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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-12T23:40:26+02:00</dc:date>
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   <title>"Tadam !" La danse est une discipline qui vous permet de survivre</title>
   <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 06:03:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La danse est un voyage et le mouvement, un luxe. Je le pense tant j'aime la danse, le corps et toute la vie qui grouille dedans. Joie donc de me trouver là, pour découvrir la nouvelle mise en scène de Julie Coutant. Une femme, un talent.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95614856-66811896.jpg?v=1774469292" alt=""Tadam !" La danse est une discipline qui vous permet de survivre" title=""Tadam !" La danse est une discipline qui vous permet de survivre" />
     </div>
     <div>
      Lorsque je me suis assise sur ce confortable siège de cette salle nommée &quot;La Quintaine&quot;, à quelques kilomètres de Poitiers, j'ai souri et pensé que j'étais sacrément chanceuse d'assister à une représentation de &quot;Tadam !&quot; et, pour quelques heures, de quitter pollution et vacarme.       <br />
              <br />
       Joie, oui, de me poser là, dans une salle pleine d'yeux d'enfants et d'adultes émerveillés pour quarante minutes d'émotions pures et de dolce vita.       <br />
              <br />
       &quot;Tadam !&quot;, c'est une traversée joyeuse et colorée de sons, de gestes, de musiques d'opéra, offerte au public comme une plume serait délicatement posée sur la joue d'un enfant, qu'il soit petit ou grand.       <br />
              <br />
       &quot;Tadam !&quot;, c'est une caresse sur des visages, des yeux brillants face à ces trois corps habités, vêtus de tenues toutes aussi originales que bien pensées qui racontent une histoire. Une histoire, la nôtre, celle qui nous émeut, nous transperce, nous questionne et nous abandonne pour ne plus penser à rien, mais ressentir le tout.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95614856-66811897.jpg?v=1774469339" alt=""Tadam !" La danse est une discipline qui vous permet de survivre" title=""Tadam !" La danse est une discipline qui vous permet de survivre" />
     </div>
     <div>
      &quot;Tadam !&quot;, c'est respirer autre chose du vivant, se réconcilier avec le silence des mots et absorber les gestes de ces trois danseurs à la fois émouvants, drôles et si gracieux. Ils sont vraiment beaux.       <br />
              <br />
       &quot;Tadam !&quot;, c'est de la couleur, de la surprise et une succession de tableaux, en solo, duo ou trio, qui entraînent le public dans une aventure, celle qu'on décide de vivre, celle qu'on s'imagine ou celle que seule peut nous offrir la scène.       <br />
              <br />
       &quot;Tadam !&quot;, c'est la musique et la danse. Un couple mélodieux réunit sur un plateau pour le meilleur, le doux et le sourire. Ce couple unit sur une scène que trois artistes délicats enrobent de leur charisme et synchronicité magicienne.       <br />
              <br />
       J'ai frissonné au premier tableau et versé une larme au dernier.       <br />
              <br />
       &quot;Tadam !&quot;, c'est une parenthèse enchantée. Pour petits et grands, car il n'y a pas d'âge pour se sentir vivant.       <br />
              <br />
       &quot;Tadam !&quot;, c'est aussi une expression qui vise à attirer l'attention.       <br />
              <br />
       Pari réussi ! Spectacle original, subtil et magnifiquement habité par toute la vie qui grouille à l'intérieur de ces trois danseurs sur fond de poésie.       <br />
       <b>◙ Isabelle Lauriou</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Le titre est une phrase de Patrick Modiano.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tadam !"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95614856-66811901.jpg?v=1774469369" alt=""Tadam !" La danse est une discipline qui vous permet de survivre" title=""Tadam !" La danse est une discipline qui vous permet de survivre" />
     </div>
     <div>
      Création 2026.       <br />
       Conception, chorégraphie : Julie Coutant       <br />
       Interprètes, collaborateurs artistiques : Julie Coutant, Armelle Dousset, Jérémy Kouyoumdjian.       <br />
       Création lumière et régie générale : Éric Seldubuisson.       <br />
       Mise en son : Raphaël Guitton.       <br />
       Conseil machinerie : Grégory Guiot.       <br />
       Création costume : Janie Le Borgne, Élodie Gaillard.       <br />
       Regard extérieur : Suzie Lahcen, Éric Fessenmeyer, Philippe Suberbie et Anthony Thibault.       <br />
       Journal de bord vidéo : Lucie Gagneux.       <br />
       Création graphique/photos : Séverine Charrier.       <br />
       Production Compagnie La Cavale.       <br />
       À partirde 6 ans.       <br />
       Durée : 40 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       20 septembre 2026 (encore en option. Étude technique en cours) : Festival Le temps d'aimer la danse, Grand théâtre du Casino, Biarritz (64).        <br />
