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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-06T15:22:54+02:00</dc:date>
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   <title>•Off 2019• Cherchez la faute ! Histoire d'une liberté à construire ?</title>
   <pubDate>Sat, 06 Jul 2019 15:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2019]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans "Cherchez la faute !", François Rancillac et ses comédiens essaient de comprendre le mythe du jardin d'Éden et de la faute originelle. En auscultant les trois premiers chapitres de la Genèse et des textes de Marie Balmary, ils avancent de surprises en surprises et avec eux le spectateur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35371449-32031460.jpg?v=1513605899" alt="•Off 2019• Cherchez la faute ! Histoire d'une liberté à construire ?" title="•Off 2019• Cherchez la faute ! Histoire d'une liberté à construire ?" />
     </div>
     <div>
      Le dispositif est composé d'un rectangle fermé formé par des tables sur lesquelles des livres et des fonds de dossiers sont déployés. Au centre, un arbre en pot. Il n'y pas de scène. En s'asseyant à l'une des tables, le spectateur comprend vite que la forme influe sur le contenu.       <br />
              <br />
       À chaque extrémité des médianes, quatre interlocuteurs, en vis à vis, s'emploient d'abondance à lire le texte, le déchiffrer. Pas à pas. Lettre à lettre. Mot à mot. Verset à verset. Passionnés, ces exégètes (même le modérateur) ! Qui relient le signe, la chose et l'imagination raisonnable que l'on peut en déduire. Tous enclins à la précision et l'humilité du regard critique. La disposition est propice à l'échange, au dialogue en commun. Assurément, l'histoire de la genèse est contée de manière singulière.       <br />
              <br />
       Le spectateur en apprend de belles et s'émerveille non seulement de la qualité des échanges et de la connaissance (cela est délectable), mais aussi de la beauté et de la justesse de ce poème célébrissime et si peu lu. Des questions lui mordent les lèvres. Mais il est malgré tout au théâtre et écoute religieusement une toute autre histoire que celle qu'il attend.       <br />
              <br />
       Et les dialogues et les disputes entamées, révèlent un monde plein d'humour, de surprises, d'étonnement : un monde à rebours des idées reçues. C'est que le jardin d’Éden, qui abrite cet être de terre glaise fertile comme glèbe nommé Adam, connaît l'altérité. Le paradis abrite en fait Ish et Isha, qui sont des dédoublements au sein d'Adam. C'est apparemment un condition jugée nécessaire par cet Élohim, cette force qui crée un monde à son image et dont l'attribut YHWH, imprononçable, offre, malgré tout, la faculté de tout nommer, de tout faire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35371449-32031461.jpg?v=1513606136" alt="•Off 2019• Cherchez la faute ! Histoire d'une liberté à construire ?" title="•Off 2019• Cherchez la faute ! Histoire d'une liberté à construire ?" />
     </div>
     <div>
      Dans ce jardin, Ish et Isha (Ève n'existe pas encore), face à l'arbre de la connaissance, sont soumis à l'épreuve du signe. Ce signe insidieux qui sera transformé en serpent pour baliser l'aventure de la connaissance mais ne serait pas fatal. Pour en avoir découvert le goût, ces Ish et Isha ne seraient pas chassés du paradis mais simplement conviés à son élaboration ! Ce jardin d’Éden ne connaît pas la faute !       <br />
              <br />
       Le simple spectateur, ou plutôt simple auditeur, car ce spectacle tourne au véritable colloque, en est tout tourneboulé. La genèse raconte l'histoire d'une liberté à construire… Quel superbe renversement de perspective !       <br />
              <br />
       Dans la disposition scénique adoptée, l'attention est soutenue, continue. Tout devient limpide comme source claire. L'espace clos est un espace de réflexion, un espace d'ensemencement, de séminaire. L'arbre au centre est à la fois sujet et objet d'étude. Les comédiens, les spectateurs appartiennent eux à une utopie temporaire. Ils sont tous des Ish et des Isha, à égalité, de même pâte humaine. Le public et les acteurs ont fusionné en une quête commune. Un petit paradis.       <br />
              <br />
