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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-08T21:16:09+02:00</dc:date>
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   <title>BIAC 2025 Avec "Passages", la contorsionniste Alice Rende défie la gravitation et l'imaginaire</title>
   <pubDate>Mon, 03 Feb 2025 20:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comme un obélisque haut de quatre mètres, se dresse un cube de plexiglas. Chaque face mesure quelques dizaines de centimètres de large. Largeur d'épaule. Voilà l'espace de jeu avec lequel la circassienne Alice Rende va devoir jouer.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86172084-61333689.jpg?v=1738613521" alt="BIAC 2025 Avec "Passages", la contorsionniste Alice Rende défie la gravitation et l'imaginaire" title="BIAC 2025 Avec "Passages", la contorsionniste Alice Rende défie la gravitation et l'imaginaire" />
     </div>
     <div>
      Jouer de son corps, de sa souplesse, de l'élasticité de ses articulations pour se glisser à l'intérieur de cet obélisque par une trappe invisible. Elle porte une sorte de toge, capuche recouvrant sa tête, quelque chose de monastique dans ce costume dont elle se dépouille assez vite pour évoluer entre les quatre étroites parois de cet univers que ce simple monolithe parvient à créer.       <br />
              <br />
       Très vite vient le besoin de se séparer de l'excès de tissus sur ses membres et son visage pour découvrir les lois de ce nouvel univers. C'est une histoire de peau, de jonction épidermique avec la matière, de découverte. L'évolution de la contorsionniste commence alors dans un univers sonore totalement lié à ses mouvements. De ses mains d'abord, de ses pieds, ses cuisses, son dos, son visage, elle colle littéralement aux surfaces lisses du cube, s'élève puis glisse, et à chaque glissement le son amplifié de sa peau contre le plexiglas saisit. Une amplification pleine de réverbérations, de répétitions qui font penser au monde aquatique et qui se mêle à la création sonore de Chloé Levoy, elle aussi, créant un univers en profondeur, en échos, en tremblement, jusqu'à devenir nappes longues comme les vagues de l'océan.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86172084-61333690.jpg?v=1738613574" alt="BIAC 2025 Avec "Passages", la contorsionniste Alice Rende défie la gravitation et l'imaginaire" title="BIAC 2025 Avec "Passages", la contorsionniste Alice Rende défie la gravitation et l'imaginaire" />
     </div>
     <div>
      L'exploration de cet univers vertical se poursuit ainsi avec curiosité et humour. La contorsionniste se retrouvant dans les positions les plus inimaginables, jambes retroussées derrière la tête, reins cambrés, bras jetés dans le dos. Elle caracole comme en apesanteur, comme dans le vide sidéral du grand cosmos, comme un fœtus dans le corps d'une mère. Étonnée des sons qu'elle produit, qui l'entourent, amusée des positions tête en bas, sens dessus dessous que ses évolutions provoquent. Mais tentant encore et de multiples fois l'ascension de ses parois. Échec, glissement, contorsions et recommencement dans une sorte d'obstination du vivant à rêver l'apesanteur, à être en quête du ciel.       <br />
              <br />
       Jusqu'à ce qu'enfin, Alice Rende naisse tout en haut du cube transparent, évoluant dans un équilibre éphémère avant de retourner tel un gecko vif et habile à l'intérieur de son univers et disparaître comme dans un tour de magie, laissant le spectateur devant ce cube transparent, toile vierge à peine visible lui-même dans le décor qui l'environne.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au Village Chapitaux, plage du Prado à Marseille.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Passages"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86172084-61333691.jpg?v=1738613554" alt="BIAC 2025 Avec "Passages", la contorsionniste Alice Rende défie la gravitation et l'imaginaire" title="BIAC 2025 Avec "Passages", la contorsionniste Alice Rende défie la gravitation et l'imaginaire" />
     </div>
     <div>
      Sur une idée originale Alice Rende.       <br />
       Interprétation : Alice Rende.       <br />
       Création sonore : Chloé Levoy.       <br />
       Conception et construction de la scénographie : Benet Jofre.       <br />
       Remerciements : Roberto Magro.       <br />
