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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>Hamlet au Français : Une proposition à l'ironie prometteuse... mais sur la pente boulevardière !</title>
   <pubDate>Mon, 28 Oct 2013 20:25:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les circonstances exactes de l’extinction de la famille de Danemark, rapportées par William Shakespeare dans la pièce "Hamlet", restent en partie une énigme. En effet, l’histoire de la fin des Hamlet, l’enchainement des meurtres et la prise du pouvoir par Fortinbras, n’est connue que par le seul récit d’Horatio présenté comme ami du prince Hamlet et témoin unique de la continuité des événements.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5994673-8936861.jpg?v=1382903164" alt="Hamlet au Français : Une proposition à l'ironie prometteuse... mais sur la pente boulevardière !" title="Hamlet au Français : Une proposition à l'ironie prometteuse... mais sur la pente boulevardière !" />
     </div>
     <div>
      La pièce de Shakespeare est pour le spectateur un récit rétrospectif avec ses béances, un collage de souvenirs avec ses impasses. Une reconstitution. Une affirmation de théâtre. Un théâtre dans le théâtre. Une mise en abyme.       <br />
              <br />
       En confiant les rôles du spectre du chef des comédiens et de Fortinbras au même acteur (Éric Ruf), Dan Jemmett en amplifie les effets accréditant tout autant l’existence de complots et de contre-complots au sein du récit que d’une farce assumée. Dans ce choix de jeu, Horatio regarde Hamlet (Denis Podalydès), ne le lâche pas des yeux. Son expression ne libère aucune émotion et pourtant il apparait que, de son point de vue, Hamlet, plus qu’à régner, a vocation à penser comédien.       <br />
              <br />
       Porté par Denis Podalydès, Hamlet, solitaire, est, de temps en temps, assis sur un banc. À la jonction des mondes entre scène et avant-scène, entre personnages de la pièce et public. Il réfléchit, regarde. Il entre dans le jeu ou plutôt fait irruption, mesure son effet et monte à la rampe, s’entremet auprès du public. Le prince Hamlet tâtonne entre les réalités mouvantes de cette cour dont il tient une partie des ficelles mais pas toutes. Ses volte-face qui déplacent le front des amis ou ennemis déroutent et inquiètent. Lecteur de Søren Kierkegaard, il recherche les clefs de l’action dans la posture de l’acteur, interroge les pouvoirs de la théâtralité, prend du retard par rapport à l’action nécessaire et brouille son image. Se voulant masqué, il avance à découvert. La vengeance toujours à retardement est éventée et Hamlet succombe dans l’hécatombe qu’il a déclenchée. Le jeune Fortinbras, en véritable homme d’action, prend le pouvoir tout uniment après le massacre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5994673-8936862.jpg?v=1382903164" alt="Hamlet au Français : Une proposition à l'ironie prometteuse... mais sur la pente boulevardière !" title="Hamlet au Français : Une proposition à l'ironie prometteuse... mais sur la pente boulevardière !" />
     </div>
     <div>
      Denis Podalydès est de manière très intime cet Hamlet-là qui débat des liens entre l’agir et l’image ; et incarne magnifiquement un paradoxe du comédien. Comment &quot;être ou n’être pas&quot; dans un monde où tout semble écrit et ne peut être réinventé. Un Hamlet qui ne tranche pas entre farce et hallucination. Cette interprétation apporte une solide charpente à la mise en scène.       <br />
              <br />
       Dan Jemmett transpose la pièce dans l’Angleterre des années soixante-dix et conduit l’action dans le club house d’une société d’escrime centenaire. Ce sont des  années de bouleversement qui voient une tradition d’extravagants, toujours rassemblés autour des pratiques communes des jeux de fléchettes, de paris, de la bière et du whisky, se compléter de travestis glam rock. Chapeaux melon et cheveux longs. Ces portraits d’anglais excentriques et vulgaires comme nature qui ont suçoté la pièce de Shakespeare depuis la petite enfance sont drôles. La transposition est cohérente tant est forte la mythologie de cette Angleterre-là porteuse de punkitude.       <br />
              <br />
