<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-09T08:39:48+02:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-15633108</guid>
   <title>"Don Giovanni" à Aix, l'ivresse et la jeunesse en partage</title>
   <pubDate>Wed, 12 Jul 2017 10:18:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-François Sivadier retrouve la scène du Palais de l'Archevêché en cette 69e édition du festival et nous offre un superbe "Don Giovanni" plein de feu et de finesse, revivifié à l'énergie du théâtre de tréteaux. Dirigé par le fougueux Jérémie Rhorer, le chef-d'œuvre de Mozart, défendu par une troupe de jeunes chanteurs brillants et charismatiques, retrouve spontanéité et fraîcheur. À voir absolument.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15633108-20829949.jpg?v=1499847803" alt=""Don Giovanni" à Aix, l'ivresse et la jeunesse en partage" title=""Don Giovanni" à Aix, l'ivresse et la jeunesse en partage" />
     </div>
     <div>
      On ne présente plus ce &quot;Don Giovanni&quot; créé en 1787 à Prague avec un succès immédiat, cette &quot;œuvre sui generis, incomparable et énigmatique&quot; selon le spécialiste du compositeur, Alfred Einstein. Le chef-d'œuvre définitif dans lequel Mozart sut se saisir du mythe de Don Juan en laissant libre cours à son goût de la comédie comme celui de la tragédie, mêlées ici comme dans la vie.        <br />
              <br />
       Unique en effet avec ses alliances de styles normalement incompatibles dans l'esthétique classique : un opera buffa en deux actes avec son valet rusé et naïf, Leporello, ses paysans (Zerlina, Masetto), ses scènes de quiproquo ou de coups de bâton. Mais opera seria aussi (malgré son sous-titre &quot;dramma giocoso&quot;) avec une noble Donna Anna poursuivant pour se venger son (possible) violeur et assassin de son père, suivie de son fidèle fiancé (Don Ottavio) ; offrant de surcroît une scène finale où une statue (le Commandeur) élève le drame au niveau métaphysique en entraînant le Libertin impénitent en enfer.       <br />
              <br />
       Une œuvre disparate et par là-même fascinante dont on ne saurait épuiser les somptuosités et les significations, qui se signale en cette nouvelle édition du festival par une réussite remarquable et ce, à tous les niveaux. Jean-François Sivadier en propose une vision rajeunie profondément théâtrale. Son &quot;Don Giovanni&quot; est autant un spectacle en train de se faire (une sorte de &quot;work in progress&quot;) qu'une lecture précise, éclairante et remarquablement fine au service du drame mozartien. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15633108-20829958.jpg?v=1499847831" alt=""Don Giovanni" à Aix, l'ivresse et la jeunesse en partage" title=""Don Giovanni" à Aix, l'ivresse et la jeunesse en partage" />
     </div>
     <div>
      Où a-t-on vu meilleure caractérisation des personnages et de leurs relations depuis longtemps ? Il fouille les psychés et fait par exemple de Leporello le double comique du séducteur ; un valet effrayé et fasciné par les transgressions accumulées de son maître. Celui-ci vole d'interdits en interdits comme malgré lui : une course à l'abîme presque inconsciemment menée, culbutant en vraie rock-star les filles et les valeurs morales.        <br />
              <br />
       Si l'avènement du surnaturel dans cette production est plus que mis en doute - le Commandeur étant une projection de Don Giovanni âgé - c'est que le Libertin est finalement châtié par une solitude irrémédiable. N'existant que par le regard et la vindicte des autres personnages, tous également entraînés par ce séducteur jusqu'au-boutiste, ce cataclysme facteur de désordre ne peut qu'embrasser le néant dans la dernière scène. Cette liberté vertigineuse qu'il propose, ils ont fini par la rejeter et tous lui ont tourné le dos. Christ abandonné d'une religion hédoniste, Don Giovanni demeure cependant le centre aveugle mais éclatant du drame alors qu'il vient contempler (après l'épilogue) la fosse de l'orchestre - comme il l'avait fait (en costume contemporain) pendant l'ouverture. Insaisissable Don Juan.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15633108-20829966.jpg?v=1499847865" alt=""Don Giovanni" à Aix, l'ivresse et la jeunesse en partage" title=""Don Giovanni" à Aix, l'ivresse et la jeunesse en partage" />
     </div>
     <div>
      Pour autant on rit beaucoup durant les quasi trois heures du spectacle grâce à l'entregent sans faille des personnages comiques, en particulier celui de la basse Nahuel di Pierro, remarquable et truculent Leporello. Son Air du Catalogue à l'acte un ne s'oubliera pas de sitôt, comme son art du parlato-cantato. Le couple de paysans, Zerlina et Masetto, est à l'avenant. Julie Fuchs compose une Zerlina sensuelle et dégourdie, qui a tôt fait de s'attacher sans condition son irritable fiancé, le Masetto très convaincant de la basse Krzysztof Baczyk. Comment pourrait-il résister à ce soprano de velours, moelleux et flexible ?       <br />
              <br />
       Dans la production de J.F. Sivadier la distribution est décidément jeune, charismatique et brillante. Que dire du trio sérieux dont il faut bien reconnaître que les airs parfois ajoutés par Mozart pour satisfaire ses chanteurs semblent souvent un brin longuets et bien peu efficaces pour la ligne dramatique ? Il nous enchante ici et pas un moment ne pèse. Donna Elvira, l'épouse bafouée incarnée par la mezzo américaine Isabel Leonard, donne une belle épaisseur dramatique à son rôle et nous offre une ligne de chant de toute beauté.        <br />
              <br />
       Le ténor Pavol Breslik (doté d'une effroyable perruque) est un Don Ottavio suave et fiévreux. Son grand air &quot;Il mio tesoro intanto&quot;, Everest bien connu du répertoire de ténor, témoigne d'une science du legato et de couleurs délectables. Sa Donna Anna ne passionne pas moins. La soprano italienne Eleonora Buratto lui apporte virtuosité et grâce cristalline ; un chant en outre non dénué des ombres délicieuses d'un caractère complexe ici.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15633108-20829975.jpg?v=1499847901" alt=""Don Giovanni" à Aix, l'ivresse et la jeunesse en partage" title=""Don Giovanni" à Aix, l'ivresse et la jeunesse en partage" />