       Production : Compagnie Ar, Clémence Drake et Alina Yanikeeva.       <br />
       Durée : 30 minutess       <br />
       Tout public.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       18 mai 2025 : Fadoli Circus, Cirque ZimZam - Pôle Cirque et Handicap, La Tour-d'Aigues (84).       <br />
       24 mai 2025 : Festival Temps-dance exterieur, Nice (06).       <br />
       30 et 31 mai 2025 (à confirmer) : avec Cie Happes, Aigues-Vives (30).       <br />
       12 et 13 juin 2025 : Festival Ay-roop, Rennes (35).       <br />
       17 et 18 juin 2025 : Biennale Circ'Aarau, Aarau (Suisse).       <br />
       19 et 20 septembre 2025 : Festival Ipercorpo, Forlì (Italie).       <br />
       17 et 18 janvier 2026 : Festival Circonova, Quimper (29).       <br />
              <br />
       <b>6ᵉ édition de la Biennale Internationale des Arts du Cirque, Marseille et toute la région Provence-Alpes-Côte d'Azur</b>       <br />
       Un mois de cirque en région Sud.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 janvier au 9 février 2025.</span>       <br />
       Renseignements et réservations sur le site de la BIAC :       <br />
       <a class="link" href="https://biennale-cirque.com/" target="_blank">&gt;&gt; biennale-cirque.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/86172084-61333689.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/BIAC-2025-Avec-Passages--la-contorsionniste-Alice-Rende-defie-la-gravitation-et-l-imaginaire_a4145.html</link>
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   <title>"Every drop of my blood" L'irrésistible quête de soi, une chorégraphie de combat</title>
   <pubDate>Tue, 18 Apr 2023 18:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comment pouvoir s'imaginer vivre encore dans un corps contraint par des normes héritées ? Comment échapper aux diktats conditionnant l'existence féminine arrimée au joug des représentations stéréotypées ? La quête de soi ne peut être qu'un corps-à-corps frontal, un sport de combat au même titre que la sociologie telle que la concevait Pierre Bourdieu. La Cie FluO, en livrant - comme on dit d'une haute lutte - cette pièce chorégraphiée pour deux danseuses et un musicien se fait le porte-parole inspiré du mantra libertaire irriguant sa création.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72208010-50252699.jpg?v=1681752290" alt=""Every drop of my blood" L'irrésistible quête de soi, une chorégraphie de combat" title=""Every drop of my blood" L'irrésistible quête de soi, une chorégraphie de combat" />
     </div>
     <div>
      D'emblée, la chorégraphe russo-française Nadia Larina - elle-même sur le plateau - nous immerge dans une installation plastique constituée de deux cubes aux parois et au &quot;plafond de verre&quot;, celui même qui symbolise les freins invisibles empêchant toute trajectoire hors des lignes fixées par un patriarcat solidement campé sur ses positions ultraconservatrices. Dans une atmosphère entre chien et loup, les deux danseuses accompagnées du musicien en live vont égrener leurs bribes de parcours heurtés. Les leurs ou ceux d'anonymes trouvant en elles l'opportunité d'exister hors de l'épais silence où on a voulu trop longtemps les claquemurer.       <br />
              <br />
       Ce que disent ces mots échappés du couvercle des convenances, c'est la pression insupportable des assignations de sexe véhiculées par les entourages avides d'&quot;évidences naturelles&quot;… Un garçon ne peut gesticuler, il doit se comporter comme un homme. Une fille ne peut s'habiller comme un garçon, elle doit cultiver sa féminité. À ses schémas réducteurs, garants d'une tradition aussi invisible que tenace, à préserver coûte que coûte, viennent se greffer les violences intrafamiliales violentant les esprits et les corps soumis à l'omerta du milieu. Porter la honte des sarcasmes répétés dénigrant les comportements &quot;hors nature&quot;. Porter la honte d'être violée par celui-là même qui devait prendre soin d'elle…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72208010-50252703.jpg?v=1681752329" alt=""Every drop of my blood" L'irrésistible quête de soi, une chorégraphie de combat" title=""Every drop of my blood" L'irrésistible quête de soi, une chorégraphie de combat" />
     </div>
     <div>
