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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-11T02:15:18+02:00</dc:date>
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   <title>•Off 2025• "Dans la Solitude des champs de coton" Une adaptation organique en symbiose extra-lucide avec le texte de Koltès</title>
   <pubDate>Tue, 01 Jul 2025 13:49:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une heure tardive de la nuit, le "Client" s'aventure dans l'obscurité d'un entrepôt désaffecté situé à la lisière de la ville, territoire du "Dealer" qu'il croise sur son chemin. Entre eux deux va s'instaurer un deal entre vendre et acheter… Mais quel est au juste l'objet de cet échange ? Ce face-à-face sous tension va, inéluctablement, lier le destin des deux protagonistes "dans l'infinie solitude de cette heure et de ce lieu".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89664413-63361449.jpg?v=1751371006" alt="•Off 2025• "Dans la Solitude des champs de coton" Une adaptation organique en symbiose extra-lucide avec le texte de Koltès" title="•Off 2025• "Dans la Solitude des champs de coton" Une adaptation organique en symbiose extra-lucide avec le texte de Koltès" />
     </div>
     <div>
      Certes, le théâtre, ce sont des mots, mais à bien y regarder, des corps aussi. Bien davantage. Des corps en rapport direct avec la sphère du monde et de ses choses qui nous guident pour être vivants ou en disparaître !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Le corps est un signe vivant, un texte incarné dont chaque geste participe à l'élaboration du sens scénique&quot; (sic).</span> C'est, de toute évidence, ce biais particulier que le metteur en scène, Alexandre Tchobanoff, a choisi pour adapter cette pièce contemporaine incontournable de Bernard-Marie Koltès, approche tendue entre présence et effacement, force de &quot;la&quot; geste ou dimension plus feutrée et cotonneuse de celle-ci. Et il y est admirablement parvenu, en écho à ce que l'auteur lui-même en disait : <span style="font-style:italic">&quot;Il faut que le corps soit un lieu de tension extrême, un champ de bataille de la parole&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Avec du recul, nous avions déjà pu constater ce point particulier dans son adaptation des &quot;Cendres sur les mains&quot; de Laurent Gaudé, pièce dans laquelle Prisca Lona parvient aussi à porter le verbe d'un texte majeur tout en corps vocal. Elle y incarne, dans un mélange de force et de sobriété, une rescapée d'un champ de guerre, et son interprétation nous avait déjà profondément bouleversée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89664413-63361452.jpg?v=1751371102" alt="•Off 2025• "Dans la Solitude des champs de coton" Une adaptation organique en symbiose extra-lucide avec le texte de Koltès" title="•Off 2025• "Dans la Solitude des champs de coton" Une adaptation organique en symbiose extra-lucide avec le texte de Koltès" />
     </div>
     <div>
      Ici, aux côtés de sa partenaire, Justine Morel, son interprétation du Dealer n'en est pas moins fulgurante et férocement crue, toute habitée de tension lyrique et brute qui sublime la complexité du texte de Koltès.       <br />
              <br />
       Le parcours tourbillonnant d'Alexandre Tchobanoff, originaire de Bulgarie, artiste multiculturel et disciplinaire, directeur artistique du Théâtre de Sofia durant trois ans, appelé par la France en 1989 pour une mise en scène chorégraphiée à l'Opéra Garnier et formé dès l'enfance à la danse et à la musique, explique inévitablement cette dimension chorégraphique qu'il a su insuffler à ses deux comédiennes dont le jeu respectif, tout au long de la pièce, n'est pas sans rappeler le combat de deux félins prêts à en découdre.       <br />
              <br />
       C'est sensoriel, tendu, organique et remarquablement chorégraphié, en permanence &quot;sur le fil du rasoir&quot;, comme peuvent l'être les corps des danseurs chez qui l'intellect et l'émotion ne doivent pas s'opposer, mais bien plus être tissés par les corps. Uniquement par eux.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Tchobanoff, à laquelle la comédienne Prisca Lona est aussi partie prenante, se condense, à bien y regarder, comme un huis clos, et raconte de façon ingénieusement créative l'histoire des deux protagonistes avec, en toile de fond, la fureur de la ville qui jouxte le mystère d'un entrepôt abandonné, via une scénographie taillée au cordeau. C'est beau, à plusieurs niveaux, tant dans la forme et dans le fond.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89664413-63361631.jpg?v=1751372050" alt="•Off 2025• "Dans la Solitude des champs de coton" Une adaptation organique en symbiose extra-lucide avec le texte de Koltès" title="•Off 2025• "Dans la Solitude des champs de coton" Une adaptation organique en symbiose extra-lucide avec le texte de Koltès" />
     </div>
     <div>
      Ce n'est pas la première fois que nous assistons à une adaptation de cette pièce, mais nous pouvons affirmer haut et fort que c'est bien la première fois que sa substantifique moelle nous est apparue de manière clairvoyante et limpide en ayant su nous capturer en plein cœur.       <br />
              <br />
       Dans cette resplendissante joute oratoire aux allures de poème dramatico-philosophique, interprétée de mains de maître par les deux comédiennes, le thème du désir a réellement surgi sans avoir jamais bondi auparavant, désir dont, bien souvent, on ignore vraiment l'objet. &quot;Cet obscur objet du désir&quot;, flou et indicible, dont Lacan disait qu'il est le désir de l'autre avant tout.       <br />
              <br />
