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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-11T06:34:41+02:00</dc:date>
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   <title>•Off 2026• "Toute la mer du monde" ou Le poète, c'est celui qui dérobe le feu… comme disait Rimbaud </title>
   <pubDate>Fri, 15 May 2026 07:35:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Sommairement, c'est l'histoire d'un homme, un rocker, qui revient sur scène après dix ans d'absence. Plus il en parle de cette absence, moins il chante, mais plus on est embarqué dans sa vie, au parcours intranquille et largement sinueux. Et on oublie qu'on est venu assister à un concert ! Pourtant, Sabine, sa régisseuse "son" à ses côtés, sur le plateau, est là pour l'épauler. Elle fait ce qu'elle peut pour comprendre Delmastro et saisir au vol ses improvisations imprévues.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96562463-67319455.jpg?v=1778783837" alt="•Off 2026• "Toute la mer du monde" ou Le poète, c'est celui qui dérobe le feu… comme disait Rimbaud " title="•Off 2026• "Toute la mer du monde" ou Le poète, c'est celui qui dérobe le feu… comme disait Rimbaud " />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Là, vous n'avez pas vu, mais pendant que je parlais, je pensais en même temps… parce que ça ne se voit pas quand je pense… je fais deux choses à la fois… c'est comme disent les philosophes : &quot;penser suscite souvent l'indifférence générale&quot;… en clair, tout le monde s'en fout quand tu penses&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Ainsi vont les mots des maux d'Alexis Delmastro au fil de ce seul-en-scène aux allures d'ovni extraterrestre, mais tellement ancré dans la réalité. Dans sa réalité à lui, rien qu'à lui, inscrite au creux de longs silences de cinq ans entre chaque création. Parce qu'il en a besoin de ces silences pour continuer à penser en sourdine, même si tout le monde s'en fout, et pour transmettre aussi ! C'est sa recette à lui, une nécessité pour que les choses de l'acte créatif émergent gentiment sur scène, et explosent littéralement, avec brio, comme des pop-corn sucrés.       <br />
              <br />
       Au début du spectacle, dans le noir, des pas résonnent sur la scène, puis un son de guitare et des applaudissements. La lumière apparaît et dévoile une silhouette toute de noir vêtue, perruque décoiffée, noir de jais, blouson en cuir et santiags. Alors, d'une voix grave, l'artiste prend la parole et, en l'espace d'une seconde, un tsunami d'émotions submerge les spectateurs en les enveloppant dans une poésie philosophico-mélancolique de la plus belle teneur.       <br />
              <br />
       Et ce, dès les premiers mots d'Alexis Delmastro, hybrides, morcelés, éparpillés, chantés ou parlés. Peu importe, à vrai dire, car ils sont bien là tous les maux de l'artiste sous ses mots stratosphériquement virevoltants, tantôt aux allures d'un Coluche, d'un Gainsbarre, d'un Stéphane De Groodt ou encore d'un Groucho Marx.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96562463-67319456.jpg?v=1778783869" alt="•Off 2026• "Toute la mer du monde" ou Le poète, c'est celui qui dérobe le feu… comme disait Rimbaud " title="•Off 2026• "Toute la mer du monde" ou Le poète, c'est celui qui dérobe le feu… comme disait Rimbaud " />
     </div>
     <div>
      Son message si particulier et si abscons à la fois nous captive rapidement, sous couvert d'un humour décalé et d'une scénographie pour le moins déjantée. Là où réside surtout sa performance d'acteur, c'est dans son jeu grandement maîtrisé alors que pourtant tout semble improvisé. Du grand art de comédien !       <br />
              <br />
       Comme il aime à le rappeler, Alexis Delmastro vient de nulle part et de partout à la fois. C'est un elfe, un korrigan qui se dissimule derrière les pendrillons d'un plateau aux côtés d'Édouard Baer, par exemple, ou dans les rues, ou ailleurs, mais qui apprécie quand même la lumière des projecteurs. &quot;Toute la mer du monde&quot; fait partie d'un triptyque dans lequel, à chaque fois il <span style="font-style:italic">&quot;fait de la réalité un théâtre&quot;</span>, avec &quot;Mon toit de monde à moi, c'est toi&quot; et &quot;Tout le monde peut en cacher un autre&quot;.       <br />
              <br />
       Et puis il y a aussi &quot;Tout le monde pleut&quot;, création 2026, où déjà deux représentations ont eu lieu pour un spectacle… pas encore créé ! Le ton est donné au sujet de notre artiste aux allures de clown poétiquement facétieux qui, dans l'écriture, n'est pas sans rappeler les envolées littéraires d'un Henri Michaux, à certains moments. Des titres ô combien poétiques à la frontière, aussi, de l'Oulipo, des Haïkus japonais qui cherchent à saisir un instant, une sensation, une image du quotidien ou encore des poèmes de Saint-John Perse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96562463-67319464.jpg?v=1778783892" alt="•Off 2026• "Toute la mer du monde" ou Le poète, c'est celui qui dérobe le feu… comme disait Rimbaud " title="•Off 2026• "Toute la mer du monde" ou Le poète, c'est celui qui dérobe le feu… comme disait Rimbaud " />
