<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-09T10:22:23+01:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-77059715</guid>
   <title>"Sur le fil"… Un temps suspendu où tous les contraires s'unissent</title>
   <pubDate>Wed, 29 Nov 2023 17:44:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans le cadre du Festival d'Automne 2023, créé en 1972 et se déroulant jusqu'au 11 février 2024, nous retrouvons Nacera Belaza, artiste associée à Chaillot. La chorégraphe et danseuse franco-algérienne a posé ses ballerines pour deux spectacles dans ce lieu. Dans "Sur le fil", lumière, noir et espace nu délimitent une aire de jeu où le manque de prise à une réalité, porté par une répétition à vitesse forcée, met en exergue une dépossession au rythme d'une musique enivrante. Spectacle créé en 2016 par Nacera Belaza, celle-ci vient d'en faire une reprise avec des enfants de Bobigny et de Paris les 15 et 16 novembre derniers.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77059715-55902792.jpg?v=1701277628" alt=""Sur le fil"… Un temps suspendu où tous les contraires s'unissent" title=""Sur le fil"… Un temps suspendu où tous les contraires s'unissent" />
     </div>
     <div>
      Un noir sur scène délimite un cercle baigné d'une lumière blanche. Une musique rythmée, qui devient, au fil de l'eau, entêtante et envoûtante, accompagne tout le spectacle. L'obscurité devient aussi parfois compagnon de route en baignant les planches de sa noirceur. Celle-là devient pause et rupture de jeu avec un flou lumineux qui s'en dégage scéniquement. Les artistes jaillissent à tour de rôle de l'obscurité pour traverser rapidement le plateau de sa longueur. Du noir à la lumière, leurs apparitions sont furtives, rapides et au pas de course.       <br />
              <br />
       Durant leur traversée scénique, les danseurs, chacun à tour de rôle, tournent sur eux-mêmes, les bras et les jambes un peu lâches. Ils sont pris d'un tournoiement sans fin et animés d'une quête effrénée de fuites. Seuls, toujours seuls, ils sont de temps en temps en groupe, répartis autour du cercle éclairé, mais chacun dans leur solitude. Ils ne se regardent pas et ne s'appréhendent pas, bien qu'ils puissent être ensemble à la lisière de la scène, attendant parfois autour d'elle.       <br />
              <br />
       Leurs jambes tiennent lieu d'appui flageolant où les plantes des pieds ont des directions en biais, jamais rectilignes, même si la trajectoire l'est. Les troncs et les membres inférieurs et supérieurs participent à cette dynamique en adoptant de petites gestiques jamais fixes, au périmètre réduit. Leur latitude est toujours près du tronc. Le déséquilibre est toujours présent, les interprètes se laissant porter par un mouvement dont, à dessein, ils ne semblent maîtriser ni la trajectoire, ni l'intention.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77059715-55902802.jpg?v=1701277659" alt=""Sur le fil"… Un temps suspendu où tous les contraires s'unissent" title=""Sur le fil"… Un temps suspendu où tous les contraires s'unissent" />
     </div>
     <div>
      Durant toute la représentation, la course devient infinie et indéfinie. Elle s'arrête uniquement quand le noir s'installe par intermittence. À tour de rôle, ces courses s'enchaînent sans qu'il soit aisé de savoir ce qui les amène. Cela part d'un point d'on ne sait le lieu vers une destination dont on ne peut deviner la trajectoire, celle-ci disparaissant dans l'obscurité. Seule la musique entêtante, rythmée et enivrante devient un repère, un axe, un phare dans une scénographie à la lumière tamisée où se dessinent des corps mis en relief par celle-ci. Les muscles sont relâchés, les bras restant un peu flasques, finis par des mains arrondies et des poings fermés qui tombent des poignets en angle droit. Les mouvements et les attitudes semblent être ceux d'une pantomime embarquée dans une course malgré elle.       <br />
              <br />
