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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-09T02:20:24+02:00</dc:date>
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   <title>"La Gouineraie" Une maison sans murs… avec un toi, un moi et un nous s'en donnant à corps joie</title>
   <pubDate>Tue, 23 Dec 2025 07:59:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Fay ce que vouldras", inscrit au frontispice de l'Abbaye de Thélème – "désir" en grec – de l'humaniste François Rabelais, propulsait à La Renaissance l'utopie du désir comme règle incontournable de la communauté d'un certain Gargantua. Depuis les eaux de la Garonne ont coulé sous le Pont de Pierre jusqu'à ce que deux artistes associées à la scène comme dans la vie – les fabuleuses "sales connes" Sandra Calderan et Rébecca Chaillon – recomposent une maison sans murs régie par les lois enivrantes du désir. Non une bauge de mœurs dites dissolues, mais un lieu exaltant ouvert sur la vraie vie, un phalanstère offrant le baume d'existences désincarcérées des injonctions de tous poils.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93321765-65259648.jpg?v=1766394548" alt=""La Gouineraie" Une maison sans murs… avec un toi, un moi et un nous s'en donnant à corps joie" title=""La Gouineraie" Une maison sans murs… avec un toi, un moi et un nous s'en donnant à corps joie" />
     </div>
     <div>
      Les Avant-Postes, en lien étroit avec le tnba (Théâtre national de Bordeaux Aquitaine), nous invitent à franchir le seuil de leur théâtre niché au cœur du quartier Saint-Michel de Bordeaux pour rencontrer la nouvelle création de l'autrice, metteuse en scène et interprète de &quot;Carte noire nommée désir&quot;. Dans cette forme intimiste – éloignée de celle spectaculaire pour huit actrices noires ayant défrayé la chronique du Festival IN d'Avignon 2023, tant la pertinence impertinente de son propos était sans appel – l'expression joyeuse est de mise, mâtinée d'une touche savoureuse de complicité avec le public pris pour allié.       <br />
              <br />
       Après un prélude savoureux où la voix off de Rébecca parodie la présentation sirupeuse d'une quelconque série – <span style="font-style:italic">&quot;Tout est calme… Les lois de la nature sont respectées… La Sainte Famille se reproduit… Rien ne bouge… Tout est sous contrôle&quot;</span> – les enjeux sont précisés sous une forme à forte connotation humoristique… <span style="font-style:italic">&quot;Mais Sandra rêve de créer une gouineraie. Elle rêve que Rébecca la rejoigne ; mais elle a théâtre…&quot;.</span> Le ton est donné et l'arrivée improbable des deux gouines sur un attelage de tracteur tout droit extrait d'un catalogue de Jouéclub confirme que ce soir on ne va pas être à court de surprises décalées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93321765-65259734.jpg?v=1766394797" alt=""La Gouineraie" Une maison sans murs… avec un toi, un moi et un nous s'en donnant à corps joie" title=""La Gouineraie" Une maison sans murs… avec un toi, un moi et un nous s'en donnant à corps joie" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, pendant que Sandra – la gouine des champs – s'affairera à la construction d'étagères pour accueillir Rébecca – sa bienaimée d'un 50 m² parisien –, l'extravagante gouine des villes, revêtue d'une robe motif peau de vache, rehaussée d'un vert à lèvres et de boucles d'oreille que &quot;La Vache qui rit&quot; aurait enviées, va s'employer à défaire ses cartons étiquetés &quot;Fleurs, Plants de gouines&quot;, tout en faisant crier à tue-tête, sur un électrophone vintage, un 33 tours de Joe Dassin. Très vite, elle troquera sa robe pour une chemise (trop courte) de Sandra, dévoilant là son imposant fessier n'ayant d'égal en dimensions que celui de son QI imposant…       <br />
              <br />
       Juchée en haut d'un escabeau offrant une perspective de premier plan sur les arrières de sa généreuse anatomie exhibée avec fierté, Rébecca s'emploiera longuement, très longuement, à enduire le mur de colle afin d'y apposer des lés de tapisserie échouant dans la salle… reliée ainsi au plateau pour &quot;faire communauté&quot;. L'opération dure, dure, jusqu'à créer un sentiment d'ennui vite réévalué… Et s'il s'agissait là d'un sas offert pour se déconditionner de nos existences réglées comme du papier à musique, nous corsetant dans un temps qui n'est pas le nôtre, mais celui d'une société consumériste faisant profit de nos vies ?       <br />
              <br />
       Les prises de paroles – à résonances poétiques et politiques – autant de Rébecca que de Sandra au micro mettront magistralement en abyme l'humour assumé de la représentation scénique et la profondeur de la réflexion induite par les choix humanistes de ces deux femmes hors normes. Promouvant une liberté incluant leurs sœurs et frères humains sans distinction de genre, de couleur de peau ou autres différences à relents identitaires, elles apparaissent comme les adeptes (généreuses et modestes…) d'un art de vivre expurgé de tous diktats, que ce soient ceux imposés par un patriarcat gardien immémorial d'un ordre inique ou ceux, plus branchés, d'injonctions new-âge porteuses dans leurs plis séduisants de dérives liberticides.       <br />
