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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-12T23:19:27+02:00</dc:date>
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   <title>"Les Noces de Betìa"… la Renaissance dans son essence</title>
   <pubDate>Fri, 15 Sep 2017 08:03:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   René Loyon nous fait redécouvrir le théâtre de l'époque de Léonard de Vinci (1452-1519) et de Michel-Ange (1475-1564). Dans le texte de Ruzante, l'amour est vu au travers de propos et de gestes autant audacieux que maladivement timides, avec des personnages en proie à une liberté des sens enchaînée par des pulsions débridées.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17162512-21691150.jpg?v=1505455771" alt=""Les Noces de Betìa"… la Renaissance dans son essence" title=""Les Noces de Betìa"… la Renaissance dans son essence" />
     </div>
     <div>
      La Renaissance (~1300-~1650), époque riche de créations artistiques où l'homme prenait conscience de sa capacité à prendre en main son destin, a donné le jour à de nombreux génies et de talents hors normes. Toutefois, dans le domaine du spectacle vivant, peu d'auteurs sont restés dans les annales.       <br />
              <br />
       En 1997, Dario Fo, dans son discours de réception de son prix Nobel de littérature, écrivait : <span style="font-style:italic">&quot;… Un extraordinaire homme de théâtre de ma terre, peu connu… même en Italie. Mais qui est sans aucun doute le plus grand auteur de théâtre que l'Europe ait connu pendant la Renaissance avant l'arrivée de Shakespeare. Je parle de Ruzzante Beolco, mon plus grand maître avec Molière&quot;.</span>       <br />
              <br />
       C'est dit. Le metteur en scène René Loyon propose une pièce d'Angelo Beolco dit Ruzante (1496 ?-1542), connu pour ses comédies écrites dans la langue vénitienne de Padoue. Ce qui surprend dans &quot;Les Noces de Betìa&quot; (1524-1525) est la verdeur des répliques sur les plaisirs du corps, sexuels et organiques, tournées avec délice et sans jamais manquer de poésie. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17162512-21691160.jpg?v=1505455817" alt=""Les Noces de Betìa"… la Renaissance dans son essence" title=""Les Noces de Betìa"… la Renaissance dans son essence" />
     </div>
     <div>
      Des personnages ayant des envies de chier ou de montrer leur &quot;outil&quot; laissent à penser qu'Aristophane (445 av. J.-C.-385-375 av. J.-C.) avait encore quelques émules. Ils font ressentir leurs tourments, leurs sentiments sous le prisme de la colère, de la nervosité ou d'une gestuelle très marquée.       <br />
              <br />
       Charly Breton (Zilio), superbe dans son phrasé bousculé, joue un personnage, timide, un tantinet idiot, amoureux fou de Betìa (Olga Mouak). Il arrive, sans tomber dans un travers caricatural, à montrer ses états d'âme de façon comique, en proie aux démons de sa passion qui le dépossède de son corps. Le voilà par terre, contorsionné sur lui-même comme pieds et poings liés devant sa belle       <br />
              <br />
       Les relations entre protagonistes sont très bousculées, presque &quot;violentes&quot;, parfois à coup de pieds au &quot;Q&quot;. Cela crie, hurle, rouspète. Le jeu est très physique. On parle, on disserte à coup d'engueulades sous la duplicité de Nale (Maxime Coggio) qui souhaite tromper son ami Zilio et sa femme pour devenir amant de Betìa. Il navigue dans des eaux où l'équilibre est de règle et l'oblige à adopter une attitude ponctuée de raison et de calme. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17162512-21691167.jpg?v=1505455848" alt=""Les Noces de Betìa"… la Renaissance dans son essence" title=""Les Noces de Betìa"… la Renaissance dans son essence" />
     </div>
     <div>
      Le plateau est un large espace nu avec, en bois, une table, un banc et deux blocs faisant office de chaises. Le décor est sans fioritures, sans maquillage et plante avec des accessoires basiques un espace qui donne toute possibilité de mouvements.       <br />
              <br />