       Le Client, figure allégorique de cet échange commercial au cœur de la pièce et interprété très justement par Justine Morel, désire avant tout… désirer, mais passe son temps à nier ce même désir… Son jeu est porté par la voix haute et assurée de la comédienne, ainsi que par une grande intelligence expressive.       <br />
              <br />
       L'objet du désir n'est pas essentiel en lui-même, a dit Lacan. C'est avant tout un mouvement, une énergie et, en ce sens, Alexandre Tchobanoff l'a parfaitement saisi dans son parti pris &quot;chorégraphié&quot; et, encore une fois, puissamment organique. Les planches du théâtre servent aussi à cela : transcender la parole du dramaturge pour la porter au firmament d'un état qui peut aller jusqu'à le dépasser lui-même.       <br />
              <br />
       Dans ce très beau nouvel opus de &quot;La Solitude des champs de coton&quot; par Alexandre Tchobanoff et Prisca Lona, le texte de Koltès est sublimé, porté par des lumières et éclairages soignés et très expressifs, comme un troisième personnage. Par ailleurs, chacun des deux personnages est associé, à certains moments clés de la pièce, à un univers musical distinct, le Dealer par Mahler et le Client par Albert Ayler, figure centrale du free jazz au style incantatoire.       <br />
              <br />
       Soulignons enfin l'audace du metteur en scène dans le fait d'avoir choisi deux comédiennes aux allures plutôt androgynes, parti pris qui enveloppe le texte de Koltès d'une dimension politique pour le moins fine, dépourvue de clichés virils et convoquant ainsi ce qu'il y avait en effet à convoquer subtilement : l'être humain, l'homme ou la femme, dans leur ambiguïté intrinsèque face au désir.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dans la Solitude des champs de coton"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89664413-63361687.jpg?v=1751372547" alt="•Off 2025• "Dans la Solitude des champs de coton" Une adaptation organique en symbiose extra-lucide avec le texte de Koltès" title="•Off 2025• "Dans la Solitude des champs de coton" Une adaptation organique en symbiose extra-lucide avec le texte de Koltès" />
     </div>
     <div>
      Texte : Bernard-Marie Koltès       <br />
       Mise en scène : Alexandre Tchobanoff.       <br />
       Avec : Prisca Lona et Justine Morel.       <br />
       Lumières : Alexandre Tchobanoff.       <br />
       Scénographie et costumes : Alexandre Tchobanoff et Prisca Lona.       <br />
       Musiques : Gustave Mahler et Albert Ayler.       <br />
       Par la Cie Le Théâtre de Demain.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les mercredis, vendredis et dimanches à 14 h 05.       <br />
       Théâtre du Girasole, 24 bis, rue Guillaume Puy, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 82 74 42.       <br />
       <a class="link" href="https://theatredugirasole.fr/2025-3-b/" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatredugirasole.fr/" target="_blank">>> theatredugirasole.fr</a>       <br />
              <br />
       Cette pièce se joue en alternance avec la pièce "Cendres sur les mains" de Laurent Gaudé qui est donc représentée les lundis, jeudis et samedis à 14 h 05.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Dans-la-Solitude-des-champs-de-coton-Une-adaptation-organique-en-symbiose-extra-lucide-avec-le-texte-de-Koltes_a4279.html</link>
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   <title>Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif</title>
   <pubDate>Fri, 27 May 2022 07:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Choisir "La Ruche" comme rôle-titre de ce festival initié par le TnBA est tout sauf un hasard tant la colonie d'artistes qui y trouve refuge entend faire son miel de cet espace voué à la création artistique. Pour sa deuxième édition, sept collectifs d'artistes - jeunes pour certains, moins pour d'autres - prennent le risque d'exposer une étape de leur travail au long cours, dans un esprit de partage activant le désir de découvertes tous azimuts…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64917506-46435829.jpg?v=1653586361" alt="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" title="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Motel"</strong></span>, du MAR Collectif, propose une plongée hitchcockienne dans les frissons d'un thriller revisitant "Psychose". C'est d'ailleurs par une scène mythique, projetée en noir et blanc sur grand écran - le fond de scène - que s'ouvre le rideau… de la douche. Une femme, poignardée sous un pommeau haute pression, crève l'écran. Seule l'ombre de sa meurtrière brandissant l'arme du crime se détache, avant que - cette fois sur l'avant-scène - une actrice dont l'ombre se découpe, elle aussi, sur le rideau n'exfiltre du plateau le cadavre enroulé dans le plastique du rideau. Le générique défile alors assurant le continuum entre film mythique et théâtre présent.       <br />
              <br />
       Les similitudes de lieu (motel surplombé d'une vieille demeure), de situation (un couple illégitime se retrouve dans cette chambre isolée), de jour (c'est un vendredi, mais non de date et de pays, on est dans la France de 2022 et non plus en Arizona), étant marquées, on va assister à une parodie délirante et loufoque de la "scène primitive" déclinée en rebondissements introduisant un humour décalé aux effets recherchés. La musique et les jeux de lumière étayent le propos pour le donner à entendre et à voir en plein accord avec ses attendus. Un vrai travail - encore à l'ébauche - qui a à cœur de multiplier les références et les savoir-faire, sans les fondre toutefois dans une écriture pouvant apparaître "fabriquée".
