<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-15T00:28:53+02:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-84991385</guid>
   <title>"C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables</title>
   <pubDate>Mon, 16 Dec 2024 18:14:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Leïla Ka occupe une place à part dans le paysage chorégraphique contemporain. Découverte en 2019 par Jean-Luc Terrade lors de sa programmation dans le Festival Trente Trente de Bordeaux, elle a conquis "sur le champ" grand public et initiés. Sa force d'attraction ? Une authenticité à fleur de peau alliant fragilité et puissance pour mieux dire ce que le corps sait des violences imposées au genre féminin par des siècles de domination. Ce soir, retour aux sources… Reprise de ses deux premières créations confiées ici à de nouvelles interprètes "faisant corps" avec les chorégraphies originelles de ces compositions intranquilles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84991385-60643092.jpg?v=1734370955" alt=""C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables" title=""C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"C'est toi qu'on adore"</strong></span>, ce titre – emprunté à un poème d'Albert Londres où celui qui avait pour mantra de "porter la plume dans la plaie" dénonçait les conditions inhumaines de détention des bagnards de Guyane que seul l'espoir d'une évasion, si illusoire soit-elle, maintenait en vie – sonne comme un avertissement subliminal… Sur le plateau nu, deux jeunes femmes immobiles se préparent à porter la danse à son point d'incandescence pour mener (elles aussi) un combat dantesque contre les forces d'assignation les faisant immanquablement chuter dès qu'elles se relèvent. L'une et l'autre se fondent dans la figure du même, dédoublé et pouvant être dupliqué à satiété tant leur combat sororal est celui de l'ensemble du genre féminin.       <br />
              <br />
       Deux formes vêtues du même vêtement les fondant dans la même entité, un seul corps dansé porté tantôt par une fabuleuse musique lancinante et répétitive, tantôt par leurs seules respirations mêlées l'une à l'autre. Sur le tempo hypnotique des sarabandes de Schubert et Haendel, les deux se lancent – souvent en écho, parfois en opposition comme pour souligner un déchirement intérieur – dans un corps à corps chorégraphié au millimètre contre les forces invisibles les réduisant à une place désignée par la tradition conservatrice, une lutte cruelle à jamais inaccomplie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84991385-60643094.jpg?v=1734371053" alt=""C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables" title=""C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables" />
     </div>
     <div>
      Lorsque la musique envoûtante s'interrompt, seul le souffle suspendu des interprètes vient troubler le silence… avant que, les notes s'affolant, ne se déclenche le cataclysme les déchirant de part en part. Roulés-boulés, reptations sur le dos, déplacements au seul appui des avant-bras, jets de poings, figures torturées, trament l'énergie électrisante de cette danse-combat à haute valeur expressive où les émotions, amplifiées par le corps &quot;haut-parleur&quot;, explosent littéralement jusqu'aux larmes effacées subrepticement d'un coin de leur habit.       <br />
              <br />
       Aussi, ce serait peu dire que d'évoquer les frissons libérés à &quot;l'écoute&quot; de ce corps chorégraphié, magistralement dédoublé, corps lancé à la recherche vitale d'une identité confisquée. Un corps désireux d'en finir avec les emprises, un corps non assujetti aux désirs des autres, mais ivre de lui-même. Cet âpre combat pour tenter &quot;sans armure&quot; mais avec une détermination sans faille (cf. &quot;La Quête&quot; de Jacques Brel dans &quot;L'Homme de la Mancha&quot;) d'atteindre l'inaccessible métamorphose et son point d'orgue, l'avènement du sujet, signe le point de non-retour vers une normalité grise et perfidement toxique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84991385-60643123.jpg?v=1734371116" alt=""C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables" title=""C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Pode Ser"</strong></span>, "peut-être", en portugais… Là encore, ce titre (celui de la toute première création de Leïla Ka) contient dans ses plis l'annonce de ce qui suivra. Faisant figure de matrice originelle, "Pode Ser" dévoile en effet son mantra… Chaque petite fille – "l'a-venir" de la femme – ne doit aucunement se résoudre à être ce que d'autres ont décidé qu'elle soit. Chacune est "peut-être" cela, mais assurément, elle est aussi "autre(s)" et ne peut être résumée aux vœux déposés en elle par ses géniteurs et autres représentants d'un ordre établi ne la concernant nullement.       <br />
