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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"House"… à demeure !</title>
   <pubDate>Mon, 10 Apr 2023 12:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ayant réalisé une trilogie cinématographique documentaire en 1980, 1997 et 2005, Amos Gitaï la met aujourd'hui en scène au Théâtre La Colline. Le thème est l'expropriation d'une maison d'un Palestinien par un Israélien. Dans ce face-à-face d'une pratique colonisatrice qui a encore cours actuellement, le réalisateur projette un regard croisé, lucide et critique d'une situation où la perception des uns et des autres sont comme l'avers et l'envers d'un événement tragique et cruel d'un côté et source de conflits de l'autre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72006405-50143575.jpg?v=1680953043" alt=""House"… à demeure !" title=""House"… à demeure !" />
     </div>
     <div>
      La scène laisse découvrir des échafaudages. Au centre, deux maçons en train de tailler et de monter des pierres pour la construction d'une maison. Celle d'un Israélien en lieu et place de celle d'un Palestinien qui est Mahmoud Dajani. C'est toute la trame de cette œuvre à laquelle Amos Gitaï donne une visibilité, à la fois lucide et souvent teintée d'émotions, de chaque personnage.       <br />
              <br />
       Ces échafaudages se transforment au fil du spectacle en refuges pour les comédiens et les musiciens qui y prennent place ou ils les utilisent en tapant en rythme sur les barreaux lors d'un moment de percussions effectué pendant quelques minutes par l'ensemble des interprètes. Cela génère un rythme très soutenu unissant dans un même élan tout le groupe.       <br />
              <br />
       La pièce, mise en scène par Amos Gitaï, est tirée de ses trois documentaires, &quot;House&quot;, le premier, puis &quot;House in Jerusalem&quot; et &quot;News from Home/News from House&quot;. Le biais pris par le réalisateur et metteur en scène est de confronter deux visions du monde d'un même élément, celle d'une maison. Elle représente ce qui nous rattache à un quartier, une ville, une culture, une histoire, un pays. Et une famille.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72006405-50143615.jpg?v=1680953070" alt=""House"… à demeure !" title=""House"… à demeure !" />
     </div>
     <div>
      C'est dans un foyer que se noue, se crée, se vit la cellule familiale. Là où retentissent les cris des bébés, les chamailleries des enfants, des adolescents, de l'amour et des disputes des parents. Là où s'ouvrent à la vie l'espoir d'un futur et les promesses de l'aube. C'est aussi sur ce foyer que deux visions se confrontent, celle d'une expropriation et celle d'une lutte résignée, car désespérée.       <br />
              <br />
       Amos Gitaï rappelle, dans cette création, la &quot;Loi sur la propriété des absents&quot; (1950) qui ne s'applique qu'aux Palestiniens. Elle accorde à l'État d'Israël le pouvoir de confisquer et de saisir à ceux-ci leurs propriétés et leurs biens qu'ils ont été forcés de laisser derrière eux en 1948, après leur exorde forcé, lors de la création de ce pays. Cette loi s'applique jusqu'à encore aujourd'hui uniquement pour tout Arabe de nationalité israélienne.       <br />
              <br />
       La pièce est racontée au travers de récits personnels, dramatiques et cruels pour les Palestiniens et conflictuels pour les Israéliens. Sans que cela s'exprime avec une violence verbale ou physique. Une seule fois, le ton monte et rapidement redescend. Peu de faits historiques énoncés, à l'exception du massacre de Deir Yassin contre les Palestiniens qui a eu lieu le 9 avril 1948. Ce qui fait Histoire dans la fable est ce qui est dit par les protagonistes au travers de leur périple, voyage, déplacement ou tragédie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72006405-50143760.jpg?v=1680953252" alt=""House"… à demeure !" title=""House"… à demeure !" />
     </div>
     <div>
