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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-22T15:51:49+02:00</dc:date>
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   <title>•Off 2025• "Léviathan" Quand l'évocation du mal et de la cruauté se métamorphose en un vibrant joyau créatif</title>
   <pubDate>Thu, 03 Jul 2025 06:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Ceci n'est pas l'histoire de Cassandre", précise l'affiche du spectacle à de nombreuses reprises, en toile de fond du titre écrit en gros caractères rouges. Il s'agira donc, peut-être, de celle du Léviathan, ou de ce qui s'en approche ? "Léviathan" questionne la binarité de notre époque contemporaine où l'on peut tout aussi bien entendre : "cette femme est une menteuse et cet homme un héros". Ou, à l'opposé : "cet homme est un monstre et cette femme une victime. On aimerait que les choses soient simples. Vraiment ! On aimerait être légitime de détruire ceux qui nous ont blessés, violés, tués".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89688632-63376699.jpg?v=1715334701" alt="•Off 2025• "Léviathan" Quand l'évocation du mal et de la cruauté se métamorphose en un vibrant joyau créatif" title="•Off 2025• "Léviathan" Quand l'évocation du mal et de la cruauté se métamorphose en un vibrant joyau créatif" />
     </div>
     <div>
      &quot;Léviathan&quot; est la seconde création de la Cie &quot;L'Eau qui Dort&quot;, dirigée par Gwendoline Destremau, connue du public et des professionnels depuis 2021. Avec, comme ligne directrice, &quot;la réécriture de personnages fictionnels dans un objectif de libération de la parole&quot; (sic), le travail de Gwendoline Destremau s'est à nouveau centré sur une figure mythologique : celle de Cassandre. Dans son spectacle précédent, c'est Eurydice qui était à l'honneur, mise en scène avec brio, et dont nous nous souvenons encore des aventures finement revisitées dans sa recherche aux enfers d'Orphée, son mari décédé.       <br />
              <br />
       Place à nouveau à la figure féminine dans ce second spectacle, bien au centre des préoccupations de l'autrice et metteuse en scène, comme une sorte de marche libératoire créatrice, hautement nécessaire et vitale pour elle.       <br />
              <br />
       Et si Cassandre et Gwendoline Destremau n'étaient qu'une seule et même femme, à bien y regarder ! Des princesses à leur manière. Quelle frontière sensible établir au juste entre ces deux femmes : la figure mythologique troyenne qui possède un don de prophétie, mais que personne ne cautionne dans ses présages, et cette jeune femme artiste contemporaine, investie jusqu'au bout des ongles, vivante, bien vivante, ses yeux bleus grands ouverts sur les choses de la sphère féminine qui vacille lourdement ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89688632-63376700.jpg?v=1715334727" alt="•Off 2025• "Léviathan" Quand l'évocation du mal et de la cruauté se métamorphose en un vibrant joyau créatif" title="•Off 2025• "Léviathan" Quand l'évocation du mal et de la cruauté se métamorphose en un vibrant joyau créatif" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Je ne suis pas une femme politique et mon but n'est pas de trouver des &quot;solutions&quot;. On n'endigue pas la violence comme on endigue une épidémie (…) Chercher une forme d'extrême dans mon processus créatif, c'est pour moi un moyen d'éloigner la colère. La mienne et celle du public&quot;,</span> précise Gwendoline Derstremau.       <br />
              <br />
       Le pari est largement gagné, car la colère est là, bien là, sur le plateau du &quot;Léviathan&quot;, grâce à l'interprétation magistrale de Clara Koskas et à la qualité de son jeu qui plonge le spectateur en plein cœur des violences faites aux femmes. Depuis toujours. Depuis l'aube des temps.       <br />
              <br />
       L'écriture est crue, souvent violente, obscène par moments, ne laissant rien au hasard dans l'évocation de la cruauté. Mais l'interprétation fulgurante de la comédienne y pallie, en lui octroyant un angle paradoxalement poétique. C'est impressionnant… C'est un râle qui vient de l'intérieur, de très loin. Celui de toutes ces femmes violées, mutilées, éventrées, brûlées vives sur la place publique, ou pire, bien pire, peut-être, ne pouvant que chuchoter, parce que leurs cris ne peuvent pas sortir de leurs gorges étriquées et étranglées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89688632-63376701.jpg?v=1715334768" alt="•Off 2025• "Léviathan" Quand l'évocation du mal et de la cruauté se métamorphose en un vibrant joyau créatif" title="•Off 2025• "Léviathan" Quand l'évocation du mal et de la cruauté se métamorphose en un vibrant joyau créatif" />
     </div>
     <div>
      D'ailleurs, ces derniers suffisent-ils seulement à les sauver ? L'ont-ils déjà fait ? L'actualité n'abonde pas dans ce sens, apparemment. L'acquittement d'Harvey Weinstein annulé en appel à New York en est la preuve. Entre autres !       <br />
              <br />
       Clara Koskas excelle dans sa capacité à faire vibrer nos émotions malgré son corps frêle et menu ! Ou grâce à lui, peut-être… À travers elle, à travers lui, ce sont toutes les femmes de la Terre qui sont convoquées dans la violence qui leur est faite au quotidien, depuis la guerre de Troie jusqu'à nos jours.       <br />