       6 et 7 octobre 2026 : Théâtre de Verre, Cholet (49).       <br />
       15 et 16 octobre 2026 : Festival Marmaille, Triangle, Rennes (35).       <br />
       25 et 26 novembre 2026 : L'Empreinte - Scène nationale Brive-Tulle (19).       <br />
       Du 7 janvier au 9 janvier 2027 : Le Bateau Feu, Dunkerque (59).        <br />
       22 janvier 2027 : Les 3T, Châtellerault (86).       <br />
       Du 28 au 30 janvier 2027 : Odyssud, Blagnac (31).       <br />
       11 et 12 février 2027 : Théâtre du Château à Barbezieux-Saint-Hilaire (16).       <br />
       21 et 22 mars 2027 : Théâtre Onyx, Saint-Herblain (44).       <br />
       26 et 27 mars 2027 : La Barcarolle, Saint-Omer (62).       <br />
       13 et 14 avril 2027 : Théâtre de l'Hôtel de ville, Saint-Barthélémy-d'Anjou (49).       <br />
       16 et 17 avril 2027 : Théâtre Philippe Noiret (V2), Doué-en-Anjou (44).       <br />
       13 et 14 mai 2027 : Le Carré - Scène nationale, Château-Gonthier-sur-Mayenne (53).       <br />
       20 et 21 mai 2027 : L'Avant-Scène Cognac (16).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95614856-66811896.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné</title>
   <pubDate>Thu, 02 Jan 2025 08:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est une recréation d'un spectacle in situ qui avait été construit en 2021 par le chorégraphe Némo Flouret. Sa démarche est de faire une immersion dans des espaces physiques qui ne se rattachent pas à des lieux de représentation. Dans des performances disséminées, la scénographie se fait jour au fil de l'eau dans un cadre qui définit progressivement une relation entre l'acte artistique et le regard spectateur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85250260-60788153.jpg?v=1735661410" alt=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" title=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes dans un grand espace, tous debout à déambuler. Il y a par intermittence du silence, des lumières et de la musique. Puis, à tour de rôle, des artistes en solo, duo puis en trio, engagent, de façon séparée, leur partition. Ils apparaissent furtivement dans une foule où les gens marchent, stationnent, attendent. Quand les interprètes s'animent de mouvements et/ou se déplacent, le public se répartit en petits groupes autour de ceux-ci.       <br />
              <br />
       Les regards deviennent fixes et focalisés sur chacun d'entre eux. Ils sont dans une performance solitaire, reliés les uns aux autres par une multitude de personnes qui se positionnent par rapport à eux lorsque ceux-là font une gestique. Libre à chacun de les regarder, de les observer, de les ignorer ou de les louper, car non situés au bon endroit et au bon moment. Elle ne dure que quelques instants, juste le temps d'effectuer un déplacement rapide suivi d'une gestuelle, à dessein, peu gracieuse, pour ensuite disparaître ou être suivis par d'autres danseurs ailleurs dans la salle.       <br />
              <br />
       Les gens peuvent être perturbés ou dubitatifs par une disposition de l'espace qui leur est imposée… où c'est à eux d'être attentifs à tout déplacement vif qui peut être découvert sur le tard, car disséminé parmi eux. Ils peuvent être pris à rebrousse-poil, l'art étant diffus et non délimité dans une aire bien précise. Ils sont toutefois compris dans cette performance, devenant eux-mêmes spect-acteurs, de gré, mais à leurs dépens, de ce qui se joue autour d'eux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85250260-60788154.jpg?v=1735661439" alt=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" title=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" />
     </div>
     <div>
      Les gestuelles peuvent être suspendues, comme pour l'un des danseurs quand il prend sa jambe en hauteur, le genou replié. Elles peuvent être aussi au sol, dans un mouvement rapide et bref. La performance est disséminée aux quatre coins de la salle, reliée toutefois par un même rythme et une même dynamique en tension.       <br />
              <br />
       La représentation prend réellement forme avec la délimitation d'une scène faite par les interprètes qui convient le public à prendre place autour d'eux. Le spectacle advient à ce moment-là, dans le sens que nous lui donnons communément, avec ses repères d'un lieu scénique autour d'un public et des artistes repérés comme tels, alors qu'auparavant, tout se jouait dans une affluence où chacun était relié à personne. Le seul lien, entre quelques personnes devenues un instant spectateurs d'une même gestuelle, était effectué par les danseurs qui prenaient en compte, dans leurs trajets, la foule qui déambulait ou stationnait afin de ne pas la bousculer.       <br />
              <br />
