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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"Ihsane"… Un vaste spectre de passions humaines… pour l'amour et la tolérance… contre la barbarie</title>
   <pubDate>Mon, 14 Apr 2025 19:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Deuxième volet d'un diptyque, le chorégraphe belge Sidi Larbi Cherkaoui nous entraîne avec "Ihsane" à la fois dans un fait divers effroyable et aussi sur les traces de son père dans les paysages et déserts du Maghreb avec sa musique et ses couleurs, dans un esprit de tolérance et d'ouverture contre l'extrémisme mortifère et assassin.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87915880-62299139.jpg?v=1744655457" alt=""Ihsane"… Un vaste spectre de passions humaines… pour l'amour et la tolérance… contre la barbarie" title=""Ihsane"… Un vaste spectre de passions humaines… pour l'amour et la tolérance… contre la barbarie" />
     </div>
     <div>
      C'est une œuvre de Sidi Larbi Cherkaoui, à la tête du Ballet du Grand Théâtre de Genève, qui s'inscrit dans un contexte terrifiant, celui du lynchage homophobe d'Ihsane, belge de 32 ans d'origine marocaine en avril 2012 par quatre individus à la sortie d'une boîte gay. Il a été retrouvé mort une semaine après, victime de tortures et de traitements inhumains et dégradants.       <br />
               <br />
       &quot;Ihsane&quot; fait partie d'un diptyque composé aussi de &quot;Vlaemsch&quot; (2022) qui était dédié à sa mère. Le thème de cette création est aussi son père qu'il a perdu quand il était adolescent et de son rapport avec lui.       <br />
               <br />
       Nourri de ces deux contextes, le spectacle est ainsi une exploration de ce qui se rattache aux origines, à ce qui fait culture et identité. Et aussi à cet autre, la figure de l'étranger, à ce qui peut nous sembler si différent et pourtant si proche, à ce qui peut être aussi rejeté, voire haï, car sur lequel peut se greffer toute sorte de peurs et d'incompréhension.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87915880-62299141.jpg?v=1744655529" alt=""Ihsane"… Un vaste spectre de passions humaines… pour l'amour et la tolérance… contre la barbarie" title=""Ihsane"… Un vaste spectre de passions humaines… pour l'amour et la tolérance… contre la barbarie" />
     </div>
     <div>
      Aussi, c'est par un cours d'arabe que commence la représentation, à destination aussi du public, ouvrant une première porte, celle du langage, si présente dans cette création, afin de se relier à ce qui peut nous être étranger. Le spectacle est une invitation à l'autre, à un rapprochement de lui, comme source de richesses.       <br />
              <br />
       L'anglais et le français sont aussi adoptés dans certaines scènes, comme dans ce pas de deux avec une gestuelle tout en équilibre composée de bascules et de rotations amples accompagnées de paroles, comme si la danse devenait théâtre avec son verbe.       <br />
               <br />
       Le spectacle est découpé en différentes séquences dans une superbe scénographie. Celle-ci est très riche, et devient parfois un peu trop surchargée par la variété des tableaux. L'immersion est totale avec une géographie des lieux et une échelle du temps qui ne sont pas, à dessein, précisées. C'est un voyage dans lequel nous sommes conviés avec ses ambiances, ses intérieurs, ses paysages, ses chansons en arabe et sa musique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87915880-62299418.jpg?v=1744655562" alt=""Ihsane"… Un vaste spectre de passions humaines… pour l'amour et la tolérance… contre la barbarie" title=""Ihsane"… Un vaste spectre de passions humaines… pour l'amour et la tolérance… contre la barbarie" />
     </div>
     <div>
      En arrière-scène sont situés les musiciens Jasser Haj Youssef (viole d'amour), Gaël Cadoux (piano Rhodes), Yasamin Shahhosseini (Oud) et Gabriele Miracle Bragantini (percussion), ainsi que les chanteurs Fadia Tomb El-Hage et Mohammed El Arabi-Serghini.       <br />
               <br />
       Dans ces différents médias autant vocaux, musicaux, scénographiques que corporels, la grille artistique est plurielle avec un large spectre de tableaux et une construction de l'œuvre qui perd parfois de lisibilité avec quelques longueurs. La violence de certains d'entre eux est très marquée. Le lynchage d'Ihsane est restitué de même que son pendant amical et intime avec son duo composé d'une gestuelle souple, arrondie et aux touchers légers.       <br />
              <br />