       Un dialogue est engagé avec les spectateurs après la représentation. C'est le début d'une autre histoire que chacun est appelé à porter avec lui. Avec beaucoup de finesse, &quot;Cherchez la faute !&quot; décrypte les pouvoirs : le pouvoir du conte, les pouvoirs du théâtre (et peut-être un peu plus). C'est du grand Art.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35371449-32031462.jpg?v=1513606164" alt="•Off 2019• Cherchez la faute ! Histoire d'une liberté à construire ?" title="•Off 2019• Cherchez la faute ! Histoire d'une liberté à construire ?" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">P.S. : Le spectateur attend avec impatience une suite. Celle de la disparition d'Isha et l'apparition d'Ève, par exemple. Ou le sens d'Élohim. Quant à la prononciation d'YHWH, il faudra peut-être attendre… car c'est un défi lancé à la face des linguistes et des phonéticiens. Aux dernières nouvelles, il y aurait quelque chose comme Ya ho… mais cela reste très superficiel.       <br />
              <br />
       Car, avec ce tétragramme, il faut conjuguer des consonnes explosives, fricatives pharyngales, voire glottales, et des voyelles antérieures fermées et postérieures ouvertes, des fricatives latérales, etc.       <br />
              <br />
       Tout ce que l'on peut déduire de cette histoire, c'est que, dans la genèse, il est question d'une conjonction de puissances (Élohim est un pluriel) réunies en un souffle créateur qui a le pouvoir de nommer, de faire donc, de conférer ou de détruire. Et que cette faculté est confiée à une pâte fertile en création et en langage.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Cherchez la faute !"</b></div>
     <div>
      D'après &quot;La Divine origine&quot; (Dieu n'a pas créé l'homme) de Marie Balmary (Editions Grasset &amp; Fasquelle/Livre de Poche).       <br />
       Adaptation et mise en scène : François Rancillac.       <br />
       Avec : Danielle Chinsky, Daniel Kenigsberg, Frédéric Révérend, François Rancillac.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
       À partir de 16 ans.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2019•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 au 24 juillet 2019.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h 45, relâche les 11 et 18.       <br />
       De 10 h 45 à 12 h 45, trajet en navette compris.       <br />
       <b>La Manufacture, Château de Saint-Chamand</b>        <br />
       2, rue des Écoles.       <br />
       Réservations : 04 90 85 12 71.       <br />
       <a class="link" href="https://lamanufacture.org/" target="_blank">&gt;&gt; lamanufacture.org</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/35371449-32031460.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Cherchez la faute !"… La genèse qui décrit la création ne serait-elle que l'histoire d'une liberté à construire ?</title>
   <pubDate>Mon, 18 Dec 2017 14:24:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans "Cherchez la faute !", François Rancillac et ses comédiens essaient de comprendre le mythe du jardin d'Éden et de la faute originelle. En auscultant les trois premiers chapitres de la Genèse et des textes de Marie Balmary, ils avancent de surprises en surprises et avec eux le spectateur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18981666-23032304.jpg?v=1513605899" alt=""Cherchez la faute !"… La genèse qui décrit la création ne serait-elle que l'histoire d'une liberté à construire ?" title=""Cherchez la faute !"… La genèse qui décrit la création ne serait-elle que l'histoire d'une liberté à construire ?" />
     </div>
     <div>
      Le dispositif est composé d'un rectangle fermé formé par des tables sur lesquelles des livres et des fonds de dossiers sont déployés. Au centre, un arbre en pot. Il n'y pas de scène. En s'asseyant à l'une des tables, le spectateur comprend vite que la forme influe sur le contenu.       <br />
              <br />
       À chaque extrémité des médianes, quatre interlocuteurs, en vis à vis, s'emploient d'abondance à lire le texte, le déchiffrer. Pas à pas. Lettre à lettre. Mot à mot. Verset à verset. Passionnés, ces exégètes (même le modérateur) ! Qui relient le signe, la chose et l'imagination raisonnable que l'on peut en déduire. Tous enclins à la précision et l'humilité du regard critique. La disposition est propice à l'échange, au dialogue en commun. Assurément, l'histoire de la genèse est contée de manière singulière.       <br />
              <br />
       Le spectateur en apprend de belles et s'émerveille non seulement de la qualité des échanges et de la connaissance (cela est délectable), mais aussi de la beauté et de la justesse de ce poème célébrissime et si peu lu. Des questions lui mordent les lèvres. Mais il est malgré tout au théâtre et écoute religieusement une toute autre histoire que celle qu'il attend.       <br />
              <br />