      Derrière ceux-ci, il y a une trame de lucidité, de raison, parfois de recul. Ou de colère et d'émotion. Ou encore de résignation combative. Tout se mêle dans une vaste gamme d'émotions tenue par la nostalgie des uns, la tragédie des autres. Le verbe fait autorité quand le travail manuel, celui de tailler et monter des pierres, fait résignation. Ce sont ses deux versants qui montrent, métaphoriquement, un pays qui s'étend et se construit, malgré eux, par le travail de ceux qui en sont dépossédés.       <br />
              <br />
       Chaque protagoniste se présente en racontant un bout de sa vie, toujours à l'origine d'un exode voulu ou forcé. L'une vient de Suède, a vécu en Turquie, l'autre d'Algérie. Ou d'Israël depuis 23 ans. Ou d'ailleurs. Et hypothétiquement des territoires occupés pour les maçons palestiniens, si expulsés de leurs demeures. Les scènes se déroulent à Jérusalem Ouest. La Shoah fait aussi son apparition dans un propos d'un des protagonistes Hiérosolymitains pour rappeler le génocide subi par les Juifs, ou pour rappeler que les Arabes n'en sont pas responsables.       <br />
              <br />
       L'œuvre est équilibrée, salvatrice par rapport à une situation qui se nourrit actuellement d'un extrémisme politique et religieux exacerbé comme tout extrémisme. Elle donne la parole aux deux parties. Ils ne se parlent pas, sauf une seule fois. Ils sont séparés physiquement par un travail et un rapport social, celui d'être manœuvres ou propriétaires. Dominés et dominants. C'est un regard croisé entre l'occupant et l'occupé, le colon et le colonisé, l'oppresseur et l'opprimé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72006405-50143761.jpg?v=1680953285" alt=""House"… à demeure !" title=""House"… à demeure !" />
     </div>
     <div>
      La parole est à la modération, juste équilibre entre des parties qui peuvent difficilement cohabiter, la colonisation n'étant que violence, physique et moral, et mépris. Un focus est fait sur ce qui alimente une haine chez les colonisés au travers des domiciles. Ceux-ci concernent la démolition des maisons des Palestiniens, des refus de permis de construire et de la mise en place de colonies, dont des rapporteurs des Nations Unis en 2023 souhaitent qu'Israël en soit tenu responsable.       <br />
              <br />
       La représentation est entrecoupée de chants, apportant une rupture dans le jeu et surtout un élan, une fraîcheur à la représentation, permettant de la dénouer de son tragique. Le récit est ainsi rythmé par deux chants en chœur dont une fois par tous les interprètes.       <br />
              <br />
       Le jeu se décline par le biais de quatre approches, la première est émotionnelle et dans le narratif, la deuxième dans le chant, la troisième dans la musique, la quatrième dans le dialogue entre voisins ou dans une dispute franche entre les maçons et les propriétaires. Beaucoup de propos sont tenus en solo. Rares sont les échanges entre les protagonistes, montrant ainsi des univers séparés, chacun avec son histoire, ses drames et ses tragédies, son amour du pays en destruction pour les uns ou (re)trouvé pour les autres, les deux faces d'une même pièce qui ne se regardent pas.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72006405-50161802.jpg?v=1681140466" alt=""House"… à demeure !" title=""House"… à demeure !" />
     </div>
     <div>
      Lors du seul changement de décor, un rideau transparent descend avec un texte écrit dessus qui posent des questions sur les à-côtés de grands moments historiques du monde, sur les coulisses de l'Histoire nous interpellant pour ne pas nous arrêter uniquement à la face visible de celle-ci. Mais de déporter son regard sur les aspects cachés, ignorés ou tus dans les actualités. La question de la haine est posée aussi lors d'une discussion un peu violente un moment entre l'un des Israéliens et l'un des deux Palestiniens où celui-ci lance <span style="font-style:italic">&quot;pourquoi êtes-vous toujours surpris que nous puissions avoir de la haine ?&quot;.</span> Pas de réponse apportée. Moment de lucidité permettant de faire prendre conscience d'un côté du ressenti de l'autre côté. Comme pour cette Hiérosolymitaine venue de Suède et expliquant qu'elle ne peut pas refaire l'Histoire, qu'elle ne veut pas la refaire, mais qu'il faudrait pourtant la corriger.       <br />