       À l'entame, la délimitation entre public et artistes n'est pas spatiale, mais d'allures et de formes par les gestiques effectuées par ceux-ci. Ensuite, les gens se considèrent dans ce pour quoi ils sont attendus, à savoir une assistance. Ceci est posé quand les interprètes mettent une distance en disposant en cercle l'affluence autour d'eux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85250260-60788273.jpg?v=1735661539" alt=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" title=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes dans un schéma inversé avec des artistes qui s'immiscent dans une foule pour faire de celle-ci un public et délimiter une scène, alors que, dans le système de production, l'assistance est déjà définie et située, et sa disposition scénique agencée.       <br />
              <br />
       Dans un premier temps, les danseurs existent par leurs gestes et gestiques pour se démarquer de la foule. Dans un deuxième temps, la démarcation est spatiale avec un public installé en cercle et trouvant enfin ses repères. Ainsi, la recherche de balises dans les deux cas, avec les artistes par rapport à l'affluence et les gens en fonction de ce qui se passe autour d'eux, crée un référentiel permettant le spectacle dans l'acceptation commune du monde industriel qui est le nôtre.       <br />
              <br />
       Et pourtant, le couple danse et la représentation a toujours eu lieu, dès les premiers instants et la première gestique. Némo Flouret bouscule les codes artistiques en faisant d'un lieu, ressemblant presque à une usine désinfectée, un cadre dans lequel l'art s'impose en intégrant une foule dans son univers. Les interprètes jouent avec les ombres et les lumières, portant parfois les secondes du sol jusqu'à leurs torses. De longs voiles gris-beige sont mis en exergue, sur lesquels des inscriptions au marqueur sont effectuées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85250260-60788275.jpg?v=1735661477" alt=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" title=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" />
     </div>
     <div>
      La création est assez déroutante au début, du fait de la diffusion éparse de la chorégraphie dans un public qui peut ne pas avoir encore bien pris ses marques. Dans cette frontière floue entre acteurs et public, Némo Flouret bouscule ce qui fait art comme processus créateur d'un système en le mettant en dehors de tout pré-carré. Se retrouver dans un endroit, sans scène apparente, face à des gens éparpillés autour d'artistes qui interviennent par surprise, c'est déréglé le système de représentativité du 6ᵉ art comme l'avait fait, bien autrement et dans un autre contexte, Peter Brook (1925-2022) dans ses différents voyages en déposant à même le sol, dans n'importe quel endroit, un tapis pour délimiter une scène.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* &quot;900 jours passés au XXe siècle&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"900 Something Days Spent in the XXth Century" </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85250260-60788279.jpg?v=1735661504" alt=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" title=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" />
     </div>
     <div>
      Initié par Némo Flouret.       <br />
       Créé et interprété par : Régis Badel, Eli Cohen, Synne Elve Enoksen, Némo Flouret, Rafa Galdino, Tessa Hall, Philomène Jander, Zoé Lakhnati, Camille Legrand, Iris Marchand, Jean-Baptiste Portier, Margarida Marques Ramalhete, Solène Wachter, Wan-Lun Yun.       <br />
       Conception lumières : Max Adam.       <br />
       Conception sonore : Milan Van Doren.       <br />
       Conception artistique et scénographie textile : Iris Marchand, assistée par Léa Debeugny.       <br />
       Scénographie : Kjersti Alm Eriksen.       <br />
       Implantation scénographie et régie générale : Rémy Ebras.       <br />
       Costumes : Jean Lemersre.       <br />
       Recherche et texte : Thomas Bîrzan, Tessa Hall, Camille Legrand, Némo Flouret, Assia Turquier Zauberman.       <br />
       Conseils artistiques : Keren Kraizer, Solène Wachter       <br />
       Production : Bleu Printemps.       <br />
       Durée : entre 45 minutes et 1 heure.       <br />
              <br />
       <b>La représentation a eu lieu du 17 au 22 décembre 2024 à la Grande Halle de la Villette, Paris 19ᵉ.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Décembre 2025 : La Halle aux grains - Scène nationale, Blois (41).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85250260-60788153.jpg</photo:imgsrc>
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  </item>

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   <title>"Ayta"… Du rythme à cor et à cri !</title>
   <pubDate>Thu, 04 Apr 2024 11:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour sa 12ᵉ édition du festival "Séquence danse" qui se déroule du 5 mars au 6 avril, le CentQuatre propose 12 spectacles de danse contemporaine. Focus sur une plongée dans la soumission et un semblant de liberté recouvrée au travers d'un rythme sans frein avec "Ayta" du chorégraphe, musicien et danseur, Youness Aboulakoul, spectacle qui a eu lieu du 26 au 27 mars.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79311296-57459770.jpg?v=1712224713" alt=""Ayta"… Du rythme à cor et à cri !" title=""Ayta"… Du rythme à cor et à cri !" />
     </div>
