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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-19T17:08:42+02:00</dc:date>
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   <title>Un art des pérégrinations symboliques reliant les imaginaires des hommes et des femmes</title>
   <pubDate>Wed, 10 May 2017 09:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans "Le Testament de Marie", l'auteur, Colm Toibin, restitue l'intimité d'une femme brisée. Sa raison, sa sensibilité, ses souvenirs sont travaillés par la brutalité des événements. Le spectacle de la metteure en scène Deborah Warner est débarrassé de tout sulpicianisme…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13246338-19843454.jpg?v=1494401167" alt="Un art des pérégrinations symboliques reliant les imaginaires des hommes et des femmes" title="Un art des pérégrinations symboliques reliant les imaginaires des hommes et des femmes" />
     </div>
     <div>
      Il cerne à partir des bribes et des déchirures des récits évangéliques une manière de révélation, une authenticité de Marie très éloignée de l'enveloppe de gloire de réputation et de légende : de mythification.       <br />
              <br />
       Cette Marie, mère de son fils célèbre sauveur du Monde, est traquée dans son deuil, sa vieillesse, sa solitude par un manteau de légende et un flux de pèlerinage intéressé à son témoignage. Qui est bien fragile car Marie est restée à ce point choquée qu'elle doute même de la réalité des événements.       <br />
              <br />
       Le personnage prend un poids d'évidence. S'attachant à la personne et non à l'icône, Dominique Blanc, dans une sensibilité toute contemporaine, parcourt tous les cheminements, les errances du personnage. Elle porte parole, porte plaidoirie. Pour Marie. Mater dolorosa à jamais.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13246338-19843508.jpg?v=1494401209" alt="Un art des pérégrinations symboliques reliant les imaginaires des hommes et des femmes" title="Un art des pérégrinations symboliques reliant les imaginaires des hommes et des femmes" />
     </div>
     <div>
      En prologue, le public peut circuler sur le plateau à la découverte des éléments de décor, les coulisses, les accessoires. Le Deus ex machina, avec le pouvoir de l'illusion et de révélation qui le caractérise, montre ses trucs, montre dans leur matérialité les reliques d'une histoire à venir, passée. Avant d'agir. Magnifiquement.       <br />
              <br />
       Comme en miroir d'un pèlerinage oublié, la scénographie de Tom Pye et Jean Kalman a la légèreté d'une brise. Elle est comme une caresse de l'âme. Ou bien la dureté du métal. Elle est cruauté du destin. Dans sa respiration, elle offre un écrin renouvelé, décontextualisé et beau à l'humanité de Marie. C'est un juste retour des choses.       <br />
              <br />
       Le spectateur se trouve en pleine empathie avec le récit de cette mère et découvre une manière de sortir des rumeurs, d'un état du monde où ne s'engendrent que des récits guidés, dictés par les hommes, dont les femmes ne sont que des instruments ou des ornements.       <br />
              <br />
       C'est aussi un hommage appuyé au théâtre. Cet art des pérégrinations symboliques qui relie les imaginaires des hommes et des femmes à égalité dans la réciprocité des sensibilités et des perceptions.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Testament de Marie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13246338-19843584.jpg?v=1494401242" alt="Un art des pérégrinations symboliques reliant les imaginaires des hommes et des femmes" title="Un art des pérégrinations symboliques reliant les imaginaires des hommes et des femmes" />
     </div>
     <div>
      Texte : Colm Tóibín.       <br />
       Traduction française : Anna Gibson.       <br />
       Mise en scène : Deborah Warner.       <br />
       Assistante mise en scène : Alison Hornus.       <br />
       Avec : Dominique Blanc, de la Comédie-Française.       <br />
       Scénographie originale : Tom Pye.       <br />
       Collaboration à la scénographie : Justin Nardella.       <br />
       Lumière : Jean Kalman.       <br />
       Costumes : Chloé Obolensky.       <br />
       Musique, son : Mel Mercier.       <br />
       Durée : 1 h 20 environ.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13246338-19843620.jpg?v=1494401273" alt="Un art des pérégrinations symboliques reliant les imaginaires des hommes et des femmes" title="Un art des pérégrinations symboliques reliant les imaginaires des hommes et des femmes" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 5 mai au 3 juin 2017.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, le dimanche à 15 h.       <br />
       Odéon Théâtre de l'Europe, Paris 6e, 01 44 85 40 40.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-odeon.eu/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-odeon.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/13246338-19843454.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-art-des-peregrinations-symboliques-reliant-les-imaginaires-des-hommes-et-des-femmes_a1799.html</link>
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   <title>Le Godot de Laurent Vacher : une comédie où vibre le plaisir du temps qui passe</title>