       On fait étalage de ses appâts et de sa fable sexuelle pour séduire sans prendre de détour. Les répliques sont souvent tranchantes pour marquer un périmètre d'existence en indisposant parfois, en consolant quelquefois un protagoniste. Les vis-à-vis sont faits de confrontations avec des basculements directs et brutaux de sentiments. Le jeu est cyclothymique, cohabitant dans un même élan, dans un même caractère, des envies autant destructrices que conciliantes. L'amour a le visage de Janus, celui à la fois d’Éros et de Thanatos.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Noces de Betìa"</b></div>
     <div>
      Texte : Ruzante.       <br />
       Traduction : Claude Perrus - Éditions Circé.       <br />
       Mise en scène : René Loyon.       <br />
       Dramaturgie : Laurence Campet.       <br />
       Avec : Charly Breton, Maxime Coggio, Titouan Huitric,  Yedwart Ingey, Olga Mouak,  Marie-Hélène Peyresaubes, Lison Rault.       <br />
       Lumières : Jean-Yves Courcoux.       <br />
       Régie : Jean-Louis Portail.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 septembre au 15 octobre 2017.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 20 h 30, samedi et dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de l'Épée de Bois, Cartoucherie de Vincennes, Route du Champ de Manœuvre, Paris 12e, 01 48 08 39 74.       <br />
       <a class="link" href="http://www.epeedebois.com/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/17162512-21691150.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Noces-de-Betia-la-Renaissance-dans-son-essence_a1913.html</link>
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   <title>•Avignon Off 2017• "Looking for Lulu"… Tirée de l'œuvre de Wedekind, une adaptation revigorante comme une gifle</title>
   <pubDate>Thu, 20 Jul 2017 12:46:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2017]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est une course. Folle. Une frénésie de vie qui passe comme une boule de feu au travers d'un monde bourgeois engoncé dans ses meubles et ses plaisirs. Lulu, la fille de rien que le désir des hommes élève au rang d'idole pour, l'heure d'après, la rabaisser au rang de putain. Elle est comme une marionnette que les mains habillent de pureté ou ouvrent comme un coffre rempli de vice.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15886539-20949403.jpg?v=1500547937" alt="•Avignon Off 2017• "Looking for Lulu"… Tirée de l'œuvre de Wedekind, une adaptation revigorante comme une gifle" title="•Avignon Off 2017• "Looking for Lulu"… Tirée de l'œuvre de Wedekind, une adaptation revigorante comme une gifle" />
     </div>
     <div>
      L'héroïne de Wedekind est un pur fantasme masculin. Une fille innocente comme l'enfant, vicieuse comme le diable, qui sème les désirs derrière ses pas comme le joueur de flute entraîne les rats après lui.       <br />
              <br />
       Natascha Rudolf et Sabrina Bus ont extrait du texte original de Wedekind une vision extrêmement réelle, actuelle et sans pathétisme du personnage. Un peu l'opposé de celle incarnée par Louise Brrooks dans le film de G. W. Pabst, &quot;Loulou&quot;. Une version hautement intelligente puisqu'elle s'attache de près à tenter de montrer le point de vue de Lulu. Et c'est le monde qui l'entoure, ce monde d'hommes, dirigés par les hommes, avec leurs désirs d'hommes qui sautent aux yeux dans cette pièce.       <br />
              <br />
       Mais rien de manichéen pourtant. Aucune victimisation de l'héroïne. Simplement comprendre que, pour survivre, il faut s'adapter aux règles de la société qui domine. Alors une fille de rien, sans famille, sans appui, que l'on marie parce qu'elle est belle ou qu'elle provoque tout autour d'elle cette chose indicible qui empêche l'indifférence, qui tord le ventre des hommes et des femmes, qui est à la fois toute vérité et tout mensonge, les deux faces du monde réunies, une tentation que certains veulent posséder, d'autres vénérer, d'autres détruire, quelles cartes a-t-elle à jouer ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15886539-20949428.jpg?v=1500547958" alt="•Avignon Off 2017• "Looking for Lulu"… Tirée de l'œuvre de Wedekind, une adaptation revigorante comme une gifle" title="•Avignon Off 2017• "Looking for Lulu"… Tirée de l'œuvre de Wedekind, une adaptation revigorante comme une gifle" />
