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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-17T10:16:32+02:00</dc:date>
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   <title>"Afanador"… Grande précision poétique du ballet flamenco</title>
   <pubDate>Mon, 30 Mar 2026 19:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Fondé en 1978, le Ballet Nacional de España, dirigé par Rubén Olmo, est l'invité du théâtre du Châtelet jusqu'au 2 avril. Mariant tradition, modernité et ruptures artistiques, Marcos Morau, dans "Afanador", manie avec art une approche chorégraphique transformant les corps des artistes en machines de précision.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95703341-66851754.jpg?v=1774869512" alt=""Afanador"… Grande précision poétique du ballet flamenco" title=""Afanador"… Grande précision poétique du ballet flamenco" />
     </div>
     <div>
      Noir sur le plateau où se détachent des ombres baignées d'une clarté blanche. Dans ce clair-obscur constant, Marcos Morau bouscule les codes. Danse originaire d'Andalousie, deux styles de flamenco, la Minera et la Seguiriya, accompagnent musicalement cette création de 2023.       <br />
              <br />
       Marcos Morau est le petit-fils du photographe Ruvén Afanador. Il s'est inspiré, pour ce ballet, de l'œuvre de son aïeul en ayant pour ambition de mettre en commun dans ces deux formes d'art <span style="font-style:italic">&quot;le désir charnel de capturer la vie – celle qui, par définition, ne se laisse pas capturer&quot;</span>. Nous y avons vu, de notre côté, les couleurs noire et blanche de photographies avec leurs clairs-obscurs. Les chorégraphies ont été créées par Marcos Morau, La Veronal, Lorena Nogal, Shay Partush, Jon López et Miguel Ángel Corbacho. Elles ont pour pilier un rythme et une rapidité d'exécution, aussi bien dans les mouvements que dans la synchronisation entre interprètes.       <br />
              <br />
       Comme dans ce tableau où le rideau est presque complètement baissé, ne sont visibles que les pieds des danseurs et danseuses à hauteur d'en dessous de leurs genoux. Leurs chaussettes relevées ou baissées se font dans un rythme rapide et saccadé, de façon harmonieuse. À l'exception de quelques solos de flamenco où tacon, punta, planta et golpe s'enchaînent, le spectacle est une construction chorégraphique où chaque artiste devient une pièce architecturale qui participe à un grand ensemble. Leurs gestiques et leurs gestuelles sont en écho les unes aux autres, tout étant lié et relié.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95703341-66851755.jpg?v=1774869534" alt=""Afanador"… Grande précision poétique du ballet flamenco" title=""Afanador"… Grande précision poétique du ballet flamenco" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, il y a de magnifiques tableaux comme celui où les artistes sont distribués autour d'un grand cercle. Ils restent dans un pré carré de quelques centimètres dans lequel, pour chacun, leurs trajets et leurs gestuelles se centrent autour d'une chaise. La scénographie de Max Glaenzel est extrêmement bien construite, les mouvements s'enchaînant avec rythme, précision et fluidité de façon remarquable. Les interprètes deviennent presque des robots dans leurs exécutions artistiques. Marcos Morau, créateur de la méthode KOVA, appréhende, en effet, le corps comme un mécanisme précis qui peut être découpé en différentes parties pour les rendre indépendantes les unes des autres.       <br />
              <br />
       La scénographie de Max Glaenzel évolue durant le spectacle. Elle laisse découvrir, entre autres, un grand plateau où au milieu se tient suspendu un grand panneau de bois qui se tourne pour laisser apparaître un escalier extérieur de secours. Plus loin, apparaît à un balcon, de dos, la tête d'une femme dont ses cheveux descendent jusqu'au sol à une bonne dizaine de mètres. Des dessins à la craie noire habillent le tout. Ils sont aussi utilisés pour orner, à un autre moment, l'espace autour de deux interprètes. La scénographie devient un élément important. Elle apporte aussi une touche créative graphique qui projette le flamenco dans un espace imaginaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95703341-66851813.jpg?v=1774869561" alt=""Afanador"… Grande précision poétique du ballet flamenco" title=""Afanador"… Grande précision poétique du ballet flamenco" />
     </div>
     <div>
      Marcos Morau réussit à lier le moderne au traditionnel dans la musique, la scénographie, les gestiques et la gestuelle. La Minera et la Seguiriya sont accompagnées par la musique d'Enrique Bermúdez, Jonathan Bermúdez et, à deux reprises, uniquement par le chant de Gabriel de la Tomasa, la guitare d'Enrique Bermúdez et les percussions de Roberto Vozmediano. Un moment, la guitare est arrêtée brusquement par une danseuse, marquant une rupture dans le spectacle, faisant de l'instrument, ainsi que du chant, des éléments non plus aussi axiaux du flamenco.       <br />
              <br />