       La proposition est méthodiquement ironique, elle ne demande qu’à s’exprimer branque et absurde. Assagie par le jeu classique français et marquée par une traduction moderniste d’Yves Bonnefoy déjà vieillissante, elle reste pourtant un simple collage qui parasite le propos plutôt que l’asseoir, prenant même une dimension potentiellement et dangereusement boulevardière. Au risque de masquer le magnifique travail d’ensemble.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Tragédie d'Hamlet" </b></div>
     <div>
      Texte : William Shakespeare.       <br />
       Mise en scène : Dan Jemmett.       <br />
       Texte français : Yves Bonnefoy.	       <br />
       Mise en scène : Dan Jemmett       <br />
       Collaboratrice artistique et Dramaturgie : Mériam Korichi.       <br />
       Scénographie : Dick Bird.       <br />
       Avec : Éric Ruf (Le Spectre, Premier Comédien, Fortinbras), Alain Lenglet (Horatio), Denis Podalydès (Hamlet), Clotilde de Bayser (Gertrude), Jérôme Pouly (Laërte), Laurent Natrella (Bernardo, Valtemand, 2e Comédien, le Marin, 1er fossoyeur, Le Prêtre, L’Ambassadeur d’Angleterre), Hervé Pierre (Claudius), Gilles David (Polonius), Jennifer Decker (Ophélie), Elliot Jenicot (Rozencrantz et Guildenstern), Benjamin Lavernhe (Marcellus, Reynaldo, 3e Comédien, Un Capitaine, Un Messager, Osrik, 2e fossoyeur).       <br />
       Costumes : Sylvie Martin Hyszka.       <br />
       Lumières : Arnaud Jung.       <br />
       Maître d’armes : Jérôme Westholm.       <br />
       Création Coiffures : Cécile Gentilin.       <br />
       Création Maquillages : Laura Ozier.       <br />
       Durée : 3 h 10 avec entracte.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 octobre 2013 au 12 janvier 2014.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 14 h.       <br />
       Comédie Française, Salle Richelieu, Paris 1er, 0825 10 1680 (0.15 € TTC/mn).       <br />
       <a class="link" href="http://www.comedie-francaise.fr/" target="_blank">&gt;&gt; comedie-francaise.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Hamlet-au-Francais-Une-proposition-a-l-ironie-prometteuse-mais-sur-la-pente-boulevardiere-_a994.html</link>
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   <title>"Dom Juan", le réel dans sa dimension fantastique... Comme une sensation du sacré</title>
   <pubDate>Mon, 01 Oct 2012 11:44:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Du 15 février au 18 avril 1665, durant le carnaval, Molière présente une pièce "Dom Juan ou le Festin de pierre" dont le sujet est emprunté à l’espagnol Tirso de Molina et qui décrit la cavale d’un cavaleur qui se voulait nouvel Alexandre de l’Amour. L’homme finit tragiquement en bravant le spectre du commandeur, invité par lui à un repas. En dépit de sa forme un peu décousue (ou peut-être à cause de cela), elle fut un succès.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4771964-7134092.jpg?v=1349085339" alt=""Dom Juan", le réel dans sa dimension fantastique... Comme une sensation du sacré" title=""Dom Juan", le réel dans sa dimension fantastique... Comme une sensation du sacré" />
     </div>
     <div>
      Elle est alors en effet innovante avec ses décors animés, son automate figurant un convive en pierre. Et puis dans le propos, elle a une manière assez scandaleuse de relater une suite de faits divers et de provocations absolues : dans ce festin de pierre, le jeune homme Dom Juan refuse, lui, l’amoureux, le mariage à une femme… Elvire qui l’aime et qu’il a pourtant honorée. Il affirme &quot;Sa liberté de Penser et Sa vitalité&quot; au mépris de toute règle.       <br />
              <br />
       L’histoire parait énorme et incroyable. Molière pourtant avertit son public (d’hier comme d’aujourd’hui). Dans son prologue, il vante les effets psychotropes du tabac, plante à la mode discutée par la faculté de médecine et soumise à interdiction. On ne peut se tromper sur le message. La pièce décrit des états de sensations différents, une descente aux enfers mais par les moyens du théâtre et ses effets de farce, c’est un cauchemar délicieux. Et redoutablement ambigu. Dom Juan, libre et penseur, confronté aux usages et à la question de ce qui relie les hommes, s’émancipe par sa volonté et sa représentation du monde. Sa cavale de sensuelle devient métaphysique.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Jean-Pierre Vincent, dans sa rigueur et son esthétique, rend compte de la formidable cohérence interne de la pièce et engendre une forme théâtrale équilibrée et subtile.       <br />
