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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-06T22:53:03+02:00</dc:date>
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   <title>•In 2026• "Thésée, sa vie nouvelle" Grande et petite histoire d'une lignée frappée par le mal de vivre…</title>
   <pubDate>Tue, 21 Jul 2026 15:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Convoquer Thésée, héros au passé tourmenté de la mythologie grecque, pour dire l'itinéraire d'une lignée en proie aux affres d'héritages tramés de drames, fait figure de mise en abyme "spectaculaire". En effet, qui d'autre que celui qui est venu à bout du Minotaure, libérant Athènes du lourd tribut que la cité grecque se devait de payer au Roi Minos, pouvait mieux introduire dans le labyrinthe d'une mémoire chaotique, se dérobant à elle-même, effrayée d'entendre ce qu'elle tonitrue à bas bruit jusqu'à pétrifier le corps qui l'abrite ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97421407-67848477.jpg?v=1784640875" alt="•In 2026• "Thésée, sa vie nouvelle" Grande et petite histoire d'une lignée frappée par le mal de vivre…" title="•In 2026• "Thésée, sa vie nouvelle" Grande et petite histoire d'une lignée frappée par le mal de vivre…" />
     </div>
     <div>
      Le titre, tout comme l'intrigue, est emprunté au roman éponyme de Camille de Toledo qui, pour tenter de recomposer le passé obsédant qu'est le sien jusqu'à paralyser ses membres, s'est lancé dans une enquête (littéraire) où histoire personnelle et grande Histoire s'entrelacent, délivrant touche par touche la réalité de ce dont il est l'héritier. Pour porter au plateau les &quot;ego-archives&quot; fulgurantes de ce Thésée contemporain, Guy Cassiers et Valérie Dréville ont conçu un dispositif des plus &quot;parlants&quot;.       <br />
              <br />
       Valérie Dréville, magistrale, occupera le centre du plateau dont le sol est entièrement recouvert d'une mosaïque de photos souvenirs. C'est à elle que reviendra le soin de faire entendre le très beau et sensible texte de Camille de Toledo en multipliant les registres de points de vue. Tantôt, elle sera la narratrice, tantôt la voix de Thésée (alter égo de la quête de l'auteur), tantôt celle de ses ascendants. Derrière elle, l'écran de fond de scène où se mouvront, comme dans les cases d'un échiquier géant, les personnages extraits de la nuit profonde de l'oubli où ils s'ensommeillaient, se figeant parfois comme Eurydice happée par le séjour des morts. Pour compléter le dispositif, des caméras projetteront le visage de l'actrice se fondant avec les personnages déterrés du passé où, désormais, ils séjournent. Fantômes, toujours prêts dans un subtil fondu enchainé à faire effraction dans le présent du protagoniste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97421407-67848480.jpg?v=1784640910" alt="•In 2026• "Thésée, sa vie nouvelle" Grande et petite histoire d'une lignée frappée par le mal de vivre…" title="•In 2026• "Thésée, sa vie nouvelle" Grande et petite histoire d'une lignée frappée par le mal de vivre…" />
     </div>
     <div>
      D'abord dire le traumatisme déclencheur… Un père déroule la corde, celle avec laquelle son fils vient de se pendre. Le frère gravit les marches, découvre le père, assis, son garçon allongé à ses pieds. Un cri d'enfant. Les pompiers. La mère, dont on ne se souvient pas du visage. Le père, la mère, ne se parlent pas. Seul tenir, compte. La mère fait mine de vivre. Et lui a perdu son soleil. Sa mission désormais, être le trait d'union entre le continent des morts et celui des vivants… Quelques années après, la mère meurt, le même jour que son fils. Le père et le frère se retrouvent seuls. Le fils s'occupe du père malade, qui meurt à son tour…       <br />
              <br />
       Oublier ces trois corps liés dans la mort, fuir cette ville morbide pour tenter de mettre entre eux et lui une distance salvatrice. Dans sa fuite organisée, il emporte &quot;innocemment&quot; dans ses bagages des cartons d'archives familiales… Ce qu'il semble ignorer, c'est qu'on ne se défait pas ainsi de ce qui fonde nos existences, et, très vite, il va être rattrapé par ce passé qui n'arrête pas de passer en lui, allant jusqu'à le sidérer littéralement sur place. Quand il acceptera, enfin, d'&quot;ouvrir&quot; ses archives, déferleront comme une vague, flux et reflux se conjuguant dans le même mouvement, les fragments d'un puzzle à reconstituer sous peine d'être englouti par ce qui le dépasse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97421407-67848492.jpg?v=1784640934" alt="•In 2026• "Thésée, sa vie nouvelle" Grande et petite histoire d'une lignée frappée par le mal de vivre…" title="•In 2026• "Thésée, sa vie nouvelle" Grande et petite histoire d'une lignée frappée par le mal de vivre…" />
     </div>
     <div>
      Ainsi débute le récit de Thésée… Suivront les secrets familiaux enfouis, fondateurs d'une &quot;vérité&quot; qui se dérobe aussitôt entrevue pour être recouverte par une autre interrogation. La mémoire est ainsi faite qu'elle progresse de manière anarchique, n'ayant que faire de la chronologie linéaire. La construction dramatique de la pièce épousera ce fonctionnement chaotique, en diffractant, dans le récit et sur l'écran de fond de scène, l'errance du protagoniste à la recherche de sens… Photo joyeuse du mariage de ses parents, masquant les drames qui suivront.        <br />
              <br />