     </div>
     <div>
      Et puis il y a la révélation du Don Giovanni du baryton-basse canadien Philippe Sly - déjà remarqué dans &quot;Au Monde&quot;, l'opéra de P. Boesmans à l'Opéra Comique. Dans le rôle du gentilhomme dissolu, il explose littéralement avec un talent juvénile, un engagement scénique non moins furieux que son personnage. À moins de trente ans (tous les chanteurs ont donc l'âge de leurs rôles), il compose un libertin inoubliable, un ogre sexy à l'ivresse contagieuse dont la course effrénée n'épargne personne, pas même lui. C'est bien le grand seigneur plein de verve à la voix agile, étendue, chaude et solide.       <br />
              <br />
       Dans la fosse, Jérémie Rhorer dirige sans pathos mais avec fougue Le Cercle de l'Harmonie (sur instruments anciens), son orchestre. Faisant le choix dès l'ouverture d'une battue nerveuse et dessinant les contours tranchants d'une partition dont on savoure chaque événement, le jeune chef - mozartien dans l'âme - nous entraîne dans une chevauchée tour à tour joyeuse et inquiétante, sans aucun temps mort. Tout au plus pourra-t-on regretter quelques silences trop appuyés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15633108-20829983.jpg?v=1499847932" alt=""Don Giovanni" à Aix, l'ivresse et la jeunesse en partage" title=""Don Giovanni" à Aix, l'ivresse et la jeunesse en partage" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 21 juillet 2017 à 21 h 30.</span>       <br />
              <br />
       Captation audiovisuelle en visionnage gratuit sur medici.tv jusqu'au 10 octobre 2017.       <br />
              <br />
       Théâtre de l'Archevêché.       <br />
       13100 Aix-en-Provence.       <br />
       Tel : 08 20 922 923.       <br />
       www.festival-aix.com       <br />
              <br />
       <b>&quot;Don Giovanni&quot; (1787).</b>       <br />
       Dramma giocoso en deux actes.       <br />
       Musique de W.A. Mozart.       <br />
       Livret en italien de L. da Ponte.       <br />
       Durée : 3 h 10 avec entracte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15633108-20830053.jpg?v=1499848396" alt=""Don Giovanni" à Aix, l'ivresse et la jeunesse en partage" title=""Don Giovanni" à Aix, l'ivresse et la jeunesse en partage" />
     </div>
     <div>
      Jérémie Rhorer, direction musicale.       <br />
       Jean-François Sivadier, mise en scène.       <br />
       Alexandre de Dardel, décors.       <br />
       Virginie Gervaise, costumes.       <br />
       Philippe Berthomé, Lumières.       <br />
              <br />
       Philippe Sly, Don Giovanni.       <br />
       Nahuel di Pierro, Leporello.       <br />
       Eleanora Buratto, Donna Anna.       <br />
       Pavol Breslik, Don Ottavio.        <br />
       Isabel Leonard, Donna Elvira.       <br />
       Julie Fuchs, Zerlina.       <br />
       Krzysztof Baczyk, Masetto.       <br />
       David Leigh, Il Commendatore.       <br />
              <br />
       English Voices, chœur.       <br />
       Le Cercle de l'Harmonie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/15633108-20829949.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Don-Giovanni-a-Aix-l-ivresse-et-la-jeunesse-en-partage_a1866.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-14229664</guid>
   <title>Catherine Trottmann, un chant de lumière et de grâce</title>
   <pubDate>Fri, 02 Jun 2017 10:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Catherine Trottmann, âgée de vingt-cinq ans, a réussi en moins de trois ans à devenir l'irrésistible interprète du répertoire de mezzo léger que toutes les grandes scènes désirent.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14229664-20231103.jpg?v=1496386901" alt="Catherine Trottmann, un chant de lumière et de grâce" title="Catherine Trottmann, un chant de lumière et de grâce" />
     </div>
     <div>
      Nommée cette année dans la catégorie &quot;Révélation artiste lyrique&quot; des Victoires de la Musique, elle a brillé récemment dans le concert Prélude du Festival d'Auvers-sur-Oise et répète en ce moment à Lausanne Zerline dans le &quot;Don Giovanni&quot; de Mozart. Rencontre avec une artiste joyeuse et passionnée.       <br />
              <br />
       <b>Christine Ducq - Vous avez chanté pour le concert d'ouverture du 37e opus du Festival d'Auvers-sur-Oise mais vous n'y figurez pas ce printemps (1). Quel dommage pour nous !</b>       <br />
              <br />
       <b>Catherine Trottmann -</b> Malheureusement oui. Nous avons essayé de trouver une date mais mon emploi du temps ne le permettait pas. Du coup, nous avons envisagé avec Pascal Escande (le directeur artistique, Ndlr) ce récital, un prélude du festival.        <br />
              <br />
       <b>Vous êtes en pleine répétition de &quot;Don Giovanni&quot; à l'Opéra de Lausanne. Le rôle de Zerline est bien une prise de rôle ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Catherine Trottmann -</b> En effet et je m'en réjouis. C'est un rôle qui m'enthousiasme et auquel je pense depuis longtemps car il me tient particulièrement à cœur. D'autant plus que &quot;Don Giovanni&quot; est mon opéra préféré !        <br />
       Le personnage de Zerline a une fraîcheur et une jeunesse dans lesquelles je peux facilement me reconnaître ; et je prends beaucoup de plaisir à le chanter. À Lausanne, nous travaillons dans de très bonnes conditions avec une superbe distribution et dans une très belle mise en scène d'Éric Vigié (2).        <br />
              <br />
       <b>À la cérémonie des Victoires de la Musique, vous avez brillé dans Meyerbeer et Rossini. Quels sont les compositeurs qui vous inspirent ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Catherine Trottmann -</b> Ils sont nombreux. Disons que Rossini est le compositeur qui me porte chance et me rend heureuse. Mais Mozart est mon grand amour !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14229664-20231123.jpg?v=1496386935" alt="Catherine Trottmann, un chant de lumière et de grâce" title="Catherine Trottmann, un chant de lumière et de grâce" />
     </div>
     <div>
