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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"La flûte enchantée", opéra et film muet en chantant</title>
   <pubDate>Sat, 11 Nov 2017 14:42:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Première française à l'Opéra Comique de "La Flûte enchantée" dans la production de Barrie Kosky et du Collectif 1927, créée à la Komische Oper. L'ultime chef-d'œuvre de Mozart, revisité à la mode du cinématographe farceur et poétique d'un Méliès ou d'un Tim Burton et du cabaret expressionniste berlinois, redonne à sa façon iconoclaste les natives couleurs du grand spectacle populaire créé en 1791.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18148937-22421388.jpg?v=1510408000" alt=""La flûte enchantée", opéra et film muet en chantant" title=""La flûte enchantée", opéra et film muet en chantant" />
     </div>
     <div>
      Tout a déjà été écrit sur le dernier opéra de Mozart composé sur un livret d'Emmanuel Schikaneder, acteur et chanteur à la tête d'une troupe (le Papageno de la création en septembre 1791 à Vienne) et compagnon de la même loge maçonnique : son mélange virtuose de registres seria et buffa avec ses couples frappés au coin du grotesque et du sublime. Une bigarrure génialement mariée dans l'écriture musicale d'un compositeur exceptionnel (à qui il reste deux mois à vivre).       <br />
              <br />
       Son livret a également fait couler beaucoup d'encre, avec son intrigue problématique due à sa réécriture en urgence - pour se démarquer d'un concurrent qui venait de créer une œuvre au sujet identique. Les personnages apparemment positifs du premier acte (La Reine de la Nuit et ses Dames) devenant les méchants du second. Et vice-versa, avec un Grand Prêtre égyptien, Sarastro, plutôt inquiétant de prime abord. Mal servi par un fourbe licencieux (Monostatos), il fait subir aux héros Tamino et Pamina une initiation plutôt cruelle, inspirée lointainement des rites de la franc-maçonnerie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18148937-22421403.jpg?v=1510408038" alt=""La flûte enchantée", opéra et film muet en chantant" title=""La flûte enchantée", opéra et film muet en chantant" />
     </div>
     <div>
      Une œuvre en tout cas de son temps, celui du Siècle des Lumières, avec son idéal de société fraternelle où l'amour triomphe, et ses préceptes rousseauistes d'une Nature forcément bonne attelée à la Raison. Mais &quot;La Flûte enchantée&quot; est aussi conçu, dès sa création, comme un grand spectacle populaire destiné avant tout à divertir. C'est un triomphe en 1791, jamais démenti depuis, avec ses arias devenus de véritables hits partout repris. C'est l'origine de ce plaisir simple et jouissif qu'on retrouve dans cette production originale et poétique créée à Berlin en 2012. Comment faire du neuf avec un opéra aussi célèbre et dont les multiples exégèses scéniques sont dans toutes les mémoires ?       <br />
              <br />
       Barrie Kosky, metteur en scène et directeur du Komische Oper, a trouvé, en faisant appel au Collectif 1927 qui mêle théâtre et vidéo, références au cinéma des années vingt, à l'univers de la bande dessinée, aux arts plastiques et au music-hall. Le résultat est frais comme le verre de vin rose que boit Papageno au deuxième acte, entraînant la vision d'une cohorte de petits éléphants roses volants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18148937-22421407.jpg?v=1510408071" alt=""La flûte enchantée", opéra et film muet en chantant" title=""La flûte enchantée", opéra et film muet en chantant" />
     </div>
     <div>
      Tamino et Papageno sont des jumeaux du personnage burlesque de Buster Keaton. Pamina ressemble comme deux gouttes d'eau à l'actrice Louise Brooks, alors que le méchant Monostatos est un nouveau Nosferatu. Le prêtre Sarastro emprunte tout aux mages et hommes de sciences des romans de Jules Verne (on songe au &quot;Château des Carpathes&quot;) et la Reine de la Nuit terrifie en araignée géante. Nulle place dans cette production, on l'aura compris, à l'interprétation maçonnique de l'opéra.       <br />
              <br />