              <br />
       Sandra disposant religieusement des vierges de plastique autour d'une église miniature et s'aspergeant d'eau bénite à sa sauce, Rébecca s'enduisant le corps entier de colle avant d'y apposer des morceaux de tapisserie la faisant se confondre magnifiquement avec le décor, ou encore Rébecca recevant entre ses cuisses puissantes le collier trophée tête de cerf offert en cadeau par sa compagne… Autant de péripéties surréalistes au service d'une cause elle bien réelle : seule une maison bancale et bruyante, composée de pièces qui s'enfilent, et peuplée de visiteuses et visiteurs de tous genres – &quot;les brebis égarées de l'hétérosexualité&quot; sont conviées, elles aussi – est de nature à combler le besoin vital de désirs authentiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93321765-65259737.jpg?v=1766394874" alt=""La Gouineraie" Une maison sans murs… avec un toi, un moi et un nous s'en donnant à corps joie" title=""La Gouineraie" Une maison sans murs… avec un toi, un moi et un nous s'en donnant à corps joie" />
     </div>
     <div>
      Des confidences de l'une et de l'autre se succéderont, confidences où il sera question sans fard – avec parfois gravité et souvent humour – de leur parcours personnel marqué par les heurs et malheurs d'existences vécues pleinement. Comment l'une a eu affaire à un père afro-américain policier gueulard, comment l'autre issue d'une classe moyenne conforme sous tous rapports est devenue une &quot;lesbienne à gosses&quot; (qu'elle aime)… Il ressortira de leurs témoignages – en plagiant Pierre Bourdieu – que &quot;la vie est un sport de combat&quot;. Et même si son issue est par avance connue, la seule option offerte est de mener cette traversée terrestre en accord avec nos désirs profonds.       <br />
              <br />
       Quant à la chute – à découvrir ! –, elle constitue, au-delà de la tendresse palpable, un tableau de maître(sses)… à ne pas mettre peut-être (ou si justement !) sous les yeux des unes et des uns coincés du cul… Vivre sans temps mort, vivre ses désirs dans le respect du consentement… Mantra précieux d'un théâtre généreux mettant en jeu – avec intelligence, finesse et humour débridé – &quot;le dur désir&quot; (Paul Éluard)… d'être.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le vendredi 12 décembre 2025 aux &quot;Avant-Postes&quot;, en relation avec le tnba (Théâtre national Bordeaux Aquitaine).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Gouineraie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93321765-65259738.jpg?v=1766394828" alt=""La Gouineraie" Une maison sans murs… avec un toi, un moi et un nous s'en donnant à corps joie" title=""La Gouineraie" Une maison sans murs… avec un toi, un moi et un nous s'en donnant à corps joie" />
     </div>
     <div>
      Texte : Sandra Calderan et Rébecca Chaillon, artiste associée au tnba.       <br />
       Mise en scène : Sandra Calderan et Rébecca Chaillon.       <br />
       Avec : Sandra Calderan et Rébecca Chaillon.       <br />
       Régies : Suzanne Péchenart.       <br />
       Collaboration artistique et aide à la dramaturgie : Céline Champinot.       <br />
       Collaboration à la scénographie : Camille Riquier.       <br />
       Traduction, surtitrage : Lisa Wegener.       <br />
       Déconseillé aux moins de 15 ans.       <br />
       Compagnie des Hauts Parleurs et Compagnie dans le Ventre.       <br />
       Durée version française : 1 h 40.       <br />
       Durée version avec surtitres : 1 h 50.       <br />
       Contient des scènes de nudité.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 9 au 13 décembre 2025 aux &quot;Avant-Postes&quot; de Bordeaux, en collaboration avec le tnba (Théâtre national Bordeaux Aquitaine).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 12 au 21 mars 2026 : T2G, Gennevilliers (92).       <br />
       Du 25 au 28 mars 2026 : Théâtre Sorano, Toulouse (31).       <br />
       Spectacle disponible en tournée sur la saison 26/27.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93321765-65259648.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Gouineraie-Une-maison-sans-murs-avec-un-toi-un-moi-et-un-nous-s-en-donnant-a-corps-joie_a4434.html</link>
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   <title>•Off 2025• "L'Ambigu" La part narcissique… et éminemment féminine… de Dom Juan</title>
   <pubDate>Fri, 04 Jul 2025 06:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Las de ses quêtes et conquêtes féminines, Dom Juan quitte le chemin de la séduction, aux finalités érotiques, et se retire en sa vieille demeure. L'impénitent séducteur deviendrait-il moine ? Non ! Point ! C’est sans compter avec la plume un rien désinvolte, provocatrice et anticonformiste de Roland Topor. Ici, le vagabond des cœurs aspire enfin à la sérénité, mais celle-ci lui sera interdite… car, à son corps défendant, une femme sommeille en lui… sa part féminine se révèle à son âme, à son corps… Est-il homme ? Est-elle femme ? Narcisse est là, c'est la naissance d'un nouvel amour… Dom Juan s'aime !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89711259-63389798.jpg?v=1751564449" alt="•Off 2025• "L'Ambigu" La part narcissique… et éminemment féminine… de Dom Juan" title="•Off 2025• "L'Ambigu" La part narcissique… et éminemment féminine… de Dom Juan" />