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64917506-46435830.jpg?v=1653586431" alt="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" title="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"À quel type de drogue je corresponds ? Une initiation"</strong></span>, avec Bénédicte Simon comme subtile interprète de ce texte performatif de Kai Hensel mis en scène par Sandrine Hutinet. Embarquée dans un trip à hautes résonances psychédéliques, la vraie fausse conférencière cheminant de références documentées en anecdotes personnelles, va livrer sa traversée du miroir pour tenter de trouver une image d'elle plus… moins… enfin une autre elle-même dont elle serait enfin le sujet. Et pris dans sa narration lui échappant à l'envi, où maîtrise du discours et fragilité sous-jacente s'entrelacent, on est embarqué à sa suite à la recherche de paradis artificiels créateurs d'illusions à cultiver comme succédanés à une existence trop prévisible.       <br />
              <br />
       En adoptant un point de vue décalé sur l'usage des drogues, le propos - superbement porté par la comédienne jouant de tous les ressorts d'une approche sensible de cette femme en sororité - s'annonçant comme un panégyrique des substances hallucinogènes susceptibles de redonner des couleurs à des vies dominées par des nuances de gris, se déroule imparablement pour monter avec humour en puissance… jusqu'à flirter avec le tragique du quotidien. En effet, la logique consumériste d'un bien-être vendu à grand renfort de messages subliminaux (ou pas), fixant le taux de satisfaction vital à atteindre pour éprouver le sentiment de réussite, a pour corollaire la chute dans l'effondrement des illusions ; ce que les notices "médica-menteuses" dénomment pudiquement "effets secondaires indésirables". Et la chute sera d'autant plus sévère que l'altitude atteinte aura été élevée…       <br />
              <br />
       Si les citations de Sénèque Le Philosophe - dont la plus célèbre d'entre elles : <span style="font-style:italic">"Ce n'est pas parce que les choses nous paraissent difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles nous paraissent difficiles"</span> - émaillent gaiement le discours savoureux, c'est qu'elles participent grandement, au même titre que les régulières lampées du breuvage mystérieux scandant les prises (de paroles), à créer la distance de l'humour propre à "réfléchir" un propos à questionner lui avec sérieux. Une réussite artistique "pleine de sens" que l'on a hâte de découvrir dans sa version plénière…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64917506-46435921.jpg?v=1653586841" alt="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" title="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Pop corn Protocole"</strong></span>, une création azimutée d'Annabelle Chambon, Cédric Charron, Jean-Emmanuel Belot, Mari Lanera et Émilie Houdent. Le moins que l'on puisse dire - à observer l'état cataclysmique du plateau à la fin de cette (d)ébauche performative… - c'est que l'énergie développée par les deux danseurs chorégraphes, portés par les pulsations convulsives des claviers électroniques de leurs deux complices sur scène, constitue le carburant enrichi de cette odyssée au royaume du maïs décliné sous toutes ses formes.       <br />
              <br />
       Comment un modeste épi vivrier, apparu il y a quelques milliers d'années au Mexique et sur les hauts plateaux du Pérou, a pu conquérir le statut quasi religieux de "Mère des Aliments" - chez les peuples amérindiens - avant d'envahir l'espace contemporain pour devenir un enjeu "capital" des économies libérales bâtissant sur son dos de gigantesques profits ? Telle est la question posée (en filigrane) par les deux mousquetaires-escrimeurs coiffés d'une couronne d'épis de maïs portée fièrement en totem.       <br />
              <br />
       Rivalisant de créativité à tous crins, altiers sur les pointes de leurs sabots de bois à l'ancienne (maïs d'antan) ou croisant le fer (guerre actuelle pour l'approvisionnement en céréales), dévidant (pour mieux la piétiner) la ribambelle des drapeaux de la mondialisation du commerce juteux, ils juxtaposent - au risque parfois de nous perdre en chemin - les grandeurs et misères d'un "épi-phénomène" aux multiples visages. De ressource vivrière vitale adulée comme un don du ciel, à l'enjeu actuel que le "dieu-paillein" Maïs représente pour les multinationales aucunement soucieuses des environnements humain et naturel, les tableaux s'enchaînent à la vitesse du son jusqu'à l'apocalypse finale… Comme des grains de pop-corn qui exploseraient sous l'effet de la chaleur, sous l'œil carnassier de leurs complices, des gerbes jaillissent du corps des danseurs dégorgeant la précieuse manne aux effets délétères.