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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-14T00:11:20+02:00</dc:date>
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   <title>"Les Enfants du Diable" Quand le théâtre honore la mémoire avec délicatesse et balaie l'horreur avec brio</title>
   <pubDate>Thu, 27 Nov 2025 10:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Bucarest 2009, vingt ans après la chute de Ceaușescu et la découverte des "orphelinats mouroirs", Niki et Veronica, un frère et une sœur que tout oppose, déchirés par un passé commun, se retrouvent une nouvelle fois unis par un drame. Une nuit, c'est rapide pour réparer une vie, c'est cruel à l'égal du temps qui passe, une nuit pour envisager une vie. Comment une fratrie caractérisée comme "enfants du Diable" peut-elle s'affranchir de son passé ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92856393-65004966.jpg?v=1719921955" alt=""Les Enfants du Diable" Quand le théâtre honore la mémoire avec délicatesse et balaie l'horreur avec brio" title=""Les Enfants du Diable" Quand le théâtre honore la mémoire avec délicatesse et balaie l'horreur avec brio" />
     </div>
     <div>
      En cette période pour le moins troublée de notre pays qui vacille, il va sans dire que la pièce de Clémence Baron, &quot;Les Enfants du Diable&quot;, aura quelques échos bien sonores. Le totalitarisme est aux portes de notre pays. Ne le laissons pas entrer, comme il a pu le faire dans l'Histoire européenne pas si lointaine. En Roumanie, par exemple, deux mois après la chute du mur de Berlin, alors que le pays était dirigé par un couple fou et sanguinaire : le couple Elena et Nicolae Ceaușescu, surnommé Dracula, ou encore &quot;le génie des Carpates&quot;.        <br />
              <br />
       Leur politique communiste nataliste sinistre, contre l'avortement et la contraception, était des plus extrêmes – cinq enfants minimum par foyer sous peine d'amende –, et surtout la création des pouponnières d'enfants dits &quot;oligophrènes&quot; dont les témoignages des ONG soulèvent l'horreur absolue à leur découverte : régime carcéral réservé à des enfants au crâne rasé, enfants abandonnés, parqués comme du bétail humain dans des établissements aux sanitaires inutilisables, baignant dans leurs excréments, attendant la mort, soumis à des hurlements incessants et des violences récurrentes, isolés, hébétés, se balançant d'avant en arrière à longueur de journée…       <br />
              <br />
       C'est ce pan de l'Histoire européenne, plutôt méconnu, qui a inspiré la comédienne et metteure en scène Clémence Baron, autrice de &quot;Fallacia&quot;, une comédie digne de Feydeau, selon les critiques, et qui retiendra l'attention de la maison d'édition des Cygnes qui la publiera.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92856393-65004967.jpg?v=1719922064" alt=""Les Enfants du Diable" Quand le théâtre honore la mémoire avec délicatesse et balaie l'horreur avec brio" title=""Les Enfants du Diable" Quand le théâtre honore la mémoire avec délicatesse et balaie l'horreur avec brio" />
     </div>
     <div>
      Avec &quot;Les Enfants du Diable&quot;, on est bien loin de la comédie et le texte de Clémence Baron, d'une grande justesse, sonne dramatiquement à nos oreilles. <span style="font-style:italic">&quot;Toute ressemblance avec des faits réels, n'est ni pure ni fortuite coïncidence&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Veronica, jeune femme de trente ans adoptée à ses dix ans à l'étranger, et son frère se retrouvent après de longues années sans s'être vu, tous deux ayant poursuivi leur chemin chacun de leur côté, tant bien que mal. Mais Niki est plein de reproches envers Veronica qu'il accuse de les avoir abandonnés, Mirela et lui. Il apprend des nouvelles à son sujet qui l'excèdent. À peine commence-t-on à en comprendre les raisons que Veronica réapparaît, rouvrant les blessures encore douloureuses. Pourtant, Mirela les réunira, à la fois présente et absente, car elle vient juste de décéder… Un nouveau drame pour la fratrie.       <br />
              <br />
       D'ordinaire, nous sommes toujours un peu sur nos gardes dès lors que des images d'archives ou autres vidéos s'insèrent dès le départ dans un spectacle, car, à nos yeux, le pouvoir intrinsèque de l'acte théâtral, simple et pur, doit se suffire à lui-même !       <br />
              <br />
       Dans &quot;Les Enfants du Diable&quot;, le spectacle s'ouvre en effet par une vidéo d'enfants qui fixent la caméra, regards hallucinés qui nous bouleversent d'emblée. Rien d'ostentatoire, ici, par contre. Juste l'évidence d'un apport nécessaire à la construction dramaturgique de la pièce. Le rôle du Théâtre n'est-il pas aussi de nous informer au-delà de l'émotion ?       <br />
