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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"Hôtel des deux mondes"… Deux rounds avant un autre départ</title>
   <pubDate>Tue, 21 Feb 2017 14:19:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans un lieu où la vie est en suspens, Anne Bourgeois met en scène des personnages à la crête des sentiments de résignation, de nouvel envol ou de sacrifice dans une scénographie aux accents futuristes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11226283-18665293.jpg?v=1487683942" alt=""Hôtel des deux mondes"… Deux rounds avant un autre départ" title=""Hôtel des deux mondes"… Deux rounds avant un autre départ" />
     </div>
     <div>
      Ils y arrivent et y sortent par un ascenseur. Cinq personnes, dont la vie a été happée par un événement tragique, se retrouvent dans un même endroit. Une sorte de purgatoire. Ils incarnent ce moment où l'attente devient le centre d'une existence. Cette attente est-elle pour autant crainte, frayeur, joie ou espoir ? Elle dépend des personnages, de leur résignation ou de leur combativité.       <br />
              <br />
       Deux préposés disant mot accompagnent le déroulement des scènes. Leur présence est une préfiguration d'un moment où le silence fait acte. C'est par cette lucarne qu'Éric-Emmanuel Schmitt, au travers du docteur Hess (Odile Cohen), philosophe, médite sur le sens de la vie sans que la pièce verse dans un quelconque intellectualisme.       <br />
              <br />
       Schmitt a un talent d'écriture. Nombre de ses pièces le montrent. Celle-ci est très bien écrite même si elle flirte parfois avec des travers &quot;fleur bleue&quot;. Humour et philosophie se mêlent dans une dramaturgie que l'auteur maîtrise.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11226283-18665425.jpg?v=1487683943" alt=""Hôtel des deux mondes"… Deux rounds avant un autre départ" title=""Hôtel des deux mondes"… Deux rounds avant un autre départ" />
     </div>
     <div>
      Le docteur Hess porte un joli décolleté. L'intérêt de celui-ci reste mystérieux dans un espace qui fait plutôt office de purgatoire. Le jeu des comédiens est de très bonne facture, incarné avec truculence et brio par Jean-Paul Farré, Michèle Garcia et Jean-Jacques Moreau. Le regard amoureux entre Davy Sardou et Noémie Elbaz, qui par ailleurs est remarquable tout au long de la pièce, manque toutefois de vérité comme si le silence gestuel ne pouvait être habité même en arrière-scène.       <br />
              <br />
       La mise en scène reste un tantinet dans un pré carré où la prise de risque a été quelque peu bottée en touche. Anne Bourgeois aurait sans doute pu bousculer un peu plus le texte, riche de possibilités.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Hôtel des deux mondes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11226283-18665531.jpg?v=1487684266" alt=""Hôtel des deux mondes"… Deux rounds avant un autre départ" title=""Hôtel des deux mondes"… Deux rounds avant un autre départ" />
     </div>
     <div>
      Texte : Éric-Emmanuel Schmitt.       <br />
       Mise en scène : Anne Bourgeois, assistée de Betty Lemoine.       <br />
       Avec : Davy Sardou, Jean-Paul Farré, Jean-Jacques Moreau, Michèle Garcia, Odile Cohen, Noémie Elbaz, Günther Vanseveren, Roxane Le Texier.       <br />
       Décor : Stéfanie Jarre, assistée de de Daphné Roulot.       <br />
       Lumières : Jacques Rouveyrollis, assisté de Jessica Duclos.       <br />
       Costumes : Nathalie Chevalier.       <br />
       Accessoiriste : Nils Zachariasen.       <br />
       Musique : Jacques Cassard.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Depuis le 19 Janvier 2017.</span>       <br />
       Mardi au samedi à 21 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Rive Gauche, Paris 14e, 01 43 35 32 31.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-rive-gauche.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-rive-gauche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/11226283-18665425.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Hotel-des-deux-mondes-Deux-rounds-avant-un-autre-depart_a1748.html</link>
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   <title>"L’affrontement"... Ou quand la modernité bouscule l’Église</title>
   <pubDate>Mon, 15 Jul 2013 10:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidine Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une pièce qui traite du thème de l’Église face à sa propre modernité, "L’affrontement" aborde avec beaucoup d’humour la place de celle-ci aujourd’hui. Peut-on faire évoluer des dogmes religieux plusieurs fois centenaires sans renier l’institution même de l’Église ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5700607-8501149.jpg?v=1374050834" alt=""L’affrontement"... Ou quand la modernité bouscule l’Église" title=""L’affrontement"... Ou quand la modernité bouscule l’Église" />