              <br />
       Le moment du spectacle autour de l'évocation de Jean-Marie est d'une puissance inégalée, tant dans l'écriture scandée – qui nous rappelle par moments celle d'une Marguerite Duras –, que dans l'interprétation bouleversante de Clara Koskas.       <br />
              <br />
       Cassandre a juste accepté de faire un baiser à Apollon pour obtenir de sa part le don de prophétie qu'elle convoitait tant. Mais elle a refusé de coucher avec lui ! Elle s'est enfuie et, de ce fait, sera punie : personne ne croira en ses dons de voyance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89688632-63376702.jpg?v=1715335342" alt="•Off 2025• "Léviathan" Quand l'évocation du mal et de la cruauté se métamorphose en un vibrant joyau créatif" title="•Off 2025• "Léviathan" Quand l'évocation du mal et de la cruauté se métamorphose en un vibrant joyau créatif" />
     </div>
     <div>
      C'est tout l'inverse qui se passe dans ce remarquable spectacle, conçu, écrit et interprété de manière vertigineuse. On la croit Cassandre, on l'entend, on imagine l'horreur, on frissonne, et ça interpelle. Forcément. Ça bouleverse. Ça déconcerte. Et c'est bien !       <br />
              <br />
       C'est un témoignage bouleversant et une caution totale à l'identité féminine qui sont présentés dans cette nouvelle création, à ses droits d'existence, de défense, de parole, au sein de notre monde géré par un éternel mâle prédateur dépourvu de morale, un Léviathan bien droit dans ses baskets.       <br />
              <br />
       Clara Koskas – dont on se souvient de la mise en scène magistrale dans l'adaptation des &quot;Aveugles&quot; de Maeterlinck –, par son jeu d'une sobriété vertigineuse, Arianne Issartel, en symbiose presque charnelle avec son violoncelle baigné de lumières chaudes, couleur feu, et Gwendoline Destremau à l'écriture puissante et organique, propulsent littéralement le spectateur en plein cœur du processus créatif théâtral dans ce qu'il a de plus viscéral.       <br />
              <br />
       Cassandre dit la vérité ! Il faut la croire. <span style="font-style:italic">&quot;(…). Elle porte sa parole de victime de la guerre de Troie (…), celle d'un prêtre pédophile, d'un soldat meurtrier, d'une femme violée par les soldats. Et elle écoute toutes les voix, sans exception, à la recherche d'une rationalisation qui ne vient pas. Celle des bourreaux comme des victimes&quot;,</span> Gwendoline Destremau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89688632-63376703.jpg?v=1715335388" alt="•Off 2025• "Léviathan" Quand l'évocation du mal et de la cruauté se métamorphose en un vibrant joyau créatif" title="•Off 2025• "Léviathan" Quand l'évocation du mal et de la cruauté se métamorphose en un vibrant joyau créatif" />
     </div>
     <div>
      Albert Camus a dit que <span style="font-style:italic">&quot;mal nommer les choses, c'était participer aux malheurs de ce monde&quot;</span>. &quot;Léviathan&quot; ne les nomme pas de travers, ces choses… Loin de là. Le spectacle les extirpe brillamment des silences, des non-dits et de la langue de bois récurrente, pour les hurler avec délicatesse et grand talent. Gageons que ce second spectacle de la Cie de L'Eau qui Dort ne passera pas inaperçu sur la scène avignonnaise.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Léviathan"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89688632-63376704.jpg?v=1715339254" alt="•Off 2025• "Léviathan" Quand l'évocation du mal et de la cruauté se métamorphose en un vibrant joyau créatif" title="•Off 2025• "Léviathan" Quand l'évocation du mal et de la cruauté se métamorphose en un vibrant joyau créatif" />
     </div>
     <div>
      Texte : Gwendoline Destremau.       <br />
       Mise en scène : Gwendoline Destremau.       <br />
       Avec : Clara Koskas.       <br />
       Violoncelliste : Ariane Issartel.       <br />
       Création lumières : Titiane Barthel.       <br />
       Costume : Claire Fayel.       <br />
       Régie : Audric Reynaud.       <br />
       Par la Compagnie de L'Eau qui Dort.       <br />
       Tout publlic à partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 21 h 14. Relâche le dimanche.       <br />
       Théâtre Artéphile, 7 rue Bourg Neuf, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 32 70 14 02.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@artephile.com')" >contact@artephile.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.artephile.com/" target="_blank">>> artephile.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89688632-63376699.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront</title>