      <b>Comment voyez-vous cette Zerline que vous allez interpréter ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Catherine Trottmann -</b> Je crois que c'est une fille très forte, avec la tête sur les épaules et ce,  dans un opéra où tout le monde est à moitié fou, blessé et traumatisé ! C'est une fille du peuple, simple, satisfaite de sa vie et qui sait où elle va. D'ailleurs, elle mène son futur époux à la baguette ! J'aime sa force vitale qui lui permet de se remettre très vite des événements plutôt tragiques qui surviennent le jour de son mariage.        <br />
              <br />
       <b>Vous n'avez que vingt-cinq ans et vous n'avez terminé le conservatoire qu'en 2014. Comment expliquez-vous avoir rapidement rencontré le succès dans votre jeune carrière ? </b>       <br />
              <br />
       <b>Catherine Trottmann -</b> J'ai eu cette chance en effet. J'ai bénéficié d'un gros coup de pouce en étant reçue, dès ma sortie du CNSMD de Paris, dans la troupe de l'Opéra de Vienne. Je me suis retrouvée très vite &quot;dans le grand bain&quot; et j'ai fait de belles rencontres.       <br />
              <br />
       <b>Qu'avez-vous appris à Vienne de cette vie de troupe ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Catherine Trottmann -</b> Cette année passée en résidence à Vienne m'a beaucoup aidé à grandir en tant qu'artiste. J'ai travaillé le sens de la rigueur et celui de l'organisation dans une institution qui n'a rien à voir avec nos maisons lyriques françaises. Avec trois cents levers de rideau par an, tout doit fonctionner parfaitement. Quand on reçoit la liste des treize rôles (en cover - un remplacement - ou à chanter sur scène) en début d'année, il faut évidemment privilégier la discipline.        <br />
       Le deuxième point fort de cette année viennoise tient à ce que j'ai pu assister dans la loge qui m'était réservée à tous les spectacles de la saison. Ce qui revient à écouter les plus grandes stars de la planète sur scène. J'ai beaucoup appris en les observant et en les rencontrant.       <br />
       Enfin, j'ai appris à chanter sur cette scène absolument immense ; cela m'a fait travailler la projection de la voix. Et puis répéter treize rôles très divers est très enrichissant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14229664-20232368.jpg?v=1496392996" alt="Catherine Trottmann, un chant de lumière et de grâce" title="Catherine Trottmann, un chant de lumière et de grâce" />
     </div>
     <div>
      <b>Quels étaient ces rôles ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Catherine Trottmann -</b> La deuxième Dame de &quot;La Flûte enchantée&quot; et Cherubino des &quot;Noces&quot; (dans Mozart), des Rossini comme Zulma dans &quot;L'Italienne à Alger&quot; ou Tisbé dans &quot;Cenerentola&quot;, Flora dans &quot;La Traviata&quot; de Verdi, entre autres. J'ai même chanté des Wagner avec le Knappe (l’Écuyer) de &quot;Parsifal&quot;, une fille du Rhin doublée dans le &quot;Rheingold&quot; et même une walkyrie. Ce fut ainsi l'occasion passionnante de travailler avec les plus grands coachs venus du monde entier, tous spécialisés dans un répertoire.       <br />
              <br />
       <b>Vous êtes souvent louée pour votre engagement scénique. C'est aussi à Vienne que vous avez pu gagner en expérience ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Catherine Trottmann -</b> La partie théâtrale, scénique à l'opéra a toujours été essentielle à mes yeux dans ce métier. Elle est selon moi aussi importante que la partie musicale. Je dirais même que le jeu constitue ma motivation première, une vraie priorité. La scène permet aux chanteurs de s'exprimer corps et âme pour servir un art beaucoup plus grand qu'eux-mêmes. C'est donc une expérience indépassable.       <br />
              <br />
       <b>Quels sont vos projets après l'Opéra de Lausanne ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Catherine Trottmann -</b> Je chante à la Philharmonie de Paris en juin dans un oratorio, &quot;Comala&quot; de Niels Wilhem Gade, avec le chef Laurence Equilbey. Je reprends également le rôle de Zerline sous la direction de Jérémy Rohrer aux Festivals de Beaune et de Brême. C'est la production du festival d'Aix-en-Provence qui entame une tournée en version de concert. Je serai aussi au Festival d'Eygalières en juillet avec Renaud Capuçon.        <br />
       À la rentrée, je chanterai Cherubino dans &quot;Les Noces de Figaro&quot; à l'Opéra du Rhin.        <br />
              <br />
       <b>Comment définiriez-vous votre voix ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Catherine Trottmann -</b> Mon mezzo-soprano est réellement entre deux couleurs. C'est une voix jeune, souple, qui permet des coloratures faciles. Parfois les gens se posent des questions car mon timbre s'assimile vraiment tantôt à un soprano, tantôt à un mezzo. Ceci dit, je me laisse guider par les rôles dans lesquels je me sens bien plutôt que par une étiquette.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14229664-20232377.jpg?v=1496393026" alt="Catherine Trottmann, un chant de lumière et de grâce" title="Catherine Trottmann, un chant de lumière et de grâce" />
     </div>
     <div>
      <b>On se souvient de votre &quot;Stubenmädchen&quot; dans le &quot;Reigen&quot; de Philippe Boesmans.  Vous n'hésitez pas à faire des incursions dans la musique contemporaine ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Catherine Trottmann -</b> Je me retrouve en effet beaucoup dans cette musique. Les opéras contemporains sont toujours écrits avec des livrets particulièrement forts. La production de &quot;Reigen&quot; (en 2014, Ndlr) est un très bon souvenir. Je suis ravie à chaque fois que je peux participer à une création car elle permet une grande liberté - je peux m'affranchir des modèles qui influencent parfois nos interprétations dans d'autres répertoires. Et puis il faut s'engager pour la musique de son temps. La musique dite &quot;classique&quot; est une discipline vivante, toujours en renouvellement, il faut donc encourager la création.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Catherine Trottman a chanté des mélodies et airs de Poulenc, Mozart, Debussy, Chausson et Meyerbeer. Le Festival d'Auvers-sur-Oise se tiendra du 9 juin au 7 juillet 2017.       <br />