     </div>
     <div>
      Dans ce spectacle, Alexis Delmastro revêt des allures de pitre mélancolique et nostalgique, pour le plus grand bonheur des spectateurs. France Cartini, dans le rôle de Sabine, la technicienne son, œuvre en silence et tente tant bien que mal de remettre sur pied ce qui se fracasse sur scène. La complicité des deux artistes est émouvante, bien rodée et très efficace.       <br />
              <br />
       Auteur, compositeur-interprète, Delmastro est un écorché vif qui fait de la réalité et de ses questionnements sa certitude. Celle, peut-être que la vie vaut la peine d'être vécue, que la contemplation du monde est nécessaire, voire indispensable, et que l'amour est le maître du monde.       <br />
              <br />
       Entrez vite au Théâtre l'Albatros, posez-vous sur les ailes d'Alexis pour décoller vers son ailleurs improbable et loufoque, et pour prendre une gigantesque salve d'air qui vous réconciliera avec la Vie et ce qu'il y a tout autour !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>       <br />
              <br />
       Spectacle vu en avant-première à Paris le 4 mai sur la Péniche &quot;Grande Fontaine&quot;, Quai de l'Oise à Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Toute la mer du monde"</b></div>
     <div>
      Textes : Alexis Delmastro.       <br />
       Guitare et chant : Alexis Delmastro.       <br />
       Musique et figuration : France Cartigny       <br />
       Coach vocal : Muriel Benazeraf.       <br />
       Tout public à partir de 6 ans.       <br />
       Compagnie de l'Autre.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 30. Relâche le jeudi.       <br />
       Théâtre l'Albatros, Salle Côte rue, 29, rue des Teinturiers, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 86 11 33.       <br />
       <a class="link" href="https://www.festivaloffavignon.com/page/comment-reserver" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96562463-67319455.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Toute-la-mer-du-monde-ou-Le-poete-c-est-celui-qui-derobe-le-feu-comme-disait-Rimbaud_a4557.html</link>
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   <title>•Off 2024• "Double je, Berger et moi" Spectacle musical d'une douceur enveloppante et d'une grande sensibilité</title>
   <pubDate>Mon, 20 May 2024 16:24:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Écrivain, auteur, compositeur et interprète, Joshua Lawrence, alias Joshua Laffont-Cohen, est un touche-à-tout qui a tous les talents. Lauréat du Grand Concours International de Piano Salle Cortot à Paris, créateur du Concours de Piano "Mouvement contraire", celui-ci est indissociable de l'instrument polyphonique. Ses créations en sont totalement dépendantes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80398839-58039320.jpg?v=1716217264" alt="•Off 2024• "Double je, Berger et moi" Spectacle musical d'une douceur enveloppante et d'une grande sensibilité" title="•Off 2024• "Double je, Berger et moi" Spectacle musical d'une douceur enveloppante et d'une grande sensibilité" />
     </div>
     <div>
      Influencé par Chopin, Schubert, le jazz, la pop, Barbara, William Sheller, Véronique Sanson, Pink Floy, Michel Berger, sans oublier bien entendu sa mère, également pianiste, il a déjà à son actif cinq albums, écrit son premier roman en 2020, &quot;Les Abîmés&quot;, des pièces de théâtre, des recueils de poésie, et il compte bien ne pas s'arrêter là…       <br />
              <br />
       Joshua est rentré dans la musique comme on entre dans les ordres. C'est cette passion qu'il partage dans ce spectacle, en toute humilité et sincérité.       <br />
              <br />
       Pour Joshua Lawrence, les mots et le piano sont des priorités indissociables, depuis toujours. Des mots, il en a fait son métier et les manie chaque jour auprès de ses élèves, via la littérature et des textes d'auteurs, poètes, romanciers et autres dramaturges. Être docteur ès lettres n'est pas donné à tout le monde…       <br />
              <br />
       Sur une autre scène que celle de son lycée, il les sublime aussi les mots, mais, agrémentés par le son mélodieux de son inséparable piano, ces derniers prennent forcément une autre dimension, en berçant son public et en le plaçant dans un écrin à la fois ouaté, presque magique. Un écrin que l'artiste a ressenti comme un besoin vital de créer, de transmettre et de partager ! Le tout, enveloppé d'une délicatesse toute particulière et d'un grand raffinement.       <br />
