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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-20T08:07:04+02:00</dc:date>
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   <title>"I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…</title>
   <pubDate>Mon, 09 Mar 2026 12:47:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Déchaîné ici pour la bonne cause… celle de la Femme qui, dit rapidement (cf. Simone de Beauvoir et Georges Wolinski), est "un homme comme les autres"… Comment aborder des sujets aussi sérieux que les dérapages de l'humour "mis sous écrou" à la radio ou celui plus tragique d'une épouse aux abois, elle mise en prison pour avoir commis un homicide sur son conjoint violeur ? Les Chiens de Navarre, s'affranchissant – dans la forme – de tout politiquement correct, aboient en meute pour mieux faire entendre les petites et grandes dérives humaines.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95193128-66639768.jpg?v=1773057263" alt=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" title=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" />
     </div>
     <div>
      Deux affaires parallèles reliées entre elles par la considération portée dans notre société à la figure de la femme… La première, constituant le fil rouge drolatique de la dramaturgie, expose un animateur d'une radio ayant lâché délibérément sur les ondes une plaisanterie manifestement lourdaude, déclenchant in fine l'ire générale… Colère d'abord d'un bataillon de féministes hurlant et gesticulant, débarquant pancarte à la main dans les travées pour soutenir l'honneur de leur sexe outragé par la blaguounette scabreuse faisant référence à la pub des cinq légumes et fruits et, cerise sur le gâteau, la banane en prime…        <br />
              <br />
       Courroux ensuite de la direction qui illico retire de l'antenne le contrevenant. Pour des raisons d'éthique croyez-vous, les blagues grasses faisant assurément le lit du masculinisme ? Que nenni ! La chute vertigineuse de l'audience en est l'unique raison. Ainsi, de manière des plus hypocrites et pour des raisons purement économiques, l'humour (beauf) sera mis sous écrou… en attendant l'incarcération préventive de son infortuné auteur, n'ayant fait par ailleurs que trop bien répondre au désir de buzz des &quot;grandes gueules&quot; d'une émission ouvertement grotesque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95193128-66639769.jpg?v=1773057288" alt=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" title=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" />
     </div>
     <div>
      Au travers des différentes apparitions de l'humoriste déchu et de la réitération de sa sortie (assurément nulle…) que l'on lui demande de rappeler, et rappeler encore, selon un comique de répétition ayant fait ses preuves, se pose la question – sérieuse elle – du statut des humoristes sur les chaînes des radios publiques. Le &quot;Warning&quot; répétitif, opposé à son staff pour l'alerter de sa soumission aux lois du marché, fait du délinquant – qui ne voit pas de &quot;mâle&quot; dans sa plaisanterie ! – un lanceur d'alerte potentiel… Ainsi, sous couvert de délire &quot;humoristique&quot;, parlaient sous cape Les Chiens.       <br />
              <br />
       L'autre volet lui ne donnera pas lieu à plusieurs niveaux d'interprétation. Il faut dire que le tragique du propos – une femme abusée par un mari monstrueux qu'elle liquidera pour survivre – ne s'y prêtait aucunement… sauf à tomber dans la provocation indécente, et ça Les Chiens s'en gardent bien, leur humour, si décalé soit-il dans la forme, restant toujours sur le fond dans les clous admis. Ainsi, le sujet du procès de cette femme dont le calvaire va être rejoué de manière crue et de façon grand-guignolesque alternativement, s'affranchira dans sa forme des convenances tout en se gardant bien de &quot;faire rire&quot; de la (bonne) cause. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95193128-66639788.jpg?v=1773057334" alt=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" title=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" />
     </div>
     <div>
      On découvrira celle qui deviendra l'autrice de l'homicide conjugal dans le bureau d'une directrice d'école fort empathique, essayant de la mettre en confiance pour qu'elle puisse dire les difficultés familiales à l'origine du comportement troublant de son fils. Et là encore l'humour enjoué du personnage, contrastant avec ce que l'on pressent de détresse chez la mère convoquée, fera contrepoint.        <br />
              <br />
       Puis viendra le tour des policiers chargés de prendre la plainte de la même dame ayant subi une tentative d'étranglement dont son cou porte traces… et là Les Chiens ne feront plus dans la dentelle en présentant sur un plateau la bêtise crasse et la vulgarité XXL des tenants de l'Ordre, un portrait collectif (auquel seule la jeune recrue, pas encore &quot;embrigadée&quot;, échappera) de nature à faire rugir de colère le garde des sots…        <br />