       Et le charme opère dans cette lanterne magique qui nous est proposée - dès qu'on s'habitue au mur blanc qui occupe tout l'espace, faisant écran pour la vidéo. Les chanteurs surviennent de trappes qui s'ouvrent dans ce mur. Ce qui les oblige souvent à l'immobilité alors même qu'ils s'insèrent (mimant la course par exemple) dans de petites séquences inventives et colorées à la Méliès, illustrant drôlement les péripéties de l'intrigue. Parfois ils traversent la scène, toujours poursuivis par les images.        <br />
              <br />
       Raccourci d'un bon vingt minutes (avec des airs rabotés et des récitatifs remplacés par des cartons du type de ceux du cinéma muet), l'opéra file son train sans temps mort, comme rajeuni. La musique d'un piano-forte lie les scènes avec des extraits de deux &quot;Fantaisies&quot; de Mozart (les n° 3 et 4), à la façon d'un piano de bastringue. On se croirait à Berlin dans les Années Folles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18148937-22421415.jpg?v=1510408110" alt=""La flûte enchantée", opéra et film muet en chantant" title=""La flûte enchantée", opéra et film muet en chantant" />
     </div>
     <div>
      Il ne faut pas pour autant attendre l'interprétation du siècle. On a entendu mieux, évidemment. D'autant plus que le jeune chef Kevin John Edusei a des partis-pris sur la partition, qui laissent pantois (avec par exemple une ouverture jouée à cent à l'heure, comme si l'orchestre avait un dernier métro à prendre). Mais la sublime musique de Mozart vient à bout de tout, c'est connu, même des interprètes les plus fâchés avec elle. Humour et émotion sont donc bien là.        <br />
              <br />
       On notera aussi la très bonne tenue de la plupart des (jeunes) chanteurs de cette production* des plus insolentes ; s'apprécient sans aucune restriction la Pamina alerte et charmante de Kim-Lillian Strebel, le Papageno lunaire de Richard Sveda et la superbe basse Andreas Bauer dans le rôle de Sarastro.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*La production propose en alternance deux distributions des rôles.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18148937-22421419.jpg?v=1510408157" alt=""La flûte enchantée", opéra et film muet en chantant" title=""La flûte enchantée", opéra et film muet en chantant" />
     </div>
     <div>
      <b>Opéra Comique.</b>       <br />
       1 Place Boïeldieu 75002 Paris.       <br />
       Tél. : 0825 01 01 23.       <br />
       <a class="link" href="https://www.opera-comique.com/" target="_blank">&gt;&gt; opera-comique.com</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Die Zauberflöte&quot; (1791).</b>       <br />
       Singspiel en deux actes.        <br />
       Musique de Wolfgang Amadeus Mozart sur un livret d'Emmanuel Schikaneder.       <br />
       En langue allemande surtitrée en français.       <br />
       Durée : 2 h 40 avec un entracte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18148937-22421504.jpg?v=1510408707" alt=""La flûte enchantée", opéra et film muet en chantant" title=""La flûte enchantée", opéra et film muet en chantant" />
     </div>
     <div>
      Kevin John Edusei, direction musicale.       <br />
       Suzanne Andrade, Barrie Kosky, mise en scène.       <br />
       Paul Barritt, animation.       <br />
       Collectif 1927 (S. Andrade, P. Barritt), Barrie Kosky, conception.       <br />
       Esther Bialas, décors et costumes.       <br />
       Ulrich Lenz, dramaturgie.       <br />
       Diego Leetz, lumières.       <br />
              <br />
       Kim-Lillian Strebel, Pamina.       <br />
       Adrian Strooper, Tamino.       <br />
       Olga Pudova, la Reine de la Nuit.       <br />
       Andreas Bauer, Sarastro, L'Orateur.       <br />
       Richard Sveda, Papageno.       <br />
       Martha Eason, Papagena.       <br />
       Johannes Dunz, Monostatos.       <br />
       Tölzer Knabenchor, Trois Garçons.       <br />
       Arnold Schönberg Chor.       <br />
       Orchestre du Komische Oper Berlin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18148937-22421517.jpg?v=1510408772" alt=""La flûte enchantée", opéra et film muet en chantant" title=""La flûte enchantée", opéra et film muet en chantant" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-flute-enchantee--opera-et-film-muet-en-chantant_a1972.html</link>