       Et les dialogues et les disputes entamées, révèlent un monde plein d'humour, de surprises, d'étonnement : un monde à rebours des idées reçues. C'est que le jardin d’Éden, qui abrite cet être de terre glaise fertile comme glèbe nommé Adam, connaît l'altérité. Le paradis abrite en fait Ish et Isha, qui sont des dédoublements au sein d'Adam. C'est apparemment un condition jugée nécessaire par cet Élohim, cette force qui crée un monde à son image et dont l'attribut YHWH, imprononçable, offre, malgré tout, la faculté de tout nommer, de tout faire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18981666-23032893.jpg?v=1513606136" alt=""Cherchez la faute !"… La genèse qui décrit la création ne serait-elle que l'histoire d'une liberté à construire ?" title=""Cherchez la faute !"… La genèse qui décrit la création ne serait-elle que l'histoire d'une liberté à construire ?" />
     </div>
     <div>
      Dans ce jardin, Ish et Isha (Ève n'existe pas encore), face à l'arbre de la connaissance, sont soumis à l'épreuve du signe. Ce signe insidieux qui sera transformé en serpent pour baliser l'aventure de la connaissance mais ne serait pas fatal. Pour en avoir découvert le goût, ces Ish et Isha ne seraient pas chassés du paradis mais simplement conviés à son élaboration ! Ce jardin d’Éden ne connaît pas la faute !       <br />
              <br />
       Le simple spectateur, ou plutôt simple auditeur, car ce spectacle tourne au véritable colloque, en est tout tourneboulé. La genèse raconte l'histoire d'une liberté à construire… Quel superbe renversement de perspective !       <br />
              <br />
       Dans la disposition scénique adoptée, l'attention est soutenue, continue. Tout devient limpide comme source claire. L'espace clos est un espace de réflexion, un espace d'ensemencement, de séminaire. L'arbre au centre est à la fois sujet et objet d'étude. Les comédiens, les spectateurs appartiennent eux à une utopie temporaire. Ils sont tous des Ish et des Isha, à égalité, de même pâte humaine. Le public et les acteurs ont fusionné en une quête commune. Un petit paradis.       <br />
              <br />
       Un dialogue est engagé avec les spectateurs après la représentation. C'est le début d'une autre histoire que chacun est appelé à porter avec lui. Avec beaucoup de finesse, &quot;Cherchez la faute !&quot; décrypte les pouvoirs : le pouvoir du conte, les pouvoirs du théâtre (et peut-être un peu plus). C'est du grand Art.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18981666-23032907.jpg?v=1513606164" alt=""Cherchez la faute !"… La genèse qui décrit la création ne serait-elle que l'histoire d'une liberté à construire ?" title=""Cherchez la faute !"… La genèse qui décrit la création ne serait-elle que l'histoire d'une liberté à construire ?" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">P.S. : Le spectateur attend avec impatience une suite. Celle de la disparition d'Isha et l'apparition d'Ève, par exemple. Ou le sens d'Élohim. Quant à la prononciation d'YHWH, il faudra peut-être attendre… car c'est un défi lancé à la face des linguistes et des phonéticiens. Aux dernières nouvelles, il y aurait quelque chose comme Ya ho… mais cela reste très superficiel.       <br />
              <br />
       Car, avec ce tétragramme, il faut conjuguer des consonnes explosives, fricatives pharyngales, voire glottales, et des voyelles antérieures fermées et postérieures ouvertes, des fricatives latérales, etc.       <br />
              <br />
       Tout ce que l'on peut déduire de cette histoire, c'est que, dans la genèse, il est question d'une conjonction de puissances (Élohim est un pluriel) réunies en un souffle créateur qui a le pouvoir de nommer, de faire donc, de conférer ou de détruire. Et que cette faculté est confiée à une pâte fertile en création et en langage.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Cherchez la faute !"</b></div>
     <div>
      D'après &quot;La Divine origine&quot; (Dieu n'a pas créé l'homme) de Marie Balmary (Editions Grasset &amp; Fasquelle/Livre de Poche).       <br />
       Adaptation et mise en scène : François Rancillac.       <br />
       Avec : Danielle Chinsky, Daniel Kenigsberg, Frédéric Révérend et, en alternance, François Rancillac ou Fatima Soualhia Manet.       <br />
       Durée : 1 h + discussion.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 au 23 décembre 2017 et du 9 au 21 janvier 2018.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de l'Aquarium, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 74 99 61.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaquarium.net/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaquarium.net</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       15 janvier 2018 : Le Granit - Scène nationale, Belfort (90).       <br />
