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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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   <title>Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire</title>
   <pubDate>Sat, 29 Jan 2022 16:39:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le parcours de ce début d'après-midi bordelais, fertile en émotions "performatives", conduit des deux belles rotondes de La Halle des Chartrons et du Marché de Lerme - monuments historiques dédiés dorénavant aux manifestations artistiques - à L'Atelier des Marches de Jean-Luc Terrade, le créateur de ce festival. Des trois formes chorégraphiées, où les corps engagés expriment ce que les mots à eux seuls ne peuvent dire, ressort l'irrépressible désir d'en finir avec le jugement identitaire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61956877-45041196.jpg?v=1643472038" alt="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" title="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Epurrs 360"</strong></span>, du chorégraphe <b>Francis Lambert</b>, en complicité avec ses deux interprètes Wolf et Cyborg au surnom évocateur pour chacune des forces hybrides contenues dans son pseudo (homme-loup et homme-machine), renvoie à l'atmosphère des ghettos de Los Angeles des années deux mille où le Krump a pris racine. Utilisant à l'envi les codes de la rue, se lançant dans des battles effrénées, la puissance déployée par leur imposante stature et la maîtrise impeccable de leurs mouvements, font office d'uppercut savamment retenu.       <br />
              <br />
       Dès leur entrée en jeu, tapant rageusement dans un tas de poussières, baskets aux pieds et poings serrés, les deux danseurs affichent leur énergie débordante au-delà de l'intensité de la colère lovée en eux. Articulant leurs figures chorégraphiées au tempo des grondements répétitifs de la musique électro, ils alternent marches désarticulées, mouvements saccadés et bras tendus poings en avant, sans jamais se heurter l'un à l'autre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61956877-45041204.jpg?v=1643472075" alt="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" title="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" />
     </div>
     <div>
      En effet, si l'expressionnisme appuyé des visages et des corps reflète les tensions emmagasinées en eux, les gestes et sourires fugaces échangés les associent fraternellement dans le même trip urbain libérateur. Il ne s'agit là aucunement d'un combat, mais d'un rituel impeccablement rythmé dont le but renvoie à une cérémonie païenne d'exorcisme visant à faire voler en éclats toutes servitudes et rejets enfermant. Une explosion pacifique qui résonne comme un puissant hymne à la vie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61956877-45041213.jpg?v=1643472178" alt="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" title="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Troisième nature"</strong></span>, des chorégraphes interprètes <b>Florencia Demestri</b> et <b>Samuel Lefeuvre</b>, se présente comme une "in-forme" énigmatique recouverte d'une réplique de couverture de "sur-vie" argentée, sur laquelle viennent jouer les éclats de lumières jaune orangé s'accrochant à sa texture réfléchissante. Puis, imperceptiblement, la forme inanimée s'agite de mouvements la modelant, la sculptant, la faisant passer par des états indéterminés entre le minéral en fusion et les prémices du vivant bourgeonnant, règne végétal et animal confondus dans la même entité en devenir.       <br />
              <br />
       Ainsi, du magma originel naîtront des formes siamoises explorant l'espace, se chevauchant jusqu'à se distinguer insensiblement l'une de l'autre. Histoire plastique d'une parthénogenèse erratique, une forêt de bras et jambes entremêlés résonne comme une "annonciation", celle de l'avènement de sujets s'autonomisant en toute liberté.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61956877-45041214.jpg?v=1643472214" alt="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" title="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" />
     </div>
     <div>