              <br />
       C'est un remarquable hommage que Clémence Baron rend dans cette pièce à ces orphelins Roumains et le binôme des comédiens (avec Antoine Cafaro) fonctionne parfaitement. Celle-ci est habitée par le personnage et apprendre que Mirela est sa sœur autiste explique certaines choses. Ce qui n'enlève rien, cela dit, au jeu de la comédienne en soi : une performance juste et sensible. Antoine Cafaro n'est pas en reste. Cofondateur en 2016 de la compagnie &quot;Les Buveurs de thé&quot;, il incarne avec brio ce frère en révolte contre sa sœur. Le tout est porté par la mise en scène unique, hyperréaliste et soignée de Patrick Zard, aux allures d'un roman de Zola ou d'un Balzac.       <br />
              <br />
       Sur scène, Mirela est présente via un simple fauteuil à bascule sur le dossier duquel est posé un châle coloré, allégorie du trouble physique de ces enfants traumatisés. <span style="font-style:italic">&quot;Se balancer, c'est rester en mouvement. Rester en mouvement, c'est vivre. Donc, se balancer, c'est vivre. Je veux rester en mouvement. Je veux vivre&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Ne ratez pas &quot;Les Enfants du Diable&quot; et ayons une pensée pour tous ces enfants abandonnés de la Roumanie de Ceausescu. Le thème de la résilience, les effets réalistes incomparables du jeu des comédiens, le texte taillé au cordeau et une bien jolie mise en scène font de ce spectacle un moment très fort où notre conscience de spectateur est fortement sollicitée.       <br />
       Le Théâtre, c'est ça aussi !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Enfants du Diable"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92856393-65004968.jpg?v=1719922095" alt=""Les Enfants du Diable" Quand le théâtre honore la mémoire avec délicatesse et balaie l'horreur avec brio" title=""Les Enfants du Diable" Quand le théâtre honore la mémoire avec délicatesse et balaie l'horreur avec brio" />
     </div>
     <div>
      Texte : Clémence Baron.       <br />
       Mise en scène : Patrick Zard'.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Marie Nardon.       <br />
       Avec : Clémence Baron et Antoine Cafaro.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
       Compagnie de la Baronnerie.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 24 novembre 2025 au 24 mars 2026</span>       <br />
       Lundi à 19 h et mardi à 21 h.       <br />
       Studio Hébertot, 78 bis, boulevard des Batignolles, Paris 17e.       <br />
       Téléphone : 01 42 93 13 04.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0515/fChoixSeance.aspx?idstructure=0515&amp;EventId=316&amp;request=QcE+w0WHSuALJm1hwt92oTJYdn+tcPhzlbJUKgftjVDjJnsyUMiP6Rygt1EzLBU1xjQkZqLkv/YSg+XSJs6skw==" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://studiohebertot.com/" target="_blank">&gt;&gt; studiohebertot.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/92856393-65004966.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>•Off 2025• "Les Enfants du Diable" Quand le théâtre honore la mémoire avec délicatesse et balaie l'horreur avec brio</title>
   <pubDate>Sat, 24 May 2025 13:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Bucarest 2009, vingt ans après la chute de Ceaușescu et la découverte des "orphelinats mouroirs", Niki et Veronica, un frère et une sœur que tout oppose, déchirés par un passé commun, se retrouvent une nouvelle fois unis par un drame. Une nuit, c'est rapide pour réparer une vie, c'est cruel à l'égal du temps qui passe, une nuit pour envisager une vie. Comment une fratrie caractérisée comme "enfants du Diable" peut-elle s'affranchir de son passé ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88769677-62824923.jpg?v=1719921955" alt="•Off 2025• "Les Enfants du Diable" Quand le théâtre honore la mémoire avec délicatesse et balaie l'horreur avec brio" title="•Off 2025• "Les Enfants du Diable" Quand le théâtre honore la mémoire avec délicatesse et balaie l'horreur avec brio" />
     </div>
     <div>
      En cette période pour le moins troublée de notre pays qui vacille, il va sans dire que la pièce de Clémence Baron, &quot;Les Enfants du Diable&quot;, aura quelques échos bien sonores lors de ce Festival d'Avignon 2024. Le totalitarisme est aux portes de notre pays. Ne le laissons pas entrer, comme il a pu le faire dans l'Histoire européenne pas si lointaine. En Roumanie, par exemple, deux mois après la chute du mur de Berlin, alors que le pays était dirigé par un couple fou et sanguinaire : le couple Elena et Nicolae Ceaușescu, surnommé Dracula, ou encore &quot;le génie des Carpates&quot;.        <br />
