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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-10-12T20:17:04+02:00</dc:date>
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   <title>"Tenir paroles" Et inventer de nouveaux lendemains désirables</title>
   <pubDate>Fri, 25 Sep 2020 17:45:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il y eut l'aventure des "Consultations poétiques" pendant le confinement et les mois qui suivirent, initié par le Théâtre de la Ville. Plus de 8 500 personnes à ce jour ont participé, en France, en Europe et dans le monde… au début au téléphone, puis en face à face. Le résultat fut le partage de près de 9 000 poèmes. Emmanuel Demarcy-Mota, les artistes et les scientifiques engagés dans cette démarche voulaient donner une nouvelle vie à ces moments exceptionnels… Pour lancer la saison 20-21 du Théâtre de la Ville, c'est aujourd'hui une nouvelle proposition artistique, condensée, qui est représentée, faite de poèmes, de témoignages, de musiques et de chansons… Ils ont tenu parole !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50085795-38760348.jpg?v=1601049903" alt=""Tenir paroles" Et inventer de nouveaux lendemains désirables" title=""Tenir paroles" Et inventer de nouveaux lendemains désirables" />
     </div>
     <div>
      Pendant le confinement, et durant la fermeture de tous les théâtres et lieux publics en Europe, &quot;Les Consultations poétiques&quot; proposées par Emmanuel Demarcy-Mota et le collectif artistique ont été la seule activité du Théâtre de la Ville. Celles-ci sont sorties de l'Hexagone pour parcourir téléphoniquement toute la planète, pour des rencontres en 19 langues différentes avec des acteurs de différents pays : en grec, espagnol, anglais, portugais, mandarin, wolof, beti, lingala, sango, pidgin, kongo, italien, arabe, roumain, hongrois, allemand, albanais, slovène et en hébreu.       <br />
              <br />
       Un réseau international de théâtres et d'institutions partenaires s'est ainsi tissé, développant une mondialité des &quot;Consultations poétiques&quot; : le Teatro della Pergola à Florence, Insula 42 à Bucarest, la Schaubühne à Berlin, le Weiwuying Theatre à Taïwan sont devenus les partenaires du Théâtre de la Ville pour ces échanges singuliers et inédits. Et les contacts continuent avec d'autres théâtres du monde pour d'autres associations à venir.       <br />
              <br />
       Dans sa forme initiale, la consultation débute toujours par une première question : &quot;où êtes-vous ?&quot;, puis &quot;comment allez- vous ?&quot;… Et une discussion débute, un poème est lu ou chuchoté à l'oreille… et une prescription poétique est délivrée à la fin de la consultation. Lancées le 24 mars, elles sont toujours proposées cette saison, au gré de la programmation, se poursuivant depuis maintenant 25 semaines.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50085795-38760359.jpg?v=1601049951" alt=""Tenir paroles" Et inventer de nouveaux lendemains désirables" title=""Tenir paroles" Et inventer de nouveaux lendemains désirables" />
     </div>
     <div>
      Des &quot;consultations scientifiques&quot; ont été aussi inventées dès le 22 avril avec la complicité de quatre scientifiques (l'astrophysicien Jean Audouze, les biologistes Georges Chapouthier et Marie-Christine Maurel, le physicien Kamil Fadel), trois médecins (les neurochirurgiennes Carine Karachi et Hayat Belaid, le neurologue David Grabli) et un architecte (Denis Laming).       <br />
              <br />
       C'est ces émotions, ces instants magiques, uniques, poétiques, qu'Emmanuel Demarcy-Mota a voulu retranscrire, porter au plateau, avec les actrices, acteurs et quelques scientifiques. Ce sont les artistes qui ont écrit les textes de ce spectacle particulier, singulier, s'inspirant des relations, des propos tenus avec ces milliers d'anonymes, seulement identifiés par leur prénom. Sans conteste, la matière est riche pour évoquer ce temps du confinement, mais aussi la crise sanitaire telle qu'elle est vécu en ce moment et, bien sûr, l'avenir à imaginer.       <br />
              <br />
       Avec le téléphone, c'est un nouveau lien poétique qui naît. Sans le contact visuel, la proximité se crée par la voix et l'ouïe, une écoute attentive, une bienveillance réciproque. Cela permet de donner une nouvelle densité, importance aux mots, aux sons, aux langues. Les tonalités émotionnelles, les variations vocales font entendre un rire, un sourire ou une larme. Une nouvelle dramaturgie émerge à chaque fois, nourrissant de microséquences, scènes ou mini tirades. Chaque rencontre à distance devient un voyage immobile, partagé entre deux personnes d'un bout à l'autre du fil. C'est de cela que se sont nourris les comédiens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50085795-38760365.jpg?v=1601049984" alt=""Tenir paroles" Et inventer de nouveaux lendemains désirables" title=""Tenir paroles" Et inventer de nouveaux lendemains désirables" />
