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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale</title>
   <pubDate>Thu, 14 Nov 2024 17:38:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Sous l'influence des archets artistiques des musiciens du verbe et du mouvement que sont Serge Noyelle et Marion Coutris, le "Tartuffe" de Molière prend une nouvelle dimension, aux confins des fêlures familiales et des paradoxes existentiels des individus masculins et féminins qui composent une famille. Entrer avec vélocité et sans répit dans le labyrinthe de ces relations familiales, c'est ce que nous proposent les deux artistes créateurs du Théâtre des Calanques de Marseille. Une relecture décoiffante tant par le traitement du texte de Molière que par l'empreinte virtuose emplie de vivacité imprimée par une distribution homogène et talentueuse.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84246117-60187485.jpg?v=1706713172" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      Introduction tonitruante, festive, sur un rythme échevelé, avec une énergie juvénile envahissant le plateau, comédiennes et comédiens jouant de leurs répliques avec une diction irréprochable. Le ton est donné, le parti pris d'une fringante dynamique, insufflée par une troupe portée par sa jeunesse et son enthousiasme, est indéniablement le choix fait par Serge Noyelle et Marion Coutris pour donner à voir et à entendre leur version du &quot;Tartuffe&quot; de Molière, pièce oscillant – déjà à l'origine –, dans un équilibre précaire, entre malicieuse parodie, humour espiègle et cynique tragédie.       <br />
              <br />
       Et si certaines lectures du texte purent donner des approches plus jésuites et/ou congréganistes, ici, c'est le microcosme familial qui est au centre des impostures perpétrées par Tartuffe l'usurpateur. Ainsi, en amont des malfaisances et des tartufferies du pseudo-homme de bien, les composantes de la bourgeoise famille, aux faiblesses déjà sous-jacentes, se mettent tour à tour en place pour exprimer leur fragile conviction et/ou détermination.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84246117-60187486.jpg?v=1706713199" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      En premier lieu, c'est Madame Pernelle qui, tel un chien dans un jeu de quilles, contrarie avec violence l'ambiance de fête initiée en préambule. Interprétée par une Marion Coutris magistrale, à l'envahissante mais efficace gestuelle de sémaphore, celle-ci nous offre une prestation énergique, remarquable dans sa défense du modèle préconisé par ce prétendu dévot personnage qu'est Tartuffe. Les tirades qui suivent sont aiguisées, vives, presque musicales, dans des tempos bouillonnants, allant de l'allegro au prestissimo… sans faillir !       <br />
              <br />
       S'ensuit, dans une logique implacable, injonction, confrontation, soutien et tentative de réconciliation. Pour la première, c'est Marianne (Louison Bergman, maîtrisant une intelligente retenue tout en usant de subtiles nuances lui permettant de se montrer un peu plus ardente lors de discussions avec son amant Valère) promise par son père Orgon (Nino Djerbir) à Tartuffe (Lucas Bonetti). Elle exprimera, dans un premier temps, un simple émoi scandalisé. Pour la deuxième, c'est notamment la passe d'armes exemplaire entre Orgon et Dorine (Jeanne Noyelle) sur cet arrangement marital. Tous deux, brillants, s'affrontent en faisant montre d'une réelle maestria dans la gestion colorée de leurs échanges, laissant presque paraître un combat à fleurets mouchetés.
     </div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84246117-60187487.jpg?v=1706713412" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      Et que dire de Camille Noyelle, étonnante, interprétant avec talent – en utilisant une palette d'émotions variée – le rôle d'Elmire… particulièrement exceptionnelle dans les faux-semblants du discours amoureux reçu de Tartuffe ou faussement émis à son intention. C'est là l'une des forces du &quot;casting&quot; opéré par Serge Noyelle et Marion Coutris : une distribution parfaitement équilibrée, très généreuse, jeune, limite espiègle, voire enjouée et impertinente. Tous sont crédibles, autant dans leurs excès que dans leurs théâtrales réserves. La distribution des rôles est cohérente, chacun portant son texte avec densité, concentration, tout en proposant une expression de leur personnage énergique et d'une grande vivacité.       <br />
              <br />
       La mise en scène imprime parfois une partition plus chorégraphique avec une large utilisation du plateau et beaucoup de déplacements aux élans aériens, suggestion référencée de quelques pas de danse. De temps à autre, c'est le burlesque qui fait une furtive apparition, notamment dans l'un des derniers échanges entre Orgon et sa mère. La scénographie, quant à elle, est écrite dans une élégante sobriété avec une imposante table – sur laquelle aucun banquet n’aura lieu, symbole probable d’une réunification familiale à venir – au presque centre et, de part et d’autre, un canapé à jardin et un fauteuil à cour.