     </div>
     <div>
      Pour rappel, Roland Topor fut un artiste aux multiples talents, un provocateur tout-à-tout, ne voulant entrer dans aucune case tout en les fréquentant toutes, avec pour fil conducteur la préservation d'un statut de déconneur et d'adepte de l'humour noir qu'il se forgea sans doute à l'époque de sa collaboration en tant que dessinateur au journal Hara-Kiri (1961). L'année suivante, il participera à la création du mouvement &quot;Panique&quot; avec Fernando Arrabal et Alejandro Jodorowsky.       <br />
              <br />
       Il revêtira ensuite, avec réussite, les habits d'affichiste, de peintre, de cinéaste (collaborateur de René Laloux pour &quot;La Planète sauvage, entre autres), d'écrivain (romans, nouvelles, pièces de théâtre, chansons), de poète, de dramaturge, etc., en n'oubliant pas de cultiver la contradiction, l'autodérision et un réalisme antidogmatique. Il s'essayera également au petit écran en imaginant Téléchat avec Henri Xhonneux (1983) et participera aux séries télévisées de son ami Jean-Michel Ribes, Merci Bernard et Palace, toujours dans les années quatre-vingt. Sa pièce &quot;L'Ambigu&quot;* est, quant à elle, publiée en 1996.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89711259-63389802.jpg?v=1751564476" alt="•Off 2025• "L'Ambigu" La part narcissique… et éminemment féminine… de Dom Juan" title="•Off 2025• "L'Ambigu" La part narcissique… et éminemment féminine… de Dom Juan" />
     </div>
     <div>
      Pour cette dernière, comme à son habitude, Topor va se jouer des idées reçues et questionner, au-delà des genres, l'univers des ressentis, des constructions intimes de soi, du face-à-face amoureux et/ou érotique avec soi-même. Mais toujours avec la force du rire et jouant de sa capacité à la subversion, à la provocation ; et en instillant une bonne dose d'humour noir pour dépeindre la noirceur profonde de l'être tout en célébrant sa puissance de vie… ce qu'associe parfaitement le personnage de Dom Juan, tant chez Molière que la version créée dans &quot;L'Ambigu&quot;. En somme, en portant une réflexion sur l’absurde, la société et ses travers.       <br />
              <br />
       Et comme souvent dans l'œuvre de Roland Topor, on retrouve des références aux mythes, dont certains ici se croisent. Dom Juan devenant Narcisse, bien sûr, naissant de l'amour passionnel et passionné de cette femme en lui ô combien désirable. Mais aussi Œdipe et surtout Tirésias, <span style="font-style:italic">&quot;le seul à avoir été transmué en femme puis à nouveau en homme, le seul capable de révéler à Zeus que le plaisir féminin est bien supérieur au masculin&quot;.</span> Mais tout cela est traversé chez Topor par une force intrinsèque au &quot;déconnage&quot; qui fait que le narcissisme de Dom Juan, sa façon de parler de la domination que celui-ci a pu exercer comme séducteur invétéré, son donjuanisme exacerbé, deviennent acceptables, jouissifs tout en interrogeant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89711259-63389810.jpg?v=1751564516" alt="•Off 2025• "L'Ambigu" La part narcissique… et éminemment féminine… de Dom Juan" title="•Off 2025• "L'Ambigu" La part narcissique… et éminemment féminine… de Dom Juan" />
     </div>
     <div>
      Face à la richesse du texte de Topor, son écriture brute et moderne, l’interprétation de Fabrice Delorme est d’une grande intensité tout en donnant une réelle fluidité au propos. L’ambivalence du personnage de Dom Juan imaginé par l'auteur est subtilement mise en perspective. Face à la diversité des genres que ce dernier initie dans son texte – basculement entre féminin et masculin, narration romanesque et théâtre, monologue et dialogue –, le comédien jongle avec maestria entre incarnation fougueuse et légèreté malicieuse, éclats de rire et tension intérieure, érotisme espiègle et rigidité hautaine, expression virile et port de kimono façon geisha.       <br />
              <br />
       En judicieux appui, la mise en scène de Carmen Samayoa est sobre et reste au service du comédien. Son apport dans la direction de jeu tient notamment dans la mise en avant des représentations du masculin et du féminin, comme les habits, le maquillage, les manières d'être, les postures physiques. Ces réflexions sur les conventions culturelles permettent d'enrichir, grâce aux attitudes et aux différents mouvements, la gestuelle du comédien. L'expression visuelle passera aussi par les choix de costumes et rapidement, le kimono, par exemple, s'imposera, Carmen Samayoa étant une admiratrice du théâtre Nô et du Kabuki. Cette proposition du kimono n’est ici pas déguisement, mais l’aboutissement d’une réflexion et la recherche d’une sorte de métamorphose.       <br />
              <br />
