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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-12T01:19:36+02:00</dc:date>
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   <title>"Le Paradoxe de John" Galerie d'artistes en quête de (ré)création…</title>
   <pubDate>Wed, 25 Mar 2026 18:50:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "L'Effet de Serge"… "Le Paradoxe de John"… Philippe Quesne, et sa Cie Vivarium la bien-nommée, excelle en équations à un(e) inconnu(e). Sauf que si Serge, l'artiste pluridisciplinaire de 2007, habitait pleinement le plateau, le John de 2025 restera à jamais inconnu à cette adresse. Mais peu importe, cela ajoute à l'apaisante étrangeté des mondes que le metteur en jeu crée de performance en performance. Des univers à apparence ludique auxquels on ne peut avoir accès que si on est en capacité de se laisser aller à un doux lâcher prise pour ressentir les délices (cf. "Le jardin des Délices", 2023) d'une écriture théâtrale unique en son genre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95611485-66811116.jpg?v=1774462199" alt=""Le Paradoxe de John" Galerie d'artistes en quête de (ré)création…" title=""Le Paradoxe de John" Galerie d'artistes en quête de (ré)création…" />
     </div>
     <div>
      Philippe Quesne fidèle à lui-même aime commencer ses performances en les raccordant à l'une de ses précédentes, en l'occurrence créée dix-huit années auparavant… <span style="font-style:italic">&quot;C'était l'appartement de Serge qui me l'a laissé pour en faire une galerie d'art. Imaginez une moquette violette au sol, un petit hélicoptère volant, une voiture avec ses phares, une table de ping-pong&quot;…</span> Ainsi la galeriste accueille-t-elle les trois artistes en désir de création. D'emblée, et avec eux, on découvre un espace hors sol où des objets d'une banalité avérée sont entreposés dans un désordre &quot;inspiré&quot;… Un escabeau, des bouteilles d'hélium, des chaises - celles de Serge, des plus ordinaires qui soient, pourtant la galeriste demande aux invités d'en prendre bien soin -, l'une d'entre elles, œuvre en cours d'installation, est hissée dans les cintres et désignée d'un titre haut en couleur : &quot;La spectatrice émancipée&quot;.       <br />
              <br />
       Le temps de la représentation, les textes de Laura Vasquez, poète à l'inspiration surréaliste, défileront sur des panneaux verticaux lumineux semblables à ceux utilisés pour les publicités urbaines, créant une atmosphère subvertissant le réel pour mieux le donner à voir. On peut y lire : <span style="font-style:italic">&quot;Il fut un temps où je connaissais les visages de l'avenir, car je savais qu'ils étaient en train de se former dans les visages du présent, et les tranches de la réalité se découpaient en sortes d'astres que je laissais venir les yeux fermés&quot;,</span> ou encore : <span style="font-style:italic">&quot;Comment la terre tournerait-elle s'il n'y avait pas de colorations sur les choses qui la composent ? Comment les poissons sans nageoires voient-Ils la vie ? Comment la vie voit-elle les poissons ?&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95611485-66811117.jpg?v=1774462237" alt=""Le Paradoxe de John" Galerie d'artistes en quête de (ré)création…" title=""Le Paradoxe de John" Galerie d'artistes en quête de (ré)création…" />
     </div>
     <div>
      Immergés dans ce milieu d'observation d'un vivant décomposé par des regards neufs, nous assisterons, interpellés, médusés, amusés aux micro-découvertes du trio parcourant avec une naïveté éblouissante l'espace offert à leur imaginaire créatif. L'une voudra inhaler le gaz de l'une des bonbonnes, aussitôt reprise par la gardienne des lieux. L'autre apportera sa touche personnelle à l'œuvre en cours de réalisation en la recouvrant d'un film plastique transparent, geste artistique aussitôt complété par celui de la première, disposant aux pieds de &quot;La spectatrice émancipée&quot; sa paire de bottes. La sculpture sera rebaptisée &quot;Le Christ de ma mère&quot;… <span style="font-style:italic">&quot;À chaque jour suffit sa peine&quot;,</span> commentera en décalé la galeriste, que l'on devine ici pas entièrement convaincue.       <br />
              <br />
       S'enchainant dans une lenteur cotonneuse propre à laver les cerveaux des injonctions liées à la vitesse, une scène les verra s'approcher religieusement d'une autre installation minimaliste : deux tréteaux, une planche sur une bâche plastique. Là, un artiste invité viendra introduire dans un récipient de la mousse expansive créant instantanément des sculptures protéiformes, sortes de totems étendant leurs tentacules jusqu'au sol. Créatures aussitôt auscultées minutieusement au micro pour entendre leurs crissements, grésillements, grognements… jusqu'à ce qu'un <span style="font-style:italic">&quot;On peut faire comme une soirée mousse ?&quot;</span> ne vienne rompre ex abrupto le recueillement de circonstance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95611485-66811137.jpg?v=1774462274" alt=""Le Paradoxe de John" Galerie d'artistes en quête de (ré)création…" title=""Le Paradoxe de John" Galerie d'artistes en quête de (ré)création…" />
     </div>
     <div>
      Deux des artistes s'enrouleront dans les rouleaux de la carpette pour disparaître sous le plancher où leur corps continuera à creuser des galeries. Air d'opéra, micros tendus pour inspecter là encore les sons des corps enfouis déclamant des poèmes de Laura Vasquez… le tout ponctué par les autocongratulations des performeurs célébrant leur création in situ. Mais comme toute œuvre d'art est <span style="font-style:italic">&quot;un beau mensonge&quot;</span> (cf. Stendhal) et se doit au nom de la Vérité même de l'Art d'être éphémère, ils s'ingénieront à massacrer à coups de pieds et poings rageurs leur création si superbe, l'aient-ils trouvée l'instant d'avant. Le tout ponctué d'un dissonant : <span style="font-style:italic">&quot;Ça dialogue&quot;</span>, créant une nouvelle rupture irrésistible dans la chaîne de (ré)création.       <br />
              <br />
       Des nuages de fumée s'échapperont encore d'énigmatiques formes humaines sommeillant sous des couvertures de déménagement. Comme des feux follets, les barres lumineuses verticales libéreront des fragments de la poésie éthérée … &quot;Le soir dans mon jardin… je mets des sculptures capables de soupirer… un guide pour les fantômes sourds… des armes qui ne blessent pas… ce sont des longueurs d'onde&quot;. Et là encore, rupture de registres introduite par la remarque prosaïque de la galeriste – <span style="font-style:italic">&quot;Ah oui… on lit beaucoup mieux&quot;</span> – saluant la mise à l'horizontale des supports où circulent les textes. On ne dévoilera pas plus longuement les surgissements d'inattendus venant rompre à l'envi la <span style="font-style:italic">&quot;manigance diabolique de la logique&quot;…</span> car, pour connaître ce qui se passe à l'intérieur des choses, ne faut-il pas les déplacer avec une infinie douceur ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95611485-66811150.jpg?v=1774462344" alt=""Le Paradoxe de John" Galerie d'artistes en quête de (ré)création…" title=""Le Paradoxe de John" Galerie d'artistes en quête de (ré)création…" />