       Les castagnettes sont aussi présentes dans une chorégraphie composée d'une dizaine d'interprètes en rang aligné qui enchaînent les carretillas en harmonie et de façon synchronisée. Ainsi, l'instrument n'est plus en accompagnement de cette danse, mais au centre de celle-ci.       <br />
              <br />
       Plusieurs approches en rupture du flamenco articulent la représentation, comme cette danseuse qui fait des braceos, gestuelles de bras ondulées le long du corps, en silence sans que des taconeos se fassent entendre, les talons ne tapant pas le sol. Un moment, la danse contemporaine est conviée, où les braceos sont abandonnés pour des troncs qui se glissent sur les planches et où les jambes sont relevées, comme dans ce duo dans lequel tout est affaire de bascule au sol.       <br />
              <br />
       Bref, &quot;Afanador&quot; est d'une grande richesse créative. Le ballet est superbe de poésie et d'originalité, autant dans sa scénographie que dans ses chorégraphies.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Afanador"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95703341-66851855.jpg?v=1774869597" alt=""Afanador"… Grande précision poétique du ballet flamenco" title=""Afanador"… Grande précision poétique du ballet flamenco" />
     </div>
     <div>
      Concept et direction artistique : Marcos Morau.       <br />
       Chorégraphies : Marcos Morau, La Veronal, Lorena Nogal, Shay Partush, Jon López, Miguel Ángel Corbacho.       <br />
       Dramaturgie : Roberto Fratini.       <br />
       Création musicale : Juan Cristóbal Saavedra.       <br />
       Collaboration : MarIá Arnal.       <br />
       Musique (Minera et Seguiriya) : Enrique Bermúdez, Jonathan Bermúdez.       <br />
       Paroles (Temporera, Trilla, Liviana, Bambera et Seguiriya) : Gabriel de la Tomasa.       <br />
       Scénographie : Max Glaenzel.       <br />
       Création lumière : Bernat Jansà.       <br />
       Vidéo : Marc Salicrú.       <br />
       Réalisation des décors : Mambo Decorados et May Servicios para Espectáculos.       <br />
       Costumes : Silvia Delagneau.       <br />
       Conception visuelle et sonore : Marc Salicrú.       <br />
       Perruques : Carmela Cristóbal.       <br />
       Coiffure : JuanjoDex.       <br />
       Chanteur : Gabriel de la Tomasa.       <br />
       Musiciens : Enrique Bermúdez (guitare), Roberto Vozmediano (percussions).       <br />
       Par le Ballet Nacional de España.       <br />
       Durée : 1 h 35.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 27 mars au 2 avril 2026.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h, samedi à 16 h et 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre du Châtelet, 1, place du Châtelet, Paris 1ᵉʳ.       <br />
       Téléphone : 01 40 28 28 40.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.chatelet.com/selection/event/seat?perfId=10229340101178&amp;lang=fr" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.chatelet.com/" target="_blank">&gt;&gt; chatelet.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95703341-66851754.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Afanador-Grande-precision-poetique-du-ballet-flamenco_a4515.html</link>
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   <title>Jérémy Rollando "Zef". Un vent d'ouest, doux et agréable, alliant fougue et délicatesse, souffle sur nos sillons musicaux</title>
   <pubDate>Wed, 14 Jan 2026 06:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le zéphyr souffle dans les voiles… léger, parfois frais, parfois tiède, quelques fois osant des envolées fougueuses… De ses bouffées sonores, il ne cesse d'inspirer l'imaginaire musical du talentueux Jérémy Rollando. Inspirations maritimes et éoliennes, pour des mélodies aériennes qui fleurent bon les influences harmoniques jazz, flamenco, arabes ou latines qui sillonnent l'Azur de l'Atlantique à la Méditerranée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93681702-65433203.jpg?v=1768328892" alt="Jérémy Rollando "Zef". Un vent d'ouest, doux et agréable, alliant fougue et délicatesse, souffle sur nos sillons musicaux" title="Jérémy Rollando "Zef". Un vent d'ouest, doux et agréable, alliant fougue et délicatesse, souffle sur nos sillons musicaux" />
     </div>
     <div>
      Le guitariste de jazz (mais pas que) Jérémy Rollando a révélé &quot;Zef&quot;, son deuxième album, à l'occasion de sa sortie digitale le 9 janvier 2026. Celui sortira en CD le 6 février 2026. La veille, il se produira sur la scène du Café de la Danse (Paris, 11ᵉ) lors d'un concert de lancement exceptionnel. Celui-ci, originaire de la région toulousaine, est tombé dans le chaudron de la musique dès le plus jeune âge… nourri dès l'enfance par un riche héritage musical.       <br />
              <br />