       Comment, en effet, pouvoir échapper à l'héritage d'un aïeul sublimé, qui, coûte que coûte (et le prix à payer fut lourd), a œuvré pour sauver sa famille de l'horreur nazie, lui qui était juif, et qui a réussi à mettre à l'abri du besoin les siens en leur offrant une aisance économique dans un pays d'accueil. Là encore, le tribut à payer, si invisible soit-il, a été conséquent. La mère du nouveau Thésée, dépressive, en a, entre autres, fait les frais, elle qui mourut prématurément. Quant au frère retrouvé au bout d'une corde, son suicide de qui était-il le nom ? <span style="font-style:italic">&quot;Qui commet le meurtre d'un homme qui se tue ?&quot;</span>, question récurrente, obsédante.       <br />
              <br />
       Ces tentatives de Thésée pour se réapproprier son passé au travers d'archives exhumées, feront se superposer les époques (la Première Guerre mondiale, la seconde, les Trente Glorieuses), les figures des ascendants, prisonniers en bloc de la légende française et leurs drames recouverts par l'injonction d'un oubli de circonstance… Perte &quot;impensable&quot; d'un enfant, frère du père de Thésée qui naîtra un an après sa mort ; suicide par balle d'un père voyant son fils partir en 1939 sur le front ; effondrement, en 1973, lors de la crise de l'économie de marché apportant un démenti cinglant à l'idéal de trois générations ayant confondu progrès économique et progrès social, un idéal incarné par le grand-père, figure tutélaire, qui en mourant abandonne sa famille à elle-même. Autant de drames refoulés dans lesquels est prise sa propre histoire. Spirale incessante qui ne manque pas, nous aussi, de nous perdre… afin de mieux appréhender le trouble du personnage soumis à l'assaut désordonné de vérités qu'il recherche, autant qu'il en a peur.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Treize années d'évitement pour oublier les miens. Grand-père, père, mère, frère, oncle, cousin, je suis cerné par mes morts&quot;…</span> Ce corps en feu qui lâche Thésée, miné de l'intérieur par une peur généalogique se traduisant visuellement par les portraits de ses proches se mettant à trembler sur l'écran, vibrations accompagnées de grondements amplifiés… Et Jérôme, le frère mort de Thésée, rebelle à l'idéologie d'un clan familial ayant élu la politique et l'économie comme dérivatifs le dispensant d'attentions affectives…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97421407-67848497.jpg?v=1784641418" alt="•In 2026• "Thésée, sa vie nouvelle" Grande et petite histoire d'une lignée frappée par le mal de vivre…" title="•In 2026• "Thésée, sa vie nouvelle" Grande et petite histoire d'une lignée frappée par le mal de vivre…" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, quand s'ouvre la représentation, Thésée ressentira-t-il l'urgence de renouer le fil coupé pour sortir du labyrinthe dans lequel il erre. Il apprendra à abandonner ses certitudes pour déjouer ce passé &quot;décomposé&quot; qui a précipité, à 33 ans, son frère dans la mort. Ne pas mourir en répétant les histoires d'autres que soi, fussent-elles celles des siens.       <br />
              <br />
       Cette performance artistique, portée superbement par la voix polyphonique de Valérie Dréville et la scénographie &quot;en miroirs&quot; de Guy Cassiers, prolonge ses rhizomes jusqu'au plus profond de chacun, s'invitant à l'orée de zones laissées délibérément en friche. En prenant corps, les ascendants de l'essayiste entrent en dialogue avec les secrets dissimulés au creux des fondations de nos architectures personnelles, comme ils le font ici avec Thésée. Un labyrinthe mémoriel des plus troublants, susceptible de nous sauver des sables mouvants sur lesquels on ne peut décidément rien bâtir.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 16 juillet à L'Autre Scène du Grand Avignon, pour la 80ᵉ édition du Festival d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Thésée, sa vie nouvelle"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97421407-67848567.jpg?v=1784641442" alt="•In 2026• "Thésée, sa vie nouvelle" Grande et petite histoire d'une lignée frappée par le mal de vivre…" title="•In 2026• "Thésée, sa vie nouvelle" Grande et petite histoire d'une lignée frappée par le mal de vivre…" />
     </div>
     <div>
      Belgique - France.       <br />
       Création 2026, Théâtre Vidy-Lausanne (Suisse).       <br />
       En français surtitré en anglais.       <br />
       Texte : d'après le roman "Thésée, sa vie nouvelle" de Camille de Toledo.       <br />
       Conception et mise en scène : Guy Cassiers et Valérie Dréville.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Tristan Pannatier.       <br />
       Avec : Valérie Dréville.       <br />
       Vidéo : Bram Delafonteyne.       <br />
       Son : Jeroen Kenens.       <br />
       Lumière : Zélie Champeau.       <br />
       Collaboration artistique : Benoît De Leersnyder.       <br />
       Regard extérieur : Blandine Savetier.       <br />
       Régie générale : Guillaume Zemor.       <br />
       Régie lumière : Matthias Schnyder.       <br />
       Régie vidéo : Sebastian Hefti.       <br />
       Régie son : Charlotte Constant.       <br />
       Accessoires, costume et construction du décor : Ateliers du Théâtre Vidy-Lausanne.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
       Ce spectacle contient des récits de suicide.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 au 14, du 16 au 18, les 20 et 21, les 23 et 24 juillet 2026.</span>       <br />
       Représenté à 12 h.       <br />