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   <title>Une Flûte Enchantée revisitée dans une version opéra-théâtre dynamique et pleine de surprises</title>
   <pubDate>Thu, 05 Jun 2014 16:45:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Philippe Delhumeau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Si Mozart avait pu glisser deux mots à l’oreille de Jean-Philippe Daguerre : "Wie Ihre Zauberflöte schön ist! (Comme elle est belle votre Flûte Enchantée)", lui aurait-il dit après avoir assisté à l’une des représentations du spectacle éponyme.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6699696-10240029.jpg?v=1401980504" alt="Une Flûte Enchantée revisitée dans une version opéra-théâtre dynamique et pleine de surprises" title="Une Flûte Enchantée revisitée dans une version opéra-théâtre dynamique et pleine de surprises" />
     </div>
     <div>
      Les mises en scène de Jean-Philippe Daguerre, une invitation à traverser les époques de Molière, d’Edmond Rostand... et Mozart de s’inscrire en lettres capitales à cette liste avec sa célèbre &quot;Flûte Enchantée&quot;.       <br />
              <br />
       Cette version traduite en opéra-théâtre conserve scrupuleusement l’écriture initiale du livret, l'œuvre musicale est répliquée en français pour le théâtre et chantée en allemand pour l’opéra.       <br />
              <br />
       Il naît dans ce spectacle le désir de se mêler aux artistes pour participer à l’aventure du prince Tamino et un frisson parcourt l’esprit dans le deuxième acte. Sarastro a enlevé Pamina, la fille de la reine de la nuit. Le prince Tamino et Papagueno l’oiseleur vont atteindre le royaume de Sarastro pour délivrer Pamina. S’ils réussissent les épreuves imposées, ils scelleront le cœur de leur destin, l’un avec Pamina et l’autre avec Papaguena.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6699696-10240030.jpg?v=1401980597" alt="Une Flûte Enchantée revisitée dans une version opéra-théâtre dynamique et pleine de surprises" title="Une Flûte Enchantée revisitée dans une version opéra-théâtre dynamique et pleine de surprises" />
     </div>
     <div>
      Le Théâtre des Variétés, un lieu idyllique pour découvrir cette nouvelle réalisation de Jean-Philippe Daguerre et se laisser aller en écoutant les chanteurs lyriques. Le plaisir s’installe au fur et à mesure de l’avancée de la représentation. La scénographie révèle une nouvelle fois l’imagination du metteur en scène. Qui connait son travail peut s’attendre à l’inattendu.       <br />
       Jean-Philippe Daguerre possède une dynamique d’inventivité, laquelle génère un ricochet de surprises. La scène vit et vibre, l’intensité du spectacle en témoigne, la synergie des artistes lyriques et musiciens existe grâce à la naissance d’une passion et d’un fantasme, l’œuvre de Mozart traduite en une aventure humaine.       <br />
              <br />
       La Flûte Enchantée a toutes les apparences d’une baguette magique qui repousse les limites du temps. Le merveilleux adhère avec la dimension artistique, les costume signés Corinne Rossi apportent de l’ampleur aux personnages. Ces costumes, de fil en aiguille du grand art et, sur la scène du Théâtre des Variétés, s'improvise un défilé de robes et autres tenues qui siéent à l’esthétique de la mise en scène et à l’élégance des artistes. La composition musicale, une anthologie d’instruments à bois et à vent qui libèrent des promesses et emportent les mystères à coup de souffle et d’archet.       <br />
              <br />
       Les chanteurs lyriques excellent dans le répertoire d’opéra et se montrent brillants dans le registre théâtral. Un coup de plume à Papagueno, un fantastique oiseleur, une présence de tous les instants remarquée et exceptionnelle d’à-propos et d’audace. Les chorégraphies de Gilles Nicolas, la symbiose du baroque et du contemporain.       <br />
       &quot;La Flûte Enchantée&quot;... Merci Mozart et félicitations à Jean-Philippe Daguerre et à l’ensemble des artistes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Flûte Enchantée"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6699696-10240036.jpg?v=1401980704" alt="Une Flûte Enchantée revisitée dans une version opéra-théâtre dynamique et pleine de surprises" title="Une Flûte Enchantée revisitée dans une version opéra-théâtre dynamique et pleine de surprises" />