     </div>
     <div>
      Elle est un mythe : celle qui déclenche les désirs les plus bizarres. Elle est aussi celle qui a toujours été abusée, violentée, celle que l'on a prise, celle que l'on a dirigée, dont on a usé le corps et le cœur pour en jouir, pour qu'elle devienne victime volontaire, consentante, aimante. Cela pourrait s'appeler Alice aux enfers pour faire le pendant avec celle de Lewis Carroll. Mais quand Alice cherche à rejoindre le monde réel, Lulu, elle, n'a pas d'autre horizon, d'autre échappatoire que la réalité venimeuse qui l'entoure, et nul au-delà.       <br />
              <br />
       Pourtant, cette Lulu-là n'est pas une victime : elle donne au monde ce que le monde veut d'elle. Du moins, à cette partie du monde qui baigne dans la richesse, qui organise des mariages d'intérêts, qui échange les bons procédés, achète les talents et manipule les medias : le monde cynique des puissants et des affaires qui n'a pas changé depuis plus d'un siècle. Dans ce bain acide et sec, Lulu apparaît comme la seule part vraiment humaine, tendre, sensible. Tous la battent haut la main au grand concours de l'indifférence et de l'égocentrisme qu'ils pratiquent.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Natascha Rudolf, tout entière tournée vers la jubilation de l'instant et l'animalité - car c'est là que se retranche l'esprit humain lorsqu'il est traqué - jette elle aussi tout par terre, en l'air, fait parler les corps et les torsions des âmes, brise les éléments scéniques et les tabous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15886539-20950502.jpg?v=1500551684" alt="•Avignon Off 2017• "Looking for Lulu"… Tirée de l'œuvre de Wedekind, une adaptation revigorante comme une gifle" title="•Avignon Off 2017• "Looking for Lulu"… Tirée de l'œuvre de Wedekind, une adaptation revigorante comme une gifle" />
     </div>
     <div>
      Dans une vivifiante joie, l'histoire de Lulu (incarnée avec une vérité, une franchise et une énergie palpable par Sabrina Bus) se fait fi de tous les traquenards, toutes les humiliations que les hommes tentent sur elle. Ils gagneront, certes, à la fin, ces hommes opportunistes et faibles, et pitoyables qui abandonnent leurs principes dès que nécessité parle, capables de se transformer en mac sans aucun scrupule, avec tout le mépris possible pour l'intégrité.       <br />
              <br />
       Oui, c'est un réquisitoire sans concessions contre l'injustice de ce que la société réclame aux femmes : qu'elle leur demande d'être splendides, admirables, désirables, épousables, iconique ou qu'elle leur commande d'être amoureuse, soumise, trophée ou putain. Ainsi, les scènes vives, sans pathos, semée de comique cocasse,  et jouée avec un réalisme efficace transcendent cette pièce, émeuvent, bouleversent par instants, fascinent comme la mise à mort annoncée fascine. Elle est le taureau dans l'arène face à la multitude de picadors, de toreros.       <br />
              <br />
       Un bel exploit de la part de toute la distribution, tous excellents, et aussi et surtout de Natascha Rudolf et Sabrina Bus dont ce projet semble être l'enfant chéri : elles ont créé en cette nouvelle Lulu un être palpitant, moderne, loin des clichés sulfureux sous lesquels elle était enfouie. Un être dont le point de vue sans cynisme renvoie aux héroïnes des bas-fonds, dont la lucidité, l'ironie et le courage sont un exemple, une parabole, une image que l'on porte accroché dans son ventre longtemps après le spectacle comme un morceau d'humanité en pleurs et en rires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Looking for Lulu"</b></div>
     <div>
      D'après &quot;La Boîte de Pandore, une tragédie monstre&quot; de Frank Wedekind.       <br />
       Traduction : Jean-Louis Besson et Henri Christophe (publiée aux éditions Théâtrales).       <br />
       Adaptation : Natascha Rudolf &amp; Sabrina Bus.       <br />
       Mise en scène : Natascha Rudolf.       <br />