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64917506-46435922.jpg?v=1653586870" alt="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" title="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Horace"</strong></span>, de Heiner Müller, interprétée et mise en jeu judicieusement par Claire Théodoly. Imaginez ce qui, lors du procès d'Horace, ne pouvait être envisagé par le maître ès-tragédies du XVIIe siècle… En effet, comment le grand Corneille aurait-il pu dans sa pièce éponyme transgresser les lois du genre - l'honneur d'État supplantant ipso facto l'état de passion amoureuse - en remettant en jeu… "l'en-jeu" du procès ? Comment aurait-il pu condamner la bravoure du jeune Horace, vainqueur du combat singulier l'ayant opposé aux Curiaces, défendant coûte que coûte l'honneur de sa patrie romaine, jusqu'à envoyer au trépas sa sœur, Camille, s'étant plainte que ce duel "héroïque" la prive à jamais de son amant albain ?       <br />
              <br />
       S'emparant à bras le corps du texte de l'écrivain allemand - mettant en tension la gloire du vainqueur, ayant terrassé l'ennemi, et son abjection d'être l'assassin de sa propre sœur, terrassée par le chagrin d'avoir perdu son amant - l'actrice, naviguant entre deux chaises, entre deux territoires, entre le glorieux et l'abject, affronte le tragique de cette situation "extra-ordinaire" pour la faire résonner en nous, ébranlant toutes constructions.       <br />
              <br />
       Tantôt Horace plantant son glaive dans la gorge du Curiace, acte salvateur commandé par l'État… Tantôt Camille gratifiant d'une accolade le vainqueur, libérateur de Rome… Le trouble gagnant la sœur lorsqu'elle reconnaît la tunique ensanglantée de son fiancé exhibée en guise de trophée par son propre frère, sa colère éperdue <span style="font-style:italic">("Rome, l'unique objet de mon ressentiment ! Rome, à qui vient ton bras d'immoler mon amant ! Rome qui t'a vu naître et que ton cœur adore ! Rome enfin que je hais parce qu'elle t'honore !")…</span> jusqu'à ce que l'actrice s'écroule, transpercée par le glaive du frère meurtrier. L'illusion théâtrale poursuit son œuvre au vif…       <br />
              <br />
       Doit-il être honoré comme vainqueur… ou châtié comme assassin ? Le laurier pour le premier… ou la hache du bourreau pour le second ? Son mérite efface sa faute… ou sa faute efface-t-elle son mérite ? Le problème étant que l'un et l'autre sont indivisibles… Quant à la chute, une fois que les chiens aient fait leur travail, elle prolongera la question ad vitam aeternam. Un très beau travail théâtral porteur en soi de la question "Pourquoi le théâtre ?", à laquelle l'auteur aimait répondre qu'il cherchait à briser… les illusions des spectateurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64917506-46436020.jpg?v=1653587378" alt="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" title="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" />
     </div>
     <div>
      <b>Festival de La Ruche #2       <br />
       A eu lieu du 19 au 21 mai 2022.</b>       <br />
       Trois jours de théâtre : étapes de travail, performances, banquet participatif, conférence…       <br />
       TnBA, place Renaudel, Bordeaux.       <br />
       <a class="link" href="https://www.tnba.org/festival-ruche-2" target="_blank">>> tnba.org</a>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Motel"</strong></span>       <br />
       Théâtre.       <br />
       Une création originale du MAR Collectf.       <br />
       Avec : Louis Benmokhtar, Clémence Boucon, Garance Degos, Prune Ventura.       <br />
       Création visuelle et sonore : Tom Desnos et Thomas Germanaud.       <br />
       Durée : 30 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64917506-46436314.jpg?v=1653589218" alt="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" title="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"À quel type de drogue je corresponds ? Une initiation"</strong></span>       <br />
       Théâtre.       <br />
       Texte : Kai Hensel.       <br />
       Traduction et mise en scène : Sandrine Hutinet - Cie Le meilleur des mondes.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Laura Beillard.       <br />
       Avec : Bénédicte Simon (artiste compagnonne).       <br />
       Scénographie, vidéos, costumes : Birgit Stoessel.       <br />
       Création sonore : Léa Tsamantakis.       <br />
       Durée : 1 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64917506-46436321.jpg?v=1653589258" alt="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" title="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Pop corn Protocole"</strong></span>       <br />
       Performance.       <br />
       Conception et réalisation : Annabelle Chambon et Cédric Charron, Jean-Emmanuel Belot et Mari Lanera, Émilie Houdent.       <br />
       Mise en scène et chorégraphie : Annabelle Chambon et Cédric Charron.       <br />
       Composition musicale : Jean-Emmanuel Belot et Mari Lanera.       <br />
       Création lumières : Sandie Charron Pillone.       <br />
       Production Collectif Charchahm.       <br />