   <pubDate>Tue, 29 Apr 2025 13:24:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Odile, née en 1920, vit dans un petit village avec sa maman qui travaille dans un lavoir. Celle-ci est fille-mère, Odile n'ayant jamais connu son père. Quand Odile a 14 ans, sa maman tombe malade. Il faut gagner des sous, alors elle va se faire embaucher au lavoir du village. Dès lors, elle ne pourra plus continuer à aller à l'école, alors qu'elle venait pourtant d'obtenir brillamment son certificat d'études. La pièce commence en 1938 quand elle a 18 ans. Le Deuxième Guerre mondiale n'est pas loin et, très vite, elle fera partie d'un réseau de résistants(es) tout en lavant le linge tâché du sang des soldats.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88223466-62493774.jpg?v=1745926428" alt=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" title=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" />
     </div>
     <div>
      Martine Ladoire-Tornil, directrice du Théâtre de l'Éperon à Angoulême, responsable de la Compagnie des Arceaux, mais aussi dramaturge, comédienne, metteuse en scène et chorégraphe, n'en est pas à sa première pièce sur le thème des lavoirs en France. Thème qui pourrait revêtir des allures anodines, s'il ne contenait pas aussi, en filigrane, celui de l'eau, vitale et ô combien essentielle, et dont la présence, de nos jours, nous paraît si évidente !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Depuis plusieurs années, je travaille sur le thème des lavoirs de nos villages et j'ai déjà écrit &quot;Jours de lessive&quot;. Alors, pourquoi cette insistance, me direz-vous ? Parce qu'on oublie trop souvent que le XIXe siècle a été le siècle de la conquête de l'eau et qu'encore, au début du XXe, l'accès à l'eau restera placé sous le signe de l'inégalité sociale et culturelle. Dans les quartiers populaires, il faut encore aller la chercher à la fontaine et laver son linge aux lavoirs&quot;,</span> précise la comédienne.       <br />
              <br />
       Le théâtre sert aussi à cela, heureusement : à se souvenir… et lorsqu'il est interprété avec élégance et sincérité, comme c'est le cas dans ce spectacle, les choses nous paraissent évidentes alors que bien souvent, on les a oubliées ou plus largement qu'on les ignorait.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88223466-62493775.jpg?v=1745926483" alt=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" title=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" />
     </div>
     <div>
      Dans son spectacle, Martine Ladoire retrace surtout l'évolution du rôle des femmes dans la société, et le fait, en grande partie grâce à son écriture et avec une intelligence qui provoque le respect. Son professionnalisme, tant dans le texte que dans son jeu, leur rend un bel hommage qui conquiert le public.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ensemble, lançons dans le vent nos jupes, nos foulards comme des étendards. Que, main dans la main, ensemble, nous les femmes, vous les hommes, nous jetions tous les préjugés qui nous empêchent d'aimer, qui nous privent d'amitié. Voilà le combat&quot;,</span> proclame Odile, alias Martine Ladoire-Tornil.       <br />
              <br />
       Il s'agit là d'une pièce qui devrait être diffusée dans les établissements scolaires afin d'ouvrir les esprits aux jeunes, filles et garçons confondus, tant la narration, limpide et pointillée de chansons interprétées par la comédienne elle-même, est émouvante à plusieurs niveaux. Cela dit, les auteurs des chansons ne sont pas uniquement des femmes et ce choix pertinent, à bien y regarder, est en filigrane tout au long de la pièce. <span style="font-style:italic">&quot;Les hommes sont là, à nos côtés. Heureusement&quot;</span> (sic).       <br />
              <br />
       Ce n'est pas une pièce féministe &quot;à tu et à toi&quot; avec le public, même si par moments quelques redondances pourraient être estompées, ce qui n'ôterait en rien la qualité d'interprétation de la comédienne qui cache bien son âge…       <br />
              <br />
       Du lavoir à la machine à laver, en passant par celle à gaz – un moment de cette seule en scène pétillant et chargé d'enseignements –, en passant par l'avortement et les faiseuses d'anges auxquelles les blanchisseuses appartenaient, les filles-mères, les droits des femmes sur le plan salarial et bancaire ou encore la vieillesse que les Québécois appellent &quot;l'âge d'or&quot;, ce spectacle propose un très bel hommage à &quot;La&quot; femme, interprété avec une sincérité mêlée à une certaine &quot;sobriété poétique&quot; très touchante.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Nous, les femmes travaillant dans les lavoirs, on savait garder la tête haute, contrairement aux filles des usines sur lesquelles les patrons avaient le droit de cuissage, et qui devaient coucher avec les contremaîtres pour se faire embaucher&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Désormais, au hasard de vos pérégrinations dans les campagnes et les villages, si vous croisez un lavoir, restauré ou pas, il y a de fortes chances que vous repensiez à ce spectacle, et que, peut-être, une femme se tiendra bien droite à côté, comme elle l'a été depuis toujours, et le restera !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Odile lave le linge des autres Un combat de 1938 à 1998"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88223466-62493883.jpg?v=1745926590" alt=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" title=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" />
     </div>
     <div>
      Texte : Martine Ladoire-Tornil.       <br />