              <br />
       Bon, on l'aura compris, on rit de bon cœur et on ne va surtout pas bouder notre plaisir, car, même si les caricatures sont effrontément faciles, elles ne sont pas dénuées d'une réalité accablante… Combien à ce jour de féminicides auraient pu être évitées, si les femmes avaient pu être entendues par ceux qui étaient censés les protéger en acceptant de prendre leurs dépositions ?       <br />
              <br />
       Une autre saynète, plus légère mais non moins drôle, mettra en présence l'humoriste et les policières d'un commissariat lors de l'enregistrement par les autorités de la fameuse blague coupable. Complétant leur série de portraits à l'emporte-pièce, Les Chiens s'en donnent à cœur joie en interprétant une fliquette transie d'amour pour l'humoriste, une commissaire peu futée voulant asseoir son autorité, et une dactylo zélée notant tout et n'importe quoi.        <br />
              <br />
       De même une autre saynète, elle à ne pas mettre sous tous les yeux, se déroulant dans la salle de sport de la prison où a été incarcéré préventivement l'humoriste fautif, montrera un prisonnier exhibitionniste terroriser les autres en se battant littéralement les couilles devant eux, derrière face à nous. Et comme pour souligner, avec un humour &quot;outré&quot;, ce qu'il peut y avoir d'atroce dans l'univers carcéral, le &quot;rêve&quot; de l'humoriste entouré d'un abbé Pierre nu sous sa pèlerine et saisissant &quot;son bâton&quot; à pleines mains avant de se faire sodomiser par un Coluche en salopette, aura pour fonction de libérer… les zygomatiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95193128-66639793.jpg?v=1773057370" alt=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" title=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" />
     </div>
     <div>
      En contrepoint de l'humour débridé, interviendra la séquence choc du viol en direct de la victime, suivi de l'homicide de son bourreau. Là aucune concession ne pourra être faite à l'humour qui en toute légitimité n'aura pas droit de cité… Il réapparaitra lors du procès de la victime-meurtrière sous les traits de l'Avocat Général, œil de verre, cheveux fumants, voix d'outre-tombe, crachant le sang d'un covid long, gesticulant et vitupérant pour débiter toutes les outrances connues visant à faire passer la victime du mari pour consentante des coups qu'il lui réservait, et plus si affinités. Son numéro, hilarant, où la caricature annule d'avance ce qu'il peut avancer, sera suivi de celui des avocats de la défense, remettant la pendule (des féminicides) à l'heure juste.       <br />
              <br />
       Faire rire d'un sujet &quot;dramatique&quot; n'est pas pari facile, mais si &quot;le comique est l'intuition de l'absurde&quot; (Ionesco) il va comme un gant à l'expression du tragique… Au terme de cette représentation ponctuée d'éclats (de rire), on ne peut que se réjouir d'une forme qui, désertant le terrain des contributions gravées dans le marbre, participe avec bonheur à fissurer à coups de boutoir grand-guignolesques l'édifice du masculinisme, cet <span style="font-style:italic">&quot;ensemble des mouvements réactionnaires, misogynes, androcentrés et antiféministes&quot;.</span> Quant aux Chiens de Navarre, eux à coup sûr, ils survivront… ayant décidément bon flair.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 26 février 2026 au Carré-Colonnes de Saint-Médard (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"I will survive"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95193128-66639839.jpg?v=1773057690" alt=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" title=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" />
     </div>
     <div>
      Création 2025.       <br />
       Mise en scène : Jean-Christophe Meurisse.       <br />
       Collaboration artistique : Amélie Philippe.       <br />
       Avec : Delphine Baril, Lula Hugot, Charlotte Laemmel, Anthony Paliotti, Gaëtan Peau, Georges Slowick, Fred Tousch.       <br />
       Scénographie : François Gauthier-Lafaye.       <br />
       Régie générale et plateau : Nicolas Guellier.       <br />
       Création et régie lumière : Stéphane Lebaleur.       <br />
       Création et régie son : Pierre Routin.       <br />
       Création et régie costumes : Sophie Rossignol et Corinne Paupéré.       <br />
       Regard chorégraphique : Céleste Vinot.       <br />
       Machiniste : Anouck Dubuisson.       <br />
       Régie plateau : Anouck Dubuisson.       <br />