              <br />
       Confiant sa proposition à une interprète lui ressemblant jusqu'à les confondre, la chorégraphe embarque dans un solo tourbillonnant… D'abord immobile, comme sidérée en bord de plateau, visage contraint et bras ramenés autour du cou, l'interprète semble porter le poids d'un héritage ancestral la figeant sur pieds. Et lorsqu'elle se mettra à bouger, dans un silence sépulcral, ce sont des soubresauts qui annonceront la mue en devenir.       <br />
              <br />
       Au rythme enivrant de la musique classique de Schubert, elle tournoie sur elle-même à la façon des ballerines d'Opéra, sa robe vaporeuse virevoltant… avant de, aux accents d'une musique électrisée, rouler au sol, les pieds entravés dans son long vêtement, son accoutrement de ballerine retourné sur la tête dévoilant alors un pantalon de jogging et une paire de tennis… On ne pourrait mieux – en actes superbement chorégraphiés – rendre sensibles les vicissitudes d'un habit taillé aux dimensions de parure servant de camisole et incarcérant le corps féminin pour en faire l'objet standardisé des diktats réactionnaires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84991385-60643146.jpg?v=1734371206" alt=""C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables" title=""C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables" />
     </div>
     <div>
      La force insurrectionnelle animant l'interprète aux apparences fragiles qui, corps convulsé et rage au cœur, fait vaciller le socle de l'ancien monde nous atteint en plein plexus. On n'est pas prêt d'oublier la marionnette désarticulée, mue par des volontés externes en tirant les fils, laissant place à un corps libéré au prix d'efforts surhumains. Et lorsque l'on ajoutera que l'enivrante musique de Schubert, &quot;Andante con moto&quot; entendue dans &quot;Barry Lyndon&quot; de Stanley Kubrick, est convoquée, on comprendra l'intensité indicible de l'émotion partagée.       <br />
              <br />
       Cette pièce inaugurale de Leïla Ka porte en germes ses créations futures dont la dernière, &quot;Maldonne&quot;, sera programmée en terre girondine en mars prochain à L'Entrepôt du Haillan. En cristallisant dès ses débuts ce qui deviendra sa marque de fabrique, elle signe ici un engagement &quot;poé(li)tique&quot; indéfectible servi par un style d'écriture chorégraphique conjuguant fragilité et détermination. Un chapitre essentiel du manifeste pour une danse contemporaine inscrite dans le monde comme il va (ou ne va pas).       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le jeudi 5 décembre 2024 aux Colonnes de Blanquefort (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84991385-60643229.jpg?v=1734372251" alt=""C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables" title=""C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"C'est toi qu'on adore"</strong></span>       <br />
       Chorégraphie : Leïla Ka.       <br />
       Interprétation : Océane Crouzier et Mathilde Roussin.       <br />
       Création lumière : Laurent Fallot.       <br />
       Régie lumière : Agathe Pascal.       <br />
       Régie son en alternance : Rodrig De Sa, Manon Garnier.       <br />
       Durée : 40 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84991385-60643253.jpg?v=1734372297" alt=""C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables" title=""C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Pode Ser"</strong></span>       <br />
       Chorégraphie : Leïla Ka.       <br />
       Interprétation : Anna Tierney.       <br />
       Création lumière : Laurent Fallot.       <br />