       Avec : Brice Beaugier, Olivier Boudrand, Sabrina Bus , Benoît Hamelin, Alexandre Jazédé.       <br />
       Univers sonore : Yann Richard.       <br />
       Lumières : Cédric Enjoubault.       <br />
       Par la Compagnie Véhicule.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2017•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 juillet 2017.</span>       <br />
       Tous les jours à 12 h 30 (relâche le mercredi).        <br />
       Espace Roseau, Salle Jacques Brel,       <br />
       8, rue Pétramale, Avignon.        <br />
       Réservations : 04 90 25 96 05.       <br />
       <a class="link" href="http://www.roseautheatre.org/" target="_blank">&gt;&gt; roseautheatre.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/15886539-20949403.jpg</photo:imgsrc>
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  </item>

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   <title>L'érotisme arabo-musulman, entre humour et délice, gambade dans la prairie parfumée</title>
   <pubDate>Tue, 16 Sep 2014 09:43:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "La prairie parfumée où s'ébattent les plaisirs" est un manuel d'éducation sexuelle des années 1420 célèbre dans le monde arabo-musulman. Commandité par un homme de pouvoir, le tout puissant souverain indépendant de Tunis, Abû Fâris `Abd al-`Azîz al-Mutawakkil. Il est rédigé par Cheikh Nafzâwi, savant en toutes choses et médecines venues de l'Antiquité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6990077-10690410.jpg?v=1410854023" alt="L'érotisme arabo-musulman, entre humour et délice, gambade dans la prairie parfumée" title="L'érotisme arabo-musulman, entre humour et délice, gambade dans la prairie parfumée" />
     </div>
     <div>
      Et pour enseigner les bonnes manières de vie sexuelle, l'ouvrage s'intéresse à la bonne santé, au plaisir et aux positions. Il est dit en substance de bien nourrir la femme, d'être propre et de savoir badiner avant que l'instrument de l'homme ne se conjoigne à l'huis… le mystère de l'amour apparaissant si Dieu le veut bien.       <br />
              <br />
       Dans la proposition au public de Didier Carrier, le Cheikh (Stefan Godin) est un conférencier un peu bonimenteur et dominateur accompagné d'une assistante (Bénédicte Bosc) un peu idiote et naïve. Comme ahuris de gêne tous deux devant le souverain rendu invisible.       <br />
              <br />
       Le couple aborde avec force salamalecs et circonlocutions, manières de séduire et faire rire le sujet et sa complexité… Et pour aborder l'existence des sentiments et leur réciprocité entre homme et femme, ils usent du subterfuge du conte. Celui du poète pauvre et de la célèbre chanteuse.       <br />
              <br />
       Le côté forcément mécaniste du propos est dépassé par le jeu discrètement clownesque. Les personnages s'échauffent et, dans l'intimité d'un public à la jauge réduite*, développent une drôlerie communicative. Les personnages prennent progressivement une saveur et un poids d'humanité. Leur orientalisme un peu désuet est des plus délicieux, charme et enchante. Le public est conquis.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Le spectacle peut être joué en appartement.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Prairie parfumée où s'ébattent les plaisirs"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6990077-10690419.jpg?v=1410854070" alt="L'érotisme arabo-musulman, entre humour et délice, gambade dans la prairie parfumée" title="L'érotisme arabo-musulman, entre humour et délice, gambade dans la prairie parfumée" />
     </div>
     <div>
      D'après le traité d'érotologie de Mouhammad al-Nafzâwî.       <br />
       Traduction : René R. Khawam (Editions Phébus).       <br />
       Mise en scène : Didier Carrier.       <br />
       Avec : Bénédicte Bosc et Stefan Godin.       <br />
       Costumes : Florence Magni.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 septembre au 8 novembre 2014.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi et samedi à 21 h 30.       <br />
       Théâtre de l'Essaïon, Paris 4e, 01 42 78 46 42.       <br />
