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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…</title>
   <pubDate>Tue, 28 Jan 2025 13:07:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comme un ovni venu de quelque planète facétieuse, l'énergie fabuleuse de Baro d'evel, troupe franco-catalane, fait voler en éclats les cadres contraignants des disciplines, de la discipline ! Une cohorte d'artistes aux allures faussement sages, venus indifféremment du cirque, de la danse, de la musique, des arts plastiques et artisanaux pour former communauté artistique, conjuguent à l'envi leurs talents sur un plateau bientôt transfiguré par leur présence atypique. L'effet rendu par cette déferlante hybride est "plastiquement" impressionnant… Un peu moins peut-être le sont quelques passages parlés où des éléments de langage fleurent le trop-plein d'évidences humainement compatibles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85973875-61206816.jpg?v=1720802400" alt=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" title=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" />
     </div>
     <div>
      Accueillis par les comédiens postés droits comme un &quot;i&quot; dans les galeries peuplées de poteries artisanales menant aux gradins du Lycée Saint-Joseph, les spectateurs deviennent eux-mêmes figurants du spectacle… Ce qui se confirmera à la toute fin, lorsque le public sera invité à suivre les artistes dans la cour du Lycée. Là se conclura le spectacle par un concert gratuit improvisé, agrémenté, bonus, de la fabrication en direct de poteries artisanales (vendues un peu chero, l'art a un coût…).       <br />
              <br />
       En ouverture, deux musiciens, dont l'un muni d'un énorme tuba, franchiront à plusieurs mètres de hauteur l'encadrement d'une fenêtre pour, en équilibre sur une corniche étroite, donner &quot;de la voix&quot;. Un de leurs complices, plus &quot;terre à terre&quot;, lui, bousculera maladroitement (!) une poterie qui se brisera en bord de plateau, tentera de faire disparaître les morceaux, et se mettra en peine d'en fabriquer une autre en plaquant un pain d'argile sur un tour de potier. Numéro burlesque se prolongeant par des catastrophes en chaine commentées de manière décalée…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85973875-61206817.jpg?v=1720802452" alt=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" title=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" />
     </div>
     <div>
      Suivra une musique discordante accompagnant les comédiens choristes, les pieds plantés dans une flaque d'eau blanchâtre. Le noir immaculé de leurs tenues bientôt sera souillé par les éclaboussures héritées de fabuleuses glissades et chutes les précipitant nez et ventre contre sol, bras écartés, pendant que la cheffe de chœur, imperturbable, fera résonner sa puissante et belle voix dans l'enceinte de la cour. Chorégraphie millimétrée d'une hécatombe annoncée prenant valeur d'un tableau de maître, &quot;Le Radeau de la Méduse&quot; version animée.       <br />
              <br />
       Plongée dans l'univers surréaliste offerte par la saynète suivante, découvrant des créatures &quot;humaines&quot; dont la tête a été remplacée par des poteries. Poteries bientôt trouées au niveau des yeux et maculées de sang, avant que, trinquant entre elles, un liquide noir ne s'écoule de l'emplacement de leur bouche. Cérémonie énigmatique résonnant comme un rituel de sorcellerie vaudou.       <br />
              <br />
       &quot;Délire&quot; haut en couleur présentant ainsi les multiples facettes d'une boule-miroir reflétant des images (à peine) déformées des humains dans tous leurs états… &quot;Qui sommes-nous ?&quot;, questionnait le titre… Voici quelques (d)ébauches de réponses… complétées par d'autres tableaux tout autant décalés, au rang desquels on citera un chien traversant le plateau, une montagne se déplaçant, un plancher recouvert d'impressionnants monceaux de bouteilles plastiques roulant sous les pieds des protagonistes, etc. Un inventaire à la Prévert n'y suffirait pas pour évoquer les richesses de créativité &quot;plastique&quot; mises à l'œuvre.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85973875-61206818.jpg?v=1720802481" alt=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" title=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" />
     </div>
     <div>
      Quand, au final, il s'agira de s'adresser à la foule pour dispenser un message de concorde générale en apprenant à aimer inconditionnellement les autres – &quot;morale&quot; du spectacle, en avait-il vraiment besoin ? – l'adhésion sera moins évidente. En effet, même si le ton se voudra raccord avec les superbes tableaux décalés précédents, l'esprit de sérieux dénotera. Cependant, à cette remarque près, on ne peut que se réjouir de ces superbes performances de haut vol, de nature à recolorer une époque morose.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 9 juillet 2024 dans la Cour du Lycée Saint-Joseph d'Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Qui som ?"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85973875-61206819.jpg?v=1720802566" alt=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" title=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" />
     </div>
     <div>
      France - Espagne (Catalogne) - Création 2024.       <br />
       Conception et mise en scène : Camille Decourtye, Blaï Mateu Trias.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Maria Muñoz, Pep Ramis (Mal Pelo).       <br />
       Collaboration à la dramaturgie : Barbara Métais-Chastanier.       <br />
       Avec : Lucia Bocanegra, Noëmie Bouissou, Camille Decourtye, Miguel Fiol, Dimitri Jourde, Chen-Wei Lee, Rita Mateu Trias en alternance avec Amir Ziegler, Yolanda Sey, Julian Sicard, Marti Soler, Maria Carolina Vieira, Guillermo Weickert, Blaï Mateu Trias.       <br />