       www.festival-auvers.com        <br />
        (2) Éric Vigié est aussi le directeur de l'Opéra de Lausanne. </span>       <br />
              <br />
       Interview réalisée le 22 mai 2017.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Don Giovanni&quot; à l'Opéra de Lausanne du </b><span class="fluo_jaune">4 au 14 juin 2017</span>.       <br />
       <a class="link" href="http://www.opera-lausanne.ch/fr/accueil.html" target="_blank">&gt;&gt; opera-lausanne.ch</a>       <br />
              <br />
       <b>Programme complet des événements à venir :</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.catherinetrottmann.com/" target="_blank">&gt;&gt; catherinetrottmann.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/14229664-20231103.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Catherine-Trottmann-un-chant-de-lumiere-et-de-grace_a1820.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-7351610</guid>
   <title>Alain Altinoglu, un chef fougueux à Bastille</title>
   <pubDate>Wed, 14 Jan 2015 09:28:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Don Giovanni", l'opéra de Mozart (dans la version mise en scène par Michael Haneke), est de retour à l'Opéra Bastille à partir du 15 janvier 2015 avec une nouvelle distribution. À la baguette, c'est Alain Altinoglu, le plus célèbre des jeunes chefs français dans le monde que le public retrouvera. Celui-ci, dont la carrière connaît à juste titre une irrésistible ascension, a bien voulu nous recevoir.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7351610-11316920.jpg?v=1421241975" alt="Alain Altinoglu, un chef fougueux à Bastille" title="Alain Altinoglu, un chef fougueux à Bastille" />
     </div>
     <div>
      À la fin d'une semaine tragique et entre deux séances de répétition agitées en ce vendredi 9 janvier (avec quelques musiciens de l'orchestre de l'Opéra de Paris inquiets pour leurs proches alors que la violence paralyse la ville), Alain Altinoglu m'accueille chaleureusement avec sa simplicité habituelle. Il s'excuse presque de m'accueillir dans sa loge &quot;un peu petite&quot; et surtout &quot;sans fenêtre&quot;. Son intérêt, me confie-t-il, c'est qu'elle est la plus proche de la fosse. Quasi monacale, elle est cependant pourvue d'un piano droit - rappelant que le chef d'orchestre est aussi un pianiste.        <br />
              <br />
       Après une petite visite de la fosse de l'orchestre (montée sur vérin) qu'on a remontée puisque l'orchestre mozartien nécessite ici seulement cinquante musiciens, le Maestro nous parle de &quot;Don Giovanni&quot; qu'il dirige à Paris après l'avoir donné à l'Opéra de Vienne (et avant Covent Garden en juin 2015).        <br />
              <br />
       <b>Christine Ducq pour La Revue du Spectacle - Vous allez diriger une production déjà donnée à Paris dans une mise en scène de Michael Haneke.</b>       <br />
              <br />
       <b>Alain Altinoglu -</b> Oui. Elle est donnée pour la quatrième fois. Créée à Garnier en 2006, elle a connu déjà deux reprises à Bastille.       <br />
              <br />
       <b>Je l'ai vue en 2012. J'adore cette production. Pourtant certaines personnes n'avaient guère apprécié les changements apportés à l'ouvrage par Michael Haneke...</b>       <br />
              <br />
       <b>Alain Altinoglu -</b> Ce ne sont pas vraiment des changements comme le font certains metteurs en scène. Il y a juste des rajouts de silence. C'est-à-dire qu'on coupe une phrase musicale en deux. On vit quelque chose pendant ce silence.        <br />
       Mais si on repense à la manière dont Mozart lui-même improvisait tout le temps les récitatifs - c'est lui qui était au piano-forte -, chaque fois différemment à chaque représentation, cela va dans ce sens-là. Personne n'a touché à la musique.        <br />
              <br />
       <b>Mais il y avait certains changements de mots (seulement dans les surtitres) et nous lisions &quot;femme de ménage&quot; à la place de &quot;paysanne&quot;, pour Zerlina par exemple.</b>       <br />
              <br />
       <b>Alain Altinoglu -</b> Ah oui. Alors cela, c'est moins bien ! (rires). Avec cette production, nous transposons l'intrigue au XXIe siècle. Donc, nous imaginons que Don Giovanni peut être un chef d'entreprise, il a l'autorité, le pouvoir - au XVIIIe siècle, c'est l'aristocratie évidemment. Ici, nous voyons du personnel de nettoyage et non plus des paysans dans Zerline et Masetto. C'est un petit changement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7351610-11316923.jpg?v=1421242047" alt="Alain Altinoglu, un chef fougueux à Bastille" title="Alain Altinoglu, un chef fougueux à Bastille" />
     </div>
     <div>
      Cela me gêne moins à la limite que la fin. Avec Haneke, on est tellement dans l'humain, dans le réel qu'on n'a plus la dimension métaphysique de l'opéra. Quand le Commandeur survient à la fin - et c'est un des moments clés de l'ouvrage - je pense que nous avons besoin de cette dimension métaphysique du fantôme. Avec Haneke, le personnel de ménage jette Don Giovanni par la fenêtre d'une grande tour de sa holding. Pourquoi pas ? Mais manque le jugement divin, tout reste entre les hommes. La métaphysique me manque un peu dans cette production. Et du coup la morale contenue dans l'épilogue- représenté à Prague en 1788 mais pas à Vienne d'ailleurs peu après - marque moins. Elle doit être un peu hors du temps mais est-ce possible sans la dimension métaphysique de l'opéra ? Sinon, je trouve cette production très forte par ailleurs.        <br />
              <br />
       <b>Quelles seront les différences entre cette production de 2015 et les précédentes ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Alain Altinoglu -</b> Vous allez constater que cette production n'a rien à voir avec ce que vous avez déjà vu car les chanteurs ne sont pas les mêmes. C'est pour cela d'ailleurs que, sur le site de l'Opéra, le programme précise que la mise en scène est &quot;d'après Michael Haneke&quot;.       <br />
              <br />
