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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>Bach opus 2 "D'autres le giflèrent" par la Compagnie Manque Pas d'Airs</title>
   <pubDate>Tue, 06 Oct 2015 08:40:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La Compagnie Manque Pas d'Airs propose le deuxième volet de son triptyque consacré aux trois Passions de Jean-Sébastien Bach, du 17 au 20 octobre 2015, au Carreau du Temple. Après "Et le coq chanta" en 2014 créé autour de l'idée de trahison, le deuxième opus "D'autres le giflèrent" entend explorer, en quatorze stations et onze artistes musiciens, acteurs et chanteurs, l'humiliation du Christ vécue par onze personnages contemporains. Rencontre avec Alexandra Lacroix et François Rougier.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8347035-13078692.jpg?v=1444019779" alt="Bach opus 2 "D'autres le giflèrent" par la Compagnie Manque Pas d'Airs" title="Bach opus 2 "D'autres le giflèrent" par la Compagnie Manque Pas d'Airs" />
     </div>
     <div>
      Le théâtre musical conçu par la Compagnie Manque Pas d'Airs depuis 2007 se révèle très intéressant par sa volonté de vouloir réactiver notre écoute de grandes œuvres lyriques tout en nous proposant de porter un regard acéré sur le monde d'aujourd'hui. Avec ce deuxième volet &quot;Et d'autres le giflèrent&quot; (après &quot;Et le coq chanta&quot;), il s'agit de permettre de redécouvrir les trois oratorios de J. S. Bach consacrés à la Passion du Christ, tout en restituant le caractère éminemment théâtral voire physique de ces œuvres en un travail pluridisciplinaire.       <br />
              <br />
       &quot;Chacun porte sa croix&quot; : la production entend nous rappeler qu'il est possible d'incarner Bach sur scène tout en nous parlant de notre modernité. Nous avons rencontré la directrice artistique de la compagnie et metteur en scène du spectacle, Alexandra Lacroix, et le ténor François Rougier, collaborateur au projet.       <br />
              <br />
       <b>Christine Ducq - Pourquoi Bach et comment avez-vous sélectionné les extraits des trois Passions pour le spectacle ?</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8347035-13078697.jpg?v=1444112078" alt="Bach opus 2 "D'autres le giflèrent" par la Compagnie Manque Pas d'Airs" title="Bach opus 2 "D'autres le giflèrent" par la Compagnie Manque Pas d'Airs" />
     </div>
     <div>
      <b>Alexandra Lacroix -</b> C'est un choix effectué avec François. D'une part, nous nous interrogeons depuis longtemps sur les modes de production du lyrique et nous avons fait le même constat de frustration sur ce qui existe. D'autre part, les Passions de Bach sont apparues comme une évidence, une matière extrêmement dense, extrêmement riche, extrêmement difficile mais passionnante !       <br />
              <br />
       <b>François Rougier -</b> Les extraits ont été sélectionnés selon le thème choisi par Alexandra. Pour le premier spectacle (&quot;Et le coq chanta&quot; NDLR), c'était la trahison, pour celui-ci, c'est l'humiliation. Le découpage final des trois Passions (selon Saint-Jean, selon Saint-Matthieu, selon Saint-Marc NDLR) inspire le livret autour de cet axe, tout en initiant une réflexion sur la signification globale des œuvres par rapport à l'histoire que nous racontons.       <br />
              <br />
       <b>À la répétition à laquelle j'ai assisté, j'ai vu qu'il y avait une réelle exigence vis-à-vis des artistes sur scène quant à leur implication. Cela n'a rien d'évident pour un instrumentiste ou un chanteur.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8347035-13088341.jpg?v=1444112632" alt="Bach opus 2 "D'autres le giflèrent" par la Compagnie Manque Pas d'Airs" title="Bach opus 2 "D'autres le giflèrent" par la Compagnie Manque Pas d'Airs" />
     </div>
     <div>
      F<b>rançois Rougier -</b> Ce n'est pas si difficile puisque nous avons le temps de mettre les choses en place. Nous répétons huit à neuf semaines. C'est un vrai luxe quand on sait qu'une production d'opéra prévoit au mieux cinq semaines de répétition. Avec l'équipe nous menons un vrai travail quotidien avec différents rendez-vous, par exemple le travail corporel le matin avant les répétitions proprement dites avec Alexandra. Et rien n'est gratuit dans ce qu'elle nous demande. Tous les gestes et déplacements ont un sens par rapport aux autres personnages et à la musique.       <br />
