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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-17T03:37:11+02:00</dc:date>
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   <title>"Être vivant" Un OVNI créatif d'une grande poésie qui soulève la "Gallus gallus domesticus" à hauteur d'homme et de femme</title>
   <pubDate>Mon, 13 Oct 2025 06:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Au lever du jour, une cabane nomade est arrivée sur le plateau du théâtre, un "château-poulailler" qui ressemble beaucoup au "Château ambulant" de Hayao Miyazaki, cette drôle de maison qui semble s'animer toute seule. La propriétaire, Fourmi la clownesse, y habite avec ses amies-oiseaux de voyage. De vraies poules, avec chacune sa personnalité, et avec lesquelles elle partage beaucoup, beaucoup de choses !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91693973-64392661.jpg?v=1760200843" alt=""Être vivant" Un OVNI créatif d'une grande poésie qui soulève la "Gallus gallus domesticus" à hauteur d'homme et de femme" title=""Être vivant" Un OVNI créatif d'une grande poésie qui soulève la "Gallus gallus domesticus" à hauteur d'homme et de femme" />
     </div>
     <div>
      Ces moments de partages, Fourmi ne sait jamais à quels moments ils vont avoir lieu parce que ses amies-animaux de voyage, c'est du vivant et, à travers lui, l'incessant exercice d'équilibre qui s'y réfère, si sensible, si fragile, mais tellement essentiel.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;On vous donne à manger, vous nous offrez des œufs, et on vous bouffe (…). Vous êtes tout au bas de l'échelle, derrière, il y a encore les palourdes, mais c'est tout (…). On ne sait pas quand vous avez arrêté de voler (…). Oui, vous êtes des animaux préhistoriques, des dinosaures, même si ce sont surtout des plus gros, les dinosaures, pas des petits poulets comme vous (…). Peut-être que vous étiez des dragons et vous avez préféré arrêter de voler pour venir vivre dans nos jardins (…). Pourquoi avez-vous quitté le ciel pour venir vivre avec nous (…) ?&quot;</span>       <br />
              <br />
       C'est dans ce lieu déjà si intemporel et si exceptionnel qu'est le Théâtre de l'Épée de Bois, à la Cartoucherie de Vincennes, que nous avons découvert cette cabane nomade, un certain jour de juin dernier, nichée dans la salle en bois tout aussi exceptionnelle de ce lieu à part, et les mots ci-dessus résonnent encore à nos oreilles, même quatre mois après. En tout cas, nous ne regardons plus les poules de la même manière, même si nous avons toujours accordé une place essentielle à l'animal dans notre quotidien.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91693973-64392663.jpg?v=1760200884" alt=""Être vivant" Un OVNI créatif d'une grande poésie qui soulève la "Gallus gallus domesticus" à hauteur d'homme et de femme" title=""Être vivant" Un OVNI créatif d'une grande poésie qui soulève la "Gallus gallus domesticus" à hauteur d'homme et de femme" />
     </div>
     <div>
      Il en est parfois ainsi, lorsque l'on côtoie le spectacle vivant – de moins en moins souvent, cela dit –, qu'un &quot;quelque chose&quot; d'indéfinissable nous emporte et nous émeut au plus haut point lors de la représentation. Ce fut le cas avec ce spectacle, à mi-chemin entre le théâtre de clown, le cirque, une forme &quot;d'opéra animalier&quot; aux échos virevoltants, ou encore le conte pour enfant. À l'initiative du spectacle &quot;Être Vivant&quot;, il y a Johanna Gallard, pour qui l'idée de travailler avec des poules a été une façon d'interroger la place que l'on donne au Vivant et à l'Animal.       <br />
              <br />
       Clown, artiste de cirque, danseuse sur fil pendant de longues années, mais aussi autrice, Johanna s'est formée dès son plus jeune âge aux Arts du cirque à l'École nationale d'Anne Fratellini et Pierre Étaix. À ses débuts, elle incarne un personnage vivant sur un fil, après avoir participé à plusieurs tournées avec le Cirque Bouglione, et collaboré avec différentes compagnies, en théâtre, cirque et théâtre de rue.       <br />
              <br />
       Depuis 2016, elle partage la scène avec cette équipe de poules et &quot;Être vivant&quot; est le troisième opus qu'elle leur consacre, après &quot;L'Envol de la Fourmi&quot; et &quot;Danse avec les poules&quot;. La poule, devenue oiseau de la terre et non pas un oiseau du ciel, qui passe son temps à creuser, à retourner la terre, en proie à de nombreux dangers, et qui est réputée pour être bête. Et si, comme le mentionne Hugo Clément dans &quot;Comment j'ai arrêté de manger des animaux&quot;, la poule était bien trop mal considérée, ignorée, voire maltraitée !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Les poules éprouvent des émotions comparables à celles des hommes, comme le deuil, la peur, la joie. Elles maîtrisent les bases de l'arithmétique, de la physique ou de la géométrie, dès leur naissance, plus rapidement que les bébés humains. Elles peuvent mémoriser jusqu'à cent visages de leurs congénères, et s'en souvenir même après une longue séparation&quot;.</span>       <br />
