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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>•Off 2025• "Vivre Nue" et "À Fleur de mots" Deux moments de grâce poétique, deux univers comme des bulles isolées du bruit du monde, par Fane Desrues et Julien Cottereau</title>
   <pubDate>Tue, 15 Jul 2025 09:20:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La musique, le chant, la danse, c'est elle, Fane Desrues, qui est seule interprète de "Vivre nue" au Théâtre Lila's, assise à son piano recouvert d'une longue draperie qui vient recouvrir toute la scène comme une vague aux couleurs changeantes. Elle paraît presque comme faisant corps avec ce piano enrobé. Et de corps, et de sens, et de pensées, et de libertés, et d'amour pour le vivant, il en est beaucoup question dans ce concert.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89914662-63503231.jpg?v=1752564384" alt="•Off 2025• "Vivre Nue" et "À Fleur de mots" Deux moments de grâce poétique, deux univers comme des bulles isolées du bruit du monde, par Fane Desrues et Julien Cottereau" title="•Off 2025• "Vivre Nue" et "À Fleur de mots" Deux moments de grâce poétique, deux univers comme des bulles isolées du bruit du monde, par Fane Desrues et Julien Cottereau" />
     </div>
     <div>
      Plus qu'un concert, c'est un moment intime où la voix parlée de la chanteuse alterne de douceur avec sa voix chantée, aigüe, fragile et d'une telle proximité qu'un souffle, qu'un murmure vient se nicher au creux de vos oreilles et vous étourdir par moment.       <br />
              <br />
       Car outre ses compositions, Fane Desrues distille une forme de philosophie qu'elle a peu à peu créée pour sa propre vie, une philosophie qui consiste à choisir ce qui est bien pour soi à chaque instant. Cela paraît évident et pourtant, cela ne l'est pas. Il s'agit bien d'un questionnement permanent qui interroge son corps, son esprit, son âme. La nature, la liberté, l'amour sont au centre de ce bain de douceur qu'elle diffuse en chant, en musique, en danse.       <br />
              <br />
       Après un premier album (&quot;Femme entière&quot;), voici de nouvelles chansons de cette artiste tendre et sincère. Écoutez les titres qu'elle donne dans ce spectacle : &quot;Je vis un rêve&quot;, &quot;Avec amour&quot;, &quot;Tout est là&quot;, &quot;Chiffons&quot;, &quot;Respire&quot;, &quot;Amours plurielles&quot;, &quot;Vivre nue&quot;… C'est une ballade au cœur des sentiments et de l'accord de l'esprit et du corps. Cependant, sa vision n'est pas rêveuse. La colère, la révolte, les coups de gueule soutiennent à chaque moment ses textes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89914662-63503239.jpg?v=1752564401" alt="•Off 2025• "Vivre Nue" et "À Fleur de mots" Deux moments de grâce poétique, deux univers comme des bulles isolées du bruit du monde, par Fane Desrues et Julien Cottereau" title="•Off 2025• "Vivre Nue" et "À Fleur de mots" Deux moments de grâce poétique, deux univers comme des bulles isolées du bruit du monde, par Fane Desrues et Julien Cottereau" />
     </div>
     <div>
      Quelques heures plus tard…       <br />
       Quelques centaines de mètres plus à l'ouest…       <br />
       Entrons à La Luna pour retrouver Fane Desrues derrière un autre piano en compagnie de Julien Cottereau pour &quot;À Fleur de mots&quot;.       <br />
              <br />
       Des mots, il n'en dira pas un seul, Julien Cottereau, puisqu'il est dans son personnage, Bibi. Bibi porte un drôle de chapeau, et un habit de toiles blanches que l'on croirait cousues à la va-vite. Et Bibi ne parle pas, mais il fait tout un tas de bruitages. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Julien Cottereau est mime.       <br />
              <br />
       &quot;À Fleur de mot&quot; est à la fois un spectacle construit et un spectacle sans cesse renouvelé. Fane Desrues chante, Julien Cottereau improvise sur des mots laissés par les spectateurs à l'entrée du théâtre que la chanteuse pioche au hasard. Difficile de rendre compte de ce que vous verrez puisque les mots seront différents de la fois où moi, j'ai vu le spectacle.       <br />
              <br />
       Deux mots, deux improvisations resteront dans ma mémoire : &quot;Espace&quot; (que j'avais moi-même écrit à l'entrée du spectacle) et &quot;Étoile&quot;. Pour &quot;Espace&quot;, le mime avise un enfant d'une demi-douzaine d'années au premier rang et ce dernier, il va l'emmener dans une fusée, puis un voyage interstellaire, puis un retour. Sans un mot, mais riche d'une gestuelle que l'enfant saisit et reproduit immédiatement, comme par un effet magique. Les bruitages élaborés de Julien Cottereau animent encore plus la scène. Et tout est drôle, tout est visuel, toute l'imagination mobilisée pour suivre cette aventure.       <br />
              <br />
       Pour &quot;Étoile&quot;, Bibi va faire corps à corps avec la galaxie pour rapporter une étoile et l'offrir avec un romantisme à crever les cœurs à Fane Desrues. Un fil sensible, invisible, mais perceptible lie les chansons de Fane Desrues à l'univers développé par Julien Cottereau, un sentiment de tolérance, de bonheur d'être, de plaisir de l'instant.       <br />