       Durée : 45 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64917506-46436326.jpg?v=1653589296" alt="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" title="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Horace"</strong></span>       <br />
       Théâtre.       <br />
       Texte : Heiner Müller.       <br />
       Traduction de l'allemand : Jean Jourdheuil et Heinz Schwarzinger.       <br />
       Mise en scène, chorégraphie : Claire Théodoly - Cie La Furibonde.       <br />
       Avec : Claire Théodoly.       <br />
       Création lulière : Jean-Claude Fonkenel.       <br />
       Design et fabrication mobilier : Pascale Théodoly.        <br />
       Durée : 30 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/64917506-46435829.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-de-La-Ruche-2-Episode-1-Immersion-in-situ-dans-les-creations-a-venir-une-invitation-a-un-work-in-progress_a3256.html</link>
  </item>

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   <title>● Avignon Off 2021 ● Accusé·e Par la Cie La Baronnerie</title>
   <pubDate>Thu, 17 Jun 2021 19:16:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Annonce</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[À l'affiche]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une pièce d'une grande puissance émotionnelle. Une pièce coup de poing, malheureusement d'actualité, qui va placer le spectateur au cœur d'un procès en assises pour viol où la victime va se sentir devenir l'accusée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57165252-42404259.jpg?v=1623952071" alt="● Avignon Off 2021 ● Accusé·e Par la Cie La Baronnerie" title="● Avignon Off 2021 ● Accusé·e Par la Cie La Baronnerie" />
     </div>
     <div>
      Louise Leduc est violée sous l'emprise de la drogue par Gaspard Valeur. Suite à ce drame qui déchire sa vie, plongez dans l'intimité du procès en assises de son violeur, mais procès qui devient son procès. Ainsi, vous traverserez avec elle un jugement &quot;parole contre parole&quot; en temps réel, où ses souvenirs parleront parfois.       <br />
              <br />
       Un cri de douleur, mais surtout une leçon d'espoir !       <br />
       &quot;Au même titre que celui qui a inventé le bateau a inventé le naufrage, celui qui a inventé la justice a inventé l'injustice !&quot;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57165252-42404261.jpg?v=1623952105" alt="● Avignon Off 2021 ● Accusé·e Par la Cie La Baronnerie" title="● Avignon Off 2021 ● Accusé·e Par la Cie La Baronnerie" />
     </div>
     <div>
      Texte : Clémence Baron.       <br />
       Mise en scène : Clémence Baron.       <br />
       Comédiens : Clémence Baron, Colin Doucet, Brieuc Dumont, Alexis Hubert, Caroline Saule, Mathilde Toubeau.       <br />
       Compagnie La Baronnerie.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <b>● Avignon Off 2021 ●</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 31 Juillet 2021.</span>       <br />
       Mercredi, vendredi et dimanche à 18 h 45.       <br />
       Sham's Théâtre, Place Pie, 25, rue Saint-Jean le Vieux, Avignon.       <br />
       Réservations : 06 60 96 84 82.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.compagnielabaronnerie.com/" target="_blank">&gt;&gt; compagnielabaronnerie.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/57165252-42404259.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/●-Avignon-Off-2021-●-Accuse·e-Par-la-Cie-La-Baronnerie_a2966.html</link>
  </item>

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   <title>"Kanata" : conjuguer la réalité et l'illusion, et faire apparaître, sous l'apparence et la fiction, le réel et son intimité</title>
   <pubDate>Thu, 07 Feb 2019 08:14:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mais que sont devenus les Hurons, la Grande Forêt, les canoës ? Tous ces rêves de Canada des petits garçons et petites filles ? Quand Ariane Mnouchkine et Robert Lepage, avec les comédiens du Soleil, envisagent de monter un spectacle sur le Canada et son Histoire, personne n'imaginait l'hostilité, la violence des réactions qu'engendrerait là-bas ce projet*.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30487906-29089060.jpg?v=1549524796" alt=""Kanata" : conjuguer la réalité et l'illusion, et faire apparaître, sous l'apparence et la fiction, le réel et son intimité" title=""Kanata" : conjuguer la réalité et l'illusion, et faire apparaître, sous l'apparence et la fiction, le réel et son intimité" />
     </div>
     <div>
      Que l'ambition affichée de montrer le sort des Amérindiens dans le monde moderne aboutirait à une contestation brutale du droit à les représenter. Face aux insultes anonymes, forcément sur Internet, venant de tous les bords, la troupe du Soleil (dont les comédiens appartiennent au monde entier) a réagi de la meilleure façon. En montant le premier épisode de &quot;Kanata&quot; sur la controverse. La troupe intègre, intériorise tous les tenants de la querelle.       <br />