              <br />
       Le spectacle est en anglais, arabe, français, hébreu, yiddish et surtitré en anglais et en français. Dans ces temps durs et mêlés, la voix d'Amos Gitaï est une vraie respiration. <span style="font-style:italic">&quot;Mon travail est un geste civique&quot;</span> comme il le rappelle. &quot;House&quot; avait été interdit en Israël à sa sortie. De son approche militante, critique de son propre pays, cette œuvre est aussi une espérance incarnée dans cette maison qui se construit, à l'élaboration d'une cohabitation dans un même espace entre deux peuples qui se combattent. Quand les politiques tablent sur le racisme, le mépris et l'exclusion, c'est aux rêves et à la création artistique de bousculer les impossibles. Avec les citoyens !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"House"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72006405-50161803.jpg?v=1681140499" alt=""House"… à demeure !" title=""House"… à demeure !" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en anglais, arabe, français, hébreu, yiddish, surtitré en anglais et en français.       <br />
       Tirée de la trilogie &quot;La Maison&quot;, &quot;Une maison à Jérusalem&quot; et &quot;News from Home News from House&quot; de Amos Gitaï        <br />
       Texte et mise en scène : Amos Gitaï.       <br />
       Adaptation texte : Marie-José Sanselme et Rivka Gitaï.       <br />
       Assistantes à la mise en scène : Talia de Vries et Anat Golan.       <br />
       Avec : Bahira Ablassi, Dima Bawab, Benedict Flinn, Irène Jacob, Alexey Kochetkov, Micha Lescot, Pini Mittelman, Kioomars Musayyebi, Menashe Noy, Laurence Pouderoux en alternance avec Riselène Pince, Minas Qarawany, Atallah Tannous, Richard Wilberforce.       <br />
       Scénographie : Amos Gitaï, assisté de Philippine Ordinaire.       <br />
       Costumes : Marie La Rocca, assistée d'Isabelle Flosi.       <br />
       Lumières : Jean Kalman.       <br />
       Son : Éric Neveux.       <br />
       Chef de cœur : Richard Wilberforce.       <br />
       Collaboration vidéo : Laurent Truchot       <br />
       Maquillage et coiffures : Cécile Kretschmar.       <br />
       Préparation et régie surtitres : Katharina Bader.       <br />
       Construction du décor : atelier de La Colline - théâtre national.       <br />
       Durée : 2 h 20.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72006405-50161815.jpg?v=1681140527" alt=""House"… à demeure !" title=""House"… à demeure !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 14 mars au 13 avril 2023.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 30, mardi à 19 h 30 et dimanche à 15 h 30.       <br />
       Relâche le dimanche 19 mars.       <br />
       La Colline - Théâtre National, Grand Théâtre, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/<span class="fluo_jaune">Du" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a> 14 mars au 13 avril 2023.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 30, mardi à 19 h 30 et dimanche à 15 h 30.       <br />
       Relâche le dimanche 19 mars.       <br />
       La Colline - Théâtre National, Grand Théâtre, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/72006405-50143575.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/House-a-demeure-_a3553.html</link>
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   <title>"Que viennent les barbares" Le regard de l'autre</title>
   <pubDate>Fri, 04 Feb 2022 10:34:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Toutes les enquêtes journalistiques, les témoignages, les actions en immersion d'association comme SOS racisme et toutes les confidences d'amis, d'amies et toutes les statistiques n'y feront rien : le regard porté en France sur tous ceux dont la couleur de peau, la culture ou la religion sont différentes, est un regard d'aveugle. La République ne voit pas la réalité, elle ne voit que les grands principes qu'elle grave aux frontons des édifices comme une parole divine : nulle discrimination de couleur, de religion ou d'opinion ne peut exister en France. C'est écrit, mais il faut le dire encore et encore, ce qui est écrit dans les lois, le marbre et les principes n'est pas la réalité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62096917-45112050.jpg?v=1643969172" alt=""Que viennent les barbares" Le regard de l'autre" title=""Que viennent les barbares" Le regard de l'autre" />
