<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-14T15:09:24+02:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-73496043</guid>
   <title>•Off 2023• "Heureux les orphelins" Ou comment revisiter le mythe d'Electre et mettre en garde contre le pouvoir dévoyé de la parole et du Verbe</title>
   <pubDate>Thu, 15 Jun 2023 07:36:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2023]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ce soir, Electre retrouve son frère Oreste, mais l'ombre de leur mère dans le coma plane sur leurs retrouvailles. Cette nuit, un éclair perce les songes d'Electre, apportant une lumière nouvelle sur la disparition de leur père. Il n'atteindra pas Oreste qui veille tard pour écrire les éléments de langage attendus par son ministre pour défendre les pesticides. Demain, la voix d'Electre devra convaincre Oreste d'agir et se frayer un chemin parmi les paroles vides de sens et les propos insaisissables auxquels elle se heurtera. Ce sera alors le moment de faire éclater la vérité, en opposant les mots qui révèlent un silence qui tue.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73496043-51148834.jpg?v=1686751467" alt="•Off 2023• "Heureux les orphelins" Ou comment revisiter le mythe d'Electre et mettre en garde contre le pouvoir dévoyé de la parole et du Verbe" title="•Off 2023• "Heureux les orphelins" Ou comment revisiter le mythe d'Electre et mettre en garde contre le pouvoir dévoyé de la parole et du Verbe" />
     </div>
     <div>
      Alors que 2024 marquera les quatre-vingts ans de la mort de Jean Giraudoux, Sébastien Bizeau s'est inspiré d'Electre qui alliait mythologie et modernité, pour interroger la puissance du langage dans notre société. Il confronte ce questionnement actuel à la mécanique ancestrale de la violence racontée dans le mythe des Astrides.       <br />
              <br />
       Pièce sélectionnée dans le cadre du Festival Phenix, &quot;Heureux les Orphelins&quot; est une pièce magistrale. Nous pourrions arrêter là notre critique mais &quot;c'est un peu court&quot; sans doute ! L'écriture de la pièce mêle avec une très grande ingéniosité la comédie satirique et la tragédie comme dans la pièce de Giraudoux dont elle s'inspire. Il est certain que le célèbre dramaturge aurait apprécié la subtile mise en scène et la version remarquablement écrite par Sébastien Bizeau, lui qui avait aussi <span style="font-style:italic">&quot;entrelacé mythe séculaire et références modernes&quot;</span> (sic).       <br />
              <br />
       Sur le plateau, les cinq comédiennes et comédiens évoluent avec une grande virtuosité et endossent tour à tour différents rôles sauf Maou Tulussi qui conserve le rôle d'Electre durant toute la pièce et Matthieu Le Goaster celui d'un Oreste au premier abord assez distant et réfractaire aux propos de sa sœur, mais qui s'apaisera malgré tout peu à peu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73496043-51148835.jpg?v=1686751488" alt="•Off 2023• "Heureux les orphelins" Ou comment revisiter le mythe d'Electre et mettre en garde contre le pouvoir dévoyé de la parole et du Verbe" title="•Off 2023• "Heureux les orphelins" Ou comment revisiter le mythe d'Electre et mettre en garde contre le pouvoir dévoyé de la parole et du Verbe" />
     </div>
     <div>
      Cindy Spath interprète brillamment le rôle de Clytemnestre, celui d'une secrétaire de cabinet débordée canalisant tant bien que mal son ministre quelque peu débordé lui aussi et une employée du funérarium. Paul Martin, comédien et chanteur, virevolte brillamment entre Pylade, un serveur très proche de ses clients, un notaire et un second de cuisine.       <br />
              <br />
       Notons la performance toute incarnée avec une prodigieuse justesse de Jean-Baptiste Germain qui, quant à lui, sera respectivement ce fameux ministre dépassé par sa mission et ne trouvant pas les mots pour défendre les pesticides - et de ce fait rendant les actions impossibles -, Egyste, un prêtre émouvant - peut-être son meilleur rôle ici - mais aussi un simple livreur.       <br />
              <br />