       L'Autre Scène du Grand Avignon, avenue Pierre de Coubertin, Vedène (84).       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/billetterie" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/?cat=1001" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 14 au 16 octobre 2026 : Le Maillon Théâtre - Scène européenne, Strasbourg (67).       <br />
       Du 23 au 24 octobre 2026 : Festival Temporada Alta, Gérone (Espagne).       <br />
       5 novembre 2026 : Théâtre de Nîmes - Scène conventionnée d'intérêt national - art &amp; création - danse contemporaine, Nîmes (30).       <br />
       Du 11 au 14 novembre 2026 : Maison Saint-Gervais, Genève (Suisse).       <br />
       Du 18 au 22 novembre 2026 : Les Célestins, Lyon (69).       <br />
       26 et 27 novembre 2026 : Bonlieu - Scène nationale, Annecy (74).       <br />
       Du 9 au 11 décembre 2026 : Les Gémeaux - Scène nationale, Sceaux (92).       <br />
       13 et 14 janvier 2027 : Le Volcan, Scène nationale, Havre (76).       <br />
       8 et 9 avril 2027 : Mixt -Terrain d'arts en Loire-Atlantique, Nantes (44).       <br />
       13 et 14 avril 2027 : Le Quai CDN, Angers (49).       <br />
       Du 23 au 25 avril 202 : Théâtre Nanterre-Amandiers – CDN, Nanterre (92).       <br />
       28 et 29 avril 2027 : MC93 - Maison de la Culture, Bobigny (93).       <br />
       Du 25 au 27 mai 2027 : Tnba - Théâtre national Bordeaux Aquitaine, Bordeaux (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97421407-67848477.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2026-Thesee-sa-vie-nouvelle-Grande-et-petite-histoire-d-une-lignee-frappee-par-le-mal-de-vivre_a4630.html</link>
  </item>

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   <title>•Off 2026• "Deux frères" Il n'y a pas d'amour comparable à celui qu'on porte à un frère… Il n'y a pas d'amour comparable à celui qu'on reçoit d'un frère*</title>
   <pubDate>Fri, 17 Jul 2026 12:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Je me suis pris une claque. C'est de circonstance. Mais cette claque ne fait pas mal, au contraire, elle aide à parler, à rencontrer et à rêver d'un monde idéal… Renaud ne joue pas du piano debout, il est assis, accueille le public en musique, des morceaux de variétés, de la chanson française en particulier. Toutes et tous reprenons en chœur, l'ambiance est là, chaleureuse, festive et à la fois interrogative.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97377236-67824299.jpg?v=1784285950" alt="•Off 2026• "Deux frères" Il n'y a pas d'amour comparable à celui qu'on porte à un frère… Il n'y a pas d'amour comparable à celui qu'on reçoit d'un frère*" title="•Off 2026• "Deux frères" Il n'y a pas d'amour comparable à celui qu'on porte à un frère… Il n'y a pas d'amour comparable à celui qu'on reçoit d'un frère*" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle commence vraiment quand le comédien, l'autre, le frère du pianiste, intervient. Lui aussi a de l'énergie, mais étrangement, quelque chose de sombre interagit. Sombre comme un non-dit.       <br />
              <br />
       L'histoire commence. Deux frères, Renaud, l'aîné – le pianiste de l'intro – et André, le cadet, sont adultes et se retrouvent pour discuter. André est plus jeune, trois années les séparent. André et Renaud sont frères, ont vécu dans la même famille, ont grandi ensemble, mais n'ont pas exactement la même vision passée de leur enfance. Pas les mêmes souvenirs. L'un cherche à évoquer les pires quand l'autre continue à les (re)couvrir.       <br />
              <br />
       André a vu son frère se faire violenter par son père pendant des années. Il a vu, mais n'a rien dit, n'a rien fait. Comme la mère. Et les années ont passé, la vie continue, le pire est derrière pour l'un des frères, mais l'autre ne veut plus se taire.       <br />
       Voilà l'histoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97377236-67824300.jpg?v=1784285988" alt="•Off 2026• "Deux frères" Il n'y a pas d'amour comparable à celui qu'on porte à un frère… Il n'y a pas d'amour comparable à celui qu'on reçoit d'un frère*" title="•Off 2026• "Deux frères" Il n'y a pas d'amour comparable à celui qu'on porte à un frère… Il n'y a pas d'amour comparable à celui qu'on reçoit d'un frère*" />
     </div>
     <div>
      De tout ça, l'auteur (et acteur – Renaud Merviel, excellent) en tire un spectacle à la fois drôle, percutant et sans larmoiement. Si, peut-être, à la fin.        <br />
       La fin, c'est aussi, parfois, une libération. Avoir dit, révélé, parlé. Se sentir plus léger d'un poids lourd de son enfance.       <br />
              <br />
       Dans cette pièce, ce n'est pas celui qui a subi le pire qui se confie, c'est celui qui a vu et qui n'a rien dit. Le petit frère qui se veut sauveur du grand. Mais parfois, malgré quelques mots, quelques &quot;je t'aime&quot; glissés entre deux gorgées d'eau, des jeux d'enfants dont on se rappelle encore à 40 ans, le passé a brisé. Le mal est entré, oppresse et s'installe insidieusement, dans tous les organes. Le grand frère apprend qu'il va devenir père. Le mal s'est installé, discret et, malgré la bonne nouvelle, de temps en temps le mal se réveille.       <br />
              <br />
       Papy est à la mise en scène, les deux comédiens sont exceptionnels et dans ce magnifique texte, le secret de toute une enfance fauchée par un père dysfonctionnel, nous est conté sur fond de chansons françaises quelque peu revisitées.       <br />
              <br />
       Je me suis pris une claque. C'est de circonstance. Mais cette claque ne fait pas mal, au contraire, elle aide à parler, à rencontrer et à rêver d'un monde idéal où plus jamais un parent ne lèvera la main sur son enfant.       <br />