     </div>
     <div>
      C'est à ce pas de côté, fabuleux en tous points, que nous invite Philippe Quesne, lui qui, accompagné de sa complice en poésie insolite, Laura Vasquez, n'a de cesse de réveiller notre pulsion scopique – désir de voir, désir de &quot;ça-voir&quot; – en subvertissant notre vision ordinaire. Et c'est peu dire que cette nouvelle création, s'inscrivant dans le droit fil d'une œuvre en perpétuel devenir, procure un état d'émerveillement enivrant… à rapprocher de celui ressenti par le personnage de Lewis Carroll. Sauf que là, c'est au travers de l'illusion théâtrale - traitée comme une matière vivante - que se joue l'accès à un monde nous délivrant des assujettissements… de la folie ordinaire.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 12 mars 2026 dans la Salle Vauthier du tnba, Théâtre national Bordeaux Aquitaine, Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Paradoxe de John"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95611485-66811154.jpg?v=1774462378" alt=""Le Paradoxe de John" Galerie d'artistes en quête de (ré)création…" title=""Le Paradoxe de John" Galerie d'artistes en quête de (ré)création…" />
     </div>
     <div>
      Conception : Philippe Quesne.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Philippe Quesne.       <br />
       Textes originaux : Laura Vazquez.       <br />
       Avec : Isabelle Angotti, Céleste Brunnquell, Marc Susini, Veronika Vasilyeva-Rije, Marc Chevillon.       <br />
       Costumes : Anna Carraud, assistée de Mirabelle Perot.       <br />
       Régie et collaboration artistique : François Boulet, Marc Chevillon.       <br />
       Collaboration technique : Thomas Laigle.       <br />
       Peintre décoratrice : Marie Maresca.       <br />
       Musiques : Noel Boggs, Fred Buscaglione, John Cage, Morton Feldman, Friedrich Hollaender, Lucy Railton, Franz Schubert, Demetrio Stratos, Riz Ortolani, etc.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       Créé le 7 novembre 2025 au Théâtre La Commune - CDN, Aubervilliers (93), pour le Festival d'Automne à Paris.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du 10 au 13 mars 2026 au tnba - Théâtre national Bordeaux Aquitaine, Bordeaux (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95611485-66811242.jpg?v=1774462969" alt=""Le Paradoxe de John" Galerie d'artistes en quête de (ré)création…" title=""Le Paradoxe de John" Galerie d'artistes en quête de (ré)création…" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">11 et 12 mai 2026 :</span> Künstlerhaus Mousonturm, Frankfurt am Main (Allemagne).       <br />
       7 et 8 octobre 2026 : Festival Actoral, impasse Montévidéo, Marseille (13).       <br />
       13 et 14 octobre 2026 : Théâtre La Vignette, Université Paul-Valéry, Route de Mende, Montpellier (34).       <br />
       20 novembre 2026 : Centre Pompidou, Parvis des Droits de l'Homme, Metz (57).       <br />
       24 au 27 novembre 2026 : Le Maillon, Théâtre de Strasbourg - Scène européenne, Boulevard de Dresde, Strasbourg (67).       <br />
       10 au 13 décembre 2026 : Maison Saint-Gervais, Rue du Temple, Genève (Suisse).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Paradoxe-de-John-Galerie-d-artistes-en-quete-de-re-creation_a4511.html</link>
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   <title>"Panache !" Retour aux origines du cirque moderne</title>
   <pubDate>Wed, 26 Nov 2025 07:21:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une nuit du cirque entre parade, corps tendres et cabaret… Une nuit qui commença plus exactement à 16 h avec une visite détaillée de l'exposition "Panache !", installée dans le musée des Beaux-arts et d’Archéologie de Châlons-en-Champagne. Une installation riche de plus de 300 œuvres et très particulière… puisque permettant de découvrir les origines équestres et militaires du cirque tel que nous le connaissons aujourd'hui dans sa forme moderne. S'ensuivra, de manière plus nocturne, la représentation de "Corps tendres" de Lucie Yerlès, dans une étape de sortie de résidence, "Entre chiens et louves" du Cirque Le Roux et le cabaret proposé par les étudiants du CNAC. Ce sont ces trois spectacles qui formèrent le programme de la nuit du cirque chalonnaise.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92811821-64980786.jpg?v=1764066475" alt=""Panache !" Retour aux origines du cirque moderne" title=""Panache !" Retour aux origines du cirque moderne" />
     </div>
     <div>
      Après "Acrobates" en 2018, "No Animo Mas Anima" en 2023 et "Fiers saltimbanques !" en 2024, l'exposition </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Panache !"</strong></span> propose une nouvelle plongée dans l’histoire du cirque, une exploration remarquablement documentée sur ce qui fonda le cirque moderne, son chapiteau, son environnement circulaire, sa programmatique artistique, son orchestre initialement cuivres et tambours et l'apparition de l'emblématique piste, espace scénique de 13 mètres de diamètre… Tous ces éléments de base émanant des pratiques équestres et militaires du XVIIIe siècle qui, évoluant au cours des XIXe et XXe siècles, font faire sortir le cheval de son rôle uniquement utilitaire pour lui donner une vocation artistique et une position majeure dans certains spectacles circassiens, comme on peut le voir encore chez Grüss.       <br />
              <br />
       Cette quatrième expo s’inscrit comme une nouvelle étape de préfiguration du futur Musée des Arts du Cirque dont l’ouverture est prévue en 2029. Elle a été conçue grâce au commissariat partagé d’Enora Gault, directrice adjointe des musées de Châlons-en-Champagne, de Pascal Jacob, auteur, directeur artistique du cirque Phénix et collectionneur, et de Marika Maymard, chercheuse, autrice et collectionneuse. "Panache !" bénéficie bien sûr de prêts exceptionnels de grandes institutions publiques, notamment la BnF, le musée de l'Armée, la TOHU Cité des arts du cirque de Montréal, le musée vivant du Cheval Château de Chantilly, etc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92811821-64980789.jpg?v=1764066508" alt=""Panache !" Retour aux origines du cirque moderne" title=""Panache !" Retour aux origines du cirque moderne" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, au départ, était le cheval, figure légendaire et antique de l'univers militaire. De tout temps, des démonstrations équestres des corps armés (dragons et autres diverses cavaleries) se déroulaient dans un cadre de démonstration de force ou dans celui d'un divertissement populaire. C'est ici, en 1768, qu'entre en scène Philip Astley (1742-1814), ancien sous-officier des Dragons légers britanniques, en créant sa propre arène afin d'y présenter quelques numéros (saut d'obstacles avec deux chevaux, premier récit clownesque avec un cheval, etc.) qui vont construire son répertoire. À noter que Mme Astley (Patty Jones), elle-même écuyère, participera régulièrement à ce qui devient un vrai spectacle en élaborant son propre répertoire.       <br />