              <br />
       Dans l’espace de la scène, l’équipe artistique et les comédiens apportent juste ce qu’il faut d’ostentation et de richesses pour plonger le spectateur dans état de quiétude visuelle et provoquer l’expression d’un contentement heureux qui rend disponible à l’écoute du texte, ses inflexions, ses obsessions, ses répétitions. Tout se passe comme si le spectateur était à la fois témoin intégré à l’histoire et observateur d’une œuvre raffinée. Prêtant et l’œil et l’oreille à la peinture des caractères et au débat d’idées dans un spectacle à la fois chatoyant et rigoureux...       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le spectateur discerne nettement les enjeux des personnages et les menées de Molière. À l’occasion de la fuite de Dom Juan faite de provocations et de surenchères qui vont crescendo, l’auteur fait feu de tout bois, met en avant les vérités de bon sens un peu païen qui font rire (qui a peur du moine bourru ?) et la démonstration d’une philosophie de la Raison aristocratique et athée (je sais que deux et deux font quatre). Au fur et à mesure que s’affirment les codes du théâtre, le spectateur observe la désagrégation des liens binaires et ordinaires : Entre les femmes et les hommes, entre le maitre et son valet, entre les jeunes gens et les adultes, entre le père et son fils, entre la vie et l’au-delà, entre le vivant et l’artefact. Jusqu’à’ à l’irruption de la peur, de l’irrationnel.       <br />
              <br />
       Dans le mouvement de cette mise en scène à la théâtralité affichée, Jean Pierre Vincent concentre les caractères. Ses comédiens sont conduits à ce point ultime de l’ambiguïté du jeu et de sa grâce par laquelle le silence est tenu. Dans l’interstice émergent la force du désir et son illusion. Effet ultime obtenu à la scène finale, dans ce &quot;Dom Juan&quot; apparait le réel dans sa dimension fantastique. Son énigme ainsi que le silence qui s’ensuit. Avant l’ovation.       <br />
       Quelque chose comme la sensation du sacré…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dom Juan ou le Festin de Pierre"</b></div>
     <div>
      Comédie en cinq actes de Molière.       <br />
       Mise en scène : Jean-Pierre Vincent.       <br />
       Dramaturgie : Bernard Chartreux.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Frédérique Plain.       <br />
       Avec : Alain Lenglet (Don Louis), Julie Sicard (Charlotte), Loïc Corbery (Don Juan), Serge Bagdassarian (Sganarelle), Clément Hervieu-Léger (Don Carlos), Pierre Louis-Calixte (Gusman, le Pauvre et M. Dimanche), Suliane Brahim (Elvire), Jérémy Lopez (Pierrot et Don Alonse), Jennifer Decker (Mathurine).       <br />
       Les élèves-comédiens de la Comédie-Française : Lucas Hérault (Ragotin), Blaise Pettebone (La Ramée), Nelly Pulicani (La Violette)       <br />
       et Jean-Michel Rucheton (la Statue du commandeur).       <br />
       Durée du spectacle : 2 h 50 avec entracte.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Spectacle du 18 septembre 2012 au 11 novembre 2012.</span>       <br />
       Matinée à 14 h, soirée à 20 h 30, spectacle en alternance (voir détails horaires sur le site).       <br />
       Comédie française, Théâtre éphémère, Jardins du Palais-Royal, Paris 1er.       <br />
       <a class="link" href="http://www.comedie-francaise.fr/" target="_blank">&gt;&gt; comedie-francaise.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4771964-7134092.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Dom-Juan--le-reel-dans-sa-dimension-fantastique-Comme-une-sensation-du-sacre_a735.html</link>
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   <title>Amphitryon... Face au mensonge, la seule vérité est celle de la machine théâtrale</title>
   <pubDate>Tue, 05 Jun 2012 13:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Un partage avec Jupiter/N’a rien du tout qui déshonore" À la faveur de la nuit, le roi des dieux, Jupiter soi-même, remplace Amphitryon dans le lit conjugal… À l’époque des faits, Louis XIV lorgne l’épouse du marquis de Montespan qui, lui, ne se sentira pas du tout mais alors pas du tout honoré…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4349559-6556098.jpg?v=1338897121" alt="Amphitryon... Face au mensonge, la seule vérité est celle de la machine théâtrale" title="Amphitryon... Face au mensonge, la seule vérité est celle de la machine théâtrale" />