     </div>
     <div>
      D’après l’Opéra-Théâtre de W.A. Mozart (1791).       <br />
       Mise en scène : Jean-Philippe Daguerre.       <br />
       Direction musicale : Petr Ruzicka.       <br />
       Chorégraphie : Gilles Nicolas.       <br />
       Avec : Marion Baglan (en alternance avec Géraldine Casey), Sabine Revault d’Allonnes (en alternance avec Eve Coquart), Jérémy Duffau (en alternance avec Samy Camps), Christophe Gauzeran, Alexandre Bonstein, Cécile Nodié, Stéphane Dauch (en alternance avec Jonathan Pinto Rocha), Charlotte Matzneff (en alternance avec Marie-Jo Buffon), Sylvie Cavé.       <br />
       Musiciens : Marie Friez et Pauline Hauswirth (violon), François Baldassaré et Marie Kuchinsky (alto), Isabelle Dupré et Michaela Hrabankova (hautbois), Medhi El Hammami et Médéric Debaq (basson).       <br />
       Costumes  : Corinne Rossi.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 mai au 12 juillet 2014.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, en matinée les samedis et dimanches à 16 h.       <br />
       Théâtre des Variétés, Paris 2e, 01 42 33 09 92       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-des-varietes.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-des-varietes.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6699696-10240029.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"La Flûte enchantée" à Bastille à l’ombre des Lumières</title>
   <pubDate>Mon, 17 Mar 2014 08:05:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Nouvelle et excellente production à l’Opéra national de Paris du dernier opéra de Wolfgang Amadeus Mozart, "La Flûte enchantée", jusqu’au 15 avril 2014. Mise en scène audacieuse et novatrice, distribution enchanteresse, direction musicale inspirée pour une œuvre testamentaire d’une force énigmatique et musicale irrésistible. Courez-y : Dieu a existé et il s’est appelé Mozart !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6419000-9684436.jpg?v=1395042066" alt=""La Flûte enchantée" à Bastille à l’ombre des Lumières" title=""La Flûte enchantée" à Bastille à l’ombre des Lumières" />
     </div>
     <div>
      Ne me demandez pas de résumer l’argument de cet ultime opéra de Amadeus, c’est coton et d’ailleurs personne n’en a vraiment jamais débrouillé tous les fils. Ce qui permet à des metteurs en scène intelligents - c’est-à-dire qui savent lire un livret et écouter la musique - comme Robert Carsen de nous faire de nouvelles propositions éclairantes (si je puis dire… concernant cette production entièrement hantée par les ombres du sépulcre et qui nous entraîne de forêts en tombeaux).        <br />
              <br />
       Essayons tout de même. Un jeune prince Tamino va subir moultes épreuves pour trouver l’amour et la sagesse, rencontrant sur son chemin un oiseleur burlesque, Papageno - ici un routard des Eaux et Forêts -, Pamina, la fille aimable d’une Reine de la Nuit, future belle-mère (hystérique dudit prince) ressemblant à une veuve type Jackie Kennedy, et un grand prêtre bienveillant nommé Sarastro. Entre autres Égyptiens folkloriques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6419000-9684437.jpg?v=1395042115" alt=""La Flûte enchantée" à Bastille à l’ombre des Lumières" title=""La Flûte enchantée" à Bastille à l’ombre des Lumières" />
     </div>
     <div>
      Vous l’aurez compris, c’est le combat de l’Ombre et de la Lumière, de la superstition contre la raison : Tamino manque dans la première scène de se faire dévorer par un énorme serpent - comprenez &quot;l’Infâme&quot; dénoncé par exemple par Voltaire. Œuvre initiatique inspirée au librettiste Schikaneder, compagnon de loge maçonnique de Wolfgang Amadeus, par un conte oriental de Wieland paru en 1786 (un genre furieusement à la mode au XVIIIe siècle depuis la traduction des &quot;Mille et une Nuits&quot;), c’est un singspiel* populaire et philosophique alliant sérieux et comique, sublime et grotesque.       <br />
              <br />