      Les corps des deux danseuses - comme celui du musicien - se délestant des pelures sociétales prennent possession de l'installation plastique. Confrontées alors aux parois de verre des cubes qu'elles habitent comme un espace enfermant, elles tentent obstinément de s'en extraire. Lançant une jambe, un bras, s'étirant, et retombant immanquablement dans leur &quot;cage&quot; tant la pression des résistances offertes par les cloisons - délimitant la place réduite qui leur est octroyée - est grande. Leurs mouvements empêchés rendant compte des pesanteurs à soulever pour tenter d'advenir à elles-mêmes, hors de toutes prescriptions.       <br />
              <br />
       Combat dantesque rythmé par la musique en live rendant palpable le poids des héritages d'un patriarcat ayant colonisé les esprits et assigné les corps à des postures codifiées. Oppressions incorporées, &quot;mises en corps&quot; des discours dominants érigeant la binarité des sexes en gardienne de l'ordre établi. Et quand elles finissent, à la force de la formidable énergie qui les anime, à se hisser enfin hors des cubes afin d'échapper au plafond de verre, c'est pour être aussitôt menacées d'être écrasées par leur retombée implacable…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72208010-50252958.jpg?v=1681752357" alt=""Every drop of my blood" L'irrésistible quête de soi, une chorégraphie de combat" title=""Every drop of my blood" L'irrésistible quête de soi, une chorégraphie de combat" />
     </div>
     <div>
      Mais comme tout combat de libération - c'est sa destinée, n'en déplaise aux gardiens du temple - finit inéluctablement par aboutir, advenues à elles-mêmes à la force de leur poignet, elles s'affranchissent des bienséances apprises pour adresser de magnifiques doigts d'honneur à ceux qui n'ont eu de cesse de les mépriser, de les maltraiter, d'abuser d'elles. Comme une catharsis en actes, alors que font effraction les souvenirs des agressions sexuelles subies par leur corps réduit à l'état d'objet du plaisir du mâle, fières et résolues, elles articulent à voix haute des bribes de paroles entendues, trouant la nuit du plateau, comme autant d'éclats ayant déchiré leur chair de femme. Articulées dans leur bouche, ces insanités ont un effet boomerang salvateur.       <br />
              <br />
       Contrastant avec la rudesse des tableaux précédents, succède un fascinant ballet sur une musique de contes - &quot;La Belle au bois dormant&quot;, &quot;La Petite Sirène&quot;, &quot;Cendrillon&quot; - où émergent de la nuit des temps quatre jambes dressées, chaussées de ballerines et d'escarpins à talon aiguille balayant l'air de leur chorégraphie impeccable. Tableau de l'idéal féminin… de femme sans tête et aux jambes élancées selon le modèle rêvé du patriarcat, jouissant jusqu'à plus soif de l'image d'une créature angélique, sexuellement désirable et dénuée de revendication personnelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72208010-50252959.jpg?v=1681752380" alt=""Every drop of my blood" L'irrésistible quête de soi, une chorégraphie de combat" title=""Every drop of my blood" L'irrésistible quête de soi, une chorégraphie de combat" />
     </div>
     <div>
      Quand la lumière revient, ce sont deux femmes superbement fières de leur liberté conquise, exhibant &quot;naturellement&quot; leur buste dénudé et leurs fessiers tressautant au rythme de leur démarche libérée qui se donnent à voir. Sans retenue aucune, faisant ainsi superbement la nique à ceux qui ont voulu les enfermer dans ces images immémoriales. S'avançant alors vers le micro, faisant corps avec leur combat abouti, elles se recouvrent de leur sang vital - celui des &quot;règles&quot; dont elles se sont affranchies, traces mnésiques d'un viol subi en milieu commun - avant de lever haut le poing déterminé de toutes celles et ceux qui incarnent un combat libérateur.       <br />
              <br />
       Abréaction éclatante magnifiée par la chanson punk &quot;Oooo let's riot&quot; criant à la face du vieux monde - &quot;gémissant dans le sang&quot; - la mort programmée de la hiérarchie des sexes, du machisme à la &quot;mords-moi-le-nœud&quot; et de la culture du viol. Les refrains, scandant le flux ininterrompu des paroles, résonnent comme des manifestes émancipateurs : <span style="font-style:italic">&quot;Riot, Girls riot, pussy rio, киска riot, chatte riot, let's riot/Riot, les femmes riot, les gouines riot, lesbienne riot, queer riot, let's riot/Let's riot, grrr riot, patriarcat riot, religions riot, liberalisme riot, capitalism riot, Capitalism riot, Right ! Oooo Let's riot&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72208010-50252960.jpg?v=1681752431" alt=""Every drop of my blood" L'irrésistible quête de soi, une chorégraphie de combat" title=""Every drop of my blood" L'irrésistible quête de soi, une chorégraphie de combat" />