      Matière éminemment modelable, échappant à toute réduction d'interprétations préfabriquées, la métamorphose à vue de cette &quot;Troisième Nature&quot; s'inscrit dans les mouvements d'une poésie vivante dépliant ses secrètes ressources afin de mieux distiller un suc organique transcendant les genres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61956877-45041234.jpg?v=1643472338" alt="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" title="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Comme un symbole"</strong></span>, <b>d'Alexandre Fandard</b>, se propose de "danser" les représentations du jeune de banlieue, celles véhiculées sans vergogne aucune par la vox populi fière de sa suprématie et portant effrontément ses valeurs érigées en modèle universel. Vécu "ordinairement" comme un maillage de stéréotypes construits, le banlieusard à peau basanée est craint, dévalué, rejeté. C'est à ce portrait-robot le rejetant hors de la commune humanité que le chorégraphe entend redonner "droit de cité"… en l'éclairant sous différents angles… afin de mieux le déconstruire dans une chute pour le moins inattendue.       <br />
              <br />
       Vêtu des attributs identifiant à vue d'œil le sujet de sa recherche, ample survêtement et casquette vissée sur le crâne, il interprète les stéréotypes du jeune de banlieue, n'économisant aucun des traits stigmatisant ce rebut d'humanité honni par "la meute des honnêtes gens" (cf. "Chasse à l'enfant" de Jacques Prévert). Du mur de la cité encaissant ses coups de pied défouloirs, aux jets de canettes sur des cibles invisibles, de la piquouse rapide dans la pliure du bras, à l'errance désœuvrée d'une existence sans horizon d'attentes, de l'éreintement des trajets transiliens suspendus à la barre de rames cacophoniques, aux transes de la musique techno, toute situation est documentée chorégraphiquement, disséquée avec soin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61956877-45041236.jpg?v=1643472375" alt="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" title="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" />
     </div>
     <div>
      La musique stéréoscopique ne cessera… que pour &quot;faire entendre&quot; une autre musique, une musique improbable en ce territoire, un chant incantatoire empreint d'une émotion envoûtante entonné par celui même que l'entre soi bourgeois relègue volontiers dans les sous-sols de la civilisation. Un lied de Schubert, &quot;Der Leiermann&quot; - le même qui celui qui concluait &quot;May B&quot; de Maguy Marin -, s'élève dans la profondeur de sa nuit pour dire, dans un halo de lumière, que la beauté d'autres chants ne lui est nullement &quot;étrangère&quot;. <span style="font-style:italic">&quot;Fini… c'est fini… ça va finir… ça va peut-être finir&quot;</span> (cf. la chute de &quot;May B&quot;), mais tout semble ici désormais possible…       <br />
              <br />
       <b>Ces trois spectacles ont été vus dans le cadre du Festival Trente Trente de Bordeaux-Métropole-Boulazac le samedi 22 janvier. Le premier à 15 h à la Halle des Chartrons, le deuxième à 16 h 15 au Marché de Lerme et le troisième à 17 h 45 à L'Atelier des Marches.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61956877-45041253.jpg?v=1643472597" alt="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" title="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Epurrs 360"</strong></span>       <br />
       Danse - Île-de-France.       <br />
       Conception et chorégraphie : Fabrice Lambert.       <br />
       Chorégraphie et interprétation : Wilfried Blé (WOLF), Alexandre Moreau (CYBORG).       <br />
       Compositeur : Soulfabex.       <br />
       Costumes : Rachel Garcia.       <br />
       Assistante costumière : Elsa Depardieu.       <br />
       Production : L’Expérience Harmaat.       <br />
       Durée : 25 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61956877-45041268.jpg?v=1643472873" alt="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" title="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Troisième nature"</strong></span>       <br />
       Création - Danse - Belgique (Bruxelles).       <br />
       Concept, chorégraphie : Florencia Demestri et Samuel Lefeuvre.       <br />
       Interprétation : Florencia Demestri et Samuel Lefeuvre.       <br />
       Dramaturgie : Arnaud Timmermans.       <br />
       Création lumières : Nicolas Olivier.       <br />
       Musique : Raphaëlle Latini.       <br />
       Régie générale : Aurélie Perret.       <br />
       Costumes : Vanessa Pinto.       <br />
       Compagnie Demestri &amp; Lefeuvre.       <br />
       Durée : 25 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61956877-45041413.jpg?v=1643474100" alt="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" title="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Comme un symbole"</strong></span>       <br />