       Electre, interprétée par Maou Tulussi, captive par sa puissance de conviction et ses tentatives de réconciliations familiales avec Oreste et &quot;occupe&quot; à plusieurs niveaux l'espace scénique bien joliment. Avec grâce et élégance, elle tente de se dépatouiller avec le jargon médical ou notarial qu'elle et son frère devront nécessairement être confrontés étant donné le coma dans lequel leur mère est plongée.       <br />
              <br />
       Le choix des transitions &quot;cut&quot; qui consistent à utiliser le dernier mot d'une scène pour en faire le premier de la scène suivante est véritablement un trait de génie quant à l'écriture du texte ! Albert Camus a dit que <span style="font-style:italic">&quot;mal nommer les choses, c'est participer au malheur du monde&quot;</span>. Cette célèbre phrase a ici une place toute particulière et Sébastien Bizeau en a usé avec brio. Rien de pire que <span style="font-style:italic">&quot;les mots qui sont les armes de notre monde contemporain&quot;,</span> comme il le précise fort justement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73496043-51148862.jpg?v=1686751523" alt="•Off 2023• "Heureux les orphelins" Ou comment revisiter le mythe d'Electre et mettre en garde contre le pouvoir dévoyé de la parole et du Verbe" title="•Off 2023• "Heureux les orphelins" Ou comment revisiter le mythe d'Electre et mettre en garde contre le pouvoir dévoyé de la parole et du Verbe" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Ces mots qui imposent leur vérité et scellent des destins. Les joutes oratoires entre députés ont remplacé les duels, et ce, depuis seulement soixante ans ! La puissance symbolique de la parole est devenue l'instrument clé du pouvoir. On le constate au quotidien avec cette &quot;novlangue&quot; managériale ou les éléments de langage au quotidien. Or comment dénoncer les faits sans que la parole ne les exprime ?&quot;,</span> Sébastien Bizeau.       <br />
              <br />
       Peu importe où Sébastien est allé puiser cette idée de mixer le mythe d'Electre à cette dérive du Verbe que, malheureusement, nous constatons toutes et tous bien souvent dans notre monde contemporain ! Peu importe, parce que le résultat est là : foisonnant d'inventivité créatrice tant par le texte lui-même que par le jeu des cinq comédiennes et comédiens chez qui on sent une réelle complicité. Et quoi d'autre aussi que l'humour pour &quot;dénoncer&quot;, surtout lorsqu'il est manié avec grandes sobriété et justesse, tel qu'il a su si bien le faire.       <br />
              <br />
       Une belle idée qu'il a eu d'entamer des formations en art dramatique après ses études à Science Po et son parcours dans les affaires publiques. Nous n'aurions jamais pu assister à ce moment théâtral incroyable qui nous bouleverse tant ! Parce que les révélations qui s'opèrent dans cette pièce, notamment autour du pouvoir du langage ou au contraire de celui des silences destructeurs, c'est aussi pour la plupart d'entre nous &quot;notre&quot; histoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73496043-51148863.jpg?v=1686751543" alt="•Off 2023• "Heureux les orphelins" Ou comment revisiter le mythe d'Electre et mettre en garde contre le pouvoir dévoyé de la parole et du Verbe" title="•Off 2023• "Heureux les orphelins" Ou comment revisiter le mythe d'Electre et mettre en garde contre le pouvoir dévoyé de la parole et du Verbe" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Le langage, c'est une arme pour les politiques et les industriels, mais aussi entre des êtres qui s'aiment, une arme d'amour ou de mensonges&quot;</span>, comme le souligne à juste titre la comédienne Béatrice Agenin, Molière 2020, qui a fortement apprécié la pièce.       <br />
       Et elle n'est pas la seule…       <br />
              <br />
       &quot;Heureux les orphelins&quot; sera à coup sûr un des temps très fort d'Avignon 2023.       <br />
       Ne gardons pas le silence là-dessus, bien au contraire !        <br />
       À ce titre, la fin de la pièce relève, elle aussi, d'un trait de génie. Tout simplement.        <br />
       Mais &quot;chuuuuuuut&quot;!