     <div>
      Elles sont six sur scène, accompagnées d'une musique de percussions à la fois douce, légère et soutenue. Puis comme le Boléro (1928) de Ravel (1875-1937), elle s'accélère et se fait entendre de plus en plus. Les danseuses font des déplacements au démarrage sur un périmètre des plus réduits et toutes en groupe. Comme un ensemble d'automates faisant le même trajet de façon automatique. Presque sans vie.       <br />
              <br />
       Ayta (en arabe عيطة) est un genre musical marocain rural. Le mot signifie &quot;cri&quot; afin d'exprimer, au travers de chants en Darija, dialecte marocain, de l'amour, une douleur ou une louange divine. Il a été aussi utilisé afin de dénoncer l'oppression de l'occupant lors de la colonisation française. Avec la chorégraphie de Youness Aboulakoul, c'est dans cette optique qu'il faut entendre ces mouvements répétitifs et semblant sans fin, celle d'une mise en lumière d'une exploitation humaine et machinale.       <br />
               <br />
       Les trajectoires sont rectilignes, effectuées par petits pas qui vont côté cour, puis reviennent légèrement vers le centre pour aller ensuite côté jardin, le tout dans un périmètre réduit. Elles deviennent de plus en plus marquées par une répétition en boucle pour être ensuite légèrement infléchies pour devenir plus courbes et arrondies avec des interprètes qui se libèrent de plus en plus sans pour autant devenir complètement indépendantes du groupe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79311296-57459771.jpg?v=1712224747" alt=""Ayta"… Du rythme à cor et à cri !" title=""Ayta"… Du rythme à cor et à cri !" />
     </div>
     <div>
      Elles se rattachent toujours, en effet, entre elles sous forme de duos et de trios, autant dans les déplacements, les mouvements que dans les gestiques statiques. Les corps sont, par moments, agités par des tremblements et frémissements qui, au début, sont individuels pour devenir ensuite déclinés en duo ou en trio. La relation à l'autre est toujours détachée. Il n'y a pas de synchronisation entre les danseuses, chacune ayant sa propre partition gestique. Et pourtant quelque chose les relie, comme une chaîne à leur cou, avec un rythme de plus en plus intensif qui s'écoule.       <br />
              <br />
       Les détachements s'effectuent quand l'une s'arrête pour se courber au niveau de la taille, les jambes un peu droites avec un frémissement qui la parcourt comme une prise de conscience de son corps et du mécanisme qui la pousse dans des déplacements dont elle semble n'avoir, comme toutes les autres, aucune prise et qu'elle semble toutefois refuser un instant pour s'en libérer un bref moment.       <br />
               <br />
       Ils deviennent de plus en plus rapides, en écho aux percussions. Puis, les visages s'illuminent, les faciès prenant forme humaine dans leur expressivité comme si un souffle de vie les parcourait, les délivrant d'un automatisme robotique qui les enfermait. Les danseuses sont dans un tourbillon de plus en plus soutenu comme jouets d'un lieu, d'un périmètre et d'une chape de plomb qui les rendent prisonnières de mouvements &quot;à la chaîne&quot;. Aucune volonté initiale ne s'en dégage, l'automatisme prenant la direction de ceux-ci.       <br />
               <br />
       Puis les trajets s'infléchissant, leur rectitude géométrique se gomme sans s'effacer complètement. Le rapport au corps et à l'espace s'en trouve changé, modifié par une force, sans doute intérieure comme celle d'un éveil ou d'une résistance. Car qu'est-ce qui les relie toutes ? Leur condition de femme au premier abord définie par une société qui catégorise par thème et de genre, sous couleur, entre autres, de sexe ou de peau, des personnes qui sont jugées, par apriorisme, pour ce qu'elles seraient et non pour ce qu'elles sont réellement. C'est dans ce mécanisme à tout-va qu'une prise de conscience se fait entendre pour mettre son grain de sel et qui fait que le rouage huilé commence à crisser puis perdre pied.       <br />
              <br />
       Un beau spectacle qui est à appréhender autant dans son rythme que dans sa gestique, les deux étant irrémédiablement liés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ayta"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79311296-57459794.jpg?v=1712224767" alt=""Ayta"… Du rythme à cor et à cri !" title=""Ayta"… Du rythme à cor et à cri !" />
     </div>
     <div>
      Conception et chorégraphie : Youness Aboulakoul.       <br />
       Avec : Nefeli Asteriou, Anna Vanneau, Sophie Lèbre, Cassandre Munoz, Marie-Laure Caradec, Léonore Zürfluh.       <br />
       Assistant artistique : Pep Garrigues.       <br />
       Création son : Youness Aboulakoul.       <br />
       Régie son :  Atbane Zouheir.       <br />
       Lumière : Jéronimo Roé et Jean François Desboeufs.       <br />
       Media design : Jéronimo Roé.       <br />
       Production : Cie Ayoun.       <br />
       Production/diffusion : Kumquat | performing arts (Laurence Larcher et Gerco de Vroeg).       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>Festival &quot;Séquence Danse Paris 2024&quot;       <br />