       Création - Danse - Île-de-France.       <br />
       Chorégraphie, mise en scène : Alexandre Fandard.       <br />
       Interprétation : Alexandre Fandard.       <br />
       Création lumières : Chloé Sellier.       <br />
       Création sonore : Rodrig De Sa et Alexandre Fandard.       <br />
       Compagnie Al-Fa.       <br />
       Durée : 15 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Festival Trente Trente,       <br />
       19e Rencontres de la forme courte dans les arts vivants.</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 janvier au 10 février 2022.</span>       <br />
       Billetterie : 05 56 17 03 83 et info@trentetrente.com.       <br />
       <a class="link" href="http://www.trentetrente.com/" target="_blank">>> trentetrente.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>FAB 2021 "Panique Olympique" et "Studio Cité", remise en perspective de l'espace public en deux propositions "renversantes"</title>
   <pubDate>Mon, 25 Oct 2021 18:24:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Inclure au cœur du processus créatif le citoyen de manière intelligente et exigeante (deux mots qui vont très bien ensemble, comme le chantait naguère Paul McCartney à propos d'une certaine Michelle, ma belle), tel est le projet de ces deux propositions artistiques ayant obtenu chacune un vif succès populaire auprès du public festivalier. Comme quoi il est possible de faire rimer désir de participation et travail d'exception, dans un espace public "revisité".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59789404-43876008.jpg?v=1635180372" alt="FAB 2021 "Panique Olympique" et "Studio Cité", remise en perspective de l'espace public en deux propositions "renversantes"" title="FAB 2021 "Panique Olympique" et "Studio Cité", remise en perspective de l'espace public en deux propositions "renversantes"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Panique Olympique"</strong></span>, comme chaque année depuis 2018 et ce jusqu'aux Jeux de la XXXIIIᵉ olympiade Paris 2024, invite des danseurs et non-danseurs à animer joyeusement par leur seule présence démultipliée un espace choisi à chaque fois pour son originalité, le donnant ainsi à voir autrement. Cette année il s'agit de la dalle du Pertuis des Bassins à flot de Bordeaux…       <br />
              <br />
       Surplombée par la grue Wellman - installée là en 1947 dans le cadre du Plan Marshall et classée monument historique pour rappeler que le patrimoine artistique de l'ex-Belle Endormie ne se limite pas à ses façades XVIIIe siècle financées par le commerce juteux de la traite négrière, mais intègre l'activité portuaire ouvrière du XXe siècle -, cet espace hors du temps a vocation de devenir le pôle artistique d'un quartier en pleine mutation.       <br />
              <br />
       Outre le choix du lieu, une autre particularité de cette performance réside dans la "mixité" de ses participants, collégiens et adultes de tout âge étant conviés à participer ensemble à ce moment chorégraphié où les énergies venues de tous bords se mêlent dans un grand tout festif. Ainsi, après un jour de préparation, chacun est-il prêt à en découdre sur le dancefloor d'une piste circulaire où les couloirs des "sportifs" ont été soigneusement tracés à la chaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59789404-43876009.jpg?v=1635180401" alt="FAB 2021 "Panique Olympique" et "Studio Cité", remise en perspective de l'espace public en deux propositions "renversantes"" title="FAB 2021 "Panique Olympique" et "Studio Cité", remise en perspective de l'espace public en deux propositions "renversantes"" />
     </div>
     <div>
      Et lorsque les participants - entourés en leur périphérie par les spectateurs venus applaudir leurs prouesses - s'élancent un à un, puis par groupes successifs sur l'aire centrale, on sent la température de cette belle fin de soirée prendre soudain quelques degrés tant l'énergie est contagieuse. Parcourant tous les stades d'une compétition savamment orchestrée par Agnès Pelletier et son complice Christian Lanes, les prétendants au titre final s'échauffent, se mesurent les uns aux autres, se soutiennent collectivement avant de s'affronter portés par une &quot;musique de meute&quot; (&quot;La Meute&quot; étant la musique pré-enregistrée et remixée d'une fanfare combinant &quot;techno de conduite hypnotique et musique de fanfare expressive&quot;).       <br />