       Les artistes sont à tour de rôle des réceptacles d'une force intérieure ou extérieure qui les pousse et dont ils n'ont pas de prise, ayant une faible consistance musculaire. Ou une faiblesse psychique qui les désarme. Ils sont poussés vers des non-lieux symbolisés par l'extérieur du cercle. L'esthétique et la grâce n'ont pas droit de cité. Ce n'est pas l'objet de la chorégraphie qui est celui de la dépossession d'une volition comme emportée, balayée par le souffle d'éléments invisibles. Nul vent, nulle force n'est incarné. On ne sait pas ce qui pousse nos danseurs à traverser ce cercle de lumière, mettant en exergue ainsi un caractère de perte de soi. Peut-être eux-mêmes embarqués dans celle-ci malgré eux.       <br />
              <br />
       Ceci peut faire écho à une course effrénée vers l'avant dans laquelle plonge parfois notre société quand le manque d'imagination met en arrêt nos capacités inventives de réflexion et de rébellion. Ou quand trop de gens sont happés à perdre leur vie à la gagner. La musique en donne un aspect très rythmé dont on aime à suivre le tempo pour s'en trouver embarqué malgré nous.       <br />
              <br />
       La danse est dans un rapport répétitif à la scénographie et à la musique. Tout n'est que passage et vitesse. Quelques arrêts ponctuent la chorégraphie. Aucune bifurcation, aucun pas de côté n'est effectué pour sortir de ce cercle vicieux de dépossession. Aller jusqu'à sa perte pour oublier son enveloppe corporelle qui nous le rappelle trop bien quand les limites en sont dépassées.        <br />
              <br />
       Le propos de Rousseau, &quot;Plus le corps est faible, plus il commande, plus il est fort, plus il obéit&quot;, ne fait pas écho à ce qui se joue sur les planches. Car le corps est faible et n'obéit pas chez Nacera Belaza dont le propos artistique, intéressant et interrogatif, m'a laissé toutefois un peu sur la réserve.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Sur le fil"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77059715-55902804.jpg?v=1701277680" alt=""Sur le fil"… Un temps suspendu où tous les contraires s'unissent" title=""Sur le fil"… Un temps suspendu où tous les contraires s'unissent" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie : Nacera Belaza.       <br />
       Conception son et lumière : Nacera Belaza.       <br />
       Régie son et lumière : Christophe Renaud.       <br />
       Avec : Nacera Belaza, Dalila Belaza, Aurélie Berland, Paulin Blanc.       <br />
       Et la participation de : Bouramou Coulibaly, Marc Ethane Olandzobo Ndr Ikogni, Arindra Rakotobe et Miranto Rakotobe, Chaïa Malécot.       <br />
       Production : Compagnie Nacera Belaza.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle ayant eu lieu les 15 et 16 novembre 2023 dans le cadre du du Festival d'Automne 2023.</b>       <br />
       Théâtre national de Chaillot, Salle Firmin Gemier, Paris 16e.       <br />
       <a class="link" href="https://www.festival-automne.com/programme" target="_blank">Programme du Festival d'Automne</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/77059715-55902792.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Sur-le-fil-Un-temps-suspendu-ou-tous-les-contraires-s-unissent_a3770.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-66307626</guid>
   <title>•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet</title>
   <pubDate>Tue, 26 Jul 2022 11:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2022]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Quatre saynètes sans paroles, mais non sans souffle, pour entrer sans détours inutiles dans le vif du sujet, la chair humaine et ses fantastiques réactions. En effet, la chair et la peau qui la recouvre en surface sont à vivre comme les écrans sensibles du maelström agitant en permanence notre carcasse. Deux Belges à l'humour bien trempé dans l'anatomie de l'être suprême que nous prétendons être vont "donner la parole" à cette substance hautement réactive. Personnes hypersensibles s'abstenir.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66307626-47124715.jpg?v=1658830752" alt="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" title="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" />