              <br />
       La tentation était trop grande de lier les deux titres de ces spectacles, d'autant que le lien, le partage, l'échange sont les thèmes portés par ces deux spectacles, ainsi &quot;Vivre Nue à Fleur de Mots&quot; ressemble au slogan du bonheur. J'espère que Fane et Julien ne m'en voudront pas trop de les avoir assemblés dans cet article.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Vivre nue"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89914662-63503303.jpg?v=1752565145" alt="•Off 2025• "Vivre Nue" et "À Fleur de mots" Deux moments de grâce poétique, deux univers comme des bulles isolées du bruit du monde, par Fane Desrues et Julien Cottereau" title="•Off 2025• "Vivre Nue" et "À Fleur de mots" Deux moments de grâce poétique, deux univers comme des bulles isolées du bruit du monde, par Fane Desrues et Julien Cottereau" />
     </div>
     <div>
      Piano et voix (autrice, compositrice, interprète) : Fane Desrues.       <br />
       Mise en scène : Mayalen Otondo.       <br />
       Scénographie : Mayalen Otondo.       <br />
       Création lumière : Rémi Saintot.       <br />
       Son : Ariski Lucas.       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 12 h 25. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre des Lila's, 8, rue Londe, Avignon.       <br />
       Réservation :  04 90 33 89 89.       <br />
       <a class="link" href="https://theatredeslilas.vosbillets.fr/billet/FR/representation-THEATRE_DES_LILAS-308-0.wb?REFID=vGwbAAAAAAAAAAAAUwA" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatredeslilas.fr/" target="_blank">>> theatredeslilas.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"À Fleur de mots"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89914662-63503306.jpg?v=1752565168" alt="•Off 2025• "Vivre Nue" et "À Fleur de mots" Deux moments de grâce poétique, deux univers comme des bulles isolées du bruit du monde, par Fane Desrues et Julien Cottereau" title="•Off 2025• "Vivre Nue" et "À Fleur de mots" Deux moments de grâce poétique, deux univers comme des bulles isolées du bruit du monde, par Fane Desrues et Julien Cottereau" />
     </div>
     <div>
      Piano et voix : Fane Desrues.       <br />
       Mime et bruitage : Julien Cottereau.       <br />
       Lumières et sons : Ariski Lucas.       <br />
       Production Compagnie de la Liberté.       <br />
       Tout public à partir de 7 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 19 h 45. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre La Luna, 1, rue Séverine, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 86 96 28.       <br />
       <a class="link" href="https://quartier-luna.qidoon.com/events/3154" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatres-luna.fr/" target="_blank">>> theatres-luna.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière</title>
   <pubDate>Wed, 28 Aug 2024 09:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une adaptation de Mikaël Chirinian et de Caroline Rochefort du roman de Valérie Perrin "Changer l'eau des fleurs", théâtre et littérature, récit et répliques sont compagnons dramaturgiques d'une histoire qui se déroule dans un cimetière, avec ses découvertes, son humour, ses surprises, ses incompréhensions et ses passés qui rejaillissent au présent.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82450260-59146037.jpg?v=1693214820" alt=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" title=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" />
     </div>
     <div>
      Lumière sur Violette Trenet-Toussaint (Caroline Rochefort) assise sous le porche du cimetière de Brancion-en-Châlon, écrit en lettres lumineuses au-dessus d'elle. Violette en est la gardienne. La trame dramaturgique est présentée de façon narrative, les grappes d'informations sont égrenées au fil de l'eau où le spectateur découvre le pourquoi de son métier et la tragédie qui s'y inscrit.       <br />
              <br />
       La mort rôde, mais surtout la légèreté, l'humour, les rencontres et les départs d'une vie, d'une ville ou d'un monde. Le récit est plein d'allant, ponctué de deux moments forts, le premier est celui d'une rencontre quand le second est celui d'une retrouvaille venant d'un passé lointain et qui prend son sens pour s'achever définitivement. Celles-ci sont mâtinées d'incompréhensions, de surprises autour de la demande d'une mère, venant de mourir, à son fils, afin que ses cendres ne soient déposées sur une tombe inconnue de celui-ci. Et d'un mari, officiellement disparu et retrouvé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82450260-59146038.jpg?v=1693215254" alt=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" title=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" />
     </div>
     <div>