              <br />
       <b>Alexandra Lacroix -</b> Avec le temps dont nous disposons, je peux me permettre de ne rien imposer à mes interprètes - même si j'ai forcément au départ une vision du spectacle : décors, lumières, etc. J'adapte la sensibilité des personnages à leurs interprètes et comme nous nous connaissons bien, le jeu que j'attends d'eux finit par devenir une évidence : la folie, la combativité, la violence, l'humiliation.       <br />
              <br />
       <b>J'ai été frappée par l'incroyable précision des indications d'Alexandra.</b>       <br />
              <br />
       <b>François Rougier -</b> Elle sait vraiment où elle va. C'est confortable pour nous (même si je n'aime pas ce mot). Alexandra nous laisse l'impression que nous proposons tout. Mais il y a chez elle une grande maîtrise des chemins que nous allons emprunter - chacun avec nos personnalités différentes et selon nos sensibilités. Les gestes, les déplacements, les corps, la mise en espace sont très réglés mais au fil des semaines de répétitions quelque chose se sédimente peu à peu du travail effectué ensemble. Une vraie infusion entre elle et nous - entre sa vision et ce que nous apportons.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8347035-13088377.jpg?v=1444112918" alt="Bach opus 2 "D'autres le giflèrent" par la Compagnie Manque Pas d'Airs" title="Bach opus 2 "D'autres le giflèrent" par la Compagnie Manque Pas d'Airs" />
     </div>
     <div>
      <b>Alexandra Lacroix -</b> Les choses s'affinent peu à peu et je peux être de plus en plus exigeante - tout en respectant ce que je sais pouvoir obtenir d'eux.        <br />
              <br />
       <b>Dans la note d'intention du spectacle, vous parlez de &quot;corps musiciens&quot;, une très belle expression. </b>       <br />
              <br />
       <b>Alexandra Lacroix -</b> C'est François qui emploie cette expression.       <br />
              <br />
       <b>François Rougier -</b> C'est une façon de rassembler dans une même expression les instrumentistes, les acteurs et les chanteurs. Hélas, tous n'en ont pas la même conscience ! On peut chanter, jouer du clavecin sur scène et faire vivre une situation, proposer une interprétation avec son corps aussi. La musique c'est de la chair, du vivant, pas seulement de la pensée. Étant donné notre formation, cela n'a rien d'évident pour la plupart.       <br />
              <br />
       <b>Alexandra Lacroix -</b> Ce travail sur les corps pour un répertoire lyrique est aussi une volonté d'affirmer qu'il n'est pas uniquement destiné à un public averti. À travers le théâtre et des situations qui nous sont familières, le spectacle espère concerner et toucher un très large public.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8347035-13088391.jpg?v=1444113495" alt="Bach opus 2 "D'autres le giflèrent" par la Compagnie Manque Pas d'Airs" title="Bach opus 2 "D'autres le giflèrent" par la Compagnie Manque Pas d'Airs" />
     </div>
     <div>
      <b>Les situations que vous mettez en scène (un groupe d'étudiants, une entreprise, une soirée en ville) appartiennent à notre temps.</b>       <br />
              <br />
       <b>Alexandra Lacroix -</b> Exactement. Pour moi, il est vital d'être soit atemporel soit contemporain. Il me paraît important d'accorder le sens de l'œuvre à notre époque et au public d'aujourd'hui en en restituant l'essence. Quand Bach écrit ces Passions, il y met déjà un certain recul dans les airs de commentaires, dans les chorals pour que l'assemblée puisse intérioriser le récit, en être pénétré. Il entend instaurer un échange entre la scène et les fidèles. Or cette parole n'est possible que si le public se reconnaît dans ce qui se passe sur scène avec des codes qui nous sont communs. Nous cherchons à nous adresser à tout le monde en proposant une vision nouvelle de l'œuvre.        <br />
              <br />
       <b>François Rougier -</b> Et il est une telle spiritualité dans cette musique qu'elle ne s'adresse pas qu'aux croyants.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Les 17, 19 et 20 octobre 2015 à 20 h 30.</span>       <br />