     </div>
     <div>
      Si la peau est l'enveloppe permettant aux transactions d'exister entre l'intérieur du corps individuel et le corps social constitué, la chair est l'agent voué corps et âme à son service. Cette matière vivante évolue avec le temps. Fine et presque translucide à la naissance, elle se muscle progressivement, s'épaissit, porte les cicatrices de ses blessures, avant de se ramollir et, enfin, se décompose sous l'effet de la pourriture charnelle postmortem. À cela rien d'abject, il s'agit d'un simple processus vital régi par la loi naturelle… mais dont les enjeux individuels et sociaux sont pour le moins ici &quot;spectaculaires&quot;.       <br />
              <br />
       Dans l'antichambre d'une chambre d'hôpital au réalisme poussé jusqu'à représenter sur le chariot de soins tous les instruments de la panoplie sanitaire, un homme se laisse &quot;conditionner&quot; par une infirmière, disparaissant elle-même sous son masque, ses lunettes protectrices, sa cagoule, ses gants et sa combinaison stérile étanche. Les exercices imposés de désinfection des mains puis des gants par l'application frénétique de gel hydroalcoolique prennent vite l'allure de rites obsessionnels prêtant à rire. Mais lorsque l'on comprendra que ses précautions protocolaires sont rendues vaines par l'état du vieillard mourant dans la chambre d'à côté, le rire se transforme en colère, comme si les exigences administratives d'un système rigoriste avaient pris le pas sur l'horloge du temps compté que le fils pouvait espérer passer encore avec son père.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66307626-47124717.jpg?v=1658830810" alt="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" title="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" />
     </div>
     <div>
      Il y aura ensuite ce geste échappé où l'infirmière touchera la main du mourant sans but précis si ce n'est le besoin ressenti d'un ultime contact humain. Il y aura le téléphone portable inséré dans une poche étanche qui sonnera intempestivement comme un signe de vie, de l'extérieur, faisant effraction. Il y aura encore le fils assis au pied du lit du mourant, recherchant fébrilement un contact peau à peau. Et puis lorsque les branchements auront fini de faire entendre leurs signaux sonores, il y aura les éclats du chagrin du fils, arrachant sa combinaison stérile pour porter le père dans ses bras, tête penchée, bouche ouverte, bras ballant, jusqu'au fauteuil du visiteur, ce fauteuil anonyme semblable à celui de toutes les chambres d'hôpital. Tableau saisissant d'une humanité souffrante immortalisée par la Pietà de Michel-Ange.       <br />
              <br />
       Changement radical de décor. On se retrouve dans le salon art déco d'un couple deviné branché, un soir d'anniversaire, de son anniversaire à elle. Tout est prêt, les deux coupes, le champagne dans son seau à glace, la musique d'ambiance, il ne reste que le cadeau à ouvrir. Pourtant, un sentiment étrange flotte. L'homme a le visage entièrement recouvert de bandelettes, tel l'homme invisible… Lorsque le paquet ouvert libère une paire de ciseaux offerte à sa compagne pour qu'elle puisse &quot;découvrir&quot; elle-même le cadeau du nouveau visage qu'il s'est fait refaire pour lui plaire, l'atmosphère se teinte d'angoisse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66307626-47124759.jpg?v=1658830875" alt="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" title="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" />
     </div>
     <div>
      Leur course effrénée autour de la table du salon, elle tentant de dissimuler le miroir à main, les coupes de champagne avalées pour se donner du courage, laissent supposer que le résultat escompté ne se situe pas au niveau des objectifs visés. Et lorsque le dernier tableau montrera de face le visage boursouflé dégoulinant de latex fondu du candidat à la chirurgie esthétique, contraint de creuser avec ses doigts deux orbites pour voir, et d'ouvrir une fente au niveau de la bouche pour se nourrir, on comprend le cri d'effroi poussé par sa partenaire. C'est aussi le nôtre, blessé en miroir dans notre chair.       <br />