     </div>
     <div>
      Une première étape de ce travail &quot;hors normes&quot; nous avait été présentée à Bordeaux en janvier 2022 dans le cadre du Festival Trente Trente, dont la réputation d'ouvroir de libertés potentielles trouvait en cette occasion une belle confirmation. Déjà, nous avions été séduits par la force qui s'en dégageait. Aujourd'hui, en découvrant la version aboutie de &quot;Chaque goutte de mon sang&quot; - créée en septembre 2022 lors du Festival Bien Fait ! (en partenariat avec le Festival Jerk Off, Paris) -, nous sommes littéralement magnétisés tant il est impossible d'échapper au flux d'émotions porteuses de questionnements décapants. Une réussite artistique autant qu'ethno-anthropologique à verser au dossier des arts pleinement vivants.       <br />
              <br />
       <b>Vu le jeudi 30 mars 2023 au Théâtre du Cerisier, 7-11 rue Joseph Brunet, à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Every drop of my blood"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72208010-50253113.jpg?v=1681752969" alt=""Every drop of my blood" L'irrésistible quête de soi, une chorégraphie de combat" title=""Every drop of my blood" L'irrésistible quête de soi, une chorégraphie de combat" />
     </div>
     <div>
      Conception et chorégraphie : Nadia Larina.       <br />
       Avec : Nadia Larina, Danaë Suteau.       <br />
       Création musicale (guitare, clavier, percussions, musique électronique) : Bastien Fréjaville.       <br />
       Scénographie et construction du dispositif : Nadia Larina, Bastien Fréjaville.       <br />
       Régie son et lumière : Charlotte Buclet.       <br />
       Textes : Elie Nassar, Mélanie Trugeon, Delphine Loizeau, Danaë Suteau, Nadia Larina et les témoignages des publics rencontrés (lors des ateliers de médiation et en dehors), Paul B Preciado.       <br />
       Par la Compagnie FluO.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       1er décembre 2023 : L'Horizon - Lieu de recherches et création,        <br />
       La Rochelle (17).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/72208010-50252699.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Every-drop-of-my-blood-L-irresistible-quete-de-soi-une-choregraphie-de-combat_a3567.html</link>
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   <title>"Blizzard" Tempête de neige au cœur de l'hiver pour un tourbillon de poésie visuelle et de folie acrobatique virtuose</title>
   <pubDate>Thu, 12 Jan 2023 07:25:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Un vent glacial souffle sous le chapiteau de FLIP Fabrique, de ce souffle plein de froidure hivernale québécoise qui vous emporte dans de blanches contrées oubliées où le monde revêt de lourds manteaux neigeux… l'occasion rêvée pour les artistes la la compagnie circassienne basée à Québec d'imaginer un spectacle sous les flocons… plein de poésie et de virtuosité acrobatique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70070145-48914294.jpg?v=1673463385" alt=""Blizzard" Tempête de neige au cœur de l'hiver pour un tourbillon de poésie visuelle et de folie acrobatique virtuose" title=""Blizzard" Tempête de neige au cœur de l'hiver pour un tourbillon de poésie visuelle et de folie acrobatique virtuose" />
     </div>
     <div>
      Comment raconter l'effroyable blizzard si ce n'est en imaginant une exploration poétique de son univers fait d'un immense décor de neige et d'un rideau vibrant, envoûtant, hypnotique de flocons blancs dansant de façon permanente comme de petites fées clochettes hivernales domptant le froid et la tempête ; et des attitudes spécifiques qu'il génère, de l'habillement multicouche qu'il impose aux pratiques ludiques ou sportives (bataille de boules de neiges, hockey sur glace, etc.) qu'il crée.       <br />
              <br />