              <br />
       Dans son dernier spectacle &quot;Double je&quot;, en référence à l'album &quot;Double jeu&quot; de Michel Berger et France Gall, c'est d'emblée une ambiance à la fois surannée, douce et poétique qui s'installe.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Dans la voiture de mes parents, on écoutait les cassettes de Michel Berger en boucle et j'ai voulu que ce show soit une rêverie musicale ponctuée d'interviews de l'artiste. Parce que je me souviens de ces moments-là, d'autres aussi, mais moins grisants et plus difficiles. J'ai voulu faire ce métier d'auteur-compositeur en grande partie grâce à Michel Berger, à sa sensibilité et son parcours de vie qui, d'une certaine manière, n'est pas si éloigné du mien&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Spectacle créé au Festival d'Avignon en 2022, Joshua le propose à nouveau cette année et c'est un grand hommage à l'artiste trop tôt disparu qui s'en dégage. Rien de grandiloquent, d'ostentatoire dans ce moment intimiste et feutré. Bien au contraire. Il s'agit d'une bulle évanescente de mélodies radieuses interprétées avec élégance et de réflexions diverses sur l'art, l'amour, la mélancolie, le tout nimbé d'un romantisme finement présent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80398839-58039329.jpg?v=1716217305" alt="•Off 2024• "Double je, Berger et moi" Spectacle musical d'une douceur enveloppante et d'une grande sensibilité" title="•Off 2024• "Double je, Berger et moi" Spectacle musical d'une douceur enveloppante et d'une grande sensibilité" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Il y a en lui quelque chose de Michel B.&quot;.</span> Osons l'allusion à la phrase d'une chanson plus célèbre qui se rapproche de celle-ci, pour témoigner qu'il y a des ressemblances troublantes entre Joshua Lawrence et Michel Berger, notamment la tessiture de la voix que nos méconnaissances dans le domaine en question nous empêcheront de qualifier davantage. Mais cela est troublant, émouvant. Mais pas que. C'est une douceur palpable et un charisme délicat qui se dégagent de l'interprétation l'artiste chanteur, proche d'une forme de mimétisme.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Mon inspiration part de la vie, de l'observation des autres, de moi-même, de la contemplation aussi, mais c'est le plaisir de dialoguer avec les gens qui me portent bien souvent et j'ai eu envie de créer un univers pour qu'on me comprenne et qu'on entre dans ce rêve en le partageant, ensemble, un instant&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Le pari est largement gagné, cher Joshua, dans ce spectacle &quot;rêverie poétique et musicale&quot; dédié à Michel Berger et à ses chansons que tout le monde connaît et fredonne. Le public est littéralement embarqué dans cette rêverie <span style="font-style:italic">&quot;teintée de mélancolie, d'espoir et de bonheur, puisque, si le bonheur existe, c'est une épreuve d'artiste, comme le dit Michel Berger dans &quot;Cézanne peint&quot;.</span>       <br />
              <br />
       &quot;Double je&quot; est effectivement une bulle raffinée de pur bonheur, à l'image de Joshua Lawrence – ou de Joshua Laffont-Cohen… –, auréolée d'une sorte de fragilité qui se clôt par une de ses chansons écrites par lui dont on retiendra <span style="font-style:italic">&quot;qu'il faut vivre sa jeunesse avant qu'elle ne se froisse&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Ne ratez surtout pas ce bien joli moment de spectacle dans la jungle avignonnaise. Plusieurs moments vous parleront peut-être à vous aussi : l'absence de l'autre, les blessures qu'elle procure, l'amour forcément, les tourments de la vie, nos démons intérieurs, mais, en aucun cas, vous n'en ressortirez nostalgiques ou épleurés. Bien au contraire : la poésie domine et rassure sur la nécessité de toujours redresser la tête, d'avancer contre vents et marées, portée par l'acte créatif hautement nécessaire.       <br />
              <br />
       Le dialogue imaginaire imaginé par Joshua Lawrence avec Michel Berger enrobe le public d'une infinie douceur. Gageons que le célèbre artiste aurait été touché par l'hommage qui lui est rendu ici… Joshua Lawrence, comme un double de Michel Berger, mais qui reste malgré tout bien lui-même, délicat, sincère et si émouvant.       <br />
       Bravo l'artiste !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Double je, Berger et moi" </b></div>
     <div>
      Spectacle musical.       <br />
       Paroles et musiques : Michel Berger.       <br />