       Collaboration musicale : Pierre-François Dufour.       <br />
       Scénographie et costumes : Lluc Castells.       <br />
       Lumière : María de la Cámara, Gabriel Paré.       <br />
       Son : Fanny Thollot.       <br />
       Recherche des matières et des couleurs : Benoît Bonnemaison-Fitte &quot;Bonnefrite&quot;.       <br />
       Ingénieur percussions céramiques : Thomas Pachoud.       <br />
       Céramiste : Sébastien De Groot.       <br />
       Régie générale : Samuel Bodin, Romuald Simonneau.       <br />
       Régie plateau : Mathieu Miorin.       <br />
       Régie plateau céramiste : Benjamin Porcedda.       <br />
       Régie son : Chloé Levoy.       <br />
       Régie lumière : Enzo Giordana.       <br />
       Habillage : Alba Viader.       <br />
       Durée : 2 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85973875-61206820.jpg?v=1720802620" alt=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" title=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 24 janvier au 1ᵉʳ février 2025 :</span> MC93 - Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, Bobigny (93).       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 au 22 février 2025 :</span> La Comédie, Genève (Suisse).       <br />
       Du 19 au 21 mars 2025 : Théâtre Dijon Bourgogne - CDN, Dijon (21).       <br />
       27 et 28 mars 2025 : CDN de Normandie-Rouen, avec le Festival Spring, Rouen (76).       <br />
       1ᵉʳ et 2 avril 2025 : Le Volcan - Scène nationale, avec le Festival Spring, Le Havre (76).       <br />
       24 et 25 avril 2025 : Équinoxe - Scène nationale, Châteauroux (36).       <br />
       Du 6 au 8 mai 2025 : Scène nationale du Sud-Aquitain, Anglet (64).       <br />
       14 et 15 mai 2025 : Le Grand R - Scène nationale, La Roche-sur-Yon (85).       <br />
       Du 4 au 11 juin 2025 : Théâtre Les Célestins, avec les Nuits de Fourvière et le Festival Utopistes, Lyon (69).       <br />
       4 et 5 juillet 2025 : Centro Cultural de Belem, avec le Festival Almada, Lisbonne (Portugal).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85973875-61206821.jpg?v=1720804012" alt=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" title=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…</title>
   <pubDate>Fri, 27 Sep 2024 11:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   On voudrait tellement y croire… Et à entendre résonner les voix de ces ukrainiennes, biélorusses et polonaises, unies par la même détermination combative, on est gagnés par leur émotion… qui devient nôtre. En effet, comment pouvoir résister à ces chants véhiculant, sur des musiques traditionnelles, tant la beauté innocente du monde que l'effroi provoqué aujourd'hui par les viols promus au rang d'arme de guerre ? Résister c'est exister. Et si sombre est le propos, il est éclairé par la fabuleuse énergie de ces "guérillères ordinaires" ne cédant devant rien.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83079134-59531855.jpg?v=1720861963" alt=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
     </div>
     <div>
      Tout commence par un rêve ayant traversé les temps… Un rêve doux, celui porté par un chant apaisant pour temps de guerre. Un rêve naïf – mais essentiel – mettant en scène un petit oiseau apportant, avec la venue du printemps, l'espoir. Faisant corps entre elles, propulsant à leur tête une petite fille pétillante de vie faisant figure de proue, elles avancent et reculent au rythme d'une vague pérenne qu'aucune force, fût-elle armée, ne pourra arrêter. Mais les vagues, même les plus tranquilles d'entre elles, ont aussi pour effet d'effacer les traces inscrites dans le sable. Le flux et le reflux de la mémoire humaine ne fonctionnent pas autrement, ils effacent toutes traces d'horreurs &quot;impensables&quot;. Ainsi en est-il de l'amnésie, symptôme post-traumatique des temps guerriers.       <br />
              <br />
       &quot;Sur la paix&quot;, projeté sur la façade monumentale du Palais, ouvre le temps du partage, celui du chant de beignets traditionnels, celui des douceurs à déguster en toute fraternité, en dansant, s'embrassant. &quot;Sur la violence&quot;, lui succède apportant dans les plis de ses paroles la souffrance d'une enfant implorant sa mère de la sauver. Un cri déchirant, avec en contrepoint une berceuse enfantine contrastant avec l'extrême violence vécue. &quot;Sur le viol&quot; intensifie encore l'horreur en rappelant que le viol concerne essentiellement les femmes, mais aussi les hommes, n'épargnant aucun âge. De un à quatre-vingt-cinq ans, comme le révèlent les consultations gratuites mises en place pour recueillir la parole des victimes de la soldatesque russe, ayant banalisé la pratique du viol pour démultiplier la souffrance en l'étendant à la vie entière de la victime. Les chorégraphies désarticulées et vindicatives du chœur des femmes &quot;parlent&quot; alors autant de la douleur qui les submerge que de leur colère de combattantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83079134-59531856.jpg?v=1720862011" alt=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
     </div>
     <div>
      Et l'Europe dans tout ça ? Scandale qu'elle soit si éloignée de l'Ukraine. Déclaration d'amour proclamée par le chœur, <span style="font-style:italic">&quot;l'amour est plus fort que la mort&quot;</span>. Et la révolte plus importante que la passivité face au malheur, <span style="font-style:italic">&quot;Le rôle des pleureuses sur des os ne nous suffit plus. Notre chant ne s'arrêtera pas&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Viendra l'heure des &quot;Mothers monologues&quot;, chacune énonçant son prénom et la ville d'Ukraine qu'elle a dû fuir, Kyiv, Soumy, Irpin, Kharkiv… Elle fera part ensuite de ses goûts ordinaires, de ce qui la constitue comme être de désirs, un sujet pleinement vivant que les atrocités guerrières n'ont pas réussi à détruire… Même si elles savent, ces femmes, que la guerre survivra en elles à la paix.       <br />