              <br />
       Parmi les flashs de cette envolée dansée, on retiendra l'échauffement à doigts comptés, le faux départ mouvementé, la folle course où, aux moments de coopération fusionnelle, succèdent ceux des crocs-en-jambe perfides (dans toutes les versions de &quot;Panique Olympique&quot;, on retrouve l'humour, toujours en embuscade) pour en arriver, après épuisement des corps effondrés, au feu d'artifice final : la torche olympique portée triomphalement par le danseur en tutu filant comme une fusée vers l'horizon 2024… et (pour)suivi par l'ensemble des danseurs en liesse ayant réussi l'exploit - en conjuguant leurs envies - de repousser très loin au-dessus de leurs (de nos) têtes, le couvercle oppressant des contraintes vécues.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59789404-43876018.jpg?v=1635180432" alt="FAB 2021 "Panique Olympique" et "Studio Cité", remise en perspective de l'espace public en deux propositions "renversantes"" title="FAB 2021 "Panique Olympique" et "Studio Cité", remise en perspective de l'espace public en deux propositions "renversantes"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Studio Cité"</strong></span>, du Belge Benjamin Vandewalle, invite à réorganiser le regard de fond en comble au travers de propositions littéralement "renversantes". Le passant, volontairement égaré en ce lieu ou traversant inopinément l'espace public de la place, se voit offrir un échantillon d'expériences sensorielles où d'étranges machines munies de miroirs directionnels l'embarquent dans un univers recomposé par les lois de la physique réflexive.       <br />
              <br />
       Seul (Peri-masks), en duo (Inter-view ou Inter-face), ou à plusieurs (Peri-sphere XL), "la tête toujours dans les miroirs", le monde réel apparaît alors sous d'autres angles et d'autres points de vue amenant chacun à modifier son regard unidimensionnel pour en adopter une multitude ouvrant sur des perspectives inimaginables… Pourtant, il ne s'agit là que du même monde réel donné à voir au travers de prismes différents.       <br />
              <br />
       Ainsi des Peri-masks permettant de découvrir le monde tel qu'il se donne à voir… à la hauteur d'un géant et/ou à celle d'un enfant de cinq ans ; de l'Inter-face où viennent à se confondre notre visage et celui de l'autre créant un trouble identitaire à en perdre la sienne, identité ; de l'Inter-view où yeux dans les yeux l'identité de chacun se floute ; ou encore du dispositif bluffant du Peri-sphere XL où, à plusieurs embarqués dans le même trip, on découvre la réalité augmentée sens dessus dessous d'une danseuse évoluant "sur" le ciel et de passants marchant tête au sol…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59789404-43876019.jpg?v=1635180464" alt="FAB 2021 "Panique Olympique" et "Studio Cité", remise en perspective de l'espace public en deux propositions "renversantes"" title="FAB 2021 "Panique Olympique" et "Studio Cité", remise en perspective de l'espace public en deux propositions "renversantes"" />
     </div>
     <div>
      Le total effet de surprise bouleverse (au sens propre) toute représentation figée et, en faisant perdre pied, recalcule les rapports à nous-même, aux autres et à l'espace que nous partageons avec nos semblables et notre environnement. En effet, au-delà des images réfléchies par ces jeux de miroirs et de l'expérience ludique euphorisante qu'elles induisent, il y a là matière… à &quot;réflexion&quot;.       <br />
              <br />
       Devenant acteur de nos regards diffractés, nous sommes en effet invités à recomposer le réel et la multiplication (d'abord physique) des points de vue ouvre notre esprit à d'autres perspectives, à d'autres possibles. Une manière &quot;naturelle&quot; d'appréhender l'Autre, le Différent, sans appréhension aucune, sans &quot;pré-jugés&quot;.       <br />
              <br />
       Le théâtre n'est plus une simple vue de l'extérieur mais devient un théâtre personnel composé de points de vue démultipliés propres à révolutionner l'espace public et nos rapports aux autres… au moins le temps d'une &quot;re-présentation&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Panique Olympique/Quatrième"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59789404-43876200.jpg?v=1635182913" alt="FAB 2021 "Panique Olympique" et "Studio Cité", remise en perspective de l'espace public en deux propositions "renversantes"" title="FAB 2021 "Panique Olympique" et "Studio Cité", remise en perspective de l'espace public en deux propositions "renversantes"" />