     </div>
     <div>
      C’est la première fois qu’il est possible d’entrer dans un théâtre comme dans une église. Il est là le prêtre, habillé de sa redingote noire, là, le père Tim Farley (Francis Huster) perché dans sa tribune côté cour et surplombant la scène. La voix haut perchée, il fait avec solennité un prêche où l’humour habille chacun de ses propos dominicaux. L’écho fait ressortir la religiosité du moment.       <br />
              <br />
       Pourquoi l’église refuse-t-elle le droit de sacerdoce aux femmes ? Pourquoi s’oppose-t-elle au mariage des prêtres ? Ce sont toutes ces questions qui sont débattues entre le jeune séminariste Mark Dolson (Davy Sardou) plein de fougue, de franchise et habillé de modernité face à un prêtre prêchant dans le respect liturgique de l’Église Romaine.       <br />
              <br />
       Les thèmes de la religion face à la modernité sont traités avec persuasion, humour, passion. La pièce donne à réfléchir sans pour autant versée dans l’ennui ou l’intellectualisme.        <br />
              <br />
       La voix des comédiens est timbrée d’écho, comme venant des cieux. Francis Huster habite un personnage drôle, vif et assez emporté. Son jeu est très marqué corporellement mais sa voix est souvent trop appuyée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5700607-8501150.jpg?v=1374050834" alt=""L’affrontement"... Ou quand la modernité bouscule l’Église" title=""L’affrontement"... Ou quand la modernité bouscule l’Église" />
     </div>
     <div>
      Davy Sardou arrive à incarner un personnage qui oscille entre différentes émotions telles que la colère, la passion voire la distance. Il donne à son personnage des accents sincères sans pour autant tomber dans des trémolos. Il est là enfin le divin diacre qui veut bousculer le monde ecclésiastique, le divin diacre qui fait ses gammes liturgiques avec une truculence qui ne cohabite jamais avec la naïveté. Entier dans sa démarche, il souhaite bousculer l’Église par souci démocratique et justice. Davy Sardou est superbe dans le jeu, juste dans les intonations et les colères. La voix du jeune diacre porte, pointe et épingle avec brio la religion chrétienne. Très naturel, dans des gammes de voix et de jeu assis dans un large spectre d’émotions, il incarne un personnage aussi proche de ses convictions que de Dieu. Il se fait le porte-parole d’une autre voix de l’Église qui outrepasse, comme dans toute religion, un diktat consensuel.       <br />
              <br />
       Le texte de Bill C. Davis est bien écrit, éloquent sans être verbeux, bien construit dans la trame. La mise en scène articule avec justesse les différents moments de la pièce tout en gardant une simplicité dans son approche scénique. C’est vif, rapide avec pour chaque acte, une chanson rock, blues ou country.        <br />
              <br />
       Mécréants, athées ou croyants de toutes obédiences peuvent s’assoir sur un même banc pour vivre la même scène et passer un bon moment. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L’affrontement"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5700607-8501152.jpg?v=1374050834" alt=""L’affrontement"... Ou quand la modernité bouscule l’Église" title=""L’affrontement"... Ou quand la modernité bouscule l’Église" />
     </div>
     <div>
      Texte : Bill C. Davis.       <br />
       Mise en scène : Steve Suissa.       <br />
       Assistant mise en scène : Denis Lemaître.       <br />
       Avec : Francis Huster (Père Tim Farley) et Davy Sardou (Mark Dolson).       <br />
       Lumière : Jacques Rouveyrollis.       <br />
       Décor : Stéfanie Jarre.       <br />
       Costumes : Édith Vesperini.       <br />
       Son : Alexandre Lessertisseur.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 25 septembre 2013.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, le dimanche à 17 h 30.       <br />
       Théâtre Rive Gauche, Paris 14e, 01 43 35 32 31.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-rive-gauche.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-rive-gauche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5700607-8501149.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Jeanne d'Arc façon Anouilh... un véritable bonbon à savourer en souriant !</title>