       Interprète, piano, voix : Joshua Lawrence.       <br />
       Narration : Joshua Lawrence.       <br />
       Arrangement : Joshua Lawrence et Gilles Clément.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 juin au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h 30. Relâche le jeudi.       <br />
       BA Café Théâtre (Ex Sham's), 25, rue Saint-Jean-le-Vieux (Place Pie), Avignon.       <br />
       Réservations : 04 65 87 54 40.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Une 25e édition très attendue du Festival international George Enescu</title>
   <pubDate>Thu, 25 Mar 2021 09:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Un jubilé, cela se fête, même en temps de pandémie donc en jauge réduite mais pas en ambition moindre. À partir de la fin de l'été 2021, et pour un mois, la 25e édition du Festival international George Enescu aura bien lieu avec une affiche d'invités toujours aussi excitante. De quoi commémorer dans la joie le 140e anniversaire de la naissance du compositeur roumain le plus francophile.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54996134-41285173.jpg?v=1616663521" alt="Une 25e édition très attendue du Festival international George Enescu" title="Une 25e édition très attendue du Festival international George Enescu" />
     </div>
     <div>
      Tous les deux ans, les mélomanes roumains et étrangers ont rendez-vous avec l'élite des artistes internationaux et locaux pour quatre semaines d'un festival à l'histoire folle, généreuse ; et cette année si spéciale (celle d'un jubilé) n'y dérogera pas. Pour répondre au défi sanitaire, les organisateurs menés par Mihai Constantinescu, directeur général et Vladimir Jurowsky, directeur artistique de la manifestation, ont programmé 66 concerts (au lieu des 86 habituels).        <br />
              <br />
       Ce ne sont pas moins de 4 700 artistes, solistes et orchestres qui viendront animer la belle capitale roumaine, Bucarest, de la fin août à la fin septembre au Radio Hall, au Romanian Athenaeum, au Grand Palace Hall et autre National Museum of Arts. De deux à quatre concerts (le week-end) par jour seront toujours offerts au public. Seul le concert de minuit (qui débutait à 22 h 30) est annulé cette année par précaution sanitaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54996134-41285180.jpg?v=1616663568" alt="Une 25e édition très attendue du Festival international George Enescu" title="Une 25e édition très attendue du Festival international George Enescu" />
     </div>
     <div>
      Comme par le passé, des invités prestigieux se succèderont sur les scènes de Bucarest. Outre un nombre décuplé d'œuvres de George Enescu au programme (42 dont cinq de ses symphonies), le répertoire proposé est toujours aussi riche, du baroque au contemporain, que ce soit dans la série des Concerts en grand format, celle de la musique de chambre, sans oublier les opéras en version concert. Et une large place sera également réservée aux femmes compositrices et artistes. Nouveauté : les concerts seront aussi accessibles pour un prix modique en streaming pour ceux qui ne pourraient se déplacer.       <br />
              <br />
       Le concours de jeunes talents, désormais indépendant du festival, est également maintenu. Le George Enescu International Competition, rampe de lancement pour les futurs grands artistes, aura bien lieu du 13 au 23 mai 2021. À noter donc dès le 28 août, les Grands orchestres, les grands chefs, les solistes renommés et certaines des plus célèbres formations de chambre seront encore au rendez-vous cette année à Bucarest confirmant la place du Festival George Enescu, celle d'un événement incontournable de la vie culturelle européenne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54996134-41285186.jpg?v=1616663611" alt="Une 25e édition très attendue du Festival international George Enescu" title="Une 25e édition très attendue du Festival international George Enescu" />
     </div>
     <div>
      <b>Festival international George Enescu</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 aout au 26 septembre 2021.</span>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Programme complet :</strong></span>       <br />
       <a class="link" href="https://www.festivalenescu.ro/en/" target="_blank">>> festivalenescu.ro/en/</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/54996134-41285173.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-25e-edition-tres-attendue-du-Festival-international-George-Enescu_a2910.html</link>
  </item>

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   <title>Festival Off d'Avignon 2021 : Chronique d'un naufrage annoncé</title>