       Ayant pour père le percussionniste Pascal Rollando – maître du cajón péruvien qu'il pratique depuis plus de trente ans –, il grandit au contact d'artistes comme Bernardo Sandoval, Serge Lopez, Renaud Garcia Fons (contrebassiste jazz spécialiste de la contrebasse à cinq cordes) ou Kiko Ruiz (guitariste), figures emblématiques des musiques du monde et du flamenco. Très tôt attiré par la guitare et affirmant rapidement de l'intérêt pour le jazz, le flamenco, la musique classique et les musiques de films, Jérémy va développer un univers personnel, alliant fougue et délicatesse, avec un jeu clair, limpide, précis, recherchant la pureté dans les sonorités harmoniques et proposant toujours des compositions aux couleurs variées, basant son langage sur la curiosité et l'ouverture au monde.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93681702-65433204.jpg?v=1768329426" alt="Jérémy Rollando "Zef". Un vent d'ouest, doux et agréable, alliant fougue et délicatesse, souffle sur nos sillons musicaux" title="Jérémy Rollando "Zef". Un vent d'ouest, doux et agréable, alliant fougue et délicatesse, souffle sur nos sillons musicaux" />
     </div>
     <div>
      Artiste curieux et généreux, il multiplie les collaborations et enregistrements aux côtés d'Agnès Jaoui, Francis Cabrel, Jean-Pierre Mader &amp; Richard Seff, Naima Chemoul, Sylvain Cazalbou Alsina, ou encore au sein du label Baboo Music (Aurélie Cabrel, Esthen Dehut). Il intervient également comme arrangeur et guitariste sur de nombreux projets mêlant chanson, jazz, musiques latines ou traditionnelles.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ce deuxième album marque une étape de maturation artistique, mais aussi un véritable projet de structuration professionnelle. Il s'inscrit dans la continuité de mon travail avec mon équipage – Pascal Rollando, Jean-Luc Amestoy, Emmanuel Forster –, tout en s'ouvrant à de nouveaux univers, avec la participation de précieux invité(e)s : Bernardo Sandoval, Serge Lopez, Cuarteto Tafi, Pablo Fagundes, Guillaume Lopez, et le quatuor à cordes Les Impromptueuses&quot;,</span> indique Jérémy Rollando.       <br />
              <br />
       Aujourd'hui, avec &quot;Zef&quot;, Jérémy vogue vers le grand large et, porté par le souffle du vent, nous offre onze compositions qui constituent une odyssée instrumentale d'une grande richesse, empreinte de liberté, bénéficiant d'arrangements fouillés et bien détaillés… et d'une réalisation studio pure et lumineuse. Ainsi, dans la lignée d'artistes tels que Renaud Garcia-Fons, Louis Winsberg (guitariste de Sixun) ou Vicente Amigo (référence de la guitare flamenca contemporaine), Jérémy Rollando cultive un jeu de guitare à la fois lyrique et incandescent, où le jazz dialogue avec le flamenco, la musique classique et les musiques du monde.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93681702-65433311.jpg?v=1768329503" alt="Jérémy Rollando "Zef". Un vent d'ouest, doux et agréable, alliant fougue et délicatesse, souffle sur nos sillons musicaux" title="Jérémy Rollando "Zef". Un vent d'ouest, doux et agréable, alliant fougue et délicatesse, souffle sur nos sillons musicaux" />
     </div>
     <div>
      De nombreuses compositions dans cet opus définissent ce jeu particulier et la qualité des arrangements. Dès &quot;Premier souffle&quot;, titre ouvrant l'album, la respiration est prise avec un phrasé d'une grande précision qu'accompagne avec délicatesse l'accordéon de Jean-Luc Amestoy. Instrument qui, haletant, introduit &quot;Ben Armor&quot;, morceau suivant qui porte une forme de fougue &quot;guitaristique&quot; andalouse du fils… et du père aux percussions.       <br />
              <br />
       &quot;Tafi&quot;, troisième de la playlist, offre une complexité généreuse, au carrefour d'instruments méditerranéens (oud et bouzouki) et de vagues vocales aériennes. Le phrasé mélodique du &quot;Désert bleu&quot; nous emporte avec son chaloupé très oriental, avec des percussions qui assurent le groove et un développement pianistique un rien jazzy. Ça tourne, comme plusieurs autres titres, &quot;du feu de dieu&quot; ! À noter l'esprit espiègle (définition encore à inventer concernant le domaine musical !), joyeux, festif de &quot;Tio Sergio&quot;.       <br />
              <br />
       Artiste invité, Serge Lopez, guitariste flamenco virtuose, dans un jeu plein de flamboyance, donne ici tout son sens à cette &quot;hommage. Le son de la guitare est limpide. Cette pureté nous permet d'apprécier tout le spectre sonore, basse, médium et aigu. L'orchestration, très précise, aérée, laisse entendre avec une grande netteté chaque instrument.       <br />
              <br />
       C'est à un véritable voyage musical que nous convie Jérémy Rollando, avec plein d'étapes qui nourrissent notre curiosité et notre appétit musical. La réalisation est vraiment remarquable et ravit nos oreilles par la clarté et la pureté des enregistrements. L'espace est habité par tous les instruments et, pour ceux qui possèdent encore un équipement Hifi avec des enceintes dignes de ce nom, le plaisir est absolu et on ne se lasse pas de le renouveler.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93681702-65433360.jpg?v=1768330173" alt="Jérémy Rollando "Zef". Un vent d'ouest, doux et agréable, alliant fougue et délicatesse, souffle sur nos sillons musicaux" title="Jérémy Rollando "Zef". Un vent d'ouest, doux et agréable, alliant fougue et délicatesse, souffle sur nos sillons musicaux" />
