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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>"Cendrillon" L'histoire véridique d'une très jeune fille qui ne s'en laissait pas conter…</title>
   <pubDate>Thu, 30 Nov 2023 19:07:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En son temps, dans sa "Psychanalyse des Contes de fée", le psychanalyste Bruno Bettelheim levait un pan du voile recouvrant la fonction thérapeutique de ces histoires traditionnelles où le non-dit essentiel se taille la part du lion. Cinq décennies plus tard, le dramaturge Joël Pommerat s'empare avec une exquise gourmandise des contes ("Le Petit Chaperon rouge", "Pinocchio", "Cendrillon"…) pour mettre en jeu leur contenu implosif. Car ce qu'ils nous disent, ces contes, est encore et toujours à réinventer à l'aune des problématiques dont nous sommes nous-mêmes – et souvent à notre corps défendant – porteurs.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77082305-55917235.jpg?v=1701369414" alt=""Cendrillon" L'histoire véridique d'une très jeune fille qui ne s'en laissait pas conter…" title=""Cendrillon" L'histoire véridique d'une très jeune fille qui ne s'en laissait pas conter…" />
     </div>
     <div>
      La très jeune fille a ici pour nom Sandra… Cendrier… Ainsi la dénomment les deux rejetons femelles de la prétendante marâtre, future nouvelle épouse du père de Cendrillon… Formatées à la langue de vipère par leur génitrice souffrant elle du symptôme délirant de gérascophobie galopante (en français courant, déni maladif de vieillir), les deux sœurs affublent du sobriquet fumeux de Cendrier la nouvelle venue, jouant l'intruse dans leur dôme de verre (écho homophonique de la chaussure de vair).       <br />
              <br />
       Introduite par une narratrice hors champ pouvant être une Cendrillon devenue si âgée qu'elle a besoin sur le plateau d'un interprète mimant ses paroles, l'histoire fabuleuse va prendre corps. D'ailleurs, si les mots manquent à cette très vieille dame, ce n'est pas en soi une catastrophe tant les phonèmes désarticulés peuvent être source de fardeau à porter. Ainsi de la scène primale où l'on voit la très jeune fille au chevet du lit de sa mère agonisante, celle-ci lui confiant dans un souffle inaudible ses ultimes souhaits.       <br />
              <br />
       Dès lors, concentrée sur l'observance du serment qui sur un &quot;malentendu&quot; la lie indéfectiblement à la défunte, la très jeune fille va bander son énergie pour penser à elle au moins une fois toutes les cinq minutes, temps rythmé par la sonnerie de la montre qu'elle porte à son poignet. De même, par un effet comique de loupe géante, la scénographie grossit-elle la tête de l'orpheline afin de métaphoriser sa pensée obsédante, envahissant tout son espace mental… S'il lui venait d'oublier de penser à sa mère disparue plus d'une poignée de minutes, cette dernière ne pourrait – bien que morte ! – rester en vie dans un endroit invisible.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77082305-55917236.jpg?v=1701369461" alt=""Cendrillon" L'histoire véridique d'une très jeune fille qui ne s'en laissait pas conter…" title=""Cendrillon" L'histoire véridique d'une très jeune fille qui ne s'en laissait pas conter…" />
     </div>
     <div>
      On touche là, de manière ludique, au nœud même de la culpabilité ressentie face à la disparition d'un être cher. En effet, hors de toute logique, la très jeune fille s'est inventée une mission comme si la sauvegarde de la vie de la disparue lui incombait… Ainsi de sa manière compulsive d'accepter toutes les tâches éreintantes et avilissantes imposées par la marâtre ; plus c'est répugnant, plus elle se sent à sa place (cf. la scène particulièrement drolatique où, maculée de déjections, elle revient triomphante au centre du plateau après avoir débouché, en coulisses, les canalisations des WC). Si la culpabilité est sans raison, elle n'est pas sans coût ; mais c'est aussi cette débauche d'énergie qui la fait tenir contre vent et (belle) mer déchainée.       <br />
              <br />
