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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-10-14T16:17:03+02:00</dc:date>
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   <title>•Off 2023• "Le grand départ" La mort, c'est la finale, le sommeil, c'est l'entraînement*</title>
   <pubDate>Mon, 17 Jul 2023 06:44:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2023]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Citer en exergue un artiste vivant – Orelsan – pour en célébrer un autre, également très vivant – Thibaut Gonzalez –, c'est chose faite et c'est terriblement réconfortant. Nous sommes en 2023, je sors de l'Atelier Florentin, il est 21 h 30 environ à Avignon et, rarement, j'ai eu envie de serrer dans mes bras un comédien, à la fin.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74083033-51518139.jpg?v=1689545433" alt="•Off 2023• "Le grand départ" La mort, c'est la finale, le sommeil, c'est l'entraînement*" title="•Off 2023• "Le grand départ" La mort, c'est la finale, le sommeil, c'est l'entraînement*" />
     </div>
     <div>
      La fin, justement ! Parlons-en, tiens. Entre les vivants et les &quot;presque morts&quot;, il n'y a qu'un pas. Un pas que franchit à nouveau Philippe, interprété par ce comédien, extrêmement doué.       <br />
              <br />
       En effet, une nouvelle fois, Philippe est appelé au chevet de sa mère – Irène – (qu'on ne verra jamais, mais qui semble si réelle) pour organiser sa &quot;veillée&quot; de presque disparue. Elle n'est pas morte, mais sent poindre sa fin.       <br />
       Bien !       <br />
              <br />
       Le fils respecte la mère, accepte d'organiser une nouvelle fois ce qui s'apparente plutôt à une réunion de famille. Une réunion de &quot;mise au point&quot;.       <br />
       Sans point.       <br />
              <br />
       Plutôt des points de suspension.        <br />
       Ces trois points que l'on pose à la fin d'une phrase, laissant le lecteur imaginer la suite. Ces choses qu'on aimerait dire depuis des décennies à ses parents, ses enfants… et qu'on laisse en suspens, privilégiant la fuite.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74083033-51518148.jpg?v=1689545461" alt="•Off 2023• "Le grand départ" La mort, c'est la finale, le sommeil, c'est l'entraînement*" title="•Off 2023• "Le grand départ" La mort, c'est la finale, le sommeil, c'est l'entraînement*" />
     </div>
     <div>
      Philippe fuit quelque chose ou quelqu'un. Il ne provoque aucune empathie. Il déboule chez sa mère tel un &quot;adulescent&quot; au mal-être désarmant. Il parle, beaucoup, enchaîne les reproches, les plaintes. Il ne sourit pas ou alors très peu. S'aime-t-il ? Aime-t-il ? Je ne sais pas vraiment, mais, pourtant, il est bien là, encore là, auprès de celle qui l'a vu naître et qui attend le bon moment pour prendre la poudre d'escampette.       <br />
              <br />
       Au milieu de tout cela, défilent d'autres personnages et c'est à ce moment précis que ce latin comédien virtuose excelle aussi bien dans le drame que la comédie. Oui, car on rit. Il endosse différents personnages, notamment &quot;Nicolas&quot;, le fils de Philippe, un jeune adulte paumé, un peu mou qui, lui aussi, de son père, entend plus de reproches qu'il ne reçoit de gestes d'affection.       <br />
       Tristesse.       <br />
              <br />
       Dire les choses, lâcher ce contrôle et laisser enfin parler le cœur. Leurs cœurs. Trois générations se succèdent sur le plateau (entre autres personnages délicieusement incarnés) et des névroses palpables qu'il serait temps de régler.       <br />
              <br />
       Voilà ce que ce &quot;Grand départ&quot; raconte. Nous ne sommes pas vraiment dans un règlement de comptes. Plutôt dans une histoire d'amour où ce mot, si beau, ne parvient pas à trouver sa place, son moment de grâce.        <br />
       Puis soudain…       <br />
       Une envolée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74083033-51518160.jpg?v=1689545732" alt="•Off 2023• "Le grand départ" La mort, c'est la finale, le sommeil, c'est l'entraînement*" title="•Off 2023• "Le grand départ" La mort, c'est la finale, le sommeil, c'est l'entraînement*" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;En ce temps-là je vivais, comme un oiseau sur la branche&quot;</span>, Pierre Bachelet.       <br />
       Spéciale dédicace.       <br />
              <br />
       L'oiseau qui s'envole, ce cœur réparé et toute une vie d'amour à célébrer. Il n'est jamais trop tard pour s'aimer. Ces beaux oiseaux que sont Philippe, Nicolas ou Thibaut.       <br />
       Une prouesse.       <br />
              <br />
       Je vous laisse le soin de rentrer un soir, à 19 h 30, dans cette jolie salle de l'Atelier Florentin pour applaudir ce comédien et toute son immense délicatesse.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Orelsan.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le grand départ"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74083033-51518163.jpg?v=1689545793" alt="•Off 2023• "Le grand départ" La mort, c'est la finale, le sommeil, c'est l'entraînement*" title="•Off 2023• "Le grand départ" La mort, c'est la finale, le sommeil, c'est l'entraînement*" />
     </div>
     <div>
      Texte : Thibault Gonzales et Benoit Coulomb.       <br />
       Mise en scène : Marie Lelong.       <br />
       Avec : Thibaut Gonzalez.       <br />
       Avec la voix de Mauricette Gourdon.       <br />
       Lumières : Sébastien Roman.       <br />
       Par la Compagnie de la Pépinière.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>•Off 2023•</b>        <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 juillet 2023.</span>        <br />
       Tous les jours à 19 h 35. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre Atelier Florentin, 28 rue Guillaume Puy, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 84 51 07 00.       <br />
       <a class="link" href="http://atelierflorentin.com/" target="_blank">&gt;&gt; atelierflorentin.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris… ce n'est qu'un au revoir !</title>