     </div>
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84246117-60187488.jpg?v=1706713447" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      Tout concourt ici à nous révéler une version contemporaine du &quot;Tartuffe&quot; de Molière où une jeune troupe de comédiennes et comédiens nous transmet, avec générosité et fougue, toute la puissance et la vitalité de cette pièce qui reste en connexion avec nos dérives familiales actuelles et une actualité riche en drames. Bien sûr, face aux tartufferies et impostures exprimées, chacun définira celles qui le concernent ou qui le mettent en perspective au regard de nos tragédies présentes. C'est sans aucun doute là l'une des plus belles réussites de la proposition de Marion Coutris et Serge Noyelle.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
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     <div><b>"Le Tartuffe"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84246117-60187489.jpg?v=1731604766" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : Serge Noyelle.       <br />
       Scénographie Serge Noyelle et Marion Coutris.       <br />
       Dramaturgie : Marion Coutris.       <br />
       Avec : Louison Bergman, Lucas Bonetti, Marion Coutris, Nino Djerbir, Thibaut Kuttler, Robin Mannella, Jeanne Noyelle, Camille Noyelle, Romain Noury, Guilhem Saly.       <br />
       Directeur technique : Bernard Faradji.       <br />
       Régisseur lumière : Richard Psourtseff.       <br />
       Régisseuse générale : Louna Boissaye.       <br />
       Direction de production Benoit Kasolter.       <br />
       Production : Théâtre des Calanques.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Les 21, 22 et 23 novembre 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 30.       <br />
       Théâtre des Calanques, Marseille 8e, 04 91 75 64 59.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredescalanques.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredescalanques.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84246117-60187490.jpg?v=1706713514" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Les soirs de représentations, une navette gratuite part de Castellane à 19 h 15, sur réservation.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/84246117-60187489.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Tartuffe-Instrument-analytique-pour-l-etude-de-la-composition-et-d-une-decomposition-de-la-cellule-familiale_a4082.html</link>
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   <title>"Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale</title>
   <pubDate>Wed, 31 Jan 2024 15:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Sous l'influence des archets artistiques des musiciens du verbe et du mouvement que sont Serge Noyelle et Marion Coutris, le "Tartuffe" de Molière prend une nouvelle dimension, aux confins des fêlures familiales et des paradoxes existentiels des individus masculins et féminins qui composent une famille. Entrer avec vélocité et sans répit dans le labyrinthe de ces relations familiales, c'est ce que nous proposent les deux artistes créateurs du Théâtre des Calanques de Marseille. Une relecture décoiffante tant par le traitement du texte de Molière que par l'empreinte virtuose emplie de vivacité imprimée par une distribution homogène et talentueuse.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78107560-56721857.jpg?v=1706713172" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