       Cette pièce de Roland Topor est aujourd'hui tout à fait pertinente face à nos problématiques actuelles concernant les genres, mais aussi, plus en profondeur, elle nous amène à nous demander &quot;qui sommes-nous ?&quot;, &quot;quelle est notre part de féminité ?&quot;… Tout cela nous menant à l'une des questions essentielles de l'après #MeToo : comment définir la place de l'homme et de la femme dans une société qui serait enfin construite sur la base d'une parfaite égalité entre le féminin et le masculin… ou plus universellement, entre tous les genres !       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* L'ambigu : (En parlant d'une personne, d'une collectivité ou de leurs attributs) Incertain, dont la nature est difficile à préciser, parce qu'intermédiaire entre deux catégories, selon la définition du CNRTL (centre national de Ressources Textuelles et Lexicales).</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L’Ambigu"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89711259-63389812.jpg?v=1751564558" alt="•Off 2025• "L'Ambigu" La part narcissique… et éminemment féminine… de Dom Juan" title="•Off 2025• "L'Ambigu" La part narcissique… et éminemment féminine… de Dom Juan" />
     </div>
     <div>
      Texte : Roland Topor.       <br />
       Mise en scène : Carmen Samayoa.       <br />
       Avec : Fabrice Delorme.       <br />
       Collaboration artistique : Mario Gonzales.       <br />
       Chorégraphie : Shimehiro Nishikawa.       <br />
       Costume - couture : Nelly.       <br />
       Création lumière : Otmane Abdesselam.       <br />
       Chanson : Roland Topor/Reinhardt Wagner.       <br />
       Graphisme : Alysse Pocquet.       <br />
       Par la Compagnie de l’If.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>A été créé du 14 mars au 20 avril 2025 au Théâtre Le Guichet Montparnasse, Paris 14e.</b>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h 50. Relâche le ?.       <br />
       Théâtre de L'Archipel, 25, rue du Rempart de l'Oulle, Avignon.       <br />
       Réservation : 06 10 94 18 84.       <br />
       <a class="link" href="https://www.festivaloffavignon.com/spectacles/representations/6407-l-ambigu" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89711259-63389798.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-L-Ambigu-La-part-narcissique-et-eminemment-feminine-de-Dom-Juan_a4285.html</link>
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   <title>•Off 2025• "Happy Apocalypse", une fable métaphysique aux airs électro-pop d'une folle inventivité</title>
   <pubDate>Wed, 11 Jun 2025 16:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Fauvel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Autour du personnage de Perle, premier enfant hybride de l'histoire de l'humanité, issu d'un croisement avec le Varan de Komodo, la nouvelle pièce de Jean-Christophe Dollé questionne la normalité et la place de l'humain dans notre monde standardisé. Une ode à la fragilité, portée avec maestria par six comédiens et trois musiciens, où se croisent êtres composés et personnages fantasques dans un tourbillon psychédélique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89213618-63116483.jpg?v=1749650768" alt="•Off 2025• "Happy Apocalypse", une fable métaphysique aux airs électro-pop d'une folle inventivité" title="•Off 2025• "Happy Apocalypse", une fable métaphysique aux airs électro-pop d'une folle inventivité" />
     </div>
     <div>
      &quot;Happy Apocalypse&quot;, quel bel oxymore ! En quoi la fin du monde pourrait-elle nous réjouir ? À moins que nous envisagions le terme d'Apocalypse dans le sens de &quot;révélation&quot;, du grec ancien &quot;apokálupsis&quot; ? Tel est l'axiome proféré d'entrée de jeu par l'un des personnages principaux, Michael Crawling. Cet homme en fauteuil roulant, atteint d'une maladie neurodégénérative, est astrophysicien. Le 17 juin 1991 a marqué un tournant dans son existence. Il a été témoin d'un phénomène, mathématiquement impossible, qui a bouleversé sa conception du monde : une boule de flipper effectuant exactement le même trajet complexe deux fois de suite. Quid alors des probabilités ?       <br />
              <br />
       Michael a une grande théorie : <span style="font-style:italic">&quot;Le monde est arrivé au bout de son expansion. Désormais, l'univers rétrécit&quot;.</span> L'univers tout entier est en décroissance, même sa maladie décroît, en arrivera-t-il à constater. Tout s'est inversé. Nous en avons fini avec la croissance. La loi d'anthropie, du chaos… est désormais obsolète. Ce n'est pas une fin, mais un nouveau départ. Dans ce monde en décroissance cosmique, l'être mute, se transforme et redéfinit ses contours. C'est la définition même de la protopie : ni utopique, ni dystopique, la société progresse graduellement grâce aux avancées technologiques qui améliorent le processus naturel d'évolution.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89213618-63116486.jpg?v=1749650745" alt="•Off 2025• "Happy Apocalypse", une fable métaphysique aux airs électro-pop d'une folle inventivité" title="•Off 2025• "Happy Apocalypse", une fable métaphysique aux airs électro-pop d'une folle inventivité" />