       <a class="link" href="http://www.essaion-theatre.com/index.php" target="_blank">&gt;&gt; essaion-theatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6990077-10690410.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/L-erotisme-arabo-musulman-entre-humour-et-delice-gambade-dans-la-prairie-parfumee_a1198.html</link>
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   <title>Des vaisseaux du cœur monte l'extraordinaire et torride sève de l'amour passionnel</title>
   <pubDate>Wed, 02 Apr 2014 09:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En 1988, "Les Vaisseaux du cœur" de Benoîte Groult défrayait la chronique, créait la polémique par la crudité pleinement assumée de la description d'une relation/passion extra-conjugale où l'amour physique avait une place centrale, étant à la fois le pivot et le moteur explosif de cette union magique, à la fois dévastatrice et constructive... mais véritablement poignante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6486571-9782731.jpg?v=1396423837" alt="Des vaisseaux du cœur monte l'extraordinaire et torride sève de l'amour passionnel" title="Des vaisseaux du cœur monte l'extraordinaire et torride sève de l'amour passionnel" />
     </div>
     <div>
      Vingt-cinq ans plus tard, Josiane Pinson adapte le texte à la scène et nous offre ainsi un moment rare, profondément émouvant de théâtre où la chaleur torride des ébats amoureux n'enlève rien à la densité passionnelle de l'amour qui unit deux êtres quasi &quot;extraterrestre&quot; l'un à l'autre : George, l'intello parisienne, et Gauvain, le rustre marin breton...        <br />
              <br />
       Une liaison aussi improbable que le mariage de la carpe et du lapin mais qui va se construite sur une fusion charnelle intense et, au fil des vies dissociées, connaîtra à chaque rencontre (espacée souvent de plusieurs années) la renaissance du phénix sur les centres du feu ardent précédent, happés par le désir régénéré des étreintes splendides, effervescentes de l'amour impossible, au quotidien mortel mais aux récurrentes retrouvailles vivifiantes, joyeuses, intenses et chatoyantes... et redoutablement, épuisement sexuelles !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6486571-9782732.jpg?v=1396423947" alt="Des vaisseaux du cœur monte l'extraordinaire et torride sève de l'amour passionnel" title="Des vaisseaux du cœur monte l'extraordinaire et torride sève de l'amour passionnel" />
     </div>
     <div>
      Un bel amour puissant, pérenne, qui passe d'abord par le corps, par les vaisseaux des émotions fiévreuses, des jouissances physiques... Qui, au-delà des mots, passe par les eaux ardentes échangées... prendre la mer des sentiments amoureux où les embruns, parfums sensuels, enivrent les âmes et les corps brûlant de désirs. L'histoire d'une passion qui dure toute une vie... jusqu'à la mort, mais par séquences violentes, passionnelles, éphémères mais pleine de vie, de rire, de bonheur révélé.       <br />
              <br />
       Si la beauté de l'histoire - avec son incroyable et insolente liberté -, et la densité, la force de l'écriture de Benoîte Groult sont acquises, cela n'occulte en rien l'incroyable, profonde et talentueuse interprétation de Josiane Pinson et Serge Riaboukine... évoluant avec aisance dans la mise en scène intelligente, éclairée, quasi chorégraphique de Jean-Luc Tardieu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6486571-9782777.jpg?v=1396424782" alt="Des vaisseaux du cœur monte l'extraordinaire et torride sève de l'amour passionnel" title="Des vaisseaux du cœur monte l'extraordinaire et torride sève de l'amour passionnel" />
     </div>
     <div>
      Superbe, puissante interprétation de Serge Riaboukine, toute en retenue, pleine de pudeur, de sensibilité et d'attention, gommant petit à petit le côté bourru, presque rustre du personnage. Avec un jeu plein de subtilité, Serge Riaboukine apporte une finesse intérieure, plus complexe qu'il n'y paraît, à ce marin emporté par la passion, les flux et reflux émotionnels doublés d'une force  sensuelle très physique donnant aux échanges sexuels l'allure de performances olympiennes mais empreintes d'un amour indescriptible.       <br />