       Vidéo : Baptiste Klein.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       Représenté du 26 au 28 février 2026 à la Scène nationale Carré-Colonnes de Saint-Médard (33).       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 au 14 mars 2026 :</span> Palais des Beaux-Arts de Charleroi​ (Belgique).       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 au 19 mars 2026 :</span> Théâtre le Manège 7000 Mons (Belgique).       <br />
       Du 27 au 31 mars et 1ᵉʳ avril 2026 : Théâtre Liberté, Toulon (83).       <br />
       Du 10 au 11 avril 2026 : Les Salins, Martigues (13).       <br />
       Du 22 au 23 avril 2026 : Château Rouge, Annemasse (74).       <br />
       Du 6 au 7 mai 2026 : Espace des Arts, Chalon-sur-Saône (71).       <br />
       Du 20 au 21 mai 2026 : Le Manège, Maubeuge (59).       <br />
       Du 29 au 31 mai et du 2 au 28 juin 2026 : Théâtre des Bouffes du Nord, Paris (75).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95193128-66639768.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/I-will-survive-Quand-la-meute-des-Chiens-de-Navarre-est-lachee-le-car-a-vannes-est-dechaine_a4497.html</link>
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   <title>"Noli me tangere" Entre violences dites et non dites, une exploration singulière du sentiment de solitude</title>
   <pubDate>Thu, 16 Oct 2025 06:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dire la violence, les violences... conjugales, parfois, rarement, dans les deux sens... Et parler, parler pour vivre, pour imager/imaginer ses rêves, rêve de nouveau départ, d'ailleurs, de renaissance... parler de l'intime, de lassitude, de solitude... quand l'autre ne parle plus. C'est ce que le texte de Thierry Chaumillon dévoile, tantôt délicatement, tantôt violemment, sur un fil sur lequel tiennent en équilibre la colère, le désespoir, les bons souvenirs, les douleurs, les maux et les emportements... Le résultat est une pièce aux mots maîtrisés, mise en valeur par la mise en scène sobre et précise, jouant la partition de l'émotionnel, de Caroline Bauduin.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91777426-64429439.jpg?v=1760618316" alt=""Noli me tangere" Entre violences dites et non dites, une exploration singulière du sentiment de solitude" title=""Noli me tangere" Entre violences dites et non dites, une exploration singulière du sentiment de solitude" />
     </div>
     <div>
      Sur le plateau trône un comptoir, comme une frontière, un no man’s land conjugal, où se situent de part et d'autre, à chacune de ses extrémités, deux êtres, Patxi et Marisol, dont on devine quasi instantanément, du fait de leur opposition géographique, qu'un fossé de plus en plus profond les sépare… et cela malgré la force magnétique de &quot;l'impossible séparation&quot; que l'on pressent aussi, assez rapidement, comme une trame discrète en arrière-plan.       <br />
              <br />
       Ce comptoir de bar, une petite volière, une chaise et un paravent constituent les uniques éléments d'une scénographie habitée par les deux comédiens. Un bar au milieu de nulle part, peut-être au milieu d'un désert, un endroit où personne ne vient, ou si rarement… Seuls eux deux, au seuil d'une inéluctable désunion dont on ne sait pas encore si celui-ci sera franchi.       <br />
              <br />
       Dans ce lieu a priori sans âme, à la chaleur ambiante lourde et pesante, elle boit des bières… indiennes ! Reliquat d'une commande passée dans des temps plus optimistes. Entre nos deux protagonistes, une incommunicabilité têtue semble régner... Lui, maître d'une seule action en position assise, inlassablement, élimine les mouches se trouvant à sa portée, elle, dans un monologue de femme lasse, nous dit ses rêves de départ, d'un potentiel ou imaginé amant qui l'emporterait vers un ailleurs meilleur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91777426-64443243.jpg?v=1760618354" alt=""Noli me tangere" Entre violences dites et non dites, une exploration singulière du sentiment de solitude" title=""Noli me tangere" Entre violences dites et non dites, une exploration singulière du sentiment de solitude" />
     </div>
     <div>
      Ses propos se teintent de réalisme cru, entre constats désabusés et vaines espérances, souvenirs heureux et vagues à l'âme, violences dites et non dites, et sont seulement ponctués du claquement des frappes chirurgicales sur les mouches orchestrées par Patxi. Ces coups percussifs, semblant au départ n'être qu'une action génocidaire envers la musca domestica, se révèlent être, au fur et à mesure des réflexions et des interpellations de Marisol, des formes de réponses, de réactions, à certains de ses propos.       <br />
              <br />
       Ce remarquable soliloque se profile alors comme une traversée d'une cruelle réalité, celle d'une relation intense et déchirante entre deux êtres que la vie, la routine, les concessions, les reniements, les projets non aboutis, les colères, les atteintes corporelles ont fini par user, celle par conséquence d'un commencement de rupture encore légèrement contrarié par les dernières respirations de l'amour.       <br />