              <br />
       Moments sensibles portés par ces chants chorégraphiés à la force expressive amplifiée par la solennité des lieux. Moments partagés avec les spectateurs faisant communauté avec ces héroïnes ordinaires n'ayant rien rabattu de leurs aspirations… Et même si, l'émotion (réelle) ressentie dans ce haut lieu de La Cour d'Honneur résonnant des bruits et fureurs de représentations mythiques se dissipera (peut-être pas, allez savoir…) au premier mistral venu, cette forme chorale est de nature à réveiller notre assoupissement chronique… pour hisser notre légitime indignation à la hauteur de l'énergie déployée par ces guérillères exemplaires.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu le mercredi 10 juillet 2024 dans la Cour d'honneur du Palais des papes, Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mothers, A Song for Wartime"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83079134-59531857.jpg?v=1720862046" alt=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en scène : Marta Górnicka.       <br />
       Assistantes à la mise en scène : Maria Wierzbicka, Bazhena Shamovich.       <br />
       Avec : Liza Kozlova, Palina Dabravoĺskaja, Svitlana Onischak, Kateryna Taran, Svitlana Berestovska, Vidana Blonska, Sasha Cherkas, Yuliia Ridna, Natalia Mazur, Aleksandra Sroka, Katarzyna Jaźnicka, Bohdana Zazhytska, Anastasiia Kulinich, Hanna Mykhailova, Katerina Aleinikova, Elena Zui-Voitekhovskaya, Kamila Michalska, Maria Robaszkiewicz, Polina Shkliar, Ewa Konstanciak, Volha Kalakoltsava.       <br />
       Livret : Marta Górnicka et ensemble (ukrainiens, biélorusses, polonais).       <br />
       Musique : Marta Górnicka.       <br />
       Dramaturgie : Olga Byrska, Maria Jasińska.       <br />
       Scénographie : Robert Rumas.       <br />
       Assistante à la chorégraphie : Maria Bijak.       <br />
       Chorégraphie : Evelin Facchini.       <br />
       Lumière : Artur Sienicki.       <br />
       Vidéo : Michał Jankowski.       <br />
       Costumes : Joanna Załęska.       <br />
       Collaboration musicale : Wojciech Frycz.       <br />
       Coaching vocal : Joanna Piech-Sławecka.       <br />
       Conseil d'ethnomusicologie urkainienne : Anna Ohrimchuk.       <br />
       Conseil sur les jeux d'enfants ukrainiens : Venera Ibragimova.       <br />
       Traduction pour le livret : Cecile Bocianowski (français), Aleksandra Paszkowska (anglais).       <br />
       Traduction pour le surtitrage : Cécile Bocianowski (français), Aleksandra Paszkowska (anglais).       <br />
       Durée : 1 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83079134-59531858.jpg?v=1720862072" alt=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 15 au 19 octobre 2024.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h 30, samedi à 19 h 30.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Renaud-Barrault, Paris 8ᵉ, 01 44 95 98 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredurondpoint.fr/index.htm" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       24 et 25 octobre 2024 : Festival Contre-Sens, TNP, Villeurbanne (69).       <br />
       2 novembre 2024 : Maxim Gorki Theater, Berlin (Allemagne).       <br />
       7 novembre 2024 : Euro-scene Leipzig Theatre Festival, Leipzig (Allemagne).       <br />
       18 novembre 2024 : The National Festival of Directing Art Interpretations, Katowice (Pologne).       <br />
       30 novembre et 1ᵉʳ décembre 2024 : Théâtre Powszechny, Varsovie (Pologne).       <br />
       6, 7 et 12 décembre 2024 : Festival International Divine Comedy, Cracovie (Pologne).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83079134-59531859.jpg?v=1720863590" alt=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/83079134-59531858.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Mothers-A-Song-for-Wartime-Les-voix-chantees-plus-fortes-que-le-bruit-des-chars_a4051.html</link>
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   <title>"Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…</title>
   <pubDate>Tue, 24 Sep 2024 19:43:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comme un ovni venu de quelque planète facétieuse, l'énergie fabuleuse de Baro d'evel, troupe franco-catalane, fait voler en éclats les cadres contraignants des disciplines, de la discipline ! Une cohorte d'artistes aux allures faussement sages, venus indifféremment du cirque, de la danse, de la musique, des arts plastiques et artisanaux pour former communauté artistique, conjuguent à l'envi leurs talents sur un plateau bientôt transfiguré par leur présence atypique. L'effet rendu par cette déferlante hybride est "plastiquement" impressionnant… Un peu moins peut-être le sont quelques passages parlés où des éléments de langage fleurent le trop-plein d'évidences humainement compatibles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83013912-59487192.jpg?v=1720802400" alt=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" title=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" />
     </div>
     <div>
      Accueillis par les comédiens postés droits comme un &quot;i&quot; dans les galeries peuplées de poteries artisanales menant aux gradins du Lycée Saint-Joseph, les spectateurs deviennent eux-mêmes figurants du spectacle… Ce qui se confirmera à la toute fin, lorsque le public sera invité à suivre les artistes dans la cour du Lycée. Là se conclura le spectacle par un concert gratuit improvisé, agrémenté, bonus, de la fabrication en direct de poteries artisanales (vendues un peu chero, l'art a un coût…).       <br />