       Régie lumière : Agathe Pascal.       <br />
       Régie son en alternance : Rodrig De Sa, Manon Garnier.       <br />
       Durée : 15 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84991385-60643357.jpg?v=1734372418" alt=""C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables" title=""C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables" />
     </div>
     <div>
      <b>Représentés le jeudi 5 et le vendredi 6 décembre 2024, aux Colonnes de Blanquefort (en partenariat avec La Manufacture CDCN), Scène Nationale Carré-Colonnes (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">31 janvier et 1ᵉʳ février 2025 :</span> &quot;Pode Ser&quot; et &quot;C'est toi qu'on adore&quot;, Théâtre de l'Olivier, Istres (13).       <br />
       Du 4 au 8 février 2025 : &quot;Pode Ser&quot; et &quot;C'est toi qu'on adore&quot;, Anthea Antipolis Théâtre, Antibes (06).       <br />
       7 mars 2025 : &quot;Pode Ser&quot; et &quot;C'est toi qu'on adore&quot;, Mairie, Cannes (06).       <br />
       15 mars 2025 : &quot;Pode Ser&quot; et &quot;C'est toi qu'on adore&quot;, Centre culturel Le Grain de sel, Séné (56).       <br />
       25 mars 2025 : &quot;Pode Ser&quot; et &quot;C'est toi qu'on adore&quot;, Salle André Malraux, Luisant (28).       <br />
       26 mars 2025 : &quot;Pode Ser&quot;, &quot;Bouffées&quot; et &quot;C'est toi qu'on adore&quot;, Théâtre des Bergeries, Noisy-le-Sec (93).       <br />
       2 avril 2025 : &quot;Pode Ser&quot; et &quot;C'est toi qu'on adore&quot;, Le Manège - Scène nationale, Maubeuge (59).       <br />
       4 avril 2025 : &quot;Pode Ser&quot; et &quot;C'est toi qu'on adore&quot;, Espace Germinal, Fosses (95).       <br />
       18 avril 2025 : &quot;Pode Ser&quot;, &quot;Bouffées&quot; et &quot;C'est toi qu'on adore&quot;, Théâtre Comœdia, Marmande (47).       <br />
       24 mai 2025 : &quot;Pode Ser&quot; et &quot;C'est toi qu'on adore&quot;, L'Entracte - Scène conventionnée, Sablé-sur-Sarthe (72).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/84991385-60643092.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/C-est-toi-qu-on-adore-et-Pode-Ser-Portraits-en-mouvement-de-guerilleres-fragiles-et-indomptables_a4105.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-83584030</guid>
   <title>"Sorcières (Titre provisoire)" Histoire de sorcellerie conjuguée au féminin pour parler de transmission, d'amitié et d'une certaine réalité du fantastique</title>
   <pubDate>Fri, 18 Oct 2024 16:40:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Quitter l'urbaine capitale pour prendre possession d'une vieillotte maison familiale, héritage d'une existence passée campagnarde et néanmoins normande, c'est le choix qu'a fait Sonia. Très vite, à l'évidence, le souvenir de l'aïeule, la grand-mère, dernière résidente, imprègne les lieux par quelques vêtements et objets, peut-être même par une présence fantomatique. Un soir de pluie, une femme mystérieuse passe avant de reprendre son chemin. De cette rencontre imprévue, Sonia développe des dons et se retrouve connectée à la maison qui prend vie, l’envahie et l’amène à remuer le passé. Soutenue par une amie, elle démêlera l’histoire de cette habitation supposée maudite.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83584030-59814655.jpg?v=1729264006" alt=""Sorcières (Titre provisoire)" Histoire de sorcellerie conjuguée au féminin pour parler de transmission, d'amitié et d'une certaine réalité du fantastique" title=""Sorcières (Titre provisoire)" Histoire de sorcellerie conjuguée au féminin pour parler de transmission, d'amitié et d'une certaine réalité du fantastique" />
     </div>
     <div>
      Au départ furent les travaux de Jeanne Favret-Saada, figure centrale de l’ethnographie française, sur la sorcellerie paysanne dans le bocage mayennais. Jugés atypiques à l'époque (fin des années soixante-dix), du fait notamment d'une immersion totale pendant deux ans où elle sera considérée par les habitants comme désenvouteuse puis comme ensorcelée. Cette enquête peu banale aboutira à un premier ouvrage, &quot;Les mots, la mort, les sorts&quot; (1977), suivi d'une approche plus psychanalytique intitulée &quot;Corps pour Corps - Enquêtes sur la sorcellerie dans le bocage&quot; (1981), coécrit avec la psychanalyste Josée Contreras.       <br />