              <br />
       Dans ce rôle particulier d'un échange avec un &quot;destinataire&quot; vocalement muet, Amélie Jardin s'avère parfaitement à l'aise, concentrée. Elle maîtrise parfaitement les variations émotionnelles de son texte, avec une tension contenue allant crescendo, donnant avec justesse les différentes facettes de son personnage qui navigue de l'espoir à la colère, de sentiments presque tendres aux reproches cinglants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91777426-64443607.jpg?v=1760618382" alt=""Noli me tangere" Entre violences dites et non dites, une exploration singulière du sentiment de solitude" title=""Noli me tangere" Entre violences dites et non dites, une exploration singulière du sentiment de solitude" />
     </div>
     <div>
      Face à cela, Jean-Lou Garandel réussit, dans cette posture vocalement silencieuse, dans son non-interventionnisme verbal, à occuper le plateau, isolé dans sa bulle si particulière. Ici, ne rien dire devient un art et tuer des mouches semble être une partition musicale. Ce dernier, dans une constante concentration, donne une réelle consistance à Patxi.       <br />
              <br />
       Pour assurer cette configuration singulière, porter le phrasé tendu du texte de Thierry Châtillon, Caroline Bauduin fait le choix d'une mise en scène précise, inventive même dans les séquences désespérées ou désespérantes, respectant les variations de tons et l'intensité des sentiments exprimés par le personnage de Marisol – que retranscrit avec talent Amélie Jardin – et l'absence feinte de Patxi… parfaitement mise en &quot;musique&quot; par l’interprétation muette de Jean-Lou Garandel donnant la partition rythmique (claquements secs et lourds silences).        <br />
              <br />
       À travers ces personnages, ce drame conjugal, confrontant amour et désamour, parlant d'une forme de résilience même dans la violence, propose un mélange de réalisme désespéré et de rêves espérés, comme une analyse de la solitude ou, peut-être plus précisément, du sentiment de solitude, une des constantes structurantes de la vie.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Noli me tangere"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91777426-64443616.jpg?v=1760618409" alt=""Noli me tangere" Entre violences dites et non dites, une exploration singulière du sentiment de solitude" title=""Noli me tangere" Entre violences dites et non dites, une exploration singulière du sentiment de solitude" />
     </div>
     <div>
      Texte : Thierry Chaumillon.       <br />
       Mise en scène : Caroline Bauduin.       <br />
       Avec : Amélie Jardin et Jean-Lou Garandel.       <br />
       Durée : 1 h 20 environ.       <br />
              <br />
       A été représenté les 11 et 12 octobre 2025.       <br />
       Au Centre culturel La Sirène, Paimpol (22).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91777426-64429439.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Noli-me-tangere-Entre-violences-dites-et-non-dites-une-exploration-singuliere-du-sentiment-de-solitude_a4382.html</link>
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   <title>Rendre sensible le rêve insaisissable d'un bonheur paisible petit bourgeois</title>
   <pubDate>Mon, 19 Sep 2016 08:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le passage du plein air à la salle constitue pour une mise en scène une véritable épreuve de vérité. Assurément le spectacle de Didier Bezace, qui rassemble trois pièces courtes de Feydeau, renforce à l'Aquarium son unité et atteint une puissance renouvelée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10228593-16697816.jpg?v=1474268668" alt="Rendre sensible le rêve insaisissable d'un bonheur paisible petit bourgeois" title="Rendre sensible le rêve insaisissable d'un bonheur paisible petit bourgeois" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle stabilise en une fable unique trois histoires qui pointent la guérilla domestique entre époux et qui s'exacerbe à l'arrivée inopinée d'un tiers. Celui-ci parce qu'il rompt l'intimité transforme la perception des événements et révèle les ridicules en imposant une vérité des apparences. Tous, mari et épouse, sage-femme, beaux parents, enfant tyran, serviteurs, tous cherchent à s'extirper d'une mauvaise farce dans laquelle ils sont englués à leur corps défendant.       <br />
              <br />
       L'action se transforme vite en montée au calvaire. À ce jeu le farci, le mari, le pauvre homme, atteint un stade où un rien supplémentaire lui ferait casser la comédie, le ferait plonger en tragédie, entrer en crucifixion.       <br />
              <br />