              <br />
       En ouverture, deux musiciens, dont l'un muni d'un énorme tuba, franchiront à plusieurs mètres de hauteur l'encadrement d'une fenêtre pour, en équilibre sur une corniche étroite, donner &quot;de la voix&quot;. Un de leurs complices, plus &quot;terre à terre&quot;, lui, bousculera maladroitement (!) une poterie qui se brisera en bord de plateau, tentera de faire disparaître les morceaux, et se mettra en peine d'en fabriquer une autre en plaquant un pain d'argile sur un tour de potier. Numéro burlesque se prolongeant par des catastrophes en chaine commentées de manière décalée…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83013912-59487193.jpg?v=1720802452" alt=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" title=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" />
     </div>
     <div>
      Suivra une musique discordante accompagnant les comédiens choristes, les pieds plantés dans une flaque d'eau blanchâtre. Le noir immaculé de leurs tenues bientôt sera souillé par les éclaboussures héritées de fabuleuses glissades et chutes les précipitant nez et ventre contre sol, bras écartés, pendant que la cheffe de chœur, imperturbable, fera résonner sa puissante et belle voix dans l'enceinte de la cour. Chorégraphie millimétrée d'une hécatombe annoncée prenant valeur d'un tableau de maître, &quot;Le Radeau de la Méduse&quot; version animée.       <br />
              <br />
       Plongée dans l'univers surréaliste offerte par la saynète suivante, découvrant des créatures &quot;humaines&quot; dont la tête a été remplacée par des poteries. Poteries bientôt trouées au niveau des yeux et maculées de sang, avant que, trinquant entre elles, un liquide noir ne s'écoule de l'emplacement de leur bouche. Cérémonie énigmatique résonnant comme un rituel de sorcellerie vaudou.       <br />
              <br />
       &quot;Délire&quot; haut en couleur présentant ainsi les multiples facettes d'une boule-miroir reflétant des images (à peine) déformées des humains dans tous leurs états… &quot;Qui sommes-nous ?&quot;, questionnait le titre… Voici quelques (d)ébauches de réponses… complétées par d'autres tableaux tout autant décalés, au rang desquels on citera un chien traversant le plateau, une montagne se déplaçant, un plancher recouvert d'impressionnants monceaux de bouteilles plastiques roulant sous les pieds des protagonistes, etc. Un inventaire à la Prévert n'y suffirait pas pour évoquer les richesses de créativité &quot;plastique&quot; mises à l'œuvre.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83013912-59487194.jpg?v=1720802481" alt=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" title=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" />
     </div>
     <div>
      Quand, au final, il s'agira de s'adresser à la foule pour dispenser un message de concorde générale en apprenant à aimer inconditionnellement les autres – &quot;morale&quot; du spectacle, en avait-il vraiment besoin ? – l'adhésion sera moins évidente. En effet, même si le ton se voudra raccord avec les superbes tableaux décalés précédents, l'esprit de sérieux dénotera. Cependant, à cette remarque près, on ne peut que se réjouir de ces superbes performances de haut vol, de nature à recolorer une époque morose.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 9 juillet 2024 dans la Cour du Lycée Saint-Joseph d'Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Qui som ?"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83013912-59487195.jpg?v=1720802566" alt=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" title=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" />
     </div>
     <div>
      France - Espagne (Catalogne) - Création 2024.       <br />
       Conception et mise en scène : Camille Decourtye, Blaï Mateu Trias.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Maria Muñoz, Pep Ramis (Mal Pelo).       <br />
       Collaboration à la dramaturgie : Barbara Métais-Chastanier.       <br />
       Avec : Lucia Bocanegra, Noëmie Bouissou, Camille Decourtye, Miguel Fiol, Dimitri Jourde, Chen-Wei Lee, Rita Mateu Trias en alternance avec Amir Ziegler, Yolanda Sey, Julian Sicard, Marti Soler, Maria Carolina Vieira, Guillermo Weickert, Blaï Mateu Trias.       <br />
       Collaboration musicale : Pierre-François Dufour.       <br />
       Scénographie et costumes : Lluc Castells.       <br />
       Lumière : María de la Cámara, Gabriel Paré.       <br />
       Son : Fanny Thollot.       <br />
       Recherche des matières et des couleurs : Benoît Bonnemaison-Fitte &quot;Bonnefrite&quot;.       <br />
       Ingénieur percussions céramiques : Thomas Pachoud.       <br />
       Céramiste : Sébastien De Groot.       <br />
       Régie générale : Samuel Bodin, Romuald Simonneau.       <br />
       Régie plateau : Mathieu Miorin.       <br />
       Régie plateau céramiste : Benjamin Porcedda.       <br />
       Régie son : Chloé Levoy.       <br />
       Régie lumière : Enzo Giordana.       <br />
       Habillage : Alba Viader.       <br />
       Durée : 2 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83013912-59487196.jpg?v=1720802620" alt=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" title=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 2 au 4 octobre 2024.</span>       <br />
       Mercredi, jeudi et vendredi à 20 h.       <br />
       Théâtre 71 - Scène nationale, Malakoff (92), 01 55 48 91 00.       <br />
       <a class="link" href="https://malakoffscenenationale.fr/" target="_blank">&gt;&gt; malakoffscenenationale.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 11 au 13 octobre 2024 : Théâtre de Liège (Belgique).       <br />