              <br />
       La pièce prend pour fil conducteur un couple de jeunes Français primo immigrants naïfs qui s'installant à Vancouver, découvrent les réalités cachées sous les cartes postales. Les rues sordides, la misère, la drogue, la prostitution, les Amérindiens déchus, le crime, l'impuissance d'une police, la déforestation, la disparition des traces du passé. Un melting-pot qui n'est qu'un agrégat de souffrances travaillées pourtant par l'instinct de survie et l'espoir de s'en sortir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30487906-29089090.jpg?v=1549524832" alt=""Kanata" : conjuguer la réalité et l'illusion, et faire apparaître, sous l'apparence et la fiction, le réel et son intimité" title=""Kanata" : conjuguer la réalité et l'illusion, et faire apparaître, sous l'apparence et la fiction, le réel et son intimité" />
     </div>
     <div>
      Robert Lepage met en œuvre tous les moyens de la scène et du jeu, avec simplicité et un souci d'évidence scénique. Sans excès mais avec profusion. Généreux. Tout l'Art et la Manière.       <br />
              <br />
       Le mur de lointain dans sa totalité est fermé par un voile légèrement flottant. C'est un écran de projection qui reçoit une image qui, imposant à la ligne d'horizon sa présence immatérielle, attribue à chaque scène son panorama et son échelle d'intimité. Les éléments de décor n'entravent pas l'action mais l'installent. La perception des lieux, la situation, les intentions sont immédiates. Les changements à vue précis, rapides, donnent à l'ensemble des scènes, jamais figées mais fixées en autant de tableaux, une manière haletante.       <br />
              <br />
       Ostensible, jamais saturé, le plateau nourrit le réalisme et l'illusion. Dans la texture ainsi composée, jamais rigide, mais fermement ajustée, le jeu a toute sa liberté. Les caractères et les fonctions sont affirmés, sans caricatures ni préjugés. La succession de situations compose un drame avec ses figures, ses destins inachevés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30487906-29089103.jpg?v=1549524873" alt=""Kanata" : conjuguer la réalité et l'illusion, et faire apparaître, sous l'apparence et la fiction, le réel et son intimité" title=""Kanata" : conjuguer la réalité et l'illusion, et faire apparaître, sous l'apparence et la fiction, le réel et son intimité" />
     </div>
     <div>
      La jeune française artiste peintre, son compagnon comédien, le documentariste, la bénévole d'action sociale, la policière, son collègue, le propriétaire de l'appartement, la jeune droguée et ses compagnes d'infortune, la mère adoptive de la jeune droguée, le tueur en série. Chacun est présenté dans sa singularité, perçu dans l'intensité de son intimité avec cette part comique discrète qui sous-tend toute tragédie.       <br />
              <br />
       Le spectateur rencontre des personnes. Pas des personnages, encore moins des archétypes, des personnes vues dans leur versant tragique, comique et onirique. Le théâtre du Soleil montre ainsi sans fards les exclus, les invisibles et les forces qui travaillent la société.       <br />
              <br />
       Dans cette remontée des bas fonds, le spectateur est happé par la beauté du Théâtre : sa manière bien à lui de conjuguer la réalité et l'illusion, sa manière de faire apparaître, sous l'apparence et la fiction, le réel et son intimité. Ces souffrances communes à tous mais à chaque fois irréductibles et singulières, aussi cette forme de joie et de désir de beauté qui traverse toutes les civilisations. Qu'il convient de savoir peindre. La part d'humanité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30487906-29089124.jpg?v=1549524914" alt=""Kanata" : conjuguer la réalité et l'illusion, et faire apparaître, sous l'apparence et la fiction, le réel et son intimité" title=""Kanata" : conjuguer la réalité et l'illusion, et faire apparaître, sous l'apparence et la fiction, le réel et son intimité" />
     </div>
     <div>
      Face à ce concentré de vies le spectateur ressent, apprend, comprend, attend la suite, désire un happy end car toutes les forces de la vie sont réunies sous ses yeux dans ce premier épisode de &quot;Kanata&quot;.       <br />
              <br />
       De quoi nourrir les épisodes à venir.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Voir le site du Théâtre du Soleil. Les amérindiens ont connu jusqu'en 1996 une politique d'assimilation forcée avec des conséquences sociales, culturelles et sanitaires désastreuses. La blessure n'est manifestement pas cicatrisée…</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Kanata - Épisode I - La Controverse"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30487906-29089354.jpg?v=1549525828" alt=""Kanata" : conjuguer la réalité et l'illusion, et faire apparaître, sous l'apparence et la fiction, le réel et son intimité" title=""Kanata" : conjuguer la réalité et l'illusion, et faire apparaître, sous l'apparence et la fiction, le réel et son intimité" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en français et en anglais, surtitré en français.       <br />