              <br />
       Leur politique communiste nataliste sinistre, contre l'avortement et la contraception, était des plus extrêmes – cinq enfants minimum par foyer sous peine d'amende –, et surtout la création des pouponnières d'enfants dits &quot;oligophrènes&quot; dont les témoignages des ONG soulèvent l'horreur absolue à leur découverte : régime carcéral réservé à des enfants au crâne rasé, enfants abandonnés, parqués comme du bétail humain dans des établissements aux sanitaires inutilisables, baignant dans leurs excréments, attendant la mort, soumis à des hurlements incessants et des violences récurrentes, isolés, hébétés, se balançant d'avant en arrière à longueur de journée…       <br />
              <br />
       C'est ce pan de l'Histoire européenne, plutôt méconnu, qui a inspiré la comédienne et metteure en scène Clémence Baron, autrice de &quot;Fallacia&quot;, une comédie digne de Feydeau, selon les critiques, et qui retiendra l'attention de la maison d'édition des Cygnes qui la publiera.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88769677-62824924.jpg?v=1719922064" alt="•Off 2025• "Les Enfants du Diable" Quand le théâtre honore la mémoire avec délicatesse et balaie l'horreur avec brio" title="•Off 2025• "Les Enfants du Diable" Quand le théâtre honore la mémoire avec délicatesse et balaie l'horreur avec brio" />
     </div>
     <div>
      Avec &quot;Les Enfants du Diable&quot;, on est bien loin de la comédie et le texte de Clémence Baron, d'une grande justesse, sonne dramatiquement à nos oreilles. <span style="font-style:italic">&quot;Toute ressemblance avec des faits réels, n'est ni pure ni fortuite coïncidence&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Veronica, jeune femme de trente ans adoptée à ses dix ans à l'étranger, et son frère se retrouvent après de longues années sans s'être vu, tous deux ayant poursuivi leur chemin chacun de leur côté, tant bien que mal. Mais Niki est plein de reproches envers Veronica qu'il accuse de les avoir abandonnés, Mirela et lui. Il apprend des nouvelles à son sujet qui l'excèdent. À peine commence-t-on à en comprendre les raisons que Veronica réapparaît, rouvrant les blessures encore douloureuses. Pourtant, Mirela les réunira, à la fois présente et absente, car elle vient juste de décéder… Un nouveau drame pour la fratrie.       <br />
              <br />
       D'ordinaire, nous sommes toujours un peu sur nos gardes dès lors que des images d'archives ou autres vidéos s'insèrent dès le départ dans un spectacle, car, à nos yeux, le pouvoir intrinsèque de l'acte théâtral, simple et pur, doit se suffire à lui-même !       <br />
              <br />
       Dans &quot;Les Enfants du Diable&quot;, le spectacle s'ouvre en effet par une vidéo d'enfants qui fixent la caméra, regards hallucinés qui nous bouleversent d'emblée. Rien d'ostentatoire, ici, par contre. Juste l'évidence d'un apport nécessaire à la construction dramaturgique de la pièce. Le rôle du Théâtre n'est-il pas aussi de nous informer au-delà de l'émotion ?       <br />
              <br />
       C'est un remarquable hommage que Clémence Baron rend dans cette pièce à ces orphelins Roumains et le binôme des comédiens (avec Antoine Cafaro) fonctionne parfaitement. Celle-ci est habitée par le personnage et apprendre que Mirela est sa sœur autiste explique certaines choses. Ce qui n'enlève rien, cela dit, au jeu de la comédienne en soi : une performance juste et sensible. Antoine Cafaro n'est pas en reste. Cofondateur en 2016 de la compagnie &quot;Les Buveurs de thé&quot;, il incarne avec brio ce frère en révolte contre sa sœur. Le tout est porté par la mise en scène unique, hyperréaliste et soignée de Patrick Zard, aux allures d'un roman de Zola ou d'un Balzac.       <br />
              <br />
       Sur scène, Mirela est présente via un simple fauteuil à bascule sur le dossier duquel est posé un châle coloré, allégorie du trouble physique de ces enfants traumatisés. <span style="font-style:italic">&quot;Se balancer, c'est rester en mouvement. Rester en mouvement, c'est vivre. Donc, se balancer, c'est vivre. Je veux rester en mouvement. Je veux vivre&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Ne ratez pas &quot;Les Enfants du Diable&quot; en ce nouveau festival Off 2024 qui aura débuté sous de bien sombres auspices et ayons une pensée pour tous ces enfants abandonnés de la Roumanie de Ceausescu.       <br />
              <br />
       Le thème de la résilience, les effets réalistes incomparables du jeu des comédiens, le texte taillé au cordeau et une bien jolie mise en scène font de ce spectacle un moment très fort où notre conscience de spectateur est fortement sollicitée.       <br />