       Peter Mattei a été le premier Don Giovanni dans cette mise en scène, un Don Giovanni génial mais un peu froid. C'est un chanteur scandinave. Erwin Schrott qui le remplace est beaucoup plus sauvage, animal et il joue beaucoup plus sur le côté bouffe du personnage. C'est un baryton qui a beaucoup chanté Leporello. Jouer le côté bouffe du &quot;libertin dissolu&quot; est à mon avis une des intentions premières de Mozart. Il n'est jamais complètement dans le comique ou dans le tragique mais mélange toujours ces deux registres. Cela change toute la vision de la mise en scène de Haneke et les gens vont voir un spectacle entièrement différent.        <br />
              <br />
       <b>Les silences imposés par sa mise en scène vous dérangent-ils ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Alain Altinoglu -</b> Cela dépend. Quand il y a des silences - je le dis - qui ne me semblent pas justifiés, je les raccourcis. L'assistant de Michael Haneke est là, nous en discutons. Et il y a silence et silence. On a le silence qui peut ne pas être accompagné par le piano-forte, mais on a aussi des silences dans lesquels on peut rajouter des arpèges, des forte. Et la sensation dans le public n'est pas du tout la même.       <br />
              <br />
       <b>Pouvez-vous imposer votre vision de l'œuvre dans une production qui préexiste ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Alain Altinoglu -</b> Bien sûr ! Quand on dirige, on a son idée de l'interprétation générale de l'œuvre et il y a ensuite l'adaptation qui se fait en fonction des chanteurs et de la mise en scène. Évidemment que je ne fais pas le même &quot;Don Giovanni&quot; que celui que j'ai dirigé à Vienne et que celui que je dirigerai à Londres en juin. C'est à chaque fois différent. Mais je conserve ma vision de Mozart et de l'œuvre. Les tempos sont pratiquement les mêmes, ils changent à peine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7351610-11322803.jpg?v=1421310757" alt="Alain Altinoglu, un chef fougueux à Bastille" title="Alain Altinoglu, un chef fougueux à Bastille" />
     </div>
     <div>
      <b>Qu'est-ce que Mozart a voulu faire en composant &quot;Don Giovanni&quot; à votre avis ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Alain Altinoglu -</b> Ce mélange du tragique et du comique, c'est vraiment Mozart. Ce n'est pas son premier Da Ponte (le librettiste NDLR) puisque avant il y a eu &quot;Les Noces de Figaro&quot; et ensuite il y aura &quot;Cosi fan Tutte&quot;. Le livret était très important pour lui. Mozart est vraiment un grand dramaturge. Et il se tenait très au courant de la politique avec son engagement maçonnique - très différent de ce qu'est la Franc-Maçonnerie aujourd'hui. Mozart savait ce qui se passait en France et qu'il y aurait une révolution. Je pense que cet arrière-plan philosophique et politique est important pour l'œuvre.       <br />
              <br />
       &quot;Don Giovanni&quot; est d'ailleurs un chef-d'œuvre incroyable, un des plus grands de la littérature musicale. Il peut être lu selon tellement de niveaux différents !        <br />
       Ne serait-ce que si on prend des aspects techniques musicaux. Prenons la fin du premier acte : Mozart superpose quatre orchestres en même temps dont trois sur scène pendant le bal, c'est de la folie ! Personne n'avait fait cela avant lui et personne ne le fera avant longtemps. Dans cette production, on ne verra malheureusement pas ces trois orchestres qui seront en coulisses - et sonorisés à cette fin. À chaque fois que je dirige cette partition, je redécouvre des choses incroyables !       <br />
              <br />
       <b>Un chef-d'œuvre inépuisable ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Alain Altinoglu -</b> Oui. Les personnages peuvent être vus de manières très différentes. C'est pour cela que le personnage de Don Giovanni interprété par Erwin sera différent de celui de Peter avec pourtant la même musique et les mêmes mots.        <br />
              <br />
       <b>Quelles sont vos relations avec l'orchestre de l'Opéra de Paris ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Alain Altinoglu -</b> J'ai un rapport extrêmement particulier avec lui. J'ai commencé dans cette maison en 1997 comme pianiste, chef de chant, souffleur, j'ai même fait les surtitres. Je connais quatre-vingt-quinze pour cent des musiciens de l'orchestre ! Je les tutoie, ils me connaissent. Je sais ce qu'ils aiment, ce qu'ils n'aiment pas et ce dont ils ont besoin.        <br />
              <br />
       <b>Vous diriez qu'il a quelle identité ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Alain Altinoglu -</b> Une identité française. Maintenant que je dirige de nombreux orchestres dans le monde entier (même si leur son se mondialise avec internet : tout le monde s'écoute mais il reste des particularismes), je dirai que l'orchestre a une couleur française avec les transparences des cordes et des bois extrêmement brillants. Il y a un niveau de bois inégalé dans le monde. Et il est comme les musiciens sont - avec un peu de folie qui n'existe pas peut-être en Allemagne et aux États-Unis. Oui, il y a une folie française.       <br />
              <br />
       <b>Vous dirigez partout dans le monde. Quel orchestre, quelle maison peuvent encore vous faire rêver ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Alain Altinoglu -</b> Je connais maintenant pratiquement toutes les grandes maisons d'opéra (rires) ! La Philharmonie de Berlin est dans mes projets ainsi que le Concertgebouw d'Amsterdam.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Que pensez-vous des polémiques autour de la Philharmonie de Paris ? Comptez-vous y diriger un concert ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Alain Altinoglu -</b> Pas cette année, je suis presque tout le temps à l'étranger. J'y serai l'année suivante.       <br />
