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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>Royal bilan pour le Festival de Saint-Denis</title>
   <pubDate>Fri, 08 Jul 2016 07:38:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Le Festival de Saint-Denis s'est achevé avec succès en rassemblant plus de 42 000 spectateurs pour plus de quarante manifestations depuis janvier. L'un des plus emblématiques festivals d'Île-de-France proposait particulièrement une série d'événements musicaux d'importance depuis fin mai et jusqu'au 24 juin. Dans l'antique Basilique, la nécropole des rois de France, a retenti deux fois la fameuse 9e symphonie de Ludwig Van Beethoven, en manière de clôture grandiose.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9813877-15858490.jpg?v=1467956791" alt="Royal bilan pour le Festival de Saint-Denis" title="Royal bilan pour le Festival de Saint-Denis" />
     </div>
     <div>
      Douze concerts dans la Basilique (dont dix concerts classiques, deux créations &quot;Métis&quot;), cinq récitals et rendez-vous dédiés à la musique de chambre à la Légion d'honneur, des masterclasses et de nombreuses opérations de sensibilisation en milieu scolaire (avec notamment le Secession Orchestra en résidence au festival, dirigé par l'excellent Clément Mao-Takacs) ont émaillé cette édition 2016. Après l'ouverture avec la Troisième Symphonie de Gustav Mahler donnée par l'Orchestre philharmonique de Radio-France, dirigé par son nouveau directeur musical, Mikko Franck, le public a vécu d'autres belles soirées.       <br />
              <br />
       Entre autres nombreux événements, citons la création &quot;De Sarajevo&quot; de Goran Bregovic dans la Basilique, le premier &quot;Magnificat&quot; de Jean-Sébastien Bach de l'Ensemble Pygmalion (dirigé évidemment par Raphaël Pichon), le méconnu &quot;Requiem&quot; de Gaetano Donizetti donné par L. Garcia Alarcon et la création de &quot;Birds on a wire - Wish you were here&quot; avec Rosemary Standley et Dom La Nena et le Britten Sinfonia. Un des clous du festival en fut sa conclusion avec une superbe Symphonie n°9 de Beethoven, célèbre pour sa fameuse &quot;Ode à la joie&quot; de Friedrich von Schiller en finale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9813877-15858509.jpg?v=1467957022" alt="Royal bilan pour le Festival de Saint-Denis" title="Royal bilan pour le Festival de Saint-Denis" />
     </div>
     <div>
      Présente-t-on encore cette symphonie créée à Vienne en 1824 et qui concrétisait le vœu du compositeur (depuis 1793) de mettre en musique l'ode du poète, véritable exhortation à la fraternité entre les hommes ? Convoquant le plus important des effectifs (et pour la première fois des percussions militaires), c'est l'œuvre de tous les superlatifs.        <br />
              <br />
       Superlatif fut l'Orchestre national de France dirigé par (le successeur à Bologne de Daniele Gatti) Michele Mariotti. Magnifiques aussi (pour le finale d'une durée d'environ trente minutes) furent le chœur de Radio-France et les quatre solistes invités. Outre les talentueux Riccardo Zanellato, Maria Katzarava, Marianna Pizzolato, le ténor Torsten Kerl donnait encore de beaux frissons et une interprétation idéale au service de ce chef-d'œuvre du génie humain.        <br />
              <br />
       Certains concerts sont visibles sur Culturebox pendant six mois.       <br />
              <br />
       <b>Le prochain Festival de Saint-Denis se déroulera du 30 mai au 30 juin 2017.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Patricia Ciofi au Théâtre des Champs-Élysées : L'oiseau charmant du Bel Canto</title>
   <pubDate>Wed, 26 Sep 2012 11:50:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans la série "Les Grandes Voix" attendues à Paris cette saison, le public du Théâtre des Champs-Élysées a réservé des acclamations à la soprano venue de Toscane, Patricia Ciofi, ainsi qu’à son vieux complice, le baryton Leo Nucci.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4758273-7113328.jpg?v=1348653495" alt="Patricia Ciofi au Théâtre des Champs-Élysées : L'oiseau charmant du Bel Canto" title="Patricia Ciofi au Théâtre des Champs-Élysées : L'oiseau charmant du Bel Canto" />
     </div>
     <div>
      Au programme, Gaetano Donizetti et sa &quot;Lucia de Lammermoor&quot;, Giuseppe Verdi avec &quot;Rigoletto&quot; et &quot;La Traviata&quot;, autant dire les derniers feux diaprés du bel cantisme au mitan du XIXe. Pas exactement la tasse de thé de votre reporter préférée, mais il lui faut bien reconnaître que l’année 1813 n’a pas donné qu’un seul géant… - Richard Wagner, CQFD.        <br />
              <br />