              <br />
       &quot;Être vivant&quot; est le résultat de toute cette réflexion longuement mûrie autour de lectures diverses et, surtout, de la collaboration avec un auteur de théâtre, François Cervantès. Désormais, Johanna est descendue de son fil, mais elle tire aujourd'hui sur les ficelles d'une tout autre trajectoire. Une trajectoire en plumes d'une grande poésie et d'une bien belle esthétique.       <br />
              <br />
       Dans ce spectacle d'un savoir-faire remarquable, un enfant de cinq ans saura trouver un divertissement tout particulier, car l'animal en question est quand même peu commun. Les acrobaties de la comédienne avec ses poules chevauchant son dos, alors qu'elle ondule au sol avec délicatesse, il les aura certainement déjà découvertes avec des chats ou des chiens, à la TV ou au cirque. Mais ici, ce sont des poules !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91693973-64392667.jpg?v=1760200919" alt=""Être vivant" Un OVNI créatif d'une grande poésie qui soulève la "Gallus gallus domesticus" à hauteur d'homme et de femme" title=""Être vivant" Un OVNI créatif d'une grande poésie qui soulève la "Gallus gallus domesticus" à hauteur d'homme et de femme" />
     </div>
     <div>
      L'adulte, quant à lui, y retiendra une dimension philosophico-existentielle de la plus belle teneur, loin pourtant du Collège de France ou des cours de philo à l'université. <span style="font-style:italic">&quot;Avant de vous connaître, j'allais tout droit, j'étais sur un fil. Une poule, est-ce que ça peut être amie avec une autre poule ? Est-ce que ça ressent des sentiments ?&quot;</span>       <br />
              <br />
       Ce spectacle de courte durée, que nous aurions aimé voir se prolonger, est une ode à la Nature, un hommage à la Vie, un questionnement sur la hiérarchie homme-animal, un fragment de l'histoire de l'Humanité, un souffle de beauté pure, à l'image du geste délicat avec lequel l'artiste prend les poules dans ses mains pour se les approprier, à moins que ce ne soit ses poules qui s'approprient la femme-artiste.       <br />
              <br />
       C'est aussi, en filigrane, un clin d'œil sur l'impondérable de l'existence, car à chaque instant, cet acte créatif peut basculer hors du prévu en plateau... Dans ce cas, il faut faire &quot;avec&quot; !       <br />
       Ici, Johanna Gallard &quot;sait faire avec&quot;.  Avec Ariane, GrandesPapattes, Juline, Akka, Moon et ses consœurs, auprès desquelles, nous aussi, on aimerait bien rentrer, nous aussi, à la fin du spectacle, dans la cabane, pour voir les choses autrement.       <br />
              <br />
       &quot;Être vivant&quot; de Johanna Gallard, avec la complicité de François Cervantès et de la Compagnie l'Entreprise, de l'Atelier Marieke, d'Yves-Marie Corfa, de Catherine Germain et d'Emmanuel Dariès, est un spectacle exceptionnellement et talentueusement périlleux. Mais c'est beau !       <br />
       Beau comme la vie !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Être vivant"</b></div>
     <div>
      b[Paroles des oiseaux de la terre.       <br />
       Une pièce pour une clowne et dix poules.]       <br />
       Idée originale et jeu : Johanna Gallard.       <br />
       Et l'équipe des poules inspiratrices (en alternance) : Saqui, Ariane, Garlic, Micro, Barbara, Loulou, Jeanne, Juline, Akka, Moon, Chinook, GrandePapattes et Edwige.       <br />
       Aide à la dramaturgie et matériaux d'écriture : François Cervantès (Compagnie l'Entreprise).       <br />
       Collaboration artistique : Catherine Germain et Emmanuelle Dariès.       <br />
       Artiste plasticienne et sculpteur : Terra Rêve Atelier Marieke.       <br />
       Création sonore : Jean-Michel Deliers.       <br />
       Création lumière : Yves-Marie Corfa.       <br />
       Construction décor : Laurent Morel et Éric James.       <br />
       Accessoires et décors : Garland Newman.       <br />
       Par la Compagnie Au Fil du Vent (24).       <br />
       Tout public à partir de 5 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">6 novembre 2025 :</span> Carlux (24).       <br />
       21 et 22 novembre 2025 : Mauriac (15).       <br />
       14 décembre 2025 : Espace Avel Vor, Plougastel-Daoulas (29).       <br />
       17 décembre 2025 : Théâtre le Colombier, Cordes-sur-Ciel (81).       <br />
       24 janvier 2026 : Saint-Laurent-de-la-Salanque (66).       <br />
       4 février 2026 : Festival Malices, Villaines-sous-Malicorne (72).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Etre-vivant-Un-OVNI-creatif-d-une-grande-poesie-qui-souleve-la-Gallus-gallus-domesticus-a-hauteur-d-homme-et-de-femme_a4378.html</link>
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   <title>"Gundog - Chien-Fusil", une plongée originale et intemporelle dans l'univers des petits paysans</title>