   <pubDate>Mon, 19 Jan 2015 22:34:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Wladimir dit Didi et Estragon dit Gogo, rustres, balourds, sont deux va-nu-pieds, deux vauriens qui, en un lieu de nulle part, parlent et sentent mauvais… Sans domicile connu, ils n'ont rien...     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7370354-11347963.jpg?v=1421703637" alt="Le Godot de Laurent Vacher : une comédie où vibre le plaisir du temps qui passe" title="Le Godot de Laurent Vacher : une comédie où vibre le plaisir du temps qui passe" />
     </div>
     <div>
      Selon les propres mots de Laurent Vacher qui met en scène &quot;En attendant Godot&quot; de Samuel Beckett, ils ne font rien... &quot;Sinon manger, mentir, se battre, discuter, s'oublier, rire, chanter, souffrir, pleurer, tomber, attendre, aimer, respirer, craquer, se bousculer, reculer, danser, contempler, détester, vivre et probablement un peu mourir. Il se passe trop de choses pendant que l'on attend Godot.&quot;       <br />
              <br />
       Et c'est toute la réussite de cette mise en scène et du jeu de ces acteurs que de rendre lisible l'œuvre et d'animer l'espace et le temps de la représentation, d'animer les personnages.       <br />
              <br />
       Pour un regard extérieur au lointain, ils sont des moins que rien dans leur maladresse, leur danse de l'ours, leurs chutes tangentes. Ils prêtent à rire. D'un rire qui pourrait être moqueur si une forme de retenue dans le jeu ne retenait l'attention du spectateur. Inséparables, atteints de gémellité complice, ils se réchauffent l'un l'autre, s'exercent à vivre dans des chorégraphies de rire, d'avant rire. Au pied de l'arbre sec. Prêts pour une potence sous les railleries.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7370354-11347964.jpg?v=1421703709" alt="Le Godot de Laurent Vacher : une comédie où vibre le plaisir du temps qui passe" title="Le Godot de Laurent Vacher : une comédie où vibre le plaisir du temps qui passe" />
     </div>
     <div>
      Ils sont clownesques à l'instar de Clown Joey (Joseph Grimaldi), ivrogne sur son banc qui faisait peur aux enfants. Déjà cloches, Wladimir et Estragon, sous leurs chapeaux melons, sont prêts à travailler du chapeau.       <br />
              <br />
       Sous l'éteignoir du temps qui passe, ils fléchissent, se réfléchissent en clone de music-hall. Wladimir et Estragon se projettent en effet dans le couple de Pozzo et Lucky qui passe par là (énièmes avatars de Foottit et Chocolat). Eux aussi sont rendus inséparables par des liens concrets de domination et d'assujettissement. Même si des signes de révolte et de dépendance apparaissent. Montrés comme monstres aux uns et aux autres. Les tours du cirque avant de réfléchir.       <br />
              <br />
       Du lointain à la rampe, avec précision, par une succession de modulations du répertoire de clown du cirque, les comédiens montent de l'archétype qui renvoie les personnages à leur obscurité au sourire fugace qui les conduit à leur humanité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7370354-11347987.jpg?v=1421703866" alt="Le Godot de Laurent Vacher : une comédie où vibre le plaisir du temps qui passe" title="Le Godot de Laurent Vacher : une comédie où vibre le plaisir du temps qui passe" />
     </div>
     <div>
      La comédie sur fond de drame vibre bienveillante et renvoie au spectateur, au public que nous sommes, la résolution de l'énigme qui taraude et charpente la pièce.       <br />
              <br />
       Dans l'histoire de la crucifixion de Jésus rapporté par un seul des quatre témoins, un seul des deux larrons est reconnu par le sauveur.       <br />
              <br />
       Le deus ex machina restant obstinément invisible, la question et la réponse se nichent dans la diffraction et la réfraction de sa présence dans chaque élément de la création… Assurément, dans cette proposition scénique qui sert magnifiquement l'œuvre de Beckett, l'effet théâtre bat son plein, apporte le plaisir du temps qui passe en commun.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"En attendant Godot"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7370354-11348001.jpg?v=1421704050" alt="Le Godot de Laurent Vacher : une comédie où vibre le plaisir du temps qui passe" title="Le Godot de Laurent Vacher : une comédie où vibre le plaisir du temps qui passe" />
     </div>
     <div>
      Texte : Samuel Beckett.       <br />
       Mise en scène : Laurent Vacher.       <br />
       Travail chorégraphique : Farid Berki.       <br />
       Collaboration artistique à la mise en scène : Charlotte Lagrange.       <br />
       Avec : Luc-Antoine Diquéro, Pierre Hiessler, Jean-Claude Leguay, Antoine Mathieu, Heidi Zada.       <br />
       Scénographie : Jean-Baptiste Bellon assisté de Guillemine Burin des Rosiers.       <br />
       Lumières : Victor Egéa.       <br />
       Costumes : Marie Odin.       <br />
       Maquillage et perruques : Catherine Saint Sever.       <br />
       Tout public à partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 2 h 15.       <br />
       Compagnie du Bredin.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 au 24 janvier 2015.</span>       <br />
       Mardi, mercredi, vendredi et samedi à 20 h 30, jeudu à 19 h 30, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre Jean Arp, Clamart (92), 01 41 90 17 02.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrejeanarp.com/index.cfm" target="_blank">&gt;&gt; theatrejeanarp.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7370354-11347963.jpg</photo:imgsrc>
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