              <br />
       De cette étude particulière est né le désir d'un état des lieux cinquante ans plus tard. C'est ainsi que Lucie Berelowitsch et Penda Diouf ont parcouru, en février et mars 2023, la campagne viroise pour rencontrer rebouteux et coupeurs de feu (guérisseurs), opérant ainsi un collectage de témoignages variés, de faits divers, de légendes encore vivaces, tous questionnements ayant trait aux bons et mauvais sorts, aux différents rituels païens ou pas, aux croyances perdurant dans l'imaginaire de la gent campagnarde et néanmoins normande. De cette quête aux accents mystérieux et magiques est née le féminin spectacle &quot;Sorcières (Titre provisoire)&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83584030-59814665.jpg?v=1729264036" alt=""Sorcières (Titre provisoire)" Histoire de sorcellerie conjuguée au féminin pour parler de transmission, d'amitié et d'une certaine réalité du fantastique" title=""Sorcières (Titre provisoire)" Histoire de sorcellerie conjuguée au féminin pour parler de transmission, d'amitié et d'une certaine réalité du fantastique" />
     </div>
     <div>
      Dans un décor savamment imaginé (par Valentine Lê et François Fauvel), modulaire et mobile, laissant paraître l'intimité rassurante d'un intérieur et l'insécurité latente de l'extérieur – grâce à une pièce principale dont l'un des angles est coupé, offrant ainsi de multiples porosités entre le cocon et son environnement &quot;sauvage&quot; – vont être convoqués de multiples étrangetés : bruissements inexplicables, voix d'outre-tombe, ombres mystérieuses, etc. ; mais aussi des anomalies événementielles telles que des accidents de la route à répétition ou d'énigmatiques rencontres.       <br />
              <br />
       Sonia, dès son installation dans la demeure de famille, plongée dans le tri d'une garde-robe d'un autre temps (celle de son ancêtre), accueille une victime tombée en panne de voiture… de manière suspecte (réalité ou allégorie). Ainsi, les autrices posent dès le début les éléments d'une fiction fantastique qui va s'élaborer crescendo dans l'expression d'événements extraordinaires ou bizarres.       <br />
              <br />
       Puis, une amie arrive, rompant la solitude de Sonia, l'accompagnant pour une brocante pour vendre, sans succès, les affaires (vêtements et objets) qu'elle a triées. Le bruit court que la maison est hantée... et on n'achète pas les objets d'une maison hantée. Les histoires anciennes ressurgissent et déstabilisent. Sonia (excellente Sonia Bonny) décide alors d'effectuer des recherches dans les archives de la presse locale pour lire de vieux articles sur les phénomènes paranormaux. Au fur et à mesure, une subtile ambiance en clair obscur s'installe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83584030-59814674.jpg?v=1729264353" alt=""Sorcières (Titre provisoire)" Histoire de sorcellerie conjuguée au féminin pour parler de transmission, d'amitié et d'une certaine réalité du fantastique" title=""Sorcières (Titre provisoire)" Histoire de sorcellerie conjuguée au féminin pour parler de transmission, d'amitié et d'une certaine réalité du fantastique" />
     </div>
     <div>
      Dans ces méandres ensorcelés, la présence de l'amie (convaincante Clara Lama Schmit) alimente une certaine complicité bienveillante et les fantômes – sorciers, sorcières ou pas – (Natalka Halanevych, habitant avec talent plusieurs rôles) esquissent une compagnie appropriée à l'atmosphère générale. Ne dit-on pas que seules les ensorcelés parlent de sorcières ou de sorcellerie ? Et, ici, Sonia n'est-elle pas simplement une passeuse d'âme... un être doté d'une incroyable capacité à aimer et à pardonner sans juger, cherchant à agir comme pour concrétiser une libéralisation des lieux, des âmes tourmentées.       <br />
              <br />
       Si l'enquête et la collecte de témoignages initiales effectuées par Lucie Berelowitsch et Penda Diouf apportent un état des lieux actuel de la sorcellerie en Normandie, leur propos porte au-delà, vers une autre facette de l'ethnologie moderne, questionnant la structure et l'évolution (ou non-évolution) de notre société rurale sur le terrain des relations humaines où se jouent les connections intergénérationnelles, la transmission des valeurs, des modes de vie et des connaissances passées, mais aussi la force de l'éducation, de l'amitié, de la tolérance et de l'acceptation des différences.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Sorcières (Titre provisoire)"</b></div>