       En inventant comme fil conducteur un deux ex machina malin, en trouvant un diabolus sortant de la boîte, un Méphistophélès dont les cornes percent sous le front et qui se métamorphose au gré de ses méchancetés, la pièce donne du sens au mot enfer et rend sensible le rêve insaisissable du bonheur paisible d'un cocon petit bourgeois. La réalité se révèle toujours bien trop triviale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10228593-16697825.jpg?v=1474269688" alt="Rendre sensible le rêve insaisissable d'un bonheur paisible petit bourgeois" title="Rendre sensible le rêve insaisissable d'un bonheur paisible petit bourgeois" />
     </div>
     <div>
      En sage-femme, en messager de la mort, en enfant tyran Philippe Berodot fournit un éblouissant et monstrueux travail de mise en réalisme de son personnage transgressant tous les codes. Dans le même mouvement les autres comédiens partent du vaudeville et montent en direction de leur part de vérité : la scène atteint un point de concentration et d'ébullition rare au théâtre.       <br />
              <br />
       Les comédiens vont en toute liberté jusqu'au cœur de l'expression. Touchent, dans la proximité avec le public, une part d'évidence (que seul l'Art sait rendre évidente). Dans la traversée du spectacle et du plaisir qui est le leur ils atteignent ce point limite, ce point d'équilibre où les traits appuyés deviennent des éléments de caractères et non des caricatures, où sont précisés et individualisés le personnage et son universalité.       <br />
              <br />
       C'est comme cela que, par ce travail moliéresque minutieux et spectaculaire, le public reconnaît dans le miroir tendu, tous les siens et rit de bon cœur. Sans méchanceté.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Quand le diable s’en mêle"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10228593-16697965.jpg?v=1474269709" alt="Rendre sensible le rêve insaisissable d'un bonheur paisible petit bourgeois" title="Rendre sensible le rêve insaisissable d'un bonheur paisible petit bourgeois" />
     </div>
     <div>
      D’après trois courtes pièces de Georges Feydeau : &quot;Léonie est en avance&quot;, &quot;Feu la mère de madame&quot;, &quot;On purge Bébé&quot;.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Didier Bezace.       <br />
       Avec : Philippe Bérodot, Jean-Claude Bolle-reddat, Thierry Gibault, Clotilde Mollet, Océane Mozas, Lisa Schuster et Luc Tremblais.       <br />
       Collaboratrice artistique, son et accessoires : Dyssia Loubatière.       <br />
       Chorégraphie : Cécile Bon.       <br />
       Scénographie : Jean Haas et Didier Bezace.       <br />
       Lumière : Dominique Fortin.       <br />
       Costumes : Cidalia da Costa.       <br />
       Maquillage et coiffure : Cécile Kretschmar.       <br />
       Durée : 2 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 septembre au 1er octobre 2016.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, le dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de l’Aquarium, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 74 99 61.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaquarium.net/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaquarium.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/10228593-16697816.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Rendre-sensible-le-reve-insaisissable-d-un-bonheur-paisible-petit-bourgeois_a1676.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Quand le diable s'en mêle, Feydeau devient délicieusement jouissif et méphistophélique</title>
   <pubDate>Mon, 12 Sep 2016 06:16:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   De trappes en farces, de chausse-trappes en péripéties douces-amères, la judicieuse association de trois pièces de Feydeau par Didier Bezace nous offre une plongée hilarante dans la vie conjugale, dans une forme de description ethnologique où des animaux appelés humains seraient en tentative improbable de résolution d'une guerre des sexes sans fin.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10189555-16618955.jpg?v=1473625930" alt="Quand le diable s'en mêle, Feydeau devient délicieusement jouissif et méphistophélique" title="Quand le diable s'en mêle, Feydeau devient délicieusement jouissif et méphistophélique" />
     </div>
     <div>
      Créé en juillet 2015, dans le cadre des Fêtes Nocturnes du Château de Grignan, &quot;Quand le diable s'en mêle&quot; rassemble trois pièces courtes de Feydeau - &quot;Léonie est en avance&quot;, &quot;Feu la mère de Madame&quot; et &quot;On purge bébé&quot; -, trois textes pouvant entrer dans une logique chronologique quasi naturelle. C'est la troisième fois que Didier Bezace met en scène ce triptyque mais à chaque fois avec une approche différente.       <br />
              <br />