     </div>
     <div>
      La pièce de Molière, écrite en vers libres, inspirée de Plaute et Rotrou, est habilement courtisane et provocatrice. Sosie le valet, comme Saint-Thomas ne croyant que ce qu’il voit, voyant son double en la personne de Mercure métamorphosé, de par les coups de bâton qu’il reçoit, doute de lui-même. Sosie face à son double prend dangereusement le fil du doute philosophique. Qui est moi puisque moi est lui ? Sosie de Sosie.       <br />
              <br />
       Dans cette pièce, tous les protagonistes sont l’objet d’illusion. Et les dieux qui mentent sont des fictions. De miroirs tendus en miroirs tendus, de jeux de dupes en jeux de dupes, à l’épreuve des démonstrations qui lui sont proposées, le spectateur prend alors conscience que la seule vérité est celle de la machine théâtrale (le <span style="font-style:italic">deus ex machina</span>).       <br />
              <br />
       Dans une totale liberté de ton et de forme, Molière avance en équilibriste virtuose, avec une méthode digne de Descartes vers l’expression d’un néant récréatif quasi pascalien. Il affirme de manière très nette qu’au théâtre tout est théâtre et que l’effet théâtre dans ses variations est le seul réel. Qui va du rire franc au sentiment mélancolique du monde…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Christian Hecq qui reprend le rôle de Sosie (créé par Molière) joue avec finesse le jeu à la farce (de celui qui se transmet chez les Rame et les Fo depuis des siècles). Jusqu’au point de renversement du rôle d’un Sosie poltron donneur de leçon devenant seigneur de son maitre.       <br />
              <br />
       Si l’adjectif moliéresque a du sens, c’est bien en assistant à la représentation d’Amphitryon que le spectateur peut en saisir les raffinements.       <br />
              <br />
       Car &quot;Le seigneur Jupiter sait dorer la pilule&quot;, formule promise à un grand avenir que peut méditer la belle figure féminine Alcmène, épouse d’Amphitryon, pour les siècles des siècles. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Amphitryon" </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4349559-6556107.jpg?v=1338897300" alt="Amphitryon... Face au mensonge, la seule vérité est celle de la machine théâtrale" title="Amphitryon... Face au mensonge, la seule vérité est celle de la machine théâtrale" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : Jacques Vincey.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Céline Gaudier.       <br />
       Dramaturgie : Vanasay Khamphommala.       <br />
       Scénographie : Mathieu Lorry-Dupuy.       <br />
       Lumières : Marie-Christine Soma.       <br />
       Costumes : Olga Kaprinsky.       <br />
       Musique et son : Alexandre Meyer.       <br />
       Maquillages et coiffures : Cécile Kretschmar.       <br />
       Assistante maquillages et coiffures : Catherine Saint-Sever.       <br />
       Avec : Sylvia Bergé (la Nuit), Coraly Zahonero (Cléanthis), Jérôme Pouly (Amphitryon), Laurent Stocker (Mercure), Michel Vuillermoz (Jupiter), Benjamin Jungers (Argaphontidas), Adrien Gamba-Gontard (Naucratès), Christian Hecq (Sosie), Georgia Scalliet (Alcmène).       <br />
       Élèves-comédiens : Guillaume Mika (Posiclès), Antoine Formica (Polidas).       <br />
       Durée : 2 heures.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Spectacle du 9 mai 2012 au 24 juin 2012.</span>       <br />
       Mercredi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h et mardi à 19 h.       <br />
       Théâtre du Vieux-Colombier, Paris 6e, 01 44 39 87 00/01.       <br />
       <a class="link" href="http://www.comedie-francaise.fr/index.php" target="_blank">&gt;&gt; comedie-francaise.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4349559-6556098.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Amphitryon-Face-au-mensonge-la-seule-verite-est-celle-de-la-machine-theatrale_a630.html</link>
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   <title>Une petit tour dans les coulisses pour découvrir "L'envers du décor"</title>