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Heureux les orphelins"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73496043-51148864.jpg?v=1686751577" alt="•Off 2023• "Heureux les orphelins" Ou comment revisiter le mythe d'Electre et mettre en garde contre le pouvoir dévoyé de la parole et du Verbe" title="•Off 2023• "Heureux les orphelins" Ou comment revisiter le mythe d'Electre et mettre en garde contre le pouvoir dévoyé de la parole et du Verbe" />
     </div>
     <div>
      Texte : Sébastien Bizeau, librement inspiré d'Electre de Jean Giraudoux.       <br />
       Mise en scène : Sébastien Bizeau.       <br />
       Avec : Jean-Baptiste Germain, Matthieu Le Goaster, Paul Martin, Cindy Spath et Maou Tulussi.       <br />
       Par la Compagnie Hors du Temps.       <br />
       Création au Théâtre de l'Atelier, Paris, les 5 février, 16 mars et 11 avril 2022.       <br />
       Sortie de résidence : Théâtre de L'Oriflamme, Avignon, les 26 et 27 novembre 2022.       <br />
              <br />
       <b>Sélection officielle Phénix Festival</b>       <br />
       3, 4 et <span class="fluo_jaune">18 juin 2023 à 16 h.</span>       <br />
       Théâtre Les Déchargeurs, Paris 1er, 01 42 36 00 50.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lesdechargeurs.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lesdechargeurs.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://phenixfestival.com/" target="_blank">&gt;&gt; phenixfestival.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73496043-51148865.jpg?v=1686751601" alt="•Off 2023• "Heureux les orphelins" Ou comment revisiter le mythe d'Electre et mettre en garde contre le pouvoir dévoyé de la parole et du Verbe" title="•Off 2023• "Heureux les orphelins" Ou comment revisiter le mythe d'Electre et mettre en garde contre le pouvoir dévoyé de la parole et du Verbe" />
     </div>
     <div>
      <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 16 h. Relâche le dimanche.       <br />
       Théâtre de l'Oriflamme, 3-5, rue Portail Matheron, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 88 61 17 75 ou        <br />
       <a class="link" href="https://loriflamme-avignon.fr/" target="_blank">&gt;&gt; loriflamme-avignon.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">23 juin 2023 :</span> Théâtre de La Garenne, La Garenne-Colombes (92).       <br />
       17 novembre 2023 : Espace Corot, Rosny sur Seine (78).       <br />
       10 au 12 et 17 au 19 décembre 2023 : Théâtre les Déchargeurs, Paris 1er.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/73496043-51148834.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Heureux-les-orphelins-Ou-comment-revisiter-le-mythe-d-Electre-et-mettre-en-garde-contre-le-pouvoir-devoye-de_a3609.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-68212620</guid>
   <title>""Alzheimère et fils"" Tenter de saisir l'insaisissable, entre interprétation comique et émotion tragique</title>
   <pubDate>Sat, 22 Oct 2022 14:16:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Sujet ô combien délicat à aborder tant il est générateur de souffrances et de détresse affective au sein des familles, la maladie d’Alzheimer peut prendre une dimension "acceptable" au théâtre. Entre la tragédie réelle - ici vécue par les frères Jenny - et une approche humoristique, voire burlesque, la mise au plateau du mal irréversible permet d’en aborder certains aspects qui se révèlent être traduisibles en comique de répétition ou en situations cocasses, surréalistes ou rappelant le théâtre de l’absurde. C’est le pari réussi de la création de François et Luc Jenny, "Alzheimère et fils".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68212620-48046007.jpg?v=1666442505" alt="""Alzheimère et fils"" Tenter de saisir l'insaisissable, entre interprétation comique et émotion tragique" title="""Alzheimère et fils"" Tenter de saisir l'insaisissable, entre interprétation comique et émotion tragique" />
     </div>
     <div>
      Comment parler de la maladie d'Alzheimer ? Surtout quand c'est sa propre mère qui en est atteinte. Art difficile s'il en est… si on veut éviter de tomber dans le pathos ou le tragique total… En fait, pas tout à fait. Car oser l'impensable, ou du moins réaliser l'inattendu spectaculaire consistant à conjuguer l'humour, le burlesque, la fantaisie du music-hall et l'approche sérieuse, empathique et bienveillante, forcément grave, des conséquences du mal et des souffrances qui en découlent, c'est la prouesse que réussissent les frères Jenny.       <br />
              <br />
       Si la thématique abordée semble rebutante, il n'en est rien. Faire théâtre de nos maux, physiques ou mentaux, ne les résout pas, certes, mais en donne un angle, en permet une approche offrant la possibilité d'en apercevoir, analyser, découvrir des aspects passés inaperçus lorsque nous sommes dans le réel et d'en dégager des facettes comiques ou du moins humoristiques, avec ainsi un peu de dopamine libérée - ou &quot;molécule du bonheur&quot;, qui contribue aux sensations de bien-être et de plaisir -, émission salvatrice pour les personnes concernées par la maladie traitée.       <br />
              <br />
