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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"23 Fragments de ces derniers jours" L'art du cirque encore et toujours plus surprenant avec la dernière création de Maroussia Diaz Verbèke</title>
   <pubDate>Tue, 21 Feb 2023 10:06:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il y a des spectacles dont il est extrêmement difficile de rendre compte tant ils sont loin des normes. "23 Fragments de ces derniers jours" fait partie de ceux-là. Construction volontairement éclatée, multiplicité des disciplines, formes et contenus en constantes variations. Libertés de ton, des performances, des enjeux. Une mise en scène faussement simple, faussement improvisée, mais qui rend toujours sa part à la précision vitale que l'art du cirque impose à ses interprètes. Un spectacle qui déroule tout ensemble, de la pensée, de la poésie et de la bravoure circassienne et chorégraphique. Bref, une circographie(1) riche et performante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70931531-49423999.jpg?v=1676972118" alt=""23 Fragments de ces derniers jours" L'art du cirque encore et toujours plus surprenant avec la dernière création de Maroussia Diaz Verbèke" title=""23 Fragments de ces derniers jours" L'art du cirque encore et toujours plus surprenant avec la dernière création de Maroussia Diaz Verbèke" />
     </div>
     <div>
      La circographie : un joli terme que Maroussia Diaz Verbèke a inventé pour qualifier ses recherches sur le langage de l'art circassien. Et il trouve ici toute sa légitimité car tout ce qui se passe sur scène parle. Ce sont effectivement, comme le titre le précise, des fragments (23 à l'origine, mais qui se sont multipliés par deux à cause de l'allongement du temps de répétition). Des fragments éparpillés, un peu comme un carnet de notes de voyages dont les pages se seraient détachées, volées et envolées par un souffle d'air et retombées en désordre. Mais aussi un voyage à travers le temps sur les terres brésiliennes de 2018 jusqu'à ces &quot;derniers jours&quot;.        <br />
              <br />
       Un immense cercle posé au sol (clin d'œil à la piste sous le chapiteau) sert d'espace de jeu aux six artistes pour cette série de performances qui s'enchaînent à vive allure, soutenues par une bande-son mais le plus souvent par des textes et des bruitages créés en direct. Dès les premières secondes, le ton est donné : ils sont amusés, goguenards, joyeux, rieurs. Ils vont être chacun tour à tour performeurs, acteurs ou régisseurs plateau, les uns pour les autres, les unes pour les autres. Courant en coulisses, ils rapportent tous les accessoires qui vont servir au spectacle. Bazar d'objets hétéroclites allant de dizaines de jouets pour enfants (ceux qui couinent lorsqu'on appuie dessus), des bouteilles en verre, des parapluies, des tabourets, des bacs entiers de tessons de bouteilles, des bâches de plastique à bulles, des ballons, des paillassons sur lesquels sont tatoués des messages, etc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70931531-49424013.jpg?v=1676972154" alt=""23 Fragments de ces derniers jours" L'art du cirque encore et toujours plus surprenant avec la dernière création de Maroussia Diaz Verbèke" title=""23 Fragments de ces derniers jours" L'art du cirque encore et toujours plus surprenant avec la dernière création de Maroussia Diaz Verbèke" />
     </div>
     <div>
      L'esprit de l'enfance semble être le moteur de cette troupe, un esprit ludique qui ne s'appesantit à aucun moment sur le grave, le triste ou le tragique. Pourtant, la gravité est bien là, et c'est toute la beauté du spectacle, portée par une sorte de joie solide et lumineuse. On retrouve étrangement dans cette dualité entre rire et tragique la philosophie du clown. Mais il y a surtout dans ce détachement apparent comme l'essence même du pays, le Brésil, une partie de l'âme du plus vaste pays d'Amérique du Sud où le spectacle a vu le jour, où l'on peut danser sur le malheur et lancer des chants et des musiques par-delà la misère, où l'on peut rire à la face de la mort.       <br />
              <br />