     </div>
     <div>
      <b>● Jérémy Rollando &quot;Zef&quot;.</b>       <br />
       Label : Label Montgolfière.       <br />
       Distribution : InOuïe Distribution.       <br />
       Sortie digitale : 9 janvier 2026.       <br />
       Sortie CD : 6 février 2026       <br />
       Couverture CD : © Jérémy Averbuj.       <br />
              <br />
       Jérémy Rollando : guitares, composition, arrangements, réalisation, direction artistique ;       <br />
       Pascal Rollando : percussions, prises de son, réalisation ;       <br />
       Jean-Luc Amestoy : piano, accordéon ;        <br />
       Emmanuel Forster : contrebasse.       <br />
              <br />
       <b>Invités :</b>       <br />
       Bernardo Sandoval : voix ; Gabriel Sandoval : auteur du texte &quot;La Victoria&quot; ; Serge Lopez : guitares ; Élsa Lopez, Luce Lopez, Victoria : voix sur &quot;Tio Sergio&quot; ; Estelle Besingrand, Camille Antona, Édith Feytel : Trio cordes sur &quot;Tabarly&quot; et &quot;Zef&quot; ; Guillaume Lopez : flûtes et voix sur &quot;Désert Bleu&quot; et &quot;Tabarly&quot; ; Léo (voix), Ludo (bouzouki), Mateito (oud) et Fred du Cuarteto Tafi : tous les quatre sur &quot;Tafi&quot; ; José Montealegre, Victoria, Famille Lopez : voix sur &quot;Premier Souffle&quot; ; Pablo Fagundes : harmonica sur &quot;Dernière Balade ?&quot; ; Chœurs d'ami(e)s sur &quot;L'Amandier&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93681702-65433366.jpg?v=1768330254" alt="Jérémy Rollando "Zef". Un vent d'ouest, doux et agréable, alliant fougue et délicatesse, souffle sur nos sillons musicaux" title="Jérémy Rollando "Zef". Un vent d'ouest, doux et agréable, alliant fougue et délicatesse, souffle sur nos sillons musicaux" />
     </div>
     <div>
      <b>Concert de sortie d'album :</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">5 février 2026 à 19 h 30.</span>       <br />
       Café de la Danse, 5, passage Louis-Philippe, Paris 11ᵉ.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.seetickets.fr/jeremy-rollando-release-party-zef-concert-cafe-de-la-danse-paris-05-fevrier-2026-css5-lecafedeladanse-pg101-ri11431537.html" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.cafedeladanse.com/" target="_blank">&gt;&gt; cafedeladanse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93681702-65433204.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Jeremy-Rollando-Zef-Un-vent-d-ouest-doux-et-agreable-alliant-fougue-et-delicatesse-souffle-sur-nos-sillons-musicaux_a4451.html</link>
  </item>

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   <title>"La Salida" Rubén Molina mêle avec maestria art et politique !</title>
   <pubDate>Wed, 03 Dec 2025 08:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans un mariage artistique mêlant Flamenco et danse contemporaine, le chorégraphe et danseur Rubén Molina donne une couleur autant tragique que profonde à une lutte politique des minorités dans un espace de jeu où le théâtre corporel donne la répartie au 6ᵉ art andalou.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92976970-65062349.jpg?v=1764748694" alt=""La Salida" Rubén Molina mêle avec maestria art et politique !" title=""La Salida" Rubén Molina mêle avec maestria art et politique !" />
     </div>
     <div>
      Lumières sur un rideau aux trois quarts baissé où apparaissent quatre paires de jambes allongées au sol, habillées de leurs robes faisant des taconeos<span style="font-style:italic">(1)</span>, chacune à leur façon, dans des positions différentes accompagnées de vocalisations copulatoires.       <br />
              <br />
       Puis, quand le rideau se lève complètement, la scène est baignée de clairs-obscurs dans lesquels se détachent, côté cour, quatre femmes habillées de robes noires. Les lumières sont tamisées et donnent une atmosphère à la fois romantique et tragique. Côté jardin, assis un peu à l'ombre, le guitariste Marc Lopéz joue de son instrument, avec près de lui un djembé et une autre percussion. Les corps sont figés, la scénographie et les premières gestiques sont très théâtrales avant que les chorégraphies n'investissent les planches.       <br />
              <br />
       Rubén Molina, castagnettes aux mains, avance, du fond de scène, le tronc en avant, les jambes serrées, attaquant ses taconeos, la gestuelle à dessein en tension, proche du tronc et des hanches. Avec les castagnettes, les éventails, les palmas<span style="font-style:italic">(2)</span> et le braceo<span style="font-style:italic">(3)</span>, tous les fondamentaux traditionnels du Flamenco sont réunis et le chorégraphe danseur cordouan les marie avec le théâtre et une musique nourrie de percussions qui sortent du pré carré que l'on retrouve souvent, et avec plaisir !, Avec le cajon introduit dans les années soixante-dix par le légendaire guitariste Paco de Lucia (1947-2014).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92976970-65062350.jpg?v=1764748729" alt=""La Salida" Rubén Molina mêle avec maestria art et politique !" title=""La Salida" Rubén Molina mêle avec maestria art et politique !" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;La Salida&quot;, le contemporain s'immisce avec, par moment, une gestuelle aérienne, ample et des membres supérieurs aux gestes élancés. Le tempo est différent et se marie très bien avec le rythme beaucoup plus cadencé du Flamenco. Cette dichotomie artistique apporte des ruptures entre tableaux et au sein de ceux-ci.       <br />