      L'œuvre est une adaptation du roman éponyme de Valérie Perrin, écrit en 2018. Le cimetière fait quasiment office de demeure de Violette. On ne sait trop où elle habite. Les trois pièces que l'on découvre sous le porche sont-elles sa maison, son lieu de travail ou les deux ? Toute liberté est donnée aux spectateurs de situer les lieux et les époques. C'est aussi dans ces pièces ouvertes, construites avec deux murs latéraux permettant de voir un intérieur assez dénudé, que se découvrent les deux autres personnages, Philippe Toussaint (Frédéric Chevaux en alternance avec Jean-Paul Bezzina) et l'ancien mari de Violette (Morgan Perez ou Mikaël Chirinian).       <br />
              <br />
       Tout se joue ainsi dans la loge de la gardienne, ce pré carré autant intime qu'extime, personnel qu'ouvert au public, en vis-à-vis de tombes dont on découvre surtout les fleurs rayonnantes de couleur. La scénographie délaisse ainsi l'aspect mortuaire à ces dernières, le thème de la création n'étant pas un rendez-vous avec le deuil. La loge de la gardienne est comme une passerelle vers un passé qui rejaillit, car provoqué, un futur, où l'on se projette avec difficulté, et un présent, à la fois lourd et léger, que vivent les protagonistes.       <br />
              <br />
       Tout est à dessein emmêlé. Les planches sont aussi à géométrie variable dans leurs repères géographiques, étant soit une loge de gardienne, soit un cimetière, soit un garage selon les tableaux. Le déport est effectué par le fil dramaturgique de ce qui est raconté, les décors ne changeant pas tout en gardant leur plus simple expression.       <br />
              <br />
       Dans cette histoire à plusieurs entrées, tout se joue assis et debout avec peu de déplacements. Les mouvements restent en effet dans un espace assez limité comme celui d'un cercueil. Il n'y a pas de changement de décors. Seul, à un moment, un événement théâtral fait que le décor évolue par le biais d'une bascule physique, mettant à terre à dessein les deux murs latéraux, réduisant les dernières scènes à un espace de jeu des plus restreints.       <br />
              <br />
       C'est avant tout un récit porté par sa narratrice, Violette Trenet-Toussaint, protagoniste principale, qui bascule entre narration et action. Elle est ainsi la seule qui ait un rapport direct avec le public. Dans ce va-et-vient, les caractères deviennent ceux d'un roman découlant d'une posture descriptive orale ou photographique avant d'entrer sur scène. On les aperçoit avant même de savoir qui ils sont. Les personnages adviennent par leur physique avant même que parole ne soit dite, sauf pour Violette Toussaint. Dans cette découpe, le corps devient ainsi l'élément annonciateur des protagonistes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82450260-59146039.jpg?v=1693215774" alt=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" title=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène est simple, manquant un peu de relief toutefois. Le texte est bien écrit et porte le jeu qui est parfois un peu trop nerveux chez les personnages masculins, dans leur colère respective incarnée un peu rudement comme d'une seule couleur. À l'opposé, le jeu de Violette est toujours calme avec peu de ruptures de jeu.       <br />
              <br />
       Narration et dialogues s'entremêlant, la trame est bien ficelée et le personnage de Violette Trenet-Toussaint se déploie sur ces deux axes dramaturgiques, donnant à la pièce le parfum d'une histoire racontée. Son nom semble marqué par la fatalité et par un amour de Trenet. Elle en est fan. Quelques-unes des compositions du chanteur français accompagnent la représentation, chantonnées parfois par Violette. La pièce se savoure simplement. Les choses vont à l'essentiel, le fil de l'histoire est aussi simple que sujet à quelques détours dramaturgiques de très bonnes compositions.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Changer l'eau des fleurs"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82450260-59146040.jpg?v=1693215820" alt=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" title=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" />
     </div>
     <div>
      D'après le roman de Valérie Perrin.       <br />
       Adaptation : Caroline Rochefort et Mikaël Chirinian.       <br />
       Mise en scène : Salomé Lelouch et Mikaël Chirinian.       <br />
       Avec : Caroline Rochefort en alternance avec Maud Le Guénédal et Ludivine de Chastenet ; Morgan Perez et Frédéric Chevaux en alternance avec Jean-Paul Bezzina.       <br />
       Avec les voix de : Céline Monsarrat et Thibault de Montalembert.       <br />
       Scénographie : Delphine Brouard.       <br />
       Création sonore et musicale : Pierre-Antoine Durand.       <br />
       Création lumières : François Leneveu.       <br />
       Vidéo : Mathias Delfau.       <br />
       Régie générale : Nathan Sebbagh.       <br />
       Production : Théâtre Lepic, Matrioshka Productions, Les Films 13, Atelier Théâtre Actuel et Beaver Films.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">À partir du 11 septembre 2024.</span>       <br />
       Du mercredi au vendredi à 19 h, samedi à 21 h.       <br />