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      Introduction tonitruante, festive, sur un rythme échevelé, avec une énergie juvénile envahissant le plateau, comédiennes et comédiens jouant de leurs répliques avec une diction irréprochable. Le ton est donné, le parti pris d'une fringante dynamique, insufflée par une troupe portée par sa jeunesse et son enthousiasme, est indéniablement le choix fait par Serge Noyelle et Marion Coutris pour donner à voir et à entendre leur version du &quot;Tartuffe&quot; de Molière, pièce oscillant – déjà à l'origine –, dans un équilibre précaire, entre malicieuse parodie, humour espiègle et cynique tragédie.       <br />
              <br />
       Et si certaines lectures du texte purent donner des approches plus jésuites et/ou congréganistes, ici, c'est le microcosme familial qui est au centre des impostures perpétrées par Tartuffe l'usurpateur. Ainsi, en amont des malfaisances et des tartufferies du pseudo-homme de bien, les composantes de la bourgeoise famille, aux faiblesses déjà sous-jacentes, se mettent tour à tour en place pour exprimer leur fragile conviction et/ou détermination.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78107560-56721873.jpg?v=1706713199" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      En premier lieu, c'est Madame Pernelle qui, tel un chien dans un jeu de quilles, contrarie avec violence l'ambiance de fête initiée en préambule. Interprétée par une Marion Coutris magistrale, à l'envahissante mais efficace gestuelle de sémaphore, celle-ci nous offre une prestation énergique, remarquable dans sa défense du modèle préconisé par ce prétendu dévot personnage qu'est Tartuffe. Les tirades qui suivent sont aiguisées, vives, presque musicales, dans des tempos bouillonnants, allant de l'allegro au prestissimo… sans faillir !       <br />
              <br />
       S'ensuit, dans une logique implacable, injonction, confrontation, soutien et tentative de réconciliation. Pour la première, c'est Marianne (Louison Bergman, maîtrisant une intelligente retenue tout en usant de subtiles nuances lui permettant de se montrer un peu plus ardente lors de discussions avec son amant Valère) promise par son père Orgon (Nino Djerbir) à Tartuffe (Lucas Bonetti). Elle exprimera, dans un premier temps, un simple émoi scandalisé. Pour la deuxième, c'est notamment la passe d'armes exemplaire entre Orgon et Dorine (Jeanne Noyelle) sur cet arrangement marital. Tous deux, brillants, s'affrontent en faisant montre d'une réelle maestria dans la gestion colorée de leurs échanges, laissant presque paraître un combat à fleurets mouchetés.
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      Et que dire de Camille Noyelle, étonnante, interprétant avec talent – en utilisant une palette d'émotions variée – le rôle d'Elmire… particulièrement exceptionnelle dans les faux-semblants du discours amoureux reçu de Tartuffe ou faussement émis à son intention. C'est là l'une des forces du &quot;casting&quot; opéré par Serge Noyelle et Marion Coutris : une distribution parfaitement équilibrée, très généreuse, jeune, limite espiègle, voire enjouée et impertinente. Tous sont crédibles, autant dans leurs excès que dans leurs théâtrales réserves. La distribution des rôles est cohérente, chacun portant son texte avec densité, concentration, tout en proposant une expression de leur personnage énergique et d'une grande vivacité.       <br />
              <br />
       La mise en scène imprime parfois une partition plus chorégraphique avec une large utilisation du plateau et beaucoup de déplacements aux élans aériens, suggestion référencée de quelques pas de danse. De temps à autre, c'est le burlesque qui fait une furtive apparition, notamment dans l'un des derniers échanges entre Orgon et sa mère. La scénographie, quant à elle, est écrite dans une élégante sobriété avec une imposante table – sur laquelle aucun banquet n’aura lieu, symbole probable d’une réunification familiale à venir – au presque centre et, de part et d’autre, un canapé à jardin et un fauteuil à cour.