     </div>
     <div>
      Après avoir tourné son esprit vers le regard sur les femmes voilées, avec son précédent spectacle &quot;Ce qui nous regarde&quot;, Myriam Marzouki élargit son interrogation aux autres préjugés que la société française traîne et recycle depuis des siècles et des siècles, amen. Pour ce faire, elle a créé, en 2019, &quot;Que viennent les barbares&quot;, spectacle dont les ailes furent coupées comme tant d'autres par l'événement Covid, avec la volonté d'embrasser au plus large cette thématique. C'est ainsi qu'elle convoque de grandes figures conscientes ou victimes du problème, puisées dans les deux derniers siècles… depuis la naissance de cette nation française en quelque sorte… depuis la genèse.       <br />
              <br />
       En 1793 est venu à la convention un député noir, Jean-Baptiste Belley, résolu à imposer l'abolition de l'esclavage. Ce qu'il fit. Ce que défit la gloire nationale Napoléon quelques années plus tard. C'est ainsi que cela commença, cette belle idée de citoyens naissant libres et égaux en droit : on y avait oublié les esclaves noirs des colonies. Sur scène, Jean-Baptiste Belley fait une apparition…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62096917-45112051.jpg?v=1643969200" alt=""Que viennent les barbares" Le regard de l'autre" title=""Que viennent les barbares" Le regard de l'autre" />
     </div>
     <div>
      Sans jamais vouloir faire encyclopédie ni développement chronologique, bien au contraire, le texte de Sébastien Lepotvin et Myriam Marzouki va survoler ces deux siècles en faisant vivre au plateau les ardents défenseurs de cette liberté de vivre pour tous, toutes nations confondues, toutes couleurs de peaux ou d'idées s'exprimant. Ainsi, apparaîtront Jean Sénac (poète algérien assassiné, ami d'Albert Camus), Toni Morrison (première écrivaine afro-américaine prix Nobel de littérature), Mohamed Ali, James Baldwin et Claude Lévi-Strauss.       <br />
              <br />
       Un éclatement de discours, tous différents au cours des temps, mais qui possèdent tous une filiation brûlante : l'impossibilité, malgré les lois et les grands principes, de se sentir français quand on ne ressemble pas à un français. Cette terrible impression d'être toujours intrus. Étrange. Toléré. La mise en scène colle à cette multitude. L'espace-temps incertain du début se resserre au fur et à mesure, d'abord dans un temple administratif de la bêtise, antichambre carcérale des libertés, puis dans un bar futuriste où les siècles et les révoltes se conjuguent comme dans un camp retranché pour finir en apothéose dans un musée de notre histoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62096917-45112061.jpg?v=1643969254" alt=""Que viennent les barbares" Le regard de l'autre" title=""Que viennent les barbares" Le regard de l'autre" />
     </div>
     <div>
      &quot;L'histoire n'est pas le passé&quot;, dit-on dans la pièce. Mais c'est pourtant bien de notre histoire dont il s'agit. Comme un renversement du temps, notre présent est présenté comme le futur de ceux qui ont témoigné. Un futur où les espoirs sans être écrasés sont toujours, toujours remis à demain. Un futur mis au musée, dans une des salles possibles du musée de l'évolution du jardin des plantes.       <br />
              <br />
       Les six comédiennes et comédiens donnent à ce texte toute la vitalité, le charnel et le rêve vitaux. Ils endossent avec talent chacun plusieurs rôles attachants dans un exercice difficile de scènes courtes, jamais dans le même espace-temps, avec le challenge de toucher immédiatement l'imaginaire du spectateur.       <br />
              <br />