   <pubDate>Thu, 11 Mar 2021 08:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>FTIA &amp; Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Nous, Compagnies et Producteurs•rices indépendants•es de France, d'Outre-Mer et de l'Étranger ; Nous, Théâtres Indépendants d'Avignon ; Nous, Amateurs•rices de spectacle vivant et Spectateurs•rices assidus•es ; Nous, Artistes nationaux et internationaux ; Nous, Auteurs•rices, Compositeurs•rices ; Nous, Techniciens•nes permanents•es et intermittents•es ; Nous, Programmateurs•rices et Diffuseurs ; Nous, Journalistes ; Nous, Organisations Professionnelles, Syndicats ; Nous, Travailleurs Saisonniers ; Nous, Restaurateurs•rices, Hôteliers, Commerçants•es, Sous-traitants, Acteurs•rices touristiques et économiques     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54587108-41059995.jpg?v=1660729432" alt="Festival Off d'Avignon 2021 : Chronique d'un naufrage annoncé" title="Festival Off d'Avignon 2021 : Chronique d'un naufrage annoncé" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Toutes et tous participants•es au Festival Off d'Avignon !</strong></span>       <br />
              <br />
       À 4 mois de l'hypothétique lancement de la prochaine édition de notre festival et suite à l'annonce par le gouvernement d'une possible réouverture des lieux culturels à partir du 15 avril, face au naufrage artistique, culturel, social et économique qui s'annonce pour l'ensemble de la filière du spectacle vivant indépendant et sur nos territoires du Grand Avignon, du Département, de la Région de la France et de l'Europe, nous interpellons :       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Madame la Ministre de la Culture,       <br />
       Madame la Maire d'Avignon,       <br />
       Monsieur le Président du Grand Avignon,       <br />
       Monsieur le Président du Conseil Départemental,       <br />
       Monsieur le Président du Conseil Régional,</strong></span>       <br />
              <br />
       À ce jour, aucun des acteurs du Off que nous sommes n'est en mesure, faute de cadre et de moyens appropriés, de se projeter pour savoir si nous pourrons faire vivre ici, à Avignon, un été de festivals.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le Off d'Avignon n'est pas un festival comme les autres : il s'appuie sur un réseau de salles privées dont la programmation nécessite une <b>anticipation</b> indispensable puisqu'elle repose sur le principe d'une &quot;prise de risque&quot; pour les compagnies, les producteurs et les théâtres qui doivent faire le choix dès la mi-avril de prendre ou non ce risque pour être prêts à travailler en juillet.       <br />
              <br />
       Le contexte pandémique impose des mesures sanitaires qui aggravent cette prise de risque habituel et met en péril le fragile modèle économique du Off car les conditions d'exploitation des uns comme des autres seront nécessairement dégradées.       <br />
              <br />
       Or, aujourd'hui, ni l'État, ni les collectivités territoriales ne semblent prendre en compte la spécificité de ce modèle si particulier, pourtant vital tant pour la filière du spectacle vivant indépendant que pour le territoire, même si la crise actuelle en a rendu plus évidentes les limites et les insuffisances et qu'une perspective pour tous, dès 2022, sera de repenser ce modèle à l'aune de l'expérience des saisons blanches que nous connaissons depuis 18 mois.       <br />
              <br />
       Précisons que cet évènement unique en France tant en termes de volume d'activité que de production de richesses irrigue directement et indirectement le territoire local, régional et national, voire au-delà.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Il représentait en 2019 <span style="font-style:italic">(1)</span> :       <br />
       <b>- plus de 30 000 représentations en 3 semaines ;       <br />
       - 1 600 spectacles présentés par plus de 1 300 compagnies ;       <br />
       - 1,7 millions d'entrées pour 12 millions d'euros de recettes totales ;       <br />
       - 300 000 spectateurs dont 37 % de touristes, 38 % issus de la Région Sud et 18 % du Grand Avignon ;       <br />
       - Près d'un million de droits d'auteurs collectés ;       <br />
       - l'équivalent de 558 emplois non délocalisables à temps plein générés pour le Grand Avignon ;       <br />
       - plusieurs centaines de milliers d'heures de travail réalisés par plus de 5 000 artistes et techniciens.</b>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Rappelons aussi que 25 % de la diffusion nationale du spectacle vivant est programmée à partir et grâce au Off d'Avignon.</strong></span>       <br />
              <br />
       À défaut d'être reconnu pour l'acteur culturel <b>essentiel</b> qu'il est pourtant, le Festival Off d'Avignon est un acteur économique incontournable :       <br />