   <pubDate>Thu, 21 Jun 2012 20:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gilbert Jouin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jeanne d’Arc… Un mythe. Une jeune fille innocente et pleine de bon sens, diablement forte et courageuse… La petite bergère, seule, face à la justice des hommes, va revivre son épopée devant les juges. Avec son esprit aiguisé et son sens de l’humour, Jean Anouilh dresse, loin des représentations habituelles de Jeanne, le portrait d’une femme passionnée et éternellement moderne, devenue immortelle en incarnant la liberté, l’intelligence, la sagesse du peuple, l’indépendance face à la sottise bornée des puissants et des institutions établies dans leurs certitudes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4435002-6665692.jpg?v=1340216828" alt="Jeanne d'Arc façon Anouilh... un véritable bonbon à savourer en souriant !" title="Jeanne d'Arc façon Anouilh... un véritable bonbon à savourer en souriant !" />
     </div>
     <div>
      Quel bonheur que cette histoire de Jeanne d’Arc revisitée par l’œil, l’esprit et la plume aiguisés de Jean Anouilh ! C’est, à mon avis, une vision qui pourrait être la plus proche de la réalité tant les comédiens sont crédibles.       <br />
              <br />
       Cette pièce mérite d’être vue pour trois raisons essentielles.       <br />
       D’abord, il y a l’écriture de Jean Anouilh. Très moderne, elle allie le lyrisme à l’impertinence, l’émotion et l’ironie, le réalisme à l’irrationnel, la tragédie au burlesque. Et puis il y a l’aspect satirique. Les institutions, qu’elles soient politiques ou religieuses, sont très habilement brocardées. Les dialogues sont ciselés, sans fioritures ; les répliques sont cinglantes, sournoises, faussement ou franchement candides. Après Colombe (dans laquelle jouait déjà Sara Giraudeau), L’Alouette ne fait que confirmer l’immense talent de dramaturge de Jean Anouilh.       <br />
              <br />
       Ensuite, il y a la mise en scène et le jeu des comédiens. Là aussi, on va à l’essentiel. Le décor est on ne peut plus succinct. Hormis cette immense rosace qui envahit l’espace en fond de scène, il n’y a ça et là que quelques sièges. Ce sont les changements de lumières et les projections qui vont apporter le facteur temps ou émotionnel de l’instant. On voit même une escadrille d’oiseaux traverser le ciel vosgien de Domrémy… La mise en scène est nerveuse, variée, parfois académique, parfois fantaisiste. Ce qui fait qu’on ne s’ennuie jamais… Et puis les costumes sont bien jolis… Enfin, il y a la qualité de jeu de tous les acteurs de ce drame. Ils sont tellement complices qu’on dirait avoir affaire à une troupe. En plus, certains d’entre eux sont amenés à tenir plusieurs rôles. Il leur suffit d’adopter une gestuelle particulière et de prendre un accent (par exemple, paysan pour les parents de Jeanne, ou rouler les &quot;r&quot; pour le Connétable) et l’affaire est jouée ; et bien jouée… Ils sont dix et ils sont tous, chacun dans son ou ses registres, formidables. Toute la pièce – je l’ai formulé précédemment – est d’un très haut niveau sur le plan de la dramaturgie. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4435002-6665693.jpg?v=1340216867" alt="Jeanne d'Arc façon Anouilh... un véritable bonbon à savourer en souriant !" title="Jeanne d'Arc façon Anouilh... un véritable bonbon à savourer en souriant !" />
     </div>
     <div>
      Malgré tout, il y a deux scènes qui, à mon goût, se détachent du lot et proposent un grand moment de comédie, l’une par son intensité, l’autre par son humour. La première, particulièrement haute en couleurs, est la confrontation entre Jeanne et Robert de Baudricourt. La seconde est le tête-à-tête primesautier entre la jeune Lorraine et son roi, le futur Charles VII ; on y frise le vaudeville. Ces deux scènes constituent une véritable gourmandise pour les amateurs de théâtre... Mais il y a également un chanoine pervers, un père frustre, un Anglais plein de morgue, une fiancée très chatte et très arriviste, une mère touchante de tendresse (quoi que...), une reine intrigante, un Cauchon pas tout à fait haïssable, un Inquisiteur rigide et bouffi de certitudes, un Boudousse savoureux... Bons, ils sont absolument tous bons.       <br />
              <br />