       À la cruauté idiote des deux sœurs envers la très jeune fille, répond celle crasse de la marâtre lui interdisant de parler de sa mère morte ou encore de conserver près d'elle la robe de la défunte. Mais ces cruautés ignominieuses sont tournées en dérision par la force du comique, comme dans la scène du père transportant en catimini la robe de son ex-femme avant d'être surpris par la marâtre en proie au délire d'une jalousie grand-guignolesque. Cependant, envers et contre toutes, la très jeune fille, loin d'être accablée, semble tirer avantage de ces situations qui galvanisent son énergie. Et même quand on entrave son buste dans un corset, elle ne bronche aucunement, sachant que rien n'est de nature à la faire… plier.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77082305-55917259.jpg?v=1701369519" alt=""Cendrillon" L'histoire véridique d'une très jeune fille qui ne s'en laissait pas conter…" title=""Cendrillon" L'histoire véridique d'une très jeune fille qui ne s'en laissait pas conter…" />
     </div>
     <div>
      Environnement unanimement hostile et sans ouverture aucune, à l'instar de la cave obscure qui lui sert de chambre ? L'apparition inopinée d'une fée multicentenaire au langage superbement cru va lui servir d'adjuvant précieux. Car même si la baguette magique sensée faire apparaître la fameuse robe du bal ne produit dans l'instant que deux déguisements modèle farces et attrapes, la fée fantasque représente une figure débonnaire propre à booster – y compris par un déluge de tonnerre – la révolte de la très jeune fille.       <br />
              <br />
       Cependant, la cruauté manifeste incarnée par la marâtre est démultipliée lorsque cette cruauté la prend elle-même pour cible. Femme vieillissante dans le déni absolu du temps qui passe en elle, sur elle, se comparant continuellement à ses filles dont elle jalouse éperdument la jeunesse, elle multiplie les situations où elle se ridiculise à plates coutures… avec la bénédiction du deus ex machina qui, en coulisses, en tire malicieusement les ficelles. L'humour corrosif de Joël Pommerat est là poussé à son incandescence.       <br />
              <br />
       De délires en délires folâtres, de quiproquos en quiproquos savoureux, d'une chaussure de prince (et non de princesse ; la boucle du conte est bouclée…) en rencontres percutantes, de cérémonies festives en bals donnés au château, la folie de la marâtre va exploser en plein vol, réduisant son forcené désir d'être aimé à une lubie destructrice l'entrainant en robe de chambre à traverser le plateau, totalement hébétée. Quant à la très jeune fille, de manière très adulte, ayant elle-même parcouru le chemin du deuil de sa mère disparue, elle amènera le jeune prince – ayant, lui aussi, trouvé pointure à son pied – à admettre que la très longue absence de la sienne n'est peut-être pas exclusivement due aux grèves des transports en commun.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77082305-55917260.jpg?v=1701369545" alt=""Cendrillon" L'histoire véridique d'une très jeune fille qui ne s'en laissait pas conter…" title=""Cendrillon" L'histoire véridique d'une très jeune fille qui ne s'en laissait pas conter…" />
     </div>
     <div>
      Quant à la chute – le retour à la scène d'ouverture où, cette fois-ci avec l'aide de la fée, la très jeune fille réentend les vrais mots prononcés par sa mère mourante – elle remet en perspective la portée du message initial. Loin d'avoir été une injonction contraignante, ce qui avait été légué était tout au contraire une invitation à vivre. À nous maintenant de nous méfier de nos propres récits.       <br />
              <br />