       Du 31 octobre au 2 novembre 2024 : Halles de Schaerbeek, Bruxelles (Belgique).       <br />
       Du 13 au 16 novembre 2024 : Tandem - Scène nationale Arras-Douai, Douai (59).       <br />
       Du 2 au 22 décembre 2024 : ThéâtredelaCité - CDN Toulouse Occitanie, Toulouse (31).       <br />
       Du 9 au 11 janvier 2025 : Le Parvis - Scène nationale Tarbes-Pyrénées, Ibos (65).       <br />
       Du 22 janvier au 1ᵉʳ février 2025 : MC93 - Maison de la culture de Seine-Saint-Denis, Bobigny (93).       <br />
       Du 18 au 22 février 2025 : La Comédie, Genève (Suisse).       <br />
       5 et 6 mars 2025 : Scène nationale Albi-Tarn, Albi (81).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83013912-59487197.jpg?v=1720804012" alt=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" title=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" />
     </div>
     <div>
      Du 18 au 21 mars 2025 : Théâtre Dijon Bourgogne - CDN, Dijon (21).       <br />
       Du 25 au 29 mars 2025 : Théâtre des Deux rives - CDN, Rouen (76).       <br />
       2 et 3 avril 2025 : Le Volcan - Scène nationale, Le Havre (76).       <br />
       24 et 25 avril 2025 : L'Équinoxe - Scène nationale, Châteauroux (36).       <br />
       Du 6 au 9 mai 2025 : Scène nationale du Sud-Aquitain, Biarritz (64).       <br />
       14 et 15 mai 2025 : Le Grand R - Scène nationale, La Roche-sur-Yon (85).       <br />
       Du 3 au 11 juin 2025 : Les Célestins, Lyon (69).       <br />
       Du 24 au 28 juin 2025 : Théâtre-Sénart - Scène nationale, Lieusaint (77).       <br />
       Du 8 au 12 juillet 2025 : Centro cultural Belem, Lisbonne (Portugal).       <br />
       Du 15 au 20 juillet 2025 : Lavrar o mar (Portugal).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/83013912-59487194.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Qui-som-Non-plus-etre-ou-ne-pas-etre--mais-recolorer-la-vie-en-explosant-les-disciplines_a4049.html</link>
  </item>

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   <title>"Le fléau" Immersion théâtrale shakespearienne totale !</title>
   <pubDate>Thu, 29 Aug 2024 11:05:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une très belle adaptation, reprenant en grande partie "Mesure pour mesure", Léonard Matton fait de Shakespeare un grand moment d'intensité de théâtre immersif où le spectateur se retrouve au beau milieu de la cour d'honneur du Palais-Royal, entouré de personnages en proie à des passions aussi contraires que la pruderie, la débauche, la fidélité et la trahison.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82472395-59158862.jpg?v=1724923713" alt=""Le fléau" Immersion théâtrale shakespearienne totale !" title=""Le fléau" Immersion théâtrale shakespearienne totale !" />
     </div>
     <div>
      Cela démarre comme un récit, écrit puis joué avec comme préalable un réquisitoire des autorités ecclésiastiques à une ville, Vienne, qui fourmillerait de débauches et de mensonges. Mais avant même ce récit, le cadre est posé dans un mail envoyé aux spectateurs avant la représentation, puis lors de la réception du public effectuée par le bourreau masqué de la cité. L'essentielle de la trame est celle de &quot;Mesure pour mesure&quot; (1604) de Shakespeare et intégrant plusieurs scènes de &quot;Timon d'Athènes&quot;.       <br />
               <br />
       Le théâtre est immersif de bout en bout, sauf au début où trois groupes de spectateurs se séparent en suivant une hallebarde, portée par un personnage, arborant un type de masque offert respectivement à chaque groupe. Ensuite, chaque spectateur se retrouve assis, debout, en face, en hauteur de moments théâtraux qui se déroulent en parallèle à différents endroits. Libre aux spectateurs d'assister à une scène en son entièreté ou partiellement, chacun pouvant la quitter pour en rejoindre une autre au moment voulu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82472395-59158863.jpg?v=1724923736" alt=""Le fléau" Immersion théâtrale shakespearienne totale !" title=""Le fléau" Immersion théâtrale shakespearienne totale !" />
     </div>
     <div>
      La cour d'honneur du Palais-Royal est segmentée symboliquement comme des rues grâce à certains personnages avec leurs interpellations, leurs propos ou leurs éclats qui amènent le public sur d'autres espaces où le pouvoir et la loi, le châtiment, la débauche et la religion ont leur quartier. Elle tient lieu de scénographie à elle toute seule. Les éclairages sont effectués au travers de petites lanternes posées sur des colonnes de Buren.       <br />
              <br />
       Pas de décor sauf un établi, sorte de cabaret, derrière lequel sont situés les créateurs musicaux Thalie Amossé et Laurent Labruyère avec Jean-Baptiste Barbier-Arribe, chantant ensemble des chansons galantes et grivoises des XVIe et XVIIe siècles et jouant de percussions, flûtes anciennes, guitares électrique et acoustique ainsi que d'un synthétiseur.       <br />
              <br />
       Vienne est en proie au puritanisme sans concession d'Angelo, un juge strict aux ordres de Vincentio, le Duc de la ville, parti officiellement pour une mission diplomatique, face à une supposée ou réelle débauche de ses habitants, du moins assurément de certains d'entre eux.       <br />
               <br />
       Les temporalités sont bousculées et imbriquées, le passé pouvant être aussi bien le futur, ou l'inverse, quand le présent s'inscrit immanquablement dans chacun des tableaux. La chronologie de ceux-ci est commandée par l'attention d'un rire, d'un cri ou d'une réplique pendant les pérégrinations scéniques des spectateurs. Au final, la fable se tient de bout en bout.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82472395-59158887.jpg?v=1724923861" alt=""Le fléau" Immersion théâtrale shakespearienne totale !" title=""Le fléau" Immersion théâtrale shakespearienne totale !" />