              <br />
       C'est dans ce contexte que le cercle de 13 m devient la règle (dont la mesure doit son origine à la distance nécessaire entre un cheval et l'homme qui le fait tourner en rond), que les gradins apparaissent, entre autres. Les bases étant posées, &quot;Panache !&quot; nous emmène dans un parcours muséal retraçant les nombreuses étapes qui marquèrent le cirque moderne jusqu'à aujourd'hui. Référence est faite à Antonio Franconi qui, le premier, diversifia de manière notable le répertoire. Les femmes artistes ne sont pas oubliées, de nombreux documents sur les écuyères, les amazones et les ballerines à cheval.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92811821-64980826.jpg?v=1764066537" alt=""Panache !" Retour aux origines du cirque moderne" title=""Panache !" Retour aux origines du cirque moderne" />
     </div>
     <div>
      La richesse de l'exposition tient alors tant aux représentations du cirque équestre et de son répertoire, de l'art de la voltige, des fastes militaires (très prisés par Napoléon 3) avec pompes, parades et cavalcades qu'aux objets (bronzes, figurines, assiettes, jouets, véhicules miniatures...) et aux costumes, coiffes et pompons exposés. Estampes, tableaux, lithographies, dessins et affiches permettent de resituer les différentes évolutions et les époques correspondantes. Le nombre d'œuvres prêtées par les musées ou les collections de particuliers est impressionnant (plus de 300), démontrant le travail colossal effectué par Enora Gault, Pascal Jacob et Marika Maymard réunis dans un commissariat d'exposition partagé.       <br />
              <br />
       "Panache !" est une expo qui s'adresse au grand public, quel que soit son âge. Du fait de son sujet, elle est colorée, voire flamboyante au vu de certaines affiches, et l'on peut y passer plusieurs heures à lire et à détailler les pièces exposées. Une réussite muséale pour une histoire artistique à découvrir ou redécouvrir.       <br />
              <br />
       Premier spectacle de cette Nuit du Cirque chalonnaise qui s'est déroulé le 15 novembre 2025, </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Corps tendres", de Lucie Yerlès et Gaspard Schleck,</strong></span> est une exploration sensible et acrobatique autour du sens du toucher. La représentation proposée au Chapiteau La Marnaise a permis de découvrir une étape de travail dans le cadre d'une sortie de résidence. Ce deuxième projet de Lucie Yerlès en tant que metteuse en scène, après "Le Solo" en 2021, se fonde sur une série d'ateliers et une création d'un spectacle immersif visant une perception haptique du monde (consistant à associer le sens tactile et la proprioception*).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92811821-64980836.jpg?v=1764066724" alt=""Panache !" Retour aux origines du cirque moderne" title=""Panache !" Retour aux origines du cirque moderne" />
     </div>
     <div>
      Dans ce concept immersif, quatre acrobates et un musicien invitent les spectatrices et spectateurs – ayant participé aux ateliers – à plonger dans l’intimité de nos interdépendances heureuses ou contraintes. Le dispositif scénique doux et ludique engage public et artistes, à travers différents numéros et exercices à tester différentes situations où toucher, l'autre ou les autres, est une tentative/tentation de chaque instant et à réfléchir de façon collective sur la confiance, le consentement et les limites. Cela impliquant bien sûr la notion des limites/frontières de son corps, de sa propre perception de celui-ci, de celui des autres et des mises en danger possibles, de l'acceptation de l'abandon basé sur une proposition de sécurité des autres.       <br />
              <br />
       Ainsi, les récits partagés et les corps en mouvement ou en exploration acrobatique se rencontrent alors pour dessiner une cartographie joyeuse et politique de nos rapports aux autres. Le travail de Lucie Yerlès et Gaspar Schelck nous invite à partager une performance sensitive et politique, bienveillante et esthétique, traitant le toucher comme geste d’attention, de tendresse, d’accompagnement, d’apprentissage, de sécurité, de violence parfois. À suivre, création prévue en 2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92811821-64980882.jpg?v=1764066791" alt=""Panache !" Retour aux origines du cirque moderne" title=""Panache !" Retour aux origines du cirque moderne" />
     </div>
     <div>
      Autre moment fort de cette Nuit du Cirque, le </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Cabaret"</strong></span> présenté à la salle Rive Gauche par les étudiantes et étudiants du CNAC, qu'elles et ils ont voulu en soutien à la Palestine. Découpé en deux parties, c'est à la fin de la première partie que l'artiste palestinienne invitée, Ashtar Muallem, présenta son film, "Land of denied rituals", qui traite des rituels religieux abandonnés, dont les danses funéraires. Ashtar Muallem a voulu, à travers ce court-métrage, rappeler ces pratiques traditionnelles oubliées, en partie du fait du conflit, et les inscrire dans une mémoire contemporaine grâce à ce documentaire.       <br />
              <br />
       Le "Cabaret", quant à lui, animé par une équipe pleine d'énergie, exprimant une joyeuse pointe d'espièglerie, heureuse de proposer cette soirée festive, déroulait, tout au long de la soirée, une série de numéros de grande qualité. Fil de fer, trapèze, acrobatie, clown, trio portés acrobatiques, mât chinois, cerceau aérien, jonglage, etc. se succédaient dans une mise en scène minimaliste, mais éclairante sur les performances exécutées. Les élèves, même si, pour certains, les disciplines choisies ne représentaient pas leur choix définitif de formation au CNAC, ont fait montre de rigueur et de talent dans leurs exécutions.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Proprioception : perception de son propre corps.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92811821-64980917.jpg?v=1764066896" alt=""Panache !" Retour aux origines du cirque moderne" title=""Panache !" Retour aux origines du cirque moderne" />
     </div>
     <div>
      <b>Exposition &quot;Panache !&quot;       <br />
       Les origines équestres et militaires du cirque</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 15 novembre 2025 au 16 mars 2026.</span>       <br />
       Musée des Beaux-arts et d'Archéologie, Place Godart, Châlons-en-Champagne (51).       <br />
       Téléphone : 03 26 69 38 53.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('musee.mairie@chalonsenchampagne.fr')" >musee.mairie@chalonsenchampagne.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://musees.chalonsenchampagne.fr/musees" target="_blank">&gt;&gt; musees.chalonsenchampagne.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Corps tendres&quot;</b>       <br />