       Le Théâtre, c'est ça aussi !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Enfants du Diable"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88769677-62824925.jpg?v=1719922095" alt="•Off 2025• "Les Enfants du Diable" Quand le théâtre honore la mémoire avec délicatesse et balaie l'horreur avec brio" title="•Off 2025• "Les Enfants du Diable" Quand le théâtre honore la mémoire avec délicatesse et balaie l'horreur avec brio" />
     </div>
     <div>
      Comédie dramatique.       <br />
       Texte : Clémence Baron.       <br />
       Mise en scène : Patrick Zard'.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Marie Nardon.       <br />
       Avec : Clémence Baron et Antoine Cafaro.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       Coproduction Cie La baronnie et  Cie Let it Be.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 25. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre de l'Oriflamme, 3-5, rue du Portail Matheron, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 88 61 17 75.       <br />
       <a class="link" href="https://loriflamme-avignon.fr/" target="_blank">>> loriflamme-avignon.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88769677-62824923.jpg</photo:imgsrc>
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  </item>

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   <title>"C'est si simple l'amour" nous dit Lars Norén avec son air mi-ange, mi-démon</title>
   <pubDate>Fri, 14 Mar 2025 07:12:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Charles Berling se frotte à l'élégance dévastatrice de Lars Norén avec un appétit d'ogre puisqu'il présente, en ce début d'année, "C'est si simple l'amour" et créera la saison prochaine une deuxième pièce de l'auteur suédois : "Lost an Found". Les mots, les obsessions et les flèches enflammées lancées vers le monde bourgeois par l'auteur nordique seront donc le quotidien pour deux ans du directeur du théâtre Chateauvallon-Liberté de Toulon puisqu'il en sera à la fois le metteur-en-scène et l'un des interprètes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87144030-61870187.jpg?v=1741803335" alt=""C'est si simple l'amour" nous dit Lars Norén avec son air mi-ange, mi-démon" title=""C'est si simple l'amour" nous dit Lars Norén avec son air mi-ange, mi-démon" />
     </div>
     <div>
      C'est dans un univers noir, mais également loufoque, que nous plongent les pièces de Lars Norén. Tel un démiurge s'amusant des égarements, des peurs et des doutes de ses créatures, il tire avec art et délectation les ficelles qui vont animer et faire vibrer les cœurs de ses personnages. Dans &quot;C'est simple l'amour&quot;, il choisit de jeter sur scène deux couples : un couple de comédiens dont c'était le grand retour à la célébrité, ce soir, qui reçoit un couple d'amis dont la femme est comédienne et le mari psychologue. C'est la fête. Une fête de première. L'ivresse des applaudissements et des louanges qui appellent la nécessité d'autres ivresses, celle des sens, celle de l'ébriété la plus systématique.       <br />
              <br />
       Monde des apparences que celui des notables, monde des illusions, celui des comédiennes et des comédiens, les deux mondes vont ici trouver un beau terrain de jeu où s'entendre, se croiser, se tordre et finir par se déchirer. Il y a en effet une soif de mettre en pièces l'apparat dans ces échanges de couples à couples et un appétit insatiable pour le vif, le sanglant, le vivant. Mais à aucun moment et dès les premiers échanges, les personnages n'acceptent la banalité. On se déchire avec amour et on se blesse par mégarde ou maladresse, droits dans les yeux, même si parfois ceux-ci sont aveugles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87144030-61870188.jpg?v=1741803362" alt=""C'est si simple l'amour" nous dit Lars Norén avec son air mi-ange, mi-démon" title=""C'est si simple l'amour" nous dit Lars Norén avec son air mi-ange, mi-démon" />
     </div>
     <div>
      Tel un concerto qui débute dès les premières mesures en allegro, la pièce ne décolère jamais. Et pourtant, les variations sont nombreuses, rythmées, provocantes, avec une constante dans l'agressivité qui semble être le moteur du couple d'acteurs. L'écriture de Lars Norén parvient à faire des variations inattendues qui redonnent à chaque scène du sel et une saveur surprenante, et parvient à creuser profondément l'abîme que le temps creuse entre les êtres au fil des ans.       <br />
              <br />