     <div>
      Texte : Penda Diouf.       <br />
       Mise en scène : Lucie Berelowitsch.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Baptiste Mayoraz.       <br />
       Avec : Sonia Bonny et Clara Lama-Schmit (comédiennes permanentes), Natalka Halanevych (membre des Dakh Daughters, artistes associées).       <br />
       Lumières : Kelig Le Bars.       <br />
       Musique :  Sylvain Jacques.       <br />
       Scénographie : François Fauvel et Valentine Lê.       <br />
       Costumes : Elizabeth Saint-Jalmes et Ève Le Corre-Le Trévédic.       <br />
       Décors : les Ateliers du Préau.       <br />
       Production Le Préau - CDN de Normandie-Vire.       <br />
       Coproduction La Criée - Théâtre National de Marseille.       <br />
       Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle créé au Préau - CDN de Normandie-Vire du 1ᵉʳ  au 4 octobre 2024.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">18 octobre 2024 :</span> Théâtre des Halles, Tessy-Bocage (50).       <br />
       <span class="fluo_jaune">14 novembre 2024 :</span> Théâtre municipal, Domfront-en-Poiraie (61).       <br />
       28 novembre 2024 : La Halle ô Grains, Bayeux (14).       <br />
       21 et 22 janvier 25 : Théâtre du Point du Jour, Lyo (69).       <br />
       28 janvier 2025 : Salle des fêtes, Barenton (50).       <br />
       4 février 2025 : Théâtre de l’Arsenal, Val-de-Reuil (76).       <br />
       27 et 28 fév. 25 : Les Franciscaines, Deauville (14).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/83584030-59814655.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Sorcieres-Titre-provisoire-Histoire-de-sorcellerie-conjuguee-au-feminin-pour-parler-de-transmission-d-amitie-et-d-une_a4064.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-61762253</guid>
   <title>"On ne couche pas aux enterrements" Un "du-elles" éclatant sur scène autour d'un enterrement !</title>
   <pubDate>Fri, 21 Jan 2022 07:58:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   J'ai cherché le féminin de duo, ça leur sied bien : "du-elles". Christine Anglio et Laurie Marzougui sont à la fois autrices et comédiennes et ont réussi, hier soir, deux exploits : divertir le public et jouer devant une salle pleine ! Miracle… Y aurait-il un esprit bienveillant à la Comédie des 3 Bornes ? Certainement !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61762253-44941006.jpg?v=1642702850" alt=""On ne couche pas aux enterrements" Un "du-elles" éclatant sur scène autour d'un enterrement !" title=""On ne couche pas aux enterrements" Un "du-elles" éclatant sur scène autour d'un enterrement !" />
     </div>
     <div>
      Un esprit, oui ! Ana… enfin ! Ana est la sœur d'Isabelle (Laurie Marzougui) disparue 15 années auparavant, emportée par une longue maladie… Ce n'est pas le propos de la pièce et heureusement. En période Covid, c'est un tantinet plombant. Ana sœur d'Isabelle et meilleure amie de Pauline (Christine Anglio) se retrouvent une fois par an en mémoire de la défunte.       <br />
              <br />
       Je cite l'épitaphe des autrices, visible sur l'affiche : <span style="font-style:italic">&quot;quand les gens meurent, on leur promet un peu n'importe quoi !&quot;</span>. Le souhait d'Ana était que Pauline et Isabelle restent connectées et que perdure une sincère amitié. Seulement, un secret bien enterré (terme de circonstance) depuis quinze ans va être enfin révélé et cela va perturber la relation des deux vivantes. Forcément ! Quinze années de non-dit(s)… c'est un <span style="font-style:italic">&quot;cancer de l'angoisse&quot;</span> assuré !       <br />
              <br />