       Traversé par une humanité à fleur de peau et un humour désopilant (ceux de son initiateur), tant dans la création de personnages hors sol (magistralement interprétés par des comédiennes et comédiens enlaidis à l'envi) que dans la belle écriture émaillée d'expressions populaires graveleuses à souhait, ce conte revisité de fond en comble lui emprunte ses figures traditionnelles (Cendrillon, la marâtre, le Prince, le soulier, etc.) pour mieux les &quot;pervertir&quot;. En effet, les situations et les propos tenus de manière &quot;spectaculaire&quot; invitent, dans leurs plis secrets, à une réflexion réjouissante sur ce que recouvre l'acceptation du temps qui passe, les pertes inévitables qui l'accompagnent, les deuils à assumer… Non pour s'en désoler le moins du monde, mais pour mieux s'en libérer en savourant pleinement le temps vécu.       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 24 novembre 2023 dans la Grande Salle Vitez du TnBA à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Cendrillon"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77082305-55917261.jpg?v=1701369789" alt=""Cendrillon" L'histoire véridique d'une très jeune fille qui ne s'en laissait pas conter…" title=""Cendrillon" L'histoire véridique d'une très jeune fille qui ne s'en laissait pas conter…" />
     </div>
     <div>
      Création 2011, Reprise 2022.       <br />
       Texte : Joël Pommerat (édité chez Actes Sud-Papiers).       <br />
       Conception et mise en scène : Joël Pommerat.       <br />
       Assistant à la mise en scène à la création : Pierre-Yves Le Borgne.       <br />
       Assistanat à la mise en scène en tournée : Ruth Olaizola.       <br />
       Avec : Alfredo Cañavate, Noémie Carcaud, Caroline Donnelly, Catherine Mestoussis, Léa Millet, Damien Ricau, Julien Desmet et la voix de Marcella Carrara.       <br />
       Scénographie et lumière : Éric Soyer.       <br />
       Assistant à la lumière : Gwendal Malar.       <br />
       Costumes : Isabelle Deffin.       <br />
       Son : François Leymarie.       <br />
       Création musicale : Antonin Leymarie.       <br />
       Vidéo : Renaud Rubiano.       <br />
       Collaboration artistique : Philippe Carbonneaux.       <br />
       Recherches documentation : Évelyne Pommerat, Marie Piemontese, Miele Charmel.       <br />
       Réalisation décor et costumes : Ateliers du Théâtre National.       <br />
       Décoration : Stéphanie Denoiseux.       <br />
       Perruques : Julie Poulain.       <br />
       Construction : Dominique Pierre, Pierre Jardon, Laurent Notte, Yves Philippaerts.       <br />
       Direction technique : Emmanuel Abate.       <br />
       Habillage : Lise Crétiaux.       <br />
       Par la Cie Louis Brouillard.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du mercredi 22 au samedi 25 novembre 2023 au TnBA à Bordeaux.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       7 et 8 décembre 2023 : Théâtre Saint-Louis, Cholet (49).       <br />
       Du 13 au 17 décembre 2023 : Théâtre de Namur, Namur (Belgique).       <br />
       Du 10 au 21 janvier 2024 : Célestins, Théâtre de Lyon, Lyon (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/77082305-55917235.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Cendrillon-L-histoire-veridique-d-une-tres-jeune-fille-qui-ne-s-en-laissait-pas-conter_a3771.html</link>
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   <title>● Avignon Off 2016 ● "Touchée par les fées", tout à la fois en simplicité et sophistication</title>
   <pubDate>Sat, 16 Jul 2016 17:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Quand Ariane Ascaride arrive sur scène, elle est rigolote. Avé son assent et sa cotte d'ouvrier. Mais quand elle salue, à la fin du spectacle "Touchée par les fées", elle est Belle…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9857293-15944003.jpg?v=1468684887" alt="● Avignon Off 2016 ● "Touchée par les fées", tout à la fois en simplicité et sophistication" title="● Avignon Off 2016 ● "Touchée par les fées", tout à la fois en simplicité et sophistication" />
     </div>
     <div>
      C'est qu'elle a des raisons de l'être. Sur scène, la comédienne se montre sûre de son métier et rigoureuse dans ses effets. Attentive. Généreuse. Elle est une comédienne qui montre qu'elle aime son métier et son public.       <br />
              <br />
       Dans &quot;Touchée par les fées&quot;, elle déroule le fil du récit de sa vie que Marie Desplechin a su mettre en bouche en un pastis joyeux. Il y a Marseille, son père italien et résistant, ses deux frères, et la troupe amateur des Quatre vents issue elle aussi de la Résistance. Pagnol et Brecht.       <br />
              <br />