       Pour la conception de ce spectacle, la &quot;circographe&quot; (et sa compagnie Le Troisième Cirque) s'est appuyée sur une longue collaboration avec le collectif Instrumento De Ver. Une recherche initiée en 2018 par une résidence de recherche au Brésil qui s'est poursuivie par plusieurs sessions de travail durant les années qui suivent ; années difficiles pour le Brésil avec l'élection de Bolsonaro à la présidence, et difficiles pour le monde avec la Covid, tous ces bouleversements venant infuser dans le projet leur lot d'angoisse, d'incompréhension et de révolte. Trois danseurs de Rio, Recife et Salvador de Bahia sont venus enrichir ce plateau d'acrobates et de circassiennes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70931531-49424021.jpg?v=1676972186" alt=""23 Fragments de ces derniers jours" L'art du cirque encore et toujours plus surprenant avec la dernière création de Maroussia Diaz Verbèke" title=""23 Fragments de ces derniers jours" L'art du cirque encore et toujours plus surprenant avec la dernière création de Maroussia Diaz Verbèke" />
     </div>
     <div>
      Elles et ils sont gymnastes, acrobates, trapézistes, équilibristes, mais aussi danseurs de frévo, de funk, et, comme des réincarnations venues des origines du cirque populaire, contorsionniste et fakir. Mais ce qui touche, émeut et nourrit, c'est bien l'esprit de liberté, la joie et le pied-de-nez au risque que nous offre ce spectacle à dévorer.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">((1) Circographie : néologisme de Maroussia Diaz Verbèke, datant de 2015, en open source.       <br />
       Nom féminin désignant l'écriture spécifique/la mise en scène d'un spectacle de cirque.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"23 Fragments de ces derniers jours"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70931531-49424043.jpg?v=1676972263" alt=""23 Fragments de ces derniers jours" L'art du cirque encore et toujours plus surprenant avec la dernière création de Maroussia Diaz Verbèke" title=""23 Fragments de ces derniers jours" L'art du cirque encore et toujours plus surprenant avec la dernière création de Maroussia Diaz Verbèke" />
     </div>
     <div>
      Bilingue brésilien/français.       <br />
       Circographie : Maroussia Diaz Verbèke.       <br />
       Assistante à la circographie : Élodie Royer.       <br />
       Interprètes créateurs : Lucas Cabral Maciel, Julia Henning, Béatrice Martins, Maíra Moraes, Marco Motta et André Oliveira Db.       <br />
       Régie générale : Thomas Roussel       <br />
       Conception technologique : Bruno Trachsler.       <br />
       Création lumière : Diego Bresani et Bruno Trachsler.       <br />
       Recherche musicale : Loic Diaz Ronda et Cícero Fraga.       <br />
       Recherche scénographie : Charlotte Masami Lavault.       <br />
       Technique costumes : Emma Assaud.       <br />
       Production et conception : Le Troisième Cirque (France) et Instrumento de Ver (Brésil).       <br />
       Tout public dès 8 ans.       <br />
       Durée estimée : 1 h 35.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 8 au 18 février 2023 au Monfort Théâtre, Paris 15e.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">2 mars 2023 :</span> Cirque Jules Verne, Amiens (80).       <br />
       Du 3 au 21 juin 2023 : CoOp, Maison des Métallos, Paris 11e.       <br />
       Du 9 au 19 août 2023 : Festival Multipistes, Le Sirque, Nexon (87).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/70931531-49423999.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/23-Fragments-de-ces-derniers-jours-L-art-du-cirque-encore-et-toujours-plus-surprenant-avec-la-derniere-creation-de_a3521.html</link>
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   <title>Et au lointain, les fragments d'un palimpseste... mémoire d'un acte d’amour tant espéré</title>