       Quant aux polémiques sur la localisation de la Philharmonie au nord de Paris, je ne comprends pas. Je me réjouis au contraire de cette implantation. Nous avons un nouvel auditorium à Radio France situé dans le sud de Paris et la Philharmonie au nord. Évidemment, le public de la musique classique vient plutôt de l'ouest parisien, du XVIe, du VIIIe. Mais j'espère qu'il viendra ! Et j'espère aussi que la Philharmonie gagnera un nouveau public. J'ai grandi en banlieue dans les cités, en HLM entre Maisons-Alfort et Créteil. Quand j'invitais mes amis - des gens qui ne faisaient pas du tout de musique classique - pour me voir jouer du piano, il y avait une fascination pour cette musique. Les jeunes, s'ils ne viennent pas aux concerts classiques, c'est parce qu'ils ne connaissent pas. Si on leur offrait une éducation musicale, ils seraient sensibles à cette richesse.        <br />
              <br />
       <b>Vous êtes le troisième chef français après Cluytens et Boulez à être invité à diriger à Bayreuth - à l'été 2015. Comment cela s'est-il fait ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Alain Altinoglu -</b> Le &quot;Lohengrin&quot; que je vais diriger est une production vieille de cinq ans à Bayreuth. Andris Nelsons devait la diriger mais il a obtenu un poste à Boston et Tangelwood. Il a dû renoncer et le poste était vacant. On a pensé à moi. Je connais Eva Wagner, l'arrière arrière petite fille de Richard Wagner depuis mes dix-huit ans. Elle a suivi mon parcours et est souvent venue m'écouter. J'ai aussi collaboré avec le metteur en scène de &quot;Lohengrin&quot;, Hans Neuenfels, sur &quot;Manon Lescaut&quot; à Munich. Tous deux ont vu mon &quot;Vaisseau fantôme&quot; avec Bryn Terfel à Zürich. Mon Wagner s'est bien passé. Et je connais beaucoup des musiciens qui composent l'orchestre de Bayreuth puisqu‘ils viennent de diverses formations, de Dresde, Bamberg et ailleurs.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Spectacle du 15 janvier au 14 février 2015.</span>       <br />
              <br />
       Opéra national de Paris, 08 92 89 90 90.       <br />
       Place de la Bastille 75012.       <br />
       <a class="link" href="http://www.operadeparis.fr/saison-2014-2015/opera/don-giovanni-mozart" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Don Giovanni&quot; (1787).</b>       <br />
       Dramma giocoso en deux actes.       <br />
       Musique de W. A. Mozart (1756 - 1791).       <br />
       Livret de L. Da Ponte.       <br />
       En langue italienne surtitrée en français.        <br />
              <br />
       Selon une mise en scène de Michael Haneke.       <br />
              <br />
       Alain Altinoglu, direction musicale.       <br />
       Christoph Kanter, décors.       <br />
       Annette Beaufaÿs, costumes.       <br />
       André Diot, lumières.        <br />
       José Luis Basso, Chef des Chœurs.       <br />
              <br />
       Erwin Schrott, Don Giovanni.       <br />
       Liang Li, Il Commandatore.       <br />
       Tatiana Lisnic, Donna Anna.       <br />
       Stefan Pop, Don Ottavio.       <br />
       Marie-Adeline Henry, Donna Elvira.       <br />
       Adrian Sämpetrean, Leporello.       <br />
       Alexandre Duhamel, Masetto.       <br />
       Serena Malfi, Zerlina.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Alain-Altinoglu-un-chef-fougueux-a-Bastille_a1265.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-6464068</guid>
   <title>"Don Giovanni" par les Solistes de l'Atelier Lyrique de l'Opéra de Paris à la MC93</title>
   <pubDate>Wed, 26 Mar 2014 09:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'Atelier Lyrique de l'Opéra de Paris dirigé par Christian Schirm revient à la MC93 de Bobigny pour sa septième coproduction avec la maison de Patrick Sommier. Ils ont choisi le chef d'œuvre de Mozart "Don Giovanni". Jusqu'au 31 mars 2014, celui-ci renoue avec un public populaire pour un prix très abordable. C’est aussi l'occasion de rencontrer une jeune génération d'artistes plus qu'enthousiasmants.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6464068-9748726.jpg?v=1395824503" alt=""Don Giovanni" par les Solistes de l'Atelier Lyrique de l'Opéra de Paris à la MC93" title=""Don Giovanni" par les Solistes de l'Atelier Lyrique de l'Opéra de Paris à la MC93" />
     </div>
     <div>
      Qui ne se souvient de son premier &quot;Don Giovanni&quot; ? Qui ne chantonne à l’occasion les nombreux hits que contient le chef-d'œuvre commandé par l’Opéra de Prague à Wolfgang Amadeus en 1787 ? Du premier air chanté, &quot;Notte e giorno faticar&quot; (&quot;Nuit et jour s’esquinter&quot;), par le valet Leporello fatigué de servir un &quot;Giovane cavaliere licenzioso&quot;<span style="font-style:italic">(1)</span> au fameux air très buffa du catalogue, &quot;Madamina, il catalogo in questo&quot; - sans oublier ces arias célestes qui en offrent un contrepoint exact, la partition très populaire a gagné tous les cœurs.       <br />
              <br />
       On ne se lasse pas de ces duos, trios, sextuors véritablement diaboliques de beauté et d’efficacité qui composent une œuvre riche aussi de ses accents grandioses. Les aventures de Don Giovanni/Don Juan exercent une fascination sur notre imagination à la hauteur du génie mozartien. C’est &quot;l'opéra des opéras&quot; dont parlait Richard Wagner.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6464068-9748727.jpg?v=1395824849" alt=""Don Giovanni" par les Solistes de l'Atelier Lyrique de l'Opéra de Paris à la MC93" title=""Don Giovanni" par les Solistes de l'Atelier Lyrique de l'Opéra de Paris à la MC93" />
     </div>
     <div>
      Dernière mise en scène marquante, c’était bien sûr celle de Michael Haneke à l'Opéra de Paris en 2006 puis 2012 (reprise l’an prochain pour la saison 2014-2015). Une lecture noire, tragique et sardonique bien en phase avec cette ère du désastre dans laquelle nous baignons depuis longtemps. C'est à une autre lecture que nous sommes conviés avec les jeunes chanteurs de l’Atelier Lyrique et dans la mise en scène de Christophe Perton.       <br />
              <br />