       Formant la trame dramatique, les appels et messages de la mère (composés de coq-à-l’âne, de répétitions, d'absurdités) ponctuent le déroulement du spectacle, comme des repères, pour rappeler la dégradation, l'altération progressive de la mémoire, sans affect excessif, de celle qui devient involontairement le personnage central de la pièce qui se joue sous nos yeux. Ces fragments vocaux sont à la fois empreints de désespoir et/ou de détresse (en forme d'appels au secours), mais sont aussi parfois plus &quot;énervés&quot; du fait de l'incommunicabilité latente due à la maladie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68212620-48046008.jpg?v=1666442534" alt="""Alzheimère et fils"" Tenter de saisir l'insaisissable, entre interprétation comique et émotion tragique" title="""Alzheimère et fils"" Tenter de saisir l'insaisissable, entre interprétation comique et émotion tragique" />
     </div>
     <div>
      Ainsi se mettent en place, dans ce séquençage, les étapes d'un grand voyage dans un univers parallèle, absurde et imaginaire, fait de numéros poétiques tout autant que clownesque, empruntés à la fois au cirque et au music-hall. De la loupe grossissante déformant de manière burlesque le visage de François Jenny à l'excellent numéro de playback (à deux) sur des chants lyriques - seulement vocal au départ puis avec l'utilisation de marionnettes à l'aide de mains gantées -, en passant par un joli numéro sous la pluie (imaginée) avec des parapluies scintillant de leds. Toutes les scènes créées par les deux artistes convoquent des artifices mystérieux, lumineux, poétiques, irréels, verbaux ou chorégraphiques, inspirée de l'univers du spectacle vivant, riche de toutes ses expressions artistiques.       <br />
              <br />
       Complétant ces propositions &quot;légères&quot; mais salutaires, François et Luc Jenny usent de digressions, empruntent des sentiers d'évasion pour parler d'Alzheimer. D'une référence au médecin allemand Alois Alzheimer, liée à la description neuronale qu'il en fit, au constat des conséquences concrètes de la &quot;dégénérescence&quot; de la mémoire, c'est également la perte des souvenirs de l'enfance qui est évoquée. Une partie de ceux-ci n'appartient qu'à la mère et, avec leur disparition, tout partage devient impossible. Il s'agit donc aussi pour les deux frères de se réapproprier cette mémoire, une façon de dire aux spectateurs de pas omettre de partager quand il est encore temps... et devenir alors possesseur des souvenirs de ceux qui ne les possèdent plus.       <br />
              <br />
       Et, sans mot fin, mais pour finir, se joue une très courte vidéo de la maman, en boucle. Petite danse finale et retour aux postures artistiques, car le spectacle, la scène, les illusions du music-hall, les échappées burlesques peuvent guérir ou du moins panser certains maux, accompagner l'inéluctable disparition de l'être cher et de sa conscience mémorielle. Le clown a la maîtrise de cet art si particulier, si exceptionnelle, qui consiste à nous faire croire que ce qui est impossible peut devenir possible... Et n'oublions pas que François Jenny est un clown blanc et son frère Luc, pour l'occasion, est devenu son Auguste... excellant tous deux dans cette fantaisie burlesque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Alzheimère et fils"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68212620-48046009.jpg?v=1666442570" alt="""Alzheimère et fils"" Tenter de saisir l'insaisissable, entre interprétation comique et émotion tragique" title="""Alzheimère et fils"" Tenter de saisir l'insaisissable, entre interprétation comique et émotion tragique" />
     </div>
     <div>
      Texte : François Jenny, Luc Jenny.       <br />
       Mise en scène : François Jenny, Luc Jenny.       <br />
       Avec : François Jenny, Luc Jenny.       <br />
       Collaboration artistique : Vincent Kuentz.       <br />
       Soutien chorégraphique : Francesca Lattuada.       <br />
       Lumières : Luc Jenny.       <br />
       Décors : Luc Jenny, Samuel Misslen.       <br />
       Musique originale : Léo Grise.       <br />
       Avec la voix de Gilles Charmant.       <br />
       Conseil artistique,costumes : Barbara Wagner.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 29 octobre 2022.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 21 h.       <br />
       Théâtre Les Déchargeurs, Salle Vicky Messica,        <br />
       <a class="link" href="https://www.lesdechargeurs.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lesdechargeurs.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/68212620-48046007.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Alzheimere-et-fils-Tenter-de-saisir-l-insaisissable-entre-interpretation-comique-et-emotion-tragique_a3423.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-68145729</guid>
   <title>"Tangente" Disparaître, partir sans se retourner… pour vivre une nouvelle vie</title>