       Conception : Lucie Yerlès.       <br />
       Création lumière et collaboration artistique : Gaspar Schelck.       <br />
       Conception sonore : Loïc Le Foll.       <br />
       Avec : Philomène Authelet, Félix Rapela, Laila Umeko, Seppe Van Looveren en alternance avec Wout Deneyer.       <br />
       Conseillers artistiques : Lorette Moreau, Leslie Mannès, Albin Warette, Julien Fournet, Charly Magonza.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Pauline Corvellec.       <br />
       Soutien scénographique : Charlotte Lippinois et Charlotte Burgaud.       <br />
              <br />
       Décembre 2025 : Résidence, Mars - Mons arts de la scène, Mons (Belgique).       <br />
       <span class="fluo_jaune">13 au 15 janvier 2026 :</span> Résidence + Premières, Mars - Mons arts de la scène, Mons (Belgique).       <br />
              <br />
       <b>&quot;Cabaret&quot;</b>       <br />
       Réalisé par les étudiants du CNAC.       <br />
       Prochaine création :       <br />
       <b>Le spectacle de la fin des études de la trente-septième promotion du Centre National des Arts du Cirque de Châlons-en-Champagne</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">3, 4, 5, 7 et du 10 au 14 décembre 2025.</span>       <br />
       Du 4 au 22 février 2026 : Espace Chapiteaux, Parc de la Villette, Paris 19e.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92811821-64980928.jpg?v=1764066941" alt=""Panache !" Retour aux origines du cirque moderne" title=""Panache !" Retour aux origines du cirque moderne" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/92811821-64980786.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Panache--Retour-aux-origines-du-cirque-moderne_a4413.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant</title>
   <pubDate>Wed, 01 Oct 2025 18:58:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Au départ, fut la candidature de Montpellier au concours de Capitale européenne de la Culture 2028. Afin de porter celle-ci, l'association M28 - Terres de culture fut créée. Finalement, ce fut Bourges qui fut choisi… Forte de la dynamique générée par ce challenge, M28 décide de convertir cet échec en succès et génère un nouveau projet dès juin 2024 : prolonger, à travers une manifestation culturelle d'envergure territoriale, la dynamisation des terres du vivant, allant des territoires agathois aux rives du Grau-du-Roi, des karsts cévenols aux quartiers de Montpellier.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91462492-64294224.jpg?v=1759341143" alt="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" title="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, le pari est pris de sanctuariser la culture, de défendre les imaginaires et de les partager avec tous, grâce au choix de la gratuité, de s'unir sur un territoire de vie. Pour l'équipe de M28, sa présidente Sophie Léron, son directeur artistique Nicolas Dubourg, il s'agit ici de considérer la culture comme indispensable et de la maintenir au centre des transformations, des transmissions, des expérimentations sociales, sociétales, humaines, environnementales, pédagogiques, en lui donnant bien sûr une approche divertissante et/ou formatrice.       <br />
              <br />
       Toujours difficile à définir lorsqu'il est question d'aborder la pluridisciplinarité, voire le &quot;polymorphisme&quot; (expos, performance, transformation du paysage, expériences/mutations sociales, découvertes de trajectoires pédestres ou d'une rivière, danses (participatives ou pas), concerts, théâtres, cinéma en plein air, déambulations, ateliers gastronomiques ou autres, buffets dégustations, etc.), cette manifestation n'est pas vraiment un festival… &quot;L'événement 25&quot; est plus que ça… Une manière inédite de faire territoire par la culture, de transformer une dynamique culturelle collective (issue d'une candidature européenne) en de multiples explorations de chemins de traverses… unissant les artistes, les professionnels et les habitants d'un immense territoire allant des territoires Agathois aux rives du Grau-du-Roi, des karsts cévenols aux quartiers de Montpellier.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91462492-64294225.jpg?v=1759341695" alt="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" title="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;En fédérant les acteurs, en allant vers les publics, en multipliant les résidences d'artistes, en considérant la culture comme une puissance transformatrice à l'échelle d'un bassin de vie, nous construisons de nouveaux imaginaires. L'événement 25 - Les chemins du vivant démontre la capacité de M28 à faire territoire, par la coopération, en partant de la culture&quot;,</span> précise Sophie Léron, présidente de l'association M28.       <br />
              <br />
       L'ouverture officielle de &quot;L'événement 25&quot; s'est concrétisée par le concert du chanteur camerounais Blick Bassy au Théâtre Jean-Claude Carrière (Domaine d'O, à Montpellier). Accompagné de deux excellents musiciens, l'auteur, compositeur et interprète de Yaoundé a proposé, au croisement des cultures et des sons du monde, un concert en langue bassa (ou basaá, langue bantoue) où il a chanté les titres de son dernier album, &quot;Mádibá&quot; (2023) composé de douze chansons/fables formant un conte poétique et militant dédié à l'eau. Sur des arrangements aussi rêveurs que futuristes (mêlant la soul, le folk, l'électro) et portant des mélodies délicates, presque intimistes, Blick Bassy transporte le public de sa voix tout autant limpide que lumineuse vers des imaginaires pas toujours joyeux où seul la pluie peut guérir les sécheresses têtues.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91462492-64294315.jpg?v=1759341778" alt="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" title="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" />
     </div>
     <div>
      <b>Quelques événements et initiatives que nous avons vus… ou à venir :</b>       <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Mare nostrum" de Markus Kaesler au Musée de la Marine à Sète</strong></span>       <br />
       Installation composée de 2 749 cyanotypes, "Mare nostrum" rend hommage aux vies perdues en Méditerranée. Créées lors d'une résidence à la Villa Salis à Sète, ils ont été réalisés avec des sténopés flottants (dispositif optique sans lentille permettant de former des images) et développées avec l’eau de mer. Ainsi, ces images impriment les différentes densités minérales de la mer, ainsi que la présence de composants divers polluants et du vivant marin.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"ĝardeno paradizo" initié par Mécènes du Sud</strong></span>       <br />