       Autour d’une piscine qui évoque le film de Jerzy Skolimowski &quot;Deep End&quot;, les jeunes personnages du &quot;drame gai&quot; (ou &quot;dramma giocoso&quot;) écrit par le drôle de paroissien Lorenzo da Ponte évoluent dans une époque moderne, transposition maligne de la Séville du XVIIe siècle du livret. Les compagnons de noces des paysans Zerlina et Masetto, invités par le grand seigneur libertin Don Giovanni, dansent par exemple dans une ambiance de boîte de nuit dans le plus pur style dance floor. Bref, on s’amuse, on rit beaucoup. Et le charisme entraînant d’une génération de jeunes chanteurs doués est déterminant pour la réussite de cette production. Il faudrait tous les citer ou presque mais dominent ce soir-là<span style="font-style:italic">(2)</span> le Don Giovanni sale gosse du baryton portugais Tiago Matos, le Leporello fantasque de Andriy Gnatiuk ou encore la Donna Elvira imposante d’Élodie Hache.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6464068-9748838.jpg?v=1395827472" alt=""Don Giovanni" par les Solistes de l'Atelier Lyrique de l'Opéra de Paris à la MC93" title=""Don Giovanni" par les Solistes de l'Atelier Lyrique de l'Opéra de Paris à la MC93" />
     </div>
     <div>
      Jeunesse revendiquée de l’œuvre donc dans une mise en scène aux propositions souvent convaincantes : tout l’opéra, nous suggère-t-elle, est peut-être le rêve d’un homme de ménage (Leporello) qui ressuscite Mozart lui-même. Au clavecin Philip Richardson/Amadeus sur scène - rappelant un portrait du compositeur (de profil) en perruque et livrée - redonne vie à Don Giovanni, son double dans cette course poursuite de la vie contre la mort, de Éros contre Thanatos. Ce qui laisse plus dubitatif c’est cet <span style="font-style:italic">a priori</span> que pose Christophe Perton : &quot;Il dissoluto punito&quot;<span style="font-style:italic">(3)</span> serait blessé à mort dès le début de l’opéra lors de son duel avec le Commandeur, le père de Donna Anna - violée dans le deuxième tableau du premier acte par ce voyou. Il court par monts et par vaux et d’alcôves en enfer, telle une marionnette fellinienne que dirigerait la musique.        <br />
              <br />
       Avec les moyens de la vidéo, des lumières très réussies et grâce au jeu des interprètes, la production rend justice à la farce et aux amoureuses caresses des passages purement lyriques de l’opéra. Mais elle échoue en partie à en retrouver les abîmes métaphysiques. Pas grave. On se divertit beaucoup et ces jeunes chanteurs-là nous ont follement séduits avec l’insolence naturelle du génie de Salzbourg.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Notes :       <br />
       (1) &quot;Un jeune gentilhomme extrêmement licencieux&quot;, commentaire du personnage de Don Giovanni dans la didascalie initiale du livret.       <br />
       (2) Les rôles sont chantés en alternance (voir la distribution).       <br />
       (3) &quot;Le libertin puni&quot;. Le titre original de l’opéra est &quot;Il Dissoluto punito, ossia Il Don Giovanni&quot; soit, en français, &quot;Le Libertin puni, ou Don Giovanni&quot;.</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Spectacle vu le lundi 24 mars 2014.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6464068-9749144.jpg?v=1395827834" alt=""Don Giovanni" par les Solistes de l'Atelier Lyrique de l'Opéra de Paris à la MC93" title=""Don Giovanni" par les Solistes de l'Atelier Lyrique de l'Opéra de Paris à la MC93" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Mercredi 26, vendredi 28, samedi 29 mars à 20 h. Lundi 31 mars 2014 à 14 h (représentation avec audiodescription).</span>       <br />
       MC93, 9 boulevard Lénine Bobigny (93), 01 41 60 72 72.       <br />
       <a class="link" href="http://www.mc93.com/" target="_blank">&gt;&gt; mc93.com</a>       <br />
       Opéra national de Paris, 08 92 89 90 90.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 24 au 26 mai 2014.</span>       <br />
       Théâtre de la Piscine, Châtenay-Malabry (92), 01 41 87 20 84.        <br />
              <br />
       <b>&quot;Don Giovanni&quot; (1787).</b>       <br />
       Dramma giocoso en deux actes.       <br />
       Musique : W. A. Mozart (1756-1791).       <br />
       Livret : Lorenzo da Ponte (1749-1838).       <br />
       En italien surtitré en français.       <br />
       Durée : 3 h 20 avec entracte.       <br />
              <br />
       Alexandre Myrat, direction musicale.       <br />
       Christophe Perton, mise en scène.       <br />
       Malgorzata Szczesniak, Barbara Creutz, scénographie.       <br />
       Aude Désigaux, costumes.       <br />
       Dominique Borrini, lumières.       <br />
       Barbara Creutz, vidéo et animations.       <br />
              <br />
       <b>Les Solistes de l’Atelier Lyrique de l’Opéra de Paris.       <br />
       En alternance :</b>       <br />
       Michal Partyka, Tiago Matos, Don Giovanni.       <br />
       Pietro di Bianco, Andriy Gnatiuk, Leporello.       <br />
       Olga Seliverstova, Yun Jung Choi, Donna Anna.       <br />
       Andreea Soare, Elodie Hache, Donna Elvira.       <br />
       Oleksiy Palchykov, Joao Pedro Cabral, Don Ottavio.       <br />
       Adriana Gonzalez, Armelle Khourdoïan, Zerlina.       <br />
       Damien Pass, Masetto       <br />
       Ugo Rabec, le Commandeur.        <br />
              <br />
       Adrià Gràcia Gàlvez, Philip Richardson, clavecin.       <br />
              <br />
       Chœur de Chambre de la Maîtrise des Hauts de Seine.       <br />
       Gaël Darchen, direction.       <br />
              <br />
       Orchestre – Atelier Ostinato.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6464068-9748838.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Don-Giovanni-par-les-Solistes-de-l-Atelier-Lyrique-de-l-Opera-de-Paris-a-la-MC93_a1088.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-5361457</guid>
   <title>"Don Giovanni" à Dijon : sexe, musique et autres divertissements !</title>
   <pubDate>Wed, 27 Mar 2013 20:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Don Giovanni" à l’Opéra de Dijon, on y court ! Avec une distribution jeune et talentueuse, le directeur Laurent Joyeux et le metteur en scène Jean-Yves Ruf sont en passe de réussir leur pari en renouvelant habilement la réception d’une partition, dont il faut bien dire qu’on ne peut l’épuiser, malgré son immense succès. L’opéra est évidemment un sommet tant dans l’œuvre mozartienne, que dans l’histoire de la musique, et le public est au rendez-vous.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5361457-7999500.jpg?v=1364461908" alt=""Don Giovanni" à Dijon : sexe, musique et autres divertissements !" title=""Don Giovanni" à Dijon : sexe, musique et autres divertissements !" />