       Le Carreau du Temple, Auditorium,       <br />
       4, rue Eugène Spuller, Paris 3e.       <br />
       Tél. : 01 83 81 93 30.       <br />
       <a class="link" href="http://www.carreaudutemple.eu" target="_blank">&gt;&gt; carreaudutemple.eu</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       4 et 6 novembre 2015 : à 20 h 45, Espace culturel Robert Doisneau, Meudon (92).       <br />
       10 novembre 2015 : à 20 h, Deux Scènes, Scène nationale de Besançon (25).       <br />
       6 décembre 2015 : à 15 h, Théâtre Jean Vilar, Vitry-sur-Seine (94).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8347035-13088416.jpg?v=1444113616" alt="Bach opus 2 "D'autres le giflèrent" par la Compagnie Manque Pas d'Airs" title="Bach opus 2 "D'autres le giflèrent" par la Compagnie Manque Pas d'Airs" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;D'autres le giflèrent&quot;</b>       <br />
       D'après les Passions de Bach.       <br />
       Théâtre musical en trois épisodes.        <br />
       Durée : 1 h 40 sans entracte.       <br />
              <br />
       Alexandra Lacroix, adaptation, scénographie, mise en scène.       <br />
       Christophe Grapperon, direction musicale.       <br />
       François Rougier, collaboration au projet.       <br />
       Mathieu Lorry Dupuy, scénographie.       <br />
       Anne Vaglio, Julie Bardin, lumières.       <br />
       Olga Karpinsky, costumes.       <br />
       Francesco Bonato, Nicolas Hubert, Natalia Jaime Cortez, Sylvain Riéjou, travail corporel       <br />
              <br />
       Magali Léger, Judith Fa, sopranos.       <br />
       François Rougier, ténor.       <br />
       Mathieu Dubroca, baryton.       <br />
       Julie Dumas, Simon Pitaqaj, comédiens.       <br />
       Clara Müthlethaler, violon et alto.       <br />
       Cyrille Métivier, violon et cornet à bouquin.       <br />
       Alice Coquart, violoncelle.       <br />
       François Leyrit, contrebasse.        <br />
       Camille Delaforge, clavecin et orgue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Opéra "Les Caprices de Marianne" : trois entretiens avec des artistes lyriques en devenir</title>
   <pubDate>Fri, 31 Oct 2014 12:20:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour la deuxième fois en France, à l'initiative du Centre Français de Promotion Lyrique, quinze maisons d'opéra coproduisent une œuvre rare du répertoire français et permettent ainsi la découverte de jeunes et talentueux chanteurs auprès d'un vaste public. Nous avons rencontré trois des artistes qui nous promettent des lendemains qui chantent (très bien) : la soprano Aurélie Fargues, le ténor François Rougier et le baryton Marc Scoffoni.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7130013-10928498.jpg?v=1414756393" alt="Opéra "Les Caprices de Marianne" : trois entretiens avec des artistes lyriques en devenir" title="Opéra "Les Caprices de Marianne" : trois entretiens avec des artistes lyriques en devenir" />
     </div>
     <div>
      Des deux distributions choisies sur audition parmi plus de 230 chanteurs en 2013, nous avons eu le plaisir de découvrir celle qui se produisait le 18 octobre 2014 à l'Opéra de Reims, point de départ de la tournée (qui se déroulera en France jusqu’en 2016). Cette recréation d'un opéra de Henri Sauguet, &quot;Les Caprices de Marianne&quot; (voir notre article du 9 octobre 2014), a permis de refaire connaissance avec une œuvre charmante du répertoire français et d'admirer la fine fleur du chant lyrique réunie à cette occasion.        <br />
              <br />
       Citons la Hermia de Julie Robard-Gendre, le Claudio de Norman D. Patzke, le Tibia burlesque de Carl Ghazarossian, le Chanteur de sérénade de Guillaume Andrieux, l'Aubergiste de Xin Wang et la Duègne irrésistible de Jean-Vincent Blot. Pour les trois rôles-titres, écoutons-les nous parler de leur expérience (pour des raisons techniques seule l'interview d'Aurélie Fargues est livrée telle quelle).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Première rencontre : François Rougier, rôle de Coelio</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7130013-10928499.jpg?v=1414758739" alt="Opéra "Les Caprices de Marianne" : trois entretiens avec des artistes lyriques en devenir" title="Opéra "Les Caprices de Marianne" : trois entretiens avec des artistes lyriques en devenir" />