       Cette fois-ci, Didier Bezace nous rappelle que Georges Feydeau fut le démonstrateur facétieux d'une guerre sans fin entre les sexes. Il en tire une essence épique et burlesque où le Malin manipule telles des marionnettes, avec une jouissance non feinte, maris et épouses englués dans d'ennuyeuses, conjugales et quotidiennes péripéties. L'élaboration de ces recettes machiavéliques dans la marmite maritale des couples Toudoux, Yvonne et Lucien, Follavoine, n'a pour but que de mettre en exergue la bêtise, l'égoïsme, le conformisme et la misogynie ordinaires latents.       <br />
              <br />
       La contemporanéité de l'écriture et de ses situations grotesques mais cocasses est possible grâce à une mise en scène centrée sur un décor pivot caméléon et notamment au jeu truculent de Philippe Bérodot, interprétant un diable grimaçant, malicieux, aux expressions espiègles et ses avatars démoniaques (accoucheuse rusée, domestique  sombre, quasi funèbre et morveux despotique).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10189555-16618976.jpg?v=1473626150" alt="Quand le diable s'en mêle, Feydeau devient délicieusement jouissif et méphistophélique" title="Quand le diable s'en mêle, Feydeau devient délicieusement jouissif et méphistophélique" />
     </div>
     <div>
      Dans une jubilation non feinte et dans la même énergie, Jean-Claude Bolle-reddat, Lisa Schuster (délicieuse Léonie en phase terminale d'accouchement), Thierry Gibault, Clotilde Mollet, entre autres, lui donnent la réplique dans des plans-séquences à la ligne claire, presque façon BD, grinçant mais en demi-teinte, rappelant les tonalités douces-amères d'un Régis Franc effectuant une critique sociale douce où l'on retrouve ces personnages, au milieu d'une foule socialement correcte ou en couple, mais solitaires et désabusés.       <br />
              <br />
       L'ensemble revêt une désinvolture sucrée avec une petite pointe d'acidité qui convenait fort bien aux soirées théâtrales aoûtiennes (à Grignan lors de la création en 2015), à l'heure où tintent dans le verre les glaçons, entouré du rideau sonore tissé par le chant des cigales... Et cela sera de même, dans le vert et boisé cadre de la Cartoucherie de Vincennes où sévit encore la complainte du grillon parisien le soir en septembre, à la lisière de quelques roulottes de saltimbanques.       <br />
              <br />
       Ce travail sobre mais efficace de Didier Bezace met en valeur d'une manière des plus concises mais avec beaucoup de tempérament, tout en nudité naturiste, ces trois textes de Feydeau où se jouent les éternelles angoisses, solitudes et faux-semblants d'un théâtre conjugal qui n'a pas résolu sa toujours contemporaine discrimination sexiste.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Vu à la création au Château de Grignan en 2015.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Quand le diable s’en mêle"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10189555-16618992.jpg?v=1473626194" alt="Quand le diable s'en mêle, Feydeau devient délicieusement jouissif et méphistophélique" title="Quand le diable s'en mêle, Feydeau devient délicieusement jouissif et méphistophélique" />
     </div>
     <div>
      D’après trois courtes pièces de Georges Feydeau : &quot;Léonie est en avance&quot;, &quot;Feu la mère de madame&quot;, &quot;On purge Bébé&quot;.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Didier Bezace.       <br />
       Avec : Philippe Bérodot, Jean-Claude Bolle-reddat, Thierry Gibault, Clotilde Mollet, Océane Mozas, Lisa Schuster et Luc Tremblais.       <br />
       Collaboratrice artistique, son et accessoires : Dyssia Loubatière.       <br />
       Chorégraphie : Cécile Bon.       <br />
       Scénographie : Jean Haas et Didier Bezace.       <br />
       Lumière : Dominique Fortin.       <br />
       Costumes : Cidalia da Costa.       <br />
       Maquillage et coiffure : Cécile Kretschmar.       <br />
       Durée 2 h 10.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10189555-16618995.jpg?v=1473626263" alt="Quand le diable s'en mêle, Feydeau devient délicieusement jouissif et méphistophélique" title="Quand le diable s'en mêle, Feydeau devient délicieusement jouissif et méphistophélique" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 9 septembre au 1er octobre 2016.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, le dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de l’Aquarium, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 74 99 61.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaquarium.net/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaquarium.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/10189555-16618955.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Quand-le-diable-s-en-mele-Feydeau-devient-delicieusement-jouissif-et-mephistophelique_a1669.html</link>
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