       Surclassant de loin la version de la Furia del Baus de 2009 en ce même opéra Bastille, commandée par le regretté Gerard Mortier**, la ténébreuse mise en scène de Robert Carsen utilisant les moyens de la vidéo et une scénographie épurée souligne la dimension méditative de l’opéra, créé à Vienne en 1791, deux mois avant la mort de Mozart (à trente-cinq ans). Cette méditation, musicalement riche d’une carrière de composition exceptionnelle synthétisée ici, exhorte à apprivoiser sereinement la mort en revendiquant liberté, égalité, fraternité et les vertus du pardon et de l’amour.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6419000-9684451.jpg?v=1395042156" alt=""La Flûte enchantée" à Bastille à l’ombre des Lumières" title=""La Flûte enchantée" à Bastille à l’ombre des Lumières" />
     </div>
     <div>
      Plus que tout, c’est le pouvoir de la musique qui est célébré, son pouvoir enchanteur de &quot;pharmakon népenthès&quot; sur nos âmes, cet incroyable baume apaisant et joyeux qui nous dispense avec libéralité équilibre et bonheur - et que la direction vif-argent de Philippe Jordan exalte. A-t-on entendu meilleure sonorité de l’orchestre de l’Opéra de Paris se hissant de sa fosse (tombale car elle fait partie du plateau) pour nous sauver tous, chanteurs et public ? La troupe s’asseyant tout autour de lui dans la dernière scène le caresse du regard dans un accord final d’une tendresse irrépressible. Juste hommage.        <br />
              <br />
       Et puis, dominant une très bonne distribution, c’est la révélation du jeune ténor lyrique slovaque Pavol Breslik dans le rôle de Tamino. Parfait musicien, doué d’une voix au timbre solaire et au phrasé idéalement belcantiste, il nous a jeté un véritable charme. Nous voilà enchantés pour toujours.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Le singspiel, un genre inventé en Allemagne au XVIIIe siècle, fait alterner musique et dialogues parlés (en allemand).       <br />
       **Gerard Mortier, génial directeur de l’Opéra de Paris de 2004 à 2009, nous a quittés le week-end dernier. La première de &quot;Tristan et Isolde&quot;, le 8 avril 2014, lui sera dédiée.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6419000-9684508.jpg?v=1395042201" alt=""La Flûte enchantée" à Bastille à l’ombre des Lumières" title=""La Flûte enchantée" à Bastille à l’ombre des Lumières" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Spectacle vu le 14 mars 2014. </span>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Représentations les 17, 20, 22, 25, 29 mars 2014 à 19 h 30.        <br />
       Les 1er, 6, 10, 13, 15 avril 2014 à 19 h 30.</span>       <br />
       Opéra national de Paris, 08 92 89 90 90.       <br />
       Place de la Bastille Paris 12e.       <br />
       <a class="link" href="http://www.operadeparis.fr/" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;La Flûte enchantée&quot; (1791).</b>       <br />
       Singspiel en deux actes.       <br />
       Musique : W. A. Mozart (1756 - 1791).       <br />
       Livret : Emmanuel Schikaneder.       <br />
       En langue allemande surtitrée.       <br />
       Durée : 2 h 45 avec entracte.       <br />
              <br />
       Philippe Jordan, direction musicale.       <br />
       Robert Carsen, mise en scène.       <br />
       Michael Levine, décors.       <br />
       Petra Reinhardt, costumes.        <br />
       Robert Carsen, Peter van Praet, lumières.       <br />
       Martin Eidenberger, vidéo.       <br />
       Ian Burton, dramaturgie.       <br />
       Patrick Marie Aubert, chef de chœur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6419000-9684532.jpg?v=1395042291" alt=""La Flûte enchantée" à Bastille à l’ombre des Lumières" title=""La Flûte enchantée" à Bastille à l’ombre des Lumières" />
     </div>
     <div>
      Pavol Breslik, Tamino.       <br />
       Julia Kleiter, Pamina.       <br />
       Daniel Schmutzhard, Papageno.       <br />
       Regula Mühleman, Papagena.       <br />
       Franz Josef Selig, Sarastro.       <br />
       François Piolino, Monostatos.       <br />
       Sabine Devieilhe, Königin der Nacht.       <br />
              <br />
       Chœur et Orchestre de l’Opéra de Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6419000-9684436.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Flute-enchantee-a-Bastille-a-l-ombre-des-Lumieres_a1084.html</link>
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