       Hors flux financiers liés aux compagnies et aux théâtres, le festival Off d'Avignon représente 40,2 millions d'euros d'impact économique sur le territoire avec 49,6 millions d'euros dépensés auprès d'acteurs économiques locaux dans le cadre du festival.       <br />
              <br />
       Il est cependant, en dehors des aides directes à la diffusion accordées aux compagnies et aux producteurs qui participent au Off le <b>"laissé pour compte"</b> des politiques culturelles de l'État et des collectivités territoriales en 2021, comme depuis 50 ans <span style="font-style:italic">(2)</span> :        <br />
               <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>- pas de moyens pour les acteurs culturels et économiques du Off dans le plan de relance du Ministère de la Culture pour le spectacle vivant de 421 millions d'euros ;        <br />
       - pas d'accompagnement des acteurs culturels et économiques du Off dans le Plan de Soutien aux Entreprise du territoire de la Mairie d'Avignon et de l'agglomération du Grand Avignon ;        <br />
       - pas d'aide au maintien de l'activité des acteurs culturels et économiques du Off dans le Pacte d'Effervescence Culturelle de 65 millions d'euros de la Région Sud.        <br />
              <br />
       Il est pourtant avéré qu'en 2019, pour 1 € de subvention locale, le festival Off d'Avignon injecte 2 468 € dans le tissu économique local !</strong></span><span style="font-style:italic">(2)</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Après une première annulation subie sans réelle compensation (460 000 € via un Fond d'urgence destiné aux théâtres financé par le Ministère de la Culture), si les conditions de réouverture, pour cet été, des salles de spectacle assises ne sont pas arrêtées avant le 15 avril prochain, une grande majorité des acteurs du Off va se désister, comme en attestent toutes les enquêtes réalisées à ce jour.<span style="font-style:italic">(3)</span>       <br />
              <br />
       Le Festival Off 2021 s'annulera de lui-même, faute de combattants, puisqu'aucune des parties concernées ne pourra se projeter sur les conditions d'un festival laissant compagnies, producteurs et théâtres prisonniers d'un modèle économique suicidaire où les uns et les autres seraient contraints de travailler à perte.       <br />
              <br />
       Et en dernier ressort, face à une deuxième année blanche qui se profile pour tous.       <br />
              <br />
       L'engagement de l'État et des Collectivités Territoriales est indispensable pour que soit compensé l'impact économique des contraintes d'accueil du public et des artistes puisque personne aujourd'hui ne peut croire que la pandémie sera derrière nous en juillet prochain.       <br />
              <br />
       Aujourd'hui, les Théâtres Indépendants d'Avignon sont au cœur des enjeux économiques et culturels d'Avignon, tout comme les compagnies et les producteurs indépendants.       <br />
              <br />
       Si le Festival Off d'Avignon est loin d'être parfait et ne demande pas mieux que de sortir de l'impensé politique dans lequel il s'est développé afin d'être réinventé, ce n'est pas en le laissant mourir de sa belle mort que de nouvelles fondations seront construites. On bâtit peu et mal sur un champ de ruines.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>- La perspective d'une réouverture des salles de spectacle au niveau national comme annoncé par le gouvernement à l'horizon du 15 avril 2021 ;        <br />
              <br />
       - La prolongation de l'année blanche pour les artistes et techniciens relevant du statut de l'intermittence du spectacle (les annexes IX et X) ;        <br />
              <br />
       - Des protocoles sanitaires clairs et précis permettant d'anticiper les contraintes à venir et d'en chiffrer le coût ;        <br />
              <br />
       - La vaccination, sur la base du volontariat, des personnels des compagnies et des théâtres en tant qu'acteurs essentiels de la vie du pays, une fois que toutes les personnes à risque et prioritaires l'auront été afin de limiter les possibilités de contamination liées au brassage des populations inhérent au Off et dans l'objectif de rassurer les publics afin de favoriser leur retour dans les salles  ;        <br />
              <br />
       - La mise en place d'un fond de compensation de billetterie dédiés aux théâtres et aux compagnies participant au Off afin de couvrir leurs pertes d'exploitation ;        <br />
              <br />
       - La mise en place d'un plan de relance de l'emploi artistique et technique (doublement du Fonpeps, fond de soutien solidaire à la professionnalisation, etc.) ;        <br />