       Après &quot;l'Ouverture&quot; tonitruante de &quot;Luisa Miller&quot; par le chef génois Marco Zambelli - qu’on peut trouver emphatique -, entre en scène une prima donna frêle et simple, qui se coule immédiatement dans le rôle de Lucia*, l’amoureuse élégiaque du roman de Sir Walter Scott, avec sa voix gracieuse de soprano coloratura. Dans une des arias les plus célèbres de l’œuvre tragique de Donizetti, &quot;Quanto, rapito in estasi&quot; de l’acte I, les dons de comédienne de la chanteuse - justement acclamée cet été aux Chorégies d’Orange - s’imposent. Tout comme la beauté de cette voix claire, au timbre de cristal, au phrasé élégant. L’isolement intérieur de l’héroïne, comme les rôles féminins verdiens, exigent cette virtuosité technique avec ce supplément d’âme.  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4758273-7113329.jpg?v=1348653496" alt="Patricia Ciofi au Théâtre des Champs-Élysées : L'oiseau charmant du Bel Canto" title="Patricia Ciofi au Théâtre des Champs-Élysées : L'oiseau charmant du Bel Canto" />
     </div>
     <div>
      Le sacrifice de Gilda, fille du bouffon bossu Rigoletto, trouve sa juste expression grâce à Patricia Ciofi, dans l’un des opéras les plus appréciés du compositeur, qui vit débuter brillamment en 1903 un certain Enrico Caruso dans le rôle du débauché Duc de Mantoue. Le livret s’inspire de la pièce de Victor Hugo, &quot;Le Roi s’amuse&quot; : quoiqu’il fasse, le bouffon ne peut empêcher que sa pure Gilda ne soit immolée, victime désignée de cette société décadente et cruelle. Dans le fameux air &quot;Caro nome&quot;, la délicatesse de la voix de la soprano avec ses fioritures brillantes (vocalises, trilles et notes piquées) accompagnée par la flûte de l’Orchestre de chambre de Paris - vraie trouvaille instrumentale de Verdi dans une écriture orchestrale enfin autonome - touche vraiment au cœur.        <br />
              <br />
       C’est dans le rôle de Violetta, la &quot;dévoyée&quot; Traviata qu’elle vient de chanter à la Fenice de Venise, que Patricia Ciofi m’a le moins convaincue. La chanteuse compose une Violetta fragile, poétique, qui ne rend pas assez le trouble, le débat qui agite son cœur dans l’aria célébrissime, &quot;E strano… Ah, forsè lui&quot;. Même dans la houleuse scène qui l’oppose au père de son amant, Alfredo Germont, venu lui demander à l’acte II de quitter son fils, la belle voix  (trop bel cantiste ?) manque peut-être le lyrisme morbide, le drame quelque peu autodestructeur du personnage. Dans cet opéra qui préfigure le drame vériste, qui pourra vraiment faire oublier la Callas ?       <br />
              <br />
       Le public n’était vraiment pas de mon avis, et il a fait un triomphe aux deux chanteurs - même si Leo Nucci n’a plus la voix riche, très dramatique et agile qu’on lui reconnaissait aisément dans le passé. Reste une belle intelligence d’interprétation pour ces rôles en or que Verdi a réservé aux barytons, comme celui de Rigoletto. La direction du chef Marco Zambelli, très (trop ?) enthousiaste a fait merveille dans les pièces orchestrales, et surtout dans le &quot;Prélude&quot; de l’acte I de &quot;La Traviata&quot;. La bravoure était au rendez-vous ! Éminemment sympathique, le chef a emporté l’adhésion de l’orchestre et de l’auditoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      D'autres &quot;grandes voix&quot; résonneront bientôt sous le ciel de la capitale : fin septembre Roberto Alagna et Karine Deshayes, puis Anna Netrebko, Juan Diego Flores, Patricia Petibon, pour ne citer qu’elles. À suivre…       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Patricia Ciofi interprétera le rôle titre de &quot;Lucia de Lammermoor&quot; à l’Opéra national de Paris en septembre 2013.</span>       <br />
              <br />
       <b>Informations :</b>       <br />
       <a class="link" href="http://lesgrandesvoix.fr/" target="_blank">&gt;&gt; www.lesgrandesvoix.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrechampselysees.fr/" target="_blank">&gt;&gt; www.theatrechampselysees.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Avec :</b>       <br />
       Patricia Ciofi, soprano ;       <br />
       Leo Nucci, baryton.       <br />
       Orchestre de chambre de Paris,       <br />
       Marco Zambelli, direction.       <br />
              <br />
       <b>Programme :</b>       <br />
       (Concert entendu le mercredi 19 septembre 2012.)       <br />
       Ouverture, &quot;Luisa Miller&quot; (1849) de Giuseppe Verdi (1813 - 1901).       <br />
       Extraits : &quot;Lucia de Lammermoor&quot; (1835) de Gaetano Donizetti (1797 - 1848).       <br />
       Extraits : &quot;Rigoletto&quot; (1851) de Giuseppe Verdi.       <br />
       Extraits : &quot;La Traviata&quot; (1853) de Giuseppe Verdi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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