     </div>
     <div>
      Avec tous ces textes, des poèmes, des témoignages, des musiques et des chansons, ont été imaginé par Emmanuel Demarcy-Mota et tous les artistes - en création collective - deux tableaux d'une heure. Grâce à une scénographie, une mise en espace, assez simples mais très intelligentes, les interventions se succèdent mais sans jamais se ressembler. Usant de jeux visuels variés avec utilisations de profondeurs différentes - indéniable efficacité du voile transparent modifiant notamment les perspectives -, de déambulations, d'effets de foule, et de projections vidéo sur le fond de scène, générant des décors d'avenues, de rues désertes (période confinée) ou projetant des références textuelles. À plusieurs moments, l'effet choral est utilisé donnant, du fait du nombre de comédiens(nes) sur le plateau, la dimension de la foule de personnes ayant contribué aux consultations.       <br />
              <br />
       L'interprétation de chacun des comédiens est quant à elle sobre mais plutôt ancrée dans la réalité, presque documentaire. Son jeu s'attache à définir pour le spectateur les spécificités de chaque personnage contributeur, participant volontaire aux &quot;Consultations poétiques&quot;. Personnes âgées, homme, femme, jeune, ados, ménagère, travailleurs de l'ombre, personnels de santé, chaque profil apparaît discrètement. L'ensemble est un immense témoignage d'une part de notre humanité dans un contexte épidémique, anxiogène, mais traité avec énormément de poésie, et avec une positive et dynamique théâtralité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tenir paroles"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50085795-38760374.jpg?v=1601050022" alt=""Tenir paroles" Et inventer de nouveaux lendemains désirables" title=""Tenir paroles" Et inventer de nouveaux lendemains désirables" />
     </div>
     <div>
      Création collective en deux tableaux sous la direction d'Emmanuel Demarcy-Mota.       <br />
       Construction dramaturgique : Julie Peigné.       <br />
       Avec la participation de Pascal Vuillemot et de l'ensemble des acteurs.       <br />
       Collaboration artistique : Christophe Lemaire, Julie Peigné.       <br />
              <br />
       Avec : (troupe du Théâtre de la ville) Céline Carrère, Charles-Roger Bour, Gaëlle Guillou, Gérald Maillet, Pascal Vuillemot, Philippe Demarle, (troupe de l'Imaginaire) Julie Bordas, Maxime Bouteraon, Antonin Chalon, Sophy-Claire David, Marie Escriva, Hugo Jasienski, Isabelle Jeanbrau, Paul Nouhailler, Mathias Zakhar, Charly Fournier, Marie Lauricella, Eirini Patoura, Johanna White Palacio, Anne Rodier, Anna Rotger, Anne-Charlotte Dupuis, Yilin Yang, Mahmoud El Haddad, Fama Ly, José Messongo, Emil Abossolo-Mbo, Astrid Mamina, Ludovic Parfait Goma, Roland Timsit, Cylia Malki, Sophie Mousel, Meital Peretz, Arben Bajraktaraj, Coralie Trichard, Alexandra Ansidei, Lionel Cecilio, Nicolas Le Bossé, Shih-Wei Wang.       <br />
              <br />
       Musique : Arman Méliès (guitare) et Henri Tournier (flûte).       <br />
       Mise en espace : Emmanuel Demarcy-Mota.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50085795-38760410.jpg?v=1601050205" alt=""Tenir paroles" Et inventer de nouveaux lendemains désirables" title=""Tenir paroles" Et inventer de nouveaux lendemains désirables" />
     </div>
     <div>
      Lumières : Christophe Lemaire et Yves Collet, assistés de Thomas Falinower.       <br />
       Création vidéo : Baptiste Klein.       <br />
       Son : Flavien Gaudon.       <br />
       Coordination des consultations : Loudice Gourmelon et Alice Magdalena.       <br />
       Durée : 2 h (2 fois 1 h et un entracte de 30 min).       <br />
       Production du Théâtre de la Ville.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 septembre au 9 octobre 2020.</span>       <br />
       23 et 24 septembre à 20 h ;        <br />
       28 et 29 septembre à 20 h ;        <br />
       8 et 9 octobre à 20 h.       <br />