       Focus sur la danse contemporaine 12e édition.</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 mars au 6 avril 2024.</span>       <br />
       Le CentQuatre-Paris, Paris 19e, 01 53 35 50 00.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('billetterie@104.fr')" >billetterie@104.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.104.fr/fiche-evenement/sequence-danse-paris-2024.html" target="_blank">&gt;&gt; 104.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/79311296-57459770.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Ayta-Du-rythme-a-cor-et-a-cri-_a3865.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Roommates" Un cocktail explosif… six pièces chorégraphiées pour dire l'ADN de (La) Horde</title>
   <pubDate>Thu, 14 Mar 2024 15:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le Ballet national de Marseille propose un assortiment – sorte de concentré – de ce qui le constitue : des chorégraphies grandement inspirées. Ainsi, pendant près de deux heures, vont se succéder six pièces courtes réunissant sur le même plateau des formes contemporaines reliées entre elles – si diverses soient-elles dans leurs écritures singulières – par un haut degré d'exigence. Interprétés par deux à treize danseurs et danseuses de (La)Horde, ces "morceaux choisis" débordent d'une énergie communicative propre à réenchanter toutes grisailles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78909188-57224351.jpg?v=1710427404" alt=""Roommates" Un cocktail explosif… six pièces chorégraphiées pour dire l'ADN de (La) Horde" title=""Roommates" Un cocktail explosif… six pièces chorégraphiées pour dire l'ADN de (La) Horde" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Weather is sweet"</strong></span>, chorégraphie (La)Horde. Un temps doux où quatre interprètes interculturels évoluent seuls ou en miroir, alternant pointes et mouvements accélérés, au gré de silences et musiques rythmées. Des contrastes forts, des danses hybrides (le hiplet, mouvement qui bouscule les codes de la danse hip-hop en fusionnant la technique du ballet classique et de ses pointes avec le style urbain du hip-hop) comme pour dessiner la courbe capricieuse du désir humain affranchi de toutes normes.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Grime Ballet, Danser parce qu'on ne peut pas parler aux animaux"</strong></span>, chorégraphie Cecilia Bengolea et François Chaignaud. Pièce délibérément débridée où six interprètes se lancent fiévreusement dans des assauts où les corps des uns et des unes ne forment plus qu'une entité hybride "renversante". Soutenue par l'énergie électrique du Grime, cette musique électronique née dans l'est londonien des années 2000, le ballet s'enflamme jusqu'à atteindre son point d'incandescence. Époustouflant.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Oiwa"</strong></span>, chorégraphie Franck Chartier - Peeping Tom et Ballet national de Marseille. Immergés dans un océan de brumes (é)mouvantes, un homme et une femme à moitié nus se débattent au gré des vagues qui les portent avant de les engloutir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78909188-57224371.jpg?v=1710427432" alt=""Roommates" Un cocktail explosif… six pièces chorégraphiées pour dire l'ADN de (La) Horde" title=""Roommates" Un cocktail explosif… six pièces chorégraphiées pour dire l'ADN de (La) Horde" />
     </div>
     <div>
      Au gré de leurs ébats, où alternent portés fusionnels, mouvements aériens, roulades enchevêtrées et pauses au ralenti, s'esquisse une épure de leur histoire amoureuse marquée par l'attirance charnelle et les crises inhérentes aux aléas du désir labile. Les fantômes de deux autres amants s'inviteront avant d'être absorbés par l'alchimie de leurs deux "corps-aimants". Paysages éternels et visages du désir confondus dans ce que Romain Rolland dénommait le "sentiment océanique". Puissamment troublant.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Concerto"</strong></span>, chorégraphie Lucinda Childs. Sept danseurs tout de noir vêtus se détachant sur un sol immaculé évoluent gracieusement, "dialoguant" avec la musique harmoniquement simple d'Henryk Gorecki. Enchaînant sur l'échiquier des mouvements renvoyant au ballet classique, leurs gestes s'accélèrent au rythme répétitif de la musique sérielle. Une pause décalée.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Les Indomptés"</strong></span>, chorégraphie Claude Brumachon et Benjamin Lamarche. Créée pour – et interprétée jusqu'ici par – un duo masculin, cette chorégraphie "indomptée" est confiée pour la première fois à un duo féminin. Reprenant à leur compte la ferveur énergisante de l'attraction aimantant deux êtres en quête de trouver en l'autre le sésame qui en ouvrira l'accès, elles se lancent à corps perdus, prises d'une ivresse palpable. En écho-miroirs, dissociées ou en osmose, elles parcourent à l'envi les versants des deux visages du désir, violence et tendresse mises à nu jusqu'à épuisement des sens. Tableaux saisissants de beauté "sauvage", une expérience "aimantante".