   <pubDate>Tue, 21 Jan 2025 15:57:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le sol est recouvert d'une couche de paille et de terre. On aperçoit au lointain le corps d'une brebis allongée, immobile, sans doute morte. De l'autre côté, une sorte d'établi rustique. C'est presque un fait divers qui débute "Gundog". Dans la pénombre relative qui fait deviner le décor, une silhouette brandit un fusil à lunette dans la direction d'un corps tremblant, couché sur lequel se penche une autre silhouette qui l'invective, le questionne et ne le laisse pas répondre. Une scène choc qui met en acte les trois personnages principaux du récit.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85752944-61090833.jpg?v=1737472950" alt=""Gundog - Chien-Fusil", une plongée originale et intemporelle dans l'univers des petits paysans" title=""Gundog - Chien-Fusil", une plongée originale et intemporelle dans l'univers des petits paysans" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes dans une petite ferme, un maigre élevage de brebis tenu par deux jeunes sœurs, Becky et Anna. L'aînée tient le fusil tandis que la cadette submerge l'homme au sol de mots et de cris. Il est l'intrus dans cette maison isolée, l'étranger. Tous trois partagent à ce moment la même peur, le même effroi, c'est cet effroi qui déclenche ainsi cette violence. La peur de l'autre, peur de l'homme et de ses perversions pour les deux résidentes, la peur de mourir pour le vagabond.       <br />
              <br />
       C'est ce qu'il est, Gus, un vagabond, un saisonnier sans domicile, vaguement chapardeur, un crève-la-faim que les deux jeunes femmes finissent par inviter à rester quelques jours, voire plus, s'il veut, la place ne manque pas, le travail non plus, l'argent lui est bien absent. Le texte de Simon Longman, jeune auteur britannique qui a grandi en milieu rural dans les West Midlands, nous plonge dans la rudesse de la vie paysanne grâce à son écriture ciselée, réaliste, sans fioritures. Une sorte de parler franc qui élide quelques sujets, quelques verbes pour que la parole soit la plus directe possible. La plus urgente également pour ces vies qui demandent sans cesse que le travail remplisse toutes les heures, du lever du soleil jusqu'à la nuit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85752944-61090834.jpg?v=1737472971" alt=""Gundog - Chien-Fusil", une plongée originale et intemporelle dans l'univers des petits paysans" title=""Gundog - Chien-Fusil", une plongée originale et intemporelle dans l'univers des petits paysans" />
     </div>
     <div>
      Le temps de la campagne n'est pas celui des cités. La construction de la pièce, avec ses flashbacks, ses enjambements d'années, distord le temps, l'allonge ou le rétrécit, n'en fait parfois qu'une répétition de saison d'une année sur l'autre. La pièce tente de nous faire ressentir cette conception si particulière des heures, des jours, des mois, des ans qui semblent tous se ressembler tant il ne semble rien se passer dans ces campagnes isolées. Les seuls événements qui rythment la vie, ce sont les naissances, les agnelages, les disparitions, les retours, les morts.       <br />
              <br />
       La ferme n'a pas toujours été tenue par les deux sœurs, seules. Elles avaient un frère, un père, une mère, une vraie famille. Et puis la mère est morte, le troupeau a été décimé par une maladie transmissible, le père lui aussi, et le frère est parti. L'histoire de Gundog pourrait se dérouler il y a un siècle, deux siècles. Les personnages, leurs façons de parler même pourraient vivre à cette période. Mais c'est bien de nos jours que se déroule ce récit, comme si le temps toujours avait fixé définitivement les choses, les rôles, la nature dans l'immuable.       <br />
              <br />
       La mise en scène d'Athéna Amara réussit à donner corps à cet immobilisme forcené, cette répétition paralysante des événements, ces paroles, des actes. Avec des moyens simples, jouant sur quelques déplacements de décors et s'appuyant sur l'évolution de la lumière et une bande son qui renforce la présence de la nature, elle parvient à rendre scénique les ellipses temporelles du texte.        <br />
              <br />
       Les deux personnages principaux interprétés par Camille Dordoigne et Charlotte Leonhardt sont d'une justesse attachante. Les deux comédiennes réussissent à incarner deux sœurs très différentes l'une de l'autre, mais que l'on sent complémentaires. Une apparente indissociabilité quasi imperceptible, mais qui rend ce couple de personnages aussi fascinant qu'effrayant.       <br />
              <br />
       Outre le récit épique que &quot;Gundog&quot; raconte, il est aussi une sorte de plaidoyer pour le monde paysan actuel, pour cette jeunesse paysanne que le monde moderne semble abandonner à son sort. La ferme, la nature, la vie d'éleveur finissant par ressembler à une prison, un destin dont il est impossible de sortir, et l'obligation qui pourrait être une condamnation de subir ce temps qui passe et se répète… dans l'attente de quel espoir ?       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Gundog - Chien-Fusil"</b></div>