       Comment, dans une pension de famille, lieu d'accompagnement social, imaginer un projet impliquant totalement les résidents dont l'objectif est une transformation des espaces extérieurs par l’art, le design et le vivant. Le socle de base de ce projet est bien sûr l’écoute, la convivialité et le faire ensemble. Cette initiative, inaugurée le 27 septembre par une grande fête, a eu lieu à la pension de Famille gérée par l’association Gammes, au 7 rue Saint-Louis à Montpellier.       <br />
              <br />
       Au fil des mois et des ateliers, l’équipe artistique composée d’Anna Colin, Mr&Mr (Alexis Lautier et Pierre Talagrand), Aude Mohammedi-Merquiol, Marine Lang, Aria Sene a jardiné, cuisiné et fabriqué des œuvres avec les résidents et résidentes de la pension et les hôtesses de Gammes, en s'appuyant sur les expériences et les histoires vécues, qu'elles soient collectives ou personnelles. Lors de la fête "ĝardeno paradizo", l’équipe artistique a présenté les œuvres pérennes, fonctionnelles, qui augmentent le jardin du lieu d'accueil désormais métamorphosé en un espace commun nourricier et cuisinier en harmonie avec le vivant.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Rivages sensibles - Océans infinis" Sophie Bernado, Céline Grange et Baptiste Mesange</strong></span>       <br />
       À l'occasion de concerts, le duo Lila Bazooka investit chaque territoire pour un travail de recherche-création avec des scientifiques locaux spécialistes des milieux lagunaires, autour des sons spécifiques du territoire et la composition de musiques à partir de ses captations. Au bassin de Thau, les artistes se laissent inspirer par le son des huîtres et des poissons de la lagune pour un voyage à la rencontre de l’univers sous-marin.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Home/Land" par le Begat Theater</strong></span>       <br />
       Bibliothèque singulière composée de récits de vie, archives de l’éphémère, installation vivante pour une expérience sensible et participative, "Home/Land" invite à une immersion dans nos mémoires. Cette expérience met en scène de drôles de chaises lampadaires. Chacune y est dépositaire d’une histoire autour de la notion de "chez soi". Vous pouvez rester le temps que vous souhaitez pour explorer cette vaste collection de la mémoire humaine où les récits de vies individuelles se présentent comme placés sous cloche, suspendus dans le temps.       <br />
              <br />
       Les deux artistes qui ont imaginé cette création ont en effet quitté leur pays d’origine pour aujourd’hui vivre en France. La question du départ, du déplacement, de l’exil (aussi minime géographiquement soit-il) est donc au cœur de leur démarche. C'est ainsi une manière originale d'interroger la notion du "home sweet home" par la mise en résonance d’une multitude de témoignages qui parlent d’exil, d’origines, d’altérité, de racines arrachées ou retrouvées. En plongeant dans des récits singuliers, le public est amené à questionner sa propre histoire.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91462492-64298565.jpg?v=1759394271" alt="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" title="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 26 septembre au 5 octobre 2025.</span>       <br />
       <b>L'événement 25 - Les chemins du vivant</b>       <br />
       Plus de 80 lieux clés répartis sur 7 territoires. Plus de 100 rendez-vous transdisciplinaires, gratuits et ouverts à toutes et à tous. Plus de 150 artistes, chercheurs, chercheuses ou scientifiques impliqués(es). 31 résidences d'artistes.       <br />
       Toutes disciplines mêlées : spectacle vivant, musique, arts visuels, gastronomie, architecture, patrimoine, paysage, etc.       <br />
       <a class="link" href="https://www.montpellier2028.eu/projets/#" target="_blank">>> L'événement 25</a>       <br />
              <br />
       <b>Quelques événements à découvrir :</b>       <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Home/Land" par le Begat Theater</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 5 octobre 2025.</span>       <br />
       De 18 h à 22 h. Durée de parcours libre, environ 60 minutes.       <br />
       Entrées en continu durant 3 h. Installation ouverte pendant 4 h.       <br />
       À partir de 14 ans. Gratuit.       <br />
       Promenade du Peyrou, Montpellier (programmé par L'Atelline - Scène conventionnée, Juvignac).       <br />
       <span class="fluo_jaune">18 et 19 octobre 2025.</span>       <br />
       De 17 h à 19 h 45. Gratuit.       <br />
       Pronomade(s) - Centre national des arts de la rue et de l'espace public,       <br />
       rue de la Fontaine, Encausse-les-Thermes (31).       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91462492-64299882.jpg?v=1759402303" alt="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" title="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Mare nostrum" de Markus Kaesler</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 24 septembre au 2 octobre 2025.</span>       <br />
       Musée de la Mer, 1, rue Jean Vilar, Sète.       <br />
       <span class="fluo_jaune">3 octobre 2025.</span>       <br />
       MO.CO. Panacée, rue de l'École de Pharmacie, Montpellier.       <br />
       <span class="fluo_jaune">4 octobre 2025.</span>       <br />
       Les Échelles de la Ville, 1, place Paul Bec, Montpellier.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Rivages sensibles - Océans infinis" Sophie Bernado, Céline Grange et Baptiste Mesange</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">3 octobre 2025 à 12 h 30.</span>       <br />
       Avec Sophie Bernado, Céline Grange et Baptiste Mesange.       <br />
       Kiosque Bosc, Esplanade Charles-de-Gaulle, avenue du Pont Juvénal, Montpellier.       <br />
       Tout public. Gratuit, sans réservation.       <br />
       <span class="fluo_jaune">4 octobre 2025 à 20 h.</span>       <br />
       Avec Sophie Bernado, Céline Grange et Baptiste Mesange.       <br />
       La passerelle, 503, boulevard Pierre Mendès France, Sète.       <br />
       Tout public. Gratuit, sans réservation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91462492-64299883.jpg?v=1759402388" alt="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" title="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91462492-64294224.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/L-evenement-25-Montpellier-Sete-la-pluridisciplinarite-pour-mieux-decouvrir-et-parcourir-les-chemins-du-vivant_a4367.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Cinq jours en l'honneur des trente-trois années d'existence du Cirque Lili… Les adieux de la compagnie Jérôme Thomas</title>