   <pubDate>Thu, 20 Oct 2022 07:24:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator> Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Pars, surtout ne te retourne pas. Pars, fais ce que tu dois faire sans moi. Quoi qu'il arrive je serai toujours avec toi. Alors pars et surtout ne te retourne pas." (Le grand) Jacques Higelin. Partir sans se retourner. Qui ne s'est pas posé cette question au moins une fois dans sa vie ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68145729-48015389.jpg?v=1666201942" alt=""Tangente" Disparaître, partir sans se retourner… pour vivre une nouvelle vie" title=""Tangente" Disparaître, partir sans se retourner… pour vivre une nouvelle vie" />
     </div>
     <div>
      Avec ce monde qui part en vrille totale (tiens !), qui ne se dit pas ? : <span style="font-style:italic">&quot;Je vais aller voir ailleurs où j'en suis&quot;</span>, mais cet &quot;ailleurs&quot; est-il meilleur ? Dans le monde d'aujourd'hui, c'est une question bien difficile. Il suffit de jeter, ne serait-ce qu'un œil, sur les nouvelles désastreuses qui, chaque jour, défilent. Fuir.       <br />
              <br />
       Dans &quot;Tangente&quot;, cette femme qui disparaît du jour au lendemain, laissant à la maison son mari et son enfant, est à bout. On ne sait pas très bien ce qui la pousse à fuir, de nombreux scénarios sont possibles. Et pourquoi pas, juste, avoir envie de vivre une nouvelle vie, la sienne, sans code, sans leçon, sans obligation ? En a-t-elle les moyens ? Il semblerait que oui bien qu'on la retrouve à un moment moulée dans une tenue courte et sexy, saoulée au Gin près d'un guitariste (excellent musicien Lucas Frébourg), dans un pub minable où se succèdent des clients désireux de se vider les poches dans tous les sens du terme. Elle se cherche. Comme une ado. Une autre vie que celle de la femme bien mariée, bien &quot;maman&quot;, bien rangée. Et elle fuit de nouveau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68145729-48015402.jpg?v=1666201975" alt=""Tangente" Disparaître, partir sans se retourner… pour vivre une nouvelle vie" title=""Tangente" Disparaître, partir sans se retourner… pour vivre une nouvelle vie" />
     </div>
     <div>
      On croit à un retour dans cette prison dorée auprès du mari chagriné et complètement paumé face au nouveau rôle qu'il doit, seul, assumer : élever son enfant. On croit à ce retour, car cette vie, encore, semble lui manquer, mais non. Elle a fait appel à un homme, débarrasseur de profession, lui-même ayant fui un jour aussi. Il comprend. Tous deux se sont compris. Cet homme et cette femme (Justine Paillot et Édouard Michelon, très justes et très impliqués dans cette pièce) se revoient. Lui est parti depuis longtemps et quand leurs chemins se recroisent, il tenterait bien une aventure avec elle… ça ne l'intéresse pas.       <br />
              <br />
       Lookée d'un imperméable, jeans et baskets, son expérience de serveuse derrière elle, elle se demande si retourner de là où elle est partie ne serait pas mieux. Paumée, elle l'est !       <br />
       Bien qu'hésitante, c'est trop tard ! L'habitude est prise. Le mal est fait. Les abandonnés en ont pris leur parti. Celle qui a fui, aussi. C'est la vie. Désormais la sienne. Celle qu'elle choisit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68145729-48015420.jpg?v=1666202010" alt=""Tangente" Disparaître, partir sans se retourner… pour vivre une nouvelle vie" title=""Tangente" Disparaître, partir sans se retourner… pour vivre une nouvelle vie" />
     </div>
     <div>
      On ne sait pas ce qui a poussé cette femme à partir du jour au lendemain et c'est ce que révèle ce spectacle. Personne ne sait jamais. On ne connaît pas vraiment les gens, mariés, ou non l'individu est complexe et chacun réagit différemment face à cette société et aux couleurs sombres qu'elle porte avec elle. Le mari aimerait comprendre, mais ne comprendra pas, l'enfant pose des questions auxquelles nul ne peut répondre et ainsi va la vie…       <br />
              <br />
       Prendre la tangente, c'est se sauver sans être vu. C'est ce que fait cette femme. Cette femme n'a pas de prénom. Personne n'a de prénom. C'est là la réussite. Je lis le dossier de presse et je souligne ceci : &quot;disparaître est un droit et une liberté&quot;. C'est exactement ça ! C'est ce que dit ce spectacle et l'autrice de talent qui a écrit pour ce droit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tangente"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68145729-48015427.jpg?v=1666202042" alt=""Tangente" Disparaître, partir sans se retourner… pour vivre une nouvelle vie" title=""Tangente" Disparaître, partir sans se retourner… pour vivre une nouvelle vie" />
     </div>
     <div>
      Texte : Nina Chataignier, publié aux Éditions Koïnè.       <br />
       Adaptation : Robert Rizo.        <br />
       Mise en scène : Robert Rizo.       <br />
       Avec : Justine Paillot, Édouard Michelon, Robert Rizo, Lucas Frébourg (musique).       <br />
       Lumières : Estelle Pancher.       <br />
       Musique : Lucas Frébourg.       <br />
       Vidéo : Camille Ringuet.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 25 octobre 2022.</span>       <br />
       Du dimanche au mardi à 19 h.       <br />