       Mise en scène : Martine Ladoire-Tornil.       <br />
       Avec : Martine Ladoire-Tornil.            <br />
       Musicien : Philippe Péaud (guitare).       <br />
       Par la Compagnie des Arceaux.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 25 avril au 1er juin 2025.</span>       <br />
       Vendredi et samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Le Guichet Montparnasse, Paris 14e, 01 43 27 88 61.       <br />
       <a class="link" href="https://www.guichetmontparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; guichetmontparnasse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88223466-62493774.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Odile-lave-le-linge-des-autres-Seule-en-scene-emouvante-dans-laquelle-beaucoup-de-femmes-des-annees-cinquante-se_a4206.html</link>
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   <title>"Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière</title>
   <pubDate>Wed, 28 Aug 2024 09:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une adaptation de Mikaël Chirinian et de Caroline Rochefort du roman de Valérie Perrin "Changer l'eau des fleurs", théâtre et littérature, récit et répliques sont compagnons dramaturgiques d'une histoire qui se déroule dans un cimetière, avec ses découvertes, son humour, ses surprises, ses incompréhensions et ses passés qui rejaillissent au présent.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82450260-59146037.jpg?v=1693214820" alt=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" title=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" />
     </div>
     <div>
      Lumière sur Violette Trenet-Toussaint (Caroline Rochefort) assise sous le porche du cimetière de Brancion-en-Châlon, écrit en lettres lumineuses au-dessus d'elle. Violette en est la gardienne. La trame dramaturgique est présentée de façon narrative, les grappes d'informations sont égrenées au fil de l'eau où le spectateur découvre le pourquoi de son métier et la tragédie qui s'y inscrit.       <br />
              <br />
       La mort rôde, mais surtout la légèreté, l'humour, les rencontres et les départs d'une vie, d'une ville ou d'un monde. Le récit est plein d'allant, ponctué de deux moments forts, le premier est celui d'une rencontre quand le second est celui d'une retrouvaille venant d'un passé lointain et qui prend son sens pour s'achever définitivement. Celles-ci sont mâtinées d'incompréhensions, de surprises autour de la demande d'une mère, venant de mourir, à son fils, afin que ses cendres ne soient déposées sur une tombe inconnue de celui-ci. Et d'un mari, officiellement disparu et retrouvé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82450260-59146038.jpg?v=1693215254" alt=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" title=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" />
     </div>
     <div>
      L'œuvre est une adaptation du roman éponyme de Valérie Perrin, écrit en 2018. Le cimetière fait quasiment office de demeure de Violette. On ne sait trop où elle habite. Les trois pièces que l'on découvre sous le porche sont-elles sa maison, son lieu de travail ou les deux ? Toute liberté est donnée aux spectateurs de situer les lieux et les époques. C'est aussi dans ces pièces ouvertes, construites avec deux murs latéraux permettant de voir un intérieur assez dénudé, que se découvrent les deux autres personnages, Philippe Toussaint (Frédéric Chevaux en alternance avec Jean-Paul Bezzina) et l'ancien mari de Violette (Morgan Perez ou Mikaël Chirinian).       <br />
              <br />
       Tout se joue ainsi dans la loge de la gardienne, ce pré carré autant intime qu'extime, personnel qu'ouvert au public, en vis-à-vis de tombes dont on découvre surtout les fleurs rayonnantes de couleur. La scénographie délaisse ainsi l'aspect mortuaire à ces dernières, le thème de la création n'étant pas un rendez-vous avec le deuil. La loge de la gardienne est comme une passerelle vers un passé qui rejaillit, car provoqué, un futur, où l'on se projette avec difficulté, et un présent, à la fois lourd et léger, que vivent les protagonistes.       <br />
              <br />
       Tout est à dessein emmêlé. Les planches sont aussi à géométrie variable dans leurs repères géographiques, étant soit une loge de gardienne, soit un cimetière, soit un garage selon les tableaux. Le déport est effectué par le fil dramaturgique de ce qui est raconté, les décors ne changeant pas tout en gardant leur plus simple expression.       <br />
              <br />
       Dans cette histoire à plusieurs entrées, tout se joue assis et debout avec peu de déplacements. Les mouvements restent en effet dans un espace assez limité comme celui d'un cercueil. Il n'y a pas de changement de décors. Seul, à un moment, un événement théâtral fait que le décor évolue par le biais d'une bascule physique, mettant à terre à dessein les deux murs latéraux, réduisant les dernières scènes à un espace de jeu des plus restreints.       <br />
              <br />