     </div>
     <div>
      Conception et chorégraphie : Agnès Pelletier assistée de Christian Lanes.       <br />
       Avec : danseurs et non danseurs néo-aquitains venus de toute part, collégiens et adultes.       <br />
       Création sonore : Yann Servoz.       <br />
       Projet initié et produit par les festivals Panique au Dancing à Niort et Festival International des Arts de Bordeaux Métropole (FAB).       <br />
       Durée : 20 minutes.       <br />
              <br />
       Vu le samedi 9 octobre 2021 à 19 h, Dalle du Pertuis, Bassins à flot à Bordeaux, dans le cadre du festival FAB 2021.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Studio Cité"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59789404-43876285.jpg?v=1635182972" alt="FAB 2021 "Panique Olympique" et "Studio Cité", remise en perspective de l'espace public en deux propositions "renversantes"" title="FAB 2021 "Panique Olympique" et "Studio Cité", remise en perspective de l'espace public en deux propositions "renversantes"" />
     </div>
     <div>
      Concept et direction artistique : Benjamin Vandewalle.       <br />
       Performance : Alice Van Der Wielen, Rita Alves, Maria Ferreira Silva, Yentl De Werdt.       <br />
       Coordination technique : Hans Van Wambeke, Jonas Vanhullebusch.       <br />
       Support technique : Bjørn Gunnar Otten.       <br />
       Technicien en tournée : Pierre Daugy.       <br />
       Régisseur technique : Joris Festjens.       <br />
       Son : Yoann Durant, Laryssa Kim.       <br />
       Régisseurs son : Gert Aertsen, Leander Schönweger.       <br />
       Costumes : Sofie Durnez.       <br />
       Création graphique : Fien Robbe.       <br />
       Présenté par le Glob en partenariat avec le Garage Moderne.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       Vu le dimanche 10 octobre 2021 à 15 h, Place Pierre Cétois à Bordeaux, dans le cadre du festival FAB 2021.       <br />
              <br />
       <b>FAB - 6e Festival International des Arts de Bordeaux Métropole.</b>       <br />
       <b>A eu lieu du 1er au 23 octobre 2021.</b>       <br />
       <a class="link" href="https://fab.festivalbordeaux.com/" target="_blank">&gt;&gt; fab.festivalbordeaux.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/59789404-43876008.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/FAB-2021-Panique-Olympique-et-Studio-Cite--remise-en-perspective-de-l-espace-public-en-deux-propositions-renversantes_a3085.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"La nuit du Geste"… Une mime d'or !</title>
   <pubDate>Mon, 20 Nov 2017 08:52:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour la soirée d'ouverture de la deuxième Biennale des Arts du Mime et du Geste qui a lieu du 8 novembre au 17 décembre 2017, une soixantaine d'artistes se sont réunis durant "La Nuit du Geste" pour célébrer leur discipline dans toutes ses facettes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18297061-22518260.jpg?v=1511153636" alt=""La nuit du Geste"… Une mime d'or !" title=""La nuit du Geste"… Une mime d'or !" />
     </div>
     <div>
      Cette Nuit du Geste, qui a eu lieu du 10 au 11 novembre, s'est découpée en quatre tableaux d'une heure avec des performances, extraits de spectacles ou numéros d'une quinzaine de minutes entrecoupés d'entractes pendant lesquelles les spectacles se poursuivaient à l'entrée et jusque dans les escaliers.       <br />
              <br />
       Du continu en discontinu. De la parole aux acrobaties, du comique de situation à celui du verbe, des sketchs aux scènes dramaturgiques, toutes les possibilités de cet art habillé de silence ont trouvé refuge dans le théâtre, la danse, les marionnettes et des mouvements autant robotiques que fluides.       <br />
              <br />
       Cette nuit entière a permis de découvrir ou redécouvrir une trentaine de compagnies et d'interprètes qui anime l'univers du mime et du théâtre gestuel autour de spectacles, performances, vidéos et ateliers de pratiques.       <br />
              <br />
       Cet Art, grâce à Marcel Marceau (1923-2007), Étienne Decroux (1898-1991) et Jacques Lecoq (1921-1999) a été utilisé par bon nombre de comédiens, danseurs, chanteurs avec beaucoup d'enthousiasme et de talent. Il a eu son heure de gloire avec Jean-Louis Barrault (1910-1994) dans le film de Marcel Carné (1906-1996) &quot;Les enfants du paradis&quot; (1945), avec le personnage de Jean-Baptiste Debureau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18297061-22530279.jpg?v=1511153687" alt=""La nuit du Geste"… Une mime d'or !" title=""La nuit du Geste"… Une mime d'or !" />