     <div>
      Auteur : Simon Longman.       <br />
       Traduction :Gisèle Joly.       <br />
       Mise en scène : Athéna Amara.       <br />
       Avec : Aurélien Baré, Antoine Bugault, Camille Dordoigne, Joseph Lemarignier et Charlotte Leonhardt.       <br />
       Création musicale : Simon Averous.       <br />
       Création lumière : Colin Veyne.       <br />
       Scénographie: Shanone David Esteves.       <br />
       Création costume : Éloïse Bloch.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
       À partir de 12 ans       <br />
       Production Compagnie Vol Plané.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 au 22 janvier 2025.</span>       <br />
       Lundi à 14 h 30 et 19 h, mardi et mercredi à 19 h, vendredi à 20 h et samedi à 19 h.       <br />
       Théâtre Joliette, Grande Salle, Marseille 2ᵉ, 04 91 90 74 28.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatrejoliette.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatrejoliette.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       24 janvier 2025 : Théâtre municipal, Vitrolles (13).       <br />
       1ᵉʳ février 2025 : Centre Dramatique des Villages du Haut Vaucluse, Valréas (84).       <br />
       6 février 2025 : Théâtre du Briançonnais, Briançon (05).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85752944-61090833.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Gundog-Chien-Fusil--une-plongee-originale-et-intemporelle-dans-l-univers-des-petits-paysans_a4130.html</link>
  </item>

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   <title>"La Trouée - road-trip rural" Un spectacle d'une rare intensité agencé avec brio et maestria par une comédienne investie</title>
   <pubDate>Wed, 18 Dec 2024 14:16:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Faire son trou, mais où ? Pour les femmes, en zone rurale, rien de simple à ce titre. "La Trouée", seule en scène de la comédienne Cécile Morelle, interroge la place de ces dernières dans cet univers sous forme d'une carte postale tragi-comique des corps de ferme et de culture, là où la Culture est une denrée rare… Ce spectacle, c'est son histoire, à Cécile Morelle, d'origine picarde, et qui cherche encore où se trouve son "chez-soi". Mais c'est l'histoire d'autres femmes aussi qui décident de dialoguer autour de cet univers rural. Dans cet échange se déploient témoignages et souvenirs qui vont constituer une image à la fois sensible et complexe de la ruralité. Pour elles, les femmes…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85027237-60667533.jpg?v=1734529502" alt=""La Trouée - road-trip rural" Un spectacle d'une rare intensité agencé avec brio et maestria par une comédienne investie" title=""La Trouée - road-trip rural" Un spectacle d'une rare intensité agencé avec brio et maestria par une comédienne investie" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Il était une fois une tiot picarde qui voulait travailler dans la &quot;culture&quot; comme sa grand-mère paysanne, mais pas dans un champ de patates, non, plutôt sur un plateau de théâtre. Bottes aux pieds, elle file à la Capitale (…), et de main terreuse, main trayeuse, elle devient main conteuse, main signante, main autrice, main cherchant l'horizon parmi les hautes tours des immeubles citadins.</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(…) Mais, assez vite, les bottes s'usent et les talons hauts des escarpins claquent trop bruyamment sur le bitume parisien ; elles veulent rebrousser chemin, retourner dans le pays de l'enfance, pour faire du théâtre pour ceux d'là-bas, ceux d'chez moi (…).</span>       <br />
              <br />
       Alors la Compagnie Le Compost voit le jour ainsi que le spectacle &quot;La Trouée - Road-Trip rural&quot;.       <br />
       Ces paroles sont celles de Cécile Morelle, comédienne et petite fille d'agricultrice en Picardie qui, de toute évidence, n'a pas supporté le vacarme citadin et lui a préféré les silences de la campagne et, d'une certaine manière, celui des femmes qui y vivent, mais qu'elle trouvera le moyen de faire parler. Toutes ces femmes qui travaillent bien souvent à la ferme dans l'ombre de leurs maris, des &quot;secondes&quot; en fait, des petites mains parallèles, mais toujours là pourtant…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85027237-60667583.jpg?v=1734529563" alt=""La Trouée - road-trip rural" Un spectacle d'une rare intensité agencé avec brio et maestria par une comédienne investie" title=""La Trouée - road-trip rural" Un spectacle d'une rare intensité agencé avec brio et maestria par une comédienne investie" />
     </div>
     <div>