       C'est avant tout un récit porté par sa narratrice, Violette Trenet-Toussaint, protagoniste principale, qui bascule entre narration et action. Elle est ainsi la seule qui ait un rapport direct avec le public. Dans ce va-et-vient, les caractères deviennent ceux d'un roman découlant d'une posture descriptive orale ou photographique avant d'entrer sur scène. On les aperçoit avant même de savoir qui ils sont. Les personnages adviennent par leur physique avant même que parole ne soit dite, sauf pour Violette Toussaint. Dans cette découpe, le corps devient ainsi l'élément annonciateur des protagonistes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82450260-59146039.jpg?v=1693215774" alt=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" title=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène est simple, manquant un peu de relief toutefois. Le texte est bien écrit et porte le jeu qui est parfois un peu trop nerveux chez les personnages masculins, dans leur colère respective incarnée un peu rudement comme d'une seule couleur. À l'opposé, le jeu de Violette est toujours calme avec peu de ruptures de jeu.       <br />
              <br />
       Narration et dialogues s'entremêlant, la trame est bien ficelée et le personnage de Violette Trenet-Toussaint se déploie sur ces deux axes dramaturgiques, donnant à la pièce le parfum d'une histoire racontée. Son nom semble marqué par la fatalité et par un amour de Trenet. Elle en est fan. Quelques-unes des compositions du chanteur français accompagnent la représentation, chantonnées parfois par Violette. La pièce se savoure simplement. Les choses vont à l'essentiel, le fil de l'histoire est aussi simple que sujet à quelques détours dramaturgiques de très bonnes compositions.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Changer l'eau des fleurs"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82450260-59146040.jpg?v=1693215820" alt=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" title=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" />
     </div>
     <div>
      D'après le roman de Valérie Perrin.       <br />
       Adaptation : Caroline Rochefort et Mikaël Chirinian.       <br />
       Mise en scène : Salomé Lelouch et Mikaël Chirinian.       <br />
       Avec : Caroline Rochefort en alternance avec Maud Le Guénédal et Ludivine de Chastenet ; Morgan Perez et Frédéric Chevaux en alternance avec Jean-Paul Bezzina.       <br />
       Avec les voix de : Céline Monsarrat et Thibault de Montalembert.       <br />
       Scénographie : Delphine Brouard.       <br />
       Création sonore et musicale : Pierre-Antoine Durand.       <br />
       Création lumières : François Leneveu.       <br />
       Vidéo : Mathias Delfau.       <br />
       Régie générale : Nathan Sebbagh.       <br />
       Production : Théâtre Lepic, Matrioshka Productions, Les Films 13, Atelier Théâtre Actuel et Beaver Films.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">À partir du 11 septembre 2024.</span>       <br />
       Du mercredi au vendredi à 19 h, samedi à 21 h.       <br />
       Théâtre Lepic, Paris 18ᵉ, 01 42 54 15 12.       <br />
       <a class="link" href="https://theatrelepic.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelepic.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/82450260-59146037.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Changer-l-eau-des-fleurs-Rencontres-et-notes-d-humour-au-coeur-d-un-cimetiere_a4033.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-80162905</guid>
   <title>•Off 2024• "Léviathan" Quand l'évocation du mal et de la cruauté se métamorphose en un vibrant joyau créatif</title>
   <pubDate>Fri, 10 May 2024 11:13:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Ceci n'est pas l'histoire de Cassandre", précise l'affiche du spectacle à de nombreuses reprises, en toile de fond du titre écrit en gros caractères rouges. Il s'agira donc, peut-être, de celle du Léviathan, ou de ce qui s'en approche ? "Léviathan" questionne la binarité de notre époque contemporaine où l'on peut tout aussi bien entendre : "cette femme est une menteuse et cet homme un héros". Ou, à l'opposé : "cet homme est un monstre et cette femme une victime. On aimerait que les choses soient simples. Vraiment ! On aimerait être légitime de détruire ceux qui nous ont blessés, violés, tués".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80162905-57914774.jpg?v=1715334701" alt="•Off 2024• "Léviathan" Quand l'évocation du mal et de la cruauté se métamorphose en un vibrant joyau créatif" title="•Off 2024• "Léviathan" Quand l'évocation du mal et de la cruauté se métamorphose en un vibrant joyau créatif" />
     </div>
     <div>
      &quot;Léviathan&quot; est la seconde création de la Cie &quot;L'Eau qui Dort&quot;, dirigée par Gwendoline Destremau, connue du public et des professionnels depuis 2021. Avec, comme ligne directrice, &quot;la réécriture de personnages fictionnels dans un objectif de libération de la parole&quot; (sic), le travail de Gwendoline Destremau s'est à nouveau centré sur une figure mythologique : celle de Cassandre. Dans son spectacle précédent, c'est Eurydice qui était à l'honneur, mise en scène avec brio, et dont nous nous souvenons encore des aventures finement revisitées dans sa recherche aux enfers d'Orphée, son mari décédé.       <br />
              <br />