       Au centre de la scène, un cube - en forme de conteneur - partiellement évidé, les parois restantes étant translucides… Grand froid par temps de blizzard, il neige sous le chapiteau… le conteneur servira d'illusoire protection avant de devenir un étonnant agrès accueillant quelques équilibres pyramidaux ou devenant l'instrument et/ou le support de ceux-ci ou d'autres performances équilibristes et acrobatiques. Le piano est à proximité et les autres agrès se positionnent au fur et à mesure en devant de scène.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70070145-48914311.jpg?v=1673463481" alt=""Blizzard" Tempête de neige au cœur de l'hiver pour un tourbillon de poésie visuelle et de folie acrobatique virtuose" title=""Blizzard" Tempête de neige au cœur de l'hiver pour un tourbillon de poésie visuelle et de folie acrobatique virtuose" />
     </div>
     <div>
      Les sept acrobates de FLIP Fabrique s'emparent du thème qu'ils ont créé avec énergie, enthousiasme et espièglerie (celle-ci alimentant les séquences clownesques hilarantes, notamment le numéro consistant à vêtir de façon exagérée l'un d'entre eux), encouragés, stimulés par un chanteur musicien (piano, guitare, banjo) d'une redoutable efficacité tant sur ses interprétations vocales et l'attrait mélodique que sur l'apport rythmique toujours très pertinent.       <br />
              <br />
       Double mât pour portées aériennes pleines de fougue, trampoline générant de spectaculaires envols, mains à mains sur fond de mélodie douce et mélancolique, gestes acrobatiques variés et précis, jonglages usant de pelles et boules de neige, ou, plus classique, avec des balles, mais à sept jongleurs - dont une séquence dans le cube en utilisant les parois transparentes -, acrobaties à la sangle, seul puis en couple. Ces dernières se révèlent être un très beau numéro d'une grande élégance, très athlétique, d'où émerge beaucoup de délicatesse entre les deux partenaires. Jeu avec de grands cerceaux lumineux (à leds, changements de couleurs, visuellement bluffant), effet spectaculaire et magique, d'une grande force graphique, optique, entre merveilleux et féérique, virtuose.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70070145-48914325.jpg?v=1673463551" alt=""Blizzard" Tempête de neige au cœur de l'hiver pour un tourbillon de poésie visuelle et de folie acrobatique virtuose" title=""Blizzard" Tempête de neige au cœur de l'hiver pour un tourbillon de poésie visuelle et de folie acrobatique virtuose" />
     </div>
     <div>
      La marque de fabrique de FLIP est l'émanation constante d'effluves poétiques issues de personnalités artistiques à la fois espiègles, vives et profondément généreuses… tout en étant des performeuses et performeurs circassien(ne)s confirmé(e)s réalisant des séquences très techniques, parfaitement maîtrisées. Les numéros acrobatiques ont réellement un niveau international. L'aisance dans la réalisation des figures (saut, salto, jetée, chutes, etc.) n'a d'égal que la fluidité des enchaînements. Chacun est toujours très aérien dans la réalisation d'un échange, d'une performance. Les sept membres maîtrisent tous à la perfection les différents arts du cirque (acrobatie, voltige, jonglage, clown, etc.) et il y a quasiment en permanence une vraie jubilation sur le plateau.       <br />
              <br />
       Blizzard, vous avez dit blizzard ! Dans une cohérence théâtrale bienvenue et pour un apport comique jouissif, trois-quatre capsules aux sonorités publicitaires sont réparties dans le déroulement du spectacle. Ces interventions &quot;à l'initiative&quot; de l'improbable ministère canadien du froid, de la froidure et du &quot;brrr&quot; accentuent l'approche décalée et volontairement dédramatisante d'un phénomène météorologique pas toujours bienveillant comme nous avons pu le voir récemment en Amérique du Nord.       <br />
              <br />
       L'univers, les ambiances, les atmosphères et les situations burlesques, avec leurs prodigieuses envolées, leurs tableaux théâtraux, poétiques et intemporels ne sont pas sans rappeler la magie, la féérie d'un &quot;Slava'Snowshow&quot; ! Les artistes québécois associent avec talent, souvent avec virtuosité, humour jubilatoire et tendre lyrisme, usant de la magie du geste, de l'adrénaline des fragiles corps-à-corps tout en légèreté et de la beauté chorégraphique des acrobaties… Un spectacle hivernal qui réchauffe les cœurs et nos imaginaires les jours de grisouille et de brrr !