     </div>
     <div>
      Michael Crawling a deux sœurs, Natasha et Betty. Natasha, 50 ans, chercheuse en génétique, passionnée de physique quantique, a créé un groupe de recherche pour guérir son frère. Grâce à ses travaux, une voix &quot;intelligente&quot; retransmet les pensées de Michael et permet au malade de communiquer avec le monde extérieur. Betty, la cadette, vit avec Natasha. Mal dans sa peau, elle ne supporte pas les injonctions que la société fait à son corps de femme et s'accroche à sa sœur comme à une bouée. Une chirurgie génitale viendra régler une partie de ses problèmes. Natasha, elle aussi célibataire, a une fille, Perle, premier enfant hybride de l'histoire de l'humanité, issu d'un croisement avec le Varan de Komodo.       <br />
              <br />
       Cette hybridation ayant quelques conséquences fâcheuses (une salive mortelle et une peau semblable à une cotte de mailles), Natasha lui a administré un traitement hormonal dès l'enfance, après qu'elle ait tué son chien en le mordant. Aujourd'hui adulte, Perle a décidé d'arrêter son traitement – source de conflit avec sa mère – et veut assumer pleinement ce qu'elle est, habiter le monde à sa façon : <span style="font-style:italic">&quot;J'suis pas anormale. En fait, y a pas d'anormalité. Tout n'est qu'affaire de classification, n'existe que ce qui est classable, n'existe que ce qui est nommable. Alors puisqu'il faut en passer par là pour exister, je vais me nommer moi-même pour que personne ne cherche à le faire à ma place…&quot;</span>       <br />
              <br />
       Ludovic Martin, un agent de chambre mortuaire fasciné par Natasha, lui, désire se transformer en papillon. <span style="font-style:italic">&quot;Je voudrais devenir un papillon. Je ne pense pas qu'être humain soit la meilleure option.&quot;</span> Pour mener à bien sa transformation, il suit un traitement hormonal et se fait greffer l'un des plus beaux papillons du monde, un uranie de Madagascar. S'il faut vivre, autant que ce soit en beauté, même si ce n'est qu'un seul jour…       <br />
       À ce microcosme en mutation viennent s'ajouter une &quot;plasticienne&quot;, des personnages à têtes d'animaux, une sage-femme à tête d'oiseau, un passager d'avion à tête de chien…, ou un homme à tête de bœuf très content d'avoir trouvé une appellation à sa nouvelle constitution : &quot;bomme&quot; (bœuf-homme).       <br />
              <br />
       À la croisée du théâtre, du concert électro-pop, du conte philosophique et de la fable animale, ce spectacle est tout aussi inclassable que ses personnages. D'une inventivité folle, la poésie et l'humour y côtoient la complexité du réel. C'est visuellement très réussi. Dans un grand ensemble uniformément bleu, de petits espaces colorés surgissent, comme par magie, au fil du récit, révélant des petits mondes : une cuisine jaune citron, une baignoire assortie suspendue dans les airs, une chambre mortuaire, un intérieur d'avion, un wagon de métro, un vestiaire de piscine, un escalier à sous-pente… Les costumes, perruques et masques contribuent à cette beauté visuelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89213618-63116504.jpg?v=1749650713" alt="•Off 2025• "Happy Apocalypse", une fable métaphysique aux airs électro-pop d'une folle inventivité" title="•Off 2025• "Happy Apocalypse", une fable métaphysique aux airs électro-pop d'une folle inventivité" />
     </div>
     <div>
      La musique, interprétée en live par un claviériste, un guitariste/bassiste et un percussionniste, et les chansons font partie intégrante du spectacle. Saluons les compositions musicales de Jean-Christophe Dollé, Noé Dollé, Laurent Guillet et Georges Hubert avec, en point d'orgue, ce très beau moment choral sur la chanson pop &quot;Happy Apocalypse&quot;, avec femme en bleu et personnages dansant à tête d'animaux, ou encore l'entêtant refrain &quot;super men&quot; (car, il est dit que &quot;notre fragilité fera de nous des super héros&quot;).       <br />
              <br />
       Le texte, très bien écrit, est d'une grande intelligence, exigeant et engagé, avec situations cocasses, grands moments d'émotion et expressions savoureuses (&quot;je m'en congèle les ovaires&quot;, bien plus rigolote que son pendant masculin). Le tout porté par une troupe talentueuse et merveilleusement au diapason.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Le monde se dirige vers l'harmonie&quot;</span>, s'exclame Michael en se levant de son fauteuil. <span style="font-style:italic">&quot;Nous ne faisons qu'un. Il faudra faire table rase de tous les systèmes, déclasser le monde. L'algorithme est une pensée morte et nous sommes vivants.&quot;</span> Un monde peut-être pas parfait, mais vivant, et où l'art a indéniablement sa place !       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89213618-63116511.jpg?v=1749650790" alt="•Off 2025• "Happy Apocalypse", une fable métaphysique aux airs électro-pop d'une folle inventivité" title="•Off 2025• "Happy Apocalypse", une fable métaphysique aux airs électro-pop d'une folle inventivité" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean-Christophe Dollé.       <br />