       23 et 24 janvier 2018 : Théâtre de la Madeleine, Troyes (10).       <br />
       30 janvier 2018 : Théâtre Francis-Planté, Orthez (64).       <br />
       2 et 3 février 2018 : Maison des Arts du Leman, Thonon-les-Bains (74).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/18981666-23032304.jpg</photo:imgsrc>
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  </item>

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   <title>François Rancillac, serviteur de l'État</title>
   <pubDate>Wed, 07 Oct 2015 08:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Pièce du boucher]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Nous étions à la présentation de saison du Théâtre de l’Aquarium et nous sommes bien tristes d’apprendre que pour le moment la situation de François Rancillac et de son équipe n’a pas vraiment bougé. Englué dans une décision (a priori arbitraire de la DGCA) qui mettrait fin au formidable travail de toute une équipe, le théâtre attend. Il attend que le Ministère de la Culture et le gouvernement se prononcent… Jusqu’à quand ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8351292-13086501.jpg?v=1444197892" alt="François Rancillac, serviteur de l'État" title="François Rancillac, serviteur de l'État" />
     </div>
     <div>
      Soit ! Il n’est aucune obligation qu’un directeur s’enracine dans un théâtre. Et il est normal qu’il puisse en changer afin de laisser la place à d’autres… Enfin, cela dépend encore de qui on parle et de quel théâtre il s’agit. Loin de vouloir critiquer le beau travail de Philippe Adrien, notons simplement qu’il est dans la place depuis 1996 et que cela ne semble déranger personne… Il n’est évidemment pas le seul.       <br />
              <br />
       Mais là n’est pas vraiment la question. Au-delà de la personne de François Rancillac (même s'il est un excellent directeur artistique), l’inquiétude se tourne vers les intentions du gouvernement vis-à-vis de ce haut lieu de la culture. Que veulent-ils en faire ? Une sorte de hangars à compagnies ? Sans direction particulière ? Il suffit de regarder du côté du Théâtre de la Cité internationale (scène superbe et qui venait pourtant d’être rénovée !), laissé, tel un bateau à la dérive, sans direction ni véritable ligne artistique.       <br />
              <br />
       Le résultat : c’est toute une équipe de naufragés qui tente avec beaucoup de courage de garder la tête hors de l’eau. Lisez la Lettre ouverte (ci-dessous) adressée récemment à Mme la Ministre, vous comprendrez l'étendue des dégâts et le désespoir qui court derrière une telle décision...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8351292-13086602.jpg?v=1444198758" alt="François Rancillac, serviteur de l'État" title="François Rancillac, serviteur de l'État" />
     </div>
     <div>
      Prenons donc vraiment la mesure de notre inquiétude… La mission du service public n'est-elle pas de faire évoluer le théâtre pour tous ? Or, Rancillac le prouve sans arrêt car on peut dire que l'Aquarium est devenu, au fil de son mandat, un outil au service des citoyens, avec l'exigence d'un théâtre citoyen. Par exemple, les équipes en résidence travaillent au plus près du public et se déplacent un peu partout pour répandre des petites formes. En ce sens, Rancillac se comporte comme un vrai directeur de lieu et un serviteur de l’État en ayant un projet structurant sur tout un territoire. Peut-on d'ailleurs en dire autant de tous les théâtres alentours ?        <br />
              <br />
       Ainsi, au-delà de la personne de Rancillac, c'est précisément la mission du théâtre subventionné sous un gouvernement de gauche (le comble !) qui est remis en cause. Fermer ce lieu de diffusion ? Mais ce serait bien là une catastrophe pour le milieu de la culture.        <br />
               <br />
       Pour finir, une petite vidéo qui traduit à la fois l'ambiance émouvante et rock'n roll de cette présentation de saison :        <br />
       <a class="link" href="http://www.facebook.com/theatredelaquarium.net?pnref=story" target="_blank">&gt;&gt; Facebook Théâtre de l'Aquarium</a>       <br />
              <br />
       Sera-t-elle la dernière pour François Rancillac dans ce Théâtre de l'Aquarium ?        <br />
       Vous avez vous aussi la possibilité de lui apporter votre soutien en remplissant la pétition en ligne :       <br />