              <br />
       - Le prolongement du fond de solidarité pour les TPE/PME en direction des théâtres afin de couvrir leurs pertes d'exploitation ;        <br />
              <br />
       - Un fond d'urgence Spectacle Vivant (FUSV) spécifique pour les théâtres privés d'Avignon adapté à leur modèle économique pour les aider à faire face à leurs charges fixes ;        <br />
              <br />
       - Un fond solidaire en cas d'annulation due directement au Covid financé à parité par les théâtres et les compagnies afin d'indemniser si des cas de contamination sont déclarés ;        <br />
              <br />
       - La dotation de moyens spécifiques pour abonder le Fonds Prévention Covid ;        <br />
              <br />
       - Des aides spécifiques pour permettre aux théâtres, aux producteurs et aux compagnies de faire face aux investissements nécessaires pour rendre compatibles leurs outils de travail avec les contraintes du Covid ;        <br />
              <br />
       - Des aides spécifiques pour mettre en place une communication d'envergure destinée à inciter les publics à revenir dans les salles en sécurité et en confiance. </b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Il y a </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>urgence</strong></span> à ce que la puissance publique se détermine avant que l'absence d'anticipation et de vision politique pour le Festival Off d'Avignon ne le fasse à sa place !       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Il est encore temps !</strong></span>       <br />
              <br />
       Ce qui est en jeu, au-delà de l'avenir du PLUS GRAND THEATRE DU MONDE, d'une filière, des emplois directs et indirects assortis, d'une richesse et d'un patrimoine immatériel incomparables, c'est le tracé de la ligne de départ pour la reprise et la relance de ce qui, plus que jamais, est ESSENTIEL : l'expérience du sensible, du plaisir, du beau, si indispensables à nos vies d'hier, d'aujourd'hui et de demain !       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Nous sommes TOUS PRÊTS, PUBLICS ET PROFESSIONNELS à une reprise de l'activité artistique et culturelle pour être au rendez-vous du Festival Off 2021. Nous y croyons.</strong></span>       <br />
              <br />
       Et vous ? Si vous y croyez <a class="link" href="https://www.change.org/p/roselyne-bachelot-sauvons-le-festival-off-d-avignon-2021-et-le-spectacle-vivant-ind%C3%A9pendant?utm_content=cl_sharecopy_27721746_fr-FR%3A4&recruiter=1184682338&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition&utm_term=fb_dialog" target="_blank">>> Signer la pétition</a>       <br />
              <br />
       <b>Interpellation à l'initiative de la Fédération des Théâtres Indépendants d'Avignon (F.T.I. A.) et de ses adhérents…</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.ftia.fr/" target="_blank">>> ftia.fr</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Sources : Étude Gece à la demande du Cofees "Publics et retombées socio-économiques" du Festival Off d'Avignon à la demande du Collectif des Festivals Éco-responsables et Solidaires - 2019.       <br />
       (2) En 2019 : Moins de 60 000 € de subventions annuelles accordées à AF&C, association coordinatrice de la communication du Off d'Avignon (dont 40 000 € du Ministère de la Culture - DRAC PACA et 15 000 € de la Ville d'Avignon…).       <br />
       (3) Enquête novembre 2020 coréalisée par les EGOFF et la FTIA + Enquête janvier 2021 réalisée par la FTIA seule auprès d'un panel respectif de 600 et 400 professionnels participant au Off d'Avignon.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/54587108-41059995.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Off-d-Avignon-2021-Chronique-d-un-naufrage-annonce_a2899.html</link>
  </item>

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   <title>Lydia Jardon, infatigable défricheuse du piano</title>
   <pubDate>Thu, 14 May 2020 07:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Lydia Jardon nous offre un nouvel enregistrement de rares sonates de Nikolaï Miaskovsky gravées pour son label AR RE-SE.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/46084797-36956797.jpg?v=1589436950" alt="Lydia Jardon, infatigable défricheuse du piano" title="Lydia Jardon, infatigable défricheuse du piano" />
     </div>
     <div>