      Le parcours de Cécile Morelle, déjà bien rempli, s'est partagé entre sa participation à &quot;Morbid&quot; de Paravidini en 2010, son statut d'élève comédienne à la Comédie-Française en 2011-2012 où elle côtoie Catherine Hiegel, Jérôme Deschamps, Éric Ruf ou encore Anne Kessler, son assistanat aux côtés de Chloé Duong pour le spectacle &quot;Peau d'âne, la chasse à la Loge&quot;, ou encore une formation de masques en bois auprès d'Étienne Champion et du jeu masqué avec Christophe Patty.       <br />
       Sans omettre son jeu régulier dans plusieurs spectacles, un diplôme de l'École de clown &quot;Le Samovar&quot; à Bagnolet, et un titre de professeure de Théâtre.       <br />
              <br />
       Il va sans dire qu'à un moment, Cécile Morelle a ressenti le besoin de retrouver ses racines paysannes, et, peut-être, de peaufiner différemment son statut de femme, sa sphère féminine, pour découvrir qui elle est véritablement.       <br />
              <br />
       Qui d'entre nous n'a pas cherché à savoir exactement d'où nous venons ? Quelles sont nos racines ? Nos origines ? Celles et ceux qui s'interrogent à ce titre, celles et ceux qui chaussent leurs bottes aussi, ou à l'inverse leurs escarpins ou leurs &quot;Derby&quot;, ou empruntent encore d'autres voies alternatives, tentent toujours de trouver une réponse.       <br />
              <br />
       Parce qu'il s'agit là d'une question essentiellement existentielle. Cécile Morelle fait partie de ces gens-là qui pensent que le rapport à nos racines joue un rôle majeur dans le fondement de notre identité.       <br />
              <br />
       Pour ce faire, elle a sillonné le territoire picard pour récolter une quarantaine de témoignages divers dont, en premier, celui de sa grand-mère, Mado : <span style="font-style:italic">&quot;Je ne suis pas agricultrice. Pour la société, je ne suis rien. Je ne suis même pas considérée comme une mère au foyer. Je suis femme de paysan.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Comme Madeleine, bon nombre de ces femmes étaient dépourvues de statut et étaient juste, en effet, femmes d'agriculteurs ! Qu'en est-il aujourd'hui ? Les choses pour elles ont-elles progressé ?       <br />
       Avant même le début du spectacle – à moins que, bien entendu, ce dernier ne soit commencé… –, munie d'une longue perche micro, la comédienne arpente la salle et interroge certains spectateurs et certaines spectatrices sur leurs origines, leurs souvenirs qui y sont liés, des odeurs, ou encore des sons qui leur restent en mémoire.       <br />
              <br />
       D'emblée, le &quot;naturel&quot; de la comédienne, associé à l'ingénuité de la chose, plonge immédiatement le public dans un propos dont l'authenticité transparaît. Certaines réponses émeuvent ou font sourire. En tout cas, chacun et chacune se sent concerné(e). Ce fut incontestablement notre cas et, à notre tour, des images surgissent et nous émeuvent aussi : celle de la mécanique bruyante de la traite des vaches, du papier à mouches dans la cuisine, de l'odeur du café et du fumier qui, même rentrés à la ville, était toujours présente… La boue sur les chaussures, et puis surtout, la terre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85027237-60667590.jpg?v=1734529621" alt=""La Trouée - road-trip rural" Un spectacle d'une rare intensité agencé avec brio et maestria par une comédienne investie" title=""La Trouée - road-trip rural" Un spectacle d'une rare intensité agencé avec brio et maestria par une comédienne investie" />
     </div>
     <div>
      La terre, présente sur le plateau, sous forme d'une motte imposante, brune et comme sensuelle, dans laquelle la comédienne plonge littéralement son corps, l'embrasse, à sa manière, ou, encore, la jette violemment sur un grand panneau blanc, et en fait surgir des mots simples et puissants à la fois. &quot;Au commencement, il y a les routes, et au bout des routes, il y a les grandes fermes&quot;, Raymond Depardon.       <br />
              <br />
       Puis, dans le reste du spectacle, la comédienne s'empare avec une dextérité remarquable du plateau, sur lequel la scénographie d'Albert Morelle, d'une originalité hyper-réaliste à l'Edgar Hopper, emporte le public. La mise en scène oscille, grâce à des trouvailles exceptionnelles, entre grande poésie et autres moments plus engagés et revendicateurs.       <br />
              <br />
       Mais rien d'ostentatoire dans ce brillant road-trip, l'écueil du tragique eût pourtant été possible. Rien ne relève du registre de la colère affichée, non plus, dans cette carte postale hautement émouvante. Tout est finement évoqué, et apporté à nos oreilles attentives avec intelligence, poésie brillamment interprétée par Cécile Morelle.       <br />
              <br />
       Un très beau moment d'inventivité dramaturgique est à relever particulièrement : celui où, dos au public, la comédienne baisse délicatement son tee-shirt et son body, dans une sorte de mise à nu tangible, et où des vidéos créatives sont projetées à même la plaine charnelle de son dos qu'elle nous offre pudiquement.       <br />