       <b>Vu le 28 janvier 2022 au Théâtre Molière - Scène nationale archipel de Thau, Sète.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Que viennent les barbares"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62096917-45112064.jpg?v=1643969278" alt=""Que viennent les barbares" Le regard de l'autre" title=""Que viennent les barbares" Le regard de l'autre" />
     </div>
     <div>
      Texte et dramaturgie Sébastien Lepotvin et Myriam Marzouki       <br />
       Avec des extraits de Constantin Cavafis et Jean Sénac, et des passages librement inspirés des interviews et récits de Mohamed Ali, James Baldwin et Claude Lévi-Strauss.       <br />
       Texte et dramaturgie : Sébastien Lepotvin et Myriam Marzouki.       <br />
       Avec des extraits de Constantin Cavafis et Jean Sénac ; et des passages librement inspirés des interviews et récits de Mohamed Ali, James Baldwin et Claude Lévi-Strauss.       <br />
       Mise en scène : Myriam Marzouki.       <br />
       Assistante à la mise en scène et regard chorégraphique : Magali Caillet-Gajan.       <br />
       Avec : Louise Belmas, Marc Berman, Yassine Harrada, Claire Lapeyre Mazérat, Samira Sedira, Maxime Tshibangu.       <br />
       Scénographie : Marie Szersnovicz.       <br />
       Lumière : Christian Dubet.       <br />
       Son : Jean-Damien Ratel.       <br />
       Costumes : Laure Maheo.       <br />
       Stagiaire assistant à la mise en scène : Timothée Israël.       <br />
       Construction décor : Ateliers de la MC93.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">15 février 2022 à 20h.</span>       <br />
       Scène Nationale de l'Essonne, Centre Culturel Robert Desnos, Ris-Orangis (91), 01 60 91 65 65.       <br />
       <a class="link" href="https://www.scenenationale-essonne.com/saison-20-21/que-viennent-les-barbares" target="_blank">&gt;&gt; scenenationale-essonne.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/62096917-45112050.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Que-viennent-les-barbares-Le-regard-de-l-autre_a3167.html</link>
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   <title>"The Hidden Force"… Comme une force de la déraison</title>
   <pubDate>Tue, 09 Apr 2019 08:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ivo Van Hove reprend l'œuvre de Louis Couperus, écrite après une visite effectuée dans les Indes orientales néerlandaise (actuelle Indonésie) en 1900, dans une mise en scène qui allie vision politique et théâtrale portée par la musique et quelques chorégraphies.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32500219-30282994.jpg?v=1554791431" alt=""The Hidden Force"… Comme une force de la déraison" title=""The Hidden Force"… Comme une force de la déraison" />
     </div>
     <div>
      La lumière éclaire une scénographie imposante avec son parquet de bois ocre. Une dissymétrie, que l'on retrouve dans les relations entre personnages, porte celle-ci. Sa petite table côté jardin, presque esseulée et son endroit silencieux. Son rayon d'instruments à percussion et à cordes côté cour et au centre, une pluie qui tombe par intermittence symbolisant à la fois un intérieur et un extérieur autant géographique que psychologique. Tout se joue et tout est exposé dans ce pré carré. Les décisions, les comportements, les colères, les conflits et les infidélités au centre. Côté jardin, les entrées, côté cour, les sorties.       <br />
               <br />
       Une musique, avec des percussions et un piano, suit scène à scène, pas à pas, une histoire avec ses protagonistes au travers de leurs rapports autant domestiques que politiques. L'un est le reflet de l'autre.       <br />
              <br />
       On se dénude, on s'approche à s'accrocher, dans le cas d'un fils à sa mère. L'inceste est présent, non nommé même si les rumeurs vont bon train et ne laisse aucun doute, ou si peu, pour le spectateur. Le fils est possessif avec sa mère jusqu'à l'agressivité. Cette dernière a abandonné son mari, Otto van Oudjick, dans son rôle de gouverneur d'Indes orientales néerlandaises (actuelle Indonésie) pour aller voler vers des amours interdites avec l'amoureux de sa fille. Le propos est aussi politique sur le rôle des colonies et de leur effondrement… que Louis Couperus (1863-1923) avait anticipé au tournant du XXe siècle.