     </div>
     <div>
      <b>Christine Ducq pour La Revue du Spectacle - Pour cet opéra, dont le livret suit d'assez près la pièce d'Alfred de Musset, comment percevez-vous votre rôle </b>?       <br />
              <br />
       <b>François Rougier -</b> C'est un personnage qui a du mal à trouver sa place dans la vie. Il fait chanter quelqu'un à sa place (la sérénade à Marianne pour déclarer son amour NDLR) en envoyant son ami Octave. Il est un peu dépressif. Ce n'est jamais lui qui agit, il faut toujours qu'il fasse agir quelqu'un à sa place parce qu'il n'ose pas y aller. On a l'impression qu'il abandonne assez facilement. Et en même temps, on se dit qu'avec un ami comme Octave, il a dû connaître un temps - avant de tomber amoureux de Marianne - où il aimait mener avec lui une vie de fête perpétuelle. C'est un garçon introverti, timide, qui voudrait mais qui ne peut pas tout seul. Il a du mal à prendre sa vie en main et il a un rapport un peu compliqué à sa mère (Hermia NDLR). Cela vient peut-être de là.       <br />
              <br />
       <b>Vous avez magnifié ce personnage avec votre voix au timbre riche. Pour autant, Raymond Duffaut nous confiait tout à l'heure que les rôles des &quot;Caprices de Marianne&quot; étaient difficiles à chanter. </b>       <br />
              <br />
       <b>François Rougier -</b> Je dirais que la partition est un peu compliquée parfois. Pas pour ceux qui l'écoutent mais pour ceux qui ont à la faire. Vocalement, il n'y a pas de grandes difficultés. Ce sont des personnages complexes. Il faut réussir à intégrer suffisamment les difficultés de la partition pour qu'elles n'apparaissent pas, pour que les dialogues restent fluides et les situations naturelles. C'est un peu cela la difficulté de cette musique qui est très écrite avec des mesures 5/8 ou 7/8 sur lesquelles on a tendance à marquer les temps forts. Or il faut réussir à gommer tout cela pour que la langue soit fluide. Quand on arrive à cela, on s'aperçoit que c'est très bien écrit pour être chanté comme si nous étions en train de discuter. C'est tout le challenge.       <br />
              <br />
       <b>Cette tournée de deux ans des &quot;Caprices&quot; à l'instigation du CFPL vous semble-t-elle importante pour votre carrière ? Arrive-t-elle à point nommé pour vous ?</b>       <br />
              <br />
       <b>François Rougier -</b> Oui, elle arrive à un bon moment. Il est toujours intéressant à un moment dans la vie d'un chanteur d'expérimenter un rôle tel que celui de Coelio, de le chanter plusieurs fois et dans plusieurs maisons et de le laisser mûrir pendant les deux ans que va durer la tournée. Pour le nourrir à chaque fois de quelque chose de plus. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Deuxième rencontre : Marc Scoffoni, rôle d'Octave</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7130013-10928774.jpg?v=1414758739" alt="Opéra "Les Caprices de Marianne" : trois entretiens avec des artistes lyriques en devenir" title="Opéra "Les Caprices de Marianne" : trois entretiens avec des artistes lyriques en devenir" />
     </div>
     <div>
      <b>Vous avez récolté des acclamations ce soir amplement méritées. Comment avez-vous appréhendé le rôle d'Octave ?</b>       <br />
       <b>       <br />
       Marc Scoffoni -</b> C'est un rôle plutôt long, un des rôles les plus longs que j'ai eu à faire et qui demande beaucoup de travail, tant au point de vue musical qu'au point de vue théâtral. On a essayé avec le metteur en scène Oriol Thomas de s'attacher aux vraies relations entre les personnages, mais il ne fallait pas perdre de vue la musique de Sauguet. Musique qui n'est pas évidente de prime abord mais qu'on a essayé de rendre la plus naturelle possible pour intéresser le public et nous-mêmes aussi.       <br />
              <br />
       <b>Les rôles des &quot;Caprices de Marianne&quot; sont-ils difficiles à chanter ? </b>       <br />
              <br />