     </div>
     <div>
      Chaque comédien plante un personnage qui est soit un compagnon de débauche ou d'infortune, soit un représentant de Vienne ou de l'église, soit une victime de ces deux autorités. Chaque protagoniste se retrouve face aux souffles, intérieurs ou extérieurs, de ses passions, de ses tourments et de ses contradictions. Tout est exubérance, exaltation, souffrance, fidélité et trahison, la tiédeur des sentiments n'étant pas de mise.       <br />
               <br />
       Dans ce va-et-vient perpétuel entre pruderie et lubricité, châtiment et pardon, le jeu des acteurs est un engagement physique total. Il est marqué par une force et une présence accompagnées d'une gestuelle affirmée où les mouvements deviennent barométriques des émotions multiples qui traversent les protagonistes.        <br />
              <br />
       Les voix sont portées haut comme des drapeaux quand les corps se dressent comme des hampes. On passe d'une détresse à une libération, d'un pleur à une chanson, d'un engagement à une trahison, de l'amour à un acte sexuel abusif, d'une honte refusée à une mort probable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82472395-59158888.jpg?v=1724923889" alt=""Le fléau" Immersion théâtrale shakespearienne totale !" title=""Le fléau" Immersion théâtrale shakespearienne totale !" />
     </div>
     <div>
      Difficile de lister le jeu de tous les interprètes qui est, pour chacun d'eux, aussi fort en intensité qu'en talent. Pour être très injuste, nous mettons en exergue juste le jeu de Marjorie Dubus (Isabella), superbe de truculence. Sa voix, portée avec force et soutenue par la finesse de son corps, habillant ainsi une fausse fragilité, allie superbement, dans ses deux composantes, soumission et rébellion face à une église dont le maillon faible est la petitesse d'âme et la lubricité de son représentant. Les dix-sept comédiens déroulent avec talent et fougue un jeu qui mêle un large spectre de passions et d'émotion.       <br />
              <br />
       Dans ce théâtre immersif, l'invitation est souvent faite au public de participer dans ce qui se joue ici et maintenant. Le vice devient l'avocat de la vertu quand il se drape dans ses costumes hypocrites. La religiosité se targue d'abstinence quand elle n'est que langueur inassouvie jusqu'au pêché de chair absolu.        <br />
               <br />
       C'est une très belle réussite avec un jeu d'acteur total où le verbe de Shakespeare s'entend jusqu'aux déplacements des comédiens.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le fléau"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82472395-59159069.jpg?v=1724924901" alt=""Le fléau" Immersion théâtrale shakespearienne totale !" title=""Le fléau" Immersion théâtrale shakespearienne totale !" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;Mesure pour mesure&quot; de William Shakespeare.       <br />
       Adaptation, traduction, mise en espaces : Léonard Matton.       <br />
       Avec : Marjorie Dubus, Jean-Baptiste Le Vaillant, Mathias Marty, Jacques Poix-Terrier, Roch-Antoine Albaladéjo, Zazie Delem, Jérôme Ragon, Maxime Chartier, Justine Marçais, Camille Delpech, David Legras, Laurent Labruyère, Drys Penthier, Jean-Loup Horwitz, Dominique Bastien, Jean-Baptiste Barbier-Arribe, Thalie Amossé, Floriane Delahousse, Carla Girod ou Maelys Simbozel.       <br />
       Collaboration artistique et dramaturgie : Camille Delpech.       <br />
       Chorégraphies : Jean-Baptiste Barbier-Arribe.       <br />
       Scénographie : Julie Mahieu.       <br />
       Création musicale : Thalie Amossé et Laurent Labruyère.       <br />
       Costumes : Chouchane Abello et le Conservatoire du costume, assistée de Jean Doucet.       <br />
       Accessoires : Julie Mahieu.       <br />
       Régie générale : Stéphane Maugeri et Matthieu Desbourdes.       <br />
       Tout public à partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 35.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82472395-59159075.jpg?v=1724924938" alt=""Le fléau" Immersion théâtrale shakespearienne totale !" title=""Le fléau" Immersion théâtrale shakespearienne totale !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 16 août au 7 septembre 2024.</span>       <br />
       Du 16 au 30 août à 20 h 30 ; du 31 août au 7 septembre à 20 h ; nocturnes supplémentaires à 22 h 30 les 31 août et 7 septembre.       <br />
       Domaine du Palais Royal, place Colette, Paris 1er, 01 47 03 92 16.       <br />
       <a class="link" href="https://www.domaine-palais-royal.fr/agenda/le-fleau" target="_blank">&gt;&gt; domaine-palais-royal.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/82472395-59158862.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-fleau-Immersion-theatrale-shakespearienne-totale-_a4034.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-81648257</guid>
   <title>•In 2024• "Elizabeth Costello. Sept leçons et cinq contes moraux"… et au bout de la nuit, l'ennui</title>
   <pubDate>Fri, 19 Jul 2024 16:49:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Plein les yeux (époustouflantes vidéos défilant sur l'écran panoramique occupant tout le bas de la façade monumentale du Palais des Papes), plein les oreilles (nappes de musiques déferlantes), une belle idée (un personnage de fiction menant la danse en bousculant la marche d'une humanité par trop assoupie) et à 2 h du matin ("durée quatre heures avec entracte")… un bel ennui. Comme si la débauche de moyens convoqués (scénographie coûteuse, scénario se voulant complexe comme pour mieux afficher que l'on n'est pas là dans la facilité aliénante, ah non !) était inversement proportionnelle à l'effet produit. Un raté, certes splendide, salué respectueusement (la Cour a perdu beaucoup de sa pétulance originelle) par l'hémorragie silencieuse de spectateurs abandonnant le navire avant le naufrage annoncé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81648257-58779427.jpg?v=1721403136" alt="•In 2024• "Elizabeth Costello. Sept leçons et cinq contes moraux"… et au bout de la nuit, l'ennui" title="•In 2024• "Elizabeth Costello. Sept leçons et cinq contes moraux"… et au bout de la nuit, l'ennui" />