   <pubDate>Mon, 02 Dec 2013 19:16:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Fragments d'un pays lointain" est l’œuvre ultime de Jean-Luc Lagarce par laquelle l’écrivain (qui sait qu’il va mourir) convoque les personnages qui ont accompagné sa vie et les met en scène. Il y a la famille : la mère, le frère, le beau-frère, la sœur. Dépassés par cet écrivain qui a quitté le foyer et ne savent rien de sa vie, qui la supputent en silence.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6097059-9101857.jpg?v=1385922739" alt="Et au lointain, les fragments d'un palimpseste... mémoire d'un acte d’amour tant espéré" title="Et au lointain, les fragments d'un palimpseste... mémoire d'un acte d’amour tant espéré" />
     </div>
     <div>
      Il y a les amants d’un soir, les préférés et le meilleur ami fidèle qui observe, ne juge pas et évite les catastrophes comme un frère d’élection. Il y a la vie ordinaire des gens ordinaires et la vie d’un météore littéraire.       <br />
              <br />
       Les fragments d’une vie se télescopent, s’entrechoquent. Dans l’agencement des événements, s’élabore un exercice de remembrance qui, par les moyens du théâtre, ménage un instant de suspend. Le ciel peut bien attendre. Le temps d’une représentation. L’œuvre est tout à la fois une fiction réarrangée et un récit rétrospectif. Qui dit ce qui n’a pu être dit.       <br />
               <br />
       Dans le dispositif mis en place par Jean-Pierre Garnier et Yves Collet se trouve à l’avant-scène, en un fouillis, la table de l’écrivain et sa machine à écrire, la boîte à souvenirs, les papiers épars ; le téléphone, le disque de Gainsbarre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6097059-9101858.jpg?v=1385922739" alt="Et au lointain, les fragments d'un palimpseste... mémoire d'un acte d’amour tant espéré" title="Et au lointain, les fragments d'un palimpseste... mémoire d'un acte d’amour tant espéré" />
     </div>
     <div>
      Et au lointain, comme figé en un clin d’un miroir, dans une apparence de papier jauni, discret, immense, le tapuscrit aux caractères inversés. Au bas les protagonistes attendent : revenants de la mémoire. Entrent en représentation.       <br />
              <br />
       L’exercice scénographique et le jeu très rigoureux dans l’utilisation de l’espace et du temps est fluide et apporte à l’œuvre de Jean Luc Lagarce sa part de rire et de comédie, lui restitue une forme de grâce, une jeunesse à la vitalité insouciante : la tendresse. Avec sa capacité à émouvoir et à faire rire, le théâtre diffuse en douceur le message d’une homosexualité et d’une mort qui ne peut s’annoncer. Qui ne peut s’énoncer.       <br />
              <br />
       Que ce soit dans l’espace scénique et ses collatéraux, les jeux des comédiens s’amorcent ou disparaissent comme autant de ricochets au service du sens. Ils participent de ce passé qui avance comme une houle à la conscience du spectateur. Les moyens du théâtre ainsi intelligemment utilisés soulèvent le poids des silences, apporte aux emmurés du cœur les murmures de l’émotion, désignent le point de vue de celui qui part déjà.       <br />
              <br />
       Ce théâtre exprime la part de compréhension et d’amour qui ont tant manqué du vivant.       <br />
               <br />
       Comme le palimpseste d’un acte d’amour.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Fragments d'un pays lointain"</b></div>
     <div>
      Texte : Jean-Luc Lagarce.       <br />
       Mise en scène : Jean-Pierre Garnier.       <br />
       Avec : Harrison Arevalo, Camille Bernon, Benjamin Guillet, Loulou Hanssen, Inga Koller, Maxime Le Gac Olanié, Anne Loiret, Mathieu Métral, Makita Samba, Sophie Van Everdingen, Arthur Verret.       <br />
       Scénographie et lumière : Yves Collet.       <br />
       Collaboration artistique : Naïs El Fassi.       <br />
       Création musicale : Sophie Van Everdingen, Inga Koller.       <br />
       Vidéaste : Mathieu Mullot.       <br />
       Par La Compagnie Jean-Pierre Garnier.       <br />
       Durée : 2 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 novembre au 15 décembre 2013.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, le dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de la Tempête, Salle Serreau, Paris 12e, 01 43 28 36 36.       <br />
       <a class="link" href="http://www.la-tempete.fr/" target="_blank">&gt;&gt; la-tempete.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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