       <b>◙ Isabelle Lauriou</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Phrase d'Astrid Alauda.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Deux frères"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97377236-67824301.jpg?v=1784286012" alt="•Off 2026• "Deux frères" Il n'y a pas d'amour comparable à celui qu'on porte à un frère… Il n'y a pas d'amour comparable à celui qu'on reçoit d'un frère*" title="•Off 2026• "Deux frères" Il n'y a pas d'amour comparable à celui qu'on porte à un frère… Il n'y a pas d'amour comparable à celui qu'on reçoit d'un frère*" />
     </div>
     <div>
      Texte : Renaud Merviel.       <br />
       Mise en scène : Papy.       <br />
       Avec : Renaud Merviel et (en alternance) Julien Goetz ou Pierre Martin-Banos (en alternance).       <br />
       Création lumière : Arnaud Le Dû.       <br />
       Régie : Justine Chalot Roussel.       <br />
       Coproduction : Semeion Prod et Les Éprits de courts.       <br />
       Tout public à partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h. Relâche le jeudi.       <br />
       Théâtre de L'Oriflamme, 3-5, rue Portail Matheron, Avignon.       <br />
       Téléphone : 04 88 61 17 75.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie-oriflamme.mapado.com/event/709377-deux-freres" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://loriflamme-avignon.fr/" target="_blank">>> loriflamme-avignon.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97377236-67824299.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Deux-freres-Il-n-y-a-pas-d-amour-comparable-a-celui-qu-on-porte-a-un-frere-Il-n-y-a-pas-d-amour-comparable-a_a4623.html</link>
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   <title>"Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité</title>
   <pubDate>Wed, 11 Feb 2026 09:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Formé de deux pièces distinctes de l'auteur suédois Jonas Hassen Khemiri ("≈ [Presque égal à]" et "J'appelle mes frères"), "Presque égal, presque frères" sonde le pouvoir de l'argent et la peur de l'autre au cœur de nos sociétés occidentales. Deux pièces, deux thèmes, mais qui, associés par le metteur en scène Christophe Rauck, deviennent un condensé des peurs et des injonctions qui traversent nos sociétés, des peurs et des injonctions capables d'augurer des jours sombres, mais qui, dès maintenant, font naître injustices, clivages entre les citoyens, inégalités admises. Un constat à la fois lucide et lumineux qui agit comme un appel urgent à réagir.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94274235-65757522.jpg?v=1770797590" alt=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" title=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" />
     </div>
     <div>
      Quatre personnages au milieu de l'univers suffisent, dans cette première partie &quot;≈ [Presque égal à]&quot;, pour incarner l'humanité. Une humanité harcelée par le pouvoir de l'argent. De la réussite. Une humanité en lutte pour rester humaine, vivante et pour parvenir à se façonner encore quelques rêves. Rien de triste dans ce chaos des âmes si bien organisé, rien qu'un constat où l'amertume s'adoucit parfois au sucré de la beauté profonde des personnages, une beauté pathétique comme la vue de poissons se débattant dans une flaque à quelques mètres de la rive océanique.       <br />
              <br />
       Le dispositif bi-frontal, qui oblige le public à voir son double de l'autre côté de la scène, permet au metteur en scène Christophe Rauck de mettre, au milieu des spectateurs, les comédiens, les personnages, les histoires imaginées par Jonas Hassen Khemiri. Des scènes à hauteur d'homme, comme si elles se passaient dans la rue d'à côté, dans son immeuble. Car les héros de ces histoires ont des vies ordinaires : des vies dont les courbes ont été, au fil des ans, de plus en plus infléchies et détournées par ce besoin d'argent que l'existence sociale nécessite.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94274235-65757562.jpg?v=1770797741" alt=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" title=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" />
     </div>
     <div>
      Les myriades d'étoiles couvrant la salle, du sol au plafond, et le globe terrestre féérique suspendu en son centre disparaissent vite pour laisser place à ces personnages, pieds enfoncés dans le bitume des villes. Microcosme qui se croise quotidiennement, le SDF hâbleur et inventif, le jeune diplômé en recherche d'un premier emploi, la buraliste sur-qualifiée et sous-payée, la femme licenciée injustement, l'assistant suppléant en histoire économique qui, un peu à l'image de cette planète et de ce globe, situe dès l'ouverture le centre du spectacle dans l'univers des problèmes économiques et de la rentabilité. La rentabilité comme seul critère de choix pour toutes les activités de la vie : voilà le programme que cette société impose. Rentabilité du travail, mais aussi rentabilité de tout le reste du temps : loisirs, éducation des enfants, spectacles.       <br />
              <br />