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78909188-57224480.jpg?v=1710428105" alt=""Roommates" Un cocktail explosif… six pièces chorégraphiées pour dire l'ADN de (La) Horde" title=""Roommates" Un cocktail explosif… six pièces chorégraphiées pour dire l'ADN de (La) Horde" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Room with a view - Extrait"</strong></span>, chorégraphie (La)Horde. Et ceci n'est pourtant qu'un extrait d'une création de plus d'une heure… Portés par les intenses vibrations de la musique électro de Rone, balayant le plateau de son souffle puissant, treize interprètes livrent une lutte d'une pure beauté plastique, faisant la nique à la laideur du monde… Un combat à la vie à la mort dont l'intensité n'a d'égale que la puissance de leur jeunesse en révolte.        <br />
              <br />
       Aux pas cadencés militaires exhibant leurs dépouilles, ils opposent les doigts d'honneur provocateurs et les jetés de projectiles à l'adresse des oppresseurs tapis dans l'ombre. Unis dans le même trip, toutes couleurs, genres et origines confondus, ils arpentent fièrement les chemins d'une libération festive vécue comme acte de résistance. Gagnés par la formidable énergie communicative de la (fort bien nommée) "Horde", nous devenons – par procuration – leurs alliés inconditionnels… conquis que nous sommes par cette chute, point d'orgue des six pièces courtes offertes ce soir à notre désir chorégraphié.       <br />
              <br />
       <b>Vu le jeudi 7 mars à la Scène Nationale du Carré, à Saint-Médard (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Roommates"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78909188-57225180.jpg?v=1710429067" alt=""Roommates" Un cocktail explosif… six pièces chorégraphiées pour dire l'ADN de (La) Horde" title=""Roommates" Un cocktail explosif… six pièces chorégraphiées pour dire l'ADN de (La) Horde" />
     </div>
     <div>
      Conception (La)Horde avec le Ballet national de Marseille.       <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Weather is sweet"</strong></span>       <br />
       Chorégraphie : (La)Horde.       <br />
       Costumes : Salomé Poloudenny.       <br />
       Musique : Pierre Avia.       <br />
       Création lumières : Éric Wurtz.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Grime Ballet, Danser parce qu'on ne peut pas parler aux animaux"</strong></span>       <br />
       Chorégraphie : Cecilia Bengolea et François Chaignaud.       <br />
       Assistante chorégraphie : Erika Miyauchi.       <br />
       Musique : Stitches.       <br />
       Création lumières : Éric Wurtz.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Oiwa"</strong></span>       <br />
       Chorégraphie et costumes : Franck Chartier - Peeping Tom.       <br />
       Assistant chorégraphie : Louis-Clément Da Costa.       <br />
       Musique : Atsushi Sakai.       <br />
       Design sonore : Raphaëlle Latini.       <br />
       Assistante costumes : Héloïse Bouchot.       <br />
       Création lumières : Éric Wurtz.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78909188-57226047.jpg?v=1710429124" alt=""Roommates" Un cocktail explosif… six pièces chorégraphiées pour dire l'ADN de (La) Horde" title=""Roommates" Un cocktail explosif… six pièces chorégraphiées pour dire l'ADN de (La) Horde" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Concerto"</strong></span>       <br />
       Chorégraphie et costumes : Lucinda Childs.       <br />
       Assistant chorégraphie : Jorge Perez Martinez.       <br />
       Musique : Henryk Górecki.       <br />
       Création lumières : Éric Wurtz.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Les Indomptés"</strong></span>       <br />
       Chorégraphie : Claude Brumachon.       <br />
       Assistant chorégraphie : Benjamin Lamarche.       <br />
       Musique : Wim Mertens.       <br />
       Création lumières : Éric Wurtz.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Room with a view - Extrait"</strong></span>       <br />
       Chorégraphie : (La)Horde.       <br />
       Costumes : Salomé Poloudenny.       <br />
       Musique : Rone.       <br />
       Création lumières : Éric Wurtz.       <br />
       Extrait de "Room with a view" - commande du Théâtre du Châtelet.       <br />
       Répétitrice : Valentina Pace.       <br />
       Costumière : Anna Martinez.       <br />