       Le temps est ce bien précieux qui a enrichi et tué l'amour de ces couples qui, depuis vingt ans, vivent. Mais est-ce un show vaguement pervers que joue le couple d'acteurs devant le couple d'invité de première ? Peut-être, mais pas uniquement. Sous le gratuit de certaines répliques au langage le plus cru possible, on sent les sentiments frémir. Étouffés. Et refusant de mourir.       <br />
              <br />
       La mise en scène imaginée par Charles Berling porte directement sur scène cette dimension exhibitionniste en invitant des spectateurs à s'installer dans le salon dans lequel se déroule l'action. Ils sont aux premières loges pour observer les heurts, les crises, les coups bas que vont s'infliger les personnages durant près de deux heures. Il n'y a rien de statique dans cette soirée. Les chaises, les bouteilles, les verres et les cœurs volent en éclats. Et les révélations qui naissent de leur ivresse sans cesse alimentée glacent, par moment, tous les sens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87144030-61870193.jpg?v=1741803383" alt=""C'est si simple l'amour" nous dit Lars Norén avec son air mi-ange, mi-démon" title=""C'est si simple l'amour" nous dit Lars Norén avec son air mi-ange, mi-démon" />
     </div>
     <div>
      C'est un exercice périlleux, difficile, que réalisent là les quatre interprètes, car le texte de la pièce foisonne de passages savoureux qu'un jeu un peu détendu rendrait banal, voire vulgaire. Le jeu et la direction d'acteur évitent totalement cette perdition. L'humour un peu cynique chatoie, le violent coupe, l'ironie rutile, le loufoque rit à pleine gorge et en fond de tout cela, la peinture vitriolée du monde du théâtre bourgeois saute aux yeux.       <br />
              <br />
       La belle performance des quatre interprètes que de rester quasiment deux heures sur scène dans une tension sans intermède ! Il faut la saluer. Chacun parvient à créer un personnage qui n'est jamais caricatural. Chacun étant d'ailleurs aussi attachant que repoussant. D'une réalité touchante. Ni diable, ni ange, mais tout de même à la fois ange et diable.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>'C'est si simple l'amour"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87144030-61870218.jpg?v=1741803406" alt=""C'est si simple l'amour" nous dit Lars Norén avec son air mi-ange, mi-démon" title=""C'est si simple l'amour" nous dit Lars Norén avec son air mi-ange, mi-démon" />
     </div>
     <div>
      Texte : Lars Norén.       <br />
       Traduction : Aino Höglund et Amélie Wendling.       <br />
       Adaptation : Alain Fromager et Amélie Wendling.       <br />
       Mise en scène : Charles Berling.       <br />
       Collaboration artistique : Christiane Cohendy et Amélie Wendling.       <br />
       Avec : Charles Berling, Alain Fromager, Caroline Proust et Bérengère Warluzel.       <br />
       Scénographie : Charles Berling et Marco Giusti.       <br />
       Costumes : Bernadette Villard.       <br />
       Création lumières : Marco Giusti.       <br />
       Production : Châteauvallon-Liberté, scène nationale.       <br />
       Création le 5 mars 2025 au Liberté, scène nationale.       <br />
       Coproduction : Théâtre National de Nice - TNN.       <br />
       Pour tous dès 15 ans.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 21 mars 2025.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 19 h 30, samedi à 21 h.       <br />
       Le Liberté - scène nationale,  Salle Fanny Ardant, Toulon, 09 800 840 40.       <br />
       <a class="link" href="https://www.chateauvallon-liberte.fr/" target="_blank">&gt;&gt; chateauvallon-liberte.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87144030-61870221.jpg?v=1741803431" alt=""C'est si simple l'amour" nous dit Lars Norén avec son air mi-ange, mi-démon" title=""C'est si simple l'amour" nous dit Lars Norén avec son air mi-ange, mi-démon" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       16 et 17 mai 2025 : Maison des Arts du Léman, Thonon-les-Bains (74).       <br />
       3 au 7 mars 2026 : Théâtre du Jeu de Paume, Les Théâtres, Aix-en-Provence (13).       <br />
       10 au 21 mars 2026 : Espace des arts - Scène nationale, Chalon-sur-Saône (71).       <br />
       31 mars au 2 avril 2026 : Théâtre National, Nice (06).       <br />
       18 avril 2026 : Théâtre du Crochetan, Monthey (Suisse).       <br />
       21 avril 2026 : Théâtre de Beausobre, Morges (Suisse).       <br />
       23 avril 2026 : Théâtre, Aix-les-bains (73).       <br />
       25 avril 2026 : Théâtre Théo Argence, Saint-Priest (69).       <br />
       28 avril 2026 : Théâtres en Dracénie, Draguignan (83).       <br />