              <br />
       En plus du 6ᵉ art andalou, la danse contemporaine et le théâtre sont incarnés par Paloma Lopez, Araceli Molina, Lori La Armenia et Caroline Pastor. La chanteuse flamenca Ana Brenes les accompagne scéniquement alors que Rubén Molina et Marc Lopez restent dans une approche artistique uniquement andalouse. Aussi, durant une bonne partie de la représentation, tout en ayant une cohérence et une homogénéité dramaturgiques, une césure scénique se dessine entre ce qui fait théâtre et ce qui fait Flamenco, ce qui fait musique et ce qui fait chant, ce qui est danse de groupe et ce qui est solo au travers d'une démarcation marquée d'un côté par une forme de solitude, et de l'autre, par une configuration grégaire d'être ensemble.       <br />
              <br />
       Toutefois, cette démarcation s'estompe, les tableaux se recentrant au milieu du plateau ensuite, avec le théâtre et le Flamenco se mariant comme dans cette séquence où, bâton à la main, les danseuses remontent côté cour vers côté jardin, comme prêtes à lutter ou se faire entendre alors que la guitare et le chant sont en appui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92976970-65062380.jpg?v=1764748841" alt=""La Salida" Rubén Molina mêle avec maestria art et politique !" title=""La Salida" Rubén Molina mêle avec maestria art et politique !" />
     </div>
     <div>
      La chanteuse Ana Brenes, à la tessiture grave et profonde, donne un cachet tragique au spectacle. Appuyée par la guitare de Marc Lopéz, son timbre incarne la voix d'un combat collectif, représentée par les danseuses sous une forme dramaturgique dans laquelle les gestuelles et les gestiques flamencas et contemporaines alternent. Un visage à la Janus se dessine par le biais de celles-ci, avec, pour les premières, une incarnation des minorités dites invisibilisées et pour les secondes, celle d'une actualité toujours présente de leurs luttes.       <br />
              <br />
       Le spectacle, porté par une très belle scénographie, joue sur les aspects autant traditionnels que modernes du 6ᵉ art avec des interprètes utilisant des expressions autant corporelles que faciales pour exprimer une revendication universelle, celle de faire valoir ses droits.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Claquement des talons au sol de façon rythmée.       <br />
       (2) Battement des mains pour donner le rythme.       <br />
       (3) Mouvements gracieux des mains et des bras.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Salida"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92976970-65063161.jpg?v=1764752998" alt=""La Salida" Rubén Molina mêle avec maestria art et politique !" title=""La Salida" Rubén Molina mêle avec maestria art et politique !" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie, idée originale : Rubén Molina.       <br />
       Mise en scène : Rubén Molina.       <br />
       Musique live : Marc Lopéz.       <br />
       Création Sonore : Christine Diger.       <br />
       Lumières : James Angot.       <br />
       Son : Octave Train.       <br />
       Costumes : Maria Molina.       <br />
       Création florale : Celine Argente.       <br />
       Assistante répétitrice : Araceli Molina.       <br />
       Danseuses et danseurs, musiciennes et musiciens à la création : Rubén Molina, Paloma Lopéz, Caroline Pastor, Araceli Molina, Lori la Armenia, Marc Lopéz et Ana Brenes.       <br />
       Production : Compagnie La Nueva.       <br />
       Avec le soutien de la Consejeria de Cultura de la Embajada de España en Paris, du CND, Centre national de la danse.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       La représentation a eu lieu le 25 novembre 2025 à la Scala Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/92976970-65062349.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Salida-Ruben-Molina-mele-avec-maestria-art-et-politique-_a4418.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Carnación" Création haute en couleur changeant de fond en comble le récit du flamenco… audacieux et renversant !</title>