       Théâtre de la Ville, Espace Cardin, Paris 8e, 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelaville-paris.com/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/50085795-38760348.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Tenir-paroles-Et-inventer-de-nouveaux-lendemains-desirables_a2795.html</link>
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   <title>"Stellaire" Une symphonie visuelle et musicale d'où naît l'univers d'où éclot l'amour</title>
   <pubDate>Tue, 05 Nov 2019 14:03:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Pitchouns]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La féerie est au rendez-vous, la plongée dans la magie enfantine se fait en joyeuse apnée, l'imaginaire distillé par le foisonnement d'images, de musiques, de sons, en création directe et spontanée, nous porte dans une double aventure, celle de l'univers et de l'amour… "Stellaire" de Stereoptik est d'une insolente réussite car de rien ils font tout… Tel le processus qui donna naissance à notre cosmos.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39131003-33815732.jpg?v=1572960193" alt=""Stellaire" Une symphonie visuelle et musicale d'où naît l'univers d'où éclot l'amour" title=""Stellaire" Une symphonie visuelle et musicale d'où naît l'univers d'où éclot l'amour" />
     </div>
     <div>
      Amour sidéral sous nuit étoilée, aventure astrale pour univers en expansion… Entre relation amoureuse et balades dans les champs stellaires nous est conté, en une étonnante cohabitation, l'intime et le cosmique. D'un côté, la création de l'espace infini et son extension ; de l'autre, la rencontre d'une femme, astrophysicienne spécialiste de l'espace-temps, et d'un homme, peintre explorateur de mondes parallèles, leur romance et son devenir…       <br />
              <br />
       Personnages filmés, le couple interprété par Randiane Naly et Clément Métayer apparaît aussi sous forme d'animations engendrées par les mains expertes de Romain Bermond et Jean-Baptiste Maillet. C'est d'ailleurs l'exemple parfait de l'union subtile et réussie des techniques utilisées, très variées, avec des séquences vidéo réalisées en amont puis transformées en direct pour être injectées ensuite dans les dessins, maquettes et animations générés sur scène au cours de la narration.       <br />
              <br />
       L'utilisation d'un aquarium – pour des dissolutions de peintures aux densités variables dans l'eau, avec parfois un effet réfléchissant – procure des résultats optiques prodigieux et bluffants. Divers objets sont aussi de la partie (vaisseau spatial, radeau, etc.) créant un continuum onirique cadré par une histoire pleine de poésie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39131003-33815767.jpg?v=1572960210" alt=""Stellaire" Une symphonie visuelle et musicale d'où naît l'univers d'où éclot l'amour" title=""Stellaire" Une symphonie visuelle et musicale d'où naît l'univers d'où éclot l'amour" />
     </div>
     <div>
      Des découpes en carton entrent aussi dans la composition des images, donnant, selon l'angle et l'intensité de la lumière projetée sur ceux-ci, des effets ou des formes particulières, fantastiques, sur les illustrations créées, allant d'une simple façon de décor à l'amplification ou déformation graphique de la représentation fictionnelle. Tracés digitaux sur le sable, pluie de gouttelettes de gouache blanche, ou encore douces griffures de brosses sur l'huile chamarrée, alimentent ainsi nos imaginations de fulgurances fantasmagoriques.       <br />
              <br />
       Les talents de nos deux plasticiens sont aussi dans la virtuose maîtrise des différentes pratiques de dessin et dans le choix de l'incroyable variété des matières - solides ou liquides -, des textures, des peintures, des poudres (sables) qu'ils mettent en action, qu'ils détournent, qu'ils déforment, distillent pour concevoir des tableaux, des compositions, des silhouettes, des miniatures, des cartographies spatiales, des paysages, habillés parfois d'arabesques, aux teintes pastel, nées de l'isatis fleurissant, ou aux vernis psychédéliques, mais tous incroyablement, étonnamment expressifs.       <br />
              <br />
       Enfin, dans un arc-en-ciel musical permanent, l'homme-orchestre qu'est également Jean-Baptiste Maillet instille des ambiances sonores à l'aide de plusieurs instruments (synthés, guitares, etc.) mais aussi en usant de samples numérisés et de musiques préenregistrées aux accents plus cinématographiques.       <br />
              <br />