       Construite en strates disposées les unes après les autres sans ordre chronologique, mais plutôt par la ressemblance de l'état de lassitude des personnages, &quot;≈ [Presque égal à]&quot; suit la lutte de ces vies qui tentent d'accepter la longue usure de leurs espoirs, une lutte qui transforme l'autre, celui que l'on côtoie pourtant chaque jour, non pas en camarade, mais au contraire en rival ou en miroir humiliant, car il n'y a pas d'égalité possible dans cette compétitivité pour la rentabilité. Une fascinante chute des destins qui les mène vers le désir de briser les règles. De s'en affranchir. Quitte à se mettre en marge de cette société aux faux airs d'honnêteté.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94274235-65757570.jpg?v=1770797765" alt=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" title=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" />
     </div>
     <div>
      Car les soi-disantes règles économiques qui veulent tendre à l'universel (que le suppléant universitaire déchu de sa titularisation explique, prenant exemple de théories de rentabilité qui remontent à monsieur Van Houten, l'inventeur du chocolat du même nom au XIXᵉ siècle), ces règles sont, dans la réalité, vérolées, perverties en permanence. Pour la buraliste, jeune mère, payée au noir, après des études universitaires, pour le jeune diplômé, qui porte un nom aux assonances arabes et se voit refuser tous les postes, pour la femme licenciée à cause de son âge, pour le SDF que l'on ne croit jamais même lorsqu'il dit la vérité…       <br />
              <br />
       Pourtant, à la fin de ce constat qui leur promet un avenir de misère, un avenir dévalorisé, l'auteur Jonas Hassen Khemiri ose une lueur d'espoir, de révolte, une révolte euphorique, passagère qui mène inévitablement vers le pire, vers la trahison de ses convictions, vers la condamnation et la perte du peu de droits qui restent.       <br />
              <br />
       Dans la deuxième partie du spectacle se joue la pièce dont le titre original est &quot;J'appelle mes frères&quot;. La scénographie transforme la scène centrale en rue enneigée avec, à l'une de ses extrémités, une voiture blanche. Tout est immaculé, même les deux immenses murs latéraux qui se transformeront en écran géant, zoomant sur certaines scènes.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94274235-65757582.jpg?v=1770797793" alt=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" title=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" />
     </div>
     <div>
      &quot;J'appelle mes frères&quot; est une cavale, une cabale, une immersion dans la peur, celle du personnage principal, Amor, un soir, ou plutôt au petit matin où il sort de boîte, étourdi, où il apprend qu'une explosion a eu lieu dans la nuit, une voiture a explosé dans la ville, une déflagration terrible qui va jusqu'à secouer son esprit et laisser place à une avalanche de paranoïa aiguë. Pourquoi cette paranoïa ? À cause de son apparence ? À cause de son nom ? À cause de son origine ? De l'endroit où il habite ? De sa communauté ? Peut-être parce que presque inconsciemment cette communauté est montrée du doigt dès qu'il s'agit de délinquance, de vol, de crime ?       <br />
              <br />
       Le texte de Jonas Hassen Khemiri ne s'attarde pas à donner des raisons à cette peur, il suit plutôt l'évolution de celle-ci dans l'âme d'Amor devenu fuyard malgré lui au travers des rues de la ville, entraînant avec lui ses rencontres, ses amis, sa famille. J'appelle mes frères pour les mettre en garde : &quot;Planquez-vous !&quot;, &quot;Fondez-vous dans la masse !&quot; La peur que ce temps de la terreur à visage découvert ne soit arrivé. On ne peut s'empêcher de penser, bien qu'aucun rapport n'existe à la création du texte, aux traques menées par l'ICE qui ont lieu en ce moment à Minneapolis et ailleurs aux USA. Penser à ce jour où la majorité se jettera comme des loups sur les minorités.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94274235-65757615.jpg?v=1770797847" alt=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" title=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" />
     </div>
     <div>
      De rues en rues, de rencontres en appels, d'apparitions en hallucinations, on suit la course affolée d'Amor et de ses sœurs, de ses frères, de sa famille, et lentement s'insinue dans nos pensées la présence obsédante de cette voiture qui, autonome, se déplace d'elle-même, et la crainte qu'elle devienne, elle aussi, explosion, accident, alors qu'elle est, dans la mise en scène de Christophe Rauck, l'abri temporaire de ceux qui n'ont pas d'autres endroits pour un peu d'intimité.       <br />
              <br />
       Ces deux pièces données ensemble donnent un panorama terrible de l'univers. L'univers social totalement dominé par les impératifs de l'argent, l'univers social où la liberté que le système ne cesse de clamer comme sa devise, où la liberté est anéantie constamment : discrimination, racisme, élitisme par la richesse. Avec ces deux textes de Jonas Hassen Khemiri, Christophe Rauck dresse un bilan glacial des injustices sociales des sociétés européennes où l'égalité des chances ne parle qu'à ceux qui n'ont justement pas besoin de la chance pour réussir leurs rêves.       <br />
              <br />
       Toute sa mise en scène, associée à une scénographie qui enveloppe le public (Simon Restino) et une lumière d'une précision chirurgicale (Olivier Oudiou), prend sa force dans les performances des comédiennes et des comédiens qui interprètent tous plusieurs rôles avec une intensité, une crédibilité qui rend tangible chaque mot de ce texte qui oscille sans cesse entre le présent et la narration. Une forme littéraire qui donne dans le même temps l'action et l'intention, la parole et la pensée, et qui permet d'être sans une seconde de répit dans une fébrilité fascinante.        <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Presque égal, presque frères"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94274235-65757616.jpg?v=1770797872" alt=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" title=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" />