       Régie son : Virgile Capello.       <br />
       Régie lumière : Louisa Mercier.       <br />
       Régie générale : Alexis Rostain.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du jeudi 7 au vendredi 8 mars, Scène Nationale du Carré à Saint-Médard (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">14 mars 2024 :</span> L'Odyssée - Scène conventionnée, Périgueux (24).       <br />
       <span class="fluo_jaune">18 mars 2024 :</span> Maison de la Culture, Bourges (18).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78909188-57224371.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Roommates-Un-cocktail-explosif-six-pieces-choregraphiees-pour-dire-l-ADN-de-La-Horde_a3841.html</link>
  </item>

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   <title>"Rencontres" Exploration de tous les champs des possibles générés par les échanges et leur implication dans nos existences</title>
   <pubDate>Mon, 12 Feb 2024 15:41:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Cette pièce chorégraphique a pour thème celui des rencontres. Il s'agit d'explorer le champ des possibles que ces dernières suscitent, la manière dont elles tracent le chemin de notre existence et façonnent l'être que nous sommes. Les rencontres sont les fils du tissage structurant les liens qui nous relient les uns et les unes aux autres. Elles nous révèlent à nous-mêmes en nous donnant l'occasion de nous ouvrir au monde et, surtout, aux autres. Une rencontre peut surgir du hasard, mais encore faut-il saisir l'instant qui nous l'offre et savoir sortir de soi pour accueillir l'autre sous sa différence.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78322428-56854186.jpg?v=1707751060" alt=""Rencontres" Exploration de tous les champs des possibles générés par les échanges et leur implication dans nos existences" title=""Rencontres" Exploration de tous les champs des possibles générés par les échanges et leur implication dans nos existences" />
     </div>
     <div>
      Julien Lestel fait partie de la nouvelle génération de chorégraphes français reconnus. Formé à l'École de Danse de l'Opéra national de Paris et au Conservatoire national supérieur où il obtient un Premier prix, Julien Lestel travaille ensuite avec Rudolf Noureev qui lui propose de danser Cendrillon au Théâtre San Carlo de Naples, puis il intègre les Ballets de Monte-Carlo, de l'Opéra de Paris, de Zürich, puis le Ballet national de Marseille où il sera danseur principal, ville où est toujours implantée sa compagnie qu'il crée en 2007.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Passionné par mon art et désireux de m'investir davantage dans un travail de recherche chorégraphique, je souhaitais voler de mes propres ailes&quot;,</span> précise Julien Lestel.       <br />
              <br />
       Dès les premiers instants de la pièce chorégraphique, alors qu'une ronde de corps masculins et féminins entrelacés s'offre à nos yeux, sur le devant de la scène, c'est une impression presque organique qui nous embarque. On est loin des silhouettes standardisées et uniformes de l'Opéra, où rien ne dépasse et où tout est taillé au cordeau, jusque dans la confection du chignon des jeunes femmes ou le collant et la tenue impeccables des jeunes hommes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78322428-56854190.jpg?v=1707751089" alt=""Rencontres" Exploration de tous les champs des possibles générés par les échanges et leur implication dans nos existences" title=""Rencontres" Exploration de tous les champs des possibles générés par les échanges et leur implication dans nos existences" />
     </div>
     <div>
      Ici, les tenues des danseurs et danseuses sont des vêtements de ville amples et colorés qui rapprochent incontestablement du public le thème illustré. De cette ronde première, le symbole grégaire de notre humanité se révèle aussitôt. Ronde pouvant rappeler les arbres avec leurs racines dans le sol, mais avec leurs frondaisons bien hautes vers le ciel.       <br />
              <br />
       En effet, que sommes-nous sans l'Autre ? C'est ce que questionnent d'emblée les premiers gestes et lueurs du spectacle. Puis cette ronde se défait, faisant place rapidement à des duos sensuels et charnels d'une grande intensité. Duos tantôt féminins, tantôt masculins, d'où se dégagent de superbes élans charnels : Ingrid Le Breton se déploie avec grâce aux côtés de Mara Whittigton, et Thimothée Rouby virevolte avec une joie affichée aux côtés de Maxence Chippaux. Les quatre interprètes développent une technique parfaite, presque hypnotique.       <br />