       Bref, tout concourt à créer un spectacle merveilleux et enchanteur… C'est de la féerie à l'état pur !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Stellaire"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39131003-33815798.jpg?v=1572960419" alt=""Stellaire" Une symphonie visuelle et musicale d'où naît l'univers d'où éclot l'amour" title=""Stellaire" Une symphonie visuelle et musicale d'où naît l'univers d'où éclot l'amour" />
     </div>
     <div>
      Une histoire d'amour sur l'expansion de l'univers.       <br />
       De et par : Romain Bermond &amp; Jean-Baptiste Maillet.       <br />
       Collaboration scientifique : Pratika Dayal &amp; Anupam Mazumdar, University of Groningen.       <br />
       Avec la participation filmée de Randiane Naly et Clément Métayer.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
       À partir de 9 ans, tout public.       <br />
       Production :  Stereoptik.       <br />
       Création au Théâtre de la Ville - Espace Cardin.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 octobre au 9 novembre 2019.</span>       <br />
       Mardi 29 et jeudi 31 octobre à 19 h 30, mercredi 30 octobre à 15 h, samedi 2, jeudi 7 et vendredi 8 novembre à 19 h 30, mardi 5 et jeudi 7 novembre à 14 h 30, dimanche 3, mercredi 6 et samedi 9 novembre à 15 h.       <br />
       Théâtre de la Ville &quot;hors les murs&quot; - Espace Cardin, Paris 8e, 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelaville-paris.com/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée 2019/2020</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39131003-33815831.jpg?v=1572960461" alt=""Stellaire" Une symphonie visuelle et musicale d'où naît l'univers d'où éclot l'amour" title=""Stellaire" Une symphonie visuelle et musicale d'où naît l'univers d'où éclot l'amour" />
     </div>
     <div>
      29 novembre au 1er décembre 2019 : Festival AmStramGram, Genève (Suisse).       <br />
       12 au 20 décembre 2019 : Théâtre Olympia - CDN, Tours (37).       <br />
       14 janvier 2020 : Théâtre Jean Lurçat - Scène nationale, Aubusson (23).       <br />
       23 au 25 janvier 2020 : Le Trident - Scène nationale, Cherbourg-en-Cotentin (50).       <br />
       7 au 11 février 2020 : Maison de la Culture, Bourges (18).       <br />
       16 février 2020 : Théâtre des 4 Saisons, Gradignan (33).       <br />
       18 février 2020 : L'Agora - Pôle national cirque, Boulazac (24).       <br />
       12 au 14 mars 2020 : Le Quai - CDN, Angers (49).       <br />
       23 et 24 mars 2020 : Le Tandem - Scène nationale, Douai (59).       <br />
       31 mars au 5 avril 2020 : La Criée - Théâtre national, Marseille (13).       <br />
       21 avril 2020 : L'Agora, Évry (91).       <br />
       18 au 20 mai 2020 : Le Parvis - Scène nationale Tarbes Pyrénées, Ibos (65).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/39131003-33815732.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Stellaire-Une-symphonie-visuelle-et-musicale-d-ou-nait-l-univers-d-ou-eclot-l-amour_a2589.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"May B"… sans doute un chef d'œuvre !</title>
   <pubDate>Tue, 05 Mar 2019 08:28:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Devenu un classique, Maguy Marin avec "May B" a réussi à faire, avec ce théâtre dansé, une des revendications de ses idéaux autant artistiques que politiques. Dans un univers aussi gris que souterrain, cinq femmes et cinq hommes se vivent et se racontent corporellement.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31313332-29567557.jpg?v=1551772224" alt=""May B"… sans doute un chef d'œuvre !" title=""May B"… sans doute un chef d'œuvre !" />
     </div>
     <div>
      La rencontre entre Maguy Marin et Samuel Beckett a lieu en 1981. Il avait 75 ans, elle en avait 30. En amoureuse de l'œuvre de Beckett, elle allait composer une œuvre créatrice de premier plan, &quot;May B&quot;, qui allait bousculer l'univers de la danse. Ce 4 novembre 1981 au théâtre municipal d'Angers, c'était la première fois qu'une création allait rendre compte des bas-fonds d'une société et de ses relations de sexe, de pouvoir autour de poussières et de saleté. L'accueil et le succès n'allaient pas être immédiats. Aujourd'hui, plus de 750 représentations ont été montées sur toute la planète.       <br />
              <br />
       Sa création est de toute beauté, une composition aussi bien théâtrale qu'artistique avec comme cheville ouvrière, la danse. L'humour pointe le bout de son nez, à plusieurs reprises, dans un monde qui semble souterrain, les interprètes étant grimés d'argile sur tout le corps, dans des déplacements où la souplesse et la légèreté sont faussement occultées.       <br />