     </div>
     <div>
      Certes, convenons tout de suite que ce chapeau manque un peu (doux euphémisme) de nuances… Mais quand &quot;le roi est nu&quot;, il est salutaire de lui faire savoir, sans allégeance, n'en déplaise à la doxa des irréductibles, afficionados s'applaudissant autant qu'ils applaudissent. Sans remettre nullement en cause la puissance de l'œuvre monumentale initiale de John Maxwell Coetzee, l'auteur d'origine sud-africaine nobélisé en 2003 et figure de proue de la lutte pour la désaliénation tous azimuts, on se doit de reconnaitre que le metteur en scène polonais, Krzysztof Warlikowski, sous l'emprise du personnage de l'autrice Elizabeth Costello, sortie de l'imaginaire flamboyant de Coetzee, en a perdu le contrôle dans la durée d'un spectacle qui s'étire, s'étire, à n'en plus finir.       <br />
              <br />
       Lorsque le personnage de papier ayant pour nom Elizabeth Costello naît en 1999 sous la plume de J. M. Coetzee (présent ce soir sur le plateau sous les traits d'un acteur), &quot;elle&quot; ne pouvait pas se douter qu'en 2024 elle serait l'invitée d'honneur d'un festival, l'exposant sous toutes les coutures (et elle en est riche…) sur la prestigieuse scène de La Cour d'honneur du Palais des papes. L'auteur (ou son fac-similé) avouant tout de go <span style="font-style:italic">&quot;Je n'ai plus de contrôle sur elle, elle s'invite dans mes romans et dans ma propre vie&quot;</span> – rajoutons, et sur un plateau de théâtre – décline (heureuse intuition…) par avance toute responsabilité sur la récupération à laquelle elle pourrait donner lieu… dont celle présente. Dont acte (… théâtral).       <br />
              <br />
       Et effectivement on la découvre par vidéo interposée dans la chambre de l'hôtel où elle est logée avec son fils avant de recevoir le prix (en l'occurrence un gros chèque..) littéraire qui lui a été décerné. En chair et en os, bien vivante quoique déjà abimée par les excès, dépassant le clivage homme-femme, peut-être chien elle-même, elle s'affale sur un divan, regrettant de ne pas avoir renoncé à la cérémonie… mais pas au chèque qui va avec, chèque que l'on aurait pu très bien lui envoyer par la poste… Ainsi, le personnage fictif (qui sera interprété successivement par plusieurs actrices), devenue personne, colle parfaitement à l'idée que l'on s'en faisait au travers du roman : un être iconoclaste à souhait.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81648257-58779439.jpg?v=1721403167" alt="•In 2024• "Elizabeth Costello. Sept leçons et cinq contes moraux"… et au bout de la nuit, l'ennui" title="•In 2024• "Elizabeth Costello. Sept leçons et cinq contes moraux"… et au bout de la nuit, l'ennui" />
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      Alors que sur un écran la journaliste ayant interviewé Elizabeth Costello visionne l'enregistrement en compagnie du fils de l'autrice primée, assis tous deux confortablement dans un canapé faisant dos à la salle, une caméra vidéo duplique la scène en projetant de face leur conversation &quot;agrandie&quot; sur la façade du Palais. L'effet est troublant. Saisis par l'ambiguïté dupliquée, on ne sait plus faire le distinguo entre les acteurs réels jouant leurs personnages… et leurs images projetées. Belle mise en abyme des frontières labiles entre réalités et fictions, &quot;à l'image&quot; de cette retransmission télévisuelle où le personnage d'Elizabeth Costello, devenue personne à part entière, nous revient via le support… d'une image télévisée. Quant aux relations de proximité rapprochée qui se nouent entre la journaliste et le fils, les deux &quot;très sexe&quot; à la faveur de cette conversation sur canapé, elles témoignent que la chair, elle, est bel et bien vivante.       <br />
              <br />
       Pas étonné alors que le sujet de la conférence donnée par Elizabeth Costello pour recevoir son prix ait pour titre &quot;Qu'est-ce que le réalisme ?&quot;. Elle y reprend une nouvelle de Frantz Kafka (auteur vénéré par l'auteur qui l'a engendrée) mettant au premier plan un singe en habits délivrant un discours devant une société savante sans représentant. Et pressée de répondre à une question du public… sur l'absence de public… la conférencière répond tout tranquillement que le public peut être des singes… ou que, Kafka étant juif, c'est un Juif qui s'adresse aux goys, ou aux non-goys absents pour les raisons connues.       <br />
              <br />
       Jusqu'ici tout va (à peu près) bien… Suivra une conférence, blindée de portes ouvertes à défoncer, d'Elizabeth Costello convoquant à la rescousse de sa thèse féministement compatible un trio d'exception : Éros, Apollon et Aphrodite… <span style="font-style:italic">&quot;Si Apollon a des couilles et une bite, de quoi dispose Aphrodite ?&quot;.</span> Poursuivant dans cette veine en rappelant le jeu d'Éros <span style="font-style:italic">&quot;qui jouit, dégoulinant de sperme&quot;</span> sur le corps de la déesse de l'Amour n'en pouvant plus, mais elle introduit l'idée de l'absence de réversibilité de la chose : <span style="font-style:italic">&quot;Qu'en est-il des hommes chevauchés par les déesses ?&quot;.</span> Et oui grand Dieu, qu'en est-il ?