       Théâtre Lepic, Paris 18ᵉ, 01 42 54 15 12.       <br />
       <a class="link" href="https://theatrelepic.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelepic.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/82450260-59146037.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Changer-l-eau-des-fleurs-Rencontres-et-notes-d-humour-au-coeur-d-un-cimetiere_a4033.html</link>
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   <title>"Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière</title>
   <pubDate>Mon, 28 Aug 2023 10:58:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une adaptation de Mikaël Chirinian et de Caroline Rochefort du roman de Valérie Perrin "Changer l'eau des fleurs", théâtre et littérature, récit et répliques sont compagnons dramaturgiques d'une histoire qui se déroule dans un cimetière, avec ses découvertes, son humour, ses surprises, ses incompréhensions et ses passés qui rejaillissent au présent.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74838284-52023978.jpg?v=1693214820" alt=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" title=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" />
     </div>
     <div>
      Lumière sur Violette Trenet-Toussaint (Caroline Rochefort) assise sous le porche du cimetière de Brancion-en-Châlon, écrit en lettres lumineuses au-dessus d'elle. Violette en est la gardienne. La trame dramaturgique est présentée de façon narrative, les grappes d'informations sont égrenées au fil de l'eau où le spectateur découvre le pourquoi de son métier et la tragédie qui s'y inscrit.       <br />
              <br />
       La mort rôde, mais surtout la légèreté, l'humour, les rencontres et les départs d'une vie, d'une ville ou d'un monde. Le récit est plein d'allant, ponctué de deux moments forts, le premier est celui d'une rencontre quand le second est celui d'une retrouvaille venant d'un passé lointain et qui prend son sens pour s'achever définitivement. Celles-ci sont mâtinées d'incompréhensions, de surprises autour de la demande d'une mère, venant de mourir, à son fils, afin que ses cendres ne soient déposées sur une tombe inconnue de celui-ci. Et d'un mari, officiellement disparu et retrouvé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74838284-52023994.jpg?v=1693215254" alt=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" title=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" />
     </div>
     <div>
      L'œuvre est une adaptation du roman éponyme de Valérie Perrin, écrit en 2018. Le cimetière fait quasiment office de demeure de Violette. On ne sait trop où elle habite. Les trois pièces que l'on découvre sous le porche sont-elles sa maison, son lieu de travail ou les deux ? Toute liberté est donnée aux spectateurs de situer les lieux et les époques. C'est aussi dans ces pièces ouvertes, construites avec deux murs latéraux permettant de voir un intérieur assez dénudé, que se découvrent les deux autres personnages, Philippe Toussaint (Frédéric Chevaux en alternance avec Jean-Paul Bezzina) et l'ancien mari de Violette (Morgan Perez ou Mikaël Chirinian).       <br />
              <br />
       Tout se joue ainsi dans la loge de la gardienne, ce pré carré autant intime qu'extime, personnel qu'ouvert au public, en vis-à-vis de tombes dont on découvre surtout les fleurs rayonnantes de couleur. La scénographie délaisse ainsi l'aspect mortuaire à ces dernières, le thème de la création n'étant pas un rendez-vous avec le deuil. La loge de la gardienne est comme une passerelle vers un passé qui rejaillit, car provoqué, un futur, où l'on se projette avec difficulté, et un présent, à la fois lourd et léger, que vivent les protagonistes.       <br />
              <br />
       Tout est à dessein emmêlé. Les planches sont aussi à géométrie variable dans leurs repères géographiques, étant soit une loge de gardienne, soit un cimetière, soit un garage selon les tableaux. Le déport est effectué par le fil dramaturgique de ce qui est raconté, les décors ne changeant pas tout en gardant leur plus simple expression.       <br />
              <br />
       Dans cette histoire à plusieurs entrées, tout se joue assis et debout avec peu de déplacements. Les mouvements restent en effet dans un espace assez limité comme celui d'un cercueil. Il n'y a pas de changement de décors. Seul, à un moment, un événement théâtral fait que le décor évolue par le biais d'une bascule physique, mettant à terre à dessein les deux murs latéraux, réduisant les dernières scènes à un espace de jeu des plus restreints.       <br />
              <br />