       <a class="link" href="http://www.change.org/p/minist%C3%A8re-de-la-culture-et-de-la-communication-pour-que-le-th%C3%A9%C3%A2tre-de-l-aquarium-demeure-un-th%C3%A9%C3%A2tre-de-service-public" target="_blank">&gt;&gt; Pétition Théâtre de l'Aquarium</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Théâtre de l'Aquarium</b></div>
     <div>
      Direction François Rancillac.       <br />
       La Cartoucherie, Route du Champ de Manoeuvres, Paris 12e.        <br />
       Tel. : 01 43 74 72 74.        <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaquarium.net/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaquarium.net</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8351292-13086501.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Francois-Rancillac-serviteur-de-l-Etat_a1453.html</link>
  </item>

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   <title>Fermer un théâtre est inadmissible... Fermer l'Aquarium serait une faute inexcusable !</title>
   <pubDate>Wed, 01 Jul 2015 12:46:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anne-Charlotte Lesquibe et Sheila Louinet</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Pièce du boucher]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À l'annonce de la décision du gouvernement de révoquer l'actuel directeur François Rancillac d'ici l'été prochain, le monde de la culture se révolte. La décision est injuste, d'autant que le bilan affiché est positif. François Rancillac avait quitté la direction de La Comédie de Saint-Étienne qu'il co-dirigait au côté de Jean-Claude Berutti pour celle de l'Aquarium.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7971822-12398574.jpg?v=1435751699" alt="Fermer un théâtre est inadmissible... Fermer l'Aquarium serait une faute inexcusable !" title="Fermer un théâtre est inadmissible... Fermer l'Aquarium serait une faute inexcusable !" />
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     <div>
      En quelques années, ce metteur en scène et directeur a su faire de cet espace un haut lieu de la création et de l'écriture contemporaine. Cette décision est arbitraire et injuste. Anne-Charlotte Lesquibe, chargée de production du spectacle vivant, prend la parole. Le message est clair !       <br />
              <br />
       Comment un ministère qui défend la culture peut-il vouloir mettre fin brutalement à l'activité exemplaire de toute une équipe et de son directeur François Rancillac ?       <br />
       On reste sans voix, stupéfaits et incrédules. Non....Pas L'Aquarium quand même !!!!       <br />
       Il faut vraiment ne rien connaître Ni au Théâtre Ni aux hommes et femmes qui continuent à le défendre pour commettre une telle injustice.       <br />
       Les signatures affluent, pourquoi ?       <br />
              <br />
       Parce que François Rancillac est un grand serviteur du théâtre, un arpenteur des textes, un homme intègre et respecté, un artiste à l'écoute des autres artistes (non, ce n'est pas si courant dans le &quot;milieu&quot;) qui a fait avec sa petite équipe ultra motivée, ce lieu vivant où l'on va avec curiosité et plaisir. On s'y sent bien, on aime le tapis brosse violet, on y vient avec ses amis, on mange une tartine sur les grandes tables en buvant un ballon de rouge. On se sent libre au Théâtre de l'Aquarium, on y respire.       <br />
              <br />
       Et il y a même des jeunes gens dans la salle !  Des jeunes accompagnés intelligemment, parfaitement attentifs, certainement bien préparés à entendre du Beckett, du Sophocle, du Corneille, du Anja Hilling, du Gilles Granouillet et tant d'autres auteurs classiques, contemporains, contemporains /classiques.       <br />
              <br />
       Quand on parle des quelques lieux à PARIS où le Théâtre résiste dans sa grandeur et sa puissance, l'Aquarium s'impose. Il est l'un des derniers lieux de la capitale où se créent des expériences théâtrales (mais aussi musicales) rares, intrigantes, fortes, courageuses toujours, voire un peu folles. Et que devrait-il devenir ? Une Fâââbrique ? Qu'y fabriquerait-on de plus ou de mieux ?       <br />
       Arrêtons le langage à la mode; on se croirait chez Molière, le rire en moins.       <br />
              <br />
       Non sérieusement... Toucher à L'Aquarium, c'est prendre le risque de l'assassinat de l'Archiduc François-Joseph qui mit le feu aux poudres en 1914....
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Prise de parole du monde artistique pour le soutien de François Rancillac et de son équipe :</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaquarium.net/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaquarium</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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