       Pour le cours d'arabe, la parole fait place aussi à une chorégraphie basée sur une gestuelle des mains simulant presque un langage des signes, avec des figures géométriques angulaires des bras et un mouvement rotatif des coudes. Puis c'est au tour des corps de bouger.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87915880-62299533.jpg?v=1744655959" alt=""Ihsane"… Un vaste spectre de passions humaines… pour l'amour et la tolérance… contre la barbarie" title=""Ihsane"… Un vaste spectre de passions humaines… pour l'amour et la tolérance… contre la barbarie" />
     </div>
     <div>
      Il y a un mélange de catimini, de gravité, de violence, d'intimité, de camaraderie dans la scénographie. C'est un feu d'artifice de couleurs qui s'appuie sur une large gamme d'émotions. L'ensemble est très beau et respire de poésie avec les lumières, les couleurs, la musique et les gestiques. Les premières sont à la fois mates et colorées, avec des moments autant de fête, d'intimité que de violence et de solitude.       <br />
              <br />
       C'est un vaste spectre de passions humaines qui est montré avec son échelle de valeurs positives et négatives. La musique et les chants nous mènent vers un ailleurs afin de retrouver Ihsane, qui désigne en arabe un idéal de bonté, de gentillesse et de bienveillance. Bref, une tolérance et une ouverture d'esprit qui font un bien fou dans notre actualité bousculée sur ces sujets.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ihsane"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87915880-62299549.jpg?v=1744656016" alt=""Ihsane"… Un vaste spectre de passions humaines… pour l'amour et la tolérance… contre la barbarie" title=""Ihsane"… Un vaste spectre de passions humaines… pour l'amour et la tolérance… contre la barbarie" />
     </div>
     <div>
      Ballet du Grand Théâtre de Genève/Eastman.       <br />
       Chorégraphie : Sidi Larbi Cherkaoui.       <br />
       Directeur général : Aviel Cahn.       <br />
       Directeur du Ballet : Sidi Larbi Cherkaoui.       <br />
       Scénographie : Amine Amharech.       <br />
       Lumières : Fabiana Piccioli.       <br />
       Musique : Jasser Haj Youssef.       <br />
       Costumes : Amine Bendriouich.       <br />
       Vidéo : Maxime Guislain.       <br />
       Chant : Fadia Tomb El-Hage, Mohammed El Arabi-Serghini.       <br />
       Dramaturge : El Arbi El-Harti.       <br />
       Sound design : Alexandre Dai Castaing.       <br />
       Directeur des répétitions : Manuel Renard.       <br />
       Assistants à la chorégraphie : Pascal Marty, Patrick Williams Seebacher (TwoFace).       <br />
       Musiciens : Jasser Haj Youssef (viole d'amour), Gaël Cadoux (piano Rhodes), Yasamin Shahhosseini (Oud), Gabriele Miracle Bragantini (percussion).       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>A eu lieu du 30 mars au 13 avril 2025 au Théâtre du Châtelet, 1, place du Châtelet, Paris 1er.</b>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Programme 1, du 30 mars au 6 avril 2025.</strong></span>       <br />
       "Ihsane" de Sidi Larbi Cherkaoui.       <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Programme 2, du 10 au 13 avril 2025.</strong></span>       <br />
       "Strong" de Sharon Eyal,       <br />
       "Busk" de Aszure Barton,       <br />
       "Boléro" de Damien Jalet &amp; Sidi Larbi Cherkaoui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/87915880-62299139.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Ihsane-Un-vaste-spectre-de-passions-humaines-pour-l-amour-et-la-tolerance-contre-la-barbarie_a4194.html</link>
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   <title>Les égarés du Chaco… une guerre au cœur du désert</title>
   <pubDate>Wed, 01 Oct 2014 09:40:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Paul Wenzel nous plonge au cœur de la guerre du Chaco dans une mise en scène où la troupe bolivienne Amassunu déploie un jeu truculent et d'une belle trempe émotionnelle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7038561-10770262.jpg?v=1412149704" alt="Les égarés du Chaco… une guerre au cœur du désert" title="Les égarés du Chaco… une guerre au cœur du désert" />
     </div>
     <div>
      Sur scène s'étire une lande de sable rouge sur laquelle sont disposées quelques souches d'arbre. Un régiment de l'armée bolivienne est perdu avec à sa tête le lieutenant Contreras (Antonio Peredo Gonzales). Le régiment cherche désespérément une lagune où puiser de l'eau à l'aide d'une boussole... qui a été perdue ! Pour tenir le moral des troupes, le commandement fait passer un podomètre pour une boussole.        <br />
              <br />