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32500219-30283007.jpg?v=1554791464" alt=""The Hidden Force"… Comme une force de la déraison" title=""The Hidden Force"… Comme une force de la déraison" />
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     <div>
      Tout se lie derrière la mise à l'index d'une famille incarnant l'autorité coloniale, avec l'ordre qui est frappé du désordre, et ce, dans son propre giron familial et intime. Aussi aveugle aux drames domestiques, qui se jouent à tous ses étages, qu'aux coutumes locales. Chaque personnage a son lot de névroses. Le réel rattrape la réalité jusqu'au sang qui coule dans la douche. Jusqu'à cette pierre qui tape aux carreaux de leur fenêtre ou une violence externe qui ensanglante la fille.       <br />
              <br />
       La maison est frappée dans son symbole. À l'image de la mère, dans ses travers névrotiques, qui n'assume ni son rôle maternel ni celui d'épouse. À l'image du père aussi qui a perdu l'autorité sur son fils, l'amour et la fidélité de sa femme, le pouvoir qu'il lui échappe et ne tient que par la domination qu'il exerce sur sa fille qui le fuit. Le temple n'a plus de totem.       <br />
              <br />
       C'est superbe de douleur, de ruptures, de soumission. Il n'y a pas d'amour. Tout n'est qu'infidélité et désordre, magnifié par un ordre colonial qui vit ses derniers instants. La maison brûle, les propriétaires le savent mais restent. Les sentiments sont exacerbés sans être caricaturaux. Le plateau est caisse de résonance d'un intime qui se fait extime. Les ressorts de la passion incestueuse et morbide, d'un désordre politique et domestique s'étalent.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32500219-30283012.jpg?v=1554791496" alt=""The Hidden Force"… Comme une force de la déraison" title=""The Hidden Force"… Comme une force de la déraison" />
     </div>
     <div>
      On rompt brutalement, on s'aime de façon expéditive mais on se consume à petit feu. L'amour est sans écho. Il fait figure de fugitif. C'est le symbole vivant d'une décrépitude qui n'est qu'assujettissement. Le maître d'un bref instant est esclave dans un autre mais long, beaucoup plus long. Tout échoue. C'est le transgressif qui s'étreint dans ses soubresauts.       <br />
              <br />
       Le chant est une pause à la pièce, presque un air de quiétude dans ce tumulte. Des chorégraphies viennent aussi casser à dessein le rythme en y apportant soit du recueillement, soit de l'énergie combative. Les personnages sont à la fois proches et lointains dans leur distance scénique, reflet de leurs rapports, âcres, violents, possessifs. Les relations sont mêlées. Rien n'est clair ou plutôt tout est chargé. Ce sont des relations de &quot;couple&quot;. Les dialogues sont souvent à deux avec une troisième personne, physiquement ou &quot;moralement&quot; présente, et qui fausse l'équilibre. La passion, la colère et le désespoir s'y mêlent.       <br />
              <br />
       Les voix portent au loin. On s'interpelle, on se supplie. Et il y a ce temps fort avec ce cri, au moment d'une supplication, qui perce le silence assourdissant de l'ordre sous une pluie tombante. Superbe. La mise en scène est forte dans le rendu des émotions, par le biais des voix, et Ivo van Hove rend un hommage, ô combien mérité, à Louis Couperus, l'un des plus grands auteurs néerlandais, dont il estime qu'il reste très actuel et injustement méconnu.