     </div>
     <div>
      Le mime Marceau a réussi à le sortir de son entre-soi en influençant des artistes comme Michael Jackson qui s'en est inspiré grandement avec, entre autres, son jeu de jambes connu maintenant sous le nom de &quot;Moonwalker&quot;. Il reste tout de même une discipline encore trop peu connue du grand public.        <br />
              <br />
       Cette deuxième biennale permet de réparer cet état de fait avec une programmation où la qualité nourrit la diversité des spectacles. Durant cette nuit d'ouverture, le silence a habillé la gestuelle d'un manteau royal. Le verbe a eu aussi &quot;voix&quot; au chapitre à plusieurs reprises avec entre autres &quot;La parole du silence&quot;.       <br />
              <br />
       On y a découvert une Blanche-Neige empoisonnée dénonçant les travers de notre société, une belle au bois au dormant revisitée de façon clownesque, la superbe compagnie bruxelloise Chaliwaté avec ses numéros autant acrobatiques que rythmés au cordeau, des solos, des duos, des groupes, des mouvements synchronisés ou robotiques, des scènes où l'émotion est à fleur de peau avec des couples qui s'aiment et se séparent.       <br />
              <br />
       Bref, toute une gamme d'attitudes, de poses, de postures qui ne cantonne pas le mime dans une image d’Épinal, celui de son seul pré carré corporel. Car la poésie gestuelle, la dramaturgie des scènes, les personnages qui peuplent les mouvements, la parole qui s'en détache, le rire qui l'habite l'accompagne tout du long comme des copains de route et d'aventures à vivre.       <br />
              <br />
       Et cette deuxième Biennale permet heureusement de mettre en lumière ces disciplines encore trop tapies dans l'ombre même si l'influence qu'elles ont sur toutes les scènes du monde n'a jamais faibli.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La nuit du Geste"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18297061-22530317.jpg?v=1511154280" alt=""La nuit du Geste"… Une mime d'or !" title=""La nuit du Geste"… Une mime d'or !" />
     </div>
     <div>
      <b>Spectacles ayant eu lieu durant cette nuit</b>       <br />
       &quot;Madame Flor en Scène de ménage&quot;, Compagnie Les Éléphants Roses ; &quot;L'Usine&quot;, d'après Étienne Decroux ; &quot;L'Ôtre Belle&quot;, Compagnie Inex ; &quot;La Peau de l'Ombre&quot;, Compagnie Dame de Pic ; &quot;Jet Lag&quot;, Compagnie Chaliwaté ; &quot;Blanche Neige Empoisonnée&quot;, Compagnie Costanza Gaglio ; &quot;Alice…&quot;, Compagnie Platform 88 ; &quot;Trac&quot;, Compagnie La Neige est un Mystère ; &quot;Cœur Liquide&quot;, Juan Cristobal Fernandez Budemberg ; &quot;Éteignez les lumières&quot;, Compagnie Hippocampe, etc.       <br />
              <br />
       Avec : Elena Serra, Zia Maria, Madame Flor, Nina, Florencia Avila, Cosette Dubois, Camille Le Breton, Takahiro Narumi, Arianna Fernadez, Aurélie Gascuel, Mattia Maggi, Catherine Dubois, François Pilon, Karine Ponties, Shantala Pèpe, David Monceau, Sicaire Durieux, Sandrine Heyraud, Loïc Faure, Célia Dufournet, Sébastien Loesener, Janaina Tupan, Guillaume Mitonneau, Juan Cristobal Fernandez Budemberg, Sonia Alcaraz, Melody Maloux, Guillaume Le Pape, Luis Torreao, Aurélie Billot, Marin Chouquet, Stéphanie Launay, Dorothée Malfoy-Noël, Anya Shulkina, Mariame Sy, Esther Wahl, Juliette Wierzbicki, Suzana Thomas, Cosette Dubois, Barbara Mangano, Francis Perrin, Arianna F. Grossocordón, Elena Serra, Eugenio Allegri, Francesca Lo Bue, Aurelia Bartolomé, Carlo Boso, Yves Marc, Sara Mangano, Pierre-Yves Massip, Géraldine Moreau, Ivan Bacciocchi, Sergi Emiliano i Griell, Maria Cadenas.        <br />
              <br />
       La Nuit du Geste s'est déroulée le 10 novembre 2017 de 20 h 30 à l'aube au Théâtre Victor Hugo de Bagneux (92).       <br />
              <br />
       <b>2e Biennale des Arts du Mime et du Geste</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 novembre au 17 décembre 2017.</span>       <br />
       Informations et programme complet sur :       <br />
       <a class="link" href="http://www.collectifartsmimegeste.com/" target="_blank">&gt;&gt; collectifartsmimegeste.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/18297061-22518260.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-nuit-du-Geste-Une-mime-d-or-_a1981.html</link>