       Mise en scène : Clotilde Morgiève et Jean-Christophe Dollé.       <br />
       Scénographie et costumes : Marie Hervé.        <br />
       Avec : Jean-Christophe Dollé, Clotilde Morgiève, Sol Espeche, Yann de Monterno, Géraldine Roguez, Noé Dollé, Rodrigo Viana, Pierre Martin, Simon Demeslay et la voix de Solenn Denis.       <br />
       Création lumières, création machinerie plateau, régie générale : Simon Demeslay.        <br />
       Musiques : Jean-Christophe Dollé, Noé Dollé, Laurent Guillet et Georges Hubert.       <br />
       Mise en son : Georges Hubert.       <br />
       Chorégraphie : Aurélie Mouihade.       <br />
       Masques : Olga Reis.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 24 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 22 h 35. Relâche le vendredi.       <br />
       Le 11•Avignon, Salle 1, 11, boulevard Raspail, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 84 51 20 10.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@11avignon.com')" >contact@11avignon.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.11avignon.com/" target="_blank">>> 11avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89213618-63116483.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Happy-Apocalypse--une-fable-metaphysique-aux-airs-electro-pop-d-une-folle-inventivite_a4249.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-88867040</guid>
   <title>"Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !</title>
   <pubDate>Wed, 28 May 2025 16:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Romancero queer" est la deuxième pièce de théâtre de Virginie Despentes, écrivaine dont les romans font souvent date et dont certains ont traversé le monde de l'édition pour rejoindre celui de la dramaturgie. Dans une écriture à la fois directe, sans fioritures et humoristique, le cadre dramaturgique est inspiré d'un roman de Lope de Vega et l'auteure propose une mise en scène haute en couleurs dans une version queer.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88867040-62900115.jpg?v=1748443204" alt=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" title=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" />
     </div>
     <div>
      Lumières sur un plateau séparé en deux, avec une large avant-scène en visibilité directe des spectateurs et une arrière-scène cachée par un ensemble de panneaux plastiques translucides. S'effectuent derrière celui-ci des entrées-sorties et des apparitions qui créent des ruptures de jeu. On aperçoit, avant leur entrée, les silhouettes des personnages, avec parfois des couleurs vives et chaudes qui transparaissent. De cette furtivité floue qui devient réelle quand ils traversent le rideau de panneaux, on les découvre dans leur intimité.       <br />
               <br />
       La scénographie est composée, côté cour et côté jardin, de quelques rectangles gris foncé de différentes tailles posés côte à côte ou les uns sur les autres. L'ensemble a des proportions géométriques dans lesquelles il y a deux niveaux mettant les protagonistes à des distances et à des hauteurs différentes. Cette disposition leur crée à chacun un pré-carré de situations et d'émotions sans gommer une complicité entre eux.       <br />
               <br />
       La trame est construite sur ce que vivent les personnages féminins par rapport à un metteur en scène qui leur manque de considération. Dans ce qui ressemble à un huis clos, il est absent physiquement, seule sa voix se fait entendre. Les loges deviennent le lieu où s'exprime le ressenti des acteurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88867040-62900117.jpg?v=1748443232" alt=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" title=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" />
     </div>
     <div>
      Le rôle des hommes est en retrait, comme pour André (Amir Bayley) qui est dans une attitude d'écoute un peu professorale quand Soa de Muse plante une protagoniste (Vito) tout en couleur et très présente physiquement. Drag queen, elle apporte à la pièce une touche très originale, à la fois sucrée, salée et acidulée dans les attitudes et les propos. Dans un jeu puisant dans une large palette d'émotions, Soraya Garlenq incarne Faïrouz qui subit de façon éplorée, voire tragique, l'attitude du metteur en scène.       <br />
              <br />
       Le plateau représente les loges d'un théâtre dans lesquelles les comédiens et comédiennes travaillent sur une reprise queer de &quot;La maison de Bernarda Alba&quot; de Federico Lope de Vega. Virginie Despentes s'inspire, en la déclinant de manière actuelle, de cette œuvre qui dénonçait le rôle secondaire, voire occulté, de la femme dans la société espagnole du début du siècle dernier, bâillonnée par les traditions.       <br />
               <br />