       Mai/juin 2026 : Théâtre de l'atelier, Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/87144030-61870187.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/C-est-si-simple-l-amour-nous-dit-Lars-Noren-avec-son-air-mi-ange-mi-demon_a4170.html</link>
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   <title>•Off 2024• "Les Enfants du Diable" Quand le théâtre honore la mémoire avec délicatesse et balaie l'horreur avec brio</title>
   <pubDate>Tue, 02 Jul 2024 13:43:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Bucarest 2009, vingt ans après la chute de Ceaușescu et la découverte des "orphelinats mouroirs", Niki et Veronica, un frère et une sœur que tout oppose, déchirés par un passé commun, se retrouvent une nouvelle fois unis par un drame. Une nuit, c'est rapide pour réparer une vie, c'est cruel à l'égal du temps qui passe, une nuit pour envisager une vie. Comment une fratrie caractérisée comme "enfants du Diable" peut-elle s'affranchir de son passé ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81309733-58591918.jpg?v=1719921955" alt="•Off 2024• "Les Enfants du Diable" Quand le théâtre honore la mémoire avec délicatesse et balaie l'horreur avec brio" title="•Off 2024• "Les Enfants du Diable" Quand le théâtre honore la mémoire avec délicatesse et balaie l'horreur avec brio" />
     </div>
     <div>
      En cette période pour le moins troublée de notre pays qui vacille, il va sans dire que la pièce de Clémence Baron, &quot;Les Enfants du Diable&quot;, aura quelques échos bien sonores lors de ce Festival d'Avignon 2024. Le totalitarisme est aux portes de notre pays. Ne le laissons pas entrer, comme il a pu le faire dans l'Histoire européenne pas si lointaine. En Roumanie, par exemple, deux mois après la chute du mur de Berlin, alors que le pays était dirigé par un couple fou et sanguinaire : le couple Elena et Nicolae Ceaușescu, surnommé Dracula, ou encore &quot;le génie des Carpates&quot;.        <br />
              <br />
       Leur politique communiste nataliste sinistre, contre l'avortement et la contraception, était des plus extrêmes – cinq enfants minimum par foyer sous peine d'amende –, et surtout la création des pouponnières d'enfants dits &quot;oligophrènes&quot; dont les témoignages des ONG soulèvent l'horreur absolue à leur découverte : régime carcéral réservé à des enfants au crâne rasé, enfants abandonnés, parqués comme du bétail humain dans des établissements aux sanitaires inutilisables, baignant dans leurs excréments, attendant la mort, soumis à des hurlements incessants et des violences récurrentes, isolés, hébétés, se balançant d'avant en arrière à longueur de journée…       <br />
              <br />
       C'est ce pan de l'Histoire européenne, plutôt méconnu, qui a inspiré la comédienne et metteure en scène Clémence Baron, autrice de &quot;Fallacia&quot;, une comédie digne de Feydeau, selon les critiques, et qui retiendra l'attention de la maison d'édition des Cygnes qui la publiera.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81309733-58591962.jpg?v=1719922064" alt="•Off 2024• "Les Enfants du Diable" Quand le théâtre honore la mémoire avec délicatesse et balaie l'horreur avec brio" title="•Off 2024• "Les Enfants du Diable" Quand le théâtre honore la mémoire avec délicatesse et balaie l'horreur avec brio" />
     </div>
     <div>
      Avec &quot;Les Enfants du Diable&quot;, on est bien loin de la comédie et le texte de Clémence Baron, d'une grande justesse, sonne dramatiquement à nos oreilles. <span style="font-style:italic">&quot;Toute ressemblance avec des faits réels, n'est ni pure ni fortuite coïncidence&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Veronica, jeune femme de trente ans adoptée à ses dix ans à l'étranger, et son frère se retrouvent après de longues années sans s'être vu, tous deux ayant poursuivi leur chemin chacun de leur côté, tant bien que mal. Mais Niki est plein de reproches envers Veronica qu'il accuse de les avoir abandonnés, Mirela et lui. Il apprend des nouvelles à son sujet qui l'excèdent. À peine commence-t-on à en comprendre les raisons que Veronica réapparaît, rouvrant les blessures encore douloureuses. Pourtant, Mirela les réunira, à la fois présente et absente, car elle vient juste de décéder… Un nouveau drame pour la fratrie.       <br />
              <br />
       D'ordinaire, nous sommes toujours un peu sur nos gardes dès lors que des images d'archives ou autres vidéos s'insèrent dès le départ dans un spectacle, car, à nos yeux, le pouvoir intrinsèque de l'acte théâtral, simple et pur, doit se suffire à lui-même !       <br />
              <br />