       C'est avant tout un récit porté par sa narratrice, Violette Trenet-Toussaint, protagoniste principale, qui bascule entre narration et action. Elle est ainsi la seule qui ait un rapport direct avec le public. Dans ce va-et-vient, les caractères deviennent ceux d'un roman découlant d'une posture descriptive orale ou photographique avant d'entrer sur scène. On les aperçoit avant même de savoir qui ils sont. Les personnages adviennent par leur physique avant même que parole ne soit dite, sauf pour Violette Toussaint. Dans cette découpe, le corps devient ainsi l'élément annonciateur des protagonistes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74838284-52024137.jpg?v=1693215774" alt=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" title=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène est simple, manquant un peu de relief toutefois. Le texte est bien écrit et porte le jeu qui est parfois un peu trop nerveux chez les personnages masculins, dans leur colère respective incarnée un peu rudement comme d'une seule couleur. À l'opposé, le jeu de Violette est toujours calme avec peu de ruptures de jeu.       <br />
              <br />
       Narration et dialogues s'entremêlant, la trame est bien ficelée et le personnage de Violette Trenet-Toussaint se déploie sur ces deux axes dramaturgiques, donnant à la pièce le parfum d'une histoire racontée. Son nom semble marqué par la fatalité et par un amour de Trenet. Elle en est fan. Quelques-unes des compositions du chanteur français accompagnent la représentation, chantonnées parfois par Violette. La pièce se savoure simplement. Les choses vont à l'essentiel, le fil de l'histoire est aussi simple que sujet à quelques détours dramaturgiques de très bonnes compositions.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Changer l'eau des fleurs"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74838284-52024148.jpg?v=1693215820" alt=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" title=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" />
     </div>
     <div>
      D'après le roman de Valérie Perrin.       <br />
       Adaptation : Caroline Rochefort et Mikaël Chirinian.       <br />
       Mise en scène : Salomé Lelouch et Mikaël Chirinian.       <br />
       Assistante mise en scène : Jessica Berthe.       <br />
       Avec : Caroline Rochefort et, en alternance, Morgan Perez ou Mikaël Chirinian, Frédéric Chevaux ou Jean-Paul Bezzina.       <br />
       Avec les voix de : Céline Monsarrat et Thibault de Montalembert.       <br />
       Scénographie : Delphine Brouard.       <br />
       Création sonore et musicale : Pierre-Antoine Durand.       <br />
       Création lumières : François Leneveu.       <br />
       Vidéo : Mathias Delfau.       <br />
       Régie générale : Nathan Sebbagh.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 août au 17 septembre 2023.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre de la Renaissance, Paris 10e, 01 42 08 18 50.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelarenaissance.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelarenaissance.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/74838284-52023978.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Changer-l-eau-des-fleurs-Rencontres-et-notes-d-humour-au-coeur-d-un-cimetiere_a3721.html</link>
  </item>

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   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-57409281</guid>
   <title>Festival Trente-Trente "Dolgberg" et "Florhof", deux variations inspirées…</title>
   <pubDate>Tue, 29 Jun 2021 19:31:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Explorateur de genres hybrides, c'est ici à deux manifestes artistiques d'inspiration différente que le Festival des Rencontres de la forme courte nous convie. Si les supports ne sont pas les mêmes - une pratique transversale de la chorégraphie pour l'un, une installation plastique pour l'autre -, les deux artistes partagent la même propension à se connecter à leur expérience intérieure pour exprimer en électrons libres ce qui fait œuvre en eux.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57409281-42534739.jpg?v=1624989141" alt="Festival Trente-Trente "Dolgberg" et "Florhof", deux variations inspirées…" title="Festival Trente-Trente "Dolgberg" et "Florhof", deux variations inspirées…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Dolgberg"</strong></span> de Yaïr Barelli est traversé par les Variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach dont les petites notes s'égrènent au rythme des improvisations tous azimuts de l'artiste insaisissable. Semblant s'échapper du piano imposant trônant en coin de scène, la partition originelle - qui s'ingénie à développer en boucle les mêmes motifs à peine décalés aboutissant au même point - sert de matrice aux propres évolutions de l'artiste israélien installé à Paris.       <br />
              <br />
       Prenant la mesure de ces arias envoûtantes, "pré-texte" et texte de son projet vocal et dansé, le chorégraphe danseur chanteur les "interprète" en transgressant allègrement les frontières entre musique classique vénérable, musique pop déjantée et mimes appuyés au gré de ses fantaisies débordantes de ressources en tous genres. Ainsi, après s'être saisi du pied du micro comme aurait pu le faire Iggy Pop ou encore le chanteur mythique du groupe Queen, Freddie Mercury (avec lequel il cultive une ressemblance physique, cf. la moustache et le marcel), il éructe à pleins poumons avant de "faire corps" avec les notes de Bach… à sa manière "dé-concertante".