  </item>

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   <title>"Mount Olympus"… orgie en actes !</title>
   <pubDate>Fri, 22 Sep 2017 09:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le temps d'une journée, Jan Fabre fait appel, dans une dramaturgie revisitée, aux héros grecs des pièces d'Eschyle, de Sophocle et d'Euripide. Le chorégraphe belge rend hommage, au travers de la tragédie, à l'orgie, par l'intermédiaire de ses vingt-huit interprètes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17262695-21776052.jpg?v=1506067371" alt=""Mount Olympus"… orgie en actes !" title=""Mount Olympus"… orgie en actes !" />
     </div>
     <div>
      C'est un spectacle marathon qui dure le temps d'une nuit et d'une journée pleines avec l'orgie en reine de cour. Peu surprenant de la part de Jan Fabre coutumier d'œuvres qui interpellent par ses thématiques. Même s'il a dit que &quot;le cerveau est la partie la plus sexy du corps humain&quot;, il l'a oublié cette fois-ci en mettant en avant les parties génitales masculines et féminines. Le corps est vu sous toutes ses coutures. L'intérieur est mis en avant avec des viscères, des abats qui s'étendent ou sont jetés sur scène, après souvent un rituel de lavage.       <br />
              <br />
       Tout est à la gloire de la tragédie grecque qui a charrié depuis des centaines d'années, tant de fables, d'histoires, de mythes, de mythologies autour d'Œdipe, d'Antigone, d'Ajax, d'Agamemnon, d'Oreste, de Phèdre, d'Hippolyte, d'Hercule, de Dionysos <span style="font-style:italic">(1)</span>, de mort non enseveli, d'enfants tués, de femmes trompées, sacrifiées, de héros suicidés ou pourchassés.       <br />
              <br />
       C'est la mort, l'inceste et l'adultère qui viennent fouler les planches de la grande Halle. Les textes de Jan Fabre et Jeroen Olyslaegers mettent en exergue quelques personnages de tous ces drames pour en extirper la violence ou les affronts subis. Tout se résume à la douleur de ces êtres, à leur force, à leur désespoir ou à l'Até <span style="font-style:italic">(2)</span> qui les ont portés. Ils deviennent maître de ce qu'ils font, luttant ainsi avec force contre les Moires <span style="font-style:italic">(3)</span> qui les ont frappés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17262695-21776584.jpg?v=1506067396" alt=""Mount Olympus"… orgie en actes !" title=""Mount Olympus"… orgie en actes !" />
     </div>
     <div>
      Dans une œuvre de cette longueur, le temps ne peut jouer qu'un rôle central. Rien ne s'étire et pourtant tout est rappel. Le passé devient présent quand le futur n'a pas lieu d'être. Le chorégraphe ramène le théâtre antique dans l'ici et le maintenant. Tout devient réel, autant les héros que leurs pulsions, les fantasmes que leurs désirs.       <br />
              <br />
       Nous sommes presque dans un rêve. D'ailleurs, le texte appelle parfois au sommeil comme pour titiller le public accroché sans doute pour certains, dont moi, à leurs sièges. Des personnages reviennent parfois avec les mêmes répliques, telles Dionysos avec <span style="font-style:italic">&quot;Tout homme doit avoir un grain de folie&quot;</span> ou Chryssipe (280 av J.-C. - 206 av J.-C.) et <span style="font-style:italic">&quot;My name is… my name is…&quot;</span>. Le dieu grec, en grand ordonnateur, ouvre et ferme le bal laissant le philosophe stoïcien à sa recherche éperdue.       <br />
              <br />
       Les danses sont connotées sexuellement. Elles deviennent rite orgiaque où la symétrie est de rigueur et la gestuelle vive et directe. Dans des exercices de sauts à la corde et de courses sur place, le jeu devient très physique. Les répliques sont lancées en plein effort où chacun essaie de tenir jusqu'au bout. Le sexe, surtout masculin, est un organe très important. Il est ajouté quand il n'existe pas ou surajouté pour devenir un fort élément différenciateur quand il est déjà présent. Les hommes s'habillent en femmes quand les femmes mettent un pénis. L'hermaphrodisme est partout. Il est presque permanent. Tout se mélange dans l'échelle du temps et des sexes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17262695-21776591.jpg?v=1506067429" alt=""Mount Olympus"… orgie en actes !" title=""Mount Olympus"… orgie en actes !" />
     </div>
     <div>