       Place à nouveau à la figure féminine dans ce second spectacle, bien au centre des préoccupations de l'autrice et metteuse en scène, comme une sorte de marche libératoire créatrice, hautement nécessaire et vitale pour elle.       <br />
              <br />
       Et si Cassandre et Gwendoline Destremau n'étaient qu'une seule et même femme, à bien y regarder ! Des princesses à leur manière. Quelle frontière sensible établir au juste entre ces deux femmes : la figure mythologique troyenne qui possède un don de prophétie, mais que personne ne cautionne dans ses présages, et cette jeune femme artiste contemporaine, investie jusqu'au bout des ongles, vivante, bien vivante, ses yeux bleus grands ouverts sur les choses de la sphère féminine qui vacille lourdement ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80162905-57914775.jpg?v=1715334727" alt="•Off 2024• "Léviathan" Quand l'évocation du mal et de la cruauté se métamorphose en un vibrant joyau créatif" title="•Off 2024• "Léviathan" Quand l'évocation du mal et de la cruauté se métamorphose en un vibrant joyau créatif" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Je ne suis pas une femme politique et mon but n'est pas de trouver des &quot;solutions&quot;. On n'endigue pas la violence comme on endigue une épidémie (…) Chercher une forme d'extrême dans mon processus créatif, c'est pour moi un moyen d'éloigner la colère. La mienne et celle du public&quot;,</span> précise Gwendoline Derstremau.       <br />
              <br />
       Le pari est largement gagné, car la colère est là, bien là, sur le plateau du &quot;Léviathan&quot;, grâce à l'interprétation magistrale de Clara Koskas et à la qualité de son jeu qui plonge le spectateur en plein cœur des violences faites aux femmes. Depuis toujours. Depuis l'aube des temps.       <br />
              <br />
       L'écriture est crue, souvent violente, obscène par moments, ne laissant rien au hasard dans l'évocation de la cruauté. Mais l'interprétation fulgurante de la comédienne y pallie, en lui octroyant un angle paradoxalement poétique. C'est impressionnant… C'est un râle qui vient de l'intérieur, de très loin. Celui de toutes ces femmes violées, mutilées, éventrées, brûlées vives sur la place publique, ou pire, bien pire, peut-être, ne pouvant que chuchoter, parce que leurs cris ne peuvent pas sortir de leurs gorges étriquées et étranglées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80162905-57914890.jpg?v=1715334768" alt="•Off 2024• "Léviathan" Quand l'évocation du mal et de la cruauté se métamorphose en un vibrant joyau créatif" title="•Off 2024• "Léviathan" Quand l'évocation du mal et de la cruauté se métamorphose en un vibrant joyau créatif" />
     </div>
     <div>
      D'ailleurs, ces derniers suffisent-ils seulement à les sauver ? L'ont-ils déjà fait ? L'actualité n'abonde pas dans ce sens, apparemment. L'acquittement d'Harvey Weinstein annulé en appel à New York en est la preuve. Entre autres !       <br />
              <br />
       Clara Koskas excelle dans sa capacité à faire vibrer nos émotions malgré son corps frêle et menu ! Ou grâce à lui, peut-être… À travers elle, à travers lui, ce sont toutes les femmes de la Terre qui sont convoquées dans la violence qui leur est faite au quotidien, depuis la guerre de Troie jusqu'à nos jours.       <br />
              <br />
       Le moment du spectacle autour de l'évocation de Jean-Marie est d'une puissance inégalée, tant dans l'écriture scandée – qui nous rappelle par moments celle d'une Marguerite Duras –, que dans l'interprétation bouleversante de Clara Koskas.       <br />
              <br />
       Cassandre a juste accepté de faire un baiser à Apollon pour obtenir de sa part le don de prophétie qu'elle convoitait tant. Mais elle a refusé de coucher avec lui ! Elle s'est enfuie et, de ce fait, sera punie : personne ne croira en ses dons de voyance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80162905-57915018.jpg?v=1715335342" alt="•Off 2024• "Léviathan" Quand l'évocation du mal et de la cruauté se métamorphose en un vibrant joyau créatif" title="•Off 2024• "Léviathan" Quand l'évocation du mal et de la cruauté se métamorphose en un vibrant joyau créatif" />
     </div>
     <div>
      C'est tout l'inverse qui se passe dans ce remarquable spectacle, conçu, écrit et interprété de manière vertigineuse. On la croit Cassandre, on l'entend, on imagine l'horreur, on frissonne, et ça interpelle. Forcément. Ça bouleverse. Ça déconcerte. Et c'est bien !       <br />
              <br />
       C'est un témoignage bouleversant et une caution totale à l'identité féminine qui sont présentés dans cette nouvelle création, à ses droits d'existence, de défense, de parole, au sein de notre monde géré par un éternel mâle prédateur dépourvu de morale, un Léviathan bien droit dans ses baskets.       <br />
              <br />
       Clara Koskas – dont on se souvient de la mise en scène magistrale dans l'adaptation des &quot;Aveugles&quot; de Maeterlinck –, par son jeu d'une sobriété vertigineuse, Arianne Issartel, en symbiose presque charnelle avec son violoncelle baigné de lumières chaudes, couleur feu, et Gwendoline Destremau à l'écriture puissante et organique, propulsent littéralement le spectateur en plein cœur du processus créatif théâtral dans ce qu'il a de plus viscéral.       <br />