       Dans &quot;Les Enfants du Diable&quot;, le spectacle s'ouvre en effet par une vidéo d'enfants qui fixent la caméra, regards hallucinés qui nous bouleversent d'emblée. Rien d'ostentatoire, ici, par contre. Juste l'évidence d'un apport nécessaire à la construction dramaturgique de la pièce. Le rôle du Théâtre n'est-il pas aussi de nous informer au-delà de l'émotion ?       <br />
              <br />
       C'est un remarquable hommage que Clémence Baron rend dans cette pièce à ces orphelins Roumains et le binôme des comédiens (avec Antoine Cafaro) fonctionne parfaitement. Celle-ci est habitée par le personnage et apprendre que Mirela est sa sœur autiste explique certaines choses. Ce qui n'enlève rien, cela dit, au jeu de la comédienne en soi : une performance juste et sensible. Antoine Cafaro n'est pas en reste. Cofondateur en 2016 de la compagnie &quot;Les Buveurs de thé&quot;, il incarne avec brio ce frère en révolte contre sa sœur. Le tout est porté par la mise en scène unique, hyperréaliste et soignée de Patrick Zard, aux allures d'un roman de Zola ou d'un Balzac.       <br />
              <br />
       Sur scène, Mirela est présente via un simple fauteuil à bascule sur le dossier duquel est posé un châle coloré, allégorie du trouble physique de ces enfants traumatisés. <span style="font-style:italic">&quot;Se balancer, c'est rester en mouvement. Rester en mouvement, c'est vivre. Donc, se balancer, c'est vivre. Je veux rester en mouvement. Je veux vivre&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Ne ratez pas &quot;Les Enfants du Diable&quot; en ce nouveau festival Off 2024 qui aura débuté sous de bien sombres auspices et ayons une pensée pour tous ces enfants abandonnés de la Roumanie de Ceausescu.       <br />
              <br />
       Le thème de la résilience, les effets réalistes incomparables du jeu des comédiens, le texte taillé au cordeau et une bien jolie mise en scène font de ce spectacle un moment très fort où notre conscience de spectateur est fortement sollicitée.       <br />
       Le Théâtre, c'est ça aussi !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Enfants du Diable"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81309733-58591963.jpg?v=1719922095" alt="•Off 2024• "Les Enfants du Diable" Quand le théâtre honore la mémoire avec délicatesse et balaie l'horreur avec brio" title="•Off 2024• "Les Enfants du Diable" Quand le théâtre honore la mémoire avec délicatesse et balaie l'horreur avec brio" />
     </div>
     <div>
      Comédie dramatique.       <br />
       Texte : Clémence Baron.       <br />
       Mise en scène : Patrick Zard.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Marie Nardon.       <br />
       Avec : Clémence Baron et Antoine Cafaro.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       Compagnie de la Baronnerie.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h 30. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre de l'Oriflamme, 3-5, rue du portail Matheron, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 88 61 17 75.       <br />
       <a class="link" href="https://loriflamme-avignon.fr/" target="_blank">&gt;&gt; loriflamme-avignon.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81309733-58591918.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Les-Enfants-du-Diable-Quand-le-theatre-honore-la-memoire-avec-delicatesse-et-balaie-l-horreur-avec-brio_a3981.html</link>
  </item>

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   <title>•Avignon Off 2018• Une forme de miroir contemporain avec ses diaboliques bobards… façon fake news</title>
   <pubDate>Sat, 30 Jun 2018 13:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2018]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Le Maître et Marguerite" de Mikhaïl Boulgakov, c'est Dostoïevski, Gogol et Tchekhov réunis. Un roman qui est un désir de théâtre. Désir qu'Igor Mendjinsky exauce avec talent dans l'adaptation qu'il propose.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23387575-25687433.jpg?v=1526891227" alt="•Avignon Off 2018• Une forme de miroir contemporain avec ses diaboliques bobards… façon fake news" title="•Avignon Off 2018• Une forme de miroir contemporain avec ses diaboliques bobards… façon fake news" />
     </div>
     <div>
      C'est une nuit de pleine lune, une nuit de plein été, et dans Moscou, certains, nombreux, rencontrent des chats qui parlent. Un homme meurt décapité par un tramway, une jeune femme meurt à l'autre bout de la ville. Un écrivain voit son œuvre raillée et censurée. Une jeune femme à la tête romanesque quitte son mari et son ennui à la recherche d'un maître. Un dramaturge qui a écrit une pièce sur Jésus et Ponce Pilate, témoin de tout cela, se trouve enfermé chez les fous. Une sorcière chevauche un balai.       <br />