              <br />
       Les multiples talents de la comédienne, pour celles et ceux qui pratiquent, un tant soit peu, l'art de la comédie, relèvent d'une performance, à nos yeux, rarement égalée, comme l'imitation de Pépé ou celle de Natacha Négliani !       <br />
              <br />
       &quot;La Trouée, Road-Trip rural&quot;, c'est une seule en scène, certes, mais c'est du théâtre vrai, charnel et comme organique à certains moments.       <br />
       &quot;Les plaines sont gorgées de plein qu'on ignore !&quot;       <br />
       À la fin du spectacle, debout sur cette motte de terre, à bien y regarder &quot;universelle&quot;, Cécile Morelle se jette corps et âme dans une logorrhée de &quot;paroles-images&quot; dont on se demande si elle s'arrêtera à un moment ! Quelque chose de presque hypnotique émerge d'elle. Un besoin de dire.       <br />
       Elle dit, et nous, nous l'entendons à sa juste valeur. Une réelle performance de comédienne.       <br />
              <br />
       Ce plein de choses à dire sur nos racines, nous l'avons toutes et tous en nous. Il y a celles et ceux qui ont le talent de pouvoir les partager… Qui ont appris à le faire. Pour les autres, conservez-les en vous, brossez-les dans le sens de leurs poils, parce que ce sont elles qui nous font tenir debout, et garder la tête haute.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Trouée - road-trip rural"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85027237-60667594.jpg?v=1734529686" alt=""La Trouée - road-trip rural" Un spectacle d'une rare intensité agencé avec brio et maestria par une comédienne investie" title=""La Trouée - road-trip rural" Un spectacle d'une rare intensité agencé avec brio et maestria par une comédienne investie" />
     </div>
     <div>
      Texte : Cécile Morelle.       <br />
       Mise en scène : Cécile Morelle.        <br />
       Avec : Cécile Morelle.       <br />
       Collaboration dramaturgique et technique de collectage : Anne Marcel et Fred Billy.       <br />
       Regard dramaturgique : Marie Vayssière, Chloé Duong, Zelda Bourquin et Anne-Christine Tinel.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Chloé Duong et Édouard Peurichard.       <br />
       Collaboration chorégraphique : Édouard Peurichard, Valérie Oberleithner et Marie- Pierre Pirson.       <br />
       Création vidéo animée : Édouard Peurichard.       <br />
       Création photographique : Lucile Corbeille.       <br />
       Illustration : Philippine Brenac.       <br />
       Conception scénographie : Albert Morelle.       <br />
       Composition musicale : Arthur de Bary.       <br />
       Régie son : Tristan Chaillou et Rémi Ghestin.       <br />
       Création Lumière et régie : Leslie Sozansky et Luc Degassart.       <br />
       Collaboration à la mise en rue : Christophe Châtelain.       <br />
       Regards et conseils précieux : Paola Rizza, Alexandre Del Perugia, Annabelle Sergent, Olivier Tirmarche.       <br />
       Compagnie Le Compost.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle vu le mercredi 11 décembre 2024 dans le cadre de la 16ᵉ édition du Festival Impatience 2024 ayant eu lieu au théâtre 13 à Paris.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">4 février 2025 :</span> Ville de Méru (60).       <br />
       <span class="fluo_jaune">8 février 2025 :</span> Théâtre de la Genette Verte, Florac (48).       <br />
       <span class="fluo_jaune">11 février 2025 :</span> Théâtre, Cusset (03).       <br />
       6 mars 2025 : MLC, Gauchy (02).       <br />
       8 mars 2025 : CC des 7 Vallées, Hesdin (62).       <br />
       Du 24 au 29 mars 2025 : L'Ernée (53).       <br />
       1ᵉʳ et 2 avril 2025 : Théâtre le Rayon Vert, Saint-Valéry-en-Caux (76).       <br />
       13 mai 2025 : Théâtre le Strapontin (version rue), Pont Scorff (56).       <br />
       15 mai : CC du Mont-Saint-Michel, Avranches (50).       <br />
       23 et 24 mai 2024 Le Safran (en itinérance sur le territoire), Amiens (80).       <br />
       Du 20 au 25 août 2025 : Festival des arts de la rue (version rue), Aurillac (15).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85027237-60667533.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Trouee-road-trip-rural-Un-spectacle-d-une-rare-intensite-agence-avec-brio-et-maestria-par-une-comedienne-investie_a4108.html</link>
  </item>

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   <title>"Ferme ta gueule", un premier single pour Piedebiche</title>