   <pubDate>Fri, 27 Jan 2012 18:08:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Après la superbe exposition "L'art du costume à la Comédie Française", le Centre National du Costume de Scène et de la Scénographie de Moulins présente, pour la première fois, une exposition entièrement consacrée à la mise en scène théâtrale, aux décors et aux trucages. Intitulée "L’envers du décor", cette expo est l'occasion d'effectuer un voyage historique, ludique et interactif dans les coulisses de la Comédie Française et de l'Opéra de Paris au XIXe siècle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3733858-5547795.jpg?v=1327913591" alt="Une petit tour dans les coulisses pour découvrir "L'envers du décor"" title="Une petit tour dans les coulisses pour découvrir "L'envers du décor"" />
     </div>
     <div>
      En soulevant ainsi le rideau de scène, le visiteur pourra découvrir un monde qui, d’habitude, n'est réservé qu'aux professionnels du spectacle, celui des coulisses. Comprendre le fonctionnement de la machinerie d'un théâtre, le mouvement des décors (dont le changement de ceux placés sur une tournette), les trucages et les astuces permettant de faire apparaître ou surgir un décor, un accessoire ou un comédien, la technique du &quot;fantôme&quot;, l'utilité des trappes, etc., sera ainsi possible grâce à un parcours de vitrines animées remarquablement scénographié par Alain Batifoulier et Simon de Tovar. Après &quot;l'envers du décor&quot;, le &quot;spectateur&quot; terminera son voyage par une plongée dans les &quot;dessous&quot; du plateau où il sera alors prêt à monter sur scène ou à y disparaître… tel le fantôme de l’Opéra.       <br />
              <br />
       La réunion des œuvres majeures de cette exposition a été réalisée par Catherine Join-Diéterle, passée maître ès-décors pour cette riche et passionnante époque de l’histoire théâtrale qu’est le XIXe siècle. Par tradition familiale comme par amour de la recherche, après avoir consacré sa thèse à ces magiciens de l’illusion que furent Isabey, Cicéri, Séchan, Diéterle, elle a organisé sa sélection minutieusement pour conduire le visiteur dans ce monde enchanté de la scène et du hors scène. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3733858-5547918.jpg?v=1327913646" alt="Une petit tour dans les coulisses pour découvrir "L'envers du décor"" title="Une petit tour dans les coulisses pour découvrir "L'envers du décor"" />
     </div>
     <div>
      Afin de rendre le parcours plus attractif et ludique, elle s'est attaché la collaboration d'Alain Batifoulier et de Simon de Tovar, scénographes, qui ont conçu huit vitrines mécanisées contenant chacune un célèbre décor reconstitué :       <br />
       • L’incendie dans &quot;Le Siège de Corinthe&quot;, tragédie lyrique d’Alexandre Soumet et Giuseppe-Luigi Balocchi ;       <br />
       • Le cloître dans &quot;Robert le Diable&quot;, opéra de Giacomo Meyerbeer ;       <br />
       • Le fameux escalier du décor du dernier acte de &quot;Chatterton&quot;, pièce d’Alfred de Vigny ;       <br />
       • La forêt enchantée dans &quot;La Sylphide&quot;, ballet de Filippo Taglioni ;       <br />
       • Le temple de Vulcain dans &quot;Aïda&quot;, opéra de Giuseppe Verdi ;       <br />
       • L’écroulement du temple dans &quot;Samson et Dalila&quot;, opéra de Camille Saint-Saëns ;       <br />
       • La place de Constance dans &quot;La Juive&quot;, opéra de Jacques Fromental Halévy ;       <br />
       • Le tombeau de Charlemagne dans &quot;Hernani&quot;, pièce de Victor Hugo.       <br />
              <br />
       En complément de ces reconstitutions de décors, des éléments de machinerie articulés et projetés expliquent mieux que tout discours le fonctionnement du théâtre. On peut, par exemple, découvrir ici les trappes anglaises et les cabestans, là les changements à vue et les effets lumineux… En plus de l'observation, des boîtes - réalisées par les services techniques de la Comédie-Française et de l’Opéra national de Bordeaux - permettent d'effectuer réellement la manipulation de la machinerie théâtrale.       <br />
              <br />
       Parallèlement à tous ces éléments, de magnifiques dessins, aquarelles, huiles, esquisses de décors (datant du XIXe siècle), accompagnées de théâtres miniatures et de quelques maquettes en trois dimensions sont exposés. On peut notamment admirer la maquette construite du &quot;Vieux Paris&quot; (tableau 2 de l’acte V) des &quot;Huguenots&quot;, opéra de Meyerbeer, une des œuvres symboliques du &quot;grand opéra&quot; - ou opéra historique - qui naquit au XIXe siècle et triompha partout en Europe.