       Et ce ne sont pas les litres de vodka qui vont tout arranger ! Cette quinzième soirée ne va donc pas se dérouler comme les quatorze précédentes. Isabelle a quelque chose à dire à Pauline et ce n'est pas rien… Comment le dire ? À quel moment ? En pleurant, en exagérant ? Avec le sourire ? Suspens ! Et mise en scène astucieuse. Première réussite de ce spectacle !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61762253-44941018.jpg?v=1642702926" alt=""On ne couche pas aux enterrements" Un "du-elles" éclatant sur scène autour d'un enterrement !" title=""On ne couche pas aux enterrements" Un "du-elles" éclatant sur scène autour d'un enterrement !" />
     </div>
     <div>
      Autre réussite : les coups de théâtre ! Oui, car, plus haut, je fais référence à une confidence, mais soyez curieux et comme un bonheur peut souvent en cacher un autre, une confidence peut, elle aussi, en cacher une autre. En cela réside le succès d'une bonne comédie puisqu'on ne s'y attend pas ! Mission accomplie par ces drôles de dames. Pièce finement écrite, subtile dans le style et l'interprétation.       <br />
              <br />
       Une comédie dont on a besoin et qui fait du bien. Bon timing ! Plaisir indiscutable des deux actrices à échanger les répliques spontanément, comme un ping-pong vocal où jamais la voix de l'une ne prend l'ascendant sur l'autre. Elles maîtrisent les ruptures, les quelques silences et se regardent tendrement. Elles aiment jouer ensemble et cela se voit. Elles ont du talent, tout simplement.       <br />
              <br />
       Oui, c'est une bonne comédie et ce que je retiens aussi, au-delà (autre terme de circonstance) de l'agréable moment passé, c'est le lien et l'importance de communiquer… dire, parler, évacuer et ne rien laisser s'abîmer pour parfois mieux repartir. Voici également une belle histoire d'amitié. Dans le dossier de presse, il est noté qu'elles ont écrit cette pièce <span style="font-style:italic">&quot;comme si le temps leur était compté&quot;</span>. Cette <span style="font-style:italic">&quot;urgence&quot;</span> de créer leur a donné des ailes. Je ne saurai que vous conseiller d'aller voir ces deux anges bien vivants(es) qui, par leur énergie, leur humour et leur savoir-faire nous protègent quelques instants du chaos pandémique du moment !       <br />
              <br />
       Le port du masque n'a pas encore figé les rires et ce &quot;du-elles&quot; le prouve chaque samedi soir. Programmées jusqu'en mai, ne vous privez surtout pas de ce plaisir !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"On ne couche pas aux enterrements"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61762253-44941034.jpg?v=1642702955" alt=""On ne couche pas aux enterrements" Un "du-elles" éclatant sur scène autour d'un enterrement !" title=""On ne couche pas aux enterrements" Un "du-elles" éclatant sur scène autour d'un enterrement !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Christine Anglio et Laurie Marzougui.       <br />
       Mise en scène : Manon Rony.       <br />
       Avec : Christine Anglio et Laurie Marzougui.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 octobre 2021 au 28 mai 2022.</span>       <br />
       Samedi à 18 h 30.       <br />
       Comédie des 3 Bornes, Paris 11e, 01 43 57 68 29.       <br />
       <a class="link" href="https://www.comediedes3bornes.com/" target="_blank">&gt;&gt; comediedes3bornes.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/61762253-44941006.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/On-ne-couche-pas-aux-enterrements-Un-du-elles-eclatant-sur-scene-autour-d-un-enterrement-_a3152.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-53612184</guid>
   <title>18e Rencontres de la Forme courte : une mise en bouche du Festival Trente Trente</title>
   <pubDate>Wed, 03 Feb 2021 09:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Si, en ce janvier singulier, les circonstances ont finalement eu raison - quel vilain mot - des Rencontres annuelles de Jean-Luc Terrade, ce n'est que partie remise… Avant que le public, désormais addict, ne puisse découvrir la programmation reportée à l'été, cinq sorties de résidence et interviews live sont proposées. L'occasion inespérée, en ces temps de disette artistique, de donner à la scène contemporaine une lisibilité à nulle autre pareille tant les disciplines artistiques convoquées et l'originalité sans concessions des artistes invités font de cet événement un rendez-vous unique "en son genre"… transcendant tous les genres.