   <pubDate>Wed, 17 Sep 2025 17:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Elle vient d'avoir 33 ans. Un bel âge pour une compagnie qui essaima ses créations dans une bonne partie du monde et qui créa "Artrio" (1988), "Extraballe" (1990), "Kulbuto" (1991), "Quipos" (1993) ; puis, viennent trois versions de Hic-Hoc (1995-1997), "4, qu'on en finisse une bonne fois pour toutes avec..." (1998) et enfin Cirque Lili (2001). Aujourd'hui, la Compagnie Jérôme Thomas a parcouru des dizaines de pays avec plus de 300 représentations. Suivirent un florilège de spectacles originaux qui ont fait date dans les archives des spectacles circassiens. Aujourd'hui, la compagnie Jérôme Thomas Cirque Lili va jeter les clefs du chapiteau dans l'Ouche, la rivière qui passe dans Dijon, non loin du lieu où l'homme de cirque a creusé sa piste depuis quelques années.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91167315-64140251.jpg?v=1758127271" alt="Cinq jours en l'honneur des trente-trois années d'existence du Cirque Lili… Les adieux de la compagnie Jérôme Thomas" title="Cinq jours en l'honneur des trente-trois années d'existence du Cirque Lili… Les adieux de la compagnie Jérôme Thomas" />
     </div>
     <div>
      Jérôme Thomas a révolutionné l'art du jonglage, le mot n'est pas trop fort. Il l'a fait sortir du registre étroit de numéro parmi les numéros. &quot;Je ne suis pas un numéro&quot;, hurlait Patrick Mac Goohan dans la série &quot;Le Prisonnier&quot;, ainsi en a-t-il été également pour le jonglage tenu longtemps dans l'étroit registre de la performance et de la virtuosité qui donnait juste l'occasion au public de compter les balles, les massues, les anneaux et d'admirer la vitesse de ces mains aussi précises que des mécaniques. Jérôme Thomas libéra cet art de ce registre pour le transformer en moyen d'expression capable de raconter, d'imager, de projeter l'imaginaire dans une esthétique spectaculaire et une poésie rythmique, mélodique et musicale inconnue jusqu'alors.       <br />
              <br />
       Danse et jonglage mêlés. Embrassés. Intimes. De sa formation au jonglage avec Annie Fratellini et au cabaret début des années quatre-vingt, Jérôme Thomas initie une recherche vers un dialogue, une émulsion entre ces deux arts auxquels il faut ajouter la musique. Une musique live avec laquelle il partage les scènes, avec de multiples collaborations avec des musiciens de l'époque. Et particulièrement le jazz qui fait partie intégrante de ses premières expériences sur scène et pour lesquelles il développe un travail d'improvisation, dialogue permanent entre musique, corps et objets volants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91167315-64140292.jpg?v=1758127342" alt="Cinq jours en l'honneur des trente-trois années d'existence du Cirque Lili… Les adieux de la compagnie Jérôme Thomas" title="Cinq jours en l'honneur des trente-trois années d'existence du Cirque Lili… Les adieux de la compagnie Jérôme Thomas" />
     </div>
     <div>
      Jongler avec des balles blanches, oui, et les agrès habituels à la discipline, mais aussi avec tous les objets possibles, voire impossibles : cannes, plumes, ballons, sacs plastiques de nos vies communes. Jongler avec les mains, la tête, les coudes, les pieds, les genoux, le dos. Jongler, mais aussi chorégraphier le jeu scénique, développer de véritables mises en scène dans des décors méticuleux, des ambiances profondes, et danser le jonglage au rythme partagé des lancers et des musiciens. Tout ceci dans des créations aux thématiques fortes, inscrites dans les tourments des époques, porteuses de narrations et de rêveries.       <br />
              <br />
       C'est ainsi qu'il invente la pratique de &quot;jonglage cubique&quot; qui consiste à créer la géographie du corps du jongleur, de son environnement par ses deux aspects &quot;jonglé/non jonglé&quot;. C'est l'union entre la danse et le jonglage. Une manière de rendre vivant à chaque seconde l'artiste, le rendre expressif, et par là-même rendre la performance encore plus riche, plus dense et plus parlante. Avec un rapport constant et différencié à chaque instant entre le corps du jongleur et les objets qu'il projette pour faire la nique à la gravitation. Elle est une persistance de volonté dans la plupart des spectacles de Jérôme Thomas, cette lutte contre l'attraction terrestre et cet appel fasciné vers le haut, le ciel, l'aérien. La façon dont il jongle avec les plumes, de paon, d'autruche ou de cygne, inscrit encore plus ce désir de l'envol dans sa démarche.       <br />
              <br />
       Un tel parcours méritait bien les cinq jours d'événements qui ont eu lieu du 10 au 14 septembre en l'honneur des trente-trois années d'existence du Cirque Lili. Un temps fort intitulé &quot;Time&quot; qui a proposé au public dijonnais des impromptus en jonglages et en poésies dans le parc de la Chartreuse, des compagnies circassiennes invitées chaque jour et l'inauguration d'une exposition photographique regroupant les sublimes clichés de Christophe Raynaud de Lage qui capte les créations de la compagnie depuis plus de vingt ans, dans les salles de l'Hostellerie - Centre d'Art Singulier. La projection de trois films complète cette programmation, ainsi qu'une soirée spéciale Jérôme Thomas le samedi 13 septembre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91167315-64140300.jpg?v=1758127379" alt="Cinq jours en l'honneur des trente-trois années d'existence du Cirque Lili… Les adieux de la compagnie Jérôme Thomas" title="Cinq jours en l'honneur des trente-trois années d'existence du Cirque Lili… Les adieux de la compagnie Jérôme Thomas" />
     </div>
     <div>
      Le premier film, un documentaire filmé par Mathias Jund et Jérôme Thomas en 1996 lors d'une tournée du spectacle &quot;Hic-Hoc&quot; dans les pays de l'Est : &quot;Sur les traces d'Andreï Roublev au grand nord&quot;. Un film dont le fil conducteur est une question : qu'est-ce que l'inspiration ?       <br />
              <br />
       Deux autres projections, &quot;Rain/Bow&quot; (2006), une captation du spectacle réalisée par Bruno Lemesle et &quot;Ici&quot; (2010), la captation du spectacle au Théâtre Dijon Bourgogne réalisée par R Productions, donnent un aperçu de la puissance visuelle des spectacles de Jérôme Thomas. Une esthétique très marquée qui s'appuie sur la lumière, les modulations de l'espace scénique et la virtuosité des interprètes.       <br />
              <br />
       La soirée spéciale réunit des partenaires de longue date, des invités français et étrangers, des frères d'armes et des élèves. Ce fut près de cinq heures d'une suite infinie de performances de différents circassiens, jongleurs, acrobates, contorsionnistes… et musiciens, présentée par un maître de cérémonie travesti, personnage venu en droite ligne de l'univers fantaisiste et désinhibé du cabaret. Une soirée dont l'ouverture fut prise en charge par Jérôme Thomas en personne, qui présenta une courte et poignante histoire, seul, incarnant un personnage silhouette, comme une ombre de la rue, couvert d'un long manteau et d'un chapeau à large bord.       <br />
              <br />
       Il va s'emparer et jouer avec différents symboles forts de la carrière du jongleur : plumes de paon qu'il jette aux quatre horizons, film plastique qu'il sort de sa pelisse… couverture de survie qu'il met en vie et dont il se débarrasse comme d'une chrysalide, paillettes qu'il poudroie dans l'espace, celle du spectacle, sable qui s'écoule de ses manches comme le sable des pistes de cirque anciennes, autant de symboles qu'il quitte pour finir par une extinction lente de la lumière qui l'entoure. Une façon de quitter la scène.       <br />