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      Tout concourt ici à nous révéler une version contemporaine du &quot;Tartuffe&quot; de Molière où une jeune troupe de comédiennes et comédiens nous transmet, avec générosité et fougue, toute la puissance et la vitalité de cette pièce qui reste en connexion avec nos dérives familiales actuelles et une actualité riche en drames. Bien sûr, face aux tartufferies et impostures exprimées, chacun définira celles qui le concernent ou qui le mettent en perspective au regard de nos tragédies présentes. C'est sans aucun doute là l'une des plus belles réussites de la proposition de Marion Coutris et Serge Noyelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Tartuffe"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78107560-56721943.jpg?v=1706713477" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
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      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : Serge Noyelle.       <br />
       Scénographie Serge Noyelle et Marion Coutris.       <br />
       Dramaturgie : Marion Coutris.       <br />
       Avec : Louison Bergman, Lucas Bonetti, Marion Coutris, Nino Djerbir, Julien Florès, Robin Mannella, Romain Noury, Camille Noyelle, Jeanne Noyelle, Guilhem Saly.       <br />
       Régisseur général : Bernard Faradji.       <br />
       Régisseur lumière : Richard Psourtseff.       <br />
       Régisseuse plateau : Louna Boissaye.       <br />
       Direction de production Benoit Kasolter.       <br />
       Production : Théâtre des Calanques.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Les 26 et 27 janvier, du 1er au 3 février 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 30.       <br />
       Théâtre des Calanques, Marseille 8e, 04 91 75 64 59.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredescalanques.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredescalanques.com</a>
     </div>
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     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Les soirs de représentations, une navette gratuite part de Castellane à 19 h 15, sur réservation.</span>
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   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78107560-56721857.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille</title>
   <pubDate>Tue, 20 Mar 2018 09:13:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Traiter de la relation à double sens père-fils dans une forme démonstrative de leurs incompréhensions, de leurs impossibilités à échanger, de leurs incapacités à la transmission, tel est le choix de Jean-Yves Ruf dans la création d'un judicieux diptyque unissant "Plus qu'un jour" de Conrad et "La corde" d'O'Neill. La proposition est intéressante mais aurait gagné à être plus ancrée dans l'actualité de nos virtualités relationnelles numériques où le lien familial s'use à se désacraliser.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20984722-24214143.jpg?v=1521534736" alt=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" title=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" />
     </div>
     <div>
      Ce diptyque est né de la rencontre entre Jean-Yves Ruf et &quot;Plus qu'un jour&quot;, texte court de Joseph Conrad, expression d'une attente sans résolution, celle d'un fils parti, celle d'un père dans une espérance du retour. La brièveté du conte lui fit adjoindre une pièce de jeunesse d'Eugene O'Neill écrite dix-ans plus tard… Une association jouant d'étonnantes résonances, de misère morale, misère sociale, sécheresse des cœurs.       <br />
              <br />
       Tout d'abord, comme un préambule d'une vie aux rêves enfouis, aux espoirs de jeunesse déjà perdus, aux destins définitivement brisés par une pauvreté tant sociale, qu'intellectuelle, un père, dit le capitaine, marin, attend son fils parti depuis des années en mer, version marchande ; la fille d'à côté, Bessie, douce et bienveillante, fait la lecture sur des airs bibliques à son père aveugle. Pour se changer les idées, se distraire, casser la monotonie, la tristesse de son quotidien, elle visite son voisin le capitaine.       <br />
              <br />
       Celui-ci, plein de remords, fantasme le retour de son fils Harry qui navigue sous d'autres eaux, ailleurs, autrement, après une dispute, pour oublier une filiation autoritaire… Dans son espoir de réconciliation, prenant une folle démesure, il envisage même une union avec la jeune et mélancolique voisine. Et le fils, un jour, finit par revenir, méconnaissable car changé, plus vieux, ayant quitté &quot;l'adolescence&quot;… et l'image que s'en fait le père.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20984722-24214165.jpg?v=1521534765" alt=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" title=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" />
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      Ce dernier ne le reconnaît pas, évidemment, l'accueille avec le fusil, refuse la (re)prise de contact, ne l'identifie pas, ou n'admet pas que celui-ci est forcément devenu un autre… Lenteur narrative, laisser le temps au temps, le temps d'une impossible reconstruction, des échanges à bâtir. Le père, après avoir enfin reçu ce fils, avoir admis son retour et le changement, voudrait qu'il se marie avec Bessie. Mais peut-on retenir un sauvageon, un rejeton épris de liberté, par une simple union ?       <br />