     </div>
     <div>
      Textes : Jonas Hassen Khemiri.       <br />
       Traduction du suédois : Marianne Ségol.       <br />
       Mise en scène : Christophe Rauck.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Achille Morin.       <br />
       Avec : Virginie Colemyn, Servane Ducorps, David Houri, Mounir Margoum, Julie Pilod, Lahcen Razzougui, Bilal Slimani et Aymen Yagoubi et Wassim Jraidi (en alternance).       <br />
       Dramaturgie, collaboration artistique : Marianne Ségol.       <br />
       Scénographie Simon Restino.       <br />
       Musique : Sylvain Jacques.       <br />
       Lumière : Olivier Oudiou.       <br />
       Costumes : Coralie Sanvoisin.       <br />
       Maquillages et coiffures : Cécile Kretschmar.       <br />
       Vidéo : Arnaud Pottier.       <br />
       Durée estimée : 3 h 30 (1 h 45, entracte de 30 minutes, 1 h 15).       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 janvier au 21 février 2026.</span>       <br />
       Mercredi au vendredi à 19 h 30, samedi à 18 h et dimanche à 15 h.       <br />
       Mardi 17 février à 19 h 30.       <br />
       Théâtre Nanterre-Amandiers - CDN, 7, avenue Pablo-Picasso, Nanterre (92).       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.nanterre-amandiers.com/selection/event/date?productId=10229283339680&amp;gtmStepTracking=true" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://nanterre-amandiers.com/" target="_blank">&gt;&gt; nanterre-amandiers.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/94274235-65757522.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Presque-egal-presque-freres-Sous-la-clarte-des-etoiles-et-sur-la-blancheur-de-la-neige-un-regard-perplexe-sur-une_a4476.html</link>
  </item>

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   <title>•Off 2025• "Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu</title>
   <pubDate>Sun, 29 Jun 2025 09:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comment dire l'indicible, comment formuler les vagues souvenirs, les incertaines sensations qui furent captés, partiellement mémorisés à la petite enfance. Accoucher de cette résurgence voilée, diffuse, d'un drame familial ayant eu lieu à l'âge de deux ans est le parcours théâtral, étonnamment réussie, que nous offre Miguel-Ange Sarmiento avec "Mon petit grand frère". Ce qui aurait pu paraître une psychanalyse impudique devient alors une parole salvatrice porteuse d'un écho libératoire pour nos propres histoires douloureuses.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89611280-63338193.jpg?v=1689329668" alt="•Off 2025• "Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" title="•Off 2025• "Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" />
     </div>
     <div>
      9 mars 1971, un petit bonhomme, dans les premiers pas de sa vie, goûte aux derniers instants du ravissement juvénile de voir sa maman souriante, heureuse. Mais, dans peu de temps, la fenêtre du bonheur va se refermer. Le drame n'est pas loin et le bonheur fait ses valises. À ce moment-là, personne ne le sait encore, mais les affres du destin se sont mis en marche, et plus rien ne sera comme avant.       <br />
              <br />
       En préambule du malheur à venir, le texte, traversant en permanence le pont entre narration réaliste et phrasé poétique, nous conduit à la découverte du quotidien plein de joie et de tendresse du pitchoun qu'est Miguel-Ange. Jeux d'enfants faits de marelle, de dinette, de billes, et de couchers sur la musique de Nounours et de &quot;bonne nuit les petits&quot;. L'enfant est affectueux. <span style="font-style:italic">&quot;Je suis un garçon raisonnable. Je fais attention à ma maman. Je suis un bon garçon.&quot;</span> Le bonheur est simple, mais joyeux et empli de tendresse.       <br />
              <br />
       Puis, entre dans la narration la disparition du grand frère de trois ans son aîné. La mort n'ayant, on le sait, aucune morale et aucun scrupule à commettre ses actes, antinaturelles lorsqu'il s'agit d'ôter la vie à un bambin. L'accident est acté et deux gamins dans le bassin sont décédés, ceux-ci n'ayant pu être ramenés à la vie. Là, se révèle l'avant et l'après. Le bonheur s'est enfui et rien ne sera plus comme avant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89611280-63338194.jpg?v=1689329745" alt="•Off 2025• "Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" title="•Off 2025• "Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" />
     </div>
     <div>
      Au fil de ces différentes scènes, on finit par savoir, par comprendre, ce qui s'est réellement passé. Les deux petiots de cinq ans sont tombés dans le bassin après avoir brisé la glace. La description des événements qui suivent exprime, sans violence, la souffrance des parents, la destruction du cercle familial, l'insupportable douleur générée, l'enterrement, mais aussi, paradoxalement, l'oubli du traumatisme du petit frère. En effet, généralement, dans ce type de situation, les premiers soutiens, accompagnements, vont aux parents.       <br />
              <br />