   <pubDate>Thu, 07 Nov 2024 19:07:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[RV du Jour]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Ferme ta gueule", le premier single du groupe Piedebiche, trio post punk indie marseillais, est extrait de leur futur premier album "Bataille du clair et de l’obscur" dont la sortie est prévue le 14 mars 2025.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/sypIFtrGflA?si=jViYZrgVClzKGs6O" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      Piedebiche, ce fut d'abord un duo avec Unn au chant et Peache à la guitare et à la basse. L'adjonction d'une batterie les fit passer à trois avec l'arrivée de Solitario Vinzo. Tous les trois sont issus de la dynamique scène marseillaise. Aujourd'hui, Piedebiche incarne à sa façon l’esprit rebelle et créatif de la cité phocéenne. À la fois brut et sophistiqué, l’univers de Unn et Peache s’ancre dans une musique post punk sauvage et profondément émotionnelle.       <br />
              <br />
       Leur musique se démarque par un son mélodique et abrasif, avec des riffs de guitare tour à tour tranchants ou éthérés. Ça envoie du bois... Avec un bon vieux son énergique et gras de rock bien senti, aux accents pas que marseillais, mais aussi post-punk, tout autant abrasif que mélodique. Côté paroles (en français), ils traitent de la réalité avec lucidité et d'une humanité perdue, abordant des sujets d'actualité, mais l'ensemble est empreint d'une grande humanité, réussissant le difficile équilibre entre mélancolie, urgence d'action, revendication et espérance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      &quot;Ferme ta gueule&quot; est un morceau merveilleusement obsédant aux sonorités électro, noisy et punk, et ça dézingue un certain nombre de clichés, notamment à propos des femmes, des blondes, mais aussi à propos de la musique rock et appelle à secouer nos à priori.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       Clip réalisé à Marseille par Philippe Berjuin- BAMBOUVISION 2024.       <br />
       Chant : Unn.       <br />
       Guitare et basse : Peache.       <br />
       Batterie : Solitario Vinzo.       <br />
       Enregistré et mixé par Jearc - Local 54 Studio.       <br />
       Mastering : François Fanelli - Sonics Mastering.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/84053464-60060135.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Ferme-ta-gueule--un-premier-single-pour-Piedebiche_a4076.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-74059789</guid>
   <title>•Off 2023• "Tom à la ferme" Quand un texte profond s'invite sur les planches et "invente quelque chose de beau"</title>
   <pubDate>Sat, 15 Jul 2023 09:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2023]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Tom, un jeune publicitaire citadin habitant Montréal, se rend dans une ferme éloignée et isolée québécoise pour assister aux funérailles de son amant, mort dans un accident de moto. Dans ce lieu particulier, il rencontre Agathe, la mère de son amant, persuadée qu'il n'est qu'un ami de son fils. Il y rencontre aussi Francis, le grand frère du défunt, un "redneck" qui, lui, est très au fait de la nature de leur relation.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74059789-51507747.jpg?v=1674240204" alt="•Off 2023• "Tom à la ferme" Quand un texte profond s'invite sur les planches et "invente quelque chose de beau"" title="•Off 2023• "Tom à la ferme" Quand un texte profond s'invite sur les planches et "invente quelque chose de beau"" />
     </div>
     <div>
      La pièce n'a pas encore commencé. Les spectateurs s'installent progressivement et pourtant les comédiens sont déjà là sur le plateau, statiques. Ils nous fixent et semblent d'ores et déjà nous suggérer qu'ils ont un message important à nous dire ! Cela ne se démentira pas ! Le texte de Michel Marc Bouchard, tragédien-dramaturge canadien de la plus haute envergure, est sublimé par la mise en scène taillée au cordeau d'Olivier Sanquer et par la direction d'acteurs de Geoffroy Mathieu que l'on soupçonne avoir été intense, artistiquement fraternelle et hautement sensible à en juger par le résultat créatif final !       <br />
              <br />
       La pièce a obtenu le Prix d'interprétation et de direction d'acteurs au Festival International Friscènes en 2020 et 2021 ainsi que le Prix de la dramaturgie francophone en 2011. En 2013, elle est adaptée au cinéma par Xavier Dolan. Il s'agit d'une des pièces les plus marquantes du répertoire contemporain.       <br />
              <br />
       Le Collectif Nacéo auquel appartiennent les comédiennes et comédiens se targue de présenter des textes puissants et rares, oubliés ou négligés. Des OVNIS en quelque sorte. Le jeu des acteurs, l'émotion palpable allant du sublime à l'abjection ainsi que la réalité brute et brutale - qui fait que le théâtre et la vraie vie ne sont jamais très éloignés - sont au centre de leur création.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74059789-51507748.jpg?v=1674240251" alt="•Off 2023• "Tom à la ferme" Quand un texte profond s'invite sur les planches et "invente quelque chose de beau"" title="•Off 2023• "Tom à la ferme" Quand un texte profond s'invite sur les planches et "invente quelque chose de beau"" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Le cœur de la démarche artistique de notre Collectif est la conviction que le spectateur cherche à venir au théâtre pour voir quelque chose qu'il ne veut pas voir, pour vivre des sensations qu'il ne veut pas vivre. Que le public se perde, tangue entre des phrases d'oppression et de tendresse, de violence et de poésie&quot;</span>, Oliver Sanquer, metteur en scène.       <br />
