle de la mort avec ses fantômes et celles d'éléments vocaux et corporels. &quot;Face à terre&quot; est une immersion dans le rituel des ténèbres. Celui-ci est perçu comme totalement personnel, indépendant de toute sacralisation et institution. Bouziane Bouteldja et Ana Pi présentent, dans le parcours d'une trajectoire dansée, leur rapport à celle-ci.       <br />
              <br />
       Les corps apparaissent parfois sur scène flottants. Les bras sont dans une gestique où les coudes sont au-dessus de la taille et font articulation avec les membres, autant inférieurs que supérieurs, qui se laissent porter par les airs. C'est tout un ensemble de mouvements de bas vers le haut qui fait du tronc un axe de bascule.         <br />
              <br />
       Tout est noir autant dans les lumières où nous sommes plongés que dans le clair-obscur qui découpe la scène dans des tranches de luminosité plus ou moins marquées. Trois types de danse sont déclinés, l'une avec une gestuelle très ondulée, la deuxième autour d'un hip-hop au sol, la troisième au travers de sauts et de mouvements dynamiques près du corps. Les attitudes sont aussi variées avec des positions, tête au sol, tête contre tête, ou les troncs fixes ou flottants, le tout accompagné par une musique monotone.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28130111-27930400.jpg?v=1543171323" alt=""Face à terre"… Black is black" title=""Face à terre"… Black is black" />
     </div>
     <div>
      Quelques solos, tel que celui en hip-hop, manquent parfois un peu de mordant dans leurs expressions. Cela n'apporte pas au spectacle une réelle plus-value car peu créatif alors que la mort aurait, peut-être, pu l'habiller d'une couleur différente avec une dimension autre.       <br />
              <br />
       Bouziane Bouteldja et Ana Pi jouent d'une chorégraphie qui les lie ensemble. À d'autres moments, ils se séparent avec pour chacun d'eux une gestique et un rapport à l'espace propre. Celui-ci est parfois d'attente avec un corps qui bascule sur ses membres inférieurs ou très rythmée lorsque celui-ci bouge dans toutes ses parties.       <br />
              <br />
       Les danseurs oscillent dans des trajets aux contours sciemment un peu perdus et d'autres beaucoup plus agencés. Il y a aussi ce parcours final de l'existence que chaque être humain a, quelle que soit sa culture, incarnée, dans un même mouvement, par chanteur et danseurs sur la même ligne de départ et d'arrivée comme une course vers Thanatos.       <br />
              <br />
       Le chant accompagne les trajectoires de nos interprètes avec Bastien Picot à la voix très belle et à la tonalité des plus aiguës, tapant parfois des poings sur le torse. Il donne ainsi au spectacle un timbre presque liturgique dans une connotation à la fois prégnante et enveloppée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Face à terre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28130111-27930410.jpg?v=1543171361" alt=""Face à terre"… Black is black" title=""Face à terre"… Black is black" />
     </div>
     <div>
      Direction artistique : Bouziane Bouteldja.       <br />
       Chorégraphie : Bouziane Bouteldja en étroite collaboration avec Ana Pi.       <br />
       Chant : Bastien Picot.       <br />
       Musique : Arnaud Vernet Le Naun.       <br />
       Création lumière et scénographie : Manu Mazoyer.       <br />
       Collaboration artistique et production : Gilles Rondot.       <br />
       Par la Cie Dans6T.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Les premières de cette création ont été représentées les 8 et 9 novembre au Théâtre Jean Vilar de Vitry-sur-Seine (94).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28130111-27930417.jpg?v=1543171442" alt=""Face à terre"… Black is black" title=""Face à terre"… Black is black" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       5 avril 2019 : Théâtre La Ferme du Bel Ébat, Guyancourt (78).       <br />
       16 avril 2019 : Le Parvis - Scène Nationale Tarbes-Pyrénées, Tarbes (65).       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.dans6t.com/bienvenue" target="_blank">&gt;&gt; dans6t.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/28130111-27930383.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Face-a-terre-Black-is-black_a2290.html</link>
  </item>

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