              <br />
       Les récits se choquent, cahotent et s'amplifient jusqu'à l'absurde, jusqu'à l'inquiétude.       <br />
              <br />
       C'est que c'est le diable qui mène la danse, sème le désordre, installe une autre réalité, la Sienne, qui dissout toutes les autres. Le Surnaturel s'impose. Ce qui est des plus réjouissant.       <br />
              <br />
       Et dans cette nuit de pleine lune, l'ombre d'un pouvoir s'étend sur la ville. Comprenne qui pourra.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23387575-25687434.jpg?v=1526891260" alt="•Avignon Off 2018• Une forme de miroir contemporain avec ses diaboliques bobards… façon fake news" title="•Avignon Off 2018• Une forme de miroir contemporain avec ses diaboliques bobards… façon fake news" />
     </div>
     <div>
      Dans l'adaptation qu'il fait de l'œuvre, Igor Mendjisky adopte une écriture scénique en tout point fidèle aux mouvements de l'écriture du roman, et la rigueur de jeu et de plateau renvoie à celle du livre.       <br />
              <br />
       Virtuose, hachée profondément drôle et intensément cohérente sous les apparences, la représentation joue à cache-cache avec l'imaginaire. Le spectateur est face à une réalité fluctuante qui joue avec le pouvoir d'illusion ou avec les remises à plats de la réalité tangible de la scène de spectacle.       <br />
              <br />
       Les acteurs &quot;entrent en jeu&quot; littéralement, imposent les changements de personnages, de lieux. Glissent des uns aux autres en une danse de plus en plus… endiablée. Dans les écarts créés, Igor Mendjisky a la très bonne idée de marquer le chevauchement des lieux et des temps (de l'antiquité à nos jours, de la fiction à la réalité) par des changements de langues et d'alphabets utilisés comme titre de cinéma ou de chapitres de livre. Pour le grand bonheur de dépaysement du spectateur qui a, par exemple, la surprise d'entendre du Lou Reed en langue russe, ou Jésus et Pilate parler en grec ancien.       <br />
              <br />
       Incarné par Romain Cottard, Woland (le diable) mène cette danse en escamoteur, en magicien, en bateleur, en monsieur loyal sûr de lui et dominateur. Un diable sacrément farceur des plus inquiétant. Diaboliquement nôtre. Il semblerait bien que celui-ci tende comme une forme de miroir du monde contemporain avec ses bobards qui tissent notre quotidien (fake news du web).       <br />
               <br />
       Le public en est témoin : foi de spectateur qui applaudit des deux mains. Assurément, il se passe quelque chose sur la scène de pas ordinaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le Maître et Marguerite"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23387575-25687435.jpg?v=1526891296" alt="•Avignon Off 2018• Une forme de miroir contemporain avec ses diaboliques bobards… façon fake news" title="•Avignon Off 2018• Une forme de miroir contemporain avec ses diaboliques bobards… façon fake news" />
     </div>
     <div>
      Texte : Mikhaïl Boulgakov       <br />
       Adaptation (éd. L’avant-scène théâtre - 2018) et mise en scène : Igor Mendjisky.       <br />
       Assistant mise en scène : Arthur Guillot.       <br />
       Avec : Marc Arnaud, Romain Cottard, Adrien Gamba-Gontard, Igor Mendjisky, Pauline Murris, Alexandre Soulié, Esther Van Den Driessche et Yuriy Zavalnyouk.       <br />
       Traduction du Grecque ancien : Déborah Bucchi.       <br />
       Lumières : Stéphane Deschamps.       <br />
       Costumes : May Katrem et Sandrine Gimenez.       <br />
       Vidéo : Yannick Donet.       <br />
       Scénographie : Claire Massard et Igor Mendjisky.       <br />
       Constructions décors:  J.L Malavasi.       <br />
       Production Compagnie Les Sans Cou, FAB - Fabriqué à Belleville, ACMÉ Production.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2018•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 27 juillet 2018.</span>       <br />
       Tous les jours à 19 h 40, relâche le mercredi.       <br />
       11 • Gilgamesh Belleville, Salle 1,       <br />
       11, boulevard Raspail, Avignon.       <br />
       Tél. : 04 90 89 82 63.       <br />
       <a class="link" href="https://www.11avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; 11avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/23387575-25687433.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2018-Une-forme-de-miroir-contemporain-avec-ses-diaboliques-bobards-facon-fake-news_a2175.html</link>
  </item>

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