       Cet oubli va s'enfouir dans les tréfonds de la mémoire enfantine, toujours, au plus jeune âge, partielle, délayée, pour ensuite ressurgir petit à petit dans l'existence de Miguel-Ange. Il décide alors de faire de cette tragédie familiale une pièce de théâtre. Pour exorciser la souffrance, la douleur toujours présente du drame passé, en en amplifiant, à certains moments, la dramaturgie... mais avec une manière poétique, décalé de raconter le contexte dramatique, d'exprimer les émotions, ces dernières étant souvent sous-jacentes, retenues.       <br />
              <br />
       &quot;Mon petit grand frère&quot; trouve son excellence théâtrale à la fois dans le jeu du comédien, tout en nuances et en maîtrise de la palette émotionnelle, celui-ci nous conduisant sans difficulté dans son univers tourmenté, mais aujourd'hui apaisé, dans un récit imagé, baignant dans la chaleur ou la froideur provençale, et dans la mise en scène de Rémi Cotta, simple mais illustrative, empreinte d'une sobriété inventive.       <br />
              <br />
       Le texte de Miguel-Ange Sarmiento est marqué du sceau de la souffrance enfouie qui bouleverse tant par sa concentration de forces émotionnelles que par la trajectoire familiale, affective, ainsi décrite. C'est également nous faire connaître les voies menant à l'apprentissage d'une nouvelle vie et une déclaration l'amour à son frère, à ses parents et à la résilience que permet l'acceptation apaisée des souvenirs douloureux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mon Petit Grand Frère"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89611280-63338195.jpg?v=1689329938" alt="•Off 2025• "Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" title="•Off 2025• "Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" />
     </div>
     <div>
      Texte : Miguel-Ange Sarmiento.       <br />
       Mise en scène : Rémi Cotta.       <br />
       Avec : Miguel-Ange Sarmiento.       <br />
       Régisseur : James Groguelin.       <br />
       M-A.S Productions.       <br />
       Tout public à partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 30. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtres 3S, Le Quatre, Salle 2, 4 rue Buffon, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 88 27 33.       <br />
       <a class="link" href="https://lequatre.vosbillets.fr/billet/FR/representation-LE_QUATRE-156-0.wb?REFID=RwIoAAAAAAAAAAAAGwA" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre3s.com/" target="_blank">>> theatre3s.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89611280-63338193.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Mon-Petit-Grand-Frere-Recit-salvateur-d-un-enfant-traumatise-au-benefice-du-devenir-apaise-de-l-adulte-qu-il_a4277.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>En quoi cette nuit… ?" Porter les souvenirs et les traditions au sommet de la vie, essentiels et fondamentaux</title>
   <pubDate>Wed, 23 Oct 2024 19:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Nathalie prépare le repas traditionnel. Elle a promis. Promis de célébrer cette fête. À sa mère, comme une tradition. C'est la fête de la Pessa'h, la Pâque juive. Guillaume est à l'étage, il répète pour un concert. Lui aussi aime les fêtes. Ils ne sont pas croyants. Une tradition, c'est une occasion. Tout le monde sera là.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83697541-59868516.jpg?v=1729707502" alt="En quoi cette nuit… ?" Porter les souvenirs et les traditions au sommet de la vie, essentiels et fondamentaux" title="En quoi cette nuit… ?" Porter les souvenirs et les traditions au sommet de la vie, essentiels et fondamentaux" />
     </div>
     <div>
      Nathalie est heureuse. Élise va venir plus tôt pour aider sa mère. Elle a conduit Sarah à son cours de piano. C'est un mercredi. Sarah a six ans. Elle est inquiète, il est question qu'ils changent de maison. Pourtant, c'est à deux pas ! Cette soirée est belle. On rit, on s'amuse, on se souvient des absents, des présents. Et surtout, on &quot;lit&quot; l'histoire. On la raconte. On la reconsidère…       <br />
              <br />
       La vie, il faut la célébrer, tout y célébrer, comme les traditions, sans oublier les souvenirs qui doivent s'entretenir pour que chacune et chacun s'y agrippe, notamment lorsque le doute s'installe.       <br />
              <br />
       Pour les auteurs, Barbara et Renaud Tissier, sœur et frère dans la vie, ce projet théâtral a été une évidence, centré sur l'idée que les souvenirs ont participé à comprendre et à transmettre une part d'eux-mêmes.       <br />
              <br />
       Nathalie, c'est la mère juive par excellence. Elle est née en Algérie, mais elle est mariée à un catholique. Guillaume, lui, il est là sans y être vraiment, répète son violon à l'étage pour un futur concert, et ne répond jamais… Élise, c'est la fille de Nathalie.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ça ne veut rien dire. J'ai fait ma communion, et je ne parle pas latin&quot;.</span> Elle ne comprend pas tout. Elle s'inquiète des appréhensions récurrentes de sa fillette à déménager, même si la nouvelle maison est toute proche. Elle sent que c'est sur elle que tout se cristallise…       <br />
              <br />
       L'originalité de l'écriture de cette pièce réside sans doute sur ce point particulier ! Que le père, cet homme absent-présent, ne réponde pas. Que les autres personnages ne soient pas là non plus. Mais que, par contre, Sarah, la fillette, de six ans juste, évoque aussi, mais tellement présente, s'interroge, et pose plein de questions, avec, en elle, la crainte de quitter sa maison, comme un déracinement, pour elle aussi !