              <br />
       Autre espace, celui d'une salle high tech dépersonnalisée, la réalité étant à construire et restant in fine l'affaire de chacun(e)… Une jeune femme enfile un casque de réalité virtuelle lui permettant de vivre en 3D ce que la vie apparemment lui refuse, la passion amoureuse de Rose pour Jack dans &quot;Titanic&quot;, avec le passage obligé du saut esquissé au-dessus du bastingage. Elle ressort hébétée de cette expérience immersive… Soit le retour au réel la déçoit, soit elle n'a pas trouvé dans cette évasion artificielle de quoi satisfaire ses besoins charnels.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66307626-47124764.jpg?v=1658830910" alt="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" title="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" />
     </div>
     <div>
      Le dernier tableau transporte dans la salle d'un café désuet où se retrouve une fratrie désunie pour une étrange cérémonie. Au fond, près du bar, le sien, trône le portrait de la mère surplombant une couronne de fleurs artificielles. Les deux frères ne s'adressent pas la parole, chacun absorbé en lui-même et trompant son impatience comme il le peut, l'un en tapotant la table de ses doigts nerveux, l'autre en allumant une cigarette. La sœur enceinte se contente quant à elle d'engloutir mécaniquement un paquet de chips pour rassasier son ventre énorme, grouillant d'une vie gloutonne. Quand arrive enfin la sœur aînée, les bras encombrés de deux paquets, un seul membre présent a droit à la bise, confirmant l'état tendu de leurs relations.       <br />
              <br />
       Du carton, quatre petites urnes individuelles sont extraites complétées par l'urne funéraire tirée de la mallette. Une louche est apportée, quatre bougies allumées et, sur la musique d'un CD d'abord récalcitrant, verre à la main, un toast est porté à la défunte. Entonnant un chant au contenu délirant, deux d'entre eux s'esclaffent, se tordent de rire. Commence alors le partage des cendres à se répartir, sauf que l'un des héritiers, sous les yeux atterrés des trois autres, aura l'outrecuidance de plonger plusieurs fois de suite la louche dans l'urne mère. S'ensuivra un pugilat généralisé où les cendres dispersées voleront en tous sens dans un concert de cris hystériques. Un tableau de visages distordus que n'aurait pas renié Le Caravage, de corps s'empoignant par le collet avant de rouler au sol. Seule la perte des eaux de la sœur enceinte ramènera avec cette vie annoncée la concorde au sein de ce cycle sombre.       <br />
              <br />
       Hyperréalisme de situations données à voir sans filtre, &quot;Flesh&quot; se vit comme une matière vivante à incorporer. À chacun d'accueillir (ou pas) en soi ces sujets à vif émergeant de situations dérivant d'un quotidien dont l'étrangeté n'est qu'apparente. Difficile de rester neutre vu la charge émotionnelle véhiculée, d'autant plus prégnante que la distance des mots est abolie. Pour notre part, nous en sortîmes bouleversés… jusqu'au plus profond de notre chair.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 23 juillet au Gymnase du Lycée Mistral, Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Flesh"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66307626-47124803.jpg?v=1658830948" alt="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" title="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" />
     </div>
     <div>
      Bruxelles - Création 2022.       <br />
       Scénario : Sophie Linsmaux, Aurelio Mergola, Thomas van Zuylen.       <br />
       Conception : Sophie Linsmaux, Aurelio Mergola.       <br />
       Mise en scène : Sophie Linsmaux, Aurelio Mergola.       <br />
       Avec : Muriel Legrand, Sophie Linsmaux, Aurelio Mergola, Jonas Wertz.       <br />
       Mise en espace et en mouvement : Sophie Leso.       <br />