              <br />
       Version deux, celle d'une ruine, d'une décomposition, d'une désagrégation familiale avec le texte d'Eugene O'Neill… Une déliquescence qui se retrouve sur les murs mêmes du décor en habit de bicoque côtière tout autant que fermière, tourmentés par des vents marins et des mers tumultueuses que distillent des vidéos éloquentes, suintant de tempêtes passées ou à venir.       <br />
              <br />
       Dans &quot;La corde&quot;, celle-ci attend, en compagnie du patriarche (ou l'inverse !), le retour de l'indigne fils voleur. Ainsi guette la pendaison, vengeance pour un déshonneur subi, pour effectuer l'effacement d'un péché commis (nouvelle référence aux récits bibliques)… Histoire d'argent, héritage, fratrie, vols de biens, microcosme familial où l'argent devient la seule valeur réellement transmissible, ou du moins la seule revendiquée par une descendance irrémédiablement rebelle, et devenu insoumise.       <br />
              <br />
       Usant - par le bénéfice d'une traduction joueuse, voire audacieuse, de Françoise Morvan, dans une langue utilisée, sans officialité, en Basse Bretagne (savoureuses transpositions de tournures anglo-irlandaises en phrasés franco-breton) - d'une prose ludique, explicite, inventive, les dialogues illuminent la réapparition du fils scélérat, offrant une vision brute, assez déjantée, d'une famille un rien foutraque et trash. Celui-ci s'unira avec sa sœur et son beau-frère pour envisager la prise d'une cagnotte nouvellement reconstituée par le père.       <br />
              <br />
       Ainsi, tout comme la langue rompt avec une certaine &quot;normalité&quot;, les normes sont encore une fois transgressées par l'envie, le pouvoir hypnotique de la fortune. Mais ici personne n'est gagnant, sauf la petite Marie, enfant du couple, qui découvrant le sac d'argent tombé du bout de la corde de pendaison, enverra, par simple jeu, pour &quot;faire des ricochets sur l'eau&quot;, toutes les piécettes d'or à la mer.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20984722-24214176.jpg?v=1521534810" alt=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" title=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" />
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      Sont posées indéniablement des questions très actuelles sur la famille, sa perte de cohésion, voire sa déliquescence et sur la problématique de la transmission des valeurs morales et patrimoniales… Quel sens donner à l'item &quot;famille&quot; ? Que devient la passation père fils ? Et osons sortir du carcan biblique, judéo-chrétien - même si cela n'est pas présent dans le spectacle - pour interroger celles touchant aux relations mère fille, père fille, etc.       <br />
              <br />
       Jean-Yves Ruf emprunte un chemin semé de quelques-unes de ces pierres angulaires constructives de notre civilisation et il réussit à nous emmener au bout de son exploration, de sa proposition théâtrale, grâce notamment à l'engagement et au talent des comédiens, et à une mise en scène dynamique, bien rythmée et passionnée, où les êtres sont parfois bousculés par les assauts de quelques bourrasques marines.       <br />
              <br />
       Mais si la deuxième partie apporte une énergie dramaturgique indéniable, la réussite ne nous a pas paru complète, légèrement plombée par une première partie trop faible, manquant de caractère, et donc n'ayant pas la capacité à rendre totalement cohérent le choix du diptyque.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Vu le 19 janvier 2018 au Maillon, Théâtre de Strasbourg - Scène européenne (67).</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les fils prodigues"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20984722-24214185.jpg?v=1521534860" alt=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" title=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" />
     </div>
     <div>
      Diptyque rassemblant :       <br />
       <b>&quot;Plus qu'un jour&quot;</b> de Joseph Conrad et <b>&quot;La corde&quot;</b> d'Eugène O'Neill.       <br />
       Nouvelles traductions : Françoise Morvan.       <br />
       Mise en scène : Jean-Yves Ruf.       <br />
       Avec : Djamel Belghazi, Jérôme Derre, Johanna Hesse, Vincent Mourlon, Fred Ulysse.       <br />
       Création son et vidéo : Jean-Damien Ratel.       <br />
       Création lumière : Christian Dubet.       <br />
       Décors : Laure Pichat.       <br />
       Costumes : Claudia Jenatsch.       <br />
       Par le Chat Borgne Théâtre.       <br />
       Création Comédie de Picardie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20984722-24216473.jpg?v=1521546003" alt=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" title=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">20 et 21 mars 2018 :</span> Théâtre de Sénart - Scène nationale, Sénart (77).       <br />
       <span class="fluo_jaune">4, 5, 6 et 7 avril 2018 :</span> Comédie de Picardie, Amiens (80).       <br />
       <span class="fluo_jaune">17, 18 et 19 avril 2018 :</span> Comédie de l'Est - CDN, Colmar (68).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/20984722-24214176.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Plus-qu-un-jour-avant-La-corde-ou-comment-s-emanciper-du-joug-obsolete-de-la-famille_a2073.html</link>
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