       Et puis ses rêves de petites filles. Danser comme Noureev et jouer Puck… C'est toute une vie racontée comme en une confidence, en toute simplicité et franchise. Une enfance jamais vraiment perdue retrouve intensité.       <br />
              <br />
       Soutenue dans son spectacle par le chorégraphe Thierry Thieû Niang, Ariane Ascaride lance des arabesques et Ariane est Puck.       <br />
              <br />
       Dans la simplicité du plaisir, le spectateur croit aux bonnes fées, de celles qui font émerger la Beauté et les sentiments. Le goût de l'Art dans sa simplicité et sa sophistication.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Touchée par les fées"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9857293-15944068.jpg?v=1468685388" alt="● Avignon Off 2016 ● "Touchée par les fées", tout à la fois en simplicité et sophistication" title="● Avignon Off 2016 ● "Touchée par les fées", tout à la fois en simplicité et sophistication" />
     </div>
     <div>
      Texte : Marie Desplechin.       <br />
       Mise en scène : Thierry Thieu Niang.       <br />
       Avec : Ariane Ascaride.       <br />
       Éclairagiste : Jimmy Boury.       <br />
       Costumière : Merima Trailovic, Lucie Mestre.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 heure.       <br />
       Production Les Petites Heures.       <br />
              <br />
       <b>● Avignon Off 2016 ●</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 juillet 2016.</span>       <br />
       Petit Louvre, Chapelle des Templiers,       <br />
       3, rue Félix Gras.       <br />
       Tous les jours à 16 h 35.       <br />
       Relâche les 12 et 19 et 26 juillet.       <br />
       Tél. : 04 32 76 02 79.       <br />
       <a class="link" href="http://theatre-petit-louvre.fr/avignon/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-petit-louvre.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/9857293-15944003.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/●-Avignon-Off-2016-●-Touchee-par-les-fees--tout-a-la-fois-en-simplicite-et-sophistication_a1655.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Barbe-Neige…", des contes de fées façon hip-hop !</title>
   <pubDate>Thu, 21 Jan 2016 08:49:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La chorégraphe Laura Scozzi revisite des contes à l'aide du hip-hop. Dans une mise en scène déjantée, l'univers, entre autres, de la Belle au bois dormant et de ses princes charmants est repensé avec gourmandise et beaucoup d'aplomb !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8822908-13964707.jpg?v=1453327214" alt=""Barbe-Neige…", des contes de fées façon hip-hop !" title=""Barbe-Neige…", des contes de fées façon hip-hop !" />
     </div>
     <div>
      C'est un spectacle vraiment chouette. Chouette car amusant, léger, gracieux, composé de couleurs et de danseurs vifs, de visages tout aussi expressifs que les corps. Tout en beauté ! Car, au-delà de la scénographie qui a gardé la simplicité des contes, il y a aussi un côté enfantin et naïf dans l'expressivité mais jamais dans la trame chorégraphique.       <br />
              <br />
       C'est une redécouverte des contes, réinventés par l'Art, bousculés par la Danse où le loup se fait chat, le prince maladroit ou un tantinet imbécile quand la princesse est exigeante, le tout dans une mise en scène de Laura Scozzi, drôle, très drôle.       <br />
              <br />
       La danse se prête au hip-hop et, par petites touches, au classique. Un show vocal, le temps d'une scène, fait aussi son apparition où le chant est accompagné de surprenants chœurs. Tout est inversé. Les personnages se font méchants quand on les croit gentils, charmants quand ils sont gourds, gracieux et sveltes quand ils devraient être forts et massifs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8822908-13964753.jpg?v=1453327572" alt=""Barbe-Neige…", des contes de fées façon hip-hop !" title=""Barbe-Neige…", des contes de fées façon hip-hop !" />
     </div>
     <div>