       Scénographie : Aurélie Deloche, assistée de Rudi Bovy, Sophie Hazebrouck.       <br />
       Accessoires : Noémie Vanheste.       <br />
       Costumes : Camille Collin.       <br />
       Lumière : Guillaume Toussaint Fromentin.       <br />
       Son : Éric Ronsse.       <br />
       Voix off : Stéphane Pirard.       <br />
       Masques et marionnettes : Joachim Jannin.       <br />
       Stagiaire scénographie : Farouk Abdoulaye.       <br />
       Couturière : Cinzia Derom.       <br />
       Production Compagnie Still Life.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 au 25 juillet.</span>       <br />
       Tous les jours à 18 h, relâche le jeudi.       <br />
       Gymnase du lycée Mistral, 20, boulevard Raspail, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/66307626-47124715.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2022-Flesh-Grandeur-et-servitude-du-moi-peau-un-corps-a-corps-sans-tabou-avec-le-vif-du-sujet_a3366.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-54290886</guid>
   <title>"Scalpel" La chirurgie esthétique exprimée par l'hyper expressivité de la marionnette… entre autres</title>
   <pubDate>Mon, 01 Mar 2021 08:20:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une vision prophétique des dérives de la chirurgie esthétique, "Scalpel" remue le couteau dans la plaie et gratte là où ça fait mal. Pour mettre en scène cet univers, il n'y a rien de plus efficace que les marionnettes qui sont capables de montrer sans effrayer les ravages que cette chirurgie peut provoquer. Celles de "Scalpel" (les deux principales) sont d'une étrangeté fascinante, faites de bric d'organes à brac de technologies, elles parviennent pourtant à paraître vivantes et attachantes. Elles nous racontent une histoire où le rire, l'effroi et la poésie se mêlent à une vision du futur des plus noires.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54290886-40904973.jpg?v=1614533508" alt=""Scalpel" La chirurgie esthétique exprimée par l'hyper expressivité de la marionnette… entre autres" title=""Scalpel" La chirurgie esthétique exprimée par l'hyper expressivité de la marionnette… entre autres" />
     </div>
     <div>
      Tout se déroule dans les années 2050. Dans ce lointain proche, les individus sont classés en catégories sociales qui déterminent leurs emplois en fonction de leurs niveaux d'étude mais aussi de leurs qualités esthétiques. L'héroïne, Emma, reléguée en catégorie D à cause de son physique quelconque, économise depuis des années pour bénéficier d'un remodelage qui lui permettrait de passer dans une catégorie supérieure. C'est ainsi qu'elle se retrouve entre les mains de la science chirurgicale qui va transformer son espoir d'un corps amélioré en désincarnation totale.       <br />
              <br />
       En ces temps lointains, mais pas si lointains que ça, la technologie a déferlé sur cette médecine. Après la réalité augmentée, l'Occident en est arrivé au corps augmenté et toutes les capacités physiques se gèrent au clic. Les organes synthétiques s'avèrent plus performants que les organes naturels et cette chirurgie ne se contente plus de sculpter les chairs, mais elle s'introduit à l'intérieur des corps et remplace les systèmes entiers. Quant à la beauté recherchée à coup de bistouri, elle, par contre, ne progresse pas énormément : nez droits, yeux en amande, lèvres surdéveloppées, pommettes saillantes et cheveux blonds, le monde projette sur les femmes le même regard hyper sexué qui les transforme en objet à phantasmes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54290886-40905027.jpg?v=1614535671" alt=""Scalpel" La chirurgie esthétique exprimée par l'hyper expressivité de la marionnette… entre autres" title=""Scalpel" La chirurgie esthétique exprimée par l'hyper expressivité de la marionnette… entre autres" />
     </div>
     <div>