              <br />
       Mais ce n'était que les adieux au Cirque Lili. Jérôme Thomas ne clôt pas ici sa carrière, mais compte encore transmettre son art aux jeunes générations. À partir d'octobre 2025, il sera le directeur artistique du cours triennal pour artiste de cirque contemporain de l'Académie Cirko Vertigo à Grugliasco, fondée et dirigée par Paolo Stratta. Un passage important, présenté en conférence de presse à Paris et qui intervient à un moment crucial pour le développement de l'Académie (basée dans le Piémont) et du cirque contemporain en Italie et en Europe.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91167315-64140305.jpg?v=1758127413" alt="Cinq jours en l'honneur des trente-trois années d'existence du Cirque Lili… Les adieux de la compagnie Jérôme Thomas" title="Cinq jours en l'honneur des trente-trois années d'existence du Cirque Lili… Les adieux de la compagnie Jérôme Thomas" />
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      Pour rendre cette collaboration encore plus spéciale : Jérôme Thomas a fait don à l'Académie du légendaire Cirque Lili, chapiteau historique, symbole de sa poétique, qui deviendra un espace de création, de spectacle et d'étude pour les nouvelles générations d'artistes. Il est aussi administrateur délégué du pôle cirque de la SACD.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       <b>"Time"</b>       <br />
       S'est déroulé du 10 au 14 septembre 2025.       <br />
       Cirque Lili et l'Hostellerie- Centre d'Art Singulier, Dijon.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Le programme des spectacles présentés :</strong></span>       <br />
              <br />
       <b>"Why"</b> par la Compagnie Blucinque - Caterina Mochi Sismondi.       <br />
              <br />
       <b>"Soñar y nada más"</b> parr la Cie Sens Dessus Dessous - Jive Faury et Aurélie Galibourg.       <br />
              <br />
       <b>"Entre - Cordes"</b> par la Cie Modogrosso - Alexis Rouvre et Deborah Colucci.       <br />
              <br />
       <b>"Assis"</b> par la Cie Jérôme Thomas - Jérôme Thomas et Christian Maes.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Soirée spéciale Jérôme Thomas</strong></span>       <br />
              <br />
       <b>"Temps artistique et convivial, Performances"</b> de Jérôme Thomas et Jive Faury.       <br />
       Avec : Alexis Rouvre, Lise Pauton, Martin Schwietzke, Markus Schmid, Simon Anxolabéhère, Jérôme Thomas, Jive Faury, Juana Ortega Kippes, Christian Maes, Antoine Lenoble.       <br />
              <br />
       À la Barrière : <b>Les Samedis Jonglés.</b>       <br />
              <br />
       <b>"Time to tell"</b> par la Compagnie Unijambiste - Martin Palisse et David Gauchardau.       <br />
       <b>"Performance"</b> par Lise Pauton et Bertrand Binet.       <br />
              <br />
       <b>"Time L'Expo"</b>, qui réunit les photos de Christophe Raynaud de Lage, sera visible à l'Hostellerie - Centre d'Art Singulier jusqu'au 1er octobre 2025.       <br />
       Exposition conçue par Élodie Jarrier.
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     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91167315-64140251.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Cinq-jours-en-l-honneur-des-trente-trois-annees-d-existence-du-Cirque-Lili-Les-adieux-de-la-compagnie-Jerome-Thomas_a4358.html</link>
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   <title>Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !</title>
   <pubDate>Thu, 25 Jul 2024 08:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Focus sur deux spectacles de la 8ᵉ édition du festival "Paris l'été" qui s'est déroulée du 3 au 16 juillet avec, pour cette dernière édition, toujours Laurence de Magalhaes et Stéphane Ricordel aux commandes (aujourd'hui à la direction du théâtre du Rond-Point). Comme chaque année, rendez-vous avec la danse, le théâtre, le cirque, la musique et, dans notre article, "La saga de Molière", une création déjantée et joyeuse, ainsi que, dans un tout autre registre, "Jazz club", une odyssée musicale allant de Lester Young à Mulatu Astatke autour de superbes Maquettes de clubs et d'intérieur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81773255-58840297.jpg?v=1721892320" alt="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" title="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" />
     </div>
     <div>
      Le festival &quot;Paris l'été&quot;, c'est aussi son décor et ses tréteaux avec une régie souvent très dépouillée et qui transforment des endroits de Paris, comme le lycée Jacques Decour, en lieu culturel et artistique.        <br />
               <br />
       Créée en septembre 2021, &quot;La saga de Molière&quot; est un formidable pied de nez comique et, ô combien déjanté, au Classique. Du moins à Molière. Le propos est avant tout affabulateur, même s'il se nourrit de parts de vérité historiques. Aussi, l'histoire est bousculée, la légende rhabillée, le mythe Molière renversé pour dessiner l'homme à travers une projection toute personnelle de l'autrice et metteuse en scène Johana Giacardi. La distance est maquillée par une légèreté salvatrice de la vie d'un homme qui a transformé le 6ᵉ art en le marquant de son empreinte indélébile au travers de situations, que peut rencontrer toute troupe, rehaussées toujours d'humour.       <br />
               <br />
       C'est vif et joyeux. On assiste à la naissance de Molière, sa rencontre amoureuse avec Madeleine Béjart, puis son amour pour Armande Béjart, la fille de celle-ci. Sa prime jeunesse aussi avec son désir de la scène entre les souhaits d'un père afin qu'il reprenne son métier de tapissier et les compréhensions d'une mère face à son fils. Puis la maturité de l'homme avec ses doutes, ses échecs et ses succès sur les planches. Molière est souvent occulté par Jean-Baptiste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81773255-58840303.jpg?v=1721892384" alt="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" title="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" />
     </div>
     <div>
      La troupe des Estivants, composée d'Anne-Sophie Derouet, Nais Desiles, Johana Giacardi, Édith Mailaender et Olivia Ouki, vient de Marseille. Alors que le public n'a pas fini de s'installer, chacune explique les scènes aux spectateurs, situés face à elle, qui ne vont pas être jouées dans une pièce qui, au premier abord, semble ne pas avoir commencé. Et pourtant, elle a déjà démarré. Les comédiennes deviennent des protagonistes pour redevenir l'instant d'après des interprètes. Via ces bascules et à dessein, il n'y a souvent pas de frontière nette entre scène et gradins, comédiennes et spectateurs, les unes se mariant aux autres. Le théâtre dans le théâtre est aux premières loges.       <br />