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57409281-42534759.jpg?v=1624989189" alt="Festival Trente-Trente "Dolgberg" et "Florhof", deux variations inspirées…" title="Festival Trente-Trente "Dolgberg" et "Florhof", deux variations inspirées…" />
     </div>
     <div>
      Crispant chacune de ses fesses tour à tour, il bat la mesure au rythme de la musique sacrée. Mais loin de s'arrêter là, il persiste dans la veine de son œuvre corporelle à haute puissance expressionniste en sollicitant ses biceps dont les contractions et décontractions n'ont rien à envier aux pulsations d'un métronome. Le meilleur restant cependant à venir… Des tressautements alternés de ses pectoraux rythmiques, à faire pâlir d'effroi l'entre-soi du public des concerts classiques, morceau de bravoure à inscrire dans les anthologies musicales et de salles de sport.       <br />
              <br />
       Yaïr Barelli excelle dans son &quot;interprétation&quot; à la fois millimétrée et profondément libre de la partition de Bach. Il peut tout autant chanter et danser sur les pointes que s'emparer d'un extincteur et s'affubler d'une perruque à longs cheveux noirs d'une star de hard rock… Il devient grave lorsqu'il évoque l'histoire de ses grands-parents, Juifs polonais, ayant été contraints de changer de nom pour échapper à l'holocauste. Il rappelle alors que quelque chose de nous est pris dans les rets du signifiant dont on hérite : le patronyme de ses aïeux continue de &quot;résonner&quot; en lui, il est le même - Goldberg - que celui des Variations.       <br />
              <br />
       Lui et ses ancêtres, attaches patronymiques archaïques et détachements interprétatifs présents, ainsi il y va des partitions de Bach résonnant à distance sur un clavecin à deux claviers. On part là encore du point des origines pour revenir, après un long cheminement aventureux, au même point : la boucle est bouclée… À nous maintenant d'en interpréter notre propre partition sur le clavier personnel de nos envies, rien n'étant jamais achevé… comme l'avait voulu en son temps le divin cantor en écrivant ses Variations Goldberg.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57409281-42534772.jpg?v=1624989243" alt="Festival Trente-Trente "Dolgberg" et "Florhof", deux variations inspirées…" title="Festival Trente-Trente "Dolgberg" et "Florhof", deux variations inspirées…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Florhof (Jardin des fleurs)"</strong></span> de Billgraben/Benjamin Begey. Lorsque des milliers (environ 15 000) de volants de badminton, patiemment glanés auprès des clubs de la Ligue de Nouvelle-Aquitaine, deviennent matière d'une œuvre artistique, une question affleure : quelles secrètes correspondances électives l'artiste entretient-il avec l'objet élu alliant l'extrême légèreté de ses plumes blanches à la toute relative pesanteur de son extrémité vermillon, propulsant ainsi dans les airs l'assemblage improbable à une vitesse phénoménale ?       <br />
              <br />
       La réponse viendra plus tard pour peu, une fois imprégné de l'esprit des lois atemporelles du Feng Shui (littéralement vent et eau) flottant dans les lieux, que l'on se laisse aller à ressentir combien l'espace et le temps réunis dans la même harmonie poétique entretiennent des correspondances avec nos destinées humaines. Art taoïste et art contemporain se recouvrent alors pour "faire sens".       <br />
              <br />
       En découvrant l'installation et ses monumentales "sculptures", le voyageur délesté de ses bagages encombrants ("Le Passant de Prague" de Guillaume Apollinaire) est saisi par le dialogue s'instaurant entre l'envoûtante solennité minérale de la Chapelle de la DRAC lui servant d'écrin et l'immaculée conception des œuvres exposées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57409281-42534862.jpg?v=1624989633" alt="Festival Trente-Trente "Dolgberg" et "Florhof", deux variations inspirées…" title="Festival Trente-Trente "Dolgberg" et "Florhof", deux variations inspirées…" />
     </div>
     <div>
      Comme si le lieu attendait depuis longtemps cette visite pour révéler une existence qui patientait là, lovée au creux de ces pierres majestueuses. D'un côté le poids aérien d'une architecture chargée d'Histoire, de l'autre l'insoutenable légèreté de figures animales, végétales ou minérales racontant des histoires, celles de leur créateur en osmose avec son environnement.       <br />
              <br />
       En lien avec l'énergie cosmogonique, les serpents, dragons, oiseaux de plumes légères, créés par l'artiste plasticien se mettent &quot;à dialoguer&quot; avec les griffons et autres créatures légendaires ou religieuses ornant voûtes et vitraux de la chapelle. Les volants, constitutifs de ces assemblages construits obsessionnellement dans une démarche méditative au long cours, sont à prendre comme autant de cellules vivantes porteuses de l'ADN des créations-créatures. Ou encore comme des notes voltigeant allègrement, dont l'assemblage forme des partitions et dont l'ostinato constitue le fil rouge les reliant entre elles dans un continuum répétitif.       <br />