       Mise en scène : Robert Lepage.       <br />
       Avec les comédiens du Théâtre du Soleil (voir distribution complète).       <br />
       Dramaturgie : Michel Nadeau.       <br />
       Direction artistique : Steve Blanchet.       <br />
       Scénographie et accessoires : Ariane Sauvé, avec Benjamin Bottinelli, David Buizard, Martin Claude, Pascal Gallepe, Kaveh Kishipour, Étienne Lemasson et l’aide de Judit Jancsó, Naweed Kohi, Thomas Verhaag, Clément Vernerey, Roland Zimmermann.       <br />
       Peintures et patines : Elena Antsiferova, Xevi Ribas, avec l’aide de Sylvie Le Vessier, Lola Seiler, Mylène Meignier.       <br />
       Lumières : Lucie Bazzo, avec Geoffroy Adragna, Lila Meynard.       <br />
       Musique : Ludovic Bonnier.       <br />
       Son : Yann Lemêtre, Thérèse Spirli, Marie-Jasmine Cocito       <br />
       Images et projection : Pedro Pires, avec Étienne Frayssinet, Antoine J. Chami, Vincent Sanjivy, Thomas Lampis, Gilles Quatreboeuf.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30487906-29089360.jpg?v=1549525870" alt=""Kanata" : conjuguer la réalité et l'illusion, et faire apparaître, sous l'apparence et la fiction, le réel et son intimité" title=""Kanata" : conjuguer la réalité et l'illusion, et faire apparaître, sous l'apparence et la fiction, le réel et son intimité" />
     </div>
     <div>
      Surtitrage : Suzana Thomaz.       <br />
       Costumes : Marie-Hélène Bouvet, Nathalie Thomas, Annie Tran.       <br />
       Coiffures et perruque : Jean-Sébastien Merle.       <br />
       Souffleuse et professeure de diction : Françoise Berge.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Lucile Cocito.       <br />
       Durée : 2 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 15 décembre 2018 au 31 mars 2019.</span>       <br />
       Du mercredi au vendredi à 19 h 30, samedi à 15 h et 20 h, et, à partir du 5 janvier, à 15 h et à 20 h, dimanche à 13 h 30.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 15 au 31 mars :</span> vendredi à 19 h 30, samedi à 15 h et 20 h, dimanche à 13 h 30.       <br />
       Théâtre du Soleil, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 74 24 08.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-du-soleil.fr/fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-du-soleil.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 27 au 30 juin 2019 : Napoli Teatro Festival Italia, Naples (Italie).       <br />
       Du 12 au 16 juillet 2019 : Athens &amp; Epidaurus Festival, Athènes (Grèce).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/30487906-29089060.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Kanata-conjuguer-la-realite-et-l-illusion-et-faire-apparaitre-sous-l-apparence-et-la-fiction-le-reel-et-son-intimite_a2339.html</link>
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   <title>17 au 22/10/2011, Semaine de la Pop Philosophie Saison III, Marseille</title>
   <pubDate>Fri, 14 Oct 2011 13:16:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Cette année, à Marseille, philosophes, journalistes, économistes et sociologues interviendront sur "Kant et les extraterrestres", les super-héros de Batman à Superman, "l’architecture canard" théorisée par Robert Venturi, mais également sur la question du prix de la philosophie. Et c’est à la Maison Hantée que se tiendra une surprenante rencontre "Rock, drugs & philosophy".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3356391-4820119.jpg?v=1318771402" alt="17 au 22/10/2011, Semaine de la Pop Philosophie Saison III, Marseille" title="17 au 22/10/2011, Semaine de la Pop Philosophie Saison III, Marseille" />
     </div>
     <div>
      Troisième édition de cette manifestation originale initiée par Les Rencontres Place Publique et conçue par Jacques Serrano, la Semaine de la Pop Philosophie connaîtra plusieurs moments forts, notamment la soirée Rock &quot;Purple Haze, le Rock et les drogues&quot; : Un Trip avec Jimmy Hendrix et Michel Foucault, au Bar rock La Maison Hantée, avec l'intervention du philosophe Francis Métivier.       <br />
              <br />
       Parmi les autres évènements importants de cette semaine, la soirée inaugurale sur le thème &quot;La philosophie, combien ça coûte ?&quot;, avec Marcel Hénaff, Yann Moulier Boutang et Aude Lancelin, sera accueillie par Euromed Management.       <br />
              <br />
       À la Galerie de l’École Supérieure des Beaux-Arts, les super-héros Batman et Superman feront l’objet d’une intervention de Christian Boissinot, Jean-Claude Simard et Federico Pagello, et, au forum de la Fnac, Mathieu Triclot interrogera &quot;La Métaphysique du Joystick&quot;.       <br />
              <br />