      Côté hip-hop, des roulades des bras gauches ou droits sont effectuées en prenant appui au sol par leurs poignets respectifs. Des mouvements, découpant les articulations le long du tronc et des bras avec quelques figures se finissant par la plante des mains, donnent une grâce et un aspect comique à la danse car toujours suivis d'un clin d'œil humoristique.       <br />
              <br />
       Le classique fait aussi son entrée sur les pointes dans une chorégraphie où la légèreté des uns cohabite avec une fausse maladresse des autres. Ce qui est agréable est que la danse interpelle, surprend, dans des gestuelles aux mouvements amusants et beaux sans que la grâce ne prenne congé. Le danseur peut devenir danseuse, ou l'inverse. Le féminin fait avec le viril quand le masculin peut être tout en légèreté.       <br />
              <br />
       La danse fait avec le théâtre qui fait avec le mime. C'est un univers de différentes expressions artistiques qui se rencontrent et se racontent par les corps, les gestes et les répliques. Le tout est fait avec une créativité où chacun est à sa place car personne n'en a une, à lui, exclusive, le prince pouvant être autant &quot;charmant&quot; que con comme un canard. Nous sommes dans un monde à la fois de contes dansés et de danses contées aux multiples entrées et sorties.       <br />
              <br />
       Et ce n'est que du bonheur !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Barbe-Neige et les Sept Petits Cochons au bois dormant"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8822908-13967077.jpg?v=1453362808" alt=""Barbe-Neige…", des contes de fées façon hip-hop !" title=""Barbe-Neige…", des contes de fées façon hip-hop !" />
     </div>
     <div>
      Tout public à partir de 8 ans.       <br />
       Conception et mise en scène : Laura Scozzi.       <br />
       Chorégraphie : Laura Scozzi, en collaboration avec les danseurs.       <br />
       Danseurs : Dorel Brouzeng Lacoustille, John Degois, François Lamargot, Céline Lefèvre, Karla Pollux, Fanny Rouyé, Mélanie Sulmona, Jean-Charles Zambo.       <br />
       Collaboration artistique : Olivier Sferlazza.       <br />
       Musique : Niccolo Paganini.       <br />
       Scénographie : Natacha Le Guen de Kerneizon.       <br />
       Costumes : Olivier Bériot.       <br />
       Lumières : Ludovic Bouaud.       <br />
       Répétitrice : Corinne Barbara.       <br />
       Durée : 1 h 15.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8822908-13967108.jpg?v=1453362930" alt=""Barbe-Neige…", des contes de fées façon hip-hop !" title=""Barbe-Neige…", des contes de fées façon hip-hop !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 5 au 31 janvier 2016.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Renaud-Barrault, Paris 8e, 01 44 95 98 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredurondpoint.fr" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       23 février 2016 : Le Volcan, Le Havre (76).       <br />
       3 et 4 mars 2016 : Antipolis Théâtre d'Antibes, Antibes (06).       <br />
       11 mars 2016 : Centre Culturel J. Duhamel, Vitré (35).       <br />
       13 mars 2016 : Théâtre Alexandre Dumas, Saint-Germain-en-Laye (78).       <br />
       15 mars 2016 : Le Grand Angle, Voiron (38).       <br />
       18 au 20 mars 2016 : Odyssud, Blagnac (31).       <br />
       22 mars 2016 : Centre Culturel Michel Manet, Bergerac (24).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8822908-13964707.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Barbe-Neige--des-contes-de-fees-facon-hip-hop-_a1524.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Pinocchio... entre imaginaire contemporain et Commedia dell’arte adoucie</title>
   <pubDate>Thu, 13 Dec 2012 10:39:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Pitchouns]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’histoire de Pinocchio de l’italien Carlo Collodi est connue : elle est celle d’un pantin né d’un bout de bois têtu qui s’émancipe, veut devenir un petit homme, fait l’école buissonnière et, mentant comme un nez grandissant au milieu de la figure, manque de se brûler en passant du mauvais côté de la vie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5021286-7497225.jpg?v=1355480697" alt="Pinocchio... entre imaginaire contemporain et Commedia dell’arte adoucie" title="Pinocchio... entre imaginaire contemporain et Commedia dell’arte adoucie" />