              <br />
       Ce qui est troublant, c'est qu'il y a là, dans cette œuvre artistique ouverte à toutes les &quot;représentations&quot; (y compris celles de nos propres origines) et interprétations, une richesse abyssale à explorer… pour peu que - pour un temps - le passant s'adonne à un lâcher prise salutaire. Alors, se déconnectant de ses applications numérisées, de ses écrans occultant l'extraordinaire vivacité de ses racines, il (re)découvre - en cheminant à son rythme au travers de &quot;Florhof&quot; - les liens avec le vivant dont il est issu.       <br />
              <br />
       <b>Le spectacle &quot;Dolgberg&quot; a été vu dans le cadre du Festival Trente Trente de Bordeaux-Métropole (du 8 juin au 3 juillet 2021) à l'Atelier des Marches du Bouscat-Bordeaux, lors de la soirée du lundi 21 juin à 20 h.       <br />
       L'exposition &quot;Florhof&quot; a été vue dans le cadre du Festival Trente Trente de Bordeaux-Métropole (8 juin / 3 juillet) à la Chapelle de la DRAC, 54, rue Magendie à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57409281-42534984.jpg?v=1624990236" alt="Festival Trente-Trente "Dolgberg" et "Florhof", deux variations inspirées…" title="Festival Trente-Trente "Dolgberg" et "Florhof", deux variations inspirées…" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Dolgberg&quot;       <br />
       Performance - création 2019.       <br />
       De Yaïr Barelli.</b>       <br />
       Conception et interprétation : Yaïr Barelli.       <br />
       Lumière : Yannick Fouassier.       <br />
       Son : Nicolas Barrot.       <br />
       Durée : 40 minutes.       <br />
              <br />
       Dates prévues de tournée :        <br />
       24 et 25 septembre 2021 : Théâtre des Abbesses, Paris.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Florhof (Jardin des fleurs)&quot;       <br />
       Installation - exposition.       <br />
       De Billgraben/Benjamin Begey.</b>       <br />
              <br />
       Exposition visible du jeudi 17 juin au vendredi 2 juillet 2021, du lundi au vendredi de 14 h à 17 h (entrée libre) à la Chapelle de la DRAC, 54, rue Magendie à Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/57409281-42534739.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-Dolgberg-et-Florhof--deux-variations-inspirees_a2983.html</link>
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   <title>"La Gioia" Voyage au bout de la joie, florilège débridé au doux parfum de mélancolie</title>
   <pubDate>Tue, 13 Oct 2020 12:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pippo Delbono occupe une place à part dans le paysage artistique, lui qui - à une exception près, son inclassable "Henry V" d'après Shakespeare - ne fait pas matière théâtrale des textes consacrés mais puise dans son vivier existentiel le suc de ses créations. Présentement, redonnant à l'expression resucée "homme de théâtre" toute sa saveur originelle, il invite sur un plateau jonché de fleurs ses comédiens complices pour rendre un hommage vibrant à son fidèle acteur Vincenzo Cannavacciuolo dit Bobò.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50554077-38992841.jpg?v=1602586625" alt=""La Gioia" Voyage au bout de la joie, florilège débridé au doux parfum de mélancolie" title=""La Gioia" Voyage au bout de la joie, florilège débridé au doux parfum de mélancolie" />
     </div>
     <div>
      Micro en main, décalé en bord de plateau - où un jardinier, sourire infantile et radieux aux lèvres, vient arroser les fleurs d'un carré de pelouse sous lequel, on le devine, repose l'ami disparu récemment -, l'acteur-metteur en scène annonce, voix traversée d'émotions : <span style="font-style:italic">&quot;ce spectacle renaît de la mort de Bobò&quot;.</span> Et il s'agira bien en effet, plus d'une heure durant, d'une ode à la renaissance, d'un chemin vers la joie, conçu non comme une donnée à espérer mais comme une conquête mentale sur les vicissitudes et la mort.       <br />
              <br />
       Comme il l'écrit dans &quot;Le Don de soi&quot; : <span style="font-style:italic">&quot;grâce à la pratique du bouddhisme, j'ai toujours su que, quoi qu'il arrive, on doit dire merci à la vie, car toute chose quelle qu'elle soit est un don&quot;.</span> Ainsi, aux antipodes des &quot;regrets éternels&quot; ornant les dalles funéraires froides comme le marbre, c'est le flux vivant des anecdotes ayant irrigué son existence qui va être revécue in situ, avec tendresse et mélancolie. Au cœur de celles-ci, la rencontre essentielle avec l'acteur microcéphale sourd et muet qu'il a extrait naguère de l'hôpital psychiatrique près de Naples.       <br />
              <br />