       Les loges sont la représentation scénographique de la maison dans l'œuvre de Federico Lope de Vega, dans laquelle se joue cette dichotomie entre ce que les comédiennes sont et ce que le metteur en scène veut en faire. Dans cette répartition des rôles et du contexte, c'est le vaste monde qui est représenté par celui-ci en parangon d'une autorité patriarcale, quand les loges sont l'intimité de chaque personnage, les répétitions la mentalité d'une société façonnant le corps des femmes et la scène, le regard du monde. Ce sont durant les répétitions et dans les loges que le combat se joue, afin que les femmes et le genre queer puissent s'exprimer librement. Bref, un remake de ce que peut vivre toute femme et qui plus est tout queer en France et ailleurs, à des degrés plus ou moins élevés.       <br />
              <br />
       Chaque protagoniste a sa propre couleur théâtrale et celle-ci est plurielle et très marquée. Ce qui est intéressant dans les relations des uns aux autres, ce sont, durant toute la représentation, à l'exception de la dernière scène, les différences qui les relient autant qu'elles les particularisent. Le dernier tableau montre les personnages, drapés d'un même voile gris. Les différences et les états d'âme sont levés et le combat contre le metteur en scène semblant gagner, ils dansent sur une musique disco, genre musical qui a été un marqueur de revendications politiques autant sociales que de genre et où les personnes de toute obédience sexuelle se sont réappropriées leurs corps en revendiquant leurs désirs. Le groupe d'acteurs devient ainsi une troupe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88867040-62903981.jpg?v=1748443658" alt=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" title=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" />
     </div>
     <div>
      La musique disco intervient de façon surprenante. La pièce est très riche dans sa dramaturgie avec des répliques ciselées et un jeu qui montre les différences autant sexuelles, que de genre et de couleurs… pour les marier. On ne saura rien de ce qu'est devenu le metteur en scène. C'est au spectateur de le décider.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Romancero queer"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88867040-62903982.jpg?v=1748443698" alt=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" title=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Virginie Despentes.       <br />
       Mise en scène : Virginie Despentes.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Fatima Ben Bassal.       <br />
       Avec : Sasha Andres, Amir Baylly, Casey en alternance avec Naelle Dariya (à partir du 10 juin), Mata Gabin, Soraya Garlenq, Mascare, Soa de Muse, Clara Ponsot.       <br />
       Scénographie et lumières : Camille Duchemin.       <br />
       Composition musicale : Varou Jan.       <br />
       Son : Annabelle Maillard.       <br />
       Costumes : Marie La Rocca, assistée d'Isabelle Flosi.       <br />
       Collaboration dramaturgique : La Rata.       <br />
       Fabrication des accessoires, costumes et décor : ateliers de La Colline       <br />
       Régisseurs généraux : Cécile Conte et Anton Feuillette       <br />
       Régisseurs son : Yasmine Bouchenak, Sylvère Caton et Valentin Chancelle.       <br />
       Régisseurs lumières : Gilles Thomain et Jean-Philippe Viguié.       <br />
       Régisseur principal machinerie : Antoine Hordé.       <br />
       Habilleuse : Laurence Le Coz.       <br />
       Accessoiristes : Isabelle Imbert et Laetitia Mercie.       <br />
       Extraits musicaux de Bili Bellegarde, Ly, Morente et Sylvester.       <br />
       Production La Colline - Théâtre national.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 mai au 29 juin 2025.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h, mardi à 19 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Relâche : dimanche 25 mai.       <br />
       La Colline - Théâtre national, Petit théâtre, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('billetterie@colline.fr')" >billetterie@colline.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 17 au 21 mars 2026 : Théâtre de la Croix-Rousse, Lyon 4e.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88867040-62904316.jpg?v=1748444894" alt=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" title=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88867040-62900115.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Romancero-queer-Lope-de-Vega-en-surprenante-et-originale-version-queer-_a4229.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-86861285</guid>
   <title>"Renversante" s'amuse à détricoter les préjugés sexistes bien comme il faut</title>
   <pubDate>Fri, 28 Feb 2025 15:24:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est avec légèreté, légèreté de forme et légèreté de ton que Léna Bréban a mis en scène cette adaptation du livre de Florence Hinckel. Une légèreté qui permet au rire de prendre place, mais qui n'empêche ni de laisser flotter une ironie active, ni de plonger les esprits dans une réalité beaucoup moins superficielle et sans importance, comme certains le prétendent : l'égalité homme-femme et la question du genre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86861285-61718783.jpg?v=1648718340" alt=""Renversante" s'amuse à détricoter les préjugés sexistes bien comme il faut" title=""Renversante" s'amuse à détricoter les préjugés sexistes bien comme il faut" />