              <br />
       Cassandre dit la vérité ! Il faut la croire. <span style="font-style:italic">&quot;(…). Elle porte sa parole de victime de la guerre de Troie (…), celle d'un prêtre pédophile, d'un soldat meurtrier, d'une femme violée par les soldats. Et elle écoute toutes les voix, sans exception, à la recherche d'une rationalisation qui ne vient pas. Celle des bourreaux comme des victimes&quot;,</span> Gwendoline Destremau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80162905-57915019.jpg?v=1715335388" alt="•Off 2024• "Léviathan" Quand l'évocation du mal et de la cruauté se métamorphose en un vibrant joyau créatif" title="•Off 2024• "Léviathan" Quand l'évocation du mal et de la cruauté se métamorphose en un vibrant joyau créatif" />
     </div>
     <div>
      Albert Camus a dit que <span style="font-style:italic">&quot;mal nommer les choses, c'était participer aux malheurs de ce monde&quot;</span>. &quot;Léviathan&quot; ne les nomme pas de travers, ces choses… Loin de là. Le spectacle les extirpe brillamment des silences, des non-dits et de la langue de bois récurrente, pour les hurler avec délicatesse et grand talent.       <br />
              <br />
       Gageons que ce second spectacle de la Cie L'Eau qui Dort ne passera pas inaperçu sur la scène avignonnaise 2024, tout comme l'a été le premier.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Léviathan"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80162905-57916125.jpg?v=1715339254" alt="•Off 2024• "Léviathan" Quand l'évocation du mal et de la cruauté se métamorphose en un vibrant joyau créatif" title="•Off 2024• "Léviathan" Quand l'évocation du mal et de la cruauté se métamorphose en un vibrant joyau créatif" />
     </div>
     <div>
      Texte : Gwendoline Destremau.       <br />
       Mise en scène : Gwendoline Destremau.       <br />
       Avec : Clara Koskas.       <br />
       Violoncelle : Ariane Issartel.       <br />
       Par la Compagnie L'Eau qui Dort.       <br />
       Durée : une heure.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours impairs à 14 h 50. Relâche le 9.       <br />
       Théâtre Arthéphile, 5, rue du Bourg Neuf, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 03 01 90.       <br />
       <a class="link" href="https://artephile.com/" target="_blank">&gt;&gt; https://artephile.com/</a>       <br />
              <br />
       Le spectacle a été créé au Quai des Rêves à Lamballe (Côtes-d'Armor) le 9 février 2024.       <br />
       Il s'est joué du 24 au 28 avril 2024 au LMP (Lavoir Moderne Parisien), Paris 18ᵉ.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/80162905-57914774.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Leviathan-Quand-l-evocation-du-mal-et-de-la-cruaute-se-metamorphose-en-un-vibrant-joyau-creatif_a3898.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière</title>
   <pubDate>Mon, 28 Aug 2023 10:58:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une adaptation de Mikaël Chirinian et de Caroline Rochefort du roman de Valérie Perrin "Changer l'eau des fleurs", théâtre et littérature, récit et répliques sont compagnons dramaturgiques d'une histoire qui se déroule dans un cimetière, avec ses découvertes, son humour, ses surprises, ses incompréhensions et ses passés qui rejaillissent au présent.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74838284-52023978.jpg?v=1693214820" alt=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" title=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" />
     </div>
     <div>
      Lumière sur Violette Trenet-Toussaint (Caroline Rochefort) assise sous le porche du cimetière de Brancion-en-Châlon, écrit en lettres lumineuses au-dessus d'elle. Violette en est la gardienne. La trame dramaturgique est présentée de façon narrative, les grappes d'informations sont égrenées au fil de l'eau où le spectateur découvre le pourquoi de son métier et la tragédie qui s'y inscrit.       <br />
              <br />
       La mort rôde, mais surtout la légèreté, l'humour, les rencontres et les départs d'une vie, d'une ville ou d'un monde. Le récit est plein d'allant, ponctué de deux moments forts, le premier est celui d'une rencontre quand le second est celui d'une retrouvaille venant d'un passé lointain et qui prend son sens pour s'achever définitivement. Celles-ci sont mâtinées d'incompréhensions, de surprises autour de la demande d'une mère, venant de mourir, à son fils, afin que ses cendres ne soient déposées sur une tombe inconnue de celui-ci. Et d'un mari, officiellement disparu et retrouvé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74838284-52023994.jpg?v=1693215254" alt=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" title=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" />
     </div>
     <div>