   <pubDate>Fri, 17 Jun 2016 12:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 18 juin 2016, à la Philharmonie, le plus français des chefs estoniens donnera son dernier concert comme directeur musical de l'Orchestre de Paris. Musiciens et public auront sans doute le cœur serré - comme le Maestro lui-même - tant ses six saisons à la tête de la phalange parisienne ont été marquées par une belle réussite.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9696041-15623589.jpg?v=1466160677" alt="Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris… ce n'est qu'un au revoir !" title="Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris… ce n'est qu'un au revoir !" />
     </div>
     <div>
      Six saisons, une belle aventure humaine et artistique que celle vécue par le chef estonien Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris. Six saisons consacrée à remodeler un orchestre revenu au top des formations françaises reconnues au niveau international. En témoignent les échos des nombreuses tournées effectuées sur tous les continents dans des articles élogieux parus un peu partout.        <br />
              <br />
       En France ? Le chef ne fait pas encore l'unanimité. Serait en cause une prétendue &quot;froideur&quot; sans doute inhérente (pour ses détracteurs) à un artiste né à Tallinn ? Pour qui était à son avant-dernier concert à la Philharmonie le 25 mai (comme à tous les autres), le reproche ne tient pas. Il suffisait de voir l'émotion et la gratitude des musiciens de l'orchestre comme celles du public.       <br />
              <br />
       Ce concert portait assurément l'empreinte du chef devenu en quelques années un des plus marquants de la longue histoire de l'orchestre. Il s‘ouvrait par une création commandée au compositeur Richard Dubugnon : un &quot;Caprice II pour orchestre&quot;, mettant à contribution tous les pupitres en un crescendo électrisant. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9696041-15623596.jpg?v=1466160728" alt="Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris… ce n'est qu'un au revoir !" title="Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris… ce n'est qu'un au revoir !" />
     </div>
     <div>
      Puis l'orchestre avait invité le soliste Leonidas Kavakos pour le Concerto pour violon n°2 aussi âpre que virtuose de Béla Bartok, période &quot;Allegro Barbaro&quot;. Enfin, la Symphonie n°6 de Dimitri Chostakovitch (un des compositeurs fétiches de Paavo Järvi) - malheureusement moins donnée que les 5e et 7e - entraînait la ferveur générale avec ses trois mouvements aux climats antagoniques.       <br />
              <br />
       Et en effet, qui mieux que le fils du fameux Neeme Järvi <span style="font-style:italic">(1)</span> pouvait rendre au largo son atmosphère quasi funèbre avec ses longues phrases mélodiques raffinées, la vivacité diabolique des changements de rythme de l'allegro comme la force cosmique du presto final ? Froideur ? Certainement pas… mais le feu sous l'apparent self-control et une vraie passion pour des partitions libérant dangereusement les forces motrices à l'œuvre dans l'univers. Le 18 juin, le programme de son dernier concert comme directeur musical de l'Orchestre de Paris est construit autour de la 3e symphonie de Gustav Mahler - évidemment un autre compositeur de son Panthéon. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9696041-15623643.jpg?v=1466161351" alt="Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris… ce n'est qu'un au revoir !" title="Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris… ce n'est qu'un au revoir !" />
     </div>
     <div>
      Paavo Järvi a annoncé il y a longtemps son départ <span style="font-style:italic">(2)</span>, décidé alors même qu'il déclarait lui-même &quot;adorer&quot; l'orchestre. C'est que d'autres aventures l'attendent ailleurs. Mais nous reverrons toujours avec gratitude l'homme qui ne manquera pas de revenir en France pour nous rappeler son amour du travail bien fait et la haute idée qu'il se fait de sa mission et des orchestres qu'il dirige. Et puis en attendant (pour qui en douterait, ne le connaissant pas), son humour sarcastique et son expertise se vérifieront comme chaque année sur les réseaux sociaux aux prochaines éditions de l'Eurovision. Un des plus grands chefs au monde s'intéressant à l'Eurovision ? Oui, il est comme cela monsieur Järvi, un passionné sans préjugés - tout ce qu'il y a d'aimable.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Paavo Järvi appartient à une famille de musiciens avec les chefs d'orchestre Neeme Järvi et Kristjan Järvi (son frère). Ses répertoires de prédilection sont français, allemand, russe et scandinave.        <br />
       (2) Outre le Deutsche Kammerphilharmonie de Brême (dont il est directeur artistique depuis 2004), Paavo Järvi rejoint l'orchestre symphonique de la NHK à Tokyo.</span>       <br />
              <br />
       <b>Prochains concerts de l'Orchestre de Paris</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">18 juin 2016 à 20 h 30.</span>       <br />
       Philharmonie de Paris, &quot;Grand final de Paavo Järvi&quot;.       <br />
       Gustav Mahler, Symphonie n°3.       <br />
       Paavo Järvi, direction.       <br />
       Michelle DeYoung, alto.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">21 juin 2016 à 22h.</span>       <br />
       Sous la Pyramide du Louvre, &quot;Fête de la musique&quot;.        <br />
       Gustav Mahler, Symphonie n°4.       <br />
       Daniel Harding, direction.       <br />
       Christina Landshamer, soprano.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.paavojarvi.com/" target="_blank">&gt;&gt; paavojarvi.com</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.orchestredeparis.com/fr/accueil" target="_blank">&gt;&gt; orchestredeparis.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/9696041-15623589.jpg</photo:imgsrc>
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