     </div>
     <div>
      Dans l’adaptation au théâtre pour enfants de Caroline Weiss, un clown accueille le public et un conteur masqué entame le récit. La metteure en scène se montre fidèle à la charpente du conte tout en présentant une image simplifiée mais précise et volontairement naïve.       <br />
              <br />
       Le dispositif est judicieux. Il est celui d’un théâtre de tréteaux gigogne propice à une forme de Commedia dell’arte adoucie. Il a la joliesse d’un livre maquette. Ce qui permet à la bonne fée (Caroline Weiss), comme sortie tout droit des marges, de saupoudrer de sourires et de commentaires l’action comme autant de grains de poudre magique. Et à Pinocchio à la silhouette dégingandée d’enfant grandi trop vite de prendre chair dans l’étonnement général.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5021286-7497226.jpg?v=1355509087" alt="Pinocchio... entre imaginaire contemporain et Commedia dell’arte adoucie" title="Pinocchio... entre imaginaire contemporain et Commedia dell’arte adoucie" />
     </div>
     <div>
      Le merveilleux existe encore. Il s’appuie sur quatre comédiens circassiens, musiciens, clowns et acteurs qui jouent une quinzaine de personnages autour de Pinocchio (Mali Van Valenberg).       <br />
              <br />
       Cette version qui n’hésite pas à entrer dans l’imaginaire contemporain des enfants saturés d’images de jeux électroniques affirme un théâtre vivant, créatif. Le tout jeune public est entrainé vers le meilleur de lui-même. Les parents ont le droit de venir aussi.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* L’Atalante (belle salle de théâtre de recherche), dont c'est la vingtneuvième saison, s'ouvre au jeune public et accueille pour la première fois un spectacle pour enfants avec &quot;Pinocchio&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Pinocchio"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5021286-7497247.jpg?v=1355509087" alt="Pinocchio... entre imaginaire contemporain et Commedia dell’arte adoucie" title="Pinocchio... entre imaginaire contemporain et Commedia dell’arte adoucie" />
     </div>
     <div>
      Texte : Carlo Collodi.       <br />
       Mise en scène : Caroline Weiss de Diesbach.       <br />
       Conseiller artistique et scénographie : Olivier Lorétan.       <br />
       Comédiens - Jongleur - Musiciens - Clown : Élisabeth Joinet, Mali Van Valenberg, Bruno Dubois, Lorenzo Torracchi ou Yanick Cohadès.       <br />
       Création et réalisation des costumes : Olga Papp.       <br />
        Compositeur de musique : Thierry Epiney.       <br />
       Concepteur vidéo : Vincent Forclaz.       <br />
       Accessoires et couture : Laeticia Forclaz.       <br />
       Spectacle tout public de 7 à 107 ans !       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       Par la Compagnie Tecem.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5021286-7497258.jpg?v=1355509088" alt="Pinocchio... entre imaginaire contemporain et Commedia dell’arte adoucie" title="Pinocchio... entre imaginaire contemporain et Commedia dell’arte adoucie" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">18, 19, 24, 25 et 26 décembre 2012.</span>       <br />
       Mardi 18, lundi 24, mardi 25 et mercredi 26 décembre à 14 h 30,       <br />
       mercredi 19 décembre à 10 h 30 et 14 h 30.       <br />
       Théâtre de l’Atalante, Paris 18e, 01 46 06 11 90.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-latalante.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-latalante.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5021286-7499424.jpg?v=1355509088" alt="Pinocchio... entre imaginaire contemporain et Commedia dell’arte adoucie" title="Pinocchio... entre imaginaire contemporain et Commedia dell’arte adoucie" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5021286-7497225.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Pinocchio-entre-imaginaire-contemporain-et-Commedia-dell-arte-adoucie_a802.html</link>
  </item>