              <br />
       Ensuite, parallèlement à la rondeur du début, Julien Lestel a su savamment agencer une autre partition infiniment ingénieuse pour ne jamais quitter son thème : celui des entrées et sorties en coulisses, apparitions, disparitions, croisements, évitements. Les pas chorégraphiés sont d'une infinie justesse, proche des allures d'automates, les jambes des danseurs et danseuses remarquablement travaillées et que les jeans ou pantalons de jogging ne dissimulent guère !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78322428-56854219.jpg?v=1707751120" alt=""Rencontres" Exploration de tous les champs des possibles générés par les échanges et leur implication dans nos existences" title=""Rencontres" Exploration de tous les champs des possibles générés par les échanges et leur implication dans nos existences" />
     </div>
     <div>
      Des lignes droites, douces et répétitives, à l'image de nos lignes de vie sur lesquelles, parfois, nous ne nous engageons pas pour des raisons bien diverses.       <br />
       C'est, à notre avis, l'effet le plus spectaculaire du spectacle, tant du point de vue de la mise en scène que du message transmis.       <br />
              <br />
       Les corps, tout en sensualité, lianes, courbes et contre-courbes, s'entrelacent sensuellement et mettent aussi en avant la nécessité de l'Amour dans nos rencontres, tout au long de notre vie.       <br />
       La musique du compositeur italien Ezio Bozzo, mort en 2016, confère à l'ensemble une harmonie sensible à laquelle le public adhère aussitôt.       <br />
              <br />
       De toute évidence, &quot;rencontre&quot; il y a eu entre ce chorégraphe et ce compositeur, malheureusement disparu trop tôt. Y a-t-il hommage à ce dernier de la part de Julien Lestel ? Tout porte à le croire. Et peu importe, à vrai dire, car le résultat est là.       <br />
              <br />
       Enfin, la dynamique de la rencontre chorégraphiée – encore une fois, ingénieuse et infiniment artistique de Julien Lestel – est à son paroxysme lorsque les notes de Chet Baker concluent le spectacle que, pour notre part, nous aurions bien aimé ne pas voir s'achever… Une heure de suspension trop courte, mais dont les échos ne nous lâcheront pas de si tôt.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Rencontres"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78322428-56854221.jpg?v=1707751147" alt=""Rencontres" Exploration de tous les champs des possibles générés par les échanges et leur implication dans nos existences" title=""Rencontres" Exploration de tous les champs des possibles générés par les échanges et leur implication dans nos existences" />
     </div>
     <div>
      Création 2023 - Ballet Julien Lestel.       <br />
       Chorégraphie : Julien Lestel.       <br />
       Assistant chorégraphie Gilles Porte.       <br />
       Avec les danseuses et danseurs : Éva Bégué, Titouan Bongini, Alexandra Cardinale, Florent Cazeneuve, Maxence Chippaux, Jean-Baptiste de Gimel, Ingrid Le Breton, Inès Pagotto, LouisPlazer, Gilles Porte, Mara Whittington.       <br />
       Musiques : Ezio Bosso et Chet Baker.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle programmé une seule fois en représentation exceptionnelle le 1ᵉʳ février à la Salle Pleyel.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       10 février 2024 : Casino Barrière, Bordeaux (33).       <br />
       <span class="fluo_jaune">17 mars 2024 :</span> Palais des Congrès, Le Touquet-Paris-Plage (62).       <br />
       28 avril 2024 : Casino Barrière, Toulouse (31).       <br />
       26 octobre 2024 : Palais des Congrès Atlantia, La Baule (44).       <br />
       1er avril 2025 : Théâtre Juliobona, Lillebonne (76).       <br />
              <br />
       Parallèlement à &quot;Rencontres&quot;, le Ballet Julien Lestel présente aussi d'autres pièces chorégraphiques dans toute la France : &quot;Rodin&quot;, &quot;Puccini&quot;, &quot;Libre&quot;, &quot;Carmen&quot;, &quot;Misatango-Boléro&quot; et &quot;Misantango-Le Sacre&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Rencontres-Exploration-de-tous-les-champs-des-possibles-generes-par-les-echanges-et-leur-implication-dans-nos_a3816.html</link>
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