      On connaît encore assez peu le compositeur Nicolaï Miaskovsky né en 1880 dans la Russie tsariste et mort en 1950 en URSS. Son parcours est à nul autre pareil. Destiné à une carrière d'ingénieur militaire comme son père dans l'armée du tsar - il est d'ailleurs diplômé de l'Académie militaire de Moscou -, Miaskovsky poursuit parallèlement des études en tant que musicien amateur, avec Glière entre autres. Entré au conservatoire de Saint-Pétersbourg après avoir démissionné de l'armée comme étudiant, Miaskovsky deviendra, à 40 ans, en 1921 professeur au conservatoire de Moscou. Compositeur prolifique de 27 symphonies, ami de Prokofiev et contemporain de Chostakovitch - connaissant les mêmes hauts et bas dans ses relations avec le régime -, il a aussi composé neuf sonates entre 1906 et 1949.        <br />
              <br />
       Si Miaskovsky n'atteint jamais au génie d'un Chostakovitch, son œuvre demeure très attachante. Emporté en 1950 par un cancer de l'estomac - celui des mélancoliques et des angoissés ? -, Miaskovsky a connu les mêmes affres que ses collègues soviétiques. Mourant trois ans avant Staline (et Prokofiev), il ne connaîtra jamais la période plus heureuse - ou à peu près - de la déstalinisation. C'est la sonate et en particulier la dernière ici gravée, la numéro neuf opus 84, qui cernera au mieux pour nous la citadelle intérieure que sut se construire Miaskovsky dans l'horreur du siècle.       <br />
              <br />
       Ce parcours ne pouvait que rencontrer l'artiste inclassable qu'est Lydia Jardon. On sait qu'elle a créé le label AR RE-SE consacré à des compositrices ou des compositeurs oubliés ou méconnus. Elle a donc déjà enregistré dans un précédent CD trois sonates de Miaskovsky, les numéros deux, trois et quatre. Ce cycle se poursuit aujourd'hui avec la première, la cinquième et la dernière sonate, la neuvième. Elle explore ainsi les deux extrémités de la carrière de compositeur de Miaskovsky. La sonate numéro un opus six composée entre 1907 et 1909 est celle d'un étudiant de conservatoire - un vieil étudiant pour tout dire. Un bon élève qui sait ici se souvenir de l'écriture de la fugue chez Bach mais aussi de ses devanciers russes. Lydia Jardon en restitue à merveille ce qu'elle appelle sa &quot;densité mystique&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/46084797-36956811.jpg?v=1589437084" alt="Lydia Jardon, infatigable défricheuse du piano" title="Lydia Jardon, infatigable défricheuse du piano" />
     </div>
     <div>
      C'est en artisan et en femme passionnée, qui nous a habitués aux tempêtes émotionnelles dans un jeu pourtant très maîtrisé, qu'elle s'attaque ici avec amour à une œuvre méditée et travaillée selon son propre aveu depuis des années. Les phrases sinueuses et la fine architecture de l'écriture riche d'une ambiguïté tonale et parfois de dissonances sont restituées ici avec lyrisme. La sonate numéro cinq opus 64 numéro un composée pendant la même période montre un compositeur à l'identité peut-être plus affirmée. L'œuvre semble se libérer, offrant une plus large palette de couleurs et de sentiments.       <br />
              <br />
       Le jeu impressionniste encore, les martèlements d'accords toujours, le geste large concluant l'Allegro Energico et l'œuvre, les envolées crescendo et decrescendo du Largo Expressivo, la joie pure du Vivo, ne sont pas seulement le refuge de l'intime, n'hésitant pas à communiquer à l'auditeur les états changeants du cœur et de l'esprit. Toujours sur le fil, au cœur même de ce brasier, Lydia Jardon nous emporte dans sa quête absolue. Une quête absolue dont la sincérité nous touche comme toujours avec cette pianiste au jeu vif-argent. Une quête qui trouve dans la neuvième sonate son accomplissement.       <br />
              <br />
       En 1949, l'inspiration du compositeur stoïcien frappe par sa beauté et son élévation. Avec un jeu subtil, toujours aérien, d'une plasticité vraiment admirable, Lydia Jardon rend toute justice à ce testament qui fait retour au langage tonal, venant conclure un enregistrement qu'on pourrait appeler les mémoires d'une âme. Une œuvre écrite et vécue comme un lieu inexpugnable, un ordre - une construction qui protège du désordre de l'Histoire et nous pouvons être reconnaissants à la pianiste de nous la léguer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/46084797-36956822.jpg?v=1589437195" alt="Lydia Jardon, infatigable défricheuse du piano" title="Lydia Jardon, infatigable défricheuse du piano" />
     </div>
     <div>
      <b>● Lydia Jardon &quot;Miaskovsky, Sonates pour piano n° 1, 5 et 9&quot;.</b>       <br />
       Label et distribution : AR RE-SE.       <br />
       Sortie : 15 mai 2020.       <br />
       <a class="link" href="http://www.arre-se.com/" target="_blank">&gt;&gt; arre-se.com</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.lydiajardon.com/" target="_blank">&gt;&gt; lydiajardon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/46084797-36956822.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Lydia-Jardon-infatigable-defricheuse-du-piano_a2731.html</link>
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