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Blizzard"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70070145-48914643.jpg?v=1673466512" alt=""Blizzard" Tempête de neige au cœur de l'hiver pour un tourbillon de poésie visuelle et de folie acrobatique virtuose" title=""Blizzard" Tempête de neige au cœur de l'hiver pour un tourbillon de poésie visuelle et de folie acrobatique virtuose" />
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     <div>
      Concept original : FLIP Fabrique.       <br />
       Direction générale et artistique : Bruno Gagnon.       <br />
       Mise en scène : Olivier Normand.       <br />
       Distribution originale : Camila Comin, Bruno Gagnon, William Jutras, Justine Méthé-Crozat, Hugo Ouellet-Côté, Samuel Ramos, Jérémy Saint-Jean.       <br />
       Distribution actuelle : Justine Méthé-Crozat, Alana Moggridge, Ben Nesrallah, Hugo Ouellet-Côté, Thierry Proulx, Samuel Ramos, Jérémy Saint-Jean, Daniel Sullivan.       <br />
       Scénographie : Marie-Renée Bourget Harvey.       <br />
       Éclairages : Caroline Ross.       <br />
       Costumes : Erica Schmitz.       <br />
       Musique : Ben Nesrallah.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 8 au 31 décembre 2022. </b>       <br />
       À l'Espace Chapiteaux, Parc de la Villette, Paris 19e, 01 40 03 75 75.       <br />
       <a class="link" href="https://lavillette.com/programmation/flip-fabrique_e1421" target="_blank">&gt;&gt; lavillette.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70070145-48914783.jpg?v=1673466632" alt=""Blizzard" Tempête de neige au cœur de l'hiver pour un tourbillon de poésie visuelle et de folie acrobatique virtuose" title=""Blizzard" Tempête de neige au cœur de l'hiver pour un tourbillon de poésie visuelle et de folie acrobatique virtuose" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">17 janvier 2023 :</span> Agora Desnos - Scène nationale de l'Essonne, Évry-Courcouronnes (91).       <br />
       <span class="fluo_jaune">20 et 21 janvier 2023 :</span> Maison des arts, Créteil (94).       <br />
       <span class="fluo_jaune">25 janvier 2023 :</span> Palais du Littoral, Grande-Synthe(59).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/70070145-48914294.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Blizzard-Tempete-de-neige-au-coeur-de-l-hiver-pour-un-tourbillon-de-poesie-visuelle-et-de-folie-acrobatique-virtuose_a3487.html</link>
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   <title>"Tetris"… géométrie corporelle temporelle</title>
   <pubDate>Thu, 19 Jan 2017 08:49:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Erik Kaiel est né en Autriche, a grandi aux États-Unis et vit aux Pays-Bas où il a créé Tetris en 2011 pour le jeune public. Son spectacle est une vue de notre mode de vivre où le corps devient parangon géométrique de notre savoir-être.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10993535-18212857.jpg?v=1484813626" alt=""Tetris"… géométrie corporelle temporelle" title=""Tetris"… géométrie corporelle temporelle" />
     </div>
     <div>
      Quatre danseurs, deux hommes et deux femmes s'emboîtent et se désemboîtent comme dans ce fameux jeu, Tetris. Deux figures importantes sont effectuées. La première coordonne les corps les uns sur les autres pour opérer une imbrication. La deuxième est beaucoup plus solitaire avec une gestuelle brisée, nerveuse dans lesquels les membres s'agitent dans tous les sens comme marqués par une désorganisation organique, voire mentale. L'aspect robotique devient très prégnant et ponctue les chorégraphies.       <br />
              <br />