      Car, outre ces opérations ratées du monde de l'esthétisme, &quot;Scalpel&quot; met surtout le doigt sur les injonctions à la beauté et au conformisme physique que subissent de plus en plus les humains, et surtout les femmes, et les enfants. Les images totalitaires des réseaux sociaux, des télévisions et des tabloïds qui sanctifient les formes supposées parfaites sont ici dénoncées avec une belle énergie et une bonne dose d'inventivité. C'est ce qui donne à ce spectacle intelligent un côté instructif et clairvoyant sans jamais quitter la fantaisie, la fiction.       <br />
              <br />
       La création des marionnettes, l'invention d'un castelet modernisé où la technique visuelle répond à la bande son techno, comme une mécanique bien rodée, les expressives manipulations presque à vue, le jeu d'acteur (pour le personnage du docteur, épatant Frédéric Rebière porteur d'une folie savoureuse), tous les éléments scéniques du spectacle sont chacun une belle prouesse. Le rythme est intense. Et l'histoire très bien dialoguée par l'autrice Alexandra-Shiva Mélis emporte toute l'attention durant quarante minutes qui paraissent trop peu quand les lumières se rallument, preuve que pas une seconde d'ennui n'est là.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54290886-40905239.jpg?v=1614535775" alt=""Scalpel" La chirurgie esthétique exprimée par l'hyper expressivité de la marionnette… entre autres" title=""Scalpel" La chirurgie esthétique exprimée par l'hyper expressivité de la marionnette… entre autres" />
     </div>
     <div>
      Le projet, porté par les deux metteurs en scène Martial Anton et Daniel Calvo Funes (Cie Tro-héol), est né d'un appel d'offre du festival &quot;ONZE, biennale de la marionnette et des formes manipulées&quot; qui devait se dérouler en novembre dernier, annulé, reporté sans doute à novembre prochain. Un deuxième volet sur cette thématique, du côté masculin cette fois, est en préparation par la même compagnie.       <br />
              <br />
       Après une commande d'écriture faite à Alexandra-Shiva Mélis pour &quot;Scalpel&quot;, ce deuxième opus intitulé &quot;Plastic&quot; (tout un programme) sera écrit par Javier García Teba pour une création en février 2022. On peut ajouter que le même sous-titre sera attribué avec délectation à ce deuxième volet : &quot;Fantaisie horrifique et chirurgicale&quot;… Vous voilà prévenus !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Scalpel"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54290886-40905288.jpg?v=1614536290" alt=""Scalpel" La chirurgie esthétique exprimée par l'hyper expressivité de la marionnette… entre autres" title=""Scalpel" La chirurgie esthétique exprimée par l'hyper expressivité de la marionnette… entre autres" />
     </div>
     <div>
      Écriture : Alexandra-Shiva Mélis.       <br />
       Mise en scène : Martial Anton et Daniel Calvo Funes.       <br />
       Avec : Mélanie Depuiset et Frédéric Rebière.       <br />
       Marionnettes : Daniel Calvo Funes et Rosario Alarcón.       <br />
       Scénographie : Martial Anton et Daniel Calvo Funes.       <br />
       Musique et création sonore : DEF.       <br />
       Création Lumière : Martial Anton.       <br />
       Construction décors : Thomas Civel, avec Christophe Derrien.       <br />
       Confection des costumes : Maud Risselin.       <br />
       Production : Cie Tro-héol.       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 40 minutes.       <br />
       La compagnie Tro-héol est conventionnée avec le Ministère de la Culture et de la Communication - DRAC de Bretagne, la commune de Quéménéven et subventionnée par le Conseil Régional de Bretagne et le Département du Finistère.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://tro-heol.fr/" target="_blank">&gt;&gt; tro-heol.fr</a>       <br />
              <br />
       Spectacle vu le 23 février dans le cadre d'une représentation professionnelle à la salle Guy Ropartz - &quot;Association LILLICO Jeune Public Rennes&quot;, Rennes (35).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/54290886-40904973.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Scalpel-La-chirurgie-esthetique-exprimee-par-l-hyper-expressivite-de-la-marionnette-entre-autres_a2892.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