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     <div><b>"The Hidden Force"</b></div>
     <div>
      Texte : Louis Couperus.       <br />
       Mise en scène : Ivo van Hove.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Gilles Groot.       <br />
       Avec : Bart Bijnens (Si-Oudijck), Mingus Dagelet (Addy de Luce), Jip van Den Dool (Théo van Oudijck), Barry Emond (Soenario, Régent van Ngadjiwa), Eva Heijnen (Doddy van Oudijck), Halina Reijn (Léonie van Oudijck), Maria Kraakman (Eva Eldersma), Chris Nietvelt (De Raden-Ajou Pangeran), Massimo Pesik (serviteur), Dewi Reijs (Oerip), Michael Schnörr (serviteur), Gijs Scholten van Aschat (Otto van Oudijck), Leon Voorberg (Frans van Helderen).       <br />
       Adaptation, dramaturgie : Peter Van Kraaij.       <br />
       Scénographie, lumières : Jan Versweyveld.       <br />
       Musique : Harry De Wit.       <br />
       Chorégraphie : Koen Augustijnen.       <br />
       Costumes : An D'Huys.       <br />
       Internationaal Theater Amsterdam.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 11 avril 2019.</span>       <br />
       Dans le cadre de la programmation hors les murs du Théâtre de la Ville.       <br />
       Tous les jours à 20 h, relâche le 7 et 8 avril.       <br />
       Grande Halle Paris Villette, Paris 19e, 01 40 03 75 75.       <br />
       <a class="link" href="https://lavillette.com/programmation/1" target="_blank">&gt;&gt; lavillette.com</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Un récit imaginaire singulier à la lisière ethnologique de "Tintin au Congo" !</title>
   <pubDate>Mon, 20 Jan 2014 12:41:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La tête pleine du rêve des grands voyageurs, farci d’érudition et bardé de poncifs sur la supériorité de sa civilisation, Rodolphe, jeune ethnologue abruti par le voyage, parvient aux confins du monde connu. Il accompagne, dans la monotonie des jours, la vie du grand chasseur, du "tireur occidental", et tient, dans le journal de son quotidien, le futur récit de ses exploits.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6243790-9329620.jpg?v=1390132924" alt="Un récit imaginaire singulier à la lisière ethnologique de "Tintin au Congo" !" title="Un récit imaginaire singulier à la lisière ethnologique de "Tintin au Congo" !" />
     </div>
     <div>
      Vue, et entendue par le spectateur, il semble que sa grille d’interprétation des différents menus faits et événements, où tout est rituel, danse et coutume étrange, soit quelque peu à l’écart des réalités… Le spectateur est spectateur de celui qui observe et ne se sent pas observé.       <br />
              <br />
       Le texte ironique se révèle par le jeu théâtral de Xavier Béja étonnamment joyeux, sans sarcasme, sans moquerie, ni ressentiment. C’est tout le talent du comédien que de laisser passer la naïveté du personnage sans la caricaturer et de suggérer, dans les interstices de ce texte sans verbe, le besoin d’une réciprocité, la nécessité d’un équilibre des échanges entre civilisations.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6243790-9329705.jpg?v=1390133681" alt="Un récit imaginaire singulier à la lisière ethnologique de "Tintin au Congo" !" title="Un récit imaginaire singulier à la lisière ethnologique de "Tintin au Congo" !" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Le tireur occidental&quot;, l’effet théâtre est ample et s’appuie sur l’apport forcément complice du public qui entrevoit l’action de la conscience ou plutôt de l’inconscience. Le récit parvient à ce point d’équilibre qui clôt tout conte bien conduit. Il se finit, se tait et sa morale en toute justice et justesse peut s’exprimer.       <br />
              <br />
       Quand un jour Rodolphe part à la rencontre du monde d’au-delà des remparts, l’anti-occident, c’est en toute vraisemblance que l’homme en blanc vit la fin de son monde et va pour le moins se faire &quot;cuisiner&quot;…       <br />
              <br />
       À la croisée de &quot;Tintin au Congo&quot; et du voyage d’André Gide en ce même Congo, le récit de William Pellier joue avec les archétypes et engendre un meilleur de nous-même.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Tireur occidental"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6243790-9329767.jpg?v=1390134384" alt="Un récit imaginaire singulier à la lisière ethnologique de "Tintin au Congo" !" title="Un récit imaginaire singulier à la lisière ethnologique de "Tintin au Congo" !" />
     </div>
     <div>
      Texte : William Pellier.       <br />
       Mise en scène : Michel Cochet.       <br />
       Avec : Xavier Béja.       <br />
       Lumières : Charly Thicot.       <br />
       Scénographie : Cyril Bosc.       <br />
       Création sonore : Antoine Chao.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 janvier au 15 mars 2014</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h.       <br />
       Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/beta1/index.php" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6243790-9329620.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-recit-imaginaire-singulier-a-la-lisiere-ethnologique-de-Tintin-au-Congo-_a1045.html</link>
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