       La scène est découpée en trois parties déclinant trois visions différentes à trois moments différents. Le premier point de vue, situé à l'avant-scène, concerne l'hôpital où se trouve le lieutenant Contreras après la guerre. Le deuxième représente le Gran Chaco où est perdu le régiment. Le troisième point de vue est situé côté cour sur une chaise où est assise la femme et la narratrice (Mariana Bénénice Bredow Vargas) du journal du lieutenant Contreras relatant ce qui s'est déroulé dans le désert. Nous avons ainsi une lecture à deux niveaux, par le biais de l'écrit et de l'oral, d'une plongée intime de ce qu'a ressenti le lieutenant Contreras dans le Gran Chaco, de ce qu'a vécu son régiment et des conséquences de cette guerre sur le lieutenant Contreras.       <br />
              <br />
       La guerre du Chaco est une guerre qui a eu lieu de 1932 à 1935 entre la Bolivie et le Paraguay pour un territoire limitrophe entre les deux pays, le Gran Chaco. C'est l'une des guerres sud-américaines qui a causé le plus de morts parmi les soldats engagés, décimant le quart des troupes engagées, 100 000 pour le calcul le plus optimiste, sans compter les très nombreux soldats disparus dans le désert ou tués après-coup par les maladies comme la Malaria.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7038561-10770263.jpg?v=1412149783" alt="Les égarés du Chaco… une guerre au cœur du désert" title="Les égarés du Chaco… une guerre au cœur du désert" />
     </div>
     <div>
      Le jeu des comédiens est trempé d'émotions. Nul psychologisme ne vient entraver les élans, les peurs, le désespoir ou les coups de colère des soldats. Les comédiens jouent avec leur cœur et leurs tripes. Les sentiments, les émotions s'expriment sur scène avec beaucoup de force et de truculence. Ils ont peur, ils rigolent, ils pleurent, ils s'invectivent. Le jeu est plus qu'habité, il est vécu.        <br />
              <br />
       Il y a également de beaux mouvements chorégraphiques, composés de sauts longitudinaux et de corps à corps, entre Susy Arduz Rojas, incarnant une présence &quot;fantôme&quot; dans le désert, et les soldats. Quelques traits comiques ponctuent la pièce. Les comédiens jouent avec le public en montrant que l'histoire est racontée à un public, que la pluie qui tombe vient d'un arrosoir, que dans un hôpital, comme dans un théâtre, les portables doivent être éteints. Rien n'est caché pour montrer tous les ressorts de la pièce. Le théâtre est vu autant de la scène que des coulisses. Les regards sont ainsi croisés entre acteurs et spectateur faisant de celui-ci un &quot;spect-acteur&quot; de ce qui se passe sur scène.        <br />
              <br />
       C'est aussi une guerre vue au travers d'autres regards, ceux d'un lieutenant et d'un régiment. Sur scène, nul tir, nul combat mais des hommes égarés et une eau cruellement manquante. Nous sommes loin des états-majors. Les soldats errent dans une guerre dont ils ne sont qu'un grain de sable perdu dans le désert. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Égarés du Chaco"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7038561-10770275.jpg?v=1412149927" alt="Les égarés du Chaco… une guerre au cœur du désert" title="Les égarés du Chaco… une guerre au cœur du désert" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;La Laguna H3&quot; d'Adolfo Costa du Rels.       <br />
       En espagnol, surtitré en français.       <br />
       Par la troupe Amassunu.       <br />
       Mise en scène : Jean-Paul Wenzel.       <br />
       Adaptation : Arlette Namiand.       <br />
       Avec : Javier Amblo Hurtado, Susy Arduz Rojas, Mariana Bénénice Bredow Vargas, Andrés Leonardo Escobar Juárez, Lorenzo Ariel Munoz, Antonio Peredo Gonzales, René Marcelo Sosa Santos.       <br />
       Création lumières et régie générale : Thomas Cottereau.       <br />
       Création sculpture : Juan Bustillos.       <br />
       Chorégraphe : Diego Guantay.       <br />
       Réalisation sculpture en France : Yannick Gicquel.       <br />
       Aide à la traduction : Eva Castro.       <br />
       Surtitrage : Victoire Berger-Perrin.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 25 septembre au 19 octobre 2014.</span>       <br />
       Jeudi et vendredi à 20 h 30, samedi à 16 h et 20 h 30, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de l’Épée de bois (à l’invitation du Théâtre du Soleil), Paris 12e, 01 48 08 39 74.       <br />
       <a class="link" href="http://www.epeedebois.com/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Autres dates</b>       <br />
       Du 28 octobre au 1er novembre 2014 : Théâtre Saint-Gervais, Genève (Suisse).       <br />
       4 et 5 novembre 2014 : ENSATT , Lyon (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7038561-10770262.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-egares-du-Chaco-une-guerre-au-coeur-du-desert_a1211.html</link>
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