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     <div><b>Un intérêt nouveau pour la scénographie au XIXe siècle</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3733858-5554143.jpg?v=1327913714" alt="Une petit tour dans les coulisses pour découvrir "L'envers du décor"" title="Une petit tour dans les coulisses pour découvrir "L'envers du décor"" />
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      La réunion de ces divers éléments illustre l’importance prise par la scénographie au XIXe siècle à la Comédie-Française et à l’Opéra de Paris. Ces grands théâtres institutionnels ne craignirent plus alors d’adopter les trucages, souvent conçus pour les spectacles de fééries représentés sur les scènes qualifiées alors de secondaires, inventions à grands effets qui, au début du siècle, étaient jugées indignes des scènes prestigieuses. Ces scénographies nouvelles ont indéniablement été au service d’une révolution, celle de genres nouveaux : le drame, l’opéra historique, le ballet romantique. Ces derniers démodèrent la tragédie parlée et lyrique qui était en vogue jusque-là.       <br />
              <br />
       L’exposition met également en avant l’évolution de la sensibilité et l'importance que l'image va prendre dans le théâtre, préfigurant le statut de &quot;l'image reine&quot; dans les techniques nouvelles &quot;révolutionnaires&quot; qui vont naître : le cinéma puis la télévision. Ce développement visuel, technique, voire féérique et magique - George Méliès est déjà là avec son Théâtre Robert Houdin acquis en 1888 -, côtoie les noms des auteurs les plus célèbres de la littérature française, Victor Hugo, Alfred de Vigny, Alfred de Musset… ainsi que ceux d’Eugène Scribe et de Casimir Delavigne, grands artisans de la scène. Quant à ces illustres compositeurs, de Gioacchino Rossini à Giuseppe Verdi en passant par Giacomo Meyerbeer, Jacques-Fromental Halévy et Charles Gounod, ils ont fait du grand opéra français un genre apprécié dans toute l’Europe du XIXe siècle.       <br />
              <br />
       La centaine de magnifiques esquisses et maquettes exposées fait découvrir les peintres décorateurs, fondateurs de dynasties couvrant tout le siècle, et aussi réunis en ateliers, particularités qui furent à l’origine de la pérennité de leur style artistique. Cicéri, célèbre auteur de paysages romantiques, contribue avec Daguerre, passionné d’éclairage et futur inventeur de la photographie, à donner à la couleur locale une place importante. Cicéri règne sans partage jusqu’au début de la monarchie de Juillet, avant d’entrer en concurrence avec ses anciens élèves, tels Séchan et Cambon, spécialistes de la vraisemblance historique et des évocations d’architectures anciennes.       <br />
              <br />
       À partir de 1850, de nouveaux décorateurs comme Thierry, Lavastre, Carpezat, Chaperon, etc., innovent en donnant une vision plus réaliste du monde environnant. C'est aussi cela que nous montre et nous fait comprendre &quot;L'envers du décor&quot; : la naissance d'une scénographie moderne qui connaîtra un essor fulgurant, stimulé par l'apparition du cinématographe.
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     <div><b>"L'envers du décor à la Comédie Française et à l'Opéra de Paris au XIXe siècle"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3733858-5554149.jpg?v=1327914403" alt="Une petit tour dans les coulisses pour découvrir "L'envers du décor"" title="Une petit tour dans les coulisses pour découvrir "L'envers du décor"" />
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      Commissaire : Catherine Join-Diéterle, Conservateur général honoraire des musées de la Ville de Paris.       <br />
       Scénographes : Alain Batifoulier, Simon de Tovar.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 janvier au 20 mai 2012.</span>       <br />
       Ouvert du lundi au dimanche de 10 h à 18 h.       <br />
       Centre National du Costume de Scène et de la Scénographie.       <br />
       Quartier Villars, Route de Montilly, Moulins (03), 04 70 20 76 20.       <br />
       <a class="link" href="http://www.cncs.fr/" target="_blank">&gt;&gt; cncs.fr</a>       <br />
              <br />
       Cette exposition a été réalisée grâce aux prêts de la Bibliothèque nationale de France (Bibliothèque - Musée de l’Opéra, Département des Arts du spectacle), de la Bibliothèque - Musée de la Comédie-Française, des Maisons Victor Hugo, de l’Opéra national de Bordeaux et de collectionneurs.
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-petit-tour-dans-les-coulisses-pour-decouvrir-L-envers-du-decor_a508.html</link>
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