     </div>
     <div>
      Si les deux interprètes de la pièce paraissent abordables et ludiques, semblables à de gentils moniteurs de colo que les enfantillages ne rebutent pas, a contrario le fond du discours sur lesquels ils brodent les différents épisodes du spectacle est bien d'actualité comme on dit : un problème sociétal, contemporain, une injustice que notre monde si juste semble avaler quotidiennement comme un fait absolu, un ordre de la nature, une vérité basique.       <br />
              <br />
       En une petite demi-heure, dans un dispositif extrêmement épuré, la plupart des thèmes discriminatoires à l'encontre des femmes, principalement, sont abordés. L'autrice Florence Hinckel utilise un procédé simple lui aussi : elle inverse les rôles, et les sexes et donc les rôles que la société réserve pour chaque sexe, que ce soit dans le monde de l'entreprise, les tâches ménagères et surtout les mots.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86861285-61718784.jpg?v=1648718685" alt=""Renversante" s'amuse à détricoter les préjugés sexistes bien comme il faut" title=""Renversante" s'amuse à détricoter les préjugés sexistes bien comme il faut" />
     </div>
     <div>
      Ce procédé permet d'entendre alors des phrases qui résonnent drôlement à l'oreille. Ces phrases souvent péjoratives qui laminent de manière inconsciente l'image des filles, de leurs potentiels, leurs espoirs. Ainsi entend-on des choses comme ça : <span style="font-style:italic">&quot;un homme présidente de la République, je n'y crois pas&quot;</span>. Et tant d'autres phrases ainsi lancées par l'un ou l'autre interprète qui s'amusent à inverser eux aussi leurs &quot;rôles&quot; pour mieux stigmatiser les préjugés. Et cela fonctionne car le texte n'est pas didactique.       <br />
              <br />
       La mise en scène et le jeu de Léna Bréban et d'Antoine Prud'homme de la Boussinière ajoutent encore à l'efficacité de ce renversement en restant toujours dans une sorte d'humeur un peu enfantine, ludique, légère. Ils incarnent le plus souvent des jeunes, ados, préados, tant par leurs habits que par leurs mimiques, c'est aussi l'âge d'une partie du public qui rit de toutes ces facéties.       <br />
              <br />
       Grâce à tous ces ingrédients, le message passe, les images frappent et chacun se rend compte de la puissance des préjugés, des habitudes et des mots sur nos mentalités. Et cela commence tôt, bien sûr, dans la sexualisation des coutumes, bleu pour les garçons, rose pour les filles, et jouets différents, et jeux dans la cour de l'école, séparés, jusqu'au décalage entre les salaires féminins et masculins sous prétexte que… que quoi au fait ?       <br />
              <br />
       Le spectacle est suivi d'un débat, plutôt d'un échange, très bien orchestré par les deux interprètes qui questionnent le public, surtout les enfants, sur ce qu'ils vivent au quotidien, tentant de mettre le doigt sur des idées préconçues qu'ils portent sans se poser de questions.       <br />
              <br />
       Des idées avec lesquelles ils ne sont pourtant pas d'accord.       <br />
       Des questions qui finissent par voler dans la salle et peut-être plus tard, dans les têtes juvéniles.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Renversante"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86861285-61718785.jpg?v=1648718777" alt=""Renversante" s'amuse à détricoter les préjugés sexistes bien comme il faut" title=""Renversante" s'amuse à détricoter les préjugés sexistes bien comme il faut" />
     </div>
     <div>
      Texte : Florence Hinckel.       <br />
       Adaptation : Léna Bréban, Thomas Blanchard.       <br />
       Mise en scène : Léna Bréban.       <br />
       Avec : Léna Bréban ou Julie Roux (en alternance), Antoine Prud’homme de la Boussinière ou Étienne Durot ou Pierre Lefebvre (en alternance).       <br />
       Scénographie : Léna Bréban.       <br />
       Création lumières : Denis Koransky.       <br />
       Costumes : Julie Deljehier.       <br />
       Vidéo : Julien Dubois.       <br />
       Production Espace des Arts, Scène nationale de Chalon-sur-Saône.       <br />
       Durée : 65 minutes (35 minutes + 30 minutes de débat).       <br />
       Théâtre tout public à partir de 8 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 1er au 12 mars 2025.</span>       <br />
       Samedi et mercredi à 15 h et 19 h ; mardi, jeudi et mercredi 12 à 19 h.       <br />
       Théâtre de la Concorde, Studio Pierre Cardin, Paris 8e, 01 71 27 97 17.       <br />
       <a class="link" href="https://theatredelaconcorde.paris/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaconcorde.paris</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Renversante-s-amuse-a-detricoter-les-prejuges-sexistes-bien-comme-il-faut_a4160.html</link>
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