       Francis Métivier interviendra sur &quot;Foucault et Hendrix&quot; au bar rock la Maison Hantée, et Valéry Didelon et Bruno Queysanne, aux côtés de Françoise Gaillard, interrogeront l’histoire de &quot;l’architecture canard&quot; dans les galeries du Musée d’Art Contemporain de Marseille.       <br />
              <br />
       Quand à Peter Szendy, il évoquera, au théâtre national de Marseille La Criée, les relations que Kant a entretenu avec les extraterrestres. Enfin, au centre de la Vieille Charité/CIPM, Quentin Meillassoux dévoilera à l’occasion de cette semaine le &quot;code secret de Mallarmé&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La Semaine de la pop philosophie par Stéphane Legrand (philosophe)</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3356391-4820506.jpg?v=1318771483" alt="17 au 22/10/2011, Semaine de la Pop Philosophie Saison III, Marseille" title="17 au 22/10/2011, Semaine de la Pop Philosophie Saison III, Marseille" />
     </div>
     <div>
      Ne nous faisons pas d’illusion : nous ne parviendrons pas à définir la &quot;pop’philosophie&quot;. L’expression vient on le sait de Deleuze, qui l’utilisait pour caractériser, avec un brin d’ironie, sa manière très personnelle de pratiquer la philosophie en opérant des greffes de références hétérogènes (à la philosophie d’école la plus classique comme à des films de série B, ou à des musiciens portés sur la consommation d’hallucinogènes). Mais le moins qu’on puisse dire est qu’il n’a pas été d’une précision absolue dans sa définition de la chose (s’agit-il, d’ailleurs, d’une chose ? d’un style ? d’une discipline ? d’une méthode ? d’un champ de recherche ? d’un effet spécifique produit sur le lecteur ?), et qu’on en a fait depuis des usages proliférants et pour le moins contrastés.       <br />
              <br />
       De sorte que l’on pourrait dire de la pop philosophie ce que Malcolm Lowry disait de son livre <span style="font-style:italic">Under the Volcano</span> : elle peut tenir dans &quot;de la musique hot, un poème, une chanson, une tragédie, une comédie, une farce, tout cela à la fois&quot; ; elle est &quot;superficielle, profonde, passionnante, rasante, selon les goûts&quot; ; et l’on ne sait s’il faut y voir &quot;une prophétie, un tract politique, un cryptogramme, un film grotesque, ou un graffiti&quot;. Indéfinissable, donc.       <br />
              <br />
       Mais peut-être n’y a-t-il pas lieu de le déplorer. Car définir, c’est délimiter, fixer des frontières, enclore dans les bornes immuables d’un concept, partager entre un intérieur (propre, rassurant, cosy, heimlich) et un extérieur (étranger et toujours plus ou moins menaçant). Et c’est aussi reconduire dans la pensée l’opposition, toujours politiquement et socialement connotée, des discours légitime et illégitime.       <br />
              <br />
       Or ce geste est précisément celui que la &quot;pop’philosophie&quot; se retient d’accomplir, en sorte qu’elle se caractérise sans doute moins par telle ou telle propriété positive, par un contenu ou une méthode assignable, que par l’entêtement de ce refus. Peut-être a–t-elle retenu la leçon de Canguilhem selon qui &quot;la philosophie est une réflexion pour qui toute matière étrangère est bonne, et nous dirions volontiers pour qui toute bonne matière doit être étrangère&quot;. On ne s’étonnera donc, qu’il soit impossible de se mettre d’accord sur les déterminations objectives que comporterait son concept, et on se gardera plus encore d’y voir un manque ou un désordre.       <br />
              <br />
       C’est que &quot;pop’philosophie&quot; est beaucoup moins une notion qu’un mot d’ordre, certainement pas une discipline constituée ou même un champ de recherche clairement délimité, mais plutôt une injonction et un étendard. &quot;Il faut être absolument pop&quot; voudrait alors dire : il faut assumer le destin de la pensée philosophique qui est d’être par essence dépourvue d’essence, structurellement exorbitée, de n’avoir toujours son lieu propre qu’en-dehors d’elle-même.       <br />
              <br />
       Cette philosophie n’est donc pas &quot;pop&quot; au sens où elle élèverait à la supposée noblesse du concept des objets triviaux, ou inversement ferait descendre des philosophèmes issus d’on ne sait trop quelle stratosphère théorique dans les entendements ordinaires du peuple (&quot;vulgariser&quot;, ce vilain mot) - mais bien plutôt au sens où elle se contente de jouer en toute innocence et candeur le jeu même de la philosophie, dont l’enjeu a toujours consisté dans la recherche de ses propres règles, par définition introuvables, pour la simple joie de la théorie.       <br />
              <br />
       Une philosophie sans qualités, en somme*. <b>Stéphane Legrand.</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Au sens où Robert Musil concevait ce que pourrait être un Homme sans Qualité, dans le roman qui porte ce nom.</span>
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      <b>Les Rencontres Place Publique</b>       <br />
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