   <pubDate>Tue, 10 Jun 2025 17:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Avec "Carnación", la chorégraphe et danseuse Rocío Molina prend l'audace de revisiter le flamenco en le mariant avec du théâtre et des chants lyriques. Avec Juan Kruz Díaz de Garaio Esnaola, elle propose une mise en scène où le chant et la guitare de Niño de Elche alternent avec la musique électronique, les corps nus, loin des robes flamencas.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89188145-63101673.jpg?v=1749568776" alt=""Carnación" Création haute en couleur changeant de fond en comble le récit du flamenco… audacieux et renversant !" title=""Carnación" Création haute en couleur changeant de fond en comble le récit du flamenco… audacieux et renversant !" />
     </div>
     <div>
      Un silence habille le plateau quand Rocío Molina entre. En arrière-scène, côté jardin, est situé un piano. Côté cour, à la même latitude, il y a un grand fauteuil en rotin tressé et tout du long, en latéral, des bancs de bois debout sont tenus en équilibre les uns sur les autres. Au centre, une chaise de bois où, dans une série d'équilibres et de déséquilibres, Rocío Molina tombe à la renverse à chaque fois qu'elle grimpe dessus. Ni tempo, ni palma, ni taconeo ne sont présents au début. C'est théâtral et le reste durant le premier tiers du spectacle.       <br />
               <br />
       Cette longue scène théâtrale corporelle est baignée par de belles lumières. Ce silence est comme la nuée avant l'orage, le spectacle étant sur plusieurs rythmes et gagnant en intensité. Les corps sont montrés autant dans leur nudité que dans leur expressivité avant même que le premier taconeo ne se fasse entendre. Entre nos deux protagonistes, incarnés par Rocío Molina et Niño de Elche, tout est sous tension, avec en point d'orgue des gifles qu'ils s'assènent un moment à tour de rôle. Cette relation de domination s'exprime jusqu'à un bâillonnement corporel via une corde.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89188145-63101701.jpg?v=1749568861" alt=""Carnación" Création haute en couleur changeant de fond en comble le récit du flamenco… audacieux et renversant !" title=""Carnación" Création haute en couleur changeant de fond en comble le récit du flamenco… audacieux et renversant !" />
     </div>
     <div>
      Durant toute la représentation, nous basculons sur plusieurs tempos avec des tableaux très différents les uns des autres, le tout construit dans une même scénographie. Cela démarre par du théâtre uniquement corporel comme vu précédemment, ponctué par différentes plages de flamenco, autant chantées, jouées que dansées, où s'enchaînent de très beaux solos de taconeos de Rocío Molina et finit par une danse cadencée de façon robotique avec un pied droit qui avance doucement suivi du pied gauche de façon nonchalante, les troncs légèrement tombants comme vidés de leur force par le chœur de Paris.       <br />
              <br />
       Le tout s'enchaîne dans une musique rythmée et électronique. Ainsi, nous sommes dans un cocktail réussi de différentes composantes artistiques que rien, dans le rythme, dans le timbre et la gestuelle, ne relie, sauf la mise en scène de Rocío Molina et Juan Kruz Díaz de Garaio Esnaola. Et cette audace bouscule tous les codes du flamenco, autant dans la représentation des corps, de la musique, des chants que des costumes.       <br />
               <br />
       Le chanteur et guitariste Niño de Elche et la danseuse Rocío Molina frôlent l'érotisme parfois. Ce qui se joue est ce rapport à l'autre et non à soi dans une relation de domination et de désir. Leurs corps sont, un moment, lacérés, à tour de rôle, par une corde, les seins pendants pour la danseuse. La scène érotique est celle où le chanteur lui mord sa queue de cheval tout en remontant, tous les deux, nus le plateau à quatre pattes. La robe flamenca traditionnelle est absente, remplacée un moment par un sous-vêtement qui descend jusqu'à la taille de la danseuse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89188145-63101711.jpg?v=1749568887" alt=""Carnación" Création haute en couleur changeant de fond en comble le récit du flamenco… audacieux et renversant !" title=""Carnación" Création haute en couleur changeant de fond en comble le récit du flamenco… audacieux et renversant !" />
     </div>
     <div>
      Les tableaux sont très physiques. Le violon de Maureen Choi habille d'une très belle sonorité la représentation. Elle intervient à deux, trois reprises avec des solos qui créent des ruptures de jeu en apportant de l'élan et beaucoup d'émotion. Un très beau mariage s'effectue entre les chants flamencos de Niño de Elche et lyriques d'Olalla Alemán où leurs deux voix se chevauchent. Olalla Alemán accompagne souvent les différentes scènes théâtrales quand Niño de Elche intervient vocalement par à coup en changeant son timbre pour finir le spectacle sur une musique électronique.       <br />
              <br />
       Des puristes auront sans doute leurs raisons pour marquer leur désapprobation, la création bousculant les repères de ce 6e art. Avec Juan Kruz Díaz de Garaio Esnaola, Rocío Molina crée un spectacle haut en couleur qui change avec audace de fond en comble le récit du flamenco, apportant ainsi une touche autre qui lui permet de se régénérer avec d'autres couleurs.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Carnación"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89188145-63101713.jpg?v=1749568910" alt=""Carnación" Création haute en couleur changeant de fond en comble le récit du flamenco… audacieux et renversant !" title=""Carnación" Création haute en couleur changeant de fond en comble le récit du flamenco… audacieux et renversant !" />