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53612184-40540522.jpg?v=1612342799" alt="18e Rencontres de la Forme courte : une mise en bouche du Festival Trente Trente" title="18e Rencontres de la Forme courte : une mise en bouche du Festival Trente Trente" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Dans le mille&quot; de Kevin Jean</b>. Accompagné(e) de deux performeur(e)s, Soa de Muse et Calixto Neto, le chorégraphe-interprète (dé)livre des figures reproduisant les postures de séduction habituellement attribuées au genre féminin. Ce faisant, vêtu(e)s de haut en voile transparent, de brassières courtes ou de mini short libérant généreusement les globes de leur anatomie, ils-elles parcourent la géographie des codes féminins figés en s'affranchissant des contraintes auxquelles leur sexe de naissance &quot;devrait&quot; les assigner. Rien de provocateur dans cette manière de s'approprier les figures en vogue dans les clubs de striptease, peep-show, lap dance. Mais tout au contraire l'affirmation d'une liberté recouvrée mettant à mal les stéréotypes hérités. Et si cela générait malaise chez le regardeur, il en serait seul propriétaire.       <br />
              <br />
       En effet, les artistes en position frontale, nous incluent avec grâce dans un univers faisant fi du prêt-à-porter genré. La masculinité héritée des stigmates d'un patriarcat toujours vivace se délite pour laisser place à la douceur de caresses désirables, de prise en compte de l'autre en tant qu'être désirant. S'émancipant en toute tranquillité de l'Ordre inscrit dans les replis de l'inconscient par des siècles de domination machiste, les barrières des sexes empêchant l'Homme d'être fragile et doux sont &quot;trans-gressées&quot; avec bonheur. Ainsi enrichi, c'est à une expansion de soi que l'on assiste au travers de cette déconstruction-construction.       <br />
              <br />
       Dans un second tableau - de ce qui est annoncé comme une étape de travail -, les corps masculin(e)s travaillé(e)s par les vibrations érotiques des bassins soutenus par les portées d'une musique répétitive se donnent à voir dans leur vérité première, débarrassée de la gangue des préjugés sexistes. En jouant avec les stéréotypes de séduction de postures féminines poussées jusqu'à leur paroxysme, la masculinité bousculée s'affranchit du carcan la privant d'une part essentielle d'elle-même pour faire advenir l'homme multidimensionnel… L'Homme est une Femme comme une autre… Ecce Homo. À suivre…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53612184-40540586.jpg?v=1612342886" alt="18e Rencontres de la Forme courte : une mise en bouche du Festival Trente Trente" title="18e Rencontres de la Forme courte : une mise en bouche du Festival Trente Trente" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;MONsTRER&quot; de Thomas Laroppe &amp; Biño Sauitzvy</b> immerge dans l'univers d'Antonin Artaud pour en moduler ses échos singuliers dans une partition écrite de chair et d'os. Sur le fond sonore d'un enregistrement datant de 1948 où Artaud le Mômo déclame, avec les écholalies qui caractérisent son phrasé, sa conférence incendiaire (&quot;Pour en finir avec le jugement de Dieu&quot;), les deux performeurs chorégraphes se livrent à des arabesques hautement maîtrisées pour délivrer le corps de la gravité qui l'assujettit.       <br />
              <br />
       Lorsque les cris (in)articulés de l'inventeur du &quot;Théâtre de la cruauté&quot;, plaçant la douleur liée à la souffrance d'exister au cœur de sa création, prennent ainsi corps au travers des figures chorégraphiées au millimètre, on est littéralement saisi de part en part. En effet, ce qui résonne alors en nous, à cor et à cri, n'est rien d'autre que l'expérience sensible d'une révélation hors normes. Et encore n'est-ce là que les prémices d'un projet que les deux complices comptent développer dans une version plus longue.       <br />
              <br />