              <br />
       Et pourtant, celles-ci sont en toile de fond dans les marches qui sont, à dessein, assez rugueux et droits, effectués par des êtres qui semblent sortis des bas quartiers. C'est très beau dans la gestique, la scénographie, la composition chorégraphique. On pose, on meugle, on crie, on mange. Cela vit et déborde d'une fausse joie et d'une lourdeur à la fois légères et très marquées. La frontière est ténue entre les deux.       <br />
              <br />
       Nous sommes à cheval entre deux mondes, celui du groupe et de la solitude, celui du rire et de la tristesse, celui de l'humour et de la gravité, celui de la massivité et de la légèreté, celui du partage et de l'égoïsme, celui du pouvoir et de la soumission. Une certaine lourdeur accompagne les corps, les pas, les déplacements avec des plantes de pieds qui traînent parfois sur les planches, qui se soulèvent légèrement pour caresser le sol du bout des pointes.       <br />
              <br />
       C'est aussi des mouvements de poignets recroquevillés, des jambes qui s'étirent, qui sautent, des membres qui se ragaillardissent parfois après un accoutrement des corps penchés vers le bas, le tout accompagné des musiques de Franz Schubert (1797-1828), Gilles de Binche (1400-1460) et Gavin Bryars (1943-2015).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31313332-29567571.jpg?v=1551772270" alt=""May B"… sans doute un chef d'œuvre !" title=""May B"… sans doute un chef d'œuvre !" />
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      Il y a aussi des scènes de vie avec ses entrées et ses sorties. Elles se déroulent avec un échange, entre artistes, tissé aussi bien autour du silence, de la complicité, de la solitude, du geste que de la parole. Les rares répliques prononcées sont celles de Beckett. Le corps devient le support d'un langage, d'une communion ou d'une séparation. Tout est dans la gestique, le rapport à l'autre et à soi-même avec des interprètes qui se retrouvent aussi seuls qu'accompagnés. Ce sont des regards perdus, des visages vers le haut ou vers le bas, des expressions figées ou égarées. Le plateau est parfois découpé en plusieurs plans avec des scénettes qui se déroulent en parallèle.       <br />
              <br />
       Les chorégraphies s'enchaînent? avec une synchronisation, même dans des déplacements, qui se veulent des plus &quot;terreux&quot; et des plus rêches, très présentes. Elles sont composées d'un groupe de trois à dix interprètes où le naturel se dégage, les artistes ne s'incarnant pas en tant que danseurs dans leur jeu. Ce sont des personnages avec leurs vécus, leurs émotions, leurs états d'âme.       <br />
              <br />
       Il y a ces moments où ils mangent des gâteaux en se le disputant, où ils se portent, où ils disent que c'est fini et que ça ne l'est pourtant pas, où ils se masturbent, où ils meuglent, articulent des onomatopées. Nous sommes comme dans un monde de finitude où les êtres, mi-mineurs, mi-monstres, se retrouvent à la fois épanouis et étouffés, où la mort semble habiter avec eux.       <br />
              <br />
       C'est une pièce de toute beauté, de grande importance, qui montre les ressorts de notre société autour d'une gamme d'attitudes et d'émotions que Maguy Marin, chorégraphe &quot;enragée&quot; comme elle se définit, a su montrer avec beaucoup de talent et de finesse, renversant les codes de la danse de l'époque qui étaient encore arc-boutés dans une grille de lecture confinée dans le &quot;propre&quot; sans aspérité.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"May B"</b></div>
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      Chorégraphie : Maguy Marin.       <br />
       Avec : Ulises Alvarez, Kais Chouibi, Laura Frigato, Françoise Leick, Louise Mariotte, Cathy Polo, Agnès Potié, Rolando Rocha, Ennio Sammarco, Marcelo Sepulveda.       <br />
       Lumières : Alexandre Beneteaud.       <br />
       Costumes : Louise Marin.       <br />
       Musique : Franz Schubert, Gilles De Binche, Gavin Bryars.       <br />
       Cie Maguy Marin.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 27 février au 12 mars 2019.</span>       <br />
       Du 27 février au 11 mars à 20 h, 12 mars à 14 h 30.       <br />
       Théâtre de la Ville Hors les murs, Espace Pierre Cardin, Paris 8e, 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelaville-paris.com/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/May-B-sans-doute-un-chef-d-oeuvre _a2353.html</link>
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