       Bobò était un être d'exception s'exprimant par bribes inarticulées, renvoyant d'emblée Pippo Delbono au théâtre essentiel dont il rêvait. Un théâtre reposant sur l'action d'acteurs qui ne jouent pas mais qui sont. Un théâtre qui ne fait qu'un avec l'existence. À lui seul, cet homme exceptionnel mais terriblement humain dans les fragilités qui le caractérisaient, cristallise son idéal d'un &quot;théâtre à la première personne&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50554077-38992846.jpg?v=1602586653" alt=""La Gioia" Voyage au bout de la joie, florilège débridé au doux parfum de mélancolie" title=""La Gioia" Voyage au bout de la joie, florilège débridé au doux parfum de mélancolie" />
     </div>
     <div>
      Les acteurs - auxquels étaient dédiés à sa création ce spectacle, avec Bobò sur scène - vont un à un ou collectivement présenter, et non représenter, les heurs et malheurs de la vie comme elle va. Ainsi Ilaria, dans sa moulante robe bleue, ouvre-t-elle le bal en esquissant avec une infinie grâce et légèreté quelques pas de tango, elle qui eut à souffrir de son compagnon fou sombré dans le coma… La folie ? Celle des autres par définition, chacun restant étranger à la sienne. Éclairé alors par des flashs intermittents, un étrange ballet réunissant les comédiens en habits de scène va surgir des abysses pour clamer le droit à leur folie, le lieu où tout existe.       <br />
              <br />
       Il y aura aussi la présence fidèle de Pepe Robledo, rescapé de la dictature argentine, autre personnage central de cette troupe réunissant des marginaux rejetés socialement du fait de leur &quot;anormalité&quot;. Ainsi Gianluca Ballaré, trisomique, acteur avant tout et adepte de play-back. Mais ce qui résonne le plus, c'est la présence-absence de Bobò au travers notamment de ses paroles sibyllines diffusées par les haut-parleurs, une voix inarticulée, profondément vivante, chaleureuse. Ou encore l'évocation mimée de trois de ses mimiques savoureuses, effectuées en toute innocence et grande intelligence, lors de la mort libératrice de son austère tutrice.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50554077-38992857.jpg?v=1602586718" alt=""La Gioia" Voyage au bout de la joie, florilège débridé au doux parfum de mélancolie" title=""La Gioia" Voyage au bout de la joie, florilège débridé au doux parfum de mélancolie" />
     </div>
     <div>
      Pêle-mêle, les tableaux distillant une douce mélancolie s'enchainent, poèmes lyriques empruntés à l'auteur ou à d'autres comme Erri de Luca, sarabandes dansées, intermèdes silencieux, formes inspirées par le désir ardent de dire la beauté du monde par-delà les différences, la peur, la solitude et les pertes.       <br />
              <br />
       Apothéose de cette cérémonie inspirée par la sagesse bouddhiste, les compositions florales descendues des cintres complètent les milliers de pétales recouvrant le plateau. Point d'orgue extatique conduisant Pippo à rejoindre sur &quot;leur&quot; banc Bobò dont il a senti la présence…       <br />
              <br />
       Célébration de l'acteur défunt qui, tel le phénix, renaît de ses cendres au terme de ce florilège de témoignages sensibles portés avec extrême sensibilité, célébration d'un théâtre choral puisant son énergie dans l'existence de ceux qui le font vivre, &quot;La Gioia&quot; réalise ces deux performances. Réunissant atypiques et normés, ce &quot;théâtre brut&quot; (cf. Peter Brook) tire de ses imperfections sa force d'adhésion, un théâtre où chacun – interprète créateur et spectateur assemblés - poursuit sa quête de la gioia.       <br />
              <br />
       <b>Présenté du 6 au 9 octobre 2020 au TnBA de Bordeaux dans le cadre du FAB (2 au 17 octobre).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Gioia"</b></div>
     <div>
      Spectacle surtitré en français.       <br />
       Création de Pippo Delbono.       <br />
       Avec : Dolly Albertin, Gianluca Ballarè, Margherita Clemente, Pippo Delbono, Ilaria Distante, Simone Goggiano, Mario Intruglio, Nelson Lariccia, Gianni Parenti, Pepe Robledo, Grazia Spinella… et avec la voix de Bobò.       <br />
       Composition florale : Thierry Boutemy.       <br />
       Musique : Pippo Delbono, Antoine Bataille, Nicola Toscano et différents compositeurs.       <br />
       Création lumières, Orlando Bolognesi.       <br />
       Régisseur, Orlando Bolognesi, Alejandro Zamora.       <br />
       Son : Pietro Tirella, Giulio Antognini       <br />
       Costumes : Elena Giampaoli.       <br />
       Chef machiniste : Gianluca Bolla, Enrico Zucchelli.       <br />
       Traduction : Serge Rangoni.       <br />
       Production : Emilia Romagna Teatro Fondazione - Compagnie Pippo Delbono.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>Autres dates</b>       <br />
       12 octobre 2020 : Temporada Alta, Girona (Espagne).       <br />
       <span class="fluo_jaune">14 octobre 2020 :</span> Théâtre de l'Olivier, Istres (13).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Gioia-Voyage-au-bout-de-la-joie-florilege-debride-au-doux-parfum-de-melancolie_a2810.html</link>
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