       Théâtre Les Déchargeurs, Salle Vicky Messica, Paris 1er, 01 42 36 00 50.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lesdechargeurs.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lesdechargeurs.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/68145729-48015389.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Tangente-Disparaitre-partir-sans-se-retourner-pour-vivre-une-nouvelle-vie_a3420.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-62345752</guid>
   <title>"Le Pain dur" Dans les éblouissantes ténèbres des passions violentes</title>
   <pubDate>Tue, 15 Feb 2022 06:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une tension perceptible dès les premières secondes envahit la scène. Une jeune femme enfoncée dans une redingote rouge feu, dont le col remonte jusqu'à son menton, braque une arme sur une autre jeune femme en train d'allumer les bougies d'un grand chandelier. Feu, contre-feu. Mais cette tension n'est pas vraiment causée par cette arme, cette menace, ce danger. Cette intensité naît ailleurs.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62345752-45216635.jpg?v=1644863565" alt=""Le Pain dur" Dans les éblouissantes ténèbres des passions violentes" title=""Le Pain dur" Dans les éblouissantes ténèbres des passions violentes" />
     </div>
     <div>
      Elle surgit du corps des deux comédiennes. Elle grossit tout au long de l'affrontement. Elle change de forme au fur et à mesure des dialogues. Elle se creuse, s'aplatit comme une vague reflue avant de se gonfler et menace de déferler à nouveau, emportant tout, par la violence, le désir, la menace. Ainsi, les deux comédiennes parviennent à donner chair aux mots de Claudel.       <br />
               <br />
       Dans cette pièce, l'auteur extrait du monde qu'il observe cinq personnages qu'il semble vouloir disséquer, analyser au plus profond non pas de leur être, mais de leurs manques, de leurs défaites, leurs détresses. Homme de foi torturé, Claudel crée des êtres emprisonnés dans l'existence, car ils ne croient plus ou n'ont jamais cru dans autre chose que la réalité de la vie terrestre. Ils n'ont pas la foi. Ils n'ont que la survie dans l'existence. Le bien et le mal ne se situent pas pour eux au niveau moral, il est concret. Il faut trouver sa place dans ce monde, survivre, et pour cela inventer un nouveau &quot;Dieu&quot; capable de tout : l'argent.  Les rapports entre tous les personnages de la pièce comportent une dette, un gage, une échéance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62345752-45216636.jpg?v=1644863599" alt=""Le Pain dur" Dans les éblouissantes ténèbres des passions violentes" title=""Le Pain dur" Dans les éblouissantes ténèbres des passions violentes" />
     </div>
     <div>
      C'est pourtant une famille. Un père, ancien révolutionnaire devenu bourgeois, un fils, ancien militaire devenu colon dans une Algérie annexée, une future belle-fille, ancienne infirmière de guerre devenue révoltée pour son pays d'origine, la Pologne, et une possible belle-mère, ancienne pianiste juive devenue la maîtresse de la maison et du père ; et puis le père de cette dernière, vieux juif stéréotypé qui n'apparaît qu'à la fin pour sceller un dernier pacte sous l'auspice du dieu argent par un mariage de raison.       <br />
              <br />
       Chaque personnage n'est pourtant pas qu'un être de calcul, bien au contraire. Chacun d'eux est porteur d'un rêve, plus important que tout, plus important que la vie. Ce sont ces rêves qui nous les rendent sensibles. Chacun à leur manière est empêché par un des autres. Chacun à sa manière est aussi porté par un des autres. Hormis ces dettes d'argent qui fondent la trame de la pièce, ce sont ces rêves mis en danger par la situation actuelle qui vont provoquer le drame ou le miracle.       <br />
              <br />
       L'amour n'existe pas. Sinon dans un souvenir. Mais les désirs, tous les désirs, ceux-là sont tout-puissants. Les deux jeunes femmes sont objets de ces désirs de possession, de destruction ou de pureté. Mais elles sont aussi, sous la plume de Claudel, de grandes tireuses des ficelles qui les relient aux hommes. Quelque chose d'un peu chrétien dans les mauvais sens du terme qui les fait  porteuses du sacrifice, du sacerdoce, mais pas seulement. Ces deux personnages sont aussi, l'une porteuse d'un idéal politique, retourner forger la révolte en Pologne, l'autre d'une volonté de trouver sa place dans une société fermée aux Juifs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62345752-45216648.jpg?v=1644863631" alt=""Le Pain dur" Dans les éblouissantes ténèbres des passions violentes" title=""Le Pain dur" Dans les éblouissantes ténèbres des passions violentes" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;N'est-ce pas qu'il est bon d'être sans aucune perspective ?        <br />
       Ah, si la vie était longue,        <br />
       cela vaudrait la peine d'être heureux. Mais elle est courte et il y a moyen de la rendre plus courte encore.&quot;</span> Extrait Acte III scène 2.       <br />
              <br />