       La troisième raison de courir voir cette pièce – et non la moindre – est la prestation carrément magistrale de Sara Giraudeau. N’ayons pas peur des mots, on touche au divin. Complètement habitée, elle EST Jeanne. Quelle palette de jeu, quelle sensibilité et quel sens de l’humour ! De sa petite voix flûtée, elle raconte son épopée avec des accents teintés de candeur ou de bon sens. Lorsqu’elle évoque ses conversations avec l’Archange Saint Michel, elle restitue le dialogue en jouant sur deux tessitures, ce qui apporte de la force à l’échange. Jeanne est une parfaite ingénue. Guidée par sa foi, elle a le pardon facile. Son père la roue de coups ? Sous l’avalanche, elle prie pour lui. Tout au long de la pièce, elle s’en tiendra à cette confiance aveugle qu’elle porte au Très-Haut, à ses saints et à ses saintes. Si, par moments, le doute vient l’effleurer, elle le chasse d’un revers de credo. Même s’il semble la laisser tomber, Dieu – omniprésent pendant une heure trois-quarts – a toujours raison et elle accepte humblement son sort…        <br />
              <br />
       Pourtant, il arrive que la petite paysanne se dédouble soudain lorsqu’elle se trouve confrontée à un problème qui peut l’aider à accomplir l’entreprise qui lui a été confiée. Soudain, c’est la Missionnée qui prend le dessus. Cette attitude est flagrante quand elle doit convaincre ce soudard de Baudricourt. Elle apparaît alors matoise et rouée. Elle a une de ces façons de se le mettre dans sa poche ! Il ne voit rien venir. Elle le roule dans la farine, obtient tout ce qu’elle veut de lui sans rien lui offrir en échange et, le pire, c’est qu’il croit que c’est lui qui a tout manigancé. Au niveau de la persuasion insidieuse, c’est du grand art. Si cette scène est vraiment délicieuse, elle le doit aussi à la remarquable réplique que donne Joël Demarty à Sara Giraudeau…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4435002-6665700.jpg?v=1340216987" alt="Jeanne d'Arc façon Anouilh... un véritable bonbon à savourer en souriant !" title="Jeanne d'Arc façon Anouilh... un véritable bonbon à savourer en souriant !" />
     </div>
     <div>
      Autre morceau de bravoure, la rencontre à Chinon avec Charles. Et là, il faut saluer le brio de Davy Sardou. De pièce en pièce, ce jeune homme ne cesse de révéler un immense talent et ce, dans tous les domaines. Ici, il excelle dans la drôlerie. Il campe un futur monarque puéril, futile, craintif et irresponsable, plus porté sur la gaudriole et le bilboquet que sur les affaires de son royaume. Il est irrésistible. Sa confrontation avec Jeanne, l’opposition des styles, est un véritable bonbon que l'on savoure en souriant.       <br />
              <br />
       Pendant près de deux heures, Sara Giraudeau est tout bonnement éblouissante. Elle a tout reçu au niveau des gènes et elle en fait le meilleur usage possible. Aujourd’hui, elle est devenue une incontournable de la scène française. C’est la quatrième fois que je la vois au théâtre, la quatrième fois que je suis bluffé et emballé. Elle sait absolument tout faire sans jamais donner l’impression de jouer tant elle s’approprie ses personnages.       <br />
              <br />
       Si, bien sûr, Sara Giraudeau tient la pièce sur ses charmantes épaules, ses neuf partenaires sont largement à la hauteur pour nous offrir un grand et beau moment de théâtre. En tout cas, Jean Anouilh aurait été sacrément fier de cette Alouette-là…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Alouette"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4435002-6665706.jpg?v=1340217117" alt="Jeanne d'Arc façon Anouilh... un véritable bonbon à savourer en souriant !" title="Jeanne d'Arc façon Anouilh... un véritable bonbon à savourer en souriant !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean Anouilh.       <br />
       Mise en scène : Christophe Lidon.       <br />
       Assistante mise en scène : Natacha Garange.       <br />
       Avec Sara Giraudeau (Jeanne d'Arc), Olivier Claverie (Le Promoteur), Stéphane Cottin (Warwick), Marie-Hélène Danède (La mère de Jeanne, la Reine Yolande), Joël Demarty (Beaudricourt, Le Connétable), François Dunoyer (le père de Jeanne, l’Inquisiteur), Jacques Fontanel (Boudousse), Maëlia Gentil (Agnès), Bernard Malaka (Cauchon), Davy Sardou (Charles).       <br />
       Décor : Catherine Bluwal.       <br />
       Costumes : Pascale Bordet.       <br />
       Lumières : Marie-Hélène Pinon.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Spectacle du 23 mai au 28 juillet 2012.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, matinée samedi à 17 h 30.       <br />
       Théâtre Montparnasse, Paris 14e, 01 43 22 77 74.        <br />
       <a class="link" href="http://www.theatremontparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatremontparnasse.com</a>       <br />
              <br />
       Article publié en partenariat avec <a class="link" href="http://critikator.blogspot.com/" target="_blank">&gt;&gt; critikator</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4435002-6665692.jpg</photo:imgsrc>
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