      L'œuvre est une adaptation du roman éponyme de Valérie Perrin, écrit en 2018. Le cimetière fait quasiment office de demeure de Violette. On ne sait trop où elle habite. Les trois pièces que l'on découvre sous le porche sont-elles sa maison, son lieu de travail ou les deux ? Toute liberté est donnée aux spectateurs de situer les lieux et les époques. C'est aussi dans ces pièces ouvertes, construites avec deux murs latéraux permettant de voir un intérieur assez dénudé, que se découvrent les deux autres personnages, Philippe Toussaint (Frédéric Chevaux en alternance avec Jean-Paul Bezzina) et l'ancien mari de Violette (Morgan Perez ou Mikaël Chirinian).       <br />
              <br />
       Tout se joue ainsi dans la loge de la gardienne, ce pré carré autant intime qu'extime, personnel qu'ouvert au public, en vis-à-vis de tombes dont on découvre surtout les fleurs rayonnantes de couleur. La scénographie délaisse ainsi l'aspect mortuaire à ces dernières, le thème de la création n'étant pas un rendez-vous avec le deuil. La loge de la gardienne est comme une passerelle vers un passé qui rejaillit, car provoqué, un futur, où l'on se projette avec difficulté, et un présent, à la fois lourd et léger, que vivent les protagonistes.       <br />
              <br />
       Tout est à dessein emmêlé. Les planches sont aussi à géométrie variable dans leurs repères géographiques, étant soit une loge de gardienne, soit un cimetière, soit un garage selon les tableaux. Le déport est effectué par le fil dramaturgique de ce qui est raconté, les décors ne changeant pas tout en gardant leur plus simple expression.       <br />
              <br />
       Dans cette histoire à plusieurs entrées, tout se joue assis et debout avec peu de déplacements. Les mouvements restent en effet dans un espace assez limité comme celui d'un cercueil. Il n'y a pas de changement de décors. Seul, à un moment, un événement théâtral fait que le décor évolue par le biais d'une bascule physique, mettant à terre à dessein les deux murs latéraux, réduisant les dernières scènes à un espace de jeu des plus restreints.       <br />
              <br />
       C'est avant tout un récit porté par sa narratrice, Violette Trenet-Toussaint, protagoniste principale, qui bascule entre narration et action. Elle est ainsi la seule qui ait un rapport direct avec le public. Dans ce va-et-vient, les caractères deviennent ceux d'un roman découlant d'une posture descriptive orale ou photographique avant d'entrer sur scène. On les aperçoit avant même de savoir qui ils sont. Les personnages adviennent par leur physique avant même que parole ne soit dite, sauf pour Violette Toussaint. Dans cette découpe, le corps devient ainsi l'élément annonciateur des protagonistes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74838284-52024137.jpg?v=1693215774" alt=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" title=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" />
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      La mise en scène est simple, manquant un peu de relief toutefois. Le texte est bien écrit et porte le jeu qui est parfois un peu trop nerveux chez les personnages masculins, dans leur colère respective incarnée un peu rudement comme d'une seule couleur. À l'opposé, le jeu de Violette est toujours calme avec peu de ruptures de jeu.       <br />
              <br />
       Narration et dialogues s'entremêlant, la trame est bien ficelée et le personnage de Violette Trenet-Toussaint se déploie sur ces deux axes dramaturgiques, donnant à la pièce le parfum d'une histoire racontée. Son nom semble marqué par la fatalité et par un amour de Trenet. Elle en est fan. Quelques-unes des compositions du chanteur français accompagnent la représentation, chantonnées parfois par Violette. La pièce se savoure simplement. Les choses vont à l'essentiel, le fil de l'histoire est aussi simple que sujet à quelques détours dramaturgiques de très bonnes compositions.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Changer l'eau des fleurs"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74838284-52024148.jpg?v=1693215820" alt=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" title=""Changer l'eau des fleurs"… Rencontres et notes d'humour au cœur d'un cimetière" />
     </div>
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      D'après le roman de Valérie Perrin.       <br />
       Adaptation : Caroline Rochefort et Mikaël Chirinian.       <br />
       Mise en scène : Salomé Lelouch et Mikaël Chirinian.       <br />
       Assistante mise en scène : Jessica Berthe.       <br />
       Avec : Caroline Rochefort et, en alternance, Morgan Perez ou Mikaël Chirinian, Frédéric Chevaux ou Jean-Paul Bezzina.       <br />
       Avec les voix de : Céline Monsarrat et Thibault de Montalembert.       <br />
       Scénographie : Delphine Brouard.       <br />
       Création sonore et musicale : Pierre-Antoine Durand.       <br />
       Création lumières : François Leneveu.       <br />
       Vidéo : Mathias Delfau.       <br />
       Régie générale : Nathan Sebbagh.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 août au 17 septembre 2023.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre de la Renaissance, Paris 10e, 01 42 08 18 50.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelarenaissance.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelarenaissance.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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