       Dans sa mise en scène, Salomé Broussky n'a négligé aucun détail, aucun mot de ce texte puissant ni aucune intention contenue en sous-texte. Elle a réussi à donner une simplicité, presque une familiarité à cette riche écriture, poétique, une simplicité qui évite complètement le danger de la déclamation. Dans un décor suffisamment simple, fait d'éléments nécessaires à l'imaginaire, elle a privilégié le jeu de ses comédiennes et de ses comédiens dans une tension émotionnelle bien maîtrisée par la distance du cynisme que Claudel instille sans cesse. Quasiment chaque scène de cette pièce est une confrontation entre deux personnages. Brûlante. Des scènes qui mêlent les corps dans des prises passionnelles extrêmement puissantes.        <br />
              <br />
       Je suis obligé de remercier en particulier Marilou Aussilloux pour son interprétation qui jongle avec la dureté, la passion, la jeunesse et laisse le sensible se dégager de son personnage comme l'appel d'air d'un noyé qui revient à la surface, avec une émotion toujours très tendue, bien contenue et Sarah Jane Sauvegrain, d'une incroyable fluidité, comme ces flammes qu'elle allume au début du spectacle, distante, elle aussi, mais tellement présente et vraie que l'on ne sait ce qu'elle va être la seconde d'après.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Pain dur"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62345752-45216654.jpg?v=1644863672" alt=""Le Pain dur" Dans les éblouissantes ténèbres des passions violentes" title=""Le Pain dur" Dans les éblouissantes ténèbres des passions violentes" />
     </div>
     <div>
      Texte : Paul Claudel.       <br />
       Mise en scène, décor et costumes : Salomé Broussky.       <br />
       Avec : Marilou Aussilloux, Daniel Martin, Sarah Jane Sauvegrain, Fabian Wolfrom, Étienne Galharague.       <br />
       Lumière : Rémi Prin.       <br />
       Conception et construction crucifix : Thierry Grand.       <br />
       Production La Grande Ourse       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 26 février 2022.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 21 h.       <br />
       Théâtre Les Déchargeurs - nouvelle scène théâtrale et musicale, Salle Vicky Messica, Paris 1er, 01 42 36 00 02.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lesdechargeurs.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lesdechargeurs.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/62345752-45216635.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Pain-dur-Dans-les-eblouissantes-tenebres-des-passions-violentes_a3177.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-59509700</guid>
   <title>"La Paix dans le monde" La preuve vivante et remarquablement incarnée que l'amour est plus fort que tout</title>
   <pubDate>Wed, 13 Oct 2021 07:56:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "La Paix dans le monde", pièce écrite et mise en scène par Diastème, c'est une aventure entamée il y a vingt ans avec deux autres pièces, "La Nuit du thermomètre" et "107 ans". Simon et Lucie en sont déjà les deux personnages principaux.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59509700-43715483.jpg?v=1634105977" alt=""La Paix dans le monde" La preuve vivante et remarquablement incarnée que l'amour est plus fort que tout" title=""La Paix dans le monde" La preuve vivante et remarquablement incarnée que l'amour est plus fort que tout" />
     </div>
     <div>
      Aujourd'hui, forcément, ces deux personnages ont vieilli mais la passion que Simon voue à Lucie est restée intacte. Il vit en Suisse, à quelques kilomètres de la maison de Charlie Chaplin. Il lit des livres. Il fait du feu. Il ne voit pas le temps passer.       <br />
              <br />
       Mais, avant tout, il se prépare au jour où il retrouvera Lucie après toutes ces années où il est resté sans la voir ni l'entendre. Car il est amoureux fou de cette femme depuis toujours. Fou au sens littéral du terme puisque la société l'a jugé fou. Parce qu'il a fait des folies. Lucie aussi sans doute car ces deux êtres-là se sont rencontrés dans un hôpital psychiatrique.       <br />
              <br />
       Ils ont été séparés par les choses de la vie, mais Simon est transporté encore et encore par cet amour indéfectible qu'il lui voue et qui ne quitte jamais son esprit. Pas un jour sans qu'il ne converse avec elle, comme si de rien n'était. Cet amour pourrait revêtir les allures d'une obsession, mais il n'en est rien ! Il s'agit d'un amour hors norme, singulier, effrayant, comique et formidablement bouleversant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59509700-43715484.jpg?v=1634106037" alt=""La Paix dans le monde" La preuve vivante et remarquablement incarnée que l'amour est plus fort que tout" title=""La Paix dans le monde" La preuve vivante et remarquablement incarnée que l'amour est plus fort que tout" />
     </div>
     <div>
      Car celui-ci fait partie de ces personnes riches et &quot;heurtées&quot; que la violence de la vie n'a pas évitées. Alors, il fait avec, vit avec ses fantômes et ses souvenirs, comme un ermite dans une ascèse volontaire qui berce son esprit. Tout chez lui est millimétré et le fil salvateur de plus sur lequel il vit, il se l'est lui-même tissé jour après jour, minutieusement et avec une grande persévérance. Un jour après l'autre, comme le disent les alcooliques. Chaque jour avec ses horaires bien réglés, ses habitudes, ses repères indispensables.       <br />