      Mère Nature devient lieu de débauche. Des scènes d'orgie se succèdent où l'acte sexuel est effectué, entre autres, avec des sapins. Les interprètes sont toujours habillés de blanc, transgressant par leurs actes, une pureté dont ils n'accordent aucun crédit. Les corps, quand ils deviennent nus, sont colorés vivement avec des teintes chaudes et claires.       <br />
              <br />
       Au-delà de son aspect artistique où le théâtre se conjugue à la danse, la performance est étonnamment physique. Quelle que soit l'heure à laquelle il arrive, part ou revient, le spectateur n'est jamais perdu. L'allemand, l'anglais, le français et l'italien sont utilisés suivant les scènes avec des sur-titrages systématiques en anglais et en français. Les personnages lyriques entonnent des chants profonds, presque caverneux où la mort semble lancer ses appels. Le langage se décline de différentes façons. Il est mots, paroles, discours, rires, rots, répétitions, glossolalies.       <br />
              <br />
       Alors que le spectacle débutait avec deux hommes silencieux habillés de blanc, il se finit par une très belle fête joyeuse, aux corps multicolores. Dionysos, toujours torse nu, a gagné la partie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17262695-21776600.jpg?v=1506067469" alt=""Mount Olympus"… orgie en actes !" title=""Mount Olympus"… orgie en actes !" />
     </div>
     <div>
      La salle a été noire de monde du début jusqu'à la fin. Le public applaudit, debout, à tout rompre pendant dix minutes au final. L'artiste belge a lui aussi gagné sa partie.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Fils de Zeus et de la mortelle Sémélé, Dionysos est le dieu du vin et de ses excès, de la démesure, du théâtre et de la tragédie.       <br />
       (2) Até est la déesse incarnant la faute et l'égarement. Selon Homère, elle est la fille aînée de Zeus.       <br />
       (3) Les Moires sont les trois divinités du destin avec Clotho, la fileuse, qui tisse le fil de la vie, Athésis, la réparatrice, qui le déroule, et Atropos, l'implacable, qui le tranche.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mount Olympus. To glorify the cult of tragedy."</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17262695-21776769.jpg?v=1506068300" alt=""Mount Olympus"… orgie en actes !" title=""Mount Olympus"… orgie en actes !" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en scène : Jan Fabre.       <br />
       Chorégraphie : Jan Fabre et ses danseurs.       <br />
       Textes : Jeroen Olyslaegers et Jan Fabre.       <br />
       Musique : Dag Taeldeman.       <br />
       Dramaturgie : Miet Martens.       <br />
       Avec : Lore Borremans, Katrien Bruyneel, Annabelle Chambon, Cédric Charron, Tabitha Cholet, Anny Czupper, Els Deceukelier, Barbara De Coninck, Piet Defrancq, Conor Doherty, Stella Höttler, Sven Jakir, Ivana Jozic, Marina Kaptijn, Gustav Koenigs, Colline Libon, Moreno Perna, Gilles Polet, Pietro Quadrino, Antony Rizzi, Matteo Sedda, Merel Severs, Kasper Vandenberghe, Lies Vandewege, Andrew Van Ostade, Marc Moon Van Overmeir, Marleen Van Uden, Fabienne Vegt.       <br />
       Artiste olfactif : Peter de Cupere.       <br />
       Assistante mise en scène : Floria Lomme       <br />
       Projections : Phil Griffin.       <br />
       Dramaturges invités : Hans-Thies Lehmann, Luk Van den Dries, Freddy Decreus.       <br />
       Direction technique : André Schneider.       <br />
       Lumières : Jan Fabre, Helmut Van den Meersschaut.       <br />
       Son : Tom Buys.       <br />
       Techniciens : Wout Janssens, Kevin Deckers, Randy Tielemans.       <br />
       Directeur de tournée : Sophie Vanden Broeck.       <br />
       Chargé de production en tournée : Sebastiaan Peeters.       <br />
       Costumes : Kasia Mielczarek assistée de Maarten Van Mulken.       <br />
       Accessoires : Alessandra Ferreri, Roxane Gire.       <br />
              <br />
       <b>A eu lieu du vendredi 15 septembre à 19 h au samedi 16 septembre à 19 h.</b>       <br />
       La grande Halle de la Villette, Paris 19e, 01 40 03 75 75.       <br />
       <a class="link" href="https://lavillette.com" target="_blank">&gt;&gt; lavillette.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lavillette.com/agenda/" target="_blank">&gt;&gt; Découvrir la programmation</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/17262695-21776052.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Mount-Olympus-orgie-en-actes-_a1922.html</link>
  </item>

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