     </div>
     <div>
      Idée, chorégraphie et danse : Rocío Molina.       <br />
       Chant : Niño de Elche.       <br />
       Mise en scène : Rocío Molina et Juan Kruz Díaz de Garaio Esnaola.       <br />
       Chef de choeur : Christophe Grapperon, Pierre-Louis De Laporte.       <br />
       Piano, musique electronique, programmation, composition musicale Cumbia et Exhorcismo : Pepe Benítez.       <br />
       Musiciens : Maureen Choi (violon), Amaryllis Jarczyk (violoncelle).       <br />
       Chant : Olalla Alemán (soprano), Hans-Ljuben Richard (alto).       <br />
       Chorale au cours de la création : ProyectoeLe.       <br />
       Direction musicale : Niño de Elche, en collaboration avec Rocío Molina et Juan Kruz Díaz de Garaio Esnaola.       <br />
       Élaboration, accompagnement, coordination artistique, design graphique : Julia Valencia.       <br />
       Création costumes : Leandro Cano.       <br />
       Scénographie : Juan Kruz Díaz de Garaio Esnaola.       <br />
       Lumière : Carlos Marquerie.       <br />
       Création costumes : Leandro Cano.       <br />
       Scénographie : Juan Kruz Díaz de Garaio Esnaola.       <br />
       Direction musicale du Choeur : Carlos Cansino.       <br />
       Création sonore : Javier Álvarez.       <br />
       Textes : Enrique Fuenteblanca.       <br />
       Production : Danza Molina en collaboration avec Junta de Andalucía.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 4 au 7 juin 2025 à 20 h,</b>       <br />
       à la Grande Halle de La Villette, Paris 19e.       <br />
       Avec Chaillot - Théâtre national de la Danse et la Philharmonie de Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89188145-63101673.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Carnacion-Creation-haute-en-couleur-changeant-de-fond-en-comble-le-recit-du-flamenco-audacieux-et-renversant-_a4248.html</link>
  </item>

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   <title>•Off 2024• "Momentos" Créativité à l'honneur avec des chorégraphies où s'exprime parfois une poésie intime et universelle</title>
   <pubDate>Mon, 27 May 2024 07:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le Flamenco est une force brute et pure qui nous touche en plein cœur, car il est l'art dans lequel le chant, la musique et la danse se questionnent, se répondent et se mêlent dans une totale intimité. Pour l'essentiel, le répertoire du flamenco a été codifié au cours du dernier tiers du XIXe siècle et du premier tiers du XXe. De cette époque, la guitare est son instrument emblématique, à la fois pour l'accompagnement du chant, de la danse et pour le concert soliste. Depuis, son évolution a été marquée par quelques grandes tendances esthétiques.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80501942-58099018.jpg?v=1716576773" alt="•Off 2024• "Momentos" Créativité à l'honneur avec des chorégraphies où s'exprime parfois une poésie intime et universelle" title="•Off 2024• "Momentos" Créativité à l'honneur avec des chorégraphies où s'exprime parfois une poésie intime et universelle" />
     </div>
     <div>
      La musique et la danse flamencas sont basées sur des &quot;palos&quot; (formes) prescrivant pour chacune un mode et un cycle métrique avec accents ou &quot;compas&quot; (accents obligés) spécifiques. Une mécanique de précision qui convoque malgré tout une dimension artistique forte et étourdissante.       <br />
              <br />
       Sur scène, une danseuse, deux danseurs, trois musiciens et un chanteur-musicien envoûtant le public dès les premiers instants du spectacle. Que vous soyez novice ou aficionado du flamenco, vous vous laisserez embarquer dès les premiers instants du spectacle et impossible de ressortir déçu de cette éblouissante prestation flamenca de Valérie Ortiz.       <br />
              <br />
       Certes, le flamenco est sensiblement ancré dans la culture espagnole et d'aucuns diront que ce dernier ne les interpelle pas, qu'ils n'en perçoivent pas les codes, n'en mesurent aucunement les mouvements dansés à leur juste valeur. Ça peut être exigeant, en effet, de suivre &quot;à la lettre&quot; une prestation flamenca, comme le jazz aussi, par exemple, et ça demande une certaine phase d'initiation. Ceci n'est pas faux. Difficile d'entendre cette possible réticence, néanmoins… le flamenco revêt une portée universelle réunissant à lui seul un large éventail de situations allant de la tristesse à la joie, en passant par l'amour ou la souffrance. Alors, comment y rester indifférent ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80501942-58099020.jpg?v=1716576795" alt="•Off 2024• "Momentos" Créativité à l'honneur avec des chorégraphies où s'exprime parfois une poésie intime et universelle" title="•Off 2024• "Momentos" Créativité à l'honneur avec des chorégraphies où s'exprime parfois une poésie intime et universelle" />