       Les corps adoptent des mouvements angulaires dans lesquels ils deviennent éléments d'une construction, pièce d'un puzzle. Les danseurs ont une gestuelle avec des courbes bottées en touche où la grâce disparaît pour servir des allures géométriques dans lesquels l'esthétique ne prend pas pour autant la poudre d'escampette. Elle campe sur des attitudes figées, encastrées qui évoluent par sauts, par rebonds. La danse devient très physique, de contact sans pour autant qu'elle soit frontale. Elle est plutôt nerveuse, comme si chaque interprète avait à conquérir un espace au détriment de l'autre. Pour contrebalancer ce désir de conquête, de lieux et de personnes, le mime facial intervient par le biais d'un sourire et d'un air complice entre eux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10993535-18213086.jpg?v=1484814064" alt=""Tetris"… géométrie corporelle temporelle" title=""Tetris"… géométrie corporelle temporelle" />
     </div>
     <div>
      Le chorégraphe a pris la mesure d'un corps qui s'efface dans nos rapports quotidiens pour le porter vers une expressivité où il devient reflet du monde, objet de nos rapports sociaux où l'intime tend à s'effacer devant l'extime, où le sentiment fait disruption car il n'arrive pas à se loger dans ces relations imbriquées.       <br />
              <br />
       Celles-ci sont symbolisées par des rubik's cubes. Ces derniers, jeux de combinaisons géométriques pour trouver un ordre et une &quot;cohérence&quot; visuelle, deviennent des instruments pour télécommander les mouvements des danseurs. Ceux-ci s'exécutent, comme des robots, à chaque combinaison, sensée ou désordonnée, faisant d'eux des esclaves d'une gestuelle qui ne leur appartient plus. Pour autant que faire ? Eh bien, c'est de faire avec. Leur complicité est entendue comme une résignation avouée et sans concessions, ayant affaire à une modernité qui laisse en plan parfois, souvent, une réflexion sur des attitudes, voire des automatismes dans notre savoir-être qui nous phagocytent.       <br />
              <br />
       Une bonne partie du public est conviée sur scène où il devient &quot;mouton de Panurge&quot;. Cette approche, au-delà de la valeur qu'elle peut véhiculer et qui n'est pas critiquable car descriptive, dessert la qualité, indéniable, du spectacle dans ses ultimes instants car elle n'apporte rien à la chorégraphie et fait finir celle-ci dans un brouhaha de communion. Dommage. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tetris"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10993535-18213097.jpg?v=1484814101" alt=""Tetris"… géométrie corporelle temporelle" title=""Tetris"… géométrie corporelle temporelle" />
     </div>
     <div>
      Tout public à partir de 5 ans.       <br />
       Chorégraphie, son, costumes : Erik Kaiel.       <br />
       Lumières : Marco Chardon.       <br />
       Avec Mayke van Kruchten, Kim-Jomi Fischer, Joseph Simon, Paulien Truijen.       <br />
       Production Arch8 - Erik Kaiel.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 au 20 janvier 2017.</span>       <br />
       Mardi, mercredi, jeudi et vendredi à 10 h, mardi, jeudi et vendredi à 14 h 30.       <br />
       Théâtre National de Chaillot, salle Maurice Béjart, Paris 16e, 01 53 65 30 00.       <br />
       <a class="link" href="http://theatre-chaillot.fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-chaillot.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/10993535-18212857.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Tetris-geometrie-corporelle-temporelle_a1732.html</link>
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