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   <title>Une comédie de l'erreur... Comme un conte de fées !</title>
   <pubDate>Thu, 15 Mar 2012 09:02:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans le roi Cymbeline, William Shakespeare raconte en deux mouvements la séparation de deux amants puis leur réunion. Il est banni. Elle lui reste fidèle. Il croit aux preuves de son infidélité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4003153-6071580.jpg?v=1331799214" alt="Une comédie de l'erreur... Comme un conte de fées !" title="Une comédie de l'erreur... Comme un conte de fées !" />
     </div>
     <div>
      La pièce, dont l’action se situe lors d’une conquête de la Bretagne par un empire romain de fantaisie, est un tissu de péripéties brodées de traîtres, de marâtres, d’imbéciles influents, de brutes généreuses, d’enfants perdus. Tous héros de familles déchirées recomposées. De scènes de bataille en songes solitaires, de perditions en retrouvailles, les héros ne font que se croiser, se toiser. Flux et reflux, allers et retours, entrées et sorties. Il en faut des aventures pour inverser le cours des événements.        <br />
              <br />
       On s’y perdrait. La représentation mise en œuvre par Hélène Cinque et sa troupe est un enchantement, une durée de poésie y compris visuelle.       <br />
              <br />
       La troupe croque avec gourmandise et finesse les personnages et les situations. Le traitement de l’espace de l’avant scène au lointain favorise le développement de tous les registres de la comédie. Et c’est dans la fluidité que les scènes se fondent et s’enchaînent, distribuent avec naturel les images les actions ou les commentaires utiles à la clarté du propos. Ainsi conçu le théâtre est un jeu de cache-cache apaisant où les apartés et le happy-end apportent un rire de satisfaction. Hélène Cinque, en faisant de cette pièce un authentique drame au sens romantique, en révèle la profondeur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4003153-6071620.jpg?v=1331799636" alt="Une comédie de l'erreur... Comme un conte de fées !" title="Une comédie de l'erreur... Comme un conte de fées !" />
     </div>
     <div>
      Elle est celle d’un conte facétieux… et moral. Le roi Cymbeline est une comédie de l’erreur par laquelle il est démontré, primo, que le droit est injuste et que la preuve induit en erreur quand les préjugés s’emmêlent ; secundo, que la justice est le fruit du hasard ainsi que de la volonté de l’auteur.       <br />
              <br />
       Le spectateur accompagne de son plaisir l’intention de William Shakespeare. À l’issue du spectacle (à l’instar du sandwich gourmand que vole la servante à son inventif valet amoureux), il est repu mais tenu par un goût de revenez-y des plus satisfaisant. Like a fairy tale !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Roi Cymbeline"</b></div>
     <div>
      Un conte fantastique d’après William Shakespeare.       <br />
       Par L’Instant d’une résonance.       <br />
       Traduction et adaptation : Ariane Bégoin.       <br />
       Mise en scène : Hélène Cinque.       <br />
       Avec: Emmanuelle Bourdier, Paolo Crocco, Nicolas Fantoli, Pierre Ficheux, Christina Galstian, Charles Gonon, Vahag Kalaidjian, Alain Khouani, Dan Kostenbaum, Sylvain Machac, Stéphane Otéro, Magali Song, Franck Saurel, Harold Savary, Alexandre Zloto.       <br />
       Création lumières : Victor Arancio.       <br />
       Création musique : Jo Zeugma.       <br />
       Chorégraphies : Marie Barbottin.       <br />
       Création costumes : Sabina Kaethner-Lewitanski et Selma Kip.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Spectacle du 8 mars au 29 avril 2012.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h, dimanche 14 h.       <br />
       Théâtre du Soleil, Paris 12e, 01 43 74 24 08.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-du-soleil.fr/thsol/index.php" target="_blank">&gt;&gt; theatre-du-soleil.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4003153-6071580.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-comedie-de-l-erreur-Comme-un-conte-de-fees-_a563.html</link>
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