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81648257-58779536.jpg?v=1721403220" alt="•In 2024• "Elizabeth Costello. Sept leçons et cinq contes moraux"… et au bout de la nuit, l'ennui" title="•In 2024• "Elizabeth Costello. Sept leçons et cinq contes moraux"… et au bout de la nuit, l'ennui" />
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      Sans transition, une autre conférence fera, elle, la part belle à la gent animale, méprisée par le commun de la race humaine. Alignées derrière une immense table, dix doctes personnalités dissertent sur la proximité que les représentants de la race humaine entretiennent avec leurs collègues de la race animale… <span style="font-style:italic">&quot;Nous ne sommes pas censés avoir des rapports sexuels avec eux, mais nous les ingérons avec plaisir&quot;.</span> D'où (?) une autre conférence, sur le problème du Mal (après celui des mâles, cf. plus haut). Etc. Etc. Heureusement que l'entracte sonne alors la fin de partie (du moins la première), nous délivrant pour un temps du réel sentiment d'ennui ressenti face à la juxtaposition répétitive de saynètes représentées de manière insipide.       <br />
              <br />
       À la reprise, une amélioration temporaire (on a repris des forces…) survient sous la forme d'une Elizabeth Costello vieillie. <span style="font-style:italic">&quot;Comme un personnage de Tchekhov&quot;</span>, la réalité l'a rattrapée et, avec elle, le désir humain la rapprochant de ses petits-enfants. Mais, très vite, le flux de scènes sans queue ni tête (si ce n'est celle du mutilé culbutant frénétiquement l'aveugle, un bas sur la tête) reprend, agrémenté de cette saillie à haute valeur philosophique : <span style="font-style:italic">&quot;Après l'amour, vont-ils disserter sur l'amour ?&quot;</span>, là, on reste coi (sans tréma et sans t). Quant à la chute, elle vaut son pesant de sensiblerie animaliste, heureusement vite dépassée par la dernière image de l'héroïne fictionnellement réaliste, guidée par le même singe bienveillant la conduisant sur l'autre rive. Le portrait d'elle renvoyant au &quot;Cri&quot; d'Edvard Munch est sans nul doute l'un des moments forts de cette traversée au bout de l'ennui.       <br />
              <br />
       Le déluge de moyens convoqués et l'impensable patience requise pour &quot;tenir&quot; quatre longues heures paraissant une éternité (et comme le disait ce cher Woody Allen qui, lui, avait de l'humour : <span style="font-style:italic">&quot;L'éternité, c'est long, surtout vers la fin&quot;</span>) valent bien en réponse (cf. la théorie du &quot;don/contre-don&quot; de Marcel Mauss) un aussi long article… dont le parti pris &quot;criant&quot; s'autorise de la souffrance réelle ressentie à tenir jusqu'à la chute de cette fiction à bien des égards inaudible.        <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu le mercredi 17 juillet 2024 dans la Cour d'honneur du Palais des papes.</b>
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     <div><b>"Elizabeth Costello. Sept leçons et cinq contes moraux"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81648257-58779538.jpg?v=1721403247" alt="•In 2024• "Elizabeth Costello. Sept leçons et cinq contes moraux"… et au bout de la nuit, l'ennui" title="•In 2024• "Elizabeth Costello. Sept leçons et cinq contes moraux"… et au bout de la nuit, l'ennui" />
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      Pologne - Création 2024.       <br />
       En polonais surtitré en français et anglais.       <br />
       D'après l'œuvre de John Maxwell Coetzee, &quot;Elizabeth Costello&quot;, &quot;L'Homme ralenti&quot;, &quot;L'Abattoir de verre&quot;.       <br />
       Mise en scène : Krzysztof Warlikowski.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Jeremi Pedowicz.       <br />
       Avec : Mariusz Bonaszewski, Andrzej Chyra, Magdalena Cielecka, Ewa Dałkowska, Bartosz Gelner, Małgorzata Hajewska-Krzysztofik, Jadwiga Jankowska-Cieślak, Maja Komorowska, Hiroaki Murakami, Maja Ostaszewska, Ewelina Pankowska, Jacek Poniedziałek, Magdalena Popławska.       <br />
       Dramaturgie : Piotr Gruszczyński.       <br />
       Collaboration artistique : Claude Bardouil.       <br />
       Collaboration au texte : Łukasz Chotkowski, Mateusz Górniak, Anna Lewandowska.       <br />
       Scénario : Piotr Gruszczyński, Krzysztof Warlikowski.       <br />
       Traduction pour le surtitrage : Margot Carlier (français), Artur Zapałowski (anglais).       <br />
       Surtitrage : Zofia Szymanowska.       <br />
       Lumière : Felice Ross.       <br />
       Costumes et décors : Małgorzata Szczęśniak.       <br />
       Musique : Paweł Mykietyn.       <br />
       Vidéo : Kamil Polak.       <br />
       Maquillage : Joanna Chudyk, Monika Kaleta.       <br />
       Régie générale : Paweł Kamionka       <br />
       Captation vidéo : Bartłomiej Zawiła        <br />
       Machinerie : Wojciech Sadowski, Łukasz Żukowski.       <br />
       Accessoires : Tomasz Laskowski.       <br />
       Habillage : Kajetan Korcz, Sylwia Szefer.       <br />
       Durée : 4 h (avec entracte).       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Représenté à 22 h.       <br />
       Cour d'honneur du Palais des papes, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14, tous les jours de 10 h à 19 h.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       14 septembre 2024 : Malta Festival 2024, Poznań (Pologne).       <br />
       Du 26 septembre au 6 octobre 2024 : Nowy Teatr, Varsovie (Pologne).       <br />
       Du 29 novembre au 1er décembre 2024 : Théâtre, Liège (Belgique).       <br />
       Du 13 au 15 décembre 2024 : Boska Komedia - Divine Comedy, International Theater Festival, Cracovie (Pologne).       <br />
       Du 5 au 16 février 2025 : La Colline - Théâtre national, Paris.       <br />
       21 et 22 mars 2025 : Schauspiel, Stuttgart (Allemagne).
     </div>
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81648257-58779553.jpg?v=1721403293" alt="•In 2024• "Elizabeth Costello. Sept leçons et cinq contes moraux"… et au bout de la nuit, l'ennui" title="•In 2024• "Elizabeth Costello. Sept leçons et cinq contes moraux"… et au bout de la nuit, l'ennui" />
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