               <br />
       On découvre des &quot;manifestantes de droite&quot;, comme dit dans le texte, scandant <span style="font-style:italic">&quot;Faîtes des enfants, pas des intermittents. Tous à Lourdes, tous à Lourdes !&quot;,</span> les comédiens n'étant pas considérés à l'époque de Molière. Cette fausse plongée historique complètement décalée est un joli pied de nez aux manifestations contre le mariage pour tous et met en écho les peurs et rejets qui sont rencontrés contre toute forme de minorité.       <br />
              <br />
       Les costumes sont parfois facétieux, voire lunaires, comme dans le dernier tableau où les comédiennes vont en direction de la lune. Quel rapport avec Molière ? Aucun sauf que la trame s'y prête absolument bien, car elle lie l'absurde et le décalé, portée par une réelle qualité de jeu. Les artistes rentrent, sortent, se maquillent de rouge pour illustrer la mort et de noir et blanc pour incarner la vieillesse. Même la musique est là avec son tout petit clavier noir que l'on voit à peine et sur lequel s'épanchent des doigts pour nous sortir quelques simples mélodies. La représentation est un très beau moment de théâtre frais et joyeux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81773255-58840304.jpg?v=1721892927" alt="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" title="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" />
     </div>
     <div>
      Autre création avec &quot;Jazz Box&quot; de Cécile Léna qui, dans des espaces réduits de 3m² fermés par un rideau, laisse découvrir de superbes maquettes où le jazz se fait entendre. C'est une véritable odyssée musicale à laquelle nous sommes conviés. On entend ainsi, dans l'un d'eux, une lecture de &quot;L'écume des jours&quot; (1947) de Boris Vian qui a contribué à introduire cette musique en France. Les maquettes sont des intérieurs tels que ceux d'un club de jazz, d'un domicile, d'une sorte de saloon ou un extérieur, comme un toit parisien ou l'entrée du club &quot;Landbird&quot;. Tout un univers feutré s'en dégage, aux lumières changeantes guidant le regard du spectateur sur tel ou tel élément. De grands cartels devant chaque espace racontent quelques moments du Jazz. La création est originale et de très belle facture avec ses maquettes qui dégagent une atmosphère à la fois intime et très personnelle.       <br />
               <br />
       Nous sommes à Chicago, New-York, Casablanca avec son film dans lequel l'on voit, entre autres, Humphrey Bogart et Ingrid Bergman sur une musique de Dooley Wilson, ou à Paris, Cuba ou encore Tokyo. C'est une immersion dans un univers qui laisse place à la propre projection que chacun peut se faire dans un espace aussi réduit qu'intime. Casque aux oreilles, une voix et une atmosphère enveloppent l'écoute quand souffle dans un décor presque cinématographique des plus américains avec ses couleurs sombres et ses lumières tamisées une musique de Lester Young, Barney Willen, Billie Holiday, Charlie Parker, Duke Ellington, Jelly Roll Morton ou Mulatu Astatke pour accompagner rêveries ou pensées. Un délice !       <br />
              <br />
       Les représentations de &quot;La saga de Molière&quot; se sont déroulées les 10, 11 et 12 juillet et &quot;Jazz box&quot; a été exposé du 3 au 13 juillet, le tout au lycée Jacques Decour.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La saga de Molière"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81773255-58840367.jpg?v=1721892966" alt="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" title="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" />
     </div>
     <div>
      Librement inspiré de &quot;Le Roman de monsieur de Molière&quot; de Mikhaïl Boulgakov.       <br />
       Écriture et mise en scène : Johana Giacardi.       <br />
       Avec : Anne-Sophie Derouet, Nais Desiles, Johana Giacardi, Edith Mailaender, Olivia Oukil       <br />
       Décors et accessoires : Camille Lemonnier.       <br />
       Assistée de Julie Cardile et Edith Mailaender.       <br />
       Création lumière : Lola Delelo.       <br />
       Création costumes : Albane Roche Michoudet, Naïs Desiles, Johana Giacardi et Camille Lemonnier.       <br />
       Collaboratrice artistique : Lisiane Gether.       <br />
       Compagnie Les Estivants.       <br />
       Durée : 1 h 35.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       6 et 7 mars 2025 : Le Safran - Scène Conventionnée, Amiens (80).       <br />
       8 mars 2025 : Théâtre Louis Aragon, Tremblay-en-France (93).       <br />
       11 mars 2025 : Communauté de Communes du Mont des Avaloirs, Pré-en-Pail (53).       <br />
       12 au 14 mars 2025 : La Faiencerie - Scène conventionnée, Creil (60).       <br />
       28 et 29 mars 2025 : Théâtre Brétigny, Brétigny (91).       <br />
       8 au 10 avril 2025 : L'Azimut, Antony (92).       <br />
       22 avril 2025 : Théâtre de La Licorne, Cannes (06).       <br />
       24 avril 2025 : Théâtre de La Colonne, Miramas (13).       <br />
       29 avril 2025 : Théâtre Le Carreau - Scène nationale, Forbach  (57).       <br />
       5 au 7 mai 2025 : Le Cratère - Scène Nationale, Alès (30).       <br />
       17 mai 2025 : Théâtre Le Sémaphore, Irigny (69).       <br />
       20 au 22 mai 2025 : MC2 -Scène Nationale, Grenoble (38).       <br />
       27 au 31 mai 2025 : Théâtre de Namur, Namur (Belgique).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Jazz box"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81773255-58840368.jpg?v=1721896395" alt="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" title="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" />
     </div>
     <div>
      Conception et réalisation : Cécile Léna.       <br />
       Bande sonore : Loic Lachaize.       <br />
       Création lumière et conception technique : José Victorien.       <br />
       Textes et propositions musicales : Philippe Méziat.       <br />
       Conception et réalisation du module extérieur : Marc Valladon.       <br />
       Administration de production : Morgan Helou.       <br />
       Voix : Elleni Barral Virna, Jonathan Beagley, Christophe Brioul, Alain Chaniot, Cécile Léna, Stéphanie Moussu, Masahide Otani, Étienne Rolin.       <br />
       Durée : 40 minutes.       <br />
       Production : Léna d'Azy.       <br />
       Coproduction OARA - Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine, Conseil général des Landes, Théâtre des Quatre Saisons de Gradignan.       <br />
              <br />
       <b>Festival Paris l'été</b>       <br />
       A eu lieu du 3 au 16 juillet 2024.       <br />
       <a class="link" href="https://www.parislete.fr/fr/le-programme" target="_blank">&gt;&gt; parislete.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81773255-58840297.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Paris-l-ete-un-puissant-souffle-d-air-frais-artistique-_a4018.html</link>
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