       <b>Marc Scoffoni -</b> La partition est assez tendue pour la soprano (Aurélie Fargues NDLR). Pour le baryton, elle va jusqu'à un la aigu - pour les connaisseurs. Il y a quelques sol et des fa dièse. Ce n'est pas ce qu'il y a de plus simple dirons-nous. Mais l'énergie du personnage permet de s'en sortir sans trop de difficultés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7130013-10928816.jpg?v=1414759263" alt="Opéra "Les Caprices de Marianne" : trois entretiens avec des artistes lyriques en devenir" title="Opéra "Les Caprices de Marianne" : trois entretiens avec des artistes lyriques en devenir" />
     </div>
     <div>
      <b>Vous avez interprété Octave en le tirant vers le burlesque à l'acte I, puis vous avez ensuite exploré son versant mélancolique. </b>       <br />
              <br />
       <b>Marc Scoffoni -</b> Oui, c'est l'avantage du personnage. Il permet de présenter toute une palette de sentiments. Au début, on est dans le carnaval et c'est un jouisseur. Il boit et il profite de la vie. Lorsque son ami Coelio lui demande son aide, il est très content de le faire. Il est très fidèle en amitié. Il est séduit par Marianne jusqu'à un certain point mais il refuse de succomber, et préfère se sacrifier plutôt que d'en profiter lui-même.       <br />
              <br />
       <b>Est-ce que cette coproduction des &quot;Caprices de Marianne&quot; est une étape intéressante dans votre carrière ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Marc Scoffoni -</b> Je crois que le succès des auditions a été tel que nous étions plus de deux cents chanteurs à vouloir participer à cette aventure. C'est une réussite. La mise en scène est merveilleuse et toute la troupe s'entend très bien. Tous mes collègues sont sympathiques et tous très talentueux. C'est un plaisir de travailler avec eux. &quot;Les Caprices&quot; sont un vrai tremplin. Nous avons la chance de voyager et de visiter quinze maisons d'opéra différentes. Pour nous, c'est vraiment une belle vitrine. Participer à un tel spectacle c'est un honneur ! Cette tournée permettra peut-être de fidéliser un nouveau public. Cet opéra de Henri Sauguet est une œuvre plutôt destinée à un large public contrairement à ce qu'on pourrait penser. Je crois que c'est une bonne décision de programmer &quot;Les Caprices de Marianne&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Troisième rencontre : écoutez l'interview d'Aurélie Fargues (rôle de Marianne)</b></div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Interviews réalisées le 18 octobre 2014. </span>       <br />
              <br />
       <b>Calendrier de la tournée :</b>       <br />
              <br />
       Opéra-Théâtre de Metz Métropole : 21 &amp; 23 novembre 2014.        <br />
       Opéra de Massy : 5 &amp; 7 décembre 2014.        <br />
       Opéra de Marseille : 29, 30, 31 janvier &amp; 1er février 2015.       <br />
       Opéra de Tours : 13, 15, 17 février 2015.       <br />
       Opéra de Rennes : 23, 25 &amp; 27 mars 2015.       <br />
       Opéra Grand Avignon : 12 &amp; 14 avril 2015.       <br />
       Opéra-Théâtre de Saint-Étienne : 14, 16 &amp; 18 octobre 2015.        <br />
       Opéra de Nice : 4 représentations en novembre 2015.       <br />
       Opéra de Rouen Haute-Normandie : 11, 13 &amp; 15 décembre 2015.       <br />
       Théâtre du Capitole de Toulouse : 22, 24, 26, 29 &amp; 31 janvier 2016.       <br />
       Opéra national de Bordeaux : 19, 21, 22 &amp; 23 février 2016.       <br />
       Opéra-Théâtre de Limoges : 10 &amp; 12 mai 2016.        <br />
       Avant-Scène opéra/ Neuchâtel (Suisse) : une représentation (date à définir).        <br />
              <br />
       La production fera aussi l'objet d'une captation par France 3.
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     <br style="clear:both;"/>
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 	<itunes:summary><![CDATA[Pour la deuxième fois en France, à l'initiative du Centre Français de Promotion Lyrique, quinze maisons d'opéra coproduisent une œuvre rare du répertoire français et permettent ainsi la découverte de jeunes et talentueux chanteurs auprès d'un vaste public. Nous avons rencontré trois des artistes qui nous promettent des lendemains qui chantent (très bien) : la soprano Aurélie Fargues, le ténor François Rougier et le baryton Marc Scoffoni.]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Christine Ducq</itunes:author>
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