              <br />
       Josiane Pinson, de son côté, n'a pas que réussi l'adaptation du très moderne et féministe texte de Benoîte Groult... Elle nous donne à lire, à voir, à entendre une &quot;George&quot; bouleversante, terriblement féminine, vibrant d'un amour solaire sur les braises ardentes de sa relation physique avec Gauvain - vivre le sexe comme un feu d'artifice - et troublante, émouvante sur le chemin de ce voyage amoureux où la passion se conjugue sur les modes de l'indépendance, de la fougue et de la spontanéité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6486571-9782805.jpg?v=1396424869" alt="Des vaisseaux du cœur monte l'extraordinaire et torride sève de l'amour passionnel" title="Des vaisseaux du cœur monte l'extraordinaire et torride sève de l'amour passionnel" />
     </div>
     <div>
      &quot;Comment vais-je vous raconter mon histoire ?&quot;, ainsi débute la pièce. Et elle raconte cette passion, de celles, enflammées, incompréhensibles, qui brûlent les corps et les âmes mais qui sont alimentées par la tendresse, la complicité fusionnelle, la douceur et une immense attention de l'autre. &quot;Les Vaisseaux du cœur&quot; est simplement une très belle histoire d'amour, tantôt tempête charnelle, tantôt ouragan des sentiments tendres et éternels empreints de la poésie de l'âme amoureuse... Un beau moment de liberté qui nous fait mettre les voiles sur la beauté universelle de l'amour !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Vaisseaux du cœur"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6486571-9782807.jpg?v=1396424869" alt="Des vaisseaux du cœur monte l'extraordinaire et torride sève de l'amour passionnel" title="Des vaisseaux du cœur monte l'extraordinaire et torride sève de l'amour passionnel" />
     </div>
     <div>
      Texte : Benoîte Groult.       <br />
       Adaptation : Josiane Pinson.       <br />
       Mise en scène : Jean-Luc Tardieu.       <br />
       Avec : Josiane Pinson et Serge Riaboukine.       <br />
       Lumières : Jacques Rouveyrollis.       <br />
       Musique : Michel Winogradoff.       <br />
       Décors : Pierre-Yves Le Prince.       <br />
       Costumes : Marie Credou.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 31 mai 2014.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre du Petit Montparnasse, Paris 14e, 01 43 22 77 74.       <br />
       <a class="link" href="http://www.petitmontparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; petitmontparnasse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6486571-9782731.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Des-vaisseaux-du-coeur-monte-l-extraordinaire-et-torride-seve-de-l-amour-passionnel_a1092.html</link>
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   <title>Avignon Off 2013 : "Une liaison pornographique"... Un fantasme tout en simplicité où le naturel fait ses gammes !</title>
   <pubDate>Wed, 14 Nov 2012 23:59:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidine Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   [Reprise] Fantasme... discret voire bâillonné, dans un jeu d’acteurs où le naturel fait ses gammes. Un texte au propos réaliste presque baigné de quotidienneté. La pièce est écrite comme un journal intime à deux voix avec deux personnages, Elle et Lui. Une histoire où Elle passe une annonce dans un journal pour vivre un fantasme qui lui tient à cœur. Lui répond. C’est la rencontre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4920648-7344476.jpg?v=1352847934" alt="Avignon Off 2013 : "Une liaison pornographique"... Un fantasme tout en simplicité où le naturel fait ses gammes !" title="Avignon Off 2013 : "Une liaison pornographique"... Un fantasme tout en simplicité où le naturel fait ses gammes !" />
     </div>
     <div>
      La pièce est de très bonne tonalité. Le thème est puisé dans le quotidien. Elle met en exergue le rapport au sexe que nous pouvons entretenir avec nos désirs. La tentation, l’envie sexuelle qui se déclinent en amour sont incarnées avec justesse par les comédiens qui créent une relation teintée de gêne lors de la première rencontre, gêne avant le passage à l’acte. Cette même gêne qui, durant les rencontres suivantes, disparaît pour être remplacée par des rendez-vous empreints de chaleur, de sympathie, voire d’une pointe de familiarité.       <br />