     </div>
     <div>
      La première partition, celle de la création de 1787 à Prague, a été choisie pour sa grande efficacité dramaturgique : plusieurs duos disparaissent. En particulier, au deuxième acte, celui de Donna Anna et Don Ottavio qui ralentit d’ordinaire le dénouement de cette chasse à l’homme d’enfer. Un paysage de campagne sera le décor de l’opéra, une nature qui fait d’abord penser aux mises en scène tchékhoviennes de Giorgio Strehler dans les années quatre-vingt, mais qui en fait est davantage inspirée de l’univers onirique et pittoresque du cinéaste Emir Kusturica. On saluera d’ailleurs le très beau travail des lumières de Christian Dubet et les costumes inventifs de Claudia Jenatsch. Il s’agira tout au long des deux actes d’une course-poursuite haletante et comique : celle de Don Giovanni, véritable libertin affamé et insatiable ! Et qui de chasseur va se retrouver gibier. Sa liberté insolente ne peut que provoquer haine et rancœurs chez les frustrés et les abandonné(e)s qu’il sème sur sa route.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5361457-8001447.jpg?v=1364462367" alt=""Don Giovanni" à Dijon : sexe, musique et autres divertissements !" title=""Don Giovanni" à Dijon : sexe, musique et autres divertissements !" />
     </div>
     <div>
      C’est un spectacle drôle et rafraîchissant : les nobles fraient avec des gitans. Le Masetto de Damien Pass est un frère du héros de &quot;La Fièvre du samedi soir&quot;, sa fiancée Zerlina - mutine Camille Poul - est une coquine à la limite de la nymphomanie. Sans oublier la décision osée de faire éclater sur scène la faute passée de Donna Anna/Diana Highbee, enceinte jusqu’aux yeux… des œuvres de Don Giovanni ! Le séducteur interprété par Edwin Crossley-Mercer est fringant, grand parleur et beau garçon. On a regretté lors de cette première que le jeune baryton français ait eu du mal à se débarrasser de son trac et qu’il n’ait pu se libérer pleinement. Car quand il chante, tout le monde chavire, et pas seulement les demoiselles.        <br />
              <br />
       En définitive, celui qui emporte l’adhésion enthousiaste d’un public jeune et familial, c’est le Leporello de Josef Wagner, un baryton-basse autrichien très excitant. Il joue et chante avec une liberté, une fougue burlesque, mettant ce qu’il faut de &quot;folia&quot; à une production charmante ; mais qui aurait pu être jugée un tantinet trop sage sous la direction musicale de Gérard Korsten. Une production très &quot;buffa&quot; donc à défaut d’être aussi le drame sombre qu’on aime. On a aussi le plaisir de retrouver la mezzo Ruxandra Donose en Donna Elvira, un peu décevante au début, trac oblige, et qui a magistralement terminé la soirée. À vérifier dans un DVD de ce spectacle, à paraître bientôt.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5361457-8001474.jpg?v=1364462367" alt=""Don Giovanni" à Dijon : sexe, musique et autres divertissements !" title=""Don Giovanni" à Dijon : sexe, musique et autres divertissements !" />
     </div>
     <div>
      En fait, nous sommes conquis par le travail de Laurent Joyeux, jeune directeur dynamique et inspiré, qui fait souffler un air de jeunesse sur cette institution dijonnaise. Dès son arrivée, il a opté pour une programmation passionnante et décapante, ne sacrifiant rien à la plus rigoureuse exigence artistique. Une idée parmi d’autres : l’Opéra de Dijon a attiré 900 étudiants à l’Auditorium pour l’opéra de Mozart ces dernières semaines en distribuant avec les billets des capotes aux étuis classieux, marqués <span style="font-style:italic">&quot;Venez passer une nuit avec Don Giovanni&quot;</span>. Brillant !       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Jeudi 28 mars 2013 à 20 h (avec audiodescription) et samedi 30 mars 2013 à 20 h.</span>       <br />
       Diffusion à partir du 29 mars 2013 sur www.medici.tv       <br />
       Diffusion ultérieure sur France Télévisions.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Don Giovanni&quot;, &quot;Il dissoluto punito ossia il Don Giovanni&quot; (1787).</b>       <br />
       Dramma giocoso en deux actes.       <br />
       Livret : Lorenzo da Ponte.       <br />
       Musique : W. A. Mozart.        <br />
       En italien surtitré.       <br />
       Durée : 3 h avec entracte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5361457-8001476.jpg?v=1364462368" alt=""Don Giovanni" à Dijon : sexe, musique et autres divertissements !" title=""Don Giovanni" à Dijon : sexe, musique et autres divertissements !" />
     </div>
     <div>
      Chamber Orchestra of Europe.       <br />
       Chœur de l’Opéra de Paris.       <br />
       Direction musicale : Gérard Korsten.       <br />
       Chef de chœur : Mihàly Zeke.        <br />
              <br />
       Mise en scène : Jean-Yves Ruf.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Anaïs de Courson.       <br />
       Scénographie : Laure Pichat.       <br />
       Chorégraphie : Caroline Marcadé.       <br />
       Costumes : Claudia Jenatsch.       <br />
       Lumières : Christian Dubet.       <br />
              <br />
       Edwin Crossley-Mercer, Don Giovanni.       <br />
       Josef Wagner, Leporello.       <br />
       Diana Higbee, Donna Anna.       <br />
       Michael Smallwood, Don Ottavio.       <br />
       Timo Riihonen, Le Commandeur.       <br />
       Ruxandra Donose, Donna Elvira.       <br />
       Camille Poul, Zerlina.       <br />
       Damien Pass, Masetto.        <br />
              <br />
       Auditorium de l’Opéra de Dijon, 03 80 48 82 82.       <br />
       Place Jean Bouhey, 21000 Dijon.       <br />
       <a class="link" href="http://www.opera-dijon.fr" target="_blank">&gt;&gt; opera-dijon.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5361457-7999500.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Don-Giovanni-a-Dijon-sexe-musique-et-autres-divertissements-_a865.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