     </div>
     <div>
      Mais, dans ce remarquable spectacle, là où se situe l'originalité, c'est que Valérie Ortiz, la chorégraphe, a souhaité apporter au genre un autre regard, une palette plus large et moins stéréotypée que celle à laquelle nous sommes habitués(es).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Je n'ai pas voulu nommer mon spectacle &quot;spectacle de flamenco&quot; pour être honnête dans ma démarche, mais j'ai opté pour &quot;création flamenca contemporaine&quot;, parce que j'ai essayé d'y mettre tout ce que j'aime, notamment mes goûts musicaux qui sont un peu plus larges que ce seul univers. J'ai notamment eu envie d'y introduire un accordéon qui sonne comme un orgue par moments, avec un arrière-goût de &quot;l'Ave Maria&quot; de Caccini ou de Piazzola, ou encore du Pays basque où j'ai mes origines&quot;,</span> précise Valérie Ortiz.       <br />
              <br />
       Et il est vrai que &quot;Momentos&quot; s'inscrit dans un univers esthétique différent, éloigné et proche à la fois du flamenco traditionnel qui permet au public de voyager dans des univers et des moments différents. Le choix des costumes, l'absence des volants et autres codes liés à la tradition y participent largement. Dans une succession de douze tableaux richement agencés et diversifiés, la représentation se déroule tout en émotion et fluidité.       <br />
              <br />
       La pratique de la danse, que nous connaissons particulièrement pour l'enseigner depuis de nombreuses années, nous permet de reconnaître, dans la chorégraphie et la gestuelle de Valérie Ortiz, Felipe Calvarro et Carlos Escudero, une plastique virevoltante sans faille, une harmonie et une précision incomparables. Leurs mains forment des volutes qui ne sont pas sans nous rappeler, par moments, les gestes chorégraphiques du Bharatanatyam indien, les &quot;palos&quot; magistralement associés aux &quot;compas&quot; confèrent à l'ensemble de la représentation un véritable moment de poésie à la fois intime, universel, et finement agencé.       <br />
              <br />
       Les claquements des seules mains, au début du spectacle, auxquels vont suivre les zapateos – claquettes des talons ou des pointes des chaussures –, associés aux jeux de lumières particulièrement inventifs de Matthieu Durbec, puis l'arrivée tout en douceur du chant envoûtant, emportent littéralement le public.       <br />
              <br />
       Le tableau associant le chant de Jésus Carceller à la guitare de Paul Buttin et aux harmonies des percussions nouvelles d'Alexis Sebileau est une bulle artistique et musicale intense, comme suspendue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80501942-58099026.jpg?v=1716576843" alt="•Off 2024• "Momentos" Créativité à l'honneur avec des chorégraphies où s'exprime parfois une poésie intime et universelle" title="•Off 2024• "Momentos" Créativité à l'honneur avec des chorégraphies où s'exprime parfois une poésie intime et universelle" />
     </div>
     <div>
      Il en va de même, bien entendu, de la chorégraphie duo avec castagnettes sur un extrait de &quot;Zarzuela&quot; qu'on aimerait ne jamais voir s'arrêter ! Chorégraphie créée par Antonio Najarro, directeur du Ballet national d'Espagne.       <br />
              <br />
       La créativité de Valérie Ortriz est à l'honneur dans &quot;Momentos&quot;, accordant à la scénographie une place importante, ce qui n'est pas sans rajouter une dimension supplémentaire à ce merveilleux moment.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Momentos"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80501942-58099027.jpg?v=1716576821" alt="•Off 2024• "Momentos" Créativité à l'honneur avec des chorégraphies où s'exprime parfois une poésie intime et universelle" title="•Off 2024• "Momentos" Créativité à l'honneur avec des chorégraphies où s'exprime parfois une poésie intime et universelle" />
     </div>
     <div>
      Création flamenca (musique et danse) de Valérie Ortiz.       <br />
       Chorégraphie et mise en scène : Valérie Ortiz.       <br />
       Collaboration artistique : Caroline Buvat-Montes.       <br />
       Danse : Felipe Calvarro, Carlos Escudero et Valérie Ortiz.       <br />
       Chant et guitare : Jésus Carceller.       <br />
       Percussion : Alexis Sebileau.       <br />
       Accordéon : Jérémy Naud.       <br />
       Régie lumière : Allan Duminil.       <br />
       Technicien son : Elias Lacassin.       <br />
       Production Fe Flamenca.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 19 h 15. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre du Girasole, 24 bis, rue Guillaume Puy, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 82 74 42.       <br />
       <a class="link" href="https://theatredugirasole.fr/momentos/" target="_blank">&gt;&gt; theatredugirasole.fr</a>
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