              <br />
       Du fantasme proprement dit, au-delà du mot, il n’existe pas vraiment ou du moins, il n’apparaît pas comme un élément déterminant. La mise en scène a fait de cet aspect un petit pied de nez à l’auteur en l’écartant quelque peu. Sur les rares scènes dites sexuelles, le fantasme n’est pas vraiment joué sans que cela ait pu faire appel à une quelconque pratique sexuelle jouée. Nous restons dans un semi-découvert où les corps apparaissent puis disparaissent dans l’obscurité sans qu’une quelconque suggestion affleure lors des passages à l’acte. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4920648-7344477.jpg?v=1352847934" alt="Avignon Off 2013 : "Une liaison pornographique"... Un fantasme tout en simplicité où le naturel fait ses gammes !" title="Avignon Off 2013 : "Une liaison pornographique"... Un fantasme tout en simplicité où le naturel fait ses gammes !" />
     </div>
     <div>
      Le texte est bien écrit avec des coupures dramaturgiques bien agencées. La mise en scène est simple, sans fioriture et est axée sur les relations, à la fois simple et complexe, du rapport à soi, à ses instincts, à ses pulsions et à l’autre.        <br />
              <br />
       Le jeu de Caroline Stefanucci est relevé. Juste et bien dosée en solo, elle arrive à faire passer les émotions avec un naturel très présent. Constantin Djirdjirian, dans le rôle de Lui, arrive à créer une relation avec Elle dans laquelle une certaine humilité voire intimité transparaît. Son jeu est lui aussi très naturel même si parfois ses solos manquent parfois un peu de &quot;sincérité&quot;.        <br />
              <br />
       Dans cette relation sexuelle, les personnages incarnent un rapport au fantasme et au sexe dans laquelle le désir n’est habillé d’aucun apparat. La relation entre Elle et Lui est très bien jouée. Les rapports multiples entre eux, à la fois sexuels, amoureux, chaleureux puis fait d’une rupture brusque sont bien incarnés. L’évolution de leur relation est bien retranscrite sur scène avec un sentiment de vécu et de spontanéité de belle composition. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Une liaison pornographique"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4920648-7344480.jpg?v=1352847934" alt="Avignon Off 2013 : "Une liaison pornographique"... Un fantasme tout en simplicité où le naturel fait ses gammes !" title="Avignon Off 2013 : "Une liaison pornographique"... Un fantasme tout en simplicité où le naturel fait ses gammes !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Philippe Blasband.       <br />
       D'après le film de Frédéric Fonteyne.       <br />
       Mise en scène : Dalia Bonnet.       <br />
       Avec : Caroline Stefanucci et Constantin Djirdjirian, remplacé à Avignon par Justin Blanckaert.       <br />
       Par la Compagnie Boss’Kapok.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       Du 04 novembre au 27 novembre 2012.       <br />
       Reprise du 3 au 26 février 2013.       <br />
       Du dimanche au mardi à 20 h.        <br />
       Le Funambule de Montmartre, Paris 18e, 01 42 23 88 83.       <br />
       <a class="link" href="http://www.funambule-montmartre.com/" target="_blank">&gt;&gt; funambule-montmartre.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Avignon Off 2013</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 au 31 juillet 2013.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 15.       <br />
       Théâtre Le Célimène, Avignon, 04 90 82 96 13/06 11 37 59 67.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrelecelimene.fr/programmation.html" target="_blank">&gt;&gt; theatrelecelimene.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4920648-7344476.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2013-Une-liaison-pornographique-Un-fantasme-tout-en-simplicite-ou-le-naturel-fait-ses-gammes-_a782.html</link>
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