              <br />
       Pour garder la tête haute et continuer à avancer. Pour que &quot; ça &quot; ne dérape pas.       <br />
       Mais attention : interdiction d'approcher Lucie ! C'est ce qu'on lui a dit. Garder ses monstres à distances, leur parler pour les assoupir, faute de pouvoir vraiment les dompter…       <br />
       Garder la distance, à chaque moment, est un travail auquel il se livre corps et âme.       <br />
              <br />
       Simon n'est pas dupe de son état. Il est conscient de sa folie, il se connaît très bien. Ses années d'internement, il ne les a pas oubliées et le travail avec son psy est bien tangible, bien réglé lui aussi. Bardé d'une singularité toute particulière et d'un humour subtil, Simon est un personnage flamboyant qui affiche une vision éclairée du monde sans se dérober un seul instant à lui-même.       <br />
              <br />
       &quot;La Paix dans le monde&quot; est une pièce magistralement interprétée par le comédien Frédéric Andrau. C'est un seul en scène d'une heure vingt au cours duquel le spectateur est littéralement happé. D'aucuns pourraient craindre ce genre de &quot;texte monologue&quot; psalmodié comme une litanie envoûtante. Ici, c'est au contraire la quintessence du théâtre dans ce qu'il a de plus jouissif et transcendant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59509700-43715499.jpg?v=1634106076" alt=""La Paix dans le monde" La preuve vivante et remarquablement incarnée que l'amour est plus fort que tout" title=""La Paix dans le monde" La preuve vivante et remarquablement incarnée que l'amour est plus fort que tout" />
     </div>
     <div>
      Mais qui de la force du texte ou du jeu talentueux du comédien explique une telle impression hypnotique ? Le texte emporte le spectateur dans des méandres insoupçonnés d'émotions palpables et la présence sur scène de l'acteur tout en sobriété et délicatesse achève de faire de ce moment de spectacle un moment exceptionnel.       <br />
              <br />
       Le public est pris comme confident et se laisse emporter par le fleuve de la parole sans en perdre une miette. La logorrhée à laquelle Simon invite le spectateur est un voyage sublime vers ses sphères intérieures empreintes d'une poésie bien sensible.       <br />
              <br />
       Derrière ses petites lunettes rondes et jouant d'un bonnet bleu-marine en laine, Frédéric Andrau oscille avec grâce autour d'un grand cube de bois rectangulaire modulable pensé et réalisé en étroite collaboration avec Diastème par Alban Ho Van. On dirait un jeune enfant fragile qui manipule ses jouets avec une grande dextérité de peur que tout s'écroule… Le tout est subtilement éclairé par le travail de Vanessa Filho. Chaque spectateur pourra voir dans cette scénographie ce qu'il désire : les souvenirs de Simon malléables à merci, son enfermement, ses espoirs parcellaires…       <br />
              <br />
       On peut s'interroger en revanche sur les projections filmées du personnage de Lucie interprété par Emma de Caunes et se demander si la force magistrale du simple texte sublimé par le talent sans failles de Frédéric Andrau n'aurait pas suffi à ce moment de théâtre remarquable.       <br />
              <br />
       Au terme de la pièce, le spectateur sort de la salle joliment groggy par ces &quot;mots confidences&quot; qui l'ont emporté. C'est dans une espèce d'état hypnotique qu'il retrouve la réalité, bien malgré lui…Mais Simon finira-t-il par retrouver à nouveau Lucie ? Leur correspondance via Facebook aboutira-t-elle à leurs retrouvailles ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Paix dans le monde"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59509700-43715504.jpg?v=1634106108" alt=""La Paix dans le monde" La preuve vivante et remarquablement incarnée que l'amour est plus fort que tout" title=""La Paix dans le monde" La preuve vivante et remarquablement incarnée que l'amour est plus fort que tout" />
     </div>
     <div>
      Seul en scène.       <br />
       Texte : Diasdème.       <br />
       Mise en scène : Diastème.       <br />
       Avec : Frédéric Andrau et la participation cinématographique d'Emma de Caunes.       <br />
       Lumières : Stéphane Baquet.       <br />
       Scénographie : Alban Ho Van.       <br />
       Costumes : Frédéric Cambier.       <br />
       Images : Vanessa Filho.       <br />
       Musique : Cali - Chanson &quot;Je ne vivrai pas sans toi&quot; ( 2e album &quot;Menteur&quot;).       <br />
       Compagnie : La Main Gauche.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 1er au 30 octobre 2021.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h.       <br />
       Théâtre Les Déchargeurs, Salle Vicky Messica, Paris 1er, 01 42 36 00 02.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lesdechargeurs.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lesdechargeurs.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/59509700-43715483.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Paix-dans-le-monde-La-preuve-vivante-et-remarquablement-incarnee-que-l-amour-est-plus-fort-que-tout_a3074.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