       Dans sa recherche à jamais inaboutie de l'être débarrassé de ce qui l'asservit, le corps - ce lieu désespérément  bancal - doit être mis à nu <span style="font-style:italic">&quot;pour lui gratter cet animalcule qui le démange mortellement, dieu, et avec dieu, ses organes&quot;.</span> Et Artaud de poursuivre : <span style="font-style:italic">&quot;Alors vous lui réapprendrez à danser à l'envers, et cet envers sera son véritable endroit&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Et c'est justement à cet &quot;endroit&quot; précis que se situe la prestation corporelle de haut vol, conjuguant maîtrise exemplaire des équilibres les plus improbables et puissance fragile d'un corpus échappant aux lois de la gravité. Les deux corps mis à nu fusionnent en basculant d'avant en arrière dans la même entité vulnérable, prenant appui l'un sur l'autre dans une complicité exploratrice ayant pour effet de démultiplier l'être en soi. Pour exister, se laisser aller à être, prendre soin de &quot;dilater&quot; le corps pour qu'advienne l'homme sans entrave.       <br />
              <br />
       Et c'est à cette expérience fondatrice que l'on est convié, celle d'un être hybride, sorte de monstre qui naît devant nos yeux, se métamorphose à l'envi pour se montrer en toute liberté, nu, fragile et puissant. Cette créature à quatre bras et quatre jambes dont le regard insuffle la volonté d'exister est une invitation à refuser toute soumission établie par un ordre extérieur. Quand les mots prennent corps, ils dansent effrontément.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dans le mille"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53612184-40540604.jpg?v=1612342953" alt="18e Rencontres de la Forme courte : une mise en bouche du Festival Trente Trente" title="18e Rencontres de la Forme courte : une mise en bouche du Festival Trente Trente" />
     </div>
     <div>
      Danse.       <br />
       Conception et chorégraphie : Kevin Jean.       <br />
       interprétation : Kevin Jean, Soa de Muse, Calixto Neto.       <br />
       dramaturgie : Céline Cartillier.       <br />
       scénographie : Bia Kaysel.       <br />
       création lumières : Anthony Merlaud.       <br />
       création costumes : Salomé Brussieux.       <br />
       Durée : 35 minutes.       <br />
              <br />
       Étape de travail présentée aux professionnels dans le cadre d'une sortie de résidence, le vendredi 22 janvier à 17 h, à L'Atelier des Marches, Le Bouscat (33).       <br />
              <br />
       Interview live sur la page facebook réalisée le 21 janvier à 13 h 30 par Stéphanie Pichon.       <br />
       <a class="link" href="https://www.facebook.com/events/321291002472790/" target="_blank">&gt;&gt; Écouter</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée (sous les réserves sanitaires d'usage)</b>       <br />
       Première le 22 mars 2021 : Le Gymnase, CDCN, Roubaix (59).       <br />
       27 mars 2021 : Le Dancing, CDCN, Dijon (21).       <br />
       25 mai 2021 :  Festival June Events, Atelier de Paris, Paris.       <br />
       7 et 8 octobre 2021 : Le Carreau du Temple, Paris.       <br />
       20 novembre 2021 : Festival Born To Be Alive, Le Manège, Reims (51).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"MONsTRER"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53612184-40540607.jpg?v=1612342984" alt="18e Rencontres de la Forme courte : une mise en bouche du Festival Trente Trente" title="18e Rencontres de la Forme courte : une mise en bouche du Festival Trente Trente" />
     </div>
     <div>
      Performance.       <br />
       Création et performance : Thomas Laroppe et Biño Sauitzv.        <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
              <br />
       Présentée aux professionnels dans le cadre d'une sortie de résidence, le mercredi 27 janvier à 15 h, à L'Atelier des Marches, Le Bouscat (33).       <br />
              <br />
       Spectacle reporté à la &quot;Saison chaude&quot; de &quot;Trente Trente&quot;,  2 et 3 juillet 2021 à l'Atelier des Marches, Le Bouscat (33).       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.trentetrente.com/" target="_blank">&gt;&gt; trentetrente.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/53612184-40540522.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/18e-Rencontres-de-la-Forme-courte-une-mise-en-bouche-du-Festival-Trente-Trente_a2873.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