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83697541-59868524.jpg?v=1729707533" alt="En quoi cette nuit… ?" Porter les souvenirs et les traditions au sommet de la vie, essentiels et fondamentaux" title="En quoi cette nuit… ?" Porter les souvenirs et les traditions au sommet de la vie, essentiels et fondamentaux" />
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      Qu'y aura-t-il de différent ce soir-là ? &quot;En quoi cette nuit… ?&quot; fait-elle vaciller, d'une certaine manière, l'idée de croyance et de traditions indéboulonnables ancrées comme du granit dans les corps et les âmes de chacune et chacun d'entre nous, jusqu'à la faire chavirer ?       <br />
              <br />
       La célébration de la Pâque juive, ici, n'est finalement qu'un prétexte qui confère à la pièce une dimension très fine et hautement sensible. Le tout étant remarquablement interprété par les deux seules comédiennes, Barbara Tissier et Camille Timmerman, qui jouent tous les personnages ou, en tout cas, s'adressent à eux, en réussissant avec brio à nous faire croire, grâce à leur talent, qu'ils sont tous sur scène : Rebecca, David, Guillaume, Natacha, Déborah, Samuel, Nhat-Nam, ou encore Paul.       <br />
              <br />
       Barbara Tissier, sous des faux airs de Catherine Frot, est éblouissante de justesse, et parvient à dépasser les moments émouvants sans pathos aucun, mais avec un véritable talent d'interprétation. Après avoir tourné à l'âge de dix ans dans &quot;Passion&quot; de Godard, il lui a paru évident qu'elle deviendrait comédienne. La saison 2023-2024, elle la passe au Théâtre Hébertot dans une reprise du &quot;Repas des Fauves&quot; avec Thierry Frémont.       <br />
              <br />
       Camille Timmerman, quant à elle, parvient à transmettre par son jeu très investi et organique un brillant éclairage sur le présent, que l'on doit au passé, certes, qui nous unit, certes, mais qui doit aussi s'inscrire dans le futur.       <br />
              <br />
       Sa fillette, Sacha, c'est le futur, mais dans l'écriture de la pièce, c'est surtout le symbole du présent et de la vie qui va, contre vents et marées, entre traditions et avancées inéluctables.       <br />
              <br />
       Le musicien-guitariste Alban Losseroy accompagne sur scène les deux comédiennes, faisant résonner bien joliment, grâce à ses notes attendrissantes, leurs mots, leurs intentions et leurs émotions partagées bien palpables.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83697541-59868525.jpg?v=1729707557" alt="En quoi cette nuit… ?" Porter les souvenirs et les traditions au sommet de la vie, essentiels et fondamentaux" title="En quoi cette nuit… ?" Porter les souvenirs et les traditions au sommet de la vie, essentiels et fondamentaux" />
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      Le passage retraçant le dîner de famille est tout simplement exceptionnel de créativité, dans lequel les deux voix des comédiennes se cognent admirablement comme dans un match de tennis de table, se répondent, alertes et virevoltantes. Un très très beau moment de spectacle dû, peut-être, au souffle créativement scientifique de Renaud Tissier, chercheur, vétérinaire, Docteur d'Université et Professeur de Pharmacologie.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Un frère et une sœur, deux constructions professionnelles différentes, et pourtant, une création commune évidente&quot;.</span>       <br />
              <br />
       La mise en scène de David Nathanson confère, par moments, au propos de la pièce des allures de huis clos, mais qui est largement galvanisé par l'énergie des deux comédiennes.       <br />
              <br />
       &quot;En quoi cette nuit&quot; est une bien jolie pièce sur le poids des traditions, non dénuée d'humour, ce qui n'est pas sans apporter une certaine légèreté à des situations qui pèsent parfois très lourd dans les familles…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
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     <div><b>"En quoi cette nuit… ?"</b></div>
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      Texte : Barbara et Renaud Tissier.       <br />
       Mise en scène : David Nathanson.       <br />
       Avec : Barbara Tissier, Camille Timmerman ou Hannah-Jazz Mertens (en alternance), Alban Losseroy.       <br />
       Scénographie : Marie Hervé.       <br />
       Musicien : Alban Losseroy.       <br />
       Compositeur : Michel Mella.       <br />
       Lumières : Denis Schlepp.       <br />
       Compagnie &quot;En quoi cette nuit&quot;, avec le soutien de l'Espace Rachi de Paris.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 24 septembre au 3 novembre 2024.</span>       <br />
       Mardi à 19 h et dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de la Reine Blanche, Paris 18ᵉ, 01 42 05 47 31.       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/En-quoi-cette-nuit-Porter-les-souvenirs-et-les-traditions-au-sommet-de-la-vie-essentiels-et-fondamentaux_a4067.html</link>
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