              <br />
       Ceci est particulièrement palpable dans &quot;Tom à la ferme&quot; où, du début jusqu'à la fin, le spectateur est tenu en haleine à la fois grâce à la force vitale du jeu des comédiens(nes) sans exception et à un choix de scénographie minimaliste à travers lequel l'imagination du public vagabonde sans difficultés. On est tantôt dans le hangar de la ferme où une vache met au monde un veau, tantôt dans le bar où le défunt aimait à se &quot;confronter&quot; aux autres clients ou encore dans la cuisine de laquelle la mère, à la fois présente et absente, surgit pour nous interpeller, nous questionner, se questionner et semer le trouble à la fois sur ce Tom énigmatique et plus largement sur chacun et chacune d'entre nous. Dans le rôle de cette mère dont on peut se demander si elle est vraiment dupe ou pas, Agathe Burkhardt est rayonnante de réalisme.       <br />
              <br />
       Le tout, question décor, est simplement porté par quatre chaises en bois et des palettes de chantier. C'est ce réalisme minimaliste et dépouillé qui de toute évidence amplifie le propos de la pièce déjà extrêmement intense et hautement dramatique. Nul besoin d'autres artifices ! Tout au long de la représentation, le spectateur s'interroge et, par l'effet magique propre aux pouvoirs du théâtre, il se sent totalement imprégné par les questionnements que soulève le texte. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74059789-51507749.jpg?v=1674240288" alt="•Off 2023• "Tom à la ferme" Quand un texte profond s'invite sur les planches et "invente quelque chose de beau"" title="•Off 2023• "Tom à la ferme" Quand un texte profond s'invite sur les planches et "invente quelque chose de beau"" />
     </div>
     <div>
      Impossible de rester indifférent(e) à ce qui se &quot;joue&quot; entre les personnages parce que ce qui se joue entre eux, c'est la vie de beaucoup d'entre nous. Celle de notre époque contemporaine où les choses et les gens se dévoilent aisément. Où les mentalités évoluent comme une traînée de poudre parfois. C'est notamment le cas pour le personnage interprété par le comédien Axel Arnault, homophobe au début du spectacle mais qui va se transformer au contact de Tom.       <br />
              <br />
       Le jeu d'Axel Arnault dans le rôle de Francis est éblouissant de conviction, viscéral, organique et presque bestial oscillant tout au long de la pièce entre un désir de séduction assumé envers Tom et une aversion enfouie qui ne tardera pas à voler en éclats.       <br />
              <br />
       Vinicius Timmerman interprétant le rôle de Tom le soir de notre venue n'est pas en reste dans son interprétation percutante d'un homme à la fois perdu, désemparé et embrigadé dans des rouages intrafamiliaux dans lesquels beaucoup de spectateurs se reconnaîtront. Sa participation à la tournée nationale de &quot;Je suis Fassbinder&quot; de Falk Richter et Stanislas Nordey ainsi que son rôle de Boby dans &quot;Saturday nignt fever&quot; en 2017 ont fait de lui un comédien hors pair.       <br />
              <br />
       Le texte &quot;Tom à la ferme&quot;, monté par le Collectif Nacéo, est un diamant brut à ne rater sous aucun prétexte, surtout pas celui du froid ambiant de la météo parisienne parce qu'à n'en point douter, vous en ressortirez réchauffés(es) à plusieurs niveaux et convaincus(es) que l'être humain, &quot;il vaut le coup&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tom à la ferme"</b></div>
     <div>
      Texte : Marc Michel Bouchard, publié aux Éditions Théâtrales.       <br />
       Mise en scène : Olivier Sanquer.       <br />
       Collaboration artistique : Geoffroy Mathieu.       <br />
       Avec : Marie Burkhardt et (en alternance suivant les rôles) Vinicius Timmerman, Axel Arnault, Élie Boissière, Renato Ribeiro, Amandine Favier, Angélique KernRos, Gwendoline Destremeau.       <br />
       Lumières : Olivier Sanquer.       <br />
       Production Compagnie Nacéo.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 26 Juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 12 h 40. Relâche le jeudi.       <br />
       Théâtre de l'Atelier 44, 44, rue Thiers, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 16 94 31.       <br />
       <a class="link" href="http://www.latelier-44.fr/" target="_blank">&gt;&gt; latelier-44.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/74059789-51507747.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Tom-a-la-ferme-Quand-un-texte-profond-s-invite-sur-les-planches-et